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AGLAOPÉ : une des sirènes. Celle au beau visage.

 

                       

 

                                               

 

AGLAOPÈS : le rayonnant. Épithète que les Doriens donnaient à Asclépios.

 

AGLAOPHÉMÉ : une des sirènes.

 

                           

                                 Aglaophémé et ses soeurs abordent le navire d'Ulysse.               

 

AGNIOS : père du pilote des Argonautes, Tiphys.

 

AGNOMAN : selon la légende, ce Grec aurait été le père de Némed, chef de la seconde vague d’envahisseurs de l’Irlande.

 

AGOLUM : long bâton destiné à pousser les bêtes domestiques (genre de houlette).

 

                                   

 

AGON : dieu tutélaire des luttes gymniques. Sa statue était dressée à Olympie.

 

AGONALES : fêtes de la prospérité et des affaires célébrées trois fois par an à Rome.

 

AGONIUS : dieu des affaires et des actes juridiques.

 

AGONOTHÈTA : président des jeux publics en Grèce. Il proclamait les vainqueurs et distribuait les prix.

 

AGRA : chienne d’Actéon.

 

AGRÆOS, AGRÆA : chasseur, chasseresse. Surnoms d’Apollon et d’Artémis.

 

AGRAIRES (lois) : ces lois eurent pour but de faire restituer les terres aux paysans pauvres. Les principales furent promulguées par le consul Spurius Cassius

(486 av. J.-C.), Licinius Stolon (368 av. J.-C.), Caius Nepos Flaminius (232), Tiberius Sempronius Gracchus (133 av. J.-C.), Caius Sempronius Gracchus

(123-121 av. J.-C.),

et son frère, Publius Servilius Rullus (63 av. J.-C.). À ces lois importantes, il faut ajouter la loi Flavia (60) et la loi Julian (56).

 

AGRAULOS : fille d’Actæos, premier roi d’Athènes. Épouse de Cécrops, elle eut avec lui un fils nommé Érysichthon et trois filles : Agraulos, Hersé et Pandrosos.

 

AGRAULOS : fille de la précédente, amante d’Arès, mère d’Alcippe (Halirrhothios, fils de Poséidon, voulant prendre celle-ci de force, fut surpris et tué par Arès).

Athéna lui confia, ainsi qu’à ses sœurs, un coffre dans lequel se trouvait Érichthonios, avec défense expresse de l’ouvrir. Mais Agraulos et Hersé désobéirent.

Une corneille

les ayant trahies auprès de la déesse, elles furent frappées de frénésie et se précipitèrent dans la mer. Selon la version d’Ovide, Athéna, pour se venger, inspira à

Agraulos une passion violente pour Hermès.

 

                                                               

                                                                             Agraulos et Hermès

 

 Ce dernier la changea en pierre parce qu’elle s’opposait à ce qu’il vît sa sœur Hersé. Selon Hérodote, Agraulos se sacrifia pour mettre fin à une longue guerre.

On lui érigea un temple dans lequel les jeunes guerriers devaient jurer de combattre pour la patrie jusqu’à la mort.

 

AGRIANES : peuple de la Thrace. Ils furent soumis par Philippe de Macédoine et lui fournirent une cavalerie légère.

 

AGRIANOME : fille de Persée et mère d’Oïlée qu’elle eut de Léodacos.

 

AGRIASPES : peuple de la Drangiane. Ils aidèrent Cyrus contre les Scythes, puis furent soumis par Alexandre.

 

AGRICOLA (CNAEUS JULIUS) : né à Forum Julii (Fréjus) vers 38 ap. J.-C., il fit ses études à Massalia (Marseille) et devint successivement questeur, tribun,

gouverneur d’Aquitaine, puis consul sous Vespasien, qui le chargea de soumettre la Bretagne (77-84). Il y parvint presque totalement en battant un à un les peuples

celtes.

 

                                                                   

 

 Pendant cette campagne, pour la première fois, une flotte romaine fit le tour de l’île. L’empereur Domitien, jaloux de ses succès, le rappela et le fit

probablement empoisonner en 85.

 

AGRICULTURE : favorisée par les crues du Nil et des terres d’une fertilité exceptionnelle, elle se développa à partir du Néoliythique. Dès l’Ancien Empire, elle

fut planifiée par les fonctionnaires et devint indispensable lors des échanges commerciaux avec les nations voisines de l’Égypte. Toutefois les paysans eurent toujours

un statut proche de l’esclavage. Dernier échelon dans une société très hiérarchisée, ils travaillaient pour remplir les greniers du pharaon et des temples, mais, malgré

 la richesse du sol, ils subirent des périodes de famines dues aux bouleversements politiques, à la voracité des hippopotames et des sauterelles ou au niveau trop bas

du Nil lors des inondations. L’araire et le hoyau étaient les outils du fellah cultivant les céréales, le lin, les courges, les fèves, les lentilles, les pois chiches, les oignons,

les concombres, les salades, et entretenant les vergers qui donnaient figues, raisins, dattes, grenades et olives. Les fleurs étaient largement cultivées pour

l’embellissement des temples et des palais, en particulier les chrysanthèmes, les bleuets et les mandragores dont on cueillait les baies pour les offrir en gage d’amour.

 

AGRIMENSORES : arpenteurs romains qui formaient un collège dépendant de l’État sous l’Empire. L’agrimensor avait le titre de prêtre et de géomètre.

Il vérifiait les partages des propriétés privées et les transformations du domaine public en procédant à un rituel mystérieux qui rendait le bien sacré.

 

AGRIODOS : chien d’Actéon.

 

AGRIONIOS : le sauvage surnom de Dionysos à Orchomène.

 

                          

                                                                 Agrionos et Hermès                              

 

AGRIOS : le sauvage. Épithète d’Apollon, de Dionysos et de Pan.

 

AGRIOS : géant tué par les Parques.

 

                          

                                                                      Agrios, la gigantomachie

 

AGRIOS : fils de Porthaon et d’Euryte, frère d’Œnée. Ses fils arrachèrent le sceptre des mains d’Œnée et le lui remirent. Pour ce forfait, Diomède d’Argos les tua

tous, à l’exception de Thersite et d’Oncheste.

 

AGRIOS : fils d’Ulysse et de Circé, frère de Latinus. Il régna sur les îles les plus éloignées de la mer Tyrrhénienne.

 

AGRIPPA (MARCUS VIPSANIUS) : né en 64 av. J.-C., il fut élevé par Octave (le futur empereur Auguste) et devint son général.

 

               

 

                                                     

 

Ayant remporté les victoires navales de Nauloque et d’Actium, il servit l’empereur et embellit Rome de nombreux monuments, dont le Panthéon. Répudiant

sa seconde épouse, Marcella, il épousa la fille d’Auguste, Julia, entrant ainsi dans la famille impériale. Il combattit ensuite les Germains, les Cantabres et

les Pannoniens puis mourut en Campanie en 12 av. J.-C. d’une crise cardiaque.

 

                                                                                     Procession impériale, Agrippa et sa famille

 

 

AGRIPPINE L’AÎNEE : fille de Vipsanius Agrippa et de Julia (née en 14 av. J.-C.), elle épousa Germanicus et l’accompagna dans ses campagnes militaires en

Germanie et en Orient. Tibère la relégua dans l’île de Pandataria où elle mourut de faim en 33 ap. J.-C. Mère ce Caligula et d’Agrippine la Jeune.

 

AGRIS (CASQUE D’) : découvert en 1981, ce casque gaulois en or, bronze et argent date du IVe siècle avant notre ère. Il était dans une grotte du sud-ouest

 de la France, attestant de l’expansion des Celtes dans la Charente.

 

                                    

 

 

AGRON : fils d’Eumèle. Il naquit sur l’île de Cos. Il ne révérait que la terre. Il outragea Athéna, Artémis et Hermès, refusant d’assister à leurs fêtes. Pour se venger,

 les trois divinités le métamorphosèrent en oiseaux ainsi que ses sœurs.

 

AGROSTINAE : les chasseresses. Ce mot désignait les nymphes des montagnes.

 

AGYIEUS : qui se tient devant les portes. Épithète d’Apollon, dieu tutélaire des places publiques et des rues de Mycènes et d’ailleurs.

 

AGYRTÈS : partisan de Phinée. Il fut tué aux noces de Persée.

 

AHA : génie. Sous le Moyen Empire, cet ancêtre de Bès protégeait les femmes enceintes et les enfants. Prénom signifiant le combattant.

 

AHA: Aha est peut-être le premier roi de la première dynastie égyptienne.

 

      Horus-Aha, le guerrier, le combattant 

                

                                                  Fragment du Horus-Aha

 

 

AHENOBARBUS : voir DOMITIUS.

 

AHENUM : grosse marmite pour faire chauffer l’eau.

 

                                         

 

AHHOTEP I OU AAHHOTEP : reine d’Égypte, grande épouse royale de Sékenenrê Tao I, mère du libérateur de l’Égypte Ahmôsis, elle exerça la régence à Thèbes

vers 1578 av. J.-C. Fille de Nubkheperre . XXII dynastie.

 

                                         

                                                                Barque trouvée dans la tombe d'Ahhotep

 

 

AHHOTEP II: 1540-1515. Reine d'Egypte, épouse de Tao II Seqenenré Djehutio, fils de Sekhemre-Wahkhau Rahotep Snakhtenré

et de la princesseTétishen.

                                                             

                                                                                                               Bracelet de la reine Ahhotep II  

 

                                                                        

AHHOTEP : première épouse de Sénenmout, favori de la reine Hatschepsout (1505-1484).

 

AHIMAAÇ : signifie Le frère est conseil aux environs de l’an 1000 av. J.-C.. Trois personnages portent ce nom :

1.     Le père d’Ahinoam, épouse du roi Saül.

2.     Le fils du grand prêtre Sadoq assurant la liaison entre le vieux roi et ses amis secrets demeurée à Jérusalem.

3.     Un des douze préfets. Chacun étant chargé par Salomon de prélever dans une des douze circonscriptions du royaume

de quoi subvenir à l’entretien de la maison durant un mois.

 

AHIMÈLEK : signifie le Roi (Dieu) est le frère. Nom donné à deux personnages.

1.     Arrière-petit fils du prêtre Éli, petit fils de Pinhas, fils d’Ahitarb. Prêtre lui-même, il réside à Nob près de Jérusalem.

C’est à cet endroit qu’il assiste David , menacé par la haine meurtrière du roi Saül. Ahimèlek le nourrit ainsi que ses serviteurs

 du pain de proposition consacré à Yavhé et réservé aux prêtre et livites. David est également armé par lui du glaive qu’il

a pris à Gollath et qu’il a déposé dans le sanctuaire vide de l’Arche d’alliance.

2.     Un des compagnons de David proscrit, d’origine hittite.

 

AHINOAM : signifie Le frère est aimable. Deux femmes portent ce nom :

1.     L’épouse du roi Saül.

2.     La troisième épouse de David.

 

AHIRAM : roi de Byblos et féal de Ramsès II, vers 1280-1260. De ce souverain dépendait l’exploitation des forêts qui permettait

 la fabrication des cercueils, des mâts, des barques sacrées et de la résine égyptienne.

 

            

                                                                                                   Sarcophage d'Ahiram

 

 

AHMÈS : flabellifère du roi Akhénaton (1372-1354). Son tombeau se trouve dans la nécropole de Tell el-Amarna.

 

AHMÈS-NERFERTARI ou AHMÔSIS NÉFERTARI : 1570-1535) Fille du roi Séqénenrê Tao II, épouse du roi Ahmôsis 

elle est une des figures féminines dominantes de l'histoire de l'Egypte ancienne.

 

            

  

                                     

 

Issue de la famille régnante qui libéra l'Egypte des envahisseurs Hyksos, elle prend la relève de deux autres reines célèbres:

 sa grand-mère Tétishery et sa mère Ahhotep Ière mais sa popularité dépassera la leur. La reine et Amenhotep I furent divinisés.

Protecteurs de la ville de Thèbes, leurs images seront reproduites dans lestombes des nobles et Ahmès-Nerfertari sera surtout vénérée

à Deir el-Médineh en étantassimilée à Isis et Hathor. Elle sera à l'origine d'un très grand nombre de construction.

 

                                                                        

                                                                                     Momie de la reine Hamès-Nerfertari

 

 

Son nom apparait sur de nombreux monuments à Tura. Elle exercera pour la première fois dans l'histoire de l'Egypte la fonction

d'Epouse du dieu Amon.

 

 

AHMÔSIS : chef des nautoniers. Il prit la forteresse d’Avaris aux Hyksôs vers 1586 av. J.-C., sous le règne du roi Ahmôsis Ier,

 fondateur de la XVIIIe dynastie (1580-1558). Il mourut vers 1535, sous le règne de Thoutmôsis Ier. Son tombeau se trouve dans la

nécropole d’El-Kab.

 

AHMÔSIS :(1580-1558) nom de plusieurs rois et reines. Ahmôsis Ier, le plus connu d’entre eux, fut le fondateur de la XVIIIe

dynastie en 1580, date qui ouvre la période du Nouvel Empire. Il chassa définitivement les Hyksôs repliés dans la ville d’Avaris après

avoir pris Silé à l’est du delta du Nil.

 

                                           

                   

                                                                                     Brassard d'Ahmôsis I

 

                      

                                                                  Bracelet représentant Ahmosis protégé par Geb.

 

 Avaris, capitale des Hyksôs en Egypte, fut assiégée par les troupes d'Ahmosis, et l'assaut eut lieu par terre et par eau.

Sharuhen, en Palestine, dernier bastion de la puissance hyksôs, ne tomba qu'au bout de trois ans de siège.

 

                                                      

                                                                                                                 Sarcophage d'Ahmôsis I

 

 Il conduisit alors une campagne militaire en Nubie, alliée des Hyksôs, au sud de la 2e cataracte. La civilisation indigène de Kerma

s'affaiblit considérablement, une partie du pays de Koush redevint une colonie égyptienne.avant . Après la reconquête, il relança

l’économie de l’Égypte en commandant de vastes constructions à Karnak , Bouhen, Hermonthis, Abydos et Memphis. Il décéda

en 1558.

 

AHMÔSIS : vizir de la reine Hatschepsout (1505-1484).

 

AHMÔSIS (vers 1520 av. J.-C.) : sœur d’Aménophis Ier, elle épousa Thoutmôsis Ier à qui elle donna une fille, Néféroubity, qui

deviendra la reine Hatschepsout.

 

.AHMÔSIS PENNEKHEBET : officier qui éleva la fille de la reine Hatschepsout, Néférourê, vers 1490.

 

AHRIMAN : principe du mal et des ténèbres, luttant sans cesse contre Ormuzd, principe du bien et de la lumière, suivant le Zend-Avesta et la religion

des anciens Perses.

 

                                             

                            Arcane XV du tarot dérivée du principe du mal Ahriman                                Ahura-Mazda et Ahriman

 

                                                                                   

                                                                                                            Ahriman en Perse

 

AHRIMANS (de man, homme, et her, wehr, guerre) : On nommait ainsi chez les peuples Germains, au temps de la conquête,

les guerriers libres, qui reçurent des alleux. On les appelle encore rachimbourg, prud’hommes (probi, boni homines). Ils ne

devaient au roi que quelques redevances en nature et composaient de droit l’assemblée, mallum ou champ de mars. La guerre

 était leur prérogative. Plus tard ils ne devaient tous prendre les armes qu’en cas d’invasion du pays, c’était le landwehr.

Les Ahrimans, indépendants de tout chef particulier, exposés à toutes les violences d’une société désordonnée, furent forcés de

sortir pour la plupart de leur isolement, de se recommander à un puissant, d’entrer dans l’une de ces petites associations

particulières, dont l’ensemble forma la féodalité. Ils devinrent vassaux ou sujets. Ceux qui conservèrent leurs alleux étaient si peu

nombreux qu’on les appela souvent rois et leurs terres furent des royaumes. Tel est le sens du royaume ou alleu d’Yvetot.

 

AIFÉ : sorcière guerrière qui fit du héros Cuchulain son amant. L’ayant initié à la science des armes et de l’amour,

elle lui donna un fils, Conle, qu’il tua malencontreusement au cours d’une bataille.

 

AÏDONÉE : surnom d’Hadès.

 

AIGLE : opposé au serpent, il était un symbole important lors de l’enseignement druidique concernant l’air. Kaodalan montra son

pouvoir sur l’air en se changeant en aile. Le druide magicien s’associa à l’aigle Gwernabwy lorsqu’il partit à la recherche de

Mabon l’Appolon celte. Symbole de la puissance et de la victoire, il représentait aussi l’âme humaine s’élevant du bûcher aux

cieux, notamment dans les apothéoses des empereurs romains. L’apercevoir était de bon augure.

 

AIGLE DE LA LÉGION (AQUILA) : elle était l’enseigne de la légion. Elle avait un rôle de signal optique pour améliorer les tactiques

 lors des combats.

 

           

                                                                        Monnaie d'Auguste, on voit l'Aigle de la légion à fdroite

 

                                                                                     Monnaie de Philippe Ier avec Aigles et étendard manipulaire

 

 

AILILL : héros de trois épopées initiatiques (voir ci-dessous).

 

AILILL, ROI DE CONNAUGHT : marié à la reine Medb, Ailill dut livrer à cette dernière un combat féroce pour la possession du

pouvoir dont l’enjeu était un immense troupeau de bœufs. Il n’y eut ni vainqueur ni vaincu.

 

AILILL, ROI D’IRLANDE : père de la très belle poétesse Étaine, il accepta qu’elle épouse le dieu des ténèbres Mider en échange

de douze plaines défrichées, de douze rivières et du poids en or et en argent de la promise.

 

AILILL ANGLONNACH : héros amoureux de la femme de son frère, la belle Étaine, enlevée par l’ombre du dieu des ténèbres Mider.

 

AILINN : fille du roi légendaire Lugaid, elle mourut de chagrin en apprenant la disparition de son fiancé Baile Binnberlach. La légende

veut que sur leurs tombes poussèrent un pommier et un if qui formèrent un arbre unique.

 

AIRMED : fille du dieu celte irlandais de la médecine Diancecht, elle possédait l’art de guérir par les plantes qu’elle mélangeait à l’eau

de la Fontaine de Santé.

 

AIUS LOCUTIUS ou AIUS LOQUENS : la voix déifiée. Une voix surnaturelle annonça à Rome l’approche des Gaulois en 390

environ avant notre ère, qui ne prit pas au sérieux cet avertissement. Après la victoire des Romains et la délivrance de la ville, on lui

 éleva un temple.

 

AJAX : fils d’Oïlée et d’Ériopis, roi locrien. Faisant partie de la coalition des Grecs contre Troie, il y conduisit quarante vaisseaux.

Secondé par Ajax, fils de Télamon, il sauva le corps de Patrocle et les coursiers d’Achille. Lors d’une traversée, Athéna, son ennemie,

suscita contre lui une tempête, mais il fut secouru par Poséidon qui lui permit de se réfugier sur un rocher. Se vantant aussitôt qu’il s’en

était sorti sans l’aide des dieux, il provoqua la colère de Poséidon qui frappa le rocher de son trident. Ainsi Ajax fut englouti. Il était de

petite taille, habile à lancer le javelot et le plus rapide à la course après Achille.

 

AJAX : fils de Télamon et de Péribée, petite-fille de Pélops. Roi de Salamine, il conduisit une flotte de douze vaisseaux à Troie. Il blessa

Hector en lui lançant une pierre énorme. Plus tard, il disputa les armes d’Achille mort à Ulysse, mais les Grecs et Athéna les adjugèrent à

Ulysse.

 

                    

                                            Ajax débarque devant Troie                                                                       Ajax prépare son suicide

 

                                                           

                                                 Ajax combat Hector                                                Combat d'Ajax et d'Ulysse pour la possession des armes d'Achille

 

 Cette défaite fut cause de sa mort. Selon des sources postérieures à Homère, Héraclès avait prié Zeus de donner un fils vaillant à Télamon :

ce fut Ajax. Dans l’une de ses expéditions guerrières, Ajax vainquit Polymnestor, gendre de Priam, qui régnait dans la Chersonèse. Se

dirigeant vers la Phrygie, il tua Téleutas en combat singulier et captura sa fille, Tecmesse. Après avoir massacré les troupeaux de l’armée

grecque par erreur, il se précipita sur son glaive. Selon d’autres, ce furent ses compagnons d’armes qui l’assassinèrent, ou il mourut des

 suites d’une blessure faite par Pâris, ou lapidé par les troyens. De son sang naquit une fleur. À Salamine et sur le promontoire de

 Rhœtion, des temples lui étaient consacrés. Dans celui de Salamine, on pouvait voir sa statue en bois d’ébène. Après avoir épousé Glaucé,

il eut un fils, Æantidès, puis un second de Tecmesse, Eurysacès.

 

AJONC : dans l’alphabet druidique celte, l’ajonc correspond à la lettre O (Onn). Il était associé à la déesse gauloise Onniona et

symbolisait le renouveau du soleil au printemps. On croyait qu’il avait le pouvoir de chasser les sorcières.

 

AKH : lumière. Élément de la personnalité humaine destiné à la glorification du défunt après la mort. Figuré par l’ibis à aigrette, il appartient

au ciel et peut, dans certaines circonstances, être attribué aux génies qui évoluent entre le monde des dieux et celui des hommes. Les

Coptes feront de ces génies des démons appelés « Akhous ».

 

AKH-BIT : marais dans lequel vécut l’enfant Horus.

 

AKHÉNATON : XVIIIe dynastie. Ce roi régna de 1372 à 1354. Fils d’Aménophis III  et de la reine Tiyi, il monta sur le trône sous le nom

d’Aménophis IV. En lutte avec le tout-puissant clergé d’Amon, il institua le culte solaire d’Aton, source de vie, et fonda, sur le site appelé

 aujourd’hui Tell El-Amarna, la ville d’Akhétaton (« Horizon d’Aton ») qui devint la capitale de l’Égypte.

 

                

 

                              

 

 

                                  

 Aton étend ses rayons bienfaisants sur ses propres cartouches

           et ceux de Neferkhépérourê-Ouâenrê Akhénaton

                 et de Neferneferouaton-Nefertiti.           

 

                         

                                                                                                                                                                              Cartouche d'Aménophis IV Akhénaton

 

Sous son règne presque entièrement tourné vers de nouvelles formes de pensée, d’art et de littérature, l’Égypte perdit ses possessions

 asiatiques. Vers la fin, il tenta en vain de se rapprocher des prêtres d’Amon. Pour le clergé d’Amon, il resta « le vaincu d’Amarna »

après la perte de la Syrie. Influencé par la première épouse royale Néfertiti et les femmes du harem, il ne fut jamais un homme de guerre

et son parcours peut être comparé à celui du roi indien Ashoka qui, après sa conversion au bouddhisme, vit son empire s’effondrer.

 

AKHÉTATON : « Horizon d’Aton ». Capitale éphémère du pharaon Akhénaton. Construite vers 1362 et détruite vers 1350.

 

                                   

                                          

          

                                                         Reconstitution d'Akhétaton                                                                     Restes de la ville de nos jours

 

 

 

   

 

AKHIT : pays situé au-delà des terres connues par les anciens Égyptiens.

 

AKHIT : première saison de l’année égyptienne. Longue de quatre mois, elle recouvrait la période de l’inondation.

 

AKKADIEN : langue des Sémites originaires des plaines de l’Euphate, qui devint la langue diplomatique sous la XVIIIe dynastie (à partir de

1580 av. J.-C.).

 

AKHMIMIQUE : dialecte copte.

 

AKHOU : démon, chez les Coptes. Ce mot est dérivé de l’Akh égyptien qui est l’un des composés de l’âme.

 

AKHTOÈS Ier : vers 2200 av. J.-C. Fondateur de la VIIIe dynastie, il établit sa capitale à Héracléopolis.

 

                                 

                                          Réchaud du roi Akhtoès Meryiebrê Récipient en cuivre 

                         dont le pourtour est décoré au nom du roi fondateur de la IXe dynastie héracléopolitaine.

                                              Le fond est ajouré de trous en forme de losanges.           

 

AKHTOÈS III : vers 2150. Ce roi lutta contre les monarques de Thèbes et s’allia aux princes de Siout. Il est surtout connu pour avoir

composé l’enseignement pour le roi Mérikarê.

 

ALBA :nom ancien de l’Écosse dont a été tiré Albion.

 

ALABASTRIUM  ou ALABASTRUM: petit vase contenant les parfums de prix.

 

                                                        

 

 

 

ALAGONIA : fille de Zeus et d’Europe. Alagonia donna son nom à un bourg de l’Éleuthéro-Laconie.

 

ALALCOMÈNE : héros béotien qui fut le père nourricier d’Athéna et lui bâtit un temple dans la ville d’Alalcomènes dont il était le fondateur.

 

ALALCOMÉNIE : fille d’Ogygès. Elle fut honorée, ainsi que ses sœurs Thelxinoé et Aulis, comme présidant au serment. Sous le nom

 de Praxidices, les trois sœurs avaient un temple près d’Haliarte en Béotie. On ne les représentait qu’en buste, et on ne leur offrait que des

têtes d’animaux en sacrifice.

 

ALAMANS ou ALÉMANS (ALAMANNI ou ALEMANNI) : confédération de tribus germaniques, dont les Usipiens, les Tenctères, les

Bucinobantes et les Juthunges, qui dès le IIIe siècle franchirent le Rhin pour envahir la Gaule ou l’Italie. Probus essaya de les contenir en

érigeant des fortifications sur les frontières. Repoussés par Julien, ils furent définitivement vaincus par Clovis à Tolbiac (Tulpiacum ou Zülpich)

 en 496 (ou 506).

 

                                      

                                                                          Extension du territoire des Alamans

 

 

 

ALARIC Ier : roi des Wisigoths (370-412 environ).

 

     

                                                                                                          Sac de Rome par l'armée d'Alaric I er

 

                                                   

                                                                                                                     Alaric I er

 

Il ravagea les provinces de l’empire d’Orient, puis fut nommé maître de la milice de la préfecture d’Illyrie en 400. Tentant de s’emparer

de l’Italie, Stilicon l’arrêta à Pollentia (Pollenza) en 403. Après l’assassinat de Stilicon, il assiégea Rome à deux reprises en 409. Prenant le

titre d’empereur et déposant le préfet Attale, il quitta Rome en 410. Il mourut à Cosenza en 412 en voulant se lancer dans une expédition

africaine.

 

ALARIC II : fils d’Euric le Wisigoth, il régna dans le sud-ouest de la Gaule. Huitième roi des Wisigoths . Fils d'Euric et de Ragnahilde, Alaric

succéda fort jeune à son père, en 484. A ce moment, le royaume des Wisigoths était parvenu à l'apogée de sa puissance. Sans parler de la

péninsule Ibérique, qu'il comprenait presque entière, il s'étendait en Gaule, de la Loire aux Pyrénées, et de l'océan Atlantique jusqu'aux Alpes, ou

il était limitrophe du royaume des Ostrogoths d'Italie. Toulouse était la capitale de ce vaste royaume, où les divisions entre Wisigoths ariens et Romains

catholiques empêchaient toute cohésion.

 

                                                               

                                                                       Clovis bat Alaric II à Vouillé en 507

 

 

 A cette époque commença l'extension des Francs vainqueurs de Syagrius en 486. Théodoric, roi des Ostrogoths tenta de réconcilier Alaric II et

Clovis. Après avoir écrasé les Burgondes, Clovis tua Alaric à la bataille de Vouillé en 507.On lui doit un recueil de lois romaines, le Breviarum

Alaricanbum (le « Bréviaire d’Alaric » ou la « loi romaine des Wisigoths », promulguée en 506).

 

ALARII : troupes alliées à pied sur les ailes d’une armée romaine.

 

ALASTOR : la divinité vengeresse. Surnom de Zeus et des Érinyes.

 

ALASTOR : génie vengeur et malfaisant.

 

ALASTOR : fils de Nélée et de Chloris et frère de Nestor. En prenant Pylos, Héraclès le tua.

 

ALASTOR : grec, qui avec l’aide d’Échias, emporta Teucer et Hypsénor loin du combat.

 

ALASTOR : compagnon de Sarpédon, tué par Ulysse.

 

ALASTOR : un des quatre chevaux d’Hadès.

 

ALBA LONGA (ALBE la LONGUE) : la plus ancienne ville du Latium, Alba, fut fondée par Ascagne, fils d’Énée. Elle était à la tête de la

 confédération de trente villes latines, mais fut détruite par les Romains vers 666 av. J.-C. sous Tullus Hostilius (célèbre combat des Horaces

contre les Curiaces).

 

ALBARIUM : stuc fait de brique, de grès et de marbre broyés dont se servaient les plâtriers pour le revêtement des murs.

 

ALBARIUS : plâtrier spécialisé dans les revêtements des murs en stuc et dans les corniches.

 

ALBATUS : cocher qui portait la couleur des « blancs » lors des courses de chars.

 

                       

 

                                       

 

 

ALBINOS : philosophe grec qui vécut à Smyrne au IIe siècle ap. J.-C. Il est l’auteur d’une Introduction aux Dialogues de Platon .

 

ALBINOVANUZS (CAIUS PEDO) : poète latin, ami d’Ovide, il composa un poème épique sur Germanicus.

 

ALBINUS (DECIMUS CLODIUS) : général romain qui commanda les légions de Bretagne, à la mort de Pertinax en 193. Ses soldats

 le proclamèrent empereur. L’empereur Septime Sévère tenta de le faire assassiner avant de la vaincre près de Lyon. Albinus fut décapité en 198.

 

                                  

 

 

 

ALBION : géant, fils de Poséidon, qui avec son frère Bergion, osa s’opposer à Héraclès lors du passage de celui-ci en Ligurie. Héraclès, ayant

 épuisé ses flèches, fut aidé par Zeus qui fit tomber une pluie de pierres sur les deux géants. Albion mourut à cet endroit (la plaine de la Crau).

 

ALBO-GALERUS : bonnet de fourrure surmonté d’une pointe en bois d’olivier. Il était porté par le flamen dialis (voir FLAMINES).

 

 

ALBUM : morceau de plâtre sur lequel étaient gravés les avis au public.

 

ALBUNÉE ou ALBUNA : nymphe douée de la vertu prophétique. On lui avait consacré un bois, une grotte, une fontaine et un temple près de

Tibur (Tivoli) dans le Latium.

 

ALCAMÈNE : sculpteur grec qui vécut vers 450 av. J.-C. Il est célèbre par ses statues d’Aphrodite et d’Héphaïstos et par le fronton occidental

du temple de Zeus à Olympie, décrit par Pausanias.

 

                  

                                   Aphrodite par Alcamène                                                                     Asclépios( copie)

 

 

ALCANDRA : femme de Polybe, de thèbes en Égypte. Elle fit don à Hélène d’un fuseau d’or et d’une corbeille d’argent.

 

ALCANDRE : Lycien tué devant Troie par Ulysse.

 

ALCANDRE : fils de Munichos et de Lélante. Roi des Molosses, il était devin et aimé des dieux. Des brigands ayant mis le feu à sa maison,

Zeus le changea en oiseau avec sa famille pour le sauver d’une mort atroce.

 

ALCATHÉES : fêtes célébrées à Mégare en l’honneur d’Alcathoüs.

 

ALCATHOÜS : fils de Pélops et d’Hippodamie, frère d’Atrée et de Thyeste. Il eut deux fils : Échépolis et Callipolis. Il succéda sur le trône de

Mégare à Mégarée dont il épousa la fille Évechmé après avoir tué un lion qui avait mis en pièces Évippos, le fils de Mégarée. Apollon aida

Alcathoüs à construire les murs de Mégare. La pierre sur laquelle le dieu posa sa lyre rendit par la suite des sons mélodieux.

 

ALCATHOÜS : fils de  Porthaon et d’Euryte, frère d’Œnée et d’Agrios.

 

ALCATHOÜS : fils de d’Æsyétès et époux d’Hippodamie, sœur d’Énée.

 

ALCÉE : fils de Persée et d’Andromède, époux d’Hipponomé, père d’Amphitryon et d’Anaxo.

 

ALCÉE : fils d’Héraclès et d’une esclave nommée  Cléodée.

 

ALCÉE : fils d’Androgée qui reçut de Rhadamanthe la souveraineté sur l’île de Paros.

 

ALCÉE : poète lyrique de Mitylène. Il composa son œuvre de 620 à 580 av. J.-C. Appartenant au parti aristocratique, il lutta contre les partisans

de la démocratie menés par Pittacos. Maître du pouvoir, il combattit les Athéniens, s’exila, puis se réconcilia avec Pittaco. Il écrivit des poésies,

 odes, hymnes, chants guerriers, chants d’amour et épigrammes en dialecte éolien.

 

ALCESTE : fille de Pélias et d’Anaxibie et mère d’Eumèle. Admète, roi de Phères, aspirait à l’épouser. Cependant Pélias, pour se débarrasser

de tous les prétendants, déclara vouloir donner sa fille à celui qui attellerait un lion et un sanglier à son char. Admète, avec le secours d’Apollon,

 parvint à dompter et à atteler ces animaux. Ainsi, il obtint la main d’Alceste. Apollon, qui chérissait Admète, avait obtenu des Parques qu’il ne

mourrait pas si le jour de son trépas quelqu’un consentait à mourir à sa place. Le jour fatal, Alceste se dévoua, mais  Perséphone, touchée, la

renvoya sur terre.

 

                                                            

                                                                                                             Hermès, Hercule et Alceste

 

 

                                                                                                                              La mort d'Alceste

 

                                                            

                                                                                                                Hercule arrache Alceste aux enfers

 

 

ALCÉTAS : roi d’Épire au IVe siècle av. J.-C. Mis à mort par ses sujets, il eut pour successeur Pyrrhus.

 

ALCIBIADE : né en 450 av. J.-C. à Athènes. Il appartenait à la famille des Alcméonides. Dans sa jeunesse, il se lia avec Socrate, mais préféra la

politique à la philosophie. Ce choix le fera dénoncer par Socrate qui le considérera dès lors comme un complice de Calliclès, qui prônait la

volonté de puissance par la violence. Alcibiade vécut dans le luxe, la préciosité et l’égoïsme. En 416 av. J.-C., il participa aux jeux Olympiques.

 Quatre ans auparavant, il avait été élu stratège et n’eut de cesse qu’il n’eût affaibli Sparte en s’alliant avec les villes d’Elis, d’Argos et de Mantinée.

En 417 av. J.-C., des dissensions éclatèrent à Athènes et Agis, le roi de Sparte, en profita pour s’emparer de l’Arcadie, battant les armées d’Athènes

 et d’Argos. Chassés du Péloponnèse, les Athéniens fidèles à Alcibiade voulurent reprendre leur politique d’extension vers l’Occident en

préparant la conquête de Carthage et de l’Espagne, au détriment dela faction menée par Nicias qui désirait étendre la puissance athénienne en

Orient. Alcibiade Semblait l’emporter, lorsque, dans la nuit du 7 au 8 juin 415 av. J.-C., les Hermès des carrefours d’Athènes furent mutilés.

On accusa Alcibiade. Au cours de son expédition en Sicile, une seconde accusation fut portée à son encontre : il avait, dit-on, parodié les mystères

d’Eleusis. S’enfuyant à Sparte, il conseilla au roi Agis (412 av. J.-C.) de s’allier avec les satrapes de Lydis et de Phrygie pour ruiner Athènes. Après

les victoires de Chios, Milet, Erythrées et Clazomène, on lui retira son commandement en l’accusant d’avoir séduit la femme d’Agis.

 

                     

                                                   Alcibiade                                                                                                            Mort d'Alcibiade

 

 

                                          

                                                                                  Socrate contraint Alcibiade à quitter les courtisanes

 

                                                                  

                                                                                                       Alcibiade et Socrate

 

                

                                                                            Alcibiade et Socrate dans la maison d'Aspasie

 

 

 Voulant renverser la démocratie à Athènes, il chercha l’appui du satrape perse Tissapherne dont les exigences étaient trop élevées. La démocratie ne

résista pas cependant à la terreur instituée par les factions au pouvoir, et en mai 411 av. J.-C., une oligarchie la remplaça. Les démocrates

Trasybule firent alors élire Alcibiade stratège. Après plusieurs victoires, il fut réhabilité en 408 av. J.-C. par les prêtres d’Eleusis et rentra à Athènes.

La défaite navale de Notion (406 av. J.-C.) l’obligea à se replier dans la Chersonèse. À Aiegos-Potamos, la flotte athénienne allait être définitivement

anéantie par Lysandre (405 av. J.-C.), provoquant la chute d’Alcibiade et l’établissement du gouvernement des Trente à Athènes. Réfugié en Asie

Mineure, Alcibiade périra par l’épée en 404 av. J.-C.

 

ALCIDAMAS : habitant d’Ioulis, dans l’île de Céos, père de Ctésylle, qui fut aimée d’Hermocharès.

 

ALCIDAMAS : rhéteur grec d’Élée en Asie Mineure, élève de Gorgias. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. On possède deux de ses essais en

 rhétorique, un « Discours d’Ulysse contre Palamède » et une diatribe, « Les Sophistes ».

 

ALCIDAMIE : femme aimée d’Hermès avec qui elle eut un fils nommé Bunos.

 

ALCIDE : surnom d’Athéna chez les Macédoniens.

 

ALCIDE : nom donné à certaines divinités de Sparte.

 

ALCIDE : descendant d’Alcée. Désigne souvent Héraclès.

 

ALCIDICE : fille d’Aléos, épouse de Salmonée et mère de Tyro.

 

ALCIMÈDE : fille de Phylacos, épouse d’Éson et mère de Jason.

 

ALCIMÉDON : un des pirates tyrrhéniens qui firent Dionysos présonnier, et que ce dieu métamorphosa en dauphins.

 

ALCIMÉDON : fils de Laercès et un des cinq chefs des Myrmidons sous Achille.

 

                                    

                                                Copie du vase d'Alcimédon d'après le texte de Virgile

 

 

ALCIMÈNE : fils de Glaucos et frère de Bellérophon.

 

ALCIMÈNE : un des trois fils de Médée et de Jason, massacré avec son frère Tisandre par sa mère.

 

ALCIMOS : vaillant surnom de Cronos et d’Héraclès.

 

ALCIMOS : héros laconien révéré à Sparte.

 

ALCINOÉ : nymphe dont la statue fut placée sur l’autel érigée en l’honneur d’Athéna par Mélampe, à Tégée.

 

ALCINOÉ : fille de Sthénélos et de Nicippe, sœur de Méduse et d’Eurysthée.

 

ALCINOÉ : fille du corinthien Polybe, femme d’Amphiloque. Elle renvoya une tisseuse nommée Nicandra sans lui payer le salaire convenu. Athéna

la punit en lui inspirant un amour violent pour le samien Xanthos. Alcinoé abandonna son époux et ses enfants pour le suivre, mais rongée par le remords, elle se

précipita dans la mer.

 

ALCINOÜS : fils d’Hippocoon. Avec l’aide de son père et de ses frères, il chassa de Lacédémone Icarios et Tyndare avant d’être tué avec les siens

par Héraclès.

 

ALCINOÜS : fils de Nausithoüs, petit-fils de Poséidon et roi fortuné des Phéaciens, dans l’île de Schérie (Corfou) où il avait un palais orné d’or,

d’argent et de tapis. Il épousa Arété avec qui il eut Léodamas, Halios, Clytonéos et Nausicaa. Poursuivis par les Colchidiens qui voulaient

reprendre Médée, les Argonautes se réfugièrent sur son île où ils purent se réconcilier avec leurs ennemis grâce à un stratagème du roi.

 

ALCINOÜS : philosophe grec platonicien du IIe siècle ap. J.-C. Il a écrit une Introduction à la philosophie de Platon.

 

ALCIOPE : épouse d’Héraclès.

 

ALCIOPOS : père de la précédente. Mérope de l’île de Cos.

 

ALCIPHRON : rhéteur grec du IIe siècle ap. J.-C. Il a laissé 76 lettres datées d’Athènes. Elles sont des témoignages des mœurs de l’époque.

 

ALCIPPE : fille d’Arès et d’Agraulos.

 

ALCIPPE : épouse de Métion, mère d’Eupalamos et aïeule de Dédale.

 

ALCIPPE : amazone tuée par Héraclès.

 

ALCIPPE : épouse d’Événos et mère de Marpesse, femme d’Idas.

 

ALCIPPE : esclave d’Hélène à Sparte.

 

ALCIS : fils d’Ægyptos, tué par son épouse Glaucé.

 

ALCIS : thébaine, fille d’Antipœnos et sœur d’Androclée.

 

ALCITHOÉ : fille de Minyas(Minée), sœur de Leucippe et d’Arsippe. Sous la forme d’une jeune fille, Dionysos demanda aux trois sœurs de prendre part

aux mystères. Elles ne l’écoutèrent point. Irrité, le dieu se métamorphosa successivement en taureau, en lion et en panthère. Effrayées, elles tirèrent

au sort  pour  que l’une d’entre elles participe à la fête. Le sort tomba sur Leucippe qui, prise de folie, déchira son propre fils Hippasos. Au même

moment, la frénésie s’empara des deux autres sœurs. Toutes trois furent changées en chauve-souris, en hibou et en chouette par Hermès.

                                                            

Et cependant l’hymen est ce qui la détruit.
Il y joint, dit Clymène, une âpre jalousie,
Poison le plus cruel dont l’âme soit saisie :
Je n’en veux pour témoin que l’erreur de Procris.
Alcithoé ma sœur, attachant vos esprits,
Des tragiques amours vous a conté l’élite :
Celles que je vais dire ont aussi leur mérite.
J’accourcirai le temps, ainsi qu’elle, à mon tour.
Peu s’en faut que Phébus ne partage le jour....Les filles de Minée de Jean de la Fontaine

 

ALCMAON : fils de Thestor, grec tué par Sardépon devant Troie.

 

ALCMÈNE : fille d’Électryon, roi de Mycènes, et d’Anaxo. Épouse d’Amphitryon, elle fut aimée de Zeus, qui la séduisit sous les traits de son époux.

Zeus jura que le fils qu’elle allait mettre au monde règnerait sur tous les peuples. Héra, jalouse, retarda de sept jours l’accouchement. Alcmène

donna le jour à deux jumeaux : Héraclès et Iphiclès. Après la mort d’Amphitryon, elle épousa Rhadamanthe, fils de Zeus. À sa mort, Hermès la

 conduisit aux îles des Bienheureux. Elle était révérée à Thèbes, à Haliarte et à Athènes.

 

ALCMÉNOR : fils d’Ægyptos, époux de la danaïde Hippoméduse.

 

ALCMÉNOS : philosophe grec de Crotone, disciple de Pythagore. Il vécut au VIe siècle av. J.-C. Il fut un naturaliste habile. Il disséqua des cadavres

d’animaux et acquit des notions précises sur l’anatomie de l’oreille.

 

ALCMÉON : fils d’Amphiaraüs et d’Ériphyle, frère d’Amphiloque, d’Eurydice et de Démonassa. Pour se venger de sa femme qui l’avait

poussé à faire partie de l’expédition fatale des sept chefs contre Thèbes, Amphiaraüs commanda à ses fils de la tuer dès qu’ils atteindraient l’âge

adulte. Avant de partir à la guerre avec les Épigones, Alcméon voulut accomplir la vengeance de son père. Mais comme Ériphyle s’était revêtue du

 collier et du péplum d’Harmonie, elle le persuada facilement de renoncer à son projet. Après la prise de Thèbes, cependant, il la tua, provoquant

 les Éringes qui le poursuivirent sans relâche.

 

                                                                       

 

 

Pour leur échapper, il se conforma à l’oracle et se mit à la recherche d’un pays que le soleil n’éclairait

 pas au moment du crime. Il trouva une terre nouvellement formée sur les bords de l’Achéloüs et recouvra le repos. Ayant épousé la fille du dieu

fleuve, Callirrhoé, il eut d’elle un fils nommé Acarnas. Il fut tué par les fils de Phégée, roi d’Arcadie, dont il avait abandonné la fille Arsinoé après l’avoir

 prise pour femme.

 

ALCMÉONIDES : famille d’Athènes, descendant d’Alcméon, petit-fils de Nestor. Un Alcméonide fut le dernier archonte perpétuel vers 751 av. J.-C.

Un autre, Alcméon, du temps de Solon commanda les Athéniens dans la guerre sacrée de Cirrha et fut comblé de richesses par Crésus.

 

ALCON : fils d’Arès, thrace qui fut l’un des chasseurs de Calydon.

 

ALCON : fils d’Hippocoon, autre chasseur de Calydon. Il fut tué avec son père et ses frères par Héraclès.

 

ALCON : fils d’Érechthée d’Athènes et père de l’argonaute Phalère.

 

ALCON : fils d’Amycos.

 

ALCON : crétois, compagnon d’Héraclès. C’était un fabuleux archer. Un serpent s’étant un jour enroulé autour du corps de son fils, il tua le reptile

 d’une flèche sans toucher celui-ci.

 

ALCYONE : une des Pléiades, fille d’Atlas et de Pléione. Elle fut aimée de Poséidon dont elle eut une fille, Æthusa, et deux fils, Hyriée et Hypérénor.

 

     

                                                                                                                          Les sept Pléiades

 

 

ALCYONE : fille d’Éole et d’Énarété. Épouse de Céyx. Tous deux périrent parce qu’ils se donnaient orgueilleusement les noms de Zeus et d’Héra.

Ils furent changés en oiseaux.

 

ALCYONÉE : géant, fils d’Ouranos et de Gaïa.

 

                      

                                                                              La déesse Athéna fait plier le géant Alcyonée

 

 

ALCYONÉE : géant qui, dans l’isthme de Corinthe, attaqua Héraclès emmenant les bœufs de Géryon. Héraclès le tua.

 

ALCYONÉE : delphien, fils de Diomos et de Méganire. Le monstre Sybaris logeait dans un antre près de Crissa et semait la terreur. L’oracle

d’Apollon déclara aux Delphiens qu’ils n’en seraient délivrés qu’en déposant dans l’antre un jeune homme. Alcyonée fut désigné par le sort. Sur le

chemin du sacrifice, ils rencontrèrent Eurybate, fils d’Euphémos, qui, frappé par la beauté du jeune homme, se fit conduire vers l’antre et précipita

du haut des rochers le monstre. À cet endroit jaillit une source appelée Sybaris.

 

ALCYONIDES : nom que portaient les sept filles du géant Alcyonée, Phthonia, Anthé, Méthoné, Alcippe, Pallène, Drimo et Astéria. Après la mort

de leur père, elles se précipitèrent dans la mer et furent changées en alcyons par Amphitrite.

 

ALÉA : surnom sous lequel Athéna était adorée à Aléa en Arcadie, à Tégée et à Mantinée. Le temple de Tégée, reconstruit par Scopas vers 394 av. J.-C.,

était le plus grand et le plus magnifique des temples de tout le Péloponnèse. La statue de la déesse sculptée par Endous était en ivoire. Après la défaite

d’Antoine, Auguste s’en empara pour orner le forum qu’il avait fait construire.

 

ALECTO : une des trois Érinyes, fille de l’Achéron et de la Nuit.

 

                                                              

                                                                                         Alecto

 

ALECTOR : père de l’Argonaute Léitos.

 

ALECTOR : roi d’Élide, fils d’Épéos, et frère d’Hyrminé. Redoutant les attaques de Pélops, il s’associa à Phorbas d’Olène, dont il épousa la sœur, Diogénie. Il eut

un fils nommé Amaryncée.

 

ALECTOR : fils de Pélops et d’Hégésandra. Sa fille Iphiloque épousa Megapenthé, fils de Ménélas.

 

ALECTOR : roi d’Argos, fils d’Anaxagoras et père d’Iphis.

 

ALECTRYON : serviteur d’Arès. Ce dernier le métamorphosa en coq parce qu’il l’avait laissé surprendre avec Aphrodite par le Soleil.

 

ALÉION : plaine de Lycie où Bellérophon, qui voulait s’élever au-delà des astres avec le cheval Pégase, fut précipité par Zeus. Devenu boiteux et

aveuglé par les feux du ciel, Bellérophon erra longtemps dans cette plaine.

 

ALEMUNA : déesse qui assurait le développement de l’enfant dans le ventre de la mère.

 

ALÉOS : roi de Tégée, fils d’Aphidas et petit-fils d’Arcas. Il eut de Néère trois fils et deux filles : Lycurgue, Amphidamas, Céphée, Alcidice et Augé.

On lui attribue la fondation de la ville d’Aléa et du temple d’Athéna Aléa à Tégée.

 

ALÉSIA : aujourd’hui Alise-Qainte-Reine (Côte d’Or). Ce fut dans cette capitale des Gaulois Mandubiens que Vercingétorix perdit la guerre en

août-septembre 52 av. J.-C. Assiégé par Jules César, le roi des Gaules tenta en vain de percer la double fortification romaine afin de rejoindre l’armée

de secours forte de 200 000 guerriers commandés par Commios l’Atrébate, Viridomaros, Éporédorix, Teutomatos et Vercassivelaunos.

 

               

                                                    Plan d'Alésia                                                                                                           Reconstitution d'Alésia

 

                                 

                                                                                              Alésia: Vercingétorix se rend à Jules César

 

                                 

                                                                                                       Site d'Alésia de nos jours.

 

 

ALÉSIOS : fils de Scillos, un des prétendants à la main d’Hippodamie.

 

ALÉTÈS : fils d’Icarios et de la naïade Péribée, et frère de Pénélope.

 

ALÉTÈS : fils d’Hippotas et descendant d’Héraclès. Il chassa les Sisyphides de Corinthe et s’empara du sceptre qui resta longtemps en possession de

ses descendants.

 

ALÉTÈS : compagnon d’Énée.

 

ALÉTHÉE : la vérité personnifiée.

 

ALÉTHÉE : une des deux nourrices d’Apollon.

 

ALÉTIADE : descendant d’Alétès, roi de Corinthe. La maison des Alétiades s’éteignit cinquante-sept ans avant la première Olympiade.

 

ALEUADES : famille puissante de Thessalie qui prétendait descendre d’Héraclès.

 

ALEUAS : héraclide de Thessalie, chef de la famille des Aleuades.

 

ALEUROMANTIS : surnom d’Apollon qui signifie « celui qui pratique la divination au moyen de la farine de froment ».

 

ALEXANDRE : fils d’ARISTOBULE II. Pompée l’emmena en captivité à Rome en 63 av. J.-C. Il s’échappa en 56 . Conduisant la guerre contre le

 roi Hyrcan, il fut battu par Marc Antoine et signa la paix avec Cassius. Au début de la guerre contre Metellus Scipion, il fut capturé et mis à mort en 49.

 

ALEXANDRE : fils d’Eurysthée, tué par les athéniens.

 

ALEXANDRE : fils de Priam, désigné aussi sous le nom de Pâris.

 

ALEXANDRE Ier : roi de Macédoine, fils d’Amyntas Ier. Il régna de 500 à 462 av. J.-C. Il se soumit à Mardonios, puis à Xerxès qu’il suivit dans son

invasion de la Grèce. La veille de la bataille de Platée, il renseigna les généraux grecs sur le plan des Perses. Reconnu comme grec, il fut admis à concourir

aux jeux olympiques. Sa cour accueillit des poètes célèbres, dont Pindare.

 

                                                                

                                                                                     Monnaie D'Alexandre I

 

ALEXANDRE II : roi de Macédoine, fils d’Amyntas II. Il régna à partir de 369 av. J.-C., secourut les Aleuades de Thessalie attaqués par Alexandre de

 Phères, puis reçut l’aide de Pélopidas lors de la révolte menée par Ptolémée Aloritès. Il mourut assassiné en 367.

 

ALEXANDRE III LE GRAND : né à Péllia en 356 av. J.-C., fils de Philippe et d’Olympias. Il eut pour maîtres Léonidas et le courtisan Lysimaque

d’Acarnanie. À treize ans, il étudia sous la tutelle d’Aristote. Il sauva la vie de Philippe dans un combat contre les Triballes. Puis, en 338, il

remporta la bataille de Chéronée après avoir écrasé le bataillon sacré des Thébains.

 

                                                                 

                                                                                      Cartouche d'Alexandre

 

 Ayant soumis les Grecs, les Thraces, les Antarianes, les Taulantes,

 les Péoniens, les Gètes et les Celtes, et pris Thèbes, il reçut le titre de généralissime à Corinthe. Dès lors, il se prépara à guerroyer en Asie. En 334,

laissant le pouvoir à Antipater, il partit en expédition à la tête de 4 500 cavaliers et de 30 000 fantassins. Il battit d’abord les satrapes et leurs 40 000

hommes au Granique, puis détruisit l’oligarchie d’Éphèse et des villes ioniennes, prit Milet, Halicarnasse avant de soumettre la Carie, la Pisidie et de

trancher le nœud de Gordion en Phrygie.

 

                        

                                                                                    Aristote instruisant Alexandre

 

                                      

 

                      

 

       

                                 Alexandre et Bucéphale                                                                                         Bataille d'Issos

 

                          

                                                                          Entrée triomphale d'Alexandre dans Babylone

 

                      

                                                                                        L'empire d'Alexandre le Grand

 

                                        

                                                                           Tombeau d'Alexandre le Grand à Istanbul

 

Ayant soumis la Cappadoce, il entra en Cilicie où son médecin Philippe le sauva d’une fièvre violente. Dans

la plaine d’Issos, il vainquit Darius et pénétra enfin en Syrie où il s’empara de Damas après avoir reçu des renforts de Grèce. Sidon, Tyr et Gaza

tombèrent entre ses mains. La route de l’Égypte était ouverte. Il soumit ce pays sans difficulté et y fonda Alexandrie. Devenu dieu par l’oracle

d’Ammon, il marcha à nouveau contre Darius et remporta la victoire décisive d’Arbelles ou de Gaugamèle en 331. Poursuivant sa marche au delà des

Portes Caspiennes, il s’engagea dans la Parthyène, la Bactriane, la Sogdiane où il battit Bessos et Spitamène. Ayant atteint le fleuve Iaxarte, il refoula les

Scythes (330-328) avant de s’abandonner aux mœurs corrompues de l’orient, dans l’ivresse et le jeu. Il fit périr tous ceux qui blâmaient ses

débauches : Parménion, Philotas, Clitos, Callisthène, et donna l’ordre d’égorger les populations vaincues. En 327, il reprit ses conquêtes et traversa

le Paropamisos, prit Mazaga, le rocher Aorne, Nyza, franchit l’Indus, triompha de Taxile et s’arrêta sur les rives de l’Hydaspe où il éleva douze autels

consacrés aux douze grands dieux de la Grèce. En 325, il parvint à l’embouchure de l’Indus ; là, il décida de rentrer en occident. À Babylone, il entreprit

d’organiser son nouvel empire, faisant construire des routes, rendant les fleuves navigables. Voulant montrer l’exemple, il prit pour épouses Statira, la fille

de son ennemi Darius, Parysatis, fille d’Ochos, et Roxane, fille d’un satrape. Il avait décidé de fondre tous les peuples en une seule nation et mit sur

 pied une nouvelle armée pour soumettre le reste du monde. Mais une fièvre pernicieuse contractée lors d’orgies répétées l’empêcha de mener à bien ses

projets. Il mourut en juin 323 à l’âge de trente-deux ans. Son corps embaumé fut transféré à Memphis (Égypte) avant d’être emmené dans un

cercueil de verre à Alexandrie.

 

ALEXANDRE IV : surnommé Ægos. Fils d’Alexandre le Grand et de Roxane. Il naquit en 323 av. J.-C., peu de temps après la mort de son père.

Proclamé roi avec Philippe Arrhidée par l’armée macédonienne à Babylone, il eut pour tuteurs Perdiccas, Python, Antipater et Polysperchon. Cassandre

le fit mettre à mort avec sa mère en 310.

 

                                               

                                                              Cartouche d'Alexandre IV

 

ALEXANDRE V : troisième fils de Cassandre. Il disputa le trône de Macédoine à son frère Antipater de 297 à 294 av. J.-C. Il fut massacré avec toute sa

famille sur ordre de son ancien allié Démétrios Poliorcète.

 

ALEXANDRE Ier : roi d’Épire. Fils de Néoptolème et frère d’Olympias. Appelé par les Tarentins, il battit les Bruttiens et les Lucaniens. Après avoir

signé un traité d’amitié avec les romains, il mourut dans une bataille sur les bords de l’Achéron en 328 av. J.-C.

 

ALEXANDRE II : roi d’Épire. Fils de Pyrrhus. Il régna de 272 à 242 av. J.-C. Ayant envahi la Macédoine, il fut vaincu et chassé d’Épire par Démétris, fils

du roi Antigone. Il rentra dans son royaume avec l’appui des Acarnaniens. Il avait écrit un ouvrage sur la tactique militaire.

 

ALEXANDRE : fils de Lysimaque de Thrace et d’Amestris, reine d’Héraclée. Il tenta vainement de s’emparer de la Macédoine vers 278 av. J.-C.

 

ALEXANDRE : fils de Polysperchon. Son père le chargea d’enlever la Grèce à Cassandre, mais l’un de ses officiers l’assassina en 314 av. J.-C.

 

ALEXANDRE : tyran de Phères en Thessalie. Après avoir fait empoisonner son neveu Polydore en 369 av. J.-C., il régna avec cruauté. Il

combattit Pélopidas, commandant des Thébains, et fut vaincu à Cynoscéphales malgré la mort au combat de Pélopidas. Il devint alors pirate sur les

côtes de l’Attique et dans les Cyclades. Sa femme Thébé le fit assassiner par ses frères pendant qu’il dormait en 357 av. J.-C.

 

ALEXANDRE : surnommé Balas. Il se fit passer pour le fils d’Antiochos Épiphane, roi de Syrie, et obtint le soutien des Romains, de l’Égypte et de

 tous les ennemis de Démétrios Soter qui fut tué en 150 av. J.-C. Proclamé roi, marié à Cléopâtre, fille de Ptolémée Philométor, il vécut dans la débauche

 et provoqua un mécontentement général. Il mourut assassiné chez Zabdiel, chef arabe auprès duquel il s’était réfugié, en 146.

 

ALEXANDRE II : surnommé Zabinas ou esclave racheté. Fils d’un fripier d’Alexandrie, il se fit passer pour le fils d’Alexandre Balas avec l’aide de Ptolémée

Physcon, roi d’Égypte, et détrôna Démétrios Nicator, roi de Syrie, en 128 av. J.-C. Il eut à lutter contre Cléopâtre, veuve d’Alexandre Balas, et contre ses

fils Séleucos et Grypos. Ne voulant pas reconnaître la souveraineté de Ptolémée, son protecteur, il fut défait et chassé de Syrie par lui. Livré au roi d’Égypte,

 il fut mis à mort en 122 av. J.-C.

 

                                                                                             

                                                                                       Monnaie d'Alexandre II Zabinas

 

 

ALEXANDRE (SÉVÈRE) : empereur romain (222-235), né en 208 environ de notre ère en Phénicie, fils du consul Genesius Marcien et de Julia Mammaea.

Très jeune, il accompagne son cousin  Élagabal à Rome. Tous deux furent adoptés par l’empereur Septime Sévère.

 

                       

 

 

                                                                                        

                                                                                                             Arc d'Alexandre Sévère

 

                        

                                                                       Alexandre Sévère fait distribuer du blé lors d'une disette à Rome

 

                                                               

                                                                              Alexandre Sévère régna au début des invasions barbares

 

 Devenu empereur (218), Élagabal adoptason cousin puis s’opposa à lui. Il tenta à plusieurs reprises de la faire assassiner, mais Alexandre fut sauvé

et protégé par les soldats. À la mort d’Élagabal (222),

 assassiné par les prétoriens, Alexandre refusa les titres d’ »Antonin » et de « Grand ». Entouré de sages, tel Ulpien, il gouverna avec prudence et modération,

combattit avec succès les Perses, mais ne put jamais maintenir la discipline dans ses armées. En 235, pendant la guerre contre les Germains, ses légionnaires

 poussés par Maximin le Thrace l’assassinèrent.

 

ALEXANDRE D’ÉTOLIE : savant de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie qui, au début du IIIe siècle av. J.-C., fut chargé d’éditer

 et de conserver toutes

 les œuvres tragiques et satiriques.

 

 

ALEXANDRE LE GRAND ET LES CELTES : ce fut au cours de sa campagne militaire dans les Balkans et sur le haut Danube en 335 avant notre

ère qu’Alexandre reçut une délégation celte. De cette entrevue nous est restée cette réplique des ambassadeurs : « Les Celtes ne

craignent rien dans le monde si ce n’est que le ciel ne s’écroule ».

 

ALEXANDRIE : ville fondée en 332 av. J.-C. par Alexandre le Grand. Capitale de l’Égypte à partir de Ptolémée Ier. Son rayonnement fut immense dès le

règne des premiers lagides et jusqu’à la conquête arabe à partir de laquelle elle déclina. Bâtie sur un isthme rocheux entre la mer et le lac Maréotis,

selon un plan géométrique avec rues à angle droit, elle devint très rapidement une cité commerciale cosmopolite où dominaient les communautés juive et grecque.

 Son phare la rendit célèbre, mais plus encore le Musée et la Grande Bibliothèque où affluèrent toutes les célébrités du monde antique.

 

                                   

 

                                     

                                                                                        Théâtre romain à Alexandrie

 

                           

                                                                                                   Phare d'Alexandrie

 

 

ALEXANDROS : qui secourt les hommes. Surnom d’Héra. Son temple avait été élevé à Sicyone par Adraste.

 

ALEXIARÈS : fils d’Héraclès devenu dieu et d’Hébé. Frère d’Anicétos.

 

ALEXICACOS : qui détourne le mal. Surnom de Zeus ; surnom que les Athéniens, durant la guerre du Péloponnèse, donnèrent à Apollon, dont l’oracle leur avait

fourni les moyens de se débarrasser de la peste.

 

ALEXIDE : fille d’Amphiaraüs, de laquelle descendaient les Élasies, divinités auxquelles on attribuait le pouvoir de guérir l’épilepsie.

 

ALEXIRRHOÉ : amante de Dionysos dont elle eut un fils, Carmanor, tué à la chasse par un sanglier.

 

ALEXIRRHOÉ : nymphe, fille du fleuve Granique. Elle eut de Priam un fils nommé Æsacos.

 

ALEXIRRHOÉ : femme de Pan.

 

ALGIDUM : petite ville forte des pillards Éques au sud-est de Rome.

 

ALGOS : la douleur. Personnification des chagrins et des douleurs.

 

ALIACMON : fils de Palestinos et petit-fils de Poséidon. Il fut tué dans une bataille. À cette nouvelle, Palestinos se précipita dans le fleuve Conozos qui prit son

nom, et plus tard celui de Strymon.

 

ALICULA : manteau court attaché par une agrafe. Il était porté par les gens de la classe inférieure, tels que les pêcheurs.

 

ALIGER : « ailé ». Épithète latine des dieux ailés comme Mercure, les Amours, Cupidon.

 

ALIMENTATION : dans l’Antiquité égyptienne, il y avait une grande différence entre l’alimentation des fellahs et celle des dignitaires. Si les premiers se

nourissaient le plus souvent de petits pains, d’oignons, de pois chiches et de fèves arrosés de bière, les seconds accompagnaient leurs pains (il existait

une quinzaine de pains différents) de viande d’oie, de bœuf, de mouton, de chèvre, de pigeon et de porc. Une multitude de plats entouraient les viandes

et les poissons préparés avec des légumes, des sauces à l’ail et au miel. Les Égyptiens consommaient aussi beaucoup de fruits tels que melons, pastèques,

 dattes, figues, raisins, et de nombreuses espèces inconnues dans l’ancienne Égypte firent leur apparition au temps des Grecs et des Romains : oranges,

bananes, citrons, pêches, pommes, mangues, noix et amandes. Vers 300-200 av. J.-C., le sucre entra dans la cuisine égyptienne.

 

                

                                       Pain                                                     Pain                               Panier à biscuits                            Levure et levain

 

                  

                                 Pains                                          Pain fourré                                  Nourriture                                   Pain  troué

 

                                        

                                                                                           Vie quotidienne des paysans

 

                                              

                                                                                                   Préparation de la bière

 

 

ALIPES : surnom de Mercure chez les poètes latins. Il signifie « celui qui a des ailes aux pieds ».

 

ALIPHÉROS : fils de Lycaon, fondateur d’Aliphère, ville d’Arcadie où Athéna était adorée.

 

ALIPILUS : esclave chargé de l’épilation.

 

ALISTRA : mère d’Ogygès et amante de Poséidon.

 

ALLECTUS : aventurier breton, lieutenant puis meurtrier de l’usurpateur Carausius, il prit le titre d’Auguste en 294. Constance Chlore envoya deux flottes

contre lui. Abandonné des siens, Allectus périt au combat en 297.

 

ALLIA (Fosso della Bettina) : bataille d’Italie en 386 av. J.-C. (selon d’autres sources, en 390). Elle opposa les Gaulois Sénonais de Brennus aux Romains.

Elle précéda la prise de la ville étrusque de Véies, l’attaque de Clusium et le sac de Rome. Die Alliensis resta un des jours néfastes dans le calendrier romain.

 

ALLOBROGES : peuple gaulois vivant près du lac de Genève, entre l’Isère et le Rhône. Les Allobroges se soumirent à Rome après leur défaite de

126 av. J.-C. contre Fabius Maximus.

 

ALLOCUTION : généralement, elle était prononcée par les généraux romains à leurs soldats.

 

ALMA : épithète qui signifie « celle qui donne et alimente la vie ». Les Romains l’ajoutaient aux noms des déesses telles que Vénus, Cybèle, Cérès…

 

ALMO : fleuve et dieu du Latium, père de la nymphe Lara. Les disciples de Cybère se purifiaient dans ses eaux.

 

ALMOPS : fils de Poséidon et d’Hellé. Géant qui donna son nom à la ville d’Almopie en Macédoine.

 

ALOADES : fils jumeaux de Poséidon et d’Iphimédie, et chefs mythiques des colonies thraces. Éphialtès, l’un d’eux, osa désirer Héra et Otos, son frère, se tourna

vers Artémis. Pour obtenir satisfaction, ils attaquèrent les dieux, entassant l’Ossa sur l’Olympe et le Pélion sur l’Ossa, afin d’escalader le ciel. Arès étant tombé entre

leurs mains, ils le tinrent en captivité pendant treize mois. Mais Éribée, marâtre des deux géants, indiqua le lieu de sa prison à Hermès qui l’en délivra par une ruse.

Selon Homère, ils furent tués par Apollon. Dans les enfers, ils étaient liés dos à dos à une colonne avec des serpents en guise de chaînes, tandis qu’un hibou

 les tourmentait continuellement.

   

                                                                              

                                                                             Artémis et les Aloades

 

ALOEUS : fils de Poséidon et de Canacé. Époux d’Iphimédie et père de Pancratis.

 

ALOEUS : fils du Soleil et de Circé, père d’Épopeus et frère d’Æétès. Il obtint du Soleil la contrée d’Asopie.

 

ALOPÉ : fille de Cercyon. Elle eut de Poséidon un fils qu’elle exposa. Une jument allaita l’enfant que des pâtres trouvèrent.

Une querelle s’éleva au sujet des riches vêtements de l’enfant, que chacun voulait s’approprier. Ils portèrent le débat devant Cercyon

qui reconnut l’enfant et condamna sa fille à la prison perpétuelle. À nouveau exposé, l’enfant reçut le nom d’Hippothoüs. Alopé fut

changée en fontaine par Poséidon.

 

ALOPIOS : fils d’Héraclès et de la Thespiade Antiope.

 

ALOROS : premier roi des Chaldéens.

 

ALOUETTE : sacrée pour les Gaulois, elle était la médiatrice entre les hommes et les dieux.

 

ALOUETTE (ALAUDA) : la légion de l’Alouette formée par Jules César était essentiellement composée de Gaulois ayant appartenu

à l’armée de Vercingétorix.

 

ALOUETTES : la légion des Alouettes formée par Jules César était essentiellement composée de Gaulois ayant appartenu à l’armée

de Vercingétorix.

 

ALPHABET DES ARBRES : cet alphabet druidique, appelé le Beth-Luis-Nion, joua un rôle essentiel dans les rites initiatiques et

divinatoires. Formé de treize consonnes et de cinq voyelles, il était associé aux arbres. Cet alphabet demeura vivace jusaqu’à la fin

du Moyen Âge en pays de Galles.

Beth b : B (le bouleau). Luis : L (le sorbier). Nion : N (le frêne). Fearn : F (l’aulne). Saille : S (le saule). Uath : H (l’aubépine). Duir :

D (le chêne). Tinne : T (le houx). Col : C (le noisetier). Muin : M (la vigne). Gort : G (le lierre). Pethboc : P (l’hièble). Ruis :

R (le sureau). Ailm : A (l’épicéa). Onn : O (l’ajonc). Ur : U (la bruyère). Eadda : E (le peuplier blanc). Idho : I (l’if).

 

ALPHÉE : fils d’Océan et de Téthys. Plusieurs traditions le concernent :

1/ Alphée désirait Artémis qui ne voulait pas de lui. Il essaya de la prendre par la
     force. S’enfuyant avec ses nymphes jusqu’à Létrines en Élide, elle se barbouilla de  
     fange pour se rendre méconnaissable ;

2/ Alphée était un chasseur. Il s’éprit de la nymphe chasseresse Aréthuse et la poursuivit
     jusque dans l’île d’Ortygie où elle fut changée en fontaine. Lui-même fut changé en 
     fleuve dont les eaux ne se mêlent pas à la mer qu’elles traversent pour s’unir à celles
    d’Aréthuse ;

 

                                                                     

                                                                                                Alphée et Aréthuse

 

3/ Alphée était un descendant du Soleil. Il tua son frère Cercaphos. Poursuivi par les
    Érinyes et poussé au désespoir, il se jeta dans le fleuve Nyctimos qui prit alors le nom  
    d’Alphée.

 

                                         

                                                                                                  Diane et le fleuve Alphée

 

 

ALPHÉNOR : fils d’Amphion et de Niobé.

 

ALPHÉSIBÉE : épouse de Phénix et mère d’Adonis.

 

ALPHÉSIBÉE : fille de Bias et de Péro.

 

ALTELLUS : surnom de Romulus qui signifie « nourisson de la terre ».

 

ALTÈS : roi de Pédase, ville des Lélèges en Carie, et père de Laothoé, qui donna à Priam deux fils : Lycaon et Polydore.

 

ALTHÉE : fille de Thestios et d’Eurythémis, et femme d’Œnée, roi de Calydon. Méléagre fut le plus célèbre de ses enfants. Il

n’était âgé que de sept jours lorsque les Parques déclarèrent à Althée qu’il mourrait quand un tison, qui était alors dans le foyer,

serait consumé. Althée retira le tison et le conserva avec soin. Bien des années après, Méléagre tua les frères d’Althée. Elle jeta au

 feu le tison qui se consuma, entraînant la mort de son fils. Althée se pendit de désespoir.

 

                                                

                                                                                                 Althée

 

ALTHÉMÈNE : fils du roi de Crète Catrée. L’oracle ayant prédit qu’il serait le meurtrier de son père, Althémène quitta sa patrie

et se retira à Rhodes avec sa sœur Apémosyné. Sur cette île, il érigea un autel à Zeus Atabyrien. Catrée qui avait perdu tous ses

 enfants, vint le chercher. En débarquant, pris pour un ennemi, il fut tué par son fils. Althémène, reconnaissant alors son père,

pria les dieux de lui ôter la vie. La terre s’ouvrit sous ses pieds et l’engloutit.

 

ALTHÉPOS : fils de Poséidon et de Léis. Ce fut sous son règne à Trézène que Poséidon et Athéna se disputèrent son pays.

 

ALTIOS : surnom de Zeus dont le temple s’élevait au milieu du bois sacré d’Altis, près d’Olympie. Près de ce temple, il y avait un autel

consacré à tous les dieux, le palais de Léonidas et l’atelier de Phidias, dans lequel le célèbre sculpteur exécuta la statue de Zeus.

 

ALVEARE : ruche d’abeilles. Faites de bandes de liège ou de fenouil cousues ensemble, de vannerie, de métal ou en poterie, les ruches

 furent utilisées en grand nombre par les Romains, gros consommateurs de miel.

 

                                                                      

 

 

ALYCOS : fils de Scirrhon. Il aida Castor et Pollux à reprendre Hélène, retenue prisonnière dans Aphidnes. Thésée le tua.

 

ALYMNIOS : surnom d’Hermès, tiré de la ville d’Alymne dans le Péloponnèse.

 

ALYSIOS : surnom de Zeus et de Dionysos.

 

ALYZEUS : fils d’Icarios et frère de Pénélope et de Leucadios. Il régna ainsi que son frère en Acarnanie.

 

AMADA : temple de Basse-Nubie commencé sous le règne de Thoutmôsis III (1505-1450) et terminé sous celui de Séthi Ier (1312-1298).

 

                                               

 

                        

 

                                       

                                                                         Amada: Aménophis IIpurifié par Horus et Thot

 

                    

                                                        

                                                                                                  Plan d'Amada

 

 

AMAÉTHON : roi du monde souterrain Annwn. Il enseigna la magie à Gwyddyon le Celte qui était une résurgence du dieu grec Hermès.

 

AMALTHÉE : chèvre qui nourrit de son lait Zeus, dans l’île de Crète. Reconnaissant, Zeus la plaça parmi les astres.

 

AMALTHÉE : nymphe qui nourrit Zeus de miel et de lait de chèvre. Son père était Océan ou Mélissée, roi de Crète, ou le roi Hémonios,

ou Olénos, ou le Soleil.

 

AMANDUS : général romain. Il se fit proclamer empereur en Gaule avec Aelianus en 285. Il mourut en combattant Maximien Hercule.

 

AMANUENSIS : esclave préposé à l’écriture des lettres dictées par son maître.

 

AMARACOS : serviteur chargé des parfums du roi Cinyras à Chypre. Il brisa des vases et se dessécha sous l’emprise de la douleur.

 Pris de pitié, les dieux le changèrent en marjolaine.

 

AMARCOLITANUS : dieu gaulois au « large regard ». Il représentait la justice et la vérité.

 

AMARNA : village actuel situé près de la ville antique d’Akhétaton créée par le roi Akhénaton vers 1362 av. J.-C. Cette ville dura

aussi longtemps que vécut son roi hérétique (une quinzaine d’années). Le clergé d’Amon se chargea de détruire les temples d’Aton et la

 population déserta la ville après la reconversion de Toutânkhamon.

 

                                 

                              Tombe de Meryé, grand prêtre d'Aton à Armana                                                            Lettre diplomatique envoyée à Akhétaton

                                                                                                                                                         Tablette cunéiforme akkadienne trouvée à Armana

 

                                                   

                                                                                                   Musiciens aveugles à Armana

 

     

                        Nefertiti et ses filles à Armana                                              Restes d'une cour attenante au palais supposé de Nefertiti à Armana

 

 

AMARSYS : pilote qui conduisit Thésée en Crète pour combattre le minotaure.

 

AMARYNCÉE : fils d’Onésimaque, ou d’Alector et de Diogénie, ou de Pythios. Il se rendit en Élide où Augias l’appelait à son aide

 contre Héraclès. Reconnaissant, Augias partagea son sceptre avec lui.

 

AMARYNTHOS : chasseur attaché à Artémis.

 

AMARYNTHOS : nom d’un chien d’Actéon.

 

AMARYSIA : surnom d’Artémis chez les Athmonéens et les Athéniens.

 

AMASIS : XXVIe dynastie. Chef des révoltés nationalistes en guerre contre Apriès et les Grecs, Amaris prit le pouvoir en 568 av. J.-C.

 et s’allia avec Cyrène et Samos. Après avoir réorganisé le royaume d’Égypte, vivant dans la débauche, il ne put entraver la politique de

conquête des Perses et, six mois après sa mort en 526, l’Égypte tomba entre les mains de Cambyse. Il nous a laissé l’invention de la

déclaration obligatoire des revenus.

 

                   

 

                                           

                                                                                             Amulette du roi Amasis

 

 

AMASTROS : ami de Persée, tué par Argos, fils de Phrixos.

 

AMATA : épouse du roi Latinus. D’après Virgile, elle avait fiancé sa fille Lavinie à Turnus et se pendit de désespoir quand cette dernière

épousa Énée.

 

AMATHÉE : nom d’une néréide.

 

AMATHUS : fils du roi Aerios. D’après Tacite, ce fut lui qui fonda le temple de Vénus à Amathonte.

 

AMATHUSE : mère de Cinyras.

 

AMATHUTIA ou AMATHUSIA : surnom de Vénus, adorée à Amathonte, ville de Chypre.

 

AMAZONES : femmes guerrières que les traditions font émigrer du Caucase vers l’île  Lesbos, puis jusqu’en Béotie et en Attique. Sur

les rives du Thermodon, près du Pont-Euxin, et dans la Cappadoce, elles établirent un état dont la capitale devint Thémiscyre. Sous le

commandement d’une reine, elles n’admettaient aucun homme. Une fois par an, au printemps, elles s’unissaient aux Gargaréens qui

vivaient à leurs frontières. Les enfants mâles qui naissaient de ces unions étaient mis à mort ou renvoyés à leurs pères. Les filles étaient

élevées dans le but de guerroyer et de chasser. Pour les rendre plus efficaces au tir à l’arc, on leur enlevait la mamelle droite par le

fer ou le feu. Arès et Artémis étaient leurs dieux. Elles furent battues par Bellérophon en Lycie et menèrent une guerre sans merci aux princes

 phrygiens. Hippolyte, l’une de leurs reines, fut tuée par Héraclès. Dans la guerre de Troie, elles s’allièrent aux troyens. Mais ce fut lors de

leur expédition contre l’île de Leucé, dans le Pont-Euxin, qu’elles subirent leur plus grand désastre après l’apparition d’Achille ; cette

apparition jeta l’épouvante parmi leurs chevaux qui les démontèrent et les piétinièrent.

 

                         

                                                                                          Amazones à cheval

 

                           

                                                                            Les Amazones combattent les Grecs

 

 

                     

 

                                                       

                                                                         Héraclès se battant contre deux amazones

 

AMAZONIOS : surnom d’Apollon à Pyrrha.

 

AMBIGAT : roi gaulois qui eut pour neveux Bellovésus et Ségovèse qui envahirent l’Italie, la Germanie et l’Illyrie au début du IVe siècle avant

notre ère.

 

AMBIORIX : Ier siècle av. J.-C. Roi des Barbares d’outre-Rhin et chef des Éburons, il mena la guerre contre Jules César. Après avoir vaincu

les tribuns Sabinus et Cotta, il pourchassa les légions de Quintus Cicéron. Battu par César qui arrivait au secours des siens, il disparut

avec ses troupes dans la forêt hercynienne qui s’étendait des Ardennes à la Bavière.

 

                                    

 

                                                  

 

 

AMBIVIUM : route qui entourait une place.

 

AMBOLOGÈRA : qui retarde la vieillesse. Surnom d’Aphrodite à Sparte.

 

AMBRACIA : fille de Mélanée, roi des Dryopes , et petite-fille d’Apollon.

 

AMBRACIA : fille d’Augias.

 

AMBRACIE : ville d’Épire sur l’Aréthon, colonie de Corinthe. Vers 660 av. J.-C., elle devint la résidence de Pyrrhus, fut soumise par les

Étoliens avant d’être dépouillée de ses richesses par le consul Marcus Fulvius Nobilior.

 

                                   

                                                                          A l'ouest de la carte: royaumes d'Epire et ville d'Ambracie

 

                                                                    

                                                                                                         Golfe d'Ambracie

                                                                     

AMBRAX : fils de Thesprotos, roi d’Épire.

 

AMBRAX : fils de Dexamène et petit-fils d’Héraclès. Il régnait à Ambracie, quand Énée aborda à Actium.

 

AMBROISIE : nourriture d’un goût et d’un parfum exquis donnant l’immortalité à ceux qui la consommaient. Apollon s’en servit pour

préserver de la corruption le cadavre de Sarpédon, et Aphrodite pour guérir les blessures d’Énée.

 

AMBROSIA : fille d’Atlas et de Pléione, une des Hyades.

 

AMBROSIUS AURELIANUS : chef breton d’origine romaine. Il joua un rôle important dans la guerre contre les Saxons. Il mourut au combat

en 508.

 

AMBRYSSOS : héros qui donna son nom à Ambrysse, ville située au pied du Parnasse.

 

ÂME : sous l’ancienne Égypte, la notion de l’âme était très différente de celle que s’en font de nos jours les chrétiens et les musulmans. Il

existait même plusieurs âmes ou principes spirituels par individu. Vivant, l’Égyptien était animé par le Ka et l’Akh. Mort, l’Égyptien pouvait

voyager à son gré dans l’au-delà grâce au Ba ou Baï. Tous ces principes, associés à d’autres, tels que l’ombre et le nom, formaient une

âme complète qui reflétait la personnalité humaine.

 

                                                                                                 La pesée de l'âme

 

                          

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                            

                                                                                              Le tribunal du jugement de l'âme

    

                                                            

                                         Détails: 1-la balance. 2- Thot. 3- Anubis. 4- La Dévoreuse d'âmes. 5- le coeur. 6- La plume

 

ÂME : les Gaulois pendaient qu’elle était immortelle et évoluait au fur et à mesure de ses transmigrations. Ainsi l’âme du mort retrouvait un

corps nouveau après un temps plus ou moins long, subissant de nouvelles épreuves, accumulant de l’expérience et évoluant peu à peu vers

 la perfection. Les âmes des disparus qui erraient en attendant de renaître revenaient sur les lieux de leur existence lors de la fête de Samain du

1er novembre.

 

AMELIUS : philosophe néoplatonicien du IIIe siècle. Né en Éturie, il alla s’établir à Apamée en Syrie. Disciple de Plotin, il écrivit une centaine de

traités.

 

AMÉNARDIS Ier ou AMÉNIRDIS : fille du roi Kashta de Napata au Soudan, elle fut épouse divine d’Amon vers 716-689 av. J.-C.

 

                       

 

 

AMÉNARDIS II : fille du roi Taharqa (689-663), elle fut l’une des épouses divines d’Amon.

 

       

 

 

AMÉNEMHAB : berger d’Amon-Rê sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé dans la nécropole de Gournet Mourrayi, à

Thèbes.

 

AMÉNEMHAT : scribe et comptable du grain d’Amon, intendant du vizir sous le règne de Thoutmôsis III (1505-2450). Son tombeau est situé à Cheikh Abd

el-Gournah, à Thèbes.

 

AMÉNÉMONET : père divin de la maison d’Aménophis III sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé dans la nécropole

de Gourmet Mourrayi, à Thèbes.

 

                                            

                                                                                          Tombe d'Aménémonet

 

AMENHOTEP : fils de Hapou. Architecte d’Aménophis III qui, divinisé après sa mort, devint tardivement un dieu guérisseur sous les Ptolémées. Grand sage,

il rendait des oracles et composa des recueils de prophéties.

 

AMENHOTEP-SI-SE : deuxième prophète d’Amon sous le règne de Thoutmôsis IV (1425-1408). Son tombeau est situé dans la nécropole de Gournet Mourrayi,

à Thèbes.

 

                                        

                                                                                       Tombe d'Amenhotep-si-se

 

AMENMOSÉ : capitaine des troupes, représentant du roi dans le Double Pays de Retenou sous les règnes de Thoutmôsis III et d’Aménophis II, de 1500 à 1440.

Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, à Thèbes.

 

                               

 

                                       

                                                                                           Tombe d'Amennosé

 

AMENMOSÉ : premier prophète d’Aménophis III dans l’Avant-Cour sous les règnes de Ramsès Ier et de Séthi Ier, entre 1314 et 1298 av. J.-C. Son tombeau est

situé à Drah Abou el-Neggah, à Thèbes.

 

AMÉNOPÉ : auteur d’un livre d’enseignements moraux.

 

AMÉNOPHIS : nom porté par plusieurs rois de la XVIIIe dynastie (1580-1314).

 

AMÉNOPHIS Ier : fils du roi Ahmôsis Ier et de la reine Ahmôsis Néfertari, il fut élevé au titre de dieu après sa mort. Il régna de 1557 à 1530 av. J.-C.

 

                                      

 

     

AMÉNOPHIS II : fils de Thoutmôsis III, il régna de 1450 à 1425. Grand guerrier, archer infaillible, rameur infatigable, il fut l’un des grands conquérants de

l’histoire égyptienne et étendit son royaume du Gebel Barkal à l’Euphrate après s’être allié au roi du Mitanni. Dans sa tombe, découverte en 1898 par Loret, on

 retrouva d’autres momies royales, cachées pour faire échec aux pillards.

 

                           

 

                                

                                                                                               Aménophis II, détail de sa tombe.

 

                                   

                                                                                                      Aménophis II, détail de sa tombe

 

                         

                                                                                      Temple d'Aménophis II à Louxor

 

AMÉNOPHIS III : fils de Thoutmôsis IV et de la reine Moutémouia, il régna de 1408 à 1372. Son épouse Tiyi lui donna un fils qui devint Akhénaton. Son règne

marque l’apogée de l’Égypte. Constructeur du temple de Louxor, ce pharaon éclairé embellit celui de Karnak. Du grand temple qu’il fit édifier sur la rive gauche

du Nil, subsistent les colosses de Memnon. Les gros scarabées et les médailles commémoratives gravés au temps de ce roi nous ont laissé des témoignages

sur ses chasses fastueuses et la vie quotidienne au palais. Aménophis favorisa le monothéisme. Sous son règne, le dieu Aton prit de l’importance, vraisemblablement

du fait des interventions de la reine Tiyi et des princesses mitanniennes du harem.

 

             

                                                                                                                                                                                         Aménophis III sur son char

 

                                          

                                                                                          Aménophis III, les colosses de Memnon

 

       

                                                                                                                                                  Les colonnades d'Aménophis III à Karnak

 

                                                    

                                       Aménophis III et son épouse la reine Tiyi                                        Bague de mariage d'Aménophis III

 

 

AMÉNOPHIS IV : voir AKHÉNATON.

 

    

 

AMENTUM :

1.     Courroie fixée au centre de la hampe d’une lance qui servait à projeter l’arme.

2.     Lanière qui servait à attacher les sandales au-dessus de la cheville.

 

AMESTRIOS : fils d’Héraclès et d’Éone, fille de Thespios.

 

AMILCAR ou HAMILCAR BARCA : la Foudre. Père d’Annibal (Hannibal). Il combattit pendant cinq ans avec succès les Romains en Sicile lors de la première

guerre punique, puis sauva Carthage dans la guerre des mercenaires. Prenant une partie de l’Espagne, _il fonda Barcino (Barcelone) et fut tué en combattant les

 Vectones en 228 av. J.-C.

 

 

AMISODAROS : roi de Carie qui avait élevé la Chimère. Ses fils Atymnios et Maris furent tués devant Troie par les fils de Nestor.

 

AMMAS : nourrice d’Artémis.

 

AMMAS : surnom de Cybèle et de Déméter.

 

AMMÉNÉMÈS OU AMÉNÉMÈS : nom de quatre rois de la XIIe dynastie (1991-1790).

 

AMMÉNÉMÈS Ier : fondateur de la XIIe dynastie en 1991 av. J.-C., il régna jusqu’en 1962. De son règne, datent les œuvres Le Roman de Sinouhé et L’Enseignement

 du roi Amménémès à son fils Sésostris. Il fit de Lishtn la capitale de l’Égypte et établit des relations commerciales avec Byblos. Vizir du roi Mentouhotep III, il

s’empara du pouvoir et passa toute son existence à rétablir l’autorité monarchique et à réorganiser l’administration. Il chassa les nomades pilleurs du delta,

puis, vieillissant, il associa son fils Sésostris Ier au trône. Il mourut assassiné, après avoir eu la vision de son meurtre perpétré par les gardes à la solde des femmes

du palais.

                                        

                                                       Amménémès I Sehetep-ib-Rê : Rê apaise le coeur                                                                                                                                               

 

              

                                                                               Pyramide  d' AMMÉNÉMÈS Ier à Licht

 

 

AMMÉNÉMÈS II : fils de Sésostris Ier, il régna de 1929 à 1895. Le trésor de Tôd est contemporain de son règne et témoigne des bonnes relations que les

Égyptiens entretenaient avec les Syriens.

 

                                        

                                                                                                                                               Amménémès II nobou-kaou-Rê : les bras de Rê sont d'or.

 

 

AMMÉNÉMÈS III : sixième roi de la XIIe dynastie, constructeur du labyrinthe, il régna de 1842 à 1797. On le considère comme le dernier grand pharaon du

Moyen Empire. Sous son gouvernement, l’Égypte prospéra, notamment après la mise en valeur de l’oasis du Fayoum. Considéré comme un bienfaiteur et élevé au

titre de dieu par le clergé, il sera adoré par le peuple jusqu’aux premiers siècles de notre ère.

 

                  

 

                                 

                                                                                                                   Pyramide d'Amménémès III à Hawara

 

 

                                     

                                                                                                 Bague d'Amménémès III

 

 

AMMÉNÉMÈS IV : sous son règne, de 1798 à 1790, l’Égypte perdit peu à peu de son prestige. Cinq ans après sa mort, sa dynastie décadente disparaîtra.

 

                         

         Amménémès IV Maâ-kherou- Rê            Amménémès IV imen-om-hat                     Pyramùide Sud                              Pyramide Nord inachevée

                        Rê est juste                                      Amon est en avant

 

 

AMMÉNÉMÈS V: Il est difficile de dater le règne de ce pharaon à une époque où l'Egypte entre dans une période politique troublée.

 Il succède à Sekherrê Khoutaour. Ses dates de règnes varient selon les archéologues: 1796- 1793/ 1795-1791 / 1746-1743.

 

AMMÉNÉMÈS VI: fils d'Antef et petit-fils d'Amménémès V.Son règne varie selon les avis: 1788-1785 / 1783-1779 / 1730-1724. Il eut pour fifs Reniseneb.

 

AMMÉNÉMÈS VII: Il régna de 1769 à 1766.

 

     

 

 

AMMÉNÉMÈS : vers 1589 av. J.-C. Inventeur d’une nouvelle horloge à eau à graduation variable qui tenait compte des variations de longueur du temps entre le jour

 et la nuit.

 

AMMON ou HAMMON : selon Diodore, roi de libye et père de Dionysos.

 

AMMON : fils de Cinyras et époux de Myrrha ; père d’Adonis.

 

AMMONIA : surnom sous lequel Héra était révérée en Élide.

 

AMMONIOS : grammairien grec, prêtre égyptien. Il se réfugia à Constantinople après la destruction des temples égyptiens en 389 ap. J.-C.. Il fut maître de l’historien Socrate. Il nous a laissé un Dictionnaire des synonymes.

 

AMMONIOS : fils d’Hermias, philosophe grec d’Alexandrie, disciple de Proclus à Athènes (480 ap. J.-C.). Il nous a laissé des commentaires sur Porphyre,

sur les Catégories d’Aristote, et des scholies sur la Métaphysique.

 

AMNISIADES : nymphes du fleuve Amnisos, en Crète.

 

AMŒMÉ : danaïde, épouse de Polydector.

 

AMON : à l’origine, dieu local de la ville de Thèbes, il fut promu au rang de divinité nationale lorsque Amménémès Ier fonda la  XIIe dynastie en 1991 av. J.-C.

De caractère chtonien, lié au vent et au souffle, il s’apparente au dieu de la fécondité Min. Son nom signifie « cacher ». Impénétrable, intemporel, créateur de tous

les autres dieux, il exigeait des hommes l’exercice du Maât. Représenté comme un être humain, il porte quelquefois une tête de bélier. Mout est son épouse et

Khonsou son fils. Quand il devint le premier des dieux, des richesses inouïes s’accumulèrent dans ses temples. Véritable État dans l’État, le clergé d’Amon se

heurta plusieurs fois aux pharaons jusqu’à la rupture avec Akhénaton. Après cet épisode (1362-1354) tragique pour son culte, Amon n’exerça plus son pouvoir

absolu. Les autres dieux remontèrent dans l’estime des Égyptiens et un équilibre s’établit entre eux et le dieu national. La destruction de Thèbes en 664 av. J.-C.,

par les Assyriens, accéléra son déclin ; il fut supplanté par Osiris.

 

           

                                                                                                                                                                                              Mout et Amon

 

                              

                                                          Amon à Karnak                                                                               Amon-Min

 

                                                                           

                                                                                                                 Amon-Ra

 

 

AMONET : déesse thébaine qui portait la couronne blanche.

 

                                              

                                                                              Amonet à Karnak

 

 

AMON-HER-KHOPECHEF ou KHEPECHEF : fils de Ramsès III (1194-1166), il mourut prématurément et fut inhumé dans la Vallée des Reines.

 

                                                             

 

           

                                                                                           Tombeau de Amon-her-Khepechef 

 

 

AMONOUSIRHAT : nom de la barque sacrée qui, au milieu de la saison de l’inondation, navigait sur le Nil entre Karnak et Louxor.

 

AMORGEN : poète celte irlandais, barde du roi Conchobar, père adoptif de Cuchulain. Selon la légende, il épousa Findchoem et vécut au XIIIe siècle avant

Jésus-Christ.

 

AMPELIUS (Lucius) : écrivain latin du IIIe siècle. On a retrouvé son Ciber Memorialis qui traite de science naturelle, d’histoire, de géographie et d’astronomie.

 

AMPÉLOS : un des suivants de Dionysos, fils d’un satyre et d’une nymphe, ou selon d’autres, fils du Soleil et de la Lune. Dionysos, après sa mort, le

parfuma d’ambroisie et le métamorphosa en vigne. Placé dans le ciel, il devint la constellation du vendangeur.

 

AMPHIALOS : Phéacien, fils de Polynéos, l’un des vainqueurs dans les jeux auxquels Ulysse prit part chez Alcinoüs.

 

AMPHIALOS : fils de Néoptolème et d’Andromaque.

 

AMPHIANAX : roi de Lycie, père de Sthénébée.

 

AMPHIANAX : fils d’Amphimaque et père d’Ætylos.

 

AMPHIARAÜS ou AMPHIARAOS : fils d’Oïclée, ou d’Apollon et d’Hypermnestre ; descendant des Mélampodides d’Argos ; époux d’Ériphyle et père d’Alcméon,

d’Amphiloque, d’Eurydice et de Démonassa. Célèbre devin et interprète des songes, il prévit l’issue fatale de la guerre de Thèbes et refusa d’y prendre part. Ayant

pris en haine Tydée, qui avait engagé les Argiens dans cette guerre, il lui apporta la tête de son ennemi Mélanippe. Tydée la brisa et en avala la cervelle. Athéna, qui

venait le guérir des blessures qu’il avait reçues au combat, en fut horrifiée et l’abandonna à son sort. À son tour, Amphiaraüs devait périr. Attaqué par le

Thébain Périclymène, il s’enfuit le long de l’Isménos. Sur ordre de Zeus, la terre s’entrouvrit et l’engloutit avec son char.

 

                             

                              Départ  de thèbes d' Amphiaraos

 

 

AMPHICTYON : fils de Deucalion et de Pyrrha, ou fils d’Hellen. Il épousa Cranaé, fille de Cranaos, auquel il ravit le sceptre qu’on lui arracha douze ans plus tard.

Il est considéré comme le fondateur de la ligue amphictyonique. Un temple lui fut consacré près d’Anthèle, au bord de l’Asopos, aux Thermopyles, où se tenaient

 les assemblées de cette ligue composée de douze peuples.

 

 

AMPHICTYONIE : conseil religieux grec formé de représentants des villes. La plus célèbre des amphictyonies se réunissait à Delphes au printemps et à Anthèle près

des Thermopyles, en automne. Chaque peuple disposait de deux voix ; les députés s’appelaient pylagores ou hiéromnémons. Sparte et Athènes n’avaient qu’une voix chacune, leurs colonies avaient l’autre. C’était un tribunal d’arbitrage qui cherchait à tempérer les guerres entre Grecs. Cette assemblée entraîna plusieurs guerres

sacrées.

 

AMPHIDAMAS : père de Naupidamé et grand-père d’Augias.

 

AMPHIDAMAS : fils de Lycurgue et de Cléophilé père de Milanion et d’Antimaque. Lui et son frère Céphée furent au nombre des Argonautes. Hôte et ami de Molos,

 il lui donna le casque d’Amyntor. Ce casque fut plus tard porté par Mérion au siège de Troie.

 

AMPHIDAMAS : roi de Chalcis, en Eubée, tué dans un combat contre les Érythréens. À sa mort, ses fils donnèrent des jeux au cours desquels Hésiode gagna un

trépied.

 

AMPHIDICOS : Thébain qui, dans la guerre des sept chefs, tua Parthénopée(d’après Apollodore).

 

AMPHIÉTÈS : qui revient tous les ans surnom de Dionysos.

 

AMPHIGYÉIS : le boiteux. Surnom d’Héphaïstos.

 

AMPHILOGIES : les contestations personnifiées. Filles d’Éris.

 

AMPHILOQUE : Argien, fils d’Amphiaraüs et d’Ériphyle. Il était  devin. Il prit part à la guerre des Épigones, puis se rendit au siège de Troie. À son retour, il fonda

avec le devin Mopsos la ville de Mallos en Cilicie. Mopsos ayant refusé d’en partager la souveraineté, ils se défièrent en combat singulier et s’entretuèrent.

 

AMPHIMALLUM : étoffe de laine épaisse employée pour la confection des vêtements d’hiver. Elle fit son apparition sous l’Empire.

 

AMPHIMAQUE : fils d’Électryon, roi de Mycènes, et d’Anaxo. Il périt avec ses frères lors d’un combat contre les fils de Ptérélaüs, ravisseurs du bétail d’Électryon.

 

AMPHIMAQUE : fils de Ctéatos et de Théronice, prétendant d’Hélène et l’un des quatre chefs des Épéens au siège de Troie. Il fut tué par Hector.

 

AMPHIMAQUE : fils de Polyxénos ; son père lui donna ce nom par amitié pour Amphimaque, fils de Ctéatos.

 

AMPHIMAQUE : fils de Nomion. Il conduisit avec son frère Nastès une troupe de Cariens au secours de Troie et parut au combat richement vêtu et tout brillant

d’or. Achille le précipita dans le Scamandre.

 

AMPHIMAROS : fils de Poséidon. Époux d’Uranie avec qui il eut Linos.

 

AMPHIMÉDON : fils de Mélanthée, un des prétendant de Pénélope, tué par Télémaque. Agamemnon, qui avait été autrefois son hôte, reconnut son ombre dans les

enfers et lui adressa la parole.

 

AMPHIMÉDON : libyen, partisan de Phinée, tué aux noces de persée.

 

AMPHINOMÉ : épouse d’Éson et mère de Jason. Son époux et son fils Promachos ayant été mis à mort par pélias, elle se rendit chez l’assassin de sa famille

qu’elle maudit avant de se plonger un glaive dans la poitrine.

 

AMPHINOMÉ : fille de Pélias. Jason la donna pour épouse à Andrémon.

 

AMPHINOMÉ : fille de Nérée et de Doris.

 

AMPHINOMOS : fils de Nisos. Prétendant de Pénélope, il fut tué par Télémaque.

 

AMPHION : roi d’Orchomène, fils d’Iasos, époux de Perséphone et père de Chloris.

 

AMPHION : un des chefs épéens dans la guerre de Troie.

 

AMPHION : fils de Zeus et de la thébaine Antiope, frère de Zéthos et roi de Thèbes. D’après Hygin, le roi de Sicyone aurait abusé Antiope alors qu’elle était la

femme de Lycos. Zeus la séduisit à son tour. Dircé, la seconde épouse si jalouse de Lycos, la fit enchaîner. Zeus la délivra et la transporta sur le mont Cithéron où

elle mit au monde deux enfants. Suivant une autre tradition, Antiope encore jeune fille fut séduite par Zeus et fuyant la colère de son père Nyctée, elle se réfugia

chez Épopeus qui la prit pour femme. Ce dernier fut tué par Lycos, frère de Nyctée qui entre-temps s’était donné la mort. Ramenée en Béotie, Antiope mit au monde

deux fils : Amphion et Zéthos. Lycos fut tué par eux. S’étant emparés du sceptre de Thèbes, ils entourèrent la ville de remparts grâce à la magie de la lyre d’Amphion :

les pierres venaient se placer d’elles-mêmes. De son épouse Niobé, fille de Tantale, Amphion eut quatorze enfants qui furent tués par Apollon et Artémis.

 

                                   

                                                          Amphion jouant de la lyre                                                                                 Amphion et Zéthos

 

 

AMPHION : fils d’Hypérasios et frère d’Astérios. Il fut l’un des Argonautes.

 

AMPHIOS : fils de Sélagos de Pæsos et allié des troyens. Ajax le tua.

 

AMPHIOS : fils du devin Mérops et frère d’Adraste. Il périt au siège de Troie avec son frère.

 

AMPHIPROSTYLE : temple doté d’un portique ouvert s’avançant au-delà des deux extrémités des bâtiments.

 

                     

                                                                                                                                                                                   Amphiprostyle et double prostyle

 

 

AMPHIPYROS : celle qui porte une torche dans chaque main. Surnom d’Artémis ou d’Hécate.

 

AMPHIRO : une des Océanides.

 

AMPHISSA : fille de Macarée. Elle fut aimée d’Apollon. Elle donna son nom à la ville d’Amphissa, en Locride.

 

AMPHISSOS : fils d’Apollon et de Dryope, fondateur de la ville d’Œta. Il y érigea un temple en l’honneur d’Apollon et un autre en l’honneur des nymphes. L’accès

de ce dernier était interdit aux femmes.

 

AMPHITAPOS : étoffe de laine fine employée pour la confection des vêtements d’hiver.

 

AMPHISTRATE : conducteur du char des Dioscures et prince des Laconiens à Héniochie.

 

AMPHITHÉÂTRE : édifice dans lequel se produisaient les gladiateurs et où étaient donnés des spectacles. On distinguait trois parties principales : l’arène de terre

battue recouverte de sable destinée aux combattants, le podium réservé aux personnalités et les gradins qui formaient des cercles concentriques de pierre sur

lesquels s’asseyaient les spectateurs. Ces derniers entraient et sortaient par des vomitoires percés dans l’épaisseur des murs.

 

       

                                          Epidaure                                                                                                         Nîmes

 

                              

                                                                          Flavien                                                                                            Aphrodisius turquie

 

                                                                                      

                                                                                                                                      Bosra Syrie

 

 

AMPHITHÉE : femme de Lycurgue, roi de Némée.

 

AMPHITHÉE : fille de Pronax et femme d’Adraste.

 

AMPHITHÉE : femme d’Autolycos et aïeule d’Ulysse.

 

AMPHITHÉMIS : fils d’Apollon Lycorios et d’Acacallis. Il eut deux fils d’une nymphe Tritonide, Nasamon et Caphauros.

 

AMPHITHOÉ : une des Néréides.

 

AMPHITRITE : néréide. Déesse de la mer. Tardivement, on en fit l’épouse de Poséidon. Ce dernier l’ayant demandée en mariage, elle s’enfuit par pudeur chez Atlas,

mais elle fut ramenée à Poséidon par un dauphin. Jalouse de Scylla, elle jeta des herbes enchantées dans la source où sa rivale se baignait. Scylla y fut métamorphosée

en un monstre à six têtes et à douze pieds. Amphitrite donna trois enfants à Poséidon : Triton, Rhodé et Benthésicymé.

 

                     

 

 

                                                                                                                                                                                          Le triomphe de Neptune et d'Amphitrite

 

    

                              Neptune et Amphitrite                                                                                                             Neptune et Amphitrite

 

 

AMPHITRYON : fils du roi de Tirynthe Alcée et d’Hipponomé, petit-fils de Persée. Électryon son oncle, roi de Mycènes, ayant été attaqué par les fils de Ptérélaüs,

qui, à la tête des Taphiens, pillèrent son royaume, tuèrent ses fils et enlevèrent ses bœufs, Amphitryon vint à son secours et ramena les troupeaux.

Électryon, reconnaissant, lui donna en mariage sa fille Alcmène. Cependant, une querelle éclata entre eux. Amphitryon, qui voulait une part des troupeaux, tua

Électryon et s’enfuit avec Alcmène chez Créon, à Thèbes. Alcmène désirait venger la mort de ses frères en déclarant la guerre à Ptérélaüs et à ses fils. Créon

accepta à condition qu’Amphitryon délivre le pays d’un renard féroce. Amphitryon parvint à tuer le renard, puis à la tête des Béotiens, des Locriens et des Phocéens

entra en guerre contre les Taphiens. Le succès de cette campagne fut assuré par la trahison de Comætho, la fille de Ptérélaüs, qui s’était prise d’amour pour

Amphitryon. Elle coupa sur la tête de son père le cheveu d’or auquel la vie était attachée.

 

                                            

 

 

AMPHORE : récipient de poterie avec deux anses. Il se terminait en pointe. Ainsi on pouvait l’enfoncer dans le sol pour le maintenir droit. L’amphore contenait presque essentiellement du vin ou de l’huile.

 

                                        

                                                                                                                                                                                     Amphore à saumure

 

         

                                      Amphore à huile                                                          Amphore à vinaigre                                                        Amphores à vin

 

                                    

                                                                                                      Amphores attiques

 

                  

                                                                                                          Amphore bettique

 

                             

                                                              Amphores à Bodrum, Turquie                                                                Amphore grecque

 

AMPHOTÉROS : troyen tué par Patrocle.

 

AMPHOTÉROS : fils d’Alcméon et de Callirrhoé, et frère d’Acarnas.

 

AMPULLA OLEARIA : fiole d’huile destinée aux bains.

 

                               

 

AMPULLA RUBIDA : flacon recouvert de cuir.

 

AMPULLARIUS : ouvrier qui recouvrait les bouteilles de cuir.

 

AMPYCOS : fils de Pélias et père du devin Mopsos.

 

AMPYCOS : père d’Idmon.

 

AMPYCOS : fils de Japet, aède et prêtre de Déméter, tué par Pettalos aux noces de Persée.

 

AMPYX : partisan de Phinée, qui fut pétrifié par la tête de Gorgone aux noces de Persée.

 

AMPYX : Lapithe, qui, aux noces de Pirithoüs, tua le centaure Oéclos.

 

AMSET : un des quatre fils d’Horus, protecteur des organes momifiés. Sur les vases canopês, il est représenté avec une tête d'homme.

 

                                               

                 

                                      

 

 

AMULETTES : en or, argent, bronze, turquoise, agate, lapis-lazuli, porphyre, granit…, elles apportaient protections et bienfaits aux morts et aux vivants. Les uns

et les autres les portaient en collier autour du cou ou sous les vêtements. Elles reproduisaient les symboles des dieux, les animaux sacrés, les hiéroglyphes magiques.

Les plus puissants étaient le scarabée, le djed, le nœud d’Isis et l’œil oudjat. Cependant les Égyptiens ne négligeaient pas les vertus des effigies grotesques de Bès

 et de Thouéris pour protéger les femmes enceintes ou les rendre fécondes, du nœud de roseaux contre les maux de gorge et des queues d’oignons tressées,

efficaces dans les cas de fièvres. Au fil des siècles, les amulettes se multiplièrent avec l’essor de la magie et de la sorcellerie. À la fin du Bas-Empire, leur utilisation

était liée aux actes des médecins indigènes, grecs ou juifs, aux actions des hommes politiques et à la vie quotidienne des soldats et des paysans. De ce temps où

sciences et superstitions marchaient de pair, nous avons gardé un goût prononcé pour le symbolisme, l’alchimie et les sciences parallèles.

 

               

                                                               Amulette de Toutânkhamon                                                                           Amulette dite "des deux maîtresses" du roi

                                                                                                                                                                            

               

                                                                                                                                                                                                       Amulette en forme de coeur

 

 

AMUSSIUM : tablette de marbre semblable à un cadran solaire. Elle indiquait la direction des vents.

 

AMYCLA : fille d’Amphion et de Niobé.

 

AMYCLÆOS : Amycléen surnom d’Apollon, de Castor et de Pollux.

 

AMYCLAS : roi de Laconie, fils de Lacédémon et de Sparté, petit-fils de Zeus et frère d’Eurydice. De son épouse Diomédé, il eut Argalos, Cynortas,

Hyacinthe et Laodamie.

 

AMYCLAS : père de Daphné, selon Diodore.

 

AMYCLÉE : père de Cyparisse.

 

AMYCOS : fils de Poséidon et de Bithynis ou de la nymphe bithynienne Mélio, frère de Mygdon et roi des Bébryces en Bithynie. Fier de sa taille gigantesque et

de sa force, Amycos provoquait au combat tous les étrangers qui abordaient la côte et les tuaient. À l’arrivée des Argonautes, il défia Pollux qui le tua.

 

                               

                                                                                                    Supplice d'Amykos

 

 

AMYCOS : centaure, fils d’Ophion. Aux noces de Pirithoüs, il tua le Lapithe Céladon et fut tué à son tour par Bélatès.

 

AMYCOS : troyen, époux de Théano et père de Mimas.

 

AMYCOS : fils de Priam ; frère de Diorès et compagnon d’Énée. Il fut tué par Turnus.

 

AMYMONÉ : une des Danaïdes, épouse d’Encelade, qu’elle tua la nuit de ses noces. Poséidon la délivra d’un satyre qui l’importunait et lui montra la source de

 Lerne pour délivrer son pays de la sécheresse. De ses amours avec Poséidon, elle eut Nauplios.

 

AMYNTAS : intendant du palais sous Ptolémée II Philadelphe (282-246). Il fut mêlé malgré lui à une affaire de vol d’objets royaux et condamné à mort.

 

AMYNTAS : dernier roi libre des Gaulois Galates en Asie. À sa mort e, 25 av. J.-C., son royaume devint province romaine.

 

AMYNTAS Ier : roi de Macédoine de 507 à 480 av. J.-C.  Il s’allia aux Perses qui attaquaient la Grèce.

 

AMYNTAS II : fils de Philippe et petit-fils d’Alexandre Ier. Il disputa le trône à son oncle Perdiccas vers 428 av. J.-C.

 

AMYNTAS III : petit-fils d’Amyntas II. Il régna de 392 à 368 av. J.-C. Il lutta contre son rival Argée, puis contre les Olynthiens. Après s’être allié aux Athéniens, il

rétablit l’ordre dans son royaume.

 

AMYNTOR : fils du Thessalien Orménos, époux de Cléobulé, père de Phénix, de Crantor, d’Évémon et d’Astydamie. Suivant Homère, il habitait Éléon.

Autolycos l’attaqua et lui enleva le célèbre casque de Mérion. Suivant Apollodore, il était roi d’Orménion, en Magnésie thessalienne. Héraclès, lors de son

expédition contre les Dryopes, lui demanda le passage et, sur son refus, le tua.

 

AMYROS : fils de Poséidon et l’un des Argonautes.

 

AMYTHAON : Éolide, fils de Créthée et de Tyro, frère d’Éson et de Phérès. Il épousa Idoméné, dont il eut deux fils, Bias et Mélampe, et une fille, Æolia. Il fonda

la ville de pylos en Messénie et se rendit avec les autres descendants de Créthée auprès de Pélias, à Iolcos, pour réclamer le sceptre en faveur de Jason.

 

ANA : déesse gauloise, sœur du dieu Bélus ou Bélénos, elle était associée à la lune et au destin. Proche des déesses Minerve et Thémis, on la fêtait le 15 mars.

 

ANABÉSINÉOS : noble phéacien qui prit part aux jeux équestres, chez Alcinoüs.

 

ANACHARSIS : sage de la Scythie qui se rendit à Athènes vers 590 av. J.-C. Il devint l’ami de Solon, visita la Grèce et retourna dans sa patrie où il voulut introduire

les mystères de Cybèle qu’il avait admirés à Cyzique. Opposé à ses idées, son frère, le roi Saulios, le tua.

 

ANACRÉON : poète lyrique de Téos en Ionie (560-475 av. J.-C). Ami de Polycrate, le tyran de Samos, il fut accueilli avec honneur par Hipparque à Athènes où il

retrouva Simonide de Céos, puis il retourna à Téos. La révolte de l’Ionie le força à se retirer à Abdère. Il mourut étranglé par un pépin de raisin. Anacréon a célébré les Muses, Dionysos et l’Amour. Il nous a laissé des odes et des épigrammes

 

La nature a donné aux taureaux des cornes, aux coursiers de durs sabots, aux lièvres la légèreté,

aux lions un gouffre armé de dents, aux poissons les nageoires, aux oiseaux les ailes, aux hommes la prudence.

 Il ne restait rien pour les femmes. Que leur donna-t-elle donc ? La beauté, qui leur sert à la fois de glaive et de bouclier :

 celle qui est belle triomphe du fer et du feu.  (ode sur les femmes)

 

Le front couronné de roses, buvons avec une douce gaieté ! Une jeune fille aux pieds délicats, portant un thyrse, qui frémit,

enlacé dans le lierre, danse au son du luth ; près d'elle, un jeune homme à la belle chevelure, à l'haleine parfumée,

 marie aux accords de la lyre les chants d'une voix mélodieuse. L'Amour aux cheveux dorés, le r