J’accourcirai le temps, ainsi qu’elle, à mon tour.
Peu s’en faut que Phébus ne partage le jour....Les filles de Minée de Jean de la Fontaine
ALCMAON : fils de Thestor, grec tué par Sardépon devant Troie.
ALCMÈNE : fille d’Électryon, roi de Mycènes, et d’Anaxo. Épouse d’Amphitryon, elle fut aimée de Zeus, qui la séduisit sous les traits de son époux.
Zeus jura que le fils qu’elle allait mettre au monde règnerait sur tous les peuples. Héra, jalouse, retarda de sept jours l’accouchement. Alcmène
donna le jour à deux jumeaux : Héraclès et Iphiclès. Après la mort d’Amphitryon, elle épousa Rhadamanthe, fils de Zeus. À sa mort, Hermès la
conduisit aux îles des Bienheureux. Elle était révérée à Thèbes, à Haliarte et à Athènes.
ALCMÉNOR : fils d’Ægyptos, époux de la danaïde Hippoméduse.
ALCMÉNOS : philosophe grec de Crotone, disciple de Pythagore. Il vécut au VIe siècle av. J.-C. Il fut un naturaliste habile. Il disséqua des cadavres
d’animaux et acquit des notions précises sur l’anatomie de l’oreille.
ALCMÉON : fils d’Amphiaraüs et d’Ériphyle, frère d’Amphiloque, d’Eurydice et de Démonassa. Pour se venger de sa femme qui l’avait
poussé à faire partie de l’expédition fatale des sept chefs contre Thèbes, Amphiaraüs commanda à ses fils de la tuer dès qu’ils atteindraient l’âge
adulte. Avant de partir à la guerre avec les Épigones, Alcméon voulut accomplir la vengeance de son père. Mais comme Ériphyle s’était revêtue du
collier et du péplum d’Harmonie, elle le persuada facilement de renoncer à son projet. Après la prise de Thèbes, cependant, il la tua, provoquant
les Éringes qui le poursuivirent sans relâche.

Pour leur échapper, il se conforma à l’oracle et se mit à la recherche d’un pays que le soleil n’éclairait
pas au moment du crime. Il trouva une terre nouvellement formée sur les bords de l’Achéloüs et recouvra le repos. Ayant épousé la fille du dieu
fleuve, Callirrhoé, il eut d’elle un fils nommé Acarnas. Il fut tué par les fils de Phégée, roi d’Arcadie, dont il avait abandonné la fille Arsinoé après l’avoir
prise pour femme.
ALCMÉONIDES : famille d’Athènes, descendant d’Alcméon, petit-fils de Nestor. Un Alcméonide fut le dernier archonte perpétuel vers 751 av. J.-C.
Un autre, Alcméon, du temps de Solon commanda les Athéniens dans la guerre sacrée de Cirrha et fut comblé de richesses par Crésus.
ALCON : fils d’Arès, thrace qui fut l’un des chasseurs de Calydon.
ALCON : fils d’Hippocoon, autre chasseur de Calydon. Il fut tué avec son père et ses frères par Héraclès.
ALCON : fils d’Érechthée d’Athènes et père de l’argonaute Phalère.
ALCON : fils d’Amycos.
ALCON : crétois, compagnon d’Héraclès. C’était un fabuleux archer. Un serpent s’étant un jour enroulé autour du corps de son fils, il tua le reptile
d’une flèche sans toucher celui-ci.
ALCYONE : une des Pléiades, fille d’Atlas et de Pléione. Elle fut aimée de Poséidon dont elle eut une fille, Æthusa, et deux fils, Hyriée et Hypérénor.

Les sept Pléiades
ALCYONE : fille d’Éole et d’Énarété. Épouse de Céyx. Tous deux périrent parce qu’ils se donnaient orgueilleusement les noms de Zeus et d’Héra.
Ils furent changés en oiseaux.
ALCYONÉE : géant, fils d’Ouranos et de Gaïa.

La déesse Athéna fait plier le géant Alcyonée
ALCYONÉE : géant qui, dans l’isthme de Corinthe, attaqua Héraclès emmenant les bœufs de Géryon. Héraclès le tua.
ALCYONÉE : delphien, fils de Diomos et de Méganire. Le monstre Sybaris logeait dans un antre près de Crissa et semait la terreur. L’oracle
d’Apollon déclara aux Delphiens qu’ils n’en seraient délivrés qu’en déposant dans l’antre un jeune homme. Alcyonée fut désigné par le sort. Sur le
chemin du sacrifice, ils rencontrèrent Eurybate, fils d’Euphémos, qui, frappé par la beauté du jeune homme, se fit conduire vers l’antre et précipita
du haut des rochers le monstre. À cet endroit jaillit une source appelée Sybaris.
ALCYONIDES : nom que portaient les sept filles du géant Alcyonée, Phthonia, Anthé, Méthoné, Alcippe, Pallène, Drimo et Astéria. Après la mort
de leur père, elles se précipitèrent dans la mer et furent changées en alcyons par Amphitrite.
ALÉA : surnom sous lequel Athéna était adorée à Aléa en Arcadie, à Tégée et à Mantinée. Le temple de Tégée, reconstruit par Scopas vers 394 av. J.-C.,
était le plus grand et le plus magnifique des temples de tout le Péloponnèse. La statue de la déesse sculptée par Endous était en ivoire. Après la défaite
d’Antoine, Auguste s’en empara pour orner le forum qu’il avait fait construire.
ALECTO : une des trois Érinyes, fille de l’Achéron et de la Nuit.

Alecto
ALECTOR : père de l’Argonaute Léitos.
ALECTOR : roi d’Élide, fils d’Épéos, et frère d’Hyrminé. Redoutant les attaques de Pélops, il s’associa à Phorbas d’Olène, dont il épousa la sœur, Diogénie. Il eut
un fils nommé Amaryncée.
ALECTOR : fils de Pélops et d’Hégésandra. Sa fille Iphiloque épousa Megapenthé, fils de Ménélas.
ALECTOR : roi d’Argos, fils d’Anaxagoras et père d’Iphis.
ALECTRYON : serviteur d’Arès. Ce dernier le métamorphosa en coq parce qu’il l’avait laissé surprendre avec Aphrodite par le Soleil.
ALÉION : plaine de Lycie où Bellérophon, qui voulait s’élever au-delà des astres avec le cheval Pégase, fut précipité par Zeus. Devenu boiteux et
aveuglé par les feux du ciel, Bellérophon erra longtemps dans cette plaine.
ALEMUNA : déesse qui assurait le développement de l’enfant dans le ventre de la mère.
ALÉOS : roi de Tégée, fils d’Aphidas et petit-fils d’Arcas. Il eut de Néère trois fils et deux filles : Lycurgue, Amphidamas, Céphée, Alcidice et Augé.
On lui attribue la fondation de la ville d’Aléa et du temple d’Athéna Aléa à Tégée.
ALÉSIA : aujourd’hui Alise-Qainte-Reine (Côte d’Or). Ce fut dans cette capitale des Gaulois Mandubiens que Vercingétorix perdit la guerre en
août-septembre 52 av. J.-C. Assiégé par Jules César, le roi des Gaules tenta en vain de percer la double fortification romaine afin de rejoindre l’armée
de secours forte de 200 000 guerriers commandés par Commios l’Atrébate, Viridomaros, Éporédorix, Teutomatos et Vercassivelaunos.

Plan d'Alésia Reconstitution d'Alésia

Alésia: Vercingétorix se rend à Jules César

Site d'Alésia de nos jours.
ALÉSIOS : fils de Scillos, un des prétendants à la main d’Hippodamie.
ALÉTÈS : fils d’Icarios et de la naïade Péribée, et frère de Pénélope.
ALÉTÈS : fils d’Hippotas et descendant d’Héraclès. Il chassa les Sisyphides de Corinthe et s’empara du sceptre qui resta longtemps en possession de
ses descendants.
ALÉTÈS : compagnon d’Énée.
ALÉTHÉE : la vérité personnifiée.
ALÉTHÉE : une des deux nourrices d’Apollon.
ALÉTIADE : descendant d’Alétès, roi de Corinthe. La maison des Alétiades s’éteignit cinquante-sept ans avant la première Olympiade.
ALEUADES : famille puissante de Thessalie qui prétendait descendre d’Héraclès.
ALEUAS : héraclide de Thessalie, chef de la famille des Aleuades.
ALEUROMANTIS : surnom d’Apollon qui signifie « celui qui pratique la divination au moyen de la farine de froment ».
ALEXANDRE : fils d’ARISTOBULE II. Pompée l’emmena en captivité à Rome en 63 av. J.-C. Il s’échappa en 56 . Conduisant la guerre contre le
roi Hyrcan, il fut battu par Marc Antoine et signa la paix avec Cassius. Au début de la guerre contre Metellus Scipion, il fut capturé et mis à mort en 49.
ALEXANDRE : fils d’Eurysthée, tué par les athéniens.
ALEXANDRE : fils de Priam, désigné aussi sous le nom de Pâris.
ALEXANDRE Ier : roi de Macédoine, fils d’Amyntas Ier. Il régna de 500 à 462 av. J.-C. Il se soumit à Mardonios, puis à Xerxès qu’il suivit dans son
invasion de la Grèce. La veille de la bataille de Platée, il renseigna les généraux grecs sur le plan des Perses. Reconnu comme grec, il fut admis à concourir
aux jeux olympiques. Sa cour accueillit des poètes célèbres, dont Pindare.

Monnaie D'Alexandre I
ALEXANDRE II : roi de Macédoine, fils d’Amyntas II. Il régna à partir de 369 av. J.-C., secourut les Aleuades de Thessalie attaqués par Alexandre de
Phères, puis reçut l’aide de Pélopidas lors de la révolte menée par Ptolémée Aloritès. Il mourut assassiné en 367.
ALEXANDRE III LE GRAND : né à Péllia en 356 av. J.-C., fils de Philippe et d’Olympias. Il eut pour maîtres Léonidas et le courtisan Lysimaque
d’Acarnanie. À treize ans, il étudia sous la tutelle d’Aristote. Il sauva la vie de Philippe dans un combat contre les Triballes. Puis, en 338, il
remporta la bataille de Chéronée après avoir écrasé le bataillon sacré des Thébains.

Cartouche d'Alexandre
Ayant soumis les Grecs, les Thraces, les Antarianes, les Taulantes,
les Péoniens, les Gètes et les Celtes, et pris Thèbes, il reçut le titre de généralissime à Corinthe. Dès lors, il se prépara à guerroyer en Asie. En 334,
laissant le pouvoir à Antipater, il partit en expédition à la tête de 4 500 cavaliers et de 30 000 fantassins. Il battit d’abord les satrapes et leurs 40 000
hommes au Granique, puis détruisit l’oligarchie d’Éphèse et des villes ioniennes, prit Milet, Halicarnasse avant de soumettre la Carie, la Pisidie et de
trancher le nœud de Gordion en Phrygie.

Aristote instruisant Alexandre



Alexandre et Bucéphale Bataille d'Issos
Entrée triomphale d'Alexandre dans Babylone

L'empire d'Alexandre le Grand

Tombeau d'Alexandre le Grand à Istanbul
Ayant soumis la Cappadoce, il entra en Cilicie où son médecin Philippe le sauva d’une fièvre violente. Dans
la plaine d’Issos, il vainquit Darius et pénétra enfin en Syrie où il s’empara de Damas après avoir reçu des renforts de Grèce. Sidon, Tyr et Gaza
tombèrent entre ses mains. La route de l’Égypte était ouverte. Il soumit ce pays sans difficulté et y fonda Alexandrie. Devenu dieu par l’oracle
d’Ammon, il marcha à nouveau contre Darius et remporta la victoire décisive d’Arbelles ou de Gaugamèle en 331. Poursuivant sa marche au delà des
Portes Caspiennes, il s’engagea dans la Parthyène, la Bactriane, la Sogdiane où il battit Bessos et Spitamène. Ayant atteint le fleuve Iaxarte, il refoula les
Scythes (330-328) avant de s’abandonner aux mœurs corrompues de l’orient, dans l’ivresse et le jeu. Il fit périr tous ceux qui blâmaient ses
débauches : Parménion, Philotas, Clitos, Callisthène, et donna l’ordre d’égorger les populations vaincues. En 327, il reprit ses conquêtes et traversa
le Paropamisos, prit Mazaga, le rocher Aorne, Nyza, franchit l’Indus, triompha de Taxile et s’arrêta sur les rives de l’Hydaspe où il éleva douze autels
consacrés aux douze grands dieux de la Grèce. En 325, il parvint à l’embouchure de l’Indus ; là, il décida de rentrer en occident. À Babylone, il entreprit
d’organiser son nouvel empire, faisant construire des routes, rendant les fleuves navigables. Voulant montrer l’exemple, il prit pour épouses Statira, la fille
de son ennemi Darius, Parysatis, fille d’Ochos, et Roxane, fille d’un satrape. Il avait décidé de fondre tous les peuples en une seule nation et mit sur
pied une nouvelle armée pour soumettre le reste du monde. Mais une fièvre pernicieuse contractée lors d’orgies répétées l’empêcha de mener à bien ses
projets. Il mourut en juin 323 à l’âge de trente-deux ans. Son corps embaumé fut transféré à Memphis (Égypte) avant d’être emmené dans un
cercueil de verre à Alexandrie.
ALEXANDRE IV : surnommé Ægos. Fils d’Alexandre le Grand et de Roxane. Il naquit en 323 av. J.-C., peu de temps après la mort de son père.
Proclamé roi avec Philippe Arrhidée par l’armée macédonienne à Babylone, il eut pour tuteurs Perdiccas, Python, Antipater et Polysperchon. Cassandre
le fit mettre à mort avec sa mère en 310.

Cartouche d'Alexandre IV
ALEXANDRE V : troisième fils de Cassandre. Il disputa le trône de Macédoine à son frère Antipater de 297 à 294 av. J.-C. Il fut massacré avec toute sa
famille sur ordre de son ancien allié Démétrios Poliorcète.
ALEXANDRE Ier : roi d’Épire. Fils de Néoptolème et frère d’Olympias. Appelé par les Tarentins, il battit les Bruttiens et les Lucaniens. Après avoir
signé un traité d’amitié avec les romains, il mourut dans une bataille sur les bords de l’Achéron en 328 av. J.-C.
ALEXANDRE II : roi d’Épire. Fils de Pyrrhus. Il régna de 272 à 242 av. J.-C. Ayant envahi la Macédoine, il fut vaincu et chassé d’Épire par Démétris, fils
du roi Antigone. Il rentra dans son royaume avec l’appui des Acarnaniens. Il avait écrit un ouvrage sur la tactique militaire.
ALEXANDRE : fils de Lysimaque de Thrace et d’Amestris, reine d’Héraclée. Il tenta vainement de s’emparer de la Macédoine vers 278 av. J.-C.
ALEXANDRE : fils de Polysperchon. Son père le chargea d’enlever la Grèce à Cassandre, mais l’un de ses officiers l’assassina en 314 av. J.-C.
ALEXANDRE : tyran de Phères en Thessalie. Après avoir fait empoisonner son neveu Polydore en 369 av. J.-C., il régna avec cruauté. Il
combattit Pélopidas, commandant des Thébains, et fut vaincu à Cynoscéphales malgré la mort au combat de Pélopidas. Il devint alors pirate sur les
côtes de l’Attique et dans les Cyclades. Sa femme Thébé le fit assassiner par ses frères pendant qu’il dormait en 357 av. J.-C.
ALEXANDRE : surnommé Balas. Il se fit passer pour le fils d’Antiochos Épiphane, roi de Syrie, et obtint le soutien des Romains, de l’Égypte et de
tous les ennemis de Démétrios Soter qui fut tué en 150 av. J.-C. Proclamé roi, marié à Cléopâtre, fille de Ptolémée Philométor, il vécut dans la débauche
et provoqua un mécontentement général. Il mourut assassiné chez Zabdiel, chef arabe auprès duquel il s’était réfugié, en 146.
ALEXANDRE II : surnommé Zabinas ou esclave racheté. Fils d’un fripier d’Alexandrie, il se fit passer pour le fils d’Alexandre Balas avec l’aide de Ptolémée
Physcon, roi d’Égypte, et détrôna Démétrios Nicator, roi de Syrie, en 128 av. J.-C. Il eut à lutter contre Cléopâtre, veuve d’Alexandre Balas, et contre ses
fils Séleucos et Grypos. Ne voulant pas reconnaître la souveraineté de Ptolémée, son protecteur, il fut défait et chassé de Syrie par lui. Livré au roi d’Égypte,
il fut mis à mort en 122 av. J.-C.
Monnaie d'Alexandre II Zabinas
ALEXANDRE (SÉVÈRE) : empereur romain (222-235), né en 208 environ de notre ère en Phénicie, fils du consul Genesius Marcien et de Julia Mammaea.
Très jeune, il accompagne son cousin Élagabal à Rome. Tous deux furent adoptés par l’empereur Septime Sévère.

Arc d'Alexandre Sévère

Alexandre Sévère fait distribuer du blé lors d'une disette à Rome

Alexandre Sévère régna au début des invasions barbares
Devenu empereur (218), Élagabal adoptason cousin puis s’opposa à lui. Il tenta à plusieurs reprises de la faire assassiner, mais Alexandre fut sauvé
et protégé par les soldats. À la mort d’Élagabal (222),
assassiné par les prétoriens, Alexandre refusa les titres d’ »Antonin » et de « Grand ». Entouré de sages, tel Ulpien, il gouverna avec prudence et modération,
combattit avec succès les Perses, mais ne put jamais maintenir la discipline dans ses armées. En 235, pendant la guerre contre les Germains, ses légionnaires
poussés par Maximin le Thrace l’assassinèrent.
ALEXANDRE D’ÉTOLIE : savant de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie qui, au début du IIIe siècle av. J.-C., fut chargé d’éditer
et de conserver toutes
les œuvres tragiques et satiriques.
ALEXANDRE LE GRAND ET LES CELTES : ce fut au cours de sa campagne militaire dans les Balkans et sur le haut Danube en 335 avant notre
ère qu’Alexandre reçut une délégation celte. De cette entrevue nous est restée cette réplique des ambassadeurs : « Les Celtes ne
craignent rien dans le monde si ce n’est que le ciel ne s’écroule ».
ALEXANDRIE : ville fondée en 332 av. J.-C. par Alexandre le Grand. Capitale de l’Égypte à partir de Ptolémée Ier. Son rayonnement fut immense dès le
règne des premiers lagides et jusqu’à la conquête arabe à partir de laquelle elle déclina. Bâtie sur un isthme rocheux entre la mer et le lac Maréotis,
selon un plan géométrique avec rues à angle droit, elle devint très rapidement une cité commerciale cosmopolite où dominaient les communautés juive et grecque.
Son phare la rendit célèbre, mais plus encore le Musée et la Grande Bibliothèque où affluèrent toutes les célébrités du monde antique.


Théâtre romain à Alexandrie

Phare d'Alexandrie
ALEXANDROS : qui secourt les hommes. Surnom d’Héra. Son temple avait été élevé à Sicyone par Adraste.
ALEXIARÈS : fils d’Héraclès devenu dieu et d’Hébé. Frère d’Anicétos.
ALEXICACOS : qui détourne le mal. Surnom de Zeus ; surnom que les Athéniens, durant la guerre du Péloponnèse, donnèrent à Apollon, dont l’oracle leur avait
fourni les moyens de se débarrasser de la peste.
ALEXIDE : fille d’Amphiaraüs, de laquelle descendaient les Élasies, divinités auxquelles on attribuait le pouvoir de guérir l’épilepsie.
ALEXIRRHOÉ : amante de Dionysos dont elle eut un fils, Carmanor, tué à la chasse par un sanglier.
ALEXIRRHOÉ : nymphe, fille du fleuve Granique. Elle eut de Priam un fils nommé Æsacos.
ALEXIRRHOÉ : femme de Pan.
ALGIDUM : petite ville forte des pillards Éques au sud-est de Rome.
ALGOS : la douleur. Personnification des chagrins et des douleurs.
ALIACMON : fils de Palestinos et petit-fils de Poséidon. Il fut tué dans une bataille. À cette nouvelle, Palestinos se précipita dans le fleuve Conozos qui prit son
nom, et plus tard celui de Strymon.
ALICULA : manteau court attaché par une agrafe. Il était porté par les gens de la classe inférieure, tels que les pêcheurs.
ALIGER : « ailé ». Épithète latine des dieux ailés comme Mercure, les Amours, Cupidon.
ALIMENTATION : dans l’Antiquité égyptienne, il y avait une grande différence entre l’alimentation des fellahs et celle des dignitaires. Si les premiers se
nourissaient le plus souvent de petits pains, d’oignons, de pois chiches et de fèves arrosés de bière, les seconds accompagnaient leurs pains (il existait
une quinzaine de pains différents) de viande d’oie, de bœuf, de mouton, de chèvre, de pigeon et de porc. Une multitude de plats entouraient les viandes
et les poissons préparés avec des légumes, des sauces à l’ail et au miel. Les Égyptiens consommaient aussi beaucoup de fruits tels que melons, pastèques,
dattes, figues, raisins, et de nombreuses espèces inconnues dans l’ancienne Égypte firent leur apparition au temps des Grecs et des Romains : oranges,
bananes, citrons, pêches, pommes, mangues, noix et amandes. Vers 300-200 av. J.-C., le sucre entra dans la cuisine égyptienne.

Pain Pain Panier à biscuits Levure et levain

Pains Pain fourré Nourriture Pain troué

Vie quotidienne des paysans

Préparation de la bière
ALIPES : surnom de Mercure chez les poètes latins. Il signifie « celui qui a des ailes aux pieds ».
ALIPHÉROS : fils de Lycaon, fondateur d’Aliphère, ville d’Arcadie où Athéna était adorée.
ALIPILUS : esclave chargé de l’épilation.
ALISTRA : mère d’Ogygès et amante de Poséidon.
ALLECTUS : aventurier breton, lieutenant puis meurtrier de l’usurpateur Carausius, il prit le titre d’Auguste en 294. Constance Chlore envoya deux flottes
contre lui. Abandonné des siens, Allectus périt au combat en 297.
ALLIA (Fosso della Bettina) : bataille d’Italie en 386 av. J.-C. (selon d’autres sources, en 390). Elle opposa les Gaulois Sénonais de Brennus aux Romains.
Elle précéda la prise de la ville étrusque de Véies, l’attaque de Clusium et le sac de Rome. Die Alliensis resta un des jours néfastes dans le calendrier romain.
ALLOBROGES : peuple gaulois vivant près du lac de Genève, entre l’Isère et le Rhône. Les Allobroges se soumirent à Rome après leur défaite de
126 av. J.-C. contre Fabius Maximus.
ALLOCUTION : généralement, elle était prononcée par les généraux romains à leurs soldats.
ALMA : épithète qui signifie « celle qui donne et alimente la vie ». Les Romains l’ajoutaient aux noms des déesses telles que Vénus, Cybèle, Cérès…
ALMO : fleuve et dieu du Latium, père de la nymphe Lara. Les disciples de Cybère se purifiaient dans ses eaux.
ALMOPS : fils de Poséidon et d’Hellé. Géant qui donna son nom à la ville d’Almopie en Macédoine.
ALOADES : fils jumeaux de Poséidon et d’Iphimédie, et chefs mythiques des colonies thraces. Éphialtès, l’un d’eux, osa désirer Héra et Otos, son frère, se tourna
vers Artémis. Pour obtenir satisfaction, ils attaquèrent les dieux, entassant l’Ossa sur l’Olympe et le Pélion sur l’Ossa, afin d’escalader le ciel. Arès étant tombé entre
leurs mains, ils le tinrent en captivité pendant treize mois. Mais Éribée, marâtre des deux géants, indiqua le lieu de sa prison à Hermès qui l’en délivra par une ruse.
Selon Homère, ils furent tués par Apollon. Dans les enfers, ils étaient liés dos à dos à une colonne avec des serpents en guise de chaînes, tandis qu’un hibou
les tourmentait continuellement.
Artémis et les Aloades
ALOEUS : fils de Poséidon et de Canacé. Époux d’Iphimédie et père de Pancratis.
ALOEUS : fils du Soleil et de Circé, père d’Épopeus et frère d’Æétès. Il obtint du Soleil la contrée d’Asopie.
ALOPÉ : fille de Cercyon. Elle eut de Poséidon un fils qu’elle exposa. Une jument allaita l’enfant que des pâtres trouvèrent.
Une querelle s’éleva au sujet des riches vêtements de l’enfant, que chacun voulait s’approprier. Ils portèrent le débat devant Cercyon
qui reconnut l’enfant et condamna sa fille à la prison perpétuelle. À nouveau exposé, l’enfant reçut le nom d’Hippothoüs. Alopé fut
changée en fontaine par Poséidon.
ALOPIOS : fils d’Héraclès et de la Thespiade Antiope.
ALOROS : premier roi des Chaldéens.
ALOUETTE : sacrée pour les Gaulois, elle était la médiatrice entre les hommes et les dieux.
ALOUETTE (ALAUDA) : la légion de l’Alouette formée par Jules César était essentiellement composée de Gaulois ayant appartenu
à l’armée de Vercingétorix.
ALOUETTES : la légion des Alouettes formée par Jules César était essentiellement composée de Gaulois ayant appartenu à l’armée
de Vercingétorix.
ALPHABET DES ARBRES : cet alphabet druidique, appelé le Beth-Luis-Nion, joua un rôle essentiel dans les rites initiatiques et
divinatoires. Formé de treize consonnes et de cinq voyelles, il était associé aux arbres. Cet alphabet demeura vivace jusaqu’à la fin
du Moyen Âge en pays de Galles.
Beth b : B (le bouleau). Luis : L (le sorbier). Nion : N (le frêne). Fearn : F (l’aulne). Saille : S (le saule). Uath : H (l’aubépine). Duir :
D (le chêne). Tinne : T (le houx). Col : C (le noisetier). Muin : M (la vigne). Gort : G (le lierre). Pethboc : P (l’hièble). Ruis :
R (le sureau). Ailm : A (l’épicéa). Onn : O (l’ajonc). Ur : U (la bruyère). Eadda : E (le peuplier blanc). Idho : I (l’if).
ALPHÉE : fils d’Océan et de Téthys. Plusieurs traditions le concernent :
1/ Alphée désirait Artémis qui ne voulait pas de lui. Il essaya de la prendre par la
force. S’enfuyant avec ses nymphes jusqu’à Létrines en Élide, elle se barbouilla de
fange pour se rendre méconnaissable ;
2/ Alphée était un chasseur. Il s’éprit de la nymphe chasseresse Aréthuse et la poursuivit
jusque dans l’île d’Ortygie où elle fut changée en fontaine. Lui-même fut changé en
fleuve dont les eaux ne se mêlent pas à la mer qu’elles traversent pour s’unir à celles
d’Aréthuse ;

Alphée et Aréthuse
3/ Alphée était un descendant du Soleil. Il tua son frère Cercaphos. Poursuivi par les
Érinyes et poussé au désespoir, il se jeta dans le fleuve Nyctimos qui prit alors le nom
d’Alphée.

Diane et le fleuve Alphée
ALPHÉNOR : fils d’Amphion et de Niobé.
ALPHÉSIBÉE : épouse de Phénix et mère d’Adonis.
ALPHÉSIBÉE : fille de Bias et de Péro.
ALTELLUS : surnom de Romulus qui signifie « nourisson de la terre ».
ALTÈS : roi de Pédase, ville des Lélèges en Carie, et père de Laothoé, qui donna à Priam deux fils : Lycaon et Polydore.
ALTHÉE : fille de Thestios et d’Eurythémis, et femme d’Œnée, roi de Calydon. Méléagre fut le plus célèbre de ses enfants. Il
n’était âgé que de sept jours lorsque les Parques déclarèrent à Althée qu’il mourrait quand un tison, qui était alors dans le foyer,
serait consumé. Althée retira le tison et le conserva avec soin. Bien des années après, Méléagre tua les frères d’Althée. Elle jeta au
feu le tison qui se consuma, entraînant la mort de son fils. Althée se pendit de désespoir.

Althée
ALTHÉMÈNE : fils du roi de Crète Catrée. L’oracle ayant prédit qu’il serait le meurtrier de son père, Althémène quitta sa patrie
et se retira à Rhodes avec sa sœur Apémosyné. Sur cette île, il érigea un autel à Zeus Atabyrien. Catrée qui avait perdu tous ses
enfants, vint le chercher. En débarquant, pris pour un ennemi, il fut tué par son fils. Althémène, reconnaissant alors son père,
pria les dieux de lui ôter la vie. La terre s’ouvrit sous ses pieds et l’engloutit.
ALTHÉPOS : fils de Poséidon et de Léis. Ce fut sous son règne à Trézène que Poséidon et Athéna se disputèrent son pays.
ALTIOS : surnom de Zeus dont le temple s’élevait au milieu du bois sacré d’Altis, près d’Olympie. Près de ce temple, il y avait un autel
consacré à tous les dieux, le palais de Léonidas et l’atelier de Phidias, dans lequel le célèbre sculpteur exécuta la statue de Zeus.
ALVEARE : ruche d’abeilles. Faites de bandes de liège ou de fenouil cousues ensemble, de vannerie, de métal ou en poterie, les ruches
furent utilisées en grand nombre par les Romains, gros consommateurs de miel.

ALYCOS : fils de Scirrhon. Il aida Castor et Pollux à reprendre Hélène, retenue prisonnière dans Aphidnes. Thésée le tua.
ALYMNIOS : surnom d’Hermès, tiré de la ville d’Alymne dans le Péloponnèse.
ALYSIOS : surnom de Zeus et de Dionysos.
ALYZEUS : fils d’Icarios et frère de Pénélope et de Leucadios. Il régna ainsi que son frère en Acarnanie.
AMADA : temple de Basse-Nubie commencé sous le règne de Thoutmôsis III (1505-1450) et terminé sous celui de Séthi Ier (1312-1298).



Amada: Aménophis IIpurifié par Horus et Thot

Plan d'Amada
AMAÉTHON : roi du monde souterrain Annwn. Il enseigna la magie à Gwyddyon le Celte qui était une résurgence du dieu grec Hermès.
AMALTHÉE : chèvre qui nourrit de son lait Zeus, dans l’île de Crète. Reconnaissant, Zeus la plaça parmi les astres.
AMALTHÉE : nymphe qui nourrit Zeus de miel et de lait de chèvre. Son père était Océan ou Mélissée, roi de Crète, ou le roi Hémonios,
ou Olénos, ou le Soleil.
AMANDUS : général romain. Il se fit proclamer empereur en Gaule avec Aelianus en 285. Il mourut en combattant Maximien Hercule.
AMANUENSIS : esclave préposé à l’écriture des lettres dictées par son maître.
AMARACOS : serviteur chargé des parfums du roi Cinyras à Chypre. Il brisa des vases et se dessécha sous l’emprise de la douleur.
Pris de pitié, les dieux le changèrent en marjolaine.
AMARCOLITANUS : dieu gaulois au « large regard ». Il représentait la justice et la vérité.
AMARNA : village actuel situé près de la ville antique d’Akhétaton créée par le roi Akhénaton vers 1362 av. J.-C. Cette ville dura
aussi longtemps que vécut son roi hérétique (une quinzaine d’années). Le clergé d’Amon se chargea de détruire les temples d’Aton et la
population déserta la ville après la reconversion de Toutânkhamon.

Tombe de Meryé, grand prêtre d'Aton à Armana Lettre diplomatique envoyée à Akhétaton
Tablette cunéiforme akkadienne trouvée à Armana

Musiciens aveugles à Armana

Nefertiti et ses filles à Armana Restes d'une cour attenante au palais supposé de Nefertiti à Armana
AMARSYS : pilote qui conduisit Thésée en Crète pour combattre le minotaure.
AMARYNCÉE : fils d’Onésimaque, ou d’Alector et de Diogénie, ou de Pythios. Il se rendit en Élide où Augias l’appelait à son aide
contre Héraclès. Reconnaissant, Augias partagea son sceptre avec lui.
AMARYNTHOS : chasseur attaché à Artémis.
AMARYNTHOS : nom d’un chien d’Actéon.
AMARYSIA : surnom d’Artémis chez les Athmonéens et les Athéniens.
AMASIS : XXVIe dynastie. Chef des révoltés nationalistes en guerre contre Apriès et les Grecs, Amaris prit le pouvoir en 568 av. J.-C.
et s’allia avec Cyrène et Samos. Après avoir réorganisé le royaume d’Égypte, vivant dans la débauche, il ne put entraver la politique de
conquête des Perses et, six mois après sa mort en 526, l’Égypte tomba entre les mains de Cambyse. Il nous a laissé l’invention de la
déclaration obligatoire des revenus.


Amulette du roi Amasis
AMASTROS : ami de Persée, tué par Argos, fils de Phrixos.
AMATA : épouse du roi Latinus. D’après Virgile, elle avait fiancé sa fille Lavinie à Turnus et se pendit de désespoir quand cette dernière
épousa Énée.
AMATHÉE : nom d’une néréide.
AMATHUS : fils du roi Aerios. D’après Tacite, ce fut lui qui fonda le temple de Vénus à Amathonte.
AMATHUSE : mère de Cinyras.
AMATHUTIA ou AMATHUSIA : surnom de Vénus, adorée à Amathonte, ville de Chypre.
AMAZONES : femmes guerrières que les traditions font émigrer du Caucase vers l’île Lesbos, puis jusqu’en Béotie et en Attique. Sur
les rives du Thermodon, près du Pont-Euxin, et dans la Cappadoce, elles établirent un état dont la capitale devint Thémiscyre. Sous le
commandement d’une reine, elles n’admettaient aucun homme. Une fois par an, au printemps, elles s’unissaient aux Gargaréens qui
vivaient à leurs frontières. Les enfants mâles qui naissaient de ces unions étaient mis à mort ou renvoyés à leurs pères. Les filles étaient
élevées dans le but de guerroyer et de chasser. Pour les rendre plus efficaces au tir à l’arc, on leur enlevait la mamelle droite par le
fer ou le feu. Arès et Artémis étaient leurs dieux. Elles furent battues par Bellérophon en Lycie et menèrent une guerre sans merci aux princes
phrygiens. Hippolyte, l’une de leurs reines, fut tuée par Héraclès. Dans la guerre de Troie, elles s’allièrent aux troyens. Mais ce fut lors de
leur expédition contre l’île de Leucé, dans le Pont-Euxin, qu’elles subirent leur plus grand désastre après l’apparition d’Achille ; cette
apparition jeta l’épouvante parmi leurs chevaux qui les démontèrent et les piétinièrent.

Amazones à cheval

Les Amazones combattent les Grecs


Héraclès se battant contre deux amazones
AMAZONIOS : surnom d’Apollon à Pyrrha.
AMBIGAT : roi gaulois qui eut pour neveux Bellovésus et Ségovèse qui envahirent l’Italie, la Germanie et l’Illyrie au début du IVe siècle avant
notre ère.
AMBIORIX : Ier siècle av. J.-C. Roi des Barbares d’outre-Rhin et chef des Éburons, il mena la guerre contre Jules César. Après avoir vaincu
les tribuns Sabinus et Cotta, il pourchassa les légions de Quintus Cicéron. Battu par César qui arrivait au secours des siens, il disparut
avec ses troupes dans la forêt hercynienne qui s’étendait des Ardennes à la Bavière.


AMBIVIUM : route qui entourait une place.
AMBOLOGÈRA : qui retarde la vieillesse. Surnom d’Aphrodite à Sparte.
AMBRACIA : fille de Mélanée, roi des Dryopes , et petite-fille d’Apollon.
AMBRACIA : fille d’Augias.
AMBRACIE : ville d’Épire sur l’Aréthon, colonie de Corinthe. Vers 660 av. J.-C., elle devint la résidence de Pyrrhus, fut soumise par les
Étoliens avant d’être dépouillée de ses richesses par le consul Marcus Fulvius Nobilior.

A l'ouest de la carte: royaumes d'Epire et ville d'Ambracie

Golfe d'Ambracie
AMBRAX : fils de Thesprotos, roi d’Épire.
AMBRAX : fils de Dexamène et petit-fils d’Héraclès. Il régnait à Ambracie, quand Énée aborda à Actium.
AMBROISIE : nourriture d’un goût et d’un parfum exquis donnant l’immortalité à ceux qui la consommaient. Apollon s’en servit pour
préserver de la corruption le cadavre de Sarpédon, et Aphrodite pour guérir les blessures d’Énée.
AMBROSIA : fille d’Atlas et de Pléione, une des Hyades.
AMBROSIUS AURELIANUS : chef breton d’origine romaine. Il joua un rôle important dans la guerre contre les Saxons. Il mourut au combat
en 508.
AMBRYSSOS : héros qui donna son nom à Ambrysse, ville située au pied du Parnasse.
ÂME : sous l’ancienne Égypte, la notion de l’âme était très différente de celle que s’en font de nos jours les chrétiens et les musulmans. Il
existait même plusieurs âmes ou principes spirituels par individu. Vivant, l’Égyptien était animé par le Ka et l’Akh. Mort, l’Égyptien pouvait
voyager à son gré dans l’au-delà grâce au Ba ou Baï. Tous ces principes, associés à d’autres, tels que l’ombre et le nom, formaient une
âme complète qui reflétait la personnalité humaine.

La pesée de l'âme


Le tribunal du jugement de l'âme

Détails: 1-la balance. 2- Thot. 3- Anubis. 4- La Dévoreuse d'âmes. 5- le coeur. 6- La plume
ÂME : les Gaulois pendaient qu’elle était immortelle et évoluait au fur et à mesure de ses transmigrations. Ainsi l’âme du mort retrouvait un
corps nouveau après un temps plus ou moins long, subissant de nouvelles épreuves, accumulant de l’expérience et évoluant peu à peu vers
la perfection. Les âmes des disparus qui erraient en attendant de renaître revenaient sur les lieux de leur existence lors de la fête de Samain du
1er novembre.
AMELIUS : philosophe néoplatonicien du IIIe siècle. Né en Éturie, il alla s’établir à Apamée en Syrie. Disciple de Plotin, il écrivit une centaine de
traités.
AMÉNARDIS Ier ou AMÉNIRDIS : fille du roi Kashta de Napata au Soudan, elle fut épouse divine d’Amon vers 716-689 av. J.-C.

AMÉNARDIS II : fille du roi Taharqa (689-663), elle fut l’une des épouses divines d’Amon.
AMÉNEMHAB : berger d’Amon-Rê sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé dans la nécropole de Gournet Mourrayi, à
Thèbes.
AMÉNEMHAT : scribe et comptable du grain d’Amon, intendant du vizir sous le règne de Thoutmôsis III (1505-2450). Son tombeau est situé à Cheikh Abd
el-Gournah, à Thèbes.
AMÉNÉMONET : père divin de la maison d’Aménophis III sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé dans la nécropole
de Gourmet Mourrayi, à Thèbes.

Tombe d'Aménémonet
AMENHOTEP : fils de Hapou. Architecte d’Aménophis III qui, divinisé après sa mort, devint tardivement un dieu guérisseur sous les Ptolémées. Grand sage,
il rendait des oracles et composa des recueils de prophéties.
AMENHOTEP-SI-SE : deuxième prophète d’Amon sous le règne de Thoutmôsis IV (1425-1408). Son tombeau est situé dans la nécropole de Gournet Mourrayi,
à Thèbes.

Tombe d'Amenhotep-si-se
AMENMOSÉ : capitaine des troupes, représentant du roi dans le Double Pays de Retenou sous les règnes de Thoutmôsis III et d’Aménophis II, de 1500 à 1440.
Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, à Thèbes.


Tombe d'Amennosé
AMENMOSÉ : premier prophète d’Aménophis III dans l’Avant-Cour sous les règnes de Ramsès Ier et de Séthi Ier, entre 1314 et 1298 av. J.-C. Son tombeau est
situé à Drah Abou el-Neggah, à Thèbes.
AMÉNOPÉ : auteur d’un livre d’enseignements moraux.
AMÉNOPHIS : nom porté par plusieurs rois de la XVIIIe dynastie (1580-1314).
AMÉNOPHIS Ier : fils du roi Ahmôsis Ier et de la reine Ahmôsis Néfertari, il fut élevé au titre de dieu après sa mort. Il régna de 1557 à 1530 av. J.-C.

AMÉNOPHIS II : fils de Thoutmôsis III, il régna de 1450 à 1425. Grand guerrier, archer infaillible, rameur infatigable, il fut l’un des grands conquérants de
l’histoire égyptienne et étendit son royaume du Gebel Barkal à l’Euphrate après s’être allié au roi du Mitanni. Dans sa tombe, découverte en 1898 par Loret, on
retrouva d’autres momies royales, cachées pour faire échec aux pillards.


Aménophis II, détail de sa tombe.

Aménophis II, détail de sa tombe

Temple d'Aménophis II à Louxor
AMÉNOPHIS III : fils de Thoutmôsis IV et de la reine Moutémouia, il régna de 1408 à 1372. Son épouse Tiyi lui donna un fils qui devint Akhénaton. Son règne
marque l’apogée de l’Égypte. Constructeur du temple de Louxor, ce pharaon éclairé embellit celui de Karnak. Du grand temple qu’il fit édifier sur la rive gauche
du Nil, subsistent les colosses de Memnon. Les gros scarabées et les médailles commémoratives gravés au temps de ce roi nous ont laissé des témoignages
sur ses chasses fastueuses et la vie quotidienne au palais. Aménophis favorisa le monothéisme. Sous son règne, le dieu Aton prit de l’importance, vraisemblablement
du fait des interventions de la reine Tiyi et des princesses mitanniennes du harem.

Aménophis III sur son char
Aménophis III, les colosses de Memnon

Les colonnades d'Aménophis III à Karnak

Aménophis III et son épouse la reine Tiyi Bague de mariage d'Aménophis III
AMÉNOPHIS IV : voir AKHÉNATON.

AMENTUM :
1. Courroie fixée au centre de la hampe d’une lance qui servait à projeter l’arme.
2. Lanière qui servait à attacher les sandales au-dessus de la cheville.
AMESTRIOS : fils d’Héraclès et d’Éone, fille de Thespios.
AMILCAR ou HAMILCAR BARCA : la Foudre. Père d’Annibal (Hannibal). Il combattit pendant cinq ans avec succès les Romains en Sicile lors de la première
guerre punique, puis sauva Carthage dans la guerre des mercenaires. Prenant une partie de l’Espagne, _il fonda Barcino (Barcelone) et fut tué en combattant les
Vectones en 228 av. J.-C.
AMISODAROS : roi de Carie qui avait élevé la Chimère. Ses fils Atymnios et Maris furent tués devant Troie par les fils de Nestor.
AMMAS : nourrice d’Artémis.
AMMAS : surnom de Cybèle et de Déméter.
AMMÉNÉMÈS OU AMÉNÉMÈS : nom de quatre rois de la XIIe dynastie (1991-1790).
AMMÉNÉMÈS Ier : fondateur de la XIIe dynastie en 1991 av. J.-C., il régna jusqu’en 1962. De son règne, datent les œuvres Le Roman de Sinouhé et L’Enseignement
du roi Amménémès à son fils Sésostris. Il fit de Lishtn la capitale de l’Égypte et établit des relations commerciales avec Byblos. Vizir du roi Mentouhotep III, il
s’empara du pouvoir et passa toute son existence à rétablir l’autorité monarchique et à réorganiser l’administration. Il chassa les nomades pilleurs du delta,
puis, vieillissant, il associa son fils Sésostris Ier au trône. Il mourut assassiné, après avoir eu la vision de son meurtre perpétré par les gardes à la solde des femmes
du palais.

Amménémès I Sehetep-ib-Rê : Rê apaise le coeur

Pyramide d' AMMÉNÉMÈS Ier à Licht
AMMÉNÉMÈS II : fils de Sésostris Ier, il régna de 1929 à 1895. Le trésor de Tôd est contemporain de son règne et témoigne des bonnes relations que les
Égyptiens entretenaient avec les Syriens.

Amménémès II nobou-kaou-Rê : les bras de Rê sont d'or.
AMMÉNÉMÈS III : sixième roi de la XIIe dynastie, constructeur du labyrinthe, il régna de 1842 à 1797. On le considère comme le dernier grand pharaon du
Moyen Empire. Sous son gouvernement, l’Égypte prospéra, notamment après la mise en valeur de l’oasis du Fayoum. Considéré comme un bienfaiteur et élevé au
titre de dieu par le clergé, il sera adoré par le peuple jusqu’aux premiers siècles de notre ère.


Pyramide d'Amménémès III à Hawara

Bague d'Amménémès III
AMMÉNÉMÈS IV : sous son règne, de 1798 à 1790, l’Égypte perdit peu à peu de son prestige. Cinq ans après sa mort, sa dynastie décadente disparaîtra.
Amménémès IV Maâ-kherou- Rê Amménémès IV imen-om-hat Pyramùide Sud Pyramide Nord inachevée
Rê est juste Amon est en avant
AMMÉNÉMÈS V: Il est difficile de dater le règne de ce pharaon à une époque où l'Egypte entre dans une période politique troublée.
Il succède à Sekherrê Khoutaour. Ses dates de règnes varient selon les archéologues: 1796- 1793/ 1795-1791 / 1746-1743.
AMMÉNÉMÈS VI: fils d'Antef et petit-fils d'Amménémès V.Son règne varie selon les avis: 1788-1785 / 1783-1779 / 1730-1724. Il eut pour fifs Reniseneb.
AMMÉNÉMÈS VII: Il régna de 1769 à 1766.

AMMÉNÉMÈS : vers 1589 av. J.-C. Inventeur d’une nouvelle horloge à eau à graduation variable qui tenait compte des variations de longueur du temps entre le jour
et la nuit.
AMMON ou HAMMON : selon Diodore, roi de libye et père de Dionysos.
AMMON : fils de Cinyras et époux de Myrrha ; père d’Adonis.
AMMONIA : surnom sous lequel Héra était révérée en Élide.
AMMONIOS : grammairien grec, prêtre égyptien. Il se réfugia à Constantinople après la destruction des temples égyptiens en 389 ap. J.-C.. Il fut maître de l’historien Socrate. Il nous a laissé un Dictionnaire des synonymes.
AMMONIOS : fils d’Hermias, philosophe grec d’Alexandrie, disciple de Proclus à Athènes (480 ap. J.-C.). Il nous a laissé des commentaires sur Porphyre,
sur les Catégories d’Aristote, et des scholies sur la Métaphysique.
AMNISIADES : nymphes du fleuve Amnisos, en Crète.
AMŒMÉ : danaïde, épouse de Polydector.
AMON : à l’origine, dieu local de la ville de Thèbes, il fut promu au rang de divinité nationale lorsque Amménémès Ier fonda la XIIe dynastie en 1991 av. J.-C.
De caractère chtonien, lié au vent et au souffle, il s’apparente au dieu de la fécondité Min. Son nom signifie « cacher ». Impénétrable, intemporel, créateur de tous
les autres dieux, il exigeait des hommes l’exercice du Maât. Représenté comme un être humain, il porte quelquefois une tête de bélier. Mout est son épouse et
Khonsou son fils. Quand il devint le premier des dieux, des richesses inouïes s’accumulèrent dans ses temples. Véritable État dans l’État, le clergé d’Amon se
heurta plusieurs fois aux pharaons jusqu’à la rupture avec Akhénaton. Après cet épisode (1362-1354) tragique pour son culte, Amon n’exerça plus son pouvoir
absolu. Les autres dieux remontèrent dans l’estime des Égyptiens et un équilibre s’établit entre eux et le dieu national. La destruction de Thèbes en 664 av. J.-C.,
par les Assyriens, accéléra son déclin ; il fut supplanté par Osiris.

Mout et Amon
Amon à Karnak Amon-Min

Amon-Ra
AMONET : déesse thébaine qui portait la couronne blanche.

Amonet à Karnak
AMON-HER-KHOPECHEF ou KHEPECHEF : fils de Ramsès III (1194-1166), il mourut prématurément et fut inhumé dans la Vallée des Reines.

Tombeau de Amon-her-Khepechef
AMONOUSIRHAT : nom de la barque sacrée qui, au milieu de la saison de l’inondation, navigait sur le Nil entre Karnak et Louxor.
AMORGEN : poète celte irlandais, barde du roi Conchobar, père adoptif de Cuchulain. Selon la légende, il épousa Findchoem et vécut au XIIIe siècle avant
Jésus-Christ.
AMPELIUS (Lucius) : écrivain latin du IIIe siècle. On a retrouvé son Ciber Memorialis qui traite de science naturelle, d’histoire, de géographie et d’astronomie.
AMPÉLOS : un des suivants de Dionysos, fils d’un satyre et d’une nymphe, ou selon d’autres, fils du Soleil et de la Lune. Dionysos, après sa mort, le
parfuma d’ambroisie et le métamorphosa en vigne. Placé dans le ciel, il devint la constellation du vendangeur.
AMPHIALOS : Phéacien, fils de Polynéos, l’un des vainqueurs dans les jeux auxquels Ulysse prit part chez Alcinoüs.
AMPHIALOS : fils de Néoptolème et d’Andromaque.
AMPHIANAX : roi de Lycie, père de Sthénébée.
AMPHIANAX : fils d’Amphimaque et père d’Ætylos.
AMPHIARAÜS ou AMPHIARAOS : fils d’Oïclée, ou d’Apollon et d’Hypermnestre ; descendant des Mélampodides d’Argos ; époux d’Ériphyle et père d’Alcméon,
d’Amphiloque, d’Eurydice et de Démonassa. Célèbre devin et interprète des songes, il prévit l’issue fatale de la guerre de Thèbes et refusa d’y prendre part. Ayant
pris en haine Tydée, qui avait engagé les Argiens dans cette guerre, il lui apporta la tête de son ennemi Mélanippe. Tydée la brisa et en avala la cervelle. Athéna, qui
venait le guérir des blessures qu’il avait reçues au combat, en fut horrifiée et l’abandonna à son sort. À son tour, Amphiaraüs devait périr. Attaqué par le
Thébain Périclymène, il s’enfuit le long de l’Isménos. Sur ordre de Zeus, la terre s’entrouvrit et l’engloutit avec son char.

Départ de thèbes d' Amphiaraos
AMPHICTYON : fils de Deucalion et de Pyrrha, ou fils d’Hellen. Il épousa Cranaé, fille de Cranaos, auquel il ravit le sceptre qu’on lui arracha douze ans plus tard.
Il est considéré comme le fondateur de la ligue amphictyonique. Un temple lui fut consacré près d’Anthèle, au bord de l’Asopos, aux Thermopyles, où se tenaient
les assemblées de cette ligue composée de douze peuples.
AMPHICTYONIE : conseil religieux grec formé de représentants des villes. La plus célèbre des amphictyonies se réunissait à Delphes au printemps et à Anthèle près
des Thermopyles, en automne. Chaque peuple disposait de deux voix ; les députés s’appelaient pylagores ou hiéromnémons. Sparte et Athènes n’avaient qu’une voix chacune, leurs colonies avaient l’autre. C’était un tribunal d’arbitrage qui cherchait à tempérer les guerres entre Grecs. Cette assemblée entraîna plusieurs guerres
sacrées.
AMPHIDAMAS : père de Naupidamé et grand-père d’Augias.
AMPHIDAMAS : fils de Lycurgue et de Cléophilé père de Milanion et d’Antimaque. Lui et son frère Céphée furent au nombre des Argonautes. Hôte et ami de Molos,
il lui donna le casque d’Amyntor. Ce casque fut plus tard porté par Mérion au siège de Troie.
AMPHIDAMAS : roi de Chalcis, en Eubée, tué dans un combat contre les Érythréens. À sa mort, ses fils donnèrent des jeux au cours desquels Hésiode gagna un
trépied.
AMPHIDICOS : Thébain qui, dans la guerre des sept chefs, tua Parthénopée(d’après Apollodore).
AMPHIÉTÈS : qui revient tous les ans surnom de Dionysos.
AMPHIGYÉIS : le boiteux. Surnom d’Héphaïstos.
AMPHILOGIES : les contestations personnifiées. Filles d’Éris.
AMPHILOQUE : Argien, fils d’Amphiaraüs et d’Ériphyle. Il était devin. Il prit part à la guerre des Épigones, puis se rendit au siège de Troie. À son retour, il fonda
avec le devin Mopsos la ville de Mallos en Cilicie. Mopsos ayant refusé d’en partager la souveraineté, ils se défièrent en combat singulier et s’entretuèrent.
AMPHIMALLUM : étoffe de laine épaisse employée pour la confection des vêtements d’hiver. Elle fit son apparition sous l’Empire.
AMPHIMAQUE : fils d’Électryon, roi de Mycènes, et d’Anaxo. Il périt avec ses frères lors d’un combat contre les fils de Ptérélaüs, ravisseurs du bétail d’Électryon.
AMPHIMAQUE : fils de Ctéatos et de Théronice, prétendant d’Hélène et l’un des quatre chefs des Épéens au siège de Troie. Il fut tué par Hector.
AMPHIMAQUE : fils de Polyxénos ; son père lui donna ce nom par amitié pour Amphimaque, fils de Ctéatos.
AMPHIMAQUE : fils de Nomion. Il conduisit avec son frère Nastès une troupe de Cariens au secours de Troie et parut au combat richement vêtu et tout brillant
d’or. Achille le précipita dans le Scamandre.
AMPHIMAROS : fils de Poséidon. Époux d’Uranie avec qui il eut Linos.
AMPHIMÉDON : fils de Mélanthée, un des prétendant de Pénélope, tué par Télémaque. Agamemnon, qui avait été autrefois son hôte, reconnut son ombre dans les
enfers et lui adressa la parole.
AMPHIMÉDON : libyen, partisan de Phinée, tué aux noces de persée.
AMPHINOMÉ : épouse d’Éson et mère de Jason. Son époux et son fils Promachos ayant été mis à mort par pélias, elle se rendit chez l’assassin de sa famille
qu’elle maudit avant de se plonger un glaive dans la poitrine.
AMPHINOMÉ : fille de Pélias. Jason la donna pour épouse à Andrémon.
AMPHINOMÉ : fille de Nérée et de Doris.
AMPHINOMOS : fils de Nisos. Prétendant de Pénélope, il fut tué par Télémaque.
AMPHION : roi d’Orchomène, fils d’Iasos, époux de Perséphone et père de Chloris.
AMPHION : un des chefs épéens dans la guerre de Troie.
AMPHION : fils de Zeus et de la thébaine Antiope, frère de Zéthos et roi de Thèbes. D’après Hygin, le roi de Sicyone aurait abusé Antiope alors qu’elle était la
femme de Lycos. Zeus la séduisit à son tour. Dircé, la seconde épouse si jalouse de Lycos, la fit enchaîner. Zeus la délivra et la transporta sur le mont Cithéron où
elle mit au monde deux enfants. Suivant une autre tradition, Antiope encore jeune fille fut séduite par Zeus et fuyant la colère de son père Nyctée, elle se réfugia
chez Épopeus qui la prit pour femme. Ce dernier fut tué par Lycos, frère de Nyctée qui entre-temps s’était donné la mort. Ramenée en Béotie, Antiope mit au monde
deux fils : Amphion et Zéthos. Lycos fut tué par eux. S’étant emparés du sceptre de Thèbes, ils entourèrent la ville de remparts grâce à la magie de la lyre d’Amphion :
les pierres venaient se placer d’elles-mêmes. De son épouse Niobé, fille de Tantale, Amphion eut quatorze enfants qui furent tués par Apollon et Artémis.

Amphion jouant de la lyre Amphion et Zéthos
AMPHION : fils d’Hypérasios et frère d’Astérios. Il fut l’un des Argonautes.
AMPHIOS : fils de Sélagos de Pæsos et allié des troyens. Ajax le tua.
AMPHIOS : fils du devin Mérops et frère d’Adraste. Il périt au siège de Troie avec son frère.
AMPHIPROSTYLE : temple doté d’un portique ouvert s’avançant au-delà des deux extrémités des bâtiments.

Amphiprostyle et double prostyle
AMPHIPYROS : celle qui porte une torche dans chaque main. Surnom d’Artémis ou d’Hécate.
AMPHIRO : une des Océanides.
AMPHISSA : fille de Macarée. Elle fut aimée d’Apollon. Elle donna son nom à la ville d’Amphissa, en Locride.
AMPHISSOS : fils d’Apollon et de Dryope, fondateur de la ville d’Œta. Il y érigea un temple en l’honneur d’Apollon et un autre en l’honneur des nymphes. L’accès
de ce dernier était interdit aux femmes.
AMPHITAPOS : étoffe de laine fine employée pour la confection des vêtements d’hiver.
AMPHISTRATE : conducteur du char des Dioscures et prince des Laconiens à Héniochie.
AMPHITHÉÂTRE : édifice dans lequel se produisaient les gladiateurs et où étaient donnés des spectacles. On distinguait trois parties principales : l’arène de terre
battue recouverte de sable destinée aux combattants, le podium réservé aux personnalités et les gradins qui formaient des cercles concentriques de pierre sur
lesquels s’asseyaient les spectateurs. Ces derniers entraient et sortaient par des vomitoires percés dans l’épaisseur des murs.

Epidaure Nîmes

Flavien Aphrodisius turquie

Bosra Syrie
AMPHITHÉE : femme de Lycurgue, roi de Némée.
AMPHITHÉE : fille de Pronax et femme d’Adraste.
AMPHITHÉE : femme d’Autolycos et aïeule d’Ulysse.
AMPHITHÉMIS : fils d’Apollon Lycorios et d’Acacallis. Il eut deux fils d’une nymphe Tritonide, Nasamon et Caphauros.
AMPHITHOÉ : une des Néréides.
AMPHITRITE : néréide. Déesse de la mer. Tardivement, on en fit l’épouse de Poséidon. Ce dernier l’ayant demandée en mariage, elle s’enfuit par pudeur chez Atlas,
mais elle fut ramenée à Poséidon par un dauphin. Jalouse de Scylla, elle jeta des herbes enchantées dans la source où sa rivale se baignait. Scylla y fut métamorphosée
en un monstre à six têtes et à douze pieds. Amphitrite donna trois enfants à Poséidon : Triton, Rhodé et Benthésicymé.


Le triomphe de Neptune et d'Amphitrite
Neptune et Amphitrite Neptune et Amphitrite
AMPHITRYON : fils du roi de Tirynthe Alcée et d’Hipponomé, petit-fils de Persée. Électryon son oncle, roi de Mycènes, ayant été attaqué par les fils de Ptérélaüs,
qui, à la tête des Taphiens, pillèrent son royaume, tuèrent ses fils et enlevèrent ses bœufs, Amphitryon vint à son secours et ramena les troupeaux.
Électryon, reconnaissant, lui donna en mariage sa fille Alcmène. Cependant, une querelle éclata entre eux. Amphitryon, qui voulait une part des troupeaux, tua
Électryon et s’enfuit avec Alcmène chez Créon, à Thèbes. Alcmène désirait venger la mort de ses frères en déclarant la guerre à Ptérélaüs et à ses fils. Créon
accepta à condition qu’Amphitryon délivre le pays d’un renard féroce. Amphitryon parvint à tuer le renard, puis à la tête des Béotiens, des Locriens et des Phocéens
entra en guerre contre les Taphiens. Le succès de cette campagne fut assuré par la trahison de Comætho, la fille de Ptérélaüs, qui s’était prise d’amour pour
Amphitryon. Elle coupa sur la tête de son père le cheveu d’or auquel la vie était attachée.

AMPHORE : récipient de poterie avec deux anses. Il se terminait en pointe. Ainsi on pouvait l’enfoncer dans le sol pour le maintenir droit. L’amphore contenait presque essentiellement du vin ou de l’huile.

Amphore à saumure

Amphore à huile Amphore à vinaigre Amphores à vin

Amphores attiques

Amphore bettique

Amphores à Bodrum, Turquie Amphore grecque
AMPHOTÉROS : troyen tué par Patrocle.
AMPHOTÉROS : fils d’Alcméon et de Callirrhoé, et frère d’Acarnas.
AMPULLA OLEARIA : fiole d’huile destinée aux bains.

AMPULLA RUBIDA : flacon recouvert de cuir.
AMPULLARIUS : ouvrier qui recouvrait les bouteilles de cuir.
AMPYCOS : fils de Pélias et père du devin Mopsos.
AMPYCOS : père d’Idmon.
AMPYCOS : fils de Japet, aède et prêtre de Déméter, tué par Pettalos aux noces de Persée.
AMPYX : partisan de Phinée, qui fut pétrifié par la tête de Gorgone aux noces de Persée.
AMPYX : Lapithe, qui, aux noces de Pirithoüs, tua le centaure Oéclos.
AMSET : un des quatre fils d’Horus, protecteur des organes momifiés. Sur les vases canopês, il est représenté avec une tête d'homme.
AMULETTES : en or, argent, bronze, turquoise, agate, lapis-lazuli, porphyre, granit…, elles apportaient protections et bienfaits aux morts et aux vivants. Les uns
et les autres les portaient en collier autour du cou ou sous les vêtements. Elles reproduisaient les symboles des dieux, les animaux sacrés, les hiéroglyphes magiques.
Les plus puissants étaient le scarabée, le djed, le nœud d’Isis et l’œil oudjat. Cependant les Égyptiens ne négligeaient pas les vertus des effigies grotesques de Bès
et de Thouéris pour protéger les femmes enceintes ou les rendre fécondes, du nœud de roseaux contre les maux de gorge et des queues d’oignons tressées,
efficaces dans les cas de fièvres. Au fil des siècles, les amulettes se multiplièrent avec l’essor de la magie et de la sorcellerie. À la fin du Bas-Empire, leur utilisation
était liée aux actes des médecins indigènes, grecs ou juifs, aux actions des hommes politiques et à la vie quotidienne des soldats et des paysans. De ce temps où
sciences et superstitions marchaient de pair, nous avons gardé un goût prononcé pour le symbolisme, l’alchimie et les sciences parallèles.

Amulette de Toutânkhamon Amulette dite "des deux maîtresses" du roi

Amulette en forme de coeur
AMUSSIUM : tablette de marbre semblable à un cadran solaire. Elle indiquait la direction des vents.
AMYCLA : fille d’Amphion et de Niobé.
AMYCLÆOS : Amycléen surnom d’Apollon, de Castor et de Pollux.
AMYCLAS : roi de Laconie, fils de Lacédémon et de Sparté, petit-fils de Zeus et frère d’Eurydice. De son épouse Diomédé, il eut Argalos, Cynortas,
Hyacinthe et Laodamie.
AMYCLAS : père de Daphné, selon Diodore.
AMYCLÉE : père de Cyparisse.
AMYCOS : fils de Poséidon et de Bithynis ou de la nymphe bithynienne Mélio, frère de Mygdon et roi des Bébryces en Bithynie. Fier de sa taille gigantesque et
de sa force, Amycos provoquait au combat tous les étrangers qui abordaient la côte et les tuaient. À l’arrivée des Argonautes, il défia Pollux qui le tua.

Supplice d'Amykos
AMYCOS : centaure, fils d’Ophion. Aux noces de Pirithoüs, il tua le Lapithe Céladon et fut tué à son tour par Bélatès.
AMYCOS : troyen, époux de Théano et père de Mimas.
AMYCOS : fils de Priam ; frère de Diorès et compagnon d’Énée. Il fut tué par Turnus.
AMYMONÉ : une des Danaïdes, épouse d’Encelade, qu’elle tua la nuit de ses noces. Poséidon la délivra d’un satyre qui l’importunait et lui montra la source de
Lerne pour délivrer son pays de la sécheresse. De ses amours avec Poséidon, elle eut Nauplios.
AMYNTAS : intendant du palais sous Ptolémée II Philadelphe (282-246). Il fut mêlé malgré lui à une affaire de vol d’objets royaux et condamné à mort.
AMYNTAS : dernier roi libre des Gaulois Galates en Asie. À sa mort e, 25 av. J.-C., son royaume devint province romaine.
AMYNTAS Ier : roi de Macédoine de 507 à 480 av. J.-C. Il s’allia aux Perses qui attaquaient la Grèce.
AMYNTAS II : fils de Philippe et petit-fils d’Alexandre Ier. Il disputa le trône à son oncle Perdiccas vers 428 av. J.-C.
AMYNTAS III : petit-fils d’Amyntas II. Il régna de 392 à 368 av. J.-C. Il lutta contre son rival Argée, puis contre les Olynthiens. Après s’être allié aux Athéniens, il
rétablit l’ordre dans son royaume.
AMYNTOR : fils du Thessalien Orménos, époux de Cléobulé, père de Phénix, de Crantor, d’Évémon et d’Astydamie. Suivant Homère, il habitait Éléon.
Autolycos l’attaqua et lui enleva le célèbre casque de Mérion. Suivant Apollodore, il était roi d’Orménion, en Magnésie thessalienne. Héraclès, lors de son
expédition contre les Dryopes, lui demanda le passage et, sur son refus, le tua.
AMYROS : fils de Poséidon et l’un des Argonautes.
AMYTHAON : Éolide, fils de Créthée et de Tyro, frère d’Éson et de Phérès. Il épousa Idoméné, dont il eut deux fils, Bias et Mélampe, et une fille, Æolia. Il fonda
la ville de pylos en Messénie et se rendit avec les autres descendants de Créthée auprès de Pélias, à Iolcos, pour réclamer le sceptre en faveur de Jason.
ANA : déesse gauloise, sœur du dieu Bélus ou Bélénos, elle était associée à la lune et au destin. Proche des déesses Minerve et Thémis, on la fêtait le 15 mars.
ANABÉSINÉOS : noble phéacien qui prit part aux jeux équestres, chez Alcinoüs.
ANACHARSIS : sage de la Scythie qui se rendit à Athènes vers 590 av. J.-C. Il devint l’ami de Solon, visita la Grèce et retourna dans sa patrie où il voulut introduire
les mystères de Cybèle qu’il avait admirés à Cyzique. Opposé à ses idées, son frère, le roi Saulios, le tua.
ANACRÉON : poète lyrique de Téos en Ionie (560-475 av. J.-C). Ami de Polycrate, le tyran de Samos, il fut accueilli avec honneur par Hipparque à Athènes où il
retrouva Simonide de Céos, puis il retourna à Téos. La révolte de l’Ionie le força à se retirer à Abdère. Il mourut étranglé par un pépin de raisin. Anacréon a célébré les Muses, Dionysos et l’Amour. Il nous a laissé des odes et des épigrammes
La nature a donné aux taureaux des cornes, aux coursiers de durs sabots, aux lièvres la légèreté,
aux lions un gouffre armé de dents, aux poissons les nageoires, aux oiseaux les ailes, aux hommes la prudence.
Il ne restait rien pour les femmes. Que leur donna-t-elle donc ? La beauté, qui leur sert à la fois de glaive et de bouclier :
celle qui est belle triomphe du fer et du feu. (ode sur les femmes)
Le front couronné de roses, buvons avec une douce gaieté ! Une jeune fille aux pieds délicats, portant un thyrse, qui frémit,
enlacé dans le lierre, danse au son du luth ; près d'elle, un jeune homme à la belle chevelure, à l'haleine parfumée,
marie aux accords de la lyre les chants d'une voix mélodieuse. L'Amour aux cheveux dorés, le r