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A
AA : dans les langues indo-européennes, signifie eau, comme aha, ach, aach, aae, ea, ague, aigue (aqua), qui entrent souvent dans la composition des noms de lieu, au commencement ou à la fin.
AARON : Aharôn en hébreu. Personnage historique et symbole. Sa signification reste inconnue mais certains philosophes contemporains insistent sur une parenté phonétique avec arôn qui désigne « le coffre ». D’après les traditions fixées par la plus ancienne lettre des textes bibliques, Aaron est le frère ainé de Moïse. Leur père commun est Amram, petit-fils de Lévi par Qehat. Leur mère Yokèbed, tante et épouse d’Amram La loi mosaïque interdisant une telle union, les traducteurs grecs de la Septante au IIIe siècle av . J.-C., suivi par la Vulgate, font de Yokèbed la fille de l’oncle paternel d’Amram, donc sa cousine.
ABA : chambellan de la divine adoratrice d’Amon Nitogris sous le règne de Psammétique Ier (663-609). Son tombeau a été creusé dans l’Assassif (nécropole thébaine).
ABACULUS : carreau peint utilisé dans les pavements de mosaïque.

ABÆ : ville de Phocide, sur le Céphise. Célèbre par son oracle d’Apollon.
ABÆOS : surnom d’Apollon à l’oracle d’Abæ en Phocide.
ABAÏQOUR : chien de guerre du pharaon Antef II (vers 2050 av. J.-C.) ; en berbère, signifie « lévrier ».
ABANTIADE : descendant d’Abas : Acrisios ou Persée.
ABANTIAS : surnom de Danaé, fille d’Acrisios et petite-fille d’Abas.
ABANTIDAS : tyran de Sicyone. Vers 270 av. J.-C., il tua Clinias, puis fut lui-même assassiné.
ABAQUE : placée au sommet d’une colonne, l’abaque supporte les éléments du plafond.

ABAQUE (ABACUS) :
1. Les Romains et les peuples de l’Antiquité en général se servirent d’abaques pour effectuer leurs calculs arithmétiques et comptables.

2. Nom donné à une table de jeu appelée ludus duodecim scriptorum, dont le principe était basé sur le hasard et le calcul. Il s’agissait de faire évoluer la pièce sur douze lignes de longueur inégale en fonction du lancer des dés.
3. Autre jeu romain, le ludus latrunculorum, proche de notre jeu d’échecs ;
4. Buffet sur lequel étaient exposées les plus belles pièces de la vaisselle. Il était taillé dans le marbre ou coulé en bronze.
ABARBARÉE : Naïade, amante du roi de Troie Laomédon. Elle mit au monde deux fils : Æsépos et Pédasos.
ABARIM : « la montagne qui est de l’autre côté ». Invité par YAHVÉ, Moïse contemple du haut de la « montagne des Abarim » la Terre promise qui lui est interdit de pénétrer, mais vers laquelle il y conduit son peuple. C’est sur une des « têtes » qu’il y meurt. Ce lieu magnifié par la contemplation et la mort de Moïse devient le prestige d’une sainte tribune.
ABARIS : compagnon de Phinée, tué aux noces de Persée par celui-ci.
ABAS : fils de Métanire, métamorphosé en lézard par Déméter, qu’il avait insultée.
ABAS : douzième roi d’Argos, fils de Lyncée et d’Hypermnestre et père de Prœtos et d’Acrisios. Conquérant, batailleur, il fonda la ville d’Abæ en Phocide.
ABAS : guerrier grec dont le bouclier fut suspendu à l’entrée du temple d’Apollon par Énée.
ABAS : centaure, fils d’Ixion et de Néphélé. Aux noces de Pirithoüs, il prit la fuite devant les Lapithes.
ABAS : partisan de Persée, tué aux noces de ce dernier.
ABAS : compagnon de Diomède. Il fut changé en cygne par la colère d’Aphrodite.
ABAS : fils de Mélampes et père de Lysimaque ou Eurynomé.
ABAS : fils de Poséidon et d’Aréthuse.
ABDÉROS : écuyer d’Héraclès. Les cavales de Diomède le dévorèrent lorsqu’il partit se battre contre les Bistoniens. En son honneur, Héraclès bâtit la ville d’Abdère. Selon la version d’Hygin, Abdéros était le serviteur de Diomède et Héraclès le tua avec son maître et les quatre chevaux (cavales) anthropophages.
ABDIAS : maître du palais d’Achab, souverain du royaume du Nord au temps d’Élie, il protège les « fils de prophètes » ou les « prophètes ».
ABDIAS (livre d’) : avec ses vingt et un versets, c’est le livre le plus court de l’ancien testament.

Extraits du livre
16 Oui, comme vous avez bu sur ma montagne sainte, tous les peuples boiront sans trêve; ils boiront et se gorgeront, et ils seront comme s'ils n'avaient jamais été ! 17 Mais sur le mont Sion il y aura des rescapés - ce sera un lieu saint - et la maison de Jacob rentrera dans ses possessions ! 18 La maison de Jacob sera du feu, la maison de Joseph, une flamme, la maison d'Ésaü, du chaume ! Elles l'embraseront et la dévoreront, et nul ne survivra de la maison d'Ésaü : Yahvé a parlé !
ABDÔN : signifie « petit serviteur ». Quatre personnages portent ce nom dans la Bible.
1. un des chefs de famille de la tribu de Benjamin.
2. un des grands oncles du roi Saül.
3. un des envoyés du roi Josias de Juda auprès de la prophétesse Houlda, après la découverte d’un texte trop oublié du livre de la Loi, dans le Temple en cours de restauration.
4. un juge d’Israël qui exerça son autorité durant huit années, à la fin du XIIe ou au début du XIe siècle av. J.-C.
ABEILLE : les Égyptiens croyaient que les abeilles étaient les larmes de Rê tombées sur terre. C’était le symbole du « peuple obéissant ». Consacrée aux rois qu’elle désignait sur les monuments, l’abeille était le signe de l’initiation et de l’inspiration sacrée.
ABEILLE : émanation directe des déesses, l’abeille était le symbole du renouveau et de la fécondité sur terre. Appelée "mouche à miel" associée à l' un des noms de Bastet-Sekhmet, particulièrement dans le mythe de la lointaine. L’insecte est présent depuis l’époque Nagada(-7000), le miel servait à l’élaboration de parfums d’onguents et de médicaments.

Apiculteur égyptien
ABEL-CHITTIM : localité dans laquelle l’actuel tell Kefrein marque l’emplacement dans une oasis, sur la rive gauche du Jourdain, à une quinzaine de kilomètres de Jéricho.
ABEL-MEHOLA : localité située sur la rive droite du Jourdain, au tell Abu-Sifri où naquit le prophète Élisée.
ABELIO : dieu gaulois du soleil en Aquitaine.

Autel d'Abelio
ABETTENOS : surnom de Jupiter en Mésie.
ABHCAN : nain harpiste qui jouait pour les dieux des îles du nord du monde, les Tuatha Dé Danann de l’Hyperborée.
ABIA ABIYYA ou ABIYYAN : ce nom est porté par au moins huit personnages de l’Ancien Testament.
1. Un des petits-fils de Benjamin.
2. Le fils cadet du prophète Samuel.
3. Le deuxième roi de Juda, après le schisme d’Israël.
4. Le fils du Jérusalem 1er.
5. La mère d’Ézéchias roi de Juda.
6. Un prêtre chef de la huitième des vingt quatre classes sacerdotales au temps du roi David.
7. Un prêtre captivé en Mésopotamie, revenu à Jérusalem vers 528 Av. J.-C.
8. Un des prêtre signataires de l’engagement solennel d’observer la Loi.
ABIASAPH ou ÉBYASAPH : Livite, troisième fils de Coré. Durant un séjour au désert, il suscita, avec Abiram, une révolte contre Moïse. Il échappa à la mort par le feu.
ABIB : signifie « épis mûrs ». Nom ancien du premier mois du calendrier israélite.
ABICHAG ou ABISAG : jeune fille originaire de Chounem ou Sunam. Elle fut donnée à David dans son extrême vieillesse afin de réchauffer son cœur et son corps. Il ne l’a pas connue.“Et on chercha une belle jeune fille dans tous les confins d’Israël; et on trouva Abishag, la Sunamite, Avishag haShounamit, et on l’amena au roi. Et la jeune fille était extrêmement belle; et elle soignait le roi et le servait; mais le roi ne la connut pas.
ABICHAÏ ou ABISAÏ : neveu de David. Afin de venger son frère Asaël, il participe avec son autre frère Joab au meurtre d’Abner. Il gardera la confiance de David et sera à la tête des troupes d’Israël dans les luttes victorieuses contre les Ammanites, les Édomites et les Philistins et commandera le corps d’élite des Trente, officiers-gardes de David.
ABIGAÏL : signifie « Le père est joie ». Les deux femmes qui portent ce nom ont des liens étroits avec le roi David.
1. L’une est sa sœur, née de Jessé comme lui.
2. L’autre est sa seconde épouse. Elle le suit dans son exil au pays des Philistins. Il la libère lorsqu’elle fut capturé par les Amalécites à Siqlag dans le Négueb.
ABIHOU ou ABIU : second fils d’Aaron. Avec son frère ainé Nadab, il est admis à monter « vers Yahvé » sur les flancs du Sinaï, derrière Moïse et Aaron, :mais devant les « Anciens » d’Israël.
ABII : peuple de l’ancienne Seythie, sur l’Iaxarte, vaincu par Alexandre.
ABÎME : désigne le gouffre du Chéol, séjour des morts ou lieu habité par les esprits infernaux. Léviathan, hôte des abîmes et Rahab, personnification de l’abîme, sont proches parents des monstres mystiques de la légende païenne.
ABIMÉLECH : signifie « père du roi ». Nom commun aux rois philistins de Gérar ; l’un d’eux enleva à Abraham sa femme Sarah, qu’il croyait être sa sœur : puis il la lui rendit avec de grands présents et fit alliance avec lui à Ber-Sabée (le puits du serment). Un autre Abimélech eut une aventure semblable avec Rébecca.
ABIMÈLECH : fils de Gédéon, devint chef d’Israël, après le massacre de ses frères. Il fut cruel et tué au siège d’une ville par une femme qui lui jeta une pierre sur la tête en 1235 av. J.-C.
ABINADAR : signifie « le père est généreux ». Trois personnages de l’ancien testament porte ce nom.
1. Un habitant de Qiryat-yéatim à la frontière des territoires de Benjamin et de Juda. Dans sa maison fut déposée l’arche d’alliance rendue par les Philistin qui l’avaient capturée.
2. Le frère de David, deuxième fils de Jessé.
3. Le deuxième fils du roi Saül. Comme son père, il fut tué sur le mont de Guelboé à l’issue d’une bataille contre les Philistins.
ABIOU : fils d’Aaron, fut dévoré par des flammes avec son frère Nadab.
ABIRAM ou ABIRON : signifie « le père est très haut ». Un homme, notable de la tribu de Ruben, fils d’Éliab et frère de Datân porte ce nom. Ce nom est également porté par un enfant, fils premier-né de Hiél qui reconstruit Jérico après qu’elle fut prise par les hébreux sous l’impie roi d’Israël Achab. Il défie ainsi la malédiction

Mort d'Abiram
ABLÉROS : troyen tué par Antiloque, le fils de Nestor.
ABNER : Benjaminite, petit-fils d’Abièl comme le roi Saül son cousin. Après la mort de ce dernier, Abner prend partie contre David sacré roi de Juda.
L’armée conduite par Abner et celle conduite par les neveux de David : Joab, Asaël et Abichaï sont en guerre. Abner tue Asaël. Il tente de se donner un droit à la succession au trône en épousant une des concubines d’Asaël. Il se rallie à David mais il est assassiné par Joal qui se venge de la mort de son frère.
ABOLLA : manteau doublé, accroché au cou par une broche. À l’origine, il était porté par les soldats. Le peuple l’adopta et son usage se répandit dans tout l’Empire.
ABONDANCE (Abundatia) : déesse allégorique souvent confondue avec Cérès. Son attribut était la corne d’abondance, qu’elle portait renversée, à la main droite.
ABORIGÈNES : nom donné par les Romains aux populations primitives de l’Italie centrale. Les Aborigènes descendaient des Pélasges Arcadiens conduits par Oenotius et Prucelius.
ABOU GOURAB : ruines d’un temple solaire édifié par Niousserrê en 2500 av. J.-C.
ABOU ROACH : situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Guizâh, cet ensemble de pyramides de la Ière à la IVe dynastie n’a pas résisté au temps.

Vue sur le temple funéraire à l’est de la pyramide
de Rêdjedef
ABOU SIMBEL : en Nubie, temple de Ramsès II, pharaon de la XIXe dynastie (vers 1300 av. J.-C.). Creusé dans une falaise de grès, il s’orne d’une façade à quatre colosses représentant le roi sous le nom d’Harakhtès. On y célébrait les cultes de Rê et d’Amon. Au nord de celui-ci, un second temple est dédié à Hator et à la reine Néfertari ; on y retrouve six statues colossales de part et d’autre de la porte. Ce site faisait partie d’une ville coloniale dont il ne reste aucun vestige.

ABOUSIR : village au nord de Saqquara, sur la rive occidentale du Nil. Grand complexe funéraire des rois de la IVe dynastie (2600-2500 av. J.-C.), avec quatorze pyramides et de nombreux tombeaux, dont ceux de Néférirkarê, Niousserrê et Sahourê (rois de la Ve dynastie).

Pyramides de Néferefrê , Néférirkarê,Niouserrê et Sahourê.
ABRADATE : gouverneur de Susiane au VIe siècle av J-C. Xénophon a raconté son histoire dans la Cyropédie.
ABRAM ou ABRAHAM : Naissance : 2166 avant J.C. / Décès : 1991 avant J.C. Autre date: 2001-1935. descendant de Sem, fils aîné de Noé héros du Déluge appartenant à la lignée d’Eber ou Héber ancêtre des hébreux. Avec son père Thérah et ses deux frères Nahor et Harân il réside en basse Mésopotamie sur le territoire d’Our ou Ur près du golfe persique où il grandit.
La postérité d’Abram pourrait descendre des Chaldéens puisque c’est de ce pays dont la capitale fut nommée « Our des Chaldéens » qu’il partit. C’est là qu’Abram épousa Saraï ou Sara, qui s’avère stérile. Que son frère Harân mourut après avoir engendre un fils : Lot et que son père Thérah émigra avec sa tribu pour s’établir sur le territoire de Harân d’où le nom de la ville en Mésopotamie du Nord. Ils vécurent d’abord au delà du fleuve Euphrate.

Après la mort de son père, Abram obéit à l’appel de Yahvé, dieu de la bible, qui l’incite à quitter son pays vers l’an 1880 avant notre ère pour le pays de Canaan avec Saraï son épouse, Lot son neveu, leurs gens et leurs biens. Ce départ le mènera à sa nouvelle vocation de faire foi à la promesse divine d’une bénédiction pour sa descendance « je ferai de toi un grand peuple » et pour l’humanité « toutes les nations de la terre trouveront bénédiction à travers toi ».
Il nomadise jusqu’à « Sichem » et campe aux environs de cette cité près du chêne ou térébinthe de Moré « arbre aux oracles » où il édifie un premier autel au Dieu de la promesse. Il transporte son camp entre Béthel et Aï où il édifiera un deuxième autel et poursuivra sa marche vers le sud où il atteindra la Mégueb. Poussé par la famine, il atteindra les greniers de l’Égypte. Il revient en Canaan « riche en troupeaux, en argent et en or ». Il se sépare du clan de son neveu Lot qui choisit d’aller en direction du Jourdain et des villes de Pentapole de la mer Morte à laquelle appartenait Sodome et Gomorrhe et poursuit sa vie de nomade à l’intérieur du pays. Il déploie ses tentes près de Hébron, constuit un nouvel autel à Yahvé et apprend la capture de son neveu au cours d’une guerre opposant le roi de la Pentapole aux suzerains de Transjordanie. Il libère son neveu et les prisonniers, récupère le butin qu’il rend aux spoliés et apparaît comme un formidable guerrier avec ses gens en poursuivant les opposants jusqu’aux limites septentrionales de ce qui deviendra la terre d’Israël. Il rencontre Melchisedech qui le bénit « au nom de dieu Très-Haut ».
Dieu lui prédit une descendance dont le nombre sera comparable à celui des étoiles. Il lui parle de la possession du Pays « depuis le Torrent d’Égypte jusqu’à l’Euphrate ».

Abraham, Isaac et l'égyptienne Hagar
L’engagement de Yahvé est, selon un rite qui voulait que les contractants d’un pacte passent entre les morceaux d’animaux sacrifiés pour montrer leur acceptation au sort des victimes s’ils trahissaient la foi donnée.
L’engagement d’Abram et de ses descendants est que tous les mâles soient circoncis pour affirmer jusque dans leur chair leur adhésion à l’Alliance conclue avec leur Dieu.
Yahvé lui impose un nouveau nom Abraham signifiant « Le père d’une multitude de nation » alors qu’Abram avait comme sens « Le père très haut ».
Il a donné une progéniture à sa dernière concubine Qetoura ou Cetura. C’est Agar l’Égyptienne, servante du Séraï offerte par sa maîtresse qui lui donna son premier enfant.
C’est à l’âge de cent ans qu’Abraham voit la naissance de son premier enfant légitime prénommé Isaac, donné par Sara. C’est le fils de la promesse. Il a le titre de fils premier-né.
Sara meurt à Hébron. Abraham achète aux Hittites un domaine comportant une grotte qui devient la sépulture de Sara et le caveau familial « le tombeau des patriarches », lieu vénéré des juifs, des chrétiens et des musulmans sur lequel est dressé aujourd’hui la mosquée d’Hébon. Abraham meurt à l’âge de cent soixante quinze ans. Isaac a été marié à Rebecca, fille de son oncle Nahor. De cette union naître Jacob.
ABRAXAS : amulettes symboliques dont les sept lettres grecques du nom formaient le nombre 365.

Sur cette figure les sept étoiles symbolisent l'abraxas
ABRED : mot désignant le chemin initiatique que devaient parcourir les hommes et les femmes pour réaliser leur accomplissement dans le monde matériel.
ABRÉTIA : nymphe qui donna son nom à l’Abrettène, région de Mysie.
ABRETTÈNE : partie orientale de la petite Mysie, arrosée par le Rhyndacos.
ABRETTÉNOS : surnom de Zeus en Mysie.
ABSALOM ou ABICHALOM : au moins deux personnages portent ce nom.
1. Le troisième fils du roi David né à Hébron. Jeune prince doué, audacieux, mais violent et ambitieux.

Le festin d'Absalom
2. Le Père de Mattathias fidèle de Jonathan Maccabée. Il est également dit que ce nom est porté par le père de Jonathan. Ce même personnage est certainement l’un des deux messagers envoyés par les Juifs à Lysias gouverneur du royaume des Séleucides au nom d’Antioche proposant la paix en 164 av. J.-C.
ABSÉE : nom d’un géant, fils du Tartare et de la Terre.
ABSINTHE : signifie « La Maudite ». Plante vénéneuse, symbole de malfaisance, d’amertume, voire de mort.
ABSYRTE : fils d’Æétès, roi de Colchide. Sa sœur Médée le mit en pièces et dispersa ses membres pour arrêter ceux qui la poursuivaient, lors de sa fuite avec Jason.
ABSYRTIDES : îles près des côtes d’Illyrie, dans l’Adriatique. Elles tiraient leur nom d’Absyrte.
ABYDOS : ville de Mysie sur l’Hellespont. Fondée par les Pélasges, elle fut occupée par les Éoliens. En 201 av. J.-C., Philippe de Macédoine y opposa une résistance désespérée aux Romains.

Antigone le Borgne, monnaie d'Abydos
ABYDOS : ville Haute-Égypte. À l’origine, on y célébrait le dieu Khentamentayou (« Celui qui est à la tête des Occidentaux »), mais dès la XIIe dynastie (2000 av. J.-C.) elle devint l’un des principaux centres du culte d’Osiris. De nombreux temples sont encore visibles sur le site, et plus particulièrement celui de Séthi Ier de la XIXe dynastie (1310 av. J.-C.). Tous les rois thinites y furent enterrés avant que les Égyptiens la célèbrent comme l’endroit où se trouvait la tête du dieu Osiris. Lors de la fête du mystère, les prêtres en procession mimaient la victoire du dieu sur le mal. Sa dépouille enrichie d’or et de pierres précieuses était promenée à travers la ville avant d’être inhumée selon un rite secret. Jusqu’à une époque tardive, Abydos fut le lieu de rencontre entre les vivants et les morts.

Temple de Séthi Ier à Abydos.
ACACALLIS : nymphe, amante d’Apollon dont elle eut un fils, Philandre.
ACACALLIS : fille de Minos, amante d’Apollon à qui elle donna un fils, Milétos. Redoutant la vengeance de son père, elle exposa l’enfant dans une forêt où Apollon le fit nourrir par des loups. Elle eut un autre fils avec Apollon, Amphithémis ou Garamas.
ACACÉSIOS : surnom d’Hermès qui avait été élevé à Acacésion.
ACACÈTE : pacifique, bienfaisant. Homère qualifie ainsi Hermès et Hésiode, Prométhée.
ACACOS : fils de Lycaon et fondateur de la ville d’Acacésion en Arcadie.
ACADÉMIE : nom donné aux jardins d’Académos sur les bords du Céphise. Cimon y fit planter de belles allées de platanes et d’oliviers. À l’entrée, se dressait un autel dédié à l’amour. On y trouvait les statues des Muses et des Grâces. Platon y donna des leçons et ses disciples s’appelèrent les Académiciens. On distingue trois sectes académiques : l’ancienne, celle de Speusippe, Xénocrate, Polémon, Cratès et Crantor ; la seconde, fondée par Arcésilas ; la nouvelle, de Carnéade.
ACADÉMOS : Athénien qui révéla à Castor et à Pollux le lieu près d’Athènes où était cachée Hélène leur sœur, que Thésée avait enlevée.
ACALANTHIS : l’une des neuf Piérides.
ACALLÉ : fille de Minos. On pense que c’est la même qu’Acacallis.
ACAMARCHIS : une des Océanides.
ACAMAS : fils de Thésée et de Phèdre et frère de Démophon. Il accompagna Diomède pour redemander Hélène aux Troyens. Lors du siège de Troie, il fut l’un de ceux qui se cachèrent dans le cheval de bois. Il se tua de sa propre épée en tombant de cheval. On donna son nom à l’une des tribus d’Athènes.
ACAMAS : fils d’Anténor et de Théano. Guerrier troyen, il était à la tête des Dardaniens avec Énée et Archiloque.
ACAMAS : fils d’Eüssoros, chef des Thraces dans la guerre de Troie. Ajax le tua.
ACANTHES : fils d’Autonoüs et d’Hippodamie. Dévoré par les cavales de son père, il fut métamorphosé en acanthide.
ACANTHIS : fille d’Autonoüs et d’Hippodamie. Ses parents, ses trois frères et elle-même, ne pouvant se consoler de la mort d’Acanthe, son frère, qui avait été dévoré par les cavales de son père, furent métamorphosés en oiseaux par Zeus.
ACARNANIE : contrée de la Grèce centrale dont les villes principales étaient Actium, Argos et Stratos. Elle fut soumise par les Macédoniens en 225 av. J.-C., déclarée libre en 196 par les Romains et rattachée à l’Achaïe en 146.
ACARNAS : fils d’Alcméon et de Callirrhoé. Après l’assassinat d’Alcméon par les fils de Phégée, Callirrhoé obtint de Zeus que ses fils encore au berceau parviendraient dans l’instant à l’âge viril, afin de punir les meurtriers, ce qu’ils firent en exterminant la famille de Phégée.
ACASTE : fils de Pélias, roi d’Iolcos, et d’Anaxibie ou de Philomaque. Il fut l’un des Argonautes. Ses sœurs, à qui Médée persuada qu’elle rajeunirait Pélias en faisant bouillir ses membres, mirent celui-ci en pièces pour réaliser ce miracle. Après la sépulture de son père, Acaste chassa Jason et Médée. Il institua des jeux en l’honneur de Pélias.
ACATIUM : petit voilier rapide employé par les pirates.
ACCA LARENTIA ou LARENTINA : femme de Faustulos, gardien des troupeaux de Numitor. Elle sauva la vie à Romulus et Remus. Surnommée Lupa (la louve) pour ses mœurs déréglées, elle adopta Romulus à la mort de l’un de ses douze fils. Élevée au rang de divinité, elle fut associée aux fêtes aooelées larentinales, larentales, ou laurentales, que l’on célébrait annuellement en l’honneur de Jupiter.

Acca Larentia, Faustulus, Romulus et Rémus.
ACCENSUS :
1. Officier civil dont le rôle consistait à convoquer le peuple aux assemblées et les parties engagées dans un procès. Il proclamait le lever et le coucher du soleil et l’heure de midi.
2. Soldats (accensi) qui, à l’origine, remplaçaient les vides laissés par la mort des légionnaires pendant la bataille. Ces accensi formèrent plus tard un corps militaire à part entière (la levis armatura), choisis dans la cinquième classe du cens de Servius Tullius (la plus pauvre). Ils n’avaient aucune arme et se servaient de pierres pour attaquer ou se défendre.
ACCO : chef gaulois senon. Il se révolta en 54 et tomba entre les mains de César en 53. Condamné à périr « selon la vieille coutume », il fut dévêtu, attaché à un poteau, fouetté de verges, puis décapité à la hache. Il est fort possible que cette mise à mort décida Vercingétorix à entrer en rébellion contre Rome.
Sorte d’épouvantail avec lequel les Grecs faisaient peur aux enfants.
ACCOUCHEMENT : la femme égyptienne accouchait en position accroupie sur les quatre briques rituelles symbolisant les nobles dames de la naissance. Cette opération nécessitait une préparation magique et rituelle destinée à se concilier le potier divin Khnoum, le donneur de vie. Après la délivrance, la mère passait quatorze jours dans un pavillon de purification.

Hator et Taouret assistant une femme accouchant
ACCUBITUM : sorte de sofa destiné à recevoir une seule personne en position semi-allongée lors des repas.
ACÉLOS : fils d’Héraclès et de Macis, esclave d’Omphale.
ACÈNE : mesure de longueur qui valait 3, 08 mètres.
ACERRA : petit coffre contenant l’encens des sacrifices.
ACERSECOMES : « qui porte les cheveux longs et flottants ». Les cheveux longs étaient portés par certains esclaves servant à table ou par les jeunes garçons qui assistaient les prêtres lors des rituels.
ACERSÉCOMÈS : qui a une longue chevelure. Épithète d’Apollon.
ACÉSIOS : le guérisseur. Épithète d’Apollon.
ACESTE : roi de Sicile, fils du fleuve Crimisos et de la Troyenne Égeste. Laomédon ayant refusé de payer leurs salaires pour la construction des murs de Troie, Poséidon et Apollon envoyèrent un monstre sur terre pour dévorer les jeunes filles troyennes. Ce fut ainsi qu’Égeste, pour échapper à ce terrible sort, gagna sur ordre de son père la Sicile où elle donna naissance à Aceste.
ACESTOR : sauveur. Surnom d’Apollon considéré comme dieu de la médecine.
ACESTOR : fils d’Éphippos. Achille le tua.
ACETABULUM :
1. Coupe à vinaigre dans laquelle on trempait le pain.

2. Gobelet employé par les prestidigitateurs et les joueurs de muscade (aujourd’hui, les joueurs de bonneteau, employant trois gobelets et une bille).
3. Mesure de capacité pour les matières sèches (farines, graines, poudres…). Elle contenait le quart d’une hémine, soit 6,85 centilitres (un demi-setier ou 12 onces environ, soit 0,271 l).
ACH : bois de sapin de Byblos avec lequel on fabriquait les cercueils des prêtres. On en tirait de la résine.
ACHAB : roi d’Israël, fils d’Amri, a régné de 907 à 888 av. J.-C. Ses crimes et ceux de sa femme Jézabel ont été racontés dans le Ier livre des Rois. Il éleva un temple à Baal et combattit le roi de Syrie Ben-Adad, de concert avec le roi de Juda. Les prédictions d’Élie, les menaces de Michée, se réalisèrent. Il fut percé d’une flèche devant Ramoth et les chiens léchèrent son sang, là où Jézabel avait fait périr Naboth.

Achab tue cent mille Araméens
ACHAD ABLA : fontaine du Champ des Pommes au nord de la Très Verte (l’Irlande) où chaque homme pouvait acquérir la connaissance et l’immortalité. Une légende nous dit que la Dame de la Fontaine choisissait, initiait puis épousait l’élu qui devenait alors son chevalier noir.
ACHÆA : surnom de déméter et d’Athéna
ACHÆOS : fils de Xouthos et de Créuse, petit-fils d’Hellen et arrière-petit-fils de Deucalion. Ayant commis un meurtre involontaire, il s’enfuit en Argolide avec une bande d’Hellènes qui prirent le nom d’Achéens.
ACHÆUS : poète tragique grec d’Erétrie, au Ve siècle av. J.-C. Il n’en reste que quelques mots dans les Fragments des tragiques grecs de Wagner.
ACHAÏE : contrée du nord du Péloponnèse. Elle fut habitée par les Ioniens, puis par les Achéens dont les douze villes formèrent des états indépendants.

ACHAMANTIS : une des Danaïdes, femme d’Échominos.
ACHAREUS : pancratiaste qui lutta à l’Olympie contre Héraclès.
ACHATE : fidèle compagnon d’Énée.
ACHAZ : fils de Yotam ou Joathan roi de Juda. Il monte sur le trône de Jérusalem en 736 av. J.-C. à l’âge de vingt ans, il y reste seize ans. Son règne est marqué par des égarements vers les cultes païens et par une politique désastreuse. Il mourut détesté et fut privé de la sépulture des rois.
ACHÉENNE (ligue) : ligue formée par les douze villes d’Achaïe contre la Macédoine vers 280 av. J.-C. Elles rétablirent la confédération dirigée par un stratège, des démiurges et un secrétaire. Sous Aratos, devenue puissante, la ligue annexa une grande partie du Péloponnèse. Elle s’allia avec les Macédoniens pour résister aux attaques des Étoliens et de Sparte. Entraînés à la guerre par Critolaüs, Damocrite et Diæos, les Achéens furent vaincus par l’armée romaine de Métellus à Scarphée, et à Leucopétra par Mummius. À la chute de Corinthe en 146 av. J.-C., la ligue cessa d’exister et la Grèce devint une province romaine.
ACHÉFITÉMOUÉSET : prophète d’Amon sous le règne de Ramses II, vers 1280 av. J.-C.
ACHÉLOÏDE : nom patronymique des Sirènes, filles d’Achéloüs.
ACHÉLOÏDE : épithète des Naïades du fleuve Achéloüs.
ACHÉLIIS : fleuve séparant l’Acarnanie et l’Étolie.
ACHÉLOÜS : dieu du fleuve de ce nom. Fils d’Océan et de Téthys. Attiré par Déjanire, il fut l'un de ses nombreux prétendants. Un combat devait décider du choix de la belle. Seuls deux adversaires restèrent en lice : Héraclès et Achéloüs. Vaincu dans une première lutte, Achéloüs revint à la charge sous la forme d’un serpent, puis sous celle d’un taureau. Hercule le terrassa et lui arracha une corne. Les nymphes remplirent la corne de fruits et de fleurs et l’offrirent à la déesse Abondance. À force de pleurer sa défaite, Achéloüs se changea en fleuve.

ACHÉMÉNIDE : fils d’Adamastos, né à Ithaque. Compagnon d’Ulysse, il fut abandonné sur les rivages de Sicile tandis que les autres gagnaient le large pour se mettre à l’abri de la fureur de Polyphème à qui on venait de crever l’œil. Selon Virgile, Énée le recueillit.
ACHER : grillades, les Égyptiens aimaient particulièrement les oies et les canards grillés à la broche.
ACHÉRITES : membres de la tribu d’Aser de l’un des douze fils de Jacob. Ils reçoivent une bande côtière allant de Carmel à Tyr tenue par les phéniciens où ils vivent avec les Cananéens.
ACHÉRON : nom donné à plusieurs fleuves dont on ignorait la source ou une partie du cours. Selon quelques auteurs antiques, Achéron était un fils de Gaïa ou de Déméter. Ayant désaltéré les Titans pendant leur combat contre Zeus, il fut précipité aux enfers et changé en fleuve.

Dante et Virgile traversent l'Achéron
ACHÉROU : lac semi-circulaire du temple de Mout à Louxor.
ACHILLAS : général et ministre de Ptolémée XIII Dionysos, roi d’Égypte. Celui-ci lui intima l’ordre d’assassiner le grand Pompée en 48 av. J.-C. César le fit aussitôt exécuter.
ACHILLE : fils de Pélée, roi des Myrmidons en Phthiotide, et de Thétis. Dans son enfance, il eut pour précepteur Phénix qui lui enseigna l’éloquence et l’art de la guerre avant de l’accompagner plus tard dans l’expédition de Troie. Il se joignit à la flotte d’Agamemnon avec cinquante vaisseaux et une armée formée de Myrmidons, d’Hellènes et d’Achéens.

Zeus et Thétis, mère d'Achille
Devant Troie, il fut le favori d’Athéna et d’Héra. Ayant ravagé douze villes par mer et onze par terre, il partagea un énorme butin entre les chefs. Chryséis, fille d’un prêtre d’Apollon, fut donnée à Agamemnon mais le dieu menaça d’accabler de la peste les Hellènes tant qu’il ne rendait pas la captive à son père.
Achille et Ajax jouant aux dés
Achille parvint alors à convaincre le roi de se séparer de Chryséis. Mais Agamemnon voulut se venger et fit enlever la favorite d’Achille, Briséis. Fou de rage, Achille alla frapper le roi de son glaive, geste arrêté par Athéna qui, s’élançant du sommet de l’Olympe, saisit le héros par les cheveux et le tira en arrière. Écoutant la déesse, il céda Briséis à Agamemnon en jurant de ne plus prendre part aux combats. Durant sa retraite, les Grecs subirent revers sur revers et pour renouer avec la victoire, ils demandèrent à Patrocle de revêtir l’armure d’Achille. Patrocle fut tué par Hector. Cette perte décida Achille à reprendre le combat et à écraser les Troyens. Ayant vaincu et tué Hector, il le traîna derrière son char autour de Troie, puis se laissa toucher par le chagrin du vieux Priam à qui il rendit la dépouille de son fils.

Achille vainqueur d'Hector

Achille dépose le cadavre d'Hector aux pieds du corps de Patrocle
Il vainquit aussi la belle reine des Amazones, Penthésilée, qui était venue porter secours aux Troyens. Il ne vit pas la chute de Troie étant mort d’une blessure de flèche au talon, seule partie vulnérable de son corps, car sa mère l’avait plongé à sa naissance dans le Styx en le tenant. Avant la guerre, Achille, envoyé secrètement à la cour de Lycomède dans l’île de Scyros, tomba amoureux de Déidamie, la fille du roi. Il eut un fils, Néoptolème, puis suivit Ulysse au siège de Troie. Les Grecs déposèrent ses cendres au promontoire de Sigée. Les Thessaliens célébrèrent pendant longtemps des fêtes en son honneur.
ACHILLE : fils de la Terre qui donna l’hospitalité à Héra lorsqu’elle fuyait les poursuites de Zeus.
ACHILLE : fils de Zeus et de Lamia. Il eut le prix de la beauté, mais Aphrodite le punit en le frappant de laideur et en le faisant soupirer d’amour en vain pour l’Oréade Écho.
ACHILLE : précepteur du centaure Chiron qui donna ce nom à son élève, le futur héros de Troie.
ACHILLÉE ou ACHILLEUS : général romain. Il se proclama empereur à Alexandrie en 292. Au bout de cinq ans de règne, l’empereur Dioclétien le captura et le fit jeter aux lions.
ACHILLÉIDE : nom patronymique de Pyrrhus, fils d’Achille.
ACHIROÉ : fille de Nilos. Elle eut deux enfants de Sithon, fils d’Arès : Pallène et Rhœtée.
ACHOUMEIN : ville de l’ancienne Égypte dont le nom tire son origine de l’Ogdoade (les huit dieux primordiaux).
ACHLYS : la tristesse personnifiée chez Hésiode.
ACHOLOÉ : l’une des Harpies.
ACHQELÔN, ECHQELÔN, ASHKELON ou ASCALON : ville de Canaan conquise par les pharaons au XVIe siècle avant notre ère. La domination égyptienne provoque une révolte vers 1280. C’est dans cette ville que 30 hommes ont été abattus par Samson pour payer de leurs dépouilles le montant d’un pari perdu par la trahison de son épouse philistine. A la fin du Ier siècle av. J.-C. Hérode le Graned natif d’Achqelôn l’embellit de sa générosité. Elle est alors saccagée par les légions romaines lors de la première révolte juive (66-70 ap. J.-C.).

Statuette canaanite originaire d'Ashkelon
ACICULA : épingle à cheveux.
ACIDALIA :
1. Surnom de la déesse Vénus.
2. Fontaine sacrée de la déesse Vénus. Elle se trouvait en Béotie.
ACIDUSA : fontaine de Béotie. Ce nom avait été donné en souvenir d’Acidusa, épouse de Scamandre et mère de trois filles révérées sous le nom de Charites (Grâces).
ACILIA (gens) : famille plébéienne de Rome, qui engendra quatre consuls sous la République et douze sous l’Empire.
ACILIUS (GLABRIO) : consul en 70 av. J.-C. Il promulgua une loi sur la concussion.
ACILIUS (GLABRIO) : consul en 91 ap. J.-C. Il fut banni et mis à mort par Domitien.
ACILIUS (GLABRIO MANIUS) consul en 191 av. J.-C. Il combattit Antiochus III aux Thermophyles, pris l’Eubée, Héraclée, Lamia, marcha contre les Étoliens, échoua devant Naupacte et après s’être emparé d’Aruphissa, revint triompher à Rome. Il bâtit un temple dédié à la Piété. Son fils le consacra et y plaça la statue d’or de son père.
ACINACES : poignard porté par les Perses, les Mèdes et les Scythes.
ACINÉTOS : fils d’Héraclès et de Mégare.
ACIS : berger de Sicile, fils de Faunus et de la nymphe Symæthis. Il était aimé de Galatée. Rival et jaloux, le cyclope Polyphème l’écrasa sous un rocher. Les dieux le changèrent en fleuve.

Polyphème surprenant Acis et Galatée
ACISCULUS : petit marteau dont l’une des extrémités recourbée et pointue servait à tailler les pierres.
ACLIS : masse de bois surmontée de pointes. Les Osques s’en servaient en la lançant à l’aide d’une corde sur les soldats ennemis.
ACMON : compagnon de Diomède. Il naquit à Pleuron en Étolie. Aphrodite le changea en cygne.
ACMON : fils de Clytios de Lyrnesse, frère de Mnesthée et compagnon d’Énée.
ACMONIDE : descendant d’Acmon.
ACMONIDES : l’un des cyclopes selon Ovide.
ACŒTÈS : pilote tyrrhénien.
ACŒTÈS : père de Laocoon.
ACONTÉE : compagnon de Persée qui, aux noces de celui-ci, fut changé en pierre, à la vue de la tête de la Gorgone.
ACONTÈS : un des cinquante fils de Lycaon. Il fut foudroyé avec quarante-huit de ses frères par Zeus.
ACRÆA : fille du dieu-fleuve Astérion, nourrice d’Héra. Une montagne porte son nom.
ACRÆOS, ACRÆA : élevé, élevée. Surnom donné à plusieurs divinités honorées sur les montagnes.
ACRÆPHEUS : fils d’Apollon, fondateur de la ville d’Acræphia en Béotie.
ACRAGAS : fils de Zeus et d’Astérope, fondateur de la ville d’Acragas, nom grec d’Agrigente.
ACRATOPHORE : qui apporte le vin pur. Surnom sous lequel Dionysos était adoré chez les Phigaléens en Arcadie.
ACRATOS : génie de la suite de Dionysos. Son image était visible dans le temple de Dionysos à Athènes, situé entre le Céramique et la porte du Pirée.
ACRIAS : un des prétendants d’Hippodamie.
ACRISIONÉIS : nom patronymique de Danaé, fille d’Acrisios.
ACRISIONADE : descendant d’Acrisios. Désigne particulièrement Persée.
ACRISIOS : fils d’Abas et d’Ocalée ; petit-fils de Lyncée ; arrière-petit-fils de Danaüs ; frère jumeau de Prœtus. Il chassa celui-ci du royaume d’Argos, dont ils s’étaient longtemps disputé le sceptre. Prœtus revint avec une armée de Lyciens, prit la ville de Tirynthe que ses alliés les Cyclopes entourèrent de murs. Signant la paix, les deux frères se partagèrent le royaume. Acrisios eut la ville d’Argos. Marié à Eurydice, fille de Laomédon, il eut pour fille Danaé. Son petit-fils Persée le tua.

Jupiter et Danaé, fille d'Acrisios
ACRON : roi de Ceninicus. Romulus le tua et rapporta les premières dépouilles opimes (opimes, trophées de guerre conservés et considérés comme sacrés).
ACROPOLE : nom donné à la citadelle de plusieurs villes.
ACRORITÈS : qui habite les lieux élevés. Épithète donnée à plusieurs divinités, mais surtout
à Dionysos.
ACROTATOS : fils de Cléomène II, roi de Sparte au IIIe siècle av. J.-C. Il combattit les Illyriens, Agathocle en Sicile, les Agrigentins.
ACROTATOS II : neveu du précédent. Il devint roi de Sparte après l’avoir défendue contre Pyrrhus et périt dans la guerre contre Aristodème, le tyran de Mégalopolis.
ACTÆA : surnom de Déméter.
ACTÆA : nom d’une Danaïde.
ACTÆA : fille de Nérée et de Doris.
ACTÆOS : fils du fleuve de Scythie Ister et frère d’Éloros. Les deux frères s’allièrent aux Troyens.
ACTÆOS : guerrier, époux de Glaucé et père de Télamon.
ACTÆOS : surnom de Jupiter.
ACTES DES APÔTRES : cinquième livre du nouveau testament. L’auteur Luc a fondé ce texte sur des faits riches d’enseignement démarrant du premier âge de l’église, Ascension de Jésus, jusqu’à la première captivité de Paul à Rome dans les années 61-63. Certains spécialistes décèlent dans ce texte des tournures trahissant l’utilisation des sources hébraïques ou araméennes. Il s’agit d’actes de certains apôtres nommés les princes des apôtres : Pierre et Paul ou incidemment Jean ou Jacques. L’auteur démontre autour de Pierre comment s’organise, s’affirme et rayonne l’Église du Christ à partir de la Terre Sainte dont Jérusalem est au centre ; avec Paul à travers tout le monde romain. Le livre est parfois appelé évangile du Saint-Esprit.
Le premier discours de Pierre est écouté par une foule réunie à Jérusalem, il annonce le commencement d’un prophète de Joël prêtant sa voix à dieu : Je répandrai mon Esprit sur toute chair. Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. Ceux qui demandent le baptême reçoivent ce don. L’Esprit saint descend à l’appel de la prière sur ceux qui ouvrent leur cœur à l’enseignement qu’il inspire, juifs ou non juifs. Pour l’auteur, le Saint Esprit s’impose. Il parle par la bouche de David, il s’adresse au diacre Philippe ou à Pierre, aux responsables de la communauté chrétienne d’Antioche, à ceux qui œuvre dans l’Église. Il décide du sort et de la manière dont doivent témoigner de leur foi les missionnaires de l’Évangile. Sa personne est Dieu. Lorsqu’il y a mensonge, on ne ment pas aux hommes mais à Dieu. La divinité du Christ est étroitement liée à l’Esprit.
Dans le passage sur l’enseignement de Paul à Damas : Il proclamait dans la synagogue que Jésus est fils de Dieu, le messie attendu. Le caractère divin du Christ est évoqué dans tous les passages des ACTES. Il est le Chef de la vie, le Seigneur de tous. Le Père et Jésus son fils sont le seul et même Dieu. Appelé Seigneur, il exerce des pouvoirs divins. Les apôtres opèrent des miracles au nom de Jésus. C’est Jésus qui est juge des vivants et des morts. Quiconque croit en lui reçoit par son nom la rémission de ses pêchés.
L’Église du Christ est l’Église de Dieu. Elle se détache peu à peu de la Synagogue, lorsque le nombre des convertis non circoncis issus directement du paganisme s’accroît.
Durant des années les apôtres continuent à fréquenter le Temple où ils exercent leur ministère une multitude de prêtres juifs obéissent à la foi Chrétienne. Mais très vite les non Juifs demandent le baptême du Christ. Parmi eux soit les craignant Dieu gagnés au monothéisme judaïque, soit parmi les Grecs qui représentent tous les habitants du monde civilisé par l’hellénisme, prosélytes du judaïsme ou non, ainsi que les barbares appelés à se joindre au nouveau peuple de Dieu. Le Christ est tout et en tout.
Cette ouverture ne va pas sans heurts. Le concile de Jérusalem, nom donné aux assemblées définit la position de l’Église primitive : Juifs et non Juifs ont les mêmes privilèges, les mêmes devoirs et les mêmes droits. La loi nouvelle a ses propres sacrements. Quatre d’entre eux sont évoqués :
- Le baptême marquant l’entrée du nouveau chrétien dans l’Église.
- La confirmation qui est administrée par les principaux chefs de l’Église.
- Le pouvoir d’ordre donné par l’imposition des mains à ceux qui sont appelés à quelque degré au ministère apostolique.
- La fraction du pain appelée eucharistie (action de grâce) jour où les chrétiens commémorent la résurrection du Christ appelé le dimanche jour du Seigneur.
On découvre également la structuration de l’Église du Christ et celle des communautés chrétiennes les Églises. Les Apôtres en seront les premiers et principaux chefs. Ils convoquent l’assemblée des disciples et consacrent les diacres qui les assistent. Ils appellent sur les baptisés le don de l’Esprit sain et président aux importantes décisions en matière de doctrine et de discipline. Les responsables des Églises exerceront leur ministère sous l’autorité des apôtres.
Ce livre, certes inachevé, témoignera de la continuité entre Jésus ressuscité et son Église qui ne disparaîtra jamais.
ACTES DIURNAUX : sortes d’affiches publiques, à Rome, qui résumaient les principaux évènements, les actes des assemblées et des tribunaux, les naissances, les décès, les jeux publics.
ACTÉON : fils d’Aristée et d’Autonoé ; petit-fils de Cadmos. Élevé par Chiron, il devint un des plus fameux chasseurs de son temps. Il menait avec lui cinquante couples de chiens qui le déchirèrent sur le Cithéron, après qu’Artémis l’eut changé en cerf. Selon les uns, il avait surpris Artémis(Diane) alors qu’elle se baignait nue dans la vallée de Gargaphie. Pour d’autres, il s’était vanté de surpasser la déesse dans l’art de la chasse. Enfin une version nous dit qu’il avait volé le gibier qui devait être sacrifié à Artémis.

Diane et Actéon
ACTÉON : fils de Mélissos. Archias, un des Héraclides, voulut enlever le bel Actéon, qui fut tué dans la mêlée. Mélissos, père d’Actéon, se précipita de désespoir du haut d’un rocher en appelant les dieux à la vengeance. Une peste s’abattit sur la ville de Corinthe et Archias, contraint de quitter le pays, alla fonder en Sicile la ville de Syracuse.
ACTIAQUES (Jeux) : l’empereur Augustes renouvela, en souvenir de la victoire d’Actium, des jeux institués en l’honneur d’Apollon sur le promontoire de ce nom. Ils étaient célébrés tous les cinq ans, le 2 septembre, à Actium et à Rome.
ACTIOS : épithète d’Apollon. Il avait un temple magnifique sur le promontoire d’Actium.
ACTIS : fils du soleil (Hélios). Il fonda la ville d’Héliopolis en Égypte.
ACTIUM : ville à l’entrée du golfe d’Ambracie. Octave Auguste y battit sur mer Antoine et Cléopâtre le 2 septembre 31 av. J.-C.

ACTOR : descendant d’Hellen, fils de Myrmidon et de Pisidice.
ACTOR : fils d’Hippasos et l’un des Argonautes.
ACTOR : fils de Déion et de la fille de Xouthos, Diomédé. Il eut pour fils Ménœtios, le père de Patrocle.
ACTOR : fils de Phorbas et d’Hyrminé, père d’Eurytos et de Ctéatos.
ACTOR : fils d’Axeus ; petit-fils de Clyménos ; père d’Astyoché ; aïeul d’Ascalaphe et de Ialménos.
ACTOR : fils de Poséidon et d’Agamède, frère de Bélos et de Dictys.
ACTOR : fils d’Acaste. Pélée le tua par accident lors d’une chasse.
ACTOR : compagnon d’Énée.
ACTORIDE : patronyme : descendant d’Actor. Désigne particulièrement Patrocle.
ACTUARII :
1. Officiers comptables du commissariat des vivres. Leur corps fut créé sous l’Empire.
2. Sténographes qui recueillaient les discours prononcés au sénat ou lors des assemblées publiques.
ACTUARIOLUM : petit bateau à rames sur lequel on pouvait monter une voile sommaire.
ACTUARIUS : vaisseau de guerre à voiles et à rames employé principalement par les pirates.

ACTUS : mesure de longueur chez les Romains. L’actus valait 100 pieds romains, soit 35,34 m. L’actus carré était la moitié du jugerum et valais 12,5 ares.
ACUS CRINALIS : grosse épingle de bronze, d’argent ou d’or, que les femmes passaient dans leurs cheveux pour les maintenir relevés sur la nuque.
ACUSILAÜS : historien grec d’Argos, vers 500 av. J.-C.
ADACRIO : dieu gaulois de la guérison chez les Bituriges. Les traces de son culte ont été retrouvées sur la commune de Vernais dans le Cher.
ADAM : âdâm en hébreu, signifie homme ou humanité. Deux interprétations sont évoquées :
Dans le récit le plus récent de la Création, le terme homme reflète l’espèce humaine : Dieu créa l’homme à son image (…) Mâle et femelle, il les créa. Dans le plus ancien, âdâm apparaît comme l’être humain. Il est individualisé par la parole et les gestes. Il est aux côtés de la femme semblable à lui mais personnalisée par rapport à l’archétype du sexe non défini. Adam devint le nom du premier homme.

Ceci est mentionné dans les versions grecques, latines et le texte hébreu des massorètes (VIIIe ou Xe siècle de notre ère). Adam est l’unique personnage de toutes les races. Il met aux yeux de Dieu l’évidence de l’unicité et de l’unité de l’espère humaine. Yahvé le façonne du limon de la terre et son souffle lui donne la vie au sixième jour de la Création. Ainsi, son origine analogue à celle du sol, des plantes ou des animaux est affirmée. Il l’élève par le souffle à un état qui le distingue des autres créatures terrestres. Adam est appelé à remplir la terre par la domination des vivants et par l’usage des ressources qui abondent au Jardin d’Éden. Le devoir que lui fixe Yavhé est : cultiver et garder la propriété qui lui revient, la loi qu’il lui donne : Ne mange pas de fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Adam est tenté par la femme, elle-même obéissant à la suggestion de l’esprit du mal incarné par le serpent.

Le Premier homme transgresse avec elle la loi divine en goûtant au fruit défendu. C’est la faute originelle malgré leur espérance de devenir comme des dieux. L’innocente humanité est déchue en perdant ses privilèges. Elle connaître la douleur, la peine dans l’effort et la mort Maudit soit le sol par ta faute … Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras en poussière. Chassés du Paradis terrestre l’homme et la femme Ève vont donc engendrer fils (Caïn, Abel et Seth) et filles.

Dieu va chasser Adam et Eve du Paradis
La longévité d’Adam est longue : neuf cent trente ans lorsqu’il mourut. Malgré certaines légendes, la sépulture du premier homme est inconnue . Les unes désignent le site de Zebdani en Syrie comme étant le tombeau d’Adam. Les autres s’inspirent de la conception théologique du Nouvel Adam : le Christ, à la fois Fils de l’homme et Fils de Dieu. Le premier Adam, chef de l’humanité selon la chair, la vouait à la perdition et à la mort par sa faute ; Le second, l’a sauvée et l’a rendue à la vie par son sacrifice sur la croix. Certains théologiens et artistes ont fait un rapprochement au nom de la colline où fut sacrifié Jésus, le crâne en langue araméenne, en montrant au pied de l’arbre de la croix le crâne d’Adam pêchant au pied de l’arbre du fruit défendu. À la fin du IIIe siècle, une tradition voulut que le premier homme fut enseveli sur la Golgotha.
ADAMAS : inflexible. Épithète d’Hadès.
ADAMAS : troyen tué par Mérion au siège de Troie.
ADAMASTOS : indomptable. Épithète d’Hadès, d’Héraclès, d’Arès et d’Athéna.
ADAMASTOS : père d’Achéménide.
ADCAN TUAN : roi des Gaulois Sosiastes (ou Sibusiates) d’Aquitaine qui, en 56 avant notre ère, refusa de se plier aux exigences des Romains. Il attaqua les cohortes de Publius Crassus avec 600 hommes avant de se soumettre.
ADDANC : semblable au Minotaure, ce monstre dévoreur fut abattu par le héros Pérédur (Perceval).
ADEONA : déesse protectrice de la mythologie romaine, invoquée par les voyageurs au moment du départ.
ADÉPHAGIA : la gourmandise déifiée. Elle avait un temple en Sicile.
ADÉPHAGOS : qui mange tout son soûl. Épithète d’Héraclès.
ADIABÈNE : la province la plus remarquable de l’ancienne Assyrie, au sud du mont Choatras, a donné son nom à un royaume tributaire des Parthes, qui comprenait la plus grande partie de l’Assyrie et fut soumis par Trajan.

Royaumes d'Assyrie, d'Adiabène et de Mésopotamie
L’Adiabène retomba au pouvoir des Parthes puis des Perses. Les habitants, convertis au christianisme au commencement du IIIe siècle, furent cruellement persécutés par Sapor II.

Tombeau d'Hélène, reine d'Adiabène, découvert dans le Kurdistan
ADIANTE : danaïde, épouse de Daïphron.
ADMÉTÉ : océanide.
ADMÉTÉ : fille d’Eurysthée et d’Antimaque. C’est pour elle qu’Héraclès dut conquérir le baudrier d’Arès, que portait Hippolyte, la reine des Amazones. Selon une autre version, Admété, prêtresse d’Héra à Argos, s’enfuit à Samos en emportant l’image de la déesse. Des pirates enlevèrent la statue, mais durent la rendre car leur vaisseau demeura immobilisé. Admété la rendit à Argos. En mémoire de ces faits, on célébrait la fête annuelle des Tonées.
ADMÈTE : fils de Phérès. Il fut l’un des chasseurs de Calydon, puis des Argonautes. Il se maria avec Alceste et devint l’ami d’Héraclès.

Admète écoutant la lecture de l'oracle.
ADMINISTRATION : elle était lourde, centralisée, très hiérarchisée. Bien avant nous, les Égyptiens s’avérèrent paperassiers, accumulant archives, rapports, notes de service, documents comptables, registres fiscaux, fiches de salaire, coupons d’allocations. Il faut imaginer ces millions de minutes, de copies, de plaintes écrites en hiératique, puis en démotique, en grec, en copte sur des papyrus. De nos jours, l’ensemble des bibliothèques nationales ne pourrait contenir la masse des documents produits par l’administration égyptienne. Ses fonctionnaires régissaient la vie de chaque sujet dans le détail au nom du pharaon. Au-dessous du roi, il y avait le vizir, les scribes royaux, les hauts et les petits agents de la résidence royale, les gouverneurs des nomes et leurs bureaucrates : les chefs du personnel, les intendants, les agents du fisc. Paralysant l’économie du pays, l’administration fut l’une des causes du déclin égyptien.
ADMISSARIUS : étalon destiné à la reproduction.
ADONÆA et ADONIAS : surnom donné à Aphrodite à cause de son amour pour Adonis.
ADONAI : l’un des noms par lesquels les Hébreux désignaient Dieu, pour ne pas prononcer le nom terrible de Jéhovah.
ADONI-SÈDEQ ou ADONI-BÈZEQ : roi de Jérusalem aux environs de l’an 1200 avant notre ère. Il marche sur Gabaon avec ses alliés les rois des Amorrhéens installés au cœur de Canaan. Les habitants de Gabaons se sont alliés aux Hébreux qui ont envahi le pays sous la conduite de Josué qui écrase l’armée amorrhéenne.
ADONIAS : fils de David. Il se révolta deux fois contre Salomon, qui le fit périr en 1014 av. J.-C.
ADONIES : fêtes en l’honneur d’Adonis. Elles furent d’abord célébrées à Byblos en Phénicie avant d’être reprises en Égypte et en Grèce. Elles duraient deux jours. Le premier jour, les femmes les célébraient en se lamentant sur la mort d’Adonis. Le deuxième, elles se poursuivaient par des cris de joie marquant sa résurrection. Ces jours étaient considérés comme funestes.
ADONIS : fils de Phœnix et d’Alphésibée, ou du roi assyrien Théias et de Smyrna, ou de Cinyras et de Métharmé, ou enfin de Cinyras et de Cenchréis. Selon Apollodore, Smyrna, enflammée d’une passion incestueuse pour son père, passa douze nuits auprès de lui, sans qu’il sût que c’était sa propre fille.

Vénus et Adonis
La reconnaissant enfin, il la poursuivit l’épée à la main. Smyrna, sur le point d’être atteinte, implora l’assistance des dieux. Ceux-ci la changèrent en un arbre qui produisit la myrrhe. Dix mois après, l’arbre s’ouvrit et Adonis naquit. Aphrodite, charmée par sa beauté, s’empara de lui, et, pour le cacher aux autres dieux, le confia à Perséphone. Cette dernière fut à son tour éprise et refusa de le rendre. Zeus décida alors qu’il vivrait quatre mois pour lui-même, quatre mois pour Aphrodite et quatre mois pour Perséphone. Tout jeune encore, Artémis le fit tuer à la chasse par un sanglier furieux. Pour d’autres, Cenchréis, mère de Smyrna, avait irrité Aphrodite en élevant la beauté de sa fille au-dessus de celle de la déesse qui lui inspira sa fatale passion.

Mort d'Adonis
Poursuivie par son père, Smyrna fut changée en arbre par Aphrodite. Dans sa fureur, le père frappa l’arbre qui s’ouvrit et donna naissance à Adonis. Blessée par une flèche d’Éros, Aphrodite conçut un violent amour pour Adonis et partagea avec lui les plaisirs de la chasse. Un jour, il blessa un sanglier qui le tua. De son sang, naquit la fleur anémone. Adonis descendit au royaume des ombres, mais il lui fut permis de passer six mois auprès d’Aphrodite. Du double mariage d’Aphrodite avec Arès et avec Adonis, naquit Priape.

Vénus pleurant la mort d'Adonis
Elle eut aussi deux autres enfants d’Adonis : Golgos, le fondateur de la ville de ce nom sur l’île de Chypre, et Béroé. En Phénicie, près de la ville de Byblos, il y avait un fleuve qui portait le nom d’Adonis. Ses eaux prenaient une teinte rougeâtre pendant l’année et on croyait que c’était le sang d’Adonis qui coulait. Commençaient alors les fêtes en son honneur.
ADONISÉDEC : l’un des rois de Chanaan que vainquit Josué, dans la journée où Dieu, sur la prière du chef des Hébreux, arrêta le soleil.
ADONIYYA, ADONIYYAHOU ou ADONIAS : quatrième fils de David. Né à Hébron, il est l’aîné de ses fils survivants, désigné pour la succession au trône. Ambitieux, il se fait reconnaître comme roi au cours d’un festin. Bèthsabée, mère de Salomon son jeune frère, mise au courant de ce complot par le prophète Nathan, en alerte David. Il fait sacrer par le prêtre Sadoq et acclamer par le peuple son fils Salomon. Terrorisé, Adoniyya se réfugie dans le Temple où il saisit les cornes de l’autel et se plaçant sous la protection de Yahvé. Après la mort de David, il demande en mariage Abichag, dernière épouse du roi défunt afin de retrouver un nouveau droit à la succession.
ADORATRICES D’AMON : au temps des rois libyens, éthiopiens et saïtes, après l’an 1000 av. J.-C., les divines adoratrices d’Amon étaient considérées comme les vraies épouses du dieu.
Maâtkare, fille de Pinedjem vers 1060 Amenerdis I (739-698)
Elles étaient reines, épouses de pharaon et de dieu. Sous le Bas-Empire, l’usage admit que ce fût une fille du roi. Cette adoratrice vierge rendait un culte érotique secret à Amon qu’elle devait charmer par sa beauté au son des sistres.

Ankhnesnériféribré (601-530)
L’épouse du dieu était un pharaon en puissance, possédant palais ; terres et fonctionnaires. Au sein d’un harem, elle régnait sur de nombreuses vierges. Vieillissante, elle choisissait parmi les jeunes princesses de sang royal son héritière qui, le jour venu, était mariée en grande pompe au dieu.
ADRASTE : fils de Talaüs et de Lysimaque, ou de Lysianassa ou d’Eurynomé, roi d’Argos. Son épouse était Amphithée, fille de Pronax. Il eut pour enfants Argie, Hippodamie, Déipylé, Ægialé, Ægialée, Cyanippe. À l’occasion d’une sédition, Talaüs fut tué avec beaucoup d’autres, et Adraste fut forcé de prendre la fuite. Il se réfugia chez son grand-père Polybe, roi de Sicyone, hérita du royaume après sa mort, et fonda les jeux Pythque. Il retourna ensuite à Argos et donna sa sœur en mariage à celui qui l’avait chassé de ses états. Tydée et Polynice, l’un réfugié de Calydon, l’autre de Thèbes, se défièrent à Argos devant le palais d’Adraste. Ce dernier reconnut en eux les hommes que l’oracle lui avait désignés comme ses futurs gendres. Il les réconcilia, leur donna ses filles en mariage et leur promit de les rétablir dans leur patrie. Il se prépara donc à une guerre contre Thèbes, quoique Amphiaraüs lui eût prédit que tous ceux qui prendraient part à cette expédition succomberaient, excepté Adraste lui-même. Cette guerre, connue sous le nom de guerre des sept chefs, débuta vers 1225 av. J.-C. L’armée était commandée par Adraste, Polynice, Tydée, Amphiaraüs, Capanée, Hippomédon et Parthénopée. Sur le Cithéron, Tydée somma Étéocle de rendre le sceptre à Polynice. Étéocle refusa. Tydée provoqua alors plusieurs Thébains qu’il vainquit, avant d’échapper à une embuscade. À leur tour, les Argiens s’avancèrent vers les murs de Thèbes et assiégèrent les sept tours. Dans la cité, le devin Tirésias prédit la victoire aux Thébains, si Ménécée, fils de Créon, consentait à se sacrifier, ce que fit le jeune héros. Thèbes ne tomba pas. Zeus foudroya Capanée, puis Étéocle et Polynice se tuèrent en combat singulier et leur mort mit fin à la guerre. Seul Adraste parvint à se sauver sur son cheval Arion, cadeau que lui avait fait Héraclès. Il se réfugia à Athènes et convainquit Thésée de s’emparer de Thèbes afin de rendre les honneurs funèbres aux héros morts au combat. Ce que Thésée fit.
ADRASTE : fils d’Héraclès, qui, sur l’ordre d’Apollon, se précipita avec son fils Hipponoos dans les flammes.
ADRASTE : troyen que Ménélas fit prisonnier, et qu’Agamemnon immola malgré ses supplications et la forte rançon qu’il offrait.
ADRASTE : fils du devin Mérops et allié des Troyens. Il était allé à la guerre contre la volonté de son père et Patrocle le tua. Il donna son nom à la ville d’Adrastée près de la Propontide.
ADRASTE : fils de Polynice. Sa statue se trouvait à Argos.
ADRASTÉ : l’une des suivantes d’Hélène.
ADRASTÉE : l’inévitable épithète de Némésis.
ADRASTÉE : fille de Mélissée et sœur d’Ida. Rhéa leur avait confié à toutes deux le soin de l’enfance de Zeus.
ADRASTINÉ : fille ou petite-fille d’Adraste.
ADRASTIS : nom patronymique d’Argie, fille d’Adraste.
ADRIANALES ou HADRIANALES : jeux établis par Antonin à Pouzzoles en l’honneur d’Adrien (117-138), son père adoptif.
ADRIANÉES ou HADRIANÉES : temples qu’Adrien fit élever.

Temple d'Hadrien à Ephèse
ADRIANI VALLUM : retranchement élevé par l’empereur Adrien au nord de la Bretagne, pour lutter contre les invasions des Calédoniens, du golfe de Solway à l’embouchure de la Tyne.
ADRIEN ou HADRIEN (PUBLIUS AELIUS HADRIANUS) : empereur romain. Il naquit en 76 et fut élevé sous la tutelle de son oncle Trajan.

Devenu tribun sous le règne de Domitien, il épousa Vibia Sabina. Favori de l’impératrice Plotine, il accéda au poste de questeur, tribun du peuple, chef de légion, puis consul. Lieutenant de Trajan dans la guerre contre les Parthes, il apprit la mort de l’empereur à Antioche en 117. Empereur à son tour, il fut un inlassable voyageur. En Germanie, il rétablit la discipline militaire. En Bretagne, il érigea une muraille entre le golfe de Solway et l’embouchure de la Tyne (dite le « mur d’Adrien »), pour repousser les invasions des Pictes et des Calédoniens. En Gaule, il fit construire la basilique de Nîmes. En 125, il modifia les plans et le statut d’Athènes, acceptant le titre d’archonte.
Hadrien et Antonin le Pieux
Il dota Rome de nombreux monuments, dont le temple de la Fortune et le mausolée impérial près du pont Aelius. Ayant repoussé les Alains et les Sarmates, puis étouffé la révolte des Juifs à Jérusalem, il continua à se consacrer à l’administration de l’État en créant quatre ministères, édicta des lois en faveur des esclaves et promulgua « l’édit perpétuel », élaboré par Salvius Julianus en 131, qui servit de base aux préteurs chargés de rendre la justice.

Jaloux des artistes et de son entourage en général, il fit probablement exécuter le grand architecte Apollodore, tua sa propre femme Sabine et son beau-frère Servien. Il mourut à Baiae (Baïes) en 138 après avoir adopté Antonin le Pieux, qui lui succéda.
ADUATUQUES ou ATUATUQUES : Gaulois qui vivaient entre Liège et Namur en Belgique. Atuatua était leur capitale.
ADVERSARIA : calepin sur lequel les comptables notaient les chiffres en vrac avant de les consigner dans les grands livres des comptes.
ADYTÉ : Danaïde, épouse de Métalcès.
ADYTUM : chambre secrète dans un temple.

Adytum du Nekromentéion en Epire
Les prophétesses en transe ou les prêtres simulant des miracles s’y réfugiaient.
ÆA : chasseresse que les dieux changèrent en une presqu’île pour la soustraire aux poursuites du dieu-fleuve Phase. Du temps des Argonautes, cette presqu’île s’appelait la Colchide. Plus tard, elle porta le nom de Chersonèse Taurique (Crimée).
ÆÆA : d’Æa. surnom de Circé, de Médée et de Calypso.
AEBUTIA (gens) : grande famille plébéienne de Rome.
ÆCHMAGORAS : fils d’Héraclès et de Phialo. Après lui avoir donné le jour, Phialo fut exposé avec lui aux bêtes sauvages par son père Alcimédon d’Arcadie. Héraclès, passant par là, fut attiré par un geai qui imitait les cris d’un enfant. Il reconnut son fils et nomma l’endroit « fontaine du geai ».
AED RUAD : associé au feu, il fut l’un des trois rois majeurs de l’Irlande. La légende de Macha la guerrière nous dit qu’il régna sept ans.
AEDICULA :
1. Sanctuaire avec fronton et colonnes dans lequel on plaçait la statue du dieu.

2. Petit temple de bois stylisé dans lequel les Anciens conservaient les images des ancêtres, les lares et les divinités tutélaires. On les plaçait dans l’atrium.
AEDIFICIA : habitation agricole gauloise de une à trois pièces construite en bord de forêt ou de rivière. Elle abritait une seule famille. Faite de branchages enduits de glaise ou en bois de charpente renforcé par un soubassement de pierres, elle était souvent de forme ronde avec un toit recouvert de chaume.

Grande maison gauloise
Certaines étaient ovales ou en forme de fer à cheval. Le foyer en occupait le centre avec un orifice dans la couverture du toit pour l’échappement de la fumée. Pour des raisons de confort (écart des températures), le sol intérieur était creusé sur une profondeur variant de 0,50 à 1,50 mètre. À l’extérieur étaient bâtis des petits silos à provisions. On trouvait le même type d’habitation dans les villes.
AEDITIMUS ou AEDITUUS : gardien des clés du temple dont il était chargé d’entretien. Il servait aussi de guide aux visiteurs.
AÉDON : fille de Pandare. Selon Homère, elle épousa Zéthos, roi de Thèbes. Jalouse du bonheur de Niobé, épouse de son beau-frère Amphion qui avait six fils et six filles, elle voulut assassiner l’aîné, mais tua par mégarde son propre fils, Itylos. Zeus, ayant pitié d’elle, la changea en rossignol.
AÉDON : surnom d’Athéna.
ÆÉTÈS ; fils du Soleil et de Perséis, fille d’Océan, et roi de Colchide. Il fut père de médée, de Chalciope et d’Absyrte, et eut pour sœurs Circé et Pasiphaé.
ÆGÆA : surnom d’Aphrodite, née dans la mer Égée.
ÆGÆOS : surnom de Poséidon et de Nérée, souverains de la mer Égée.
ÆGÉ : reine des Amazones qui donna son nom à la mer Égée.
ÆGÉE : héros, descendant de Cadmos. Il fut révéré à Sparte.
ÆGÉONEUS : un des cinquante fils de Priam.
ÆGÉRIOS : surnom de Zeus.
ÆGIALÉ : fille ou petite-fille d’Adraste, roi d’Argos, et femme de Diomède. Aphrodite, irritée parce que Diomède l’avait blessée au siège de Troie, inspira à Ægialé une passion pour le conseiller Cométès ou Cyllabaros. Diomède dut se réfugier à l’autel d’Héra pour sauver sa vie. Plus tard, il s’installa en Italie.
ÆGIALÉ : une des sœurs de Phaéton. Ces sœurs furent métamorphosées en peupliers à la mort de Phaéton, et leurs larmes changées en ambre.
ÆGIALÉ : fille de Zeus et d’Autonoé, une des trois Grâces.
ÆGIALÉE : fils d’Inachos et de l’Océanide Mélie, frère de Phoronée, et roi d’Achaïe.
ÆGIALÉE : fils du roi de Colchide Æétès. Il est généralement appelé Absyrte.
ÆGIALÉE : fils d’Adraste et de Démonassa. Il fut l’un des Épigones et le seul d’entre eux qui périt devant Thèbes.
ÆGIDOUCHOS et ÆGIOCHOS : qui tient l’égide. Surnom de Zeus et plus tard d’Athéna.
ÆGILA : ville de Laconie célèbre par un temple et les mystères de Déméter.
ÆGIMIOS : roi des Doriens.
ÆGINÆA : surnom d’Artémis révérée à Égine.
ÆGIPAN : fils de Zeus et d’Æga, ou, suivant quelques-uns, frère de lait de Zeus, qui le plaça au nombre des astres, sous la figure d’une chèvre. Zeus, ayant été vaincu dans le combat contre les Titans et précipité dans un abîme, Typhon lui arracha les nerfs des mains et des pieds, les enveloppa d’une peau d’ours et les mit sous la garde du monstre Delphyné. Mais Hermès et Ægipan les dérobèrent à celle-ci, et les rajustèrent aux membres paralysés de Zeus.
ÆGIS : vêtement en peau de chèvre des premiers habitants de la Grèce. Ils portaient cette peau sur le dos en attachant les pattes de devant sur la poitrine. Ce mot désigna plus tard le bouclier d’une divinité, puis la cuirasse des rois macédoniens, frappée de la tête de Gorgone.
ÆGION : ville principale de l’Achaïe du temps d’Aratos. Les députés de la ligue Achéenne se réunissaient dans un bois voisin.
ÆGIOS : fils d’Ægyptus, époux de la Danaïde Mnestra.
ÆGLÉ : Naïade, fille de Zeus et de Néére. Le Soleil la rendit mère des Grâces.
ÆGLÉ : une des Hespérides.
ÆGLÉ : fille du Soleil et de Clymène, et sœur de Phaéton.
ÆGLÉ : fille d’Asclépios.
ÆGLÉIS : fille d’Hyacinthe. Elle fut immolée ainsi que ses sœurs sur l’autel du cyclope Géræstos, à Athènes, pour détourner la famine et la peste qui affligeaient la ville assiégée par Minos.
ÆGLÉTÈS : qui lance des éclairs ou rayonnant. Surnom d’Apollon.
ÆGOBOLOS : qui immole les chèvres. Surnom sous lequel Dionysos était révéré à Potnies, en Béotie. Les habitants ayant un jour tué dans leur ivresse un prêtre de ce dieu, tandis qu’il sacrifiait, une peste se déclara aussitôt. L’oracle de Delphes ordonna aux meurtriers de sacrifier chaque année un jeune homme à Dionysos pour l’apaiser. Au fil du temps, le dieu se contenta d’une chèvre.
ÆGOCÉROS : qui a des cornes de chèvre. Surnom de Pan.
ÆGOCÉROS : le signe du Capricorne dans le zodiaque.
ÆGOLIOS : crétois qui, accompagné de Laïs, de Célés et de Cerbérs, pénétra dans un antre sacré où se trouvaient des abeilles dont ils voulaient dérober le miel. Ils trouvèrent dans cet antre le berceau de Zeus. Ce dernier, irrité de leur audace, fit tomber en poussière leurs armures d’airain et voulut les foudroyer. Mais les Parques et Thémis retinrent son bras dans ce lieu saint. Il changea les voleurs en oiseaux de bon augure.
ÆGOPHAGOS : qui mange des chèvres. Surnom d’Héra chez les Lacédémoniens.
ÆGOS POTAMOS : le fleuve de la Chèvre. Petite rivière de la Chersonèse de Thrace. À son embouchure, Lysandre détruisit la flotte athénienne en 405 av. J.-C.
ÆGYPTIACA : histoire d’Égypte écrite par le prêtre Manéthon vers le IIIe siècle av. J.-C.
ÆGYPTIOS : thessalien chéri des dieux et des hommes, fils d’Anthès et de Bulis. Il prit pour maîtresse une veuve nommée Timandra, la plus belle femme de son temps, et s’attira ainsi la haine de Néophron, fils de Timandra, qui, pour se venger, se fit aimer de Bulis, mère d’Ægyptios. Il trouva le moyen de substituer Bulis à Timandra quand Ægyptios vint voir celle-ci. Ce dernier ne reconnut sa mère qu’après l’acte amoureux. Tous deux voulurent alors se crever les yeux, mais Zeus changea Aegyptios et Néophron en vautours, Bulis en plongeon et Timandra en épervier.
ÆGYPTIOS : vieillard ithacien qui ouvrit l’assemblée générale convoquée par Télémaque. Il avait deux fils : Antiphos et Eurynomos.
ÆGYPTOS : fils de Bélos et d’Anchinoé ; petit-fils de Poséidon ; frère de Danaüs, et, selon Euripide, de Céphée et de Phinée. Il conquit le pays des Mélampodes et le nomma Ægyptos (Égypte). Il eut cinquante fils, comme son frère Danaüs eut cinquante filles(danaïdes).

Les danaïdes
Danaüs, ayant quitté le pays après une sédition provoquée par son frère, accorda aux fils de ce dernier la main de ses filles. Puis il ordonna à ses filles d’égorger leurs époux dès la première nuit. Toutes obéirent, sauf Hypermnestre qui épargna Lyncée. Pausanias dit qu’après ce drame, Ægyptos vint à Aroé où il mourut de chagrin. Un monument fut élevé en son honneur dans le temple de Sérapis à Patræ.
ÆGYPTOS : nom du premier des fils d’Ægyptos.
AEIGÉNÉTÈS : éternel. Épithète commun à tous les dieux.
AELIA CAPITOLINA : nom donné à Jérusalem rebâtie par Adrien, qui y éleva un temple dédié à Jupiter.

Monnaie romaine émise après la chute de Jérusalem
AELLA : ouragan. Nom de la première Amazone que tua Héraclès.
AELLO : rapide comme le vent. Une des Harpies, fille de Thaumas et d’Électre.
AELLO : nom d’un chien d’Actéon.
AELLOPOS et AELLOPOUS : au pied rapide comme l’ouragan. Épithète d’Iris, messagère des dieux.
AEMILIA (Émilie) : l’une des dix-sept provinces de l’Italie sous les derniers empereurs, entre le Pô et l’Apennin, dans le diocèse d’Italie dont la capitale était Plaisance. (Aujourd’hui : Émilie-Romagne).
AEMILIA (via) : voie Émilienne ; voie romaine (187 av. J.-C.) qui conduisait de Rome en Ligurie en passant par Pise.
AEMILIA (gens) : famille patricienne de Rome dont l’ancienneté remontait à Aemilianus, fils d’Ascagne (VIIe siècle av. J.-C.), et se divisait en quatre branches : les Mamercus (les Paulus et les Scaurus) et les lepidus (Ier siècle av. J.-C.).
AEMILIANUS : voir ÉMILIEN.
AEMONA : colonie romaine dans le pays de Carnes, en Illyrie.
ÆNÉIOS et ÆNÉSIOS : du mont Ænos. Surnom de Zeus.
ÆNÉSIDÈME : philosophe pyrrhonien de Gnosse. Il enseigna la philosophie à Alexandrie vers 50 av. J.-C. Il a écrit un manuel de Philosophie sceptique en huit livres.
ÆNÉTÉ : fille d’Eusoros, femme d’Æneus, mère de Cyzicos.
ÆNÉTOS : fils de Déion, roi de Phocide, et de Diomédé ; frère de Céphale.
ÆNEUS : fils d’Apollon et de Stilbé, époux d’Ænété, et père de Cyzicos.
ÆNIDE : descendant d’Æneus.
ÆNIOS : Péonien, tué par Achille sur les bords du Scamandre.
ÆOLIA : fille d’Amythaon ; femme de Calydon ; mère d’Épicaste et de Protogénie.
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ÆOLIDE : descendant d’Æolus ou d’Éole. Les plus connus sont Athamas, Céphale, Créthee, Macarée, Magnès, Misène, Phrixus, Sisyphe et Ulysse.
ÆOLIOS : prétendant d’Hippodamie. Vaincu à la course, il fut tué par Œnomaüs, père d’Hippodamie.
ÆOLOS (ÉOLE) : fils d’Hellen et de la nymphe Orséis ; petit-fils de Deucalion ou de Zeus ; frère de Doros et de Xouthos ; prince de Magnésie en Thessalie et père de la race éolienne. Sa femme Énarété lui donna sept fils et cinq filles. Il tua l’une d’elles parce qu’elle avait eu des rapport incestueux avec l’un de ses frères.
ÆOLOS (ÉOLE) : arrière-petit-fils du précédent, fils d’Hippotès ; père d’Arné et prince d’Éolide.
ÆOLOS (ÉOLE) : fils de Poséidon et d’Arné ; petit-fils du précédent, arrière-petit-fils d’Hippotès et frère de Bœotos. Après avoir tué la reine Autolyté et s’être emparés du trône d’Éolide, Éole et Bœotos quittèrent le pays avec leurs partisans. Éole fonda la ville de Lipara et donna son nom aux îles Éoliennes, puis il épousa Cyané qui lui donna six fils. Inventeur de la voile, il savait prédire la direction des vents.

Eole
Ami des dieux, il accueillit Ulysse à qui il donna une outre qui renfermait les vents contraires à la navigation. Attachée par une corde d’argent au mât du navire, l’outre éveilla la curiosité des compagnons d’Ulysse qui l’ouvrirent, provoquant une terrible tempête.
ÆON : un des chiens d’Actéon.
ÆPYTOS : fils d’Élatos. Il succéda à Clitor, roi d’Arcadie. Il mourut d’une morsure de serpent.
ÆPYTOS : fils de Cresphonte, roi de Messène, et de Mérope, fille de Cypsélus. Il échappa au massacre de sa famille lors d’une sédition. En s’alliant avec les Arcadiens et les Doriens, il parvint à punir les coupables et à remonter sur le trône.
ÆPYTOS : fils d’Hippothoüs et roi d’Arcadie, contemporain d’Oreste. Poséidon le frappa de cécité pour avoir bravé l’interdiction de pénétrer dans son temple à Mantinée.
AEQUIPONDIUM : poids mobile d’une balance romaine.
AERARIUM : Trésor public. Il comprenait les revenus des impôts, les comptes publics, les décrets du sénat et les étendards des légions.
AERARIUM MILITAIRE : caisse de l’armée créée par Auguste.
AERARIUM SANCTIUS : endroit dans lequel étaient déposés l’or des conquêtes et les sommes payées par les esclaves pour leur affranchissement.
AERO : panier de jonc ou d’osier dans lequel les soldats transportaient le sable pour fortifier leurs positions.
AÉROPÉ : fille de Céphée. Elle eut un enfant d’Arès : Aéropus, et mourut lors de l’accouchement. L’enfant continua à téter son sein qui donna un lait abondant par un prodige dû à Arès.
AÉROPÉ : fille de Catrée. Elle épousa Plisthène, fils d’Atrée, dont elle eut Agamemnon et Ménélas qui furent adoptés par Atrée. Elle épousa ensuite son beau-père et céda aux avances de Thyeste qui lui donna deux enfants. Rendu furieux par l’infidélité d’Aéropé, Atrée fit tuer les enfants et les servit à Thyeste, son frère, lors d’un festin.
AÉROPOS : fils d’Arès et d’Aéropé.
AÉROPOS : fils de l’argonaute Céphée.
AÉROPOS : fils de Téménos. Il s’enfuit d’Argos en Illyrie.
AES ou AESCULANUS : dieu de la monnaie de cuivre. Son fils Argentinus devint le dieu des monnaies d’argent. Aes désignait indistintement le cuivre et le bronze.

AES THERMARUM : cloche de métal qu’un préposé aux bains publics agitait lorsque l’eau était chaude.

ÆSACOS : fils de Priam et d’Arisbé ou d’Alexirrhoé, époux d’Astérope ou, selon d’autres sources, d’Hespéria. Sa femme mourut d’une morsure de serpent. Désespéré d’avoir été la cause de sa mort, Æsacos se jeta dans la mer où Téthys le changea en plongeon. Il possédait l’art d’interpréter les songes.
ÆSCHRÉIS : une des cinquante filles de Thespios. Héraclès la rendit mère de Leuconès.
ÆSÉPOS : fils d’Océan et de Téthys, dieu d’un fleuve traversant la Mysie et la Troade.
ÆSÉPOS : fils de Bucolion et de la nymphe Abarbarée.
AESOPUS (CLODIUS) : célèbre acteur romain immensément riche, contemporain de Roscius, vers 80 av. J.-C. Il donna des leçons de déclamation à Cicéron.
ÆSYÉTÈS : troyen, père d’Alcathoüs.
ÆSYLÉ : une des Hyades.
ÆSYMNÉTÈS : chef. Surnom de Dionysos. Statue de Dionysos sculptée par Héphaïstos. Zeus l’offrit à Dardanos qui l’enferma dans un coffre à Troie. Cassandre ou Énée l’abandonna en sachant qu’elle porterait malheur aux grecs. Lors du partage du butin, Eurypyle, fils d’Évémon, ouvrit le coffre et devint fou. Pour guérir, il consulta l’oracle de Delphes qui lui déclara qu’il devait se rendre dans un pays où s’accomplissaient de sanglants sacrifices.

Il atteignit Aroé en Achaïe où on immolait chaque année une jeune fille et un jeune homme de grande beauté. Ce sacrifice devait cesser dès qu’un roi étranger apporterait dans le pays une nouvelle divinité. Ainsi Æsymnétès devint le dieu d’Aroé. Neuf hommes et neuf femmes furent attachés à son service et c’étaient les enfants, couronnés d’épis de blé, qui la promenaient chaque année jusqu’aux bords du fleuve Méilichos avant de remplacer leurs couronnes d’épis par des couronnes de lierre et de retourner au temple.
ÆTHALIDÈS : excellent archer, fils d’Hermès et d’Eupolémie. Il servit de héraut aux argonautes. Hermès lui accorda de ne jamais rien oublier. Il avait aussi la faculté de vivre tour à tour sur terre et dans les enfers. Selon les pythagoriciens, son âme passa d’abord dans le corps d’Euphorbe, puis dans celui d’Hermotime, de Pyrrhus et enfin de Pythagore.
ÆTHALION : matelot tyrrhénien qui essaya d’enlever Dionysos, mais fut métamorphosé en dauphin.
ÆTHÉ : jument donnée par Échépolos à Agamemnon.
ÆTHILLA : fille de Laomédon, sœur d’Hésione, d’Astyoché et de Médésicaste. Après la prise de Troie, Protésilas l’emmena en captivité. Tandis que les Grecs descendaient à terre pour se rapprovisionner en eau, elle persuada ses compagnes de mettre le feu aux navires, provoquant l’installation définitive de leurs ravisseurs à Scioné.
ÆTHION : fils d’une nymphe héliconienne. Il périt dans l’expédition des sept chefs contre Thèbes.
ÆTHION : devin. Compagnon de Phinée. Persée le tua lors de ses noces.
ÆTHION : coursier qu’Eunée monta dans l’expédition des sept chefs contre Thèbes.
ÆTHIOPÆS : épithète de Dionysos.
ÆTHIOPS : l’Éthiopien épithète de Zeus chez les habitants de l’île de Chios.
ÆTHIOPS : fils d’Héphaïstos qui a donné son nom à l’Éthiopie.
ÆTHIOPS : nom d’un des chevaux du Soleil.
ÆTHLIOS : fils de Zeus et de Protogénie, roi d’Élide. Calycé lui donna un fils nommé Endymion. Selon d’autres sources, Æthlios était le fils d’Éole.
ÆTHON : ardent. Nom donné à l’un des chevaux du Soleil, de l’Aurore, d’Hadès, d’Hector, de Pallas, fils d’Évandre.
ÆTHON : nom de l’aigle qui rongeait le cœur de Prométhée. Héraclès le tua.
ÆTHON : père de Tantale.
ÆTHON : nom qu’Ulysse se donna lorsqu’il entretint Pénélope sans se faire connaître.
ÆTHON : faim ardente. Surnom d’Érysichthon et de Phlégyas. Déesse opposée à Démeter.
ÆTHOPIA : surnom d’Artémis à Æthopion.
ÆTHRA : Océanide qui eut d’Atlas douze filles nommées Hyades.
ÆTHRA : fille de Pitthée, roi de Trézène. Bellérophon fut exilé après l’avoir demandée en mariage. Athéna envoya un songe à Æthra dans lequel elle lui ordonnait de se rendre à l’île de Sphérie et d’y sacrifier sur le monument funéraire de Sphéros, conducteur du char de pélops. Sur place, elle devint l’amante de Poséidon et consacra un temple à Athéna Apaturie (la trompeuse), introduisant auprès des jeunes filles de Trézène une coutume qui consistait à offrir sa ceinture à Athéna Apaturie.

Thésée et Æthra
Amante d’Égée, elle mit au monde Thésée avant d’être faite prisonnière par Castor et Pollux à Athènes ou à Aphidnes. Esclave d’Hélène à Troie, elle fut reconnue pour leur aïeule par les fils de Thésée, Démophon et Acamas qui la réclamèrent à Agamemnon. Elle se tua après la mort de ses petits enfants.
ÆTHRIOS : qui rend l’air serein. Surnom de Zeus.
ÆTHUSA : fille de Poséidon et d’Alcyone, sœur d’Hyriée et d’Hypérénor, amante d’Apollon et mère d’Éleuther.
ÆTHUSA : épithète que les Mégariens donnèrent à Athéna.
AETIUS : général romain et patrice. Né en Mésie (vers 390), d’origine barbare, il exerça une grande influence sur les Huns et les Goths qui lui fournirent 60 000 hommes pour soutenir l’usurpateur Jean, en Italie (424). Cependant il se réconcilia avec l’empereur Valentinien III et sa mère Galla Placidia.

Rival de Boniface, il n’en continua pas moins à combattre les Wisigoths, les Burgondes et les Francs avant de les rassembler aux côtés de ses légions pour repousser Attila d’Orléans et le vaincre aux champs Catalauniques (451). Élu « dernier des Romains », Aetius fut assassiné par jalousie de la main même de l’empereur Valentinien en 454.
ÆTNÆA : fêtes qui se donnaient sur l’Etna en l’honneur de Zeus.
ÆTNÆOS : surnom de Zeus, auquel on avait érigé une statue et consacré des fêtes sur l’Etna.
ÆTNÆOS : surnom d’Héphaïstos qui avait un temple sur l’Etna.
ÆTNÆOS : surnom des Cyclopes.
ÆTNÆOS : fils de Prométhée à qui Déméter avait conféré un don mystérieux.
ÆTOLÉ : surnom d’Artémis à Naupacte où elle avait un temple et une statue qui la représentait lançant un javelot.
ÆTOLOS : fils du roi d’Élide Endymion et de Néis, ou d’Iphianassa, ou d’Astérodia, ou de Chromia. Il était frère de Pæon et d’Épéos, et époux de Pronoé, dont il eut Pleuron et Calydon.

Sarcophage d'Endymion, père Ætolos
Endymion ordonna qu’un combat eût lieu entre ses trois fils ; le prix devait être le sceptre d’Élide. Épéos triompha et monta sur le trône. Après lui régna Ætolos. Mais ce dernier ayant tué par imprudence Apis, fils de Jason ou de Phoronée, en le renversant avec son quadrige lors des jeux funèbres célébrés en l’honneur d’Azan, il fut chassé de son royaume. Il alla s’établir dans le pays des Curètes et donna à cette contrée le nom d’Étolie.
ÆTOLOS : fils d’Arès, qui le premier attacha des courroies aux javelots.
ÆTOLOS : fils d’Oxylos et de Piérie, frère de Laïas. À sa mort, ses parents lui élevèrent un monument sous la porte d’Olympie car l’oracle avait défendu de l’inhumer dans la ville.
AEVUM : être qui personnifiait la force immuable du temps. Debout sur un globe, il était représenté nu, portant un masque à tête de lion, le corps entouré d’un serpent. À la main droite, il tenait une clé, à la gauche une règle graduée.
ÆX : nymphe qui nourrit de son lait Zeus enfant, caché alors dans l’île de Crète. Rhéa la fit surveiller par un chien d’or. Après qu’il eut subjugué les Titans, zeus la rendit immortelle et la plaça parmi les astres.
AFANG-DU : fils de Cerridwen, il était d’une laideur repoussante. Toutes les tentatives magiques pour le transformer en beau garçon échouèrent.
AFRANIUS (LUCIUS) : poète comique latin qui, vers 100 av. J.-C., dépeignait les mœurs romaines.
AFRANIUS (LUCIUS) : lieutenant de Pompée en Espagne. Après la bataille de Thapsus, il fut livré à César et périt, un an plus tard, en 47 av. J.-C., dans une sédition.
AGACLÉÈS : un des principaux Myrmidons, père d’Épigeus.
AGAMÈDE : fils de Stymphalos. Il eut d’Épicaste deux fils : Cercyon et Trophonios. Selon d’autres sources, il était fils d’Apollon et d’Épicaste, ou bien de Zeus et de Jocaste, et frère de Trophonios. Agamède et son frère avaient placé une pierre amovible dans le mur extérieur de l’édifice où était conservé le trésor de Hyriée. Ainsi, les deux frères pouvaient entrer pour le piller. Hyriée s’en aperçut et prit au piège Agamède. Pour ne pas être dénoncé par son frère, Trophonios lui coupa la tête. En punition de ce crime, la terre engloutit Trophonios.
AGAMEMNON : doté d’une grande force surnom de Zeus.
AGAMEMNON : fils de Plisthène et d’Aéropé, petit-fils d’Atrée, roi de Mycènes. Selon Homère et Euripide, fils d’Atrée et d’Aéropé, et frère de Ménélas et d’Anaxibie. Après avoir été chassés du royaume de Mycènes par Égisthe et Thyeste, les deux frères se réfugièrent chez Tyndare, roi de Sparte, qui donna sa fille Clytemnestre en mariage à Agamemnon tandis que Ménélas épousait la sœur, Hélène.

Agamemnon part à la conquête
Après la reconquête de Mycènes par Agamemnon, Hélène fut enlevée par Pâris qui se réfugia chez son père Priam, roi de Troie. Ainsi commença la guerre de Troie qui dura dix ans. Après la chute de la ville, le roi Agamemnon, auréolé de gloire, retourna en Grèce où il fut invité à un banquet par Égisthe qui avait séduit sa femme Clytemnestre.

La mort d'Agamemnon
Agamemnon et tous ses compagnons furent assassinés par Égisthe tandis que Clytemnestre tuait de sa propre main Cassandre, captive aimée d’Agamemnon.
AGANICE : fille du Thessalien Hégétor. Elle prétendait pouvoir faire descendre la lune du ciel par ses enchantements.
AGANIPPE : fille du fleuve Permesse et nymphe de la fontaine du même nom, près de l’Hélicon, en Béotie. Cette fontaine était consacrée aux muses et douée de la vertu d’inspirer celui qui buvait de son eau.
AGANIPPE : épouse d’Acrisios, et mère de Danaé.
AGANOS : fils de Pâris et d’Hélène.
AGAPÉNOR : fils d’Ancée, et roi des Arcadiens. Il fut l’un des prétendants d’Hélène, et mena les Arcadiens au siège de Troie sur soixante vaisseaux. À son retour, il fit naufrage près de l’île de Chypre, où il fonda Paphos et un temple en l’honneur d’Aphrodite. Il ne revit jamais sa patrie.
AGAR : servante égyptienne de Sara épouse d’Abraham. Afin d’assurer une descendance à Abraham, Sara vieillissante et stérile offre sa servante à son époux.. De cette liaison naîtra Ismaël. Mais Sara, par une faveur divine, donnera naissance à Isaac, fils légitime du patriarche.

Agar et l'ange
Dans un document il est relaté qu’Agar, enceinte, humiliée par sa maîtresse, s’enfuit. Elle reviendra se soumettre à Sara, après avoir reçu de l’Ange de Yahvé la promesse que son enfant sera la souche d’une nombreuse descendance.
Alors Saraï dit à Abram : Tu es responsable de l'injure qui m'est faite ! J'ai mis ma servante entre tes bras et, depuis qu'elle s'est vue enceinte, je ne compte plus à ses yeux. Que Yahvé juge entre moi et toi !
Dans un autre, Agar et son fils sont chassés par Abraham en s’assurant d’En haut qu’Ismaël deviendra une grande nation.

Abraham chasse Agar

Abraham chasse Agar
Après avoir erré avec son fils dans le désert de Bersabée, terrassée par la fatigue et la soif, réconfortée par l’Ange de Yavhé concernant l’avenir d’Ismaël, elle découvre le puits du Dieu de vision. La vie de son fils et la sienne renaissent, elle deviendra l’aïeule de douze tribus du désert d’Arabie.
Dans l’épître aux GALATES de l’apôtre Paul, Agar est comparée à l’alliance ancienne ; la femme esclave enfante selon la chair et pour l’esclavage. Sara serait le symbole de l’alliance nouvelle ; la femme libre enfante pour la Promesse les enfants de la Promesse.
AGASIAS d’Éphèse : sculpteur du IIe siècle av. J.-C. Il a réalisé le « Gladiateur Borghèse », statue découverte au XVIIe siècle à Antium.
AGASO : valet d’écurie, généralement un esclave.
AGASTHÈNE : fils d’Augias et roi d’Élide, père de Polyxénos.
AGASTROPHOS : fils de Pæon, guerrier troyen tué et dépouillé par Diomède.
AGATHARCHIDE : géographe et historien grec de Cnide. Il vécut vers 120 av. J.-C. On connaît le titre de trois de ses ouvrages : Sur la mer Érythée, de l’Asie, De l’Europe.
AGATHARQUE : peintre de Samos du Ve siècle av. J.-C. Il fut décorateur de théâtre pour Eschyle.
AGATHARQUE : sculpteur qui travailla à Athènes aux monuments de Périclès.
AGATHÉMÈRE : géographe grec du IIIe siècle. Il nous a laissé un abrégé de géographie.
AGATHOCLE : né à Rhégion vers 361 av. J.-C. Fils d’un potier, il s’éleva par la protection du riche syracusain Damas. Par la ruse et par la force, commettant des crimes, il prit le pouvoir à Syracuse en 317, combattit les Carthaginois. Son petit-fils Archagathe le fit empoisonner en 289.
AGATHOCLÉE : courtisane d’Alexandrie, épouse de Ptolémée Philopator. Elle tenta de faire périr Ptolémée Épiphane, mais le peuple la massacra en 204 av. J.-C.
AGATHODÆMON : dieu bienfaisant, en l’honneur duquel, à la fin des repas, on buvait une coupe de vin pur. En arcadie, entre Mégalopolis et le Ménale, un temple lui était consacré.
AGATHODÆMON
AGATHODÆMON : génie protecteur des maisons, on le représentait sous la forme d’un serpent dressé sur sa queue.
Monnaie avec le serpent Agathodaemon
Les Ophites nommaient le Logos et la Sagesse divine Agathodaemon que, dans les Mystères des Bacchanales, l'on représentait par un serpent élevé sur une perche.
AGATHON : fils de Priam.
AGATHYRNE : fils d’Éole, roi de Sicile et fondateur de la ville de ce nom.
AGATHYRSE : fils d’Héraclès, ancêtre des Agathyrses.
AGATHYRSES : peuple sarmate, dans les actuelles Carpathes.
AGATHOCLÈIA : cette courtisane fut l’une des nombreuses maîtresses de Ptolémée II Philadelphe dans la première moitié du IIIe siècle av. J.-C.
AGATHOCLÈS ET AGATHOCLÉA : mignon et maîtresse de Ptolémée IV Philopator. Avec leur mère Œnanthé, ils dominèrent ce roi jusqu’à la fin de son règne, en 203 av. J.-C. À sa mort, ils firent éliminer la reine Arsinoé alors que Ptolémée V n’avait que 5 ans. Au milieu de débauches et de crimes, ils exercèrent le pouvoir en Égypte, s’attirant la haine du peuple. Ils furent massacrés avec leurs partisans à Alexandrie, en 201.
AGATHROSTRATOS : amiral rhodien qui, en 257 av. J.-C. vainquit devant Éphèse lan flotte égyptienne commandée par Chrémonide.
AGAVÉ : fille de Nérée et de Doris.
AGAVÉ : fille de Danaüs.
AGAVÉ : nom d’une amazone.
AGAVÉ : fille de Cadmos et d’Harmonie ; épouse d’Échion ; sœur d’Autonoé, d’Ino, de Sémélé et de Polydore et mère de Penthée, lequel reçut de Cadmos le sceptre de Thèbes. Après que Sémélé, voulant voir Zeus, son amant, dans toute sa gloire, eut été consumée par le feu du ciel, ses sœurs répandirent le bruit que Zeus l’avait frappée de sa foudre parce qu’elle lui était devenue infidèle. Dionysos, afin de punir cette calomnie, inspira une folie furieuse à toute la famille.

Dans une fête célébrée en l’honneur du dieu, Agavé, prenant son fils Penthée pour une bête fauve, le déchira vif. Reprenant ses esprits, elle s’enfuit de Thèbes, et se retira près de Lycothersès, roi d’Illyrie, qui la reçut avec bonté. Plus tard, Agavé le tua afin de réunir ses états à ceux de son père Cadmos.
AGAVOS : fils de Priam. C’était un danseur agile et un habile voleur de troupeaux.
AGDISTIS : monstre hermaphrodite né de Zeus et du rocher Agdos.

AGDOS : rocher de Phrygie duquel Deucalion et Pyrrha détachèrent les pierres qu’ils jetèrent derrière eux pour repeupler le monde.
AGÉLAOS : fils d’Héraclès et d’Omphale. On le nomme aussi Lamos. Ancêtre de la famille de Crésus..
AGÉLAOS : fils d’Œnée et d’Althée.
AGÉLAOS : esclave de Priam qui fut chargé d’exposer Pâris sur l’Ida.
AGÉLAOS : fils de Stymphalos, père de Phalanthe.
AGÉLAOS : fils de Phradmon, percé d’un coup de lance par Diomède devant les murs de Troie.
AGÉLAOS : fils de Damastor, prétendant de Pénélope. Ulysse le tua.
AGÉLAOS : fils de l’héraclide Téménos. Déshérité, ainsi que ses frères Eurypyle et Callias, par son père qui voulait laisser le sceptre à sa fille Hyrnétho et à son gendre Déiphontès, il obtint des Titans qu’ils tuassent Téménos. Ce fut cependant Déiphontès qui succéda à celui-ci.
AGÉLASTOS : triste, funeste. Épithète d’Hadès.
AGÉLIE : épithète de Minerve, qui signifie « qui fait du butin » ou « qui conduit les peuples ».
AGÉNOR : fils d’Iasos, père d’Argos Panoptès, et roi d’Argos.
AGÉNOR : fils de Poséidon et de Libye ou d’Eurynomé, roi de Phénicie, frère de Bélos . Il eut de Téléphassa ou d’Argiope six enfants dont Europe, enlevée par Zeus.
AGÉNOR : fils de Pleuron et de Xanthippe, époux d’Épicaste, et père de Porthaon, de Démonice et de Thestios. Ce dernier fut le père de Léda.
AGÉNOR : fils de Triopas, frère d’Iasos, père de Crotopos, et roi d’Argos.
AGÉNOR : fils d’Amphion et de Niobé.
AGÉNOR : fils de Phégée, roi de Psophis en Arcadie. Il était frère d’Arsinoé et de Pronoüs. Les deux frères assassinèrent Alcméon au moment où il se disposait à offrir le collier et le péplum d’harmonie à sa seconde épouse, Callirrhoé. Ensuite, ils accusèrent de ce crime, leur sœur Arsinoé première épouse d’Alcméon. Après l’avoir enfermée dans un coffre, ils la transportèrent chez Agapénor à Tégée où ils rencontrèrent les fils d’Alcméon qui les tuèrent.
AGÉNOR : fils du troyen Anténor et de Théano. Il se mesura à Achille qu’il atteignit de sa lance. Pour le soustraire à la colère d’Achille, Apollon l’entoura d’un nuage et prenant la forme d’Agénor, il attira Achille loin des combats. Agénor fut tué par Néoptolème.
AGES : Hésiode compte cinq âges (races) d’hommes : 1) la race d’or, hommes qui vivaient comme les dieux. À leur mort, ils devenaient de bon génies, gardiens de la justice et distributeurs des richesses ; 2) la race d’argent, race bien inférieure à la première, dont les hommes vivaient une jeunesse de cent ans avant d’être affligés de tous les maux. En mourant, ils devenaient les bienheureux du monde souterrain ; 3) la race d’airain créée par Zeus était guerrière, violente et robuste. Les hommes étaient condamnés à errer dans le monde d’Hadès à leur mort ; 4) Zeus créa ensuite la race des demi-dieux dont certains s’illustrèrent à Troie. À leur mort, ils rejoignaient l’île des Bienheureux où régnait à Cronos ; 5) la race de fer ou race des contemporains d’Hésiode.
AGÉSANDRE : sculpteur de Rhodes, fit probablement sous Vespasien, avec Athénodore et Polydore, le fameux groupe de Laocoon, admiré par Pline l’ancien et retrouvé en 1506 dans les ruines du palais de Titus, à Rome.

Laocoon, prêtre troyen, par Agésandre, Athénodore et Polydore.
AGÉSILAS : général athénien, frère de Thémistocle, qui se distingua par son héroïsme dans la guerre contre Xerxès.
AGÉSILAS : fils d’Archidamus. Né en 445 av. J.-C. Il devint roi de Sparte en 399 et alla combattre les Perses en Asie en 395. Forcé de revenir à Sparte menacée par la ligue de Thèbes, d’Argos et d’Athènes, il fut vainqueur à Coronée (394). Les Thébains, conduits par Pélopidas et Épaminondas, attaquèrent à nouveau Sparte en 370. Agésilas fut finalement battu à Mantinée (362) avant de mener une expédition en Égypte pour aider Tachos et Nectanabis révoltés contre les Perses. Il mourut en 361 lors de son retour.
AGÉSIPOLIS : nom de trois rois de Sparte, de la famille des Agides. Agésipolis Ier vainquit les Argiens et les Thébains près de Corinthe en 394, et mourut en 380 av. J.-C. Agésipolis II, fils de Cléombrote, mourut en 370. Agésipolis III régna de 219 à 183 et fut assassiné par des pirates.
AGGER : rampe d’assaut romaine destinée à se rapprocher des murs d’une ville. L’agger élevé devant Avaricum (Bourges), la capitale des Gaulois Bituriges, faisait 100 mètres de long sur 24 de haut. À son sommet, des tours mobiles, aux accès inférieurs protégés par des galeries couvertes, permettaient de dominer les assiégés.
AGHOURMI : temple situé dans l’oasis de Siouah. Alexandre le Grand y entendit l’oracle de Zeus-Amon.
AGIS Ier : fils d’Eurysthène. Roi de Sparte vers 1000 av. J.-C. Il a donné son nom à la famille des Agides.
AGIS II : de la famille des Proclides. Fils d’Archidamos II. Roi de Sparte de 427 à 399 av. J.C., il se distingua pendant la guerre du Péloponnèse et remporta la victoire de Mantinée sur les Argiens en 418.
AGIS III : fils d’Archidamos III. Roi de Sparte de 338 à 330 av. J.-C., il voulut s’opposer à la domination macédonienne pendant l’expédition d’Alexandre. Il fut vaincu et tué près de Mégalopolis par Antipater, gouverneur de Macédoine.
AGIS IV : fils d’Eudamidas II. Roi de Sparte de 244 à 239 av. J.-C.. Il voulut relever Sparte, qui périssait faute de citoyens, en rétablissant les lois de Lycurgue. Il supprima les dettes, essaya de diviser les terres en 4 500 lots pour les Spartiates et 15 000 pour les Laconiens, mais son collègue Léonidas s’opposa aux réformes. Agis se retira dans le temple d’Athéna. Attiré par une ruse de Léonidas, il en ressortit et se fit étrangler en prison.
AGLAÉ 199: la plus jeune des trois Grâces, épouse d’Héphaïstos.
AGLAÉ : fille de Thespios, amante d’Héraclès, mère d’Antiadès.
AGLAÉ : mère de Nirée. Ce dernier commanda les guerriers de l’île de Symé au siège de Troie.
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