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ANTA : déesse cananéenne adorée dans le temple de Mout et de Khonsou à Tanis.

 

ANTÆA : celle à qui s’adressent les supplications. Surnom de Déméter, de Cybèle et d’Hécate.

 

ANTAGORAS : pasteur de l’île de Cos qui, avec l’aide des Méropes, lutta contre Héraclès et le fit fuir.

 

ANTALCIDAS : général et ambassadeur spartiate qui conclut un traité avec Artaxerxès  Mnémon en 387 av. J.-C. Toutes les villes

grecques d’Asie avec Clazomènes et Chypre furent abandonnées aux Perses, seules lemnos, Imbros et Scyros étaient laissées aux

 Athéniens. Repoussé par Artaxerxès et méprisé par les siens, il se laissa mourir de faim.

 

ANTANDROS : ville de l’Asie Mineure, en Mysie, au pied de l’Ida. Énée s’y embarqua après le sac de Troie.

 

 

                   

 

             

       

 

ANTEAMBULO : esclave chargé d’écarter la foule devant son maître.

 

ANTÉE :  fille d’Iobatès, femme de Prœtos et mère de Méra.

 

ANTÉE : géant libyen, fils de Poséidon et de Gaïa. Lutteur formidable, il puisait des forces nouvelles dans la terre qu’il touchait.

Il tuait tous les étrangers qui s’engageaient sur son domaine. Avec les crâne de ses victimes, il bâtit un monument consacré à

Poséidon. Héraclès, qui le combattit, comprit d’où il tirait ses forces ; alors, le soulevant, il l’étouffa entre ses bras.

 

                                                     

                                                                           Hercule étouffant Antée

 

 

ANTEF : nom de trois rois de la XIe dynastie vers 2150-2050.

 

ANTEF I : fils de Montouhotep I. Il régna de 2133 à 2117. Premier roi à porter le titre de pharaon, il vainquit , Ankhtyty, 

gouverneur des trois nomes de la frontière sud de l'Egypte et parvint à réunifier la Haute-Egypte.

 

 

     

 

 

 

ANTEF II : fils de Montouhotep I. Il régna de 2117 à 2069 et épousa Néferoukaouit.

 

                         

                                                                                                     Les chiens d'Antef II

     

                                                                            La chapelle blanche d'Antef II à Karnak

 

                                

                                                                         Stèle d'Antef II

 

ANTEF III : fils d'Antef II. Il régna de 2068 à 2061 et consolidera les conquête de son père. Roi de Thèbes, il épousera

Iah et Henite. son fils Montouhotep II lui succèdera.

 

   

 

 

ANTEF IV : pharaon de la XIII è dynastie. Il succède à Ougaf , se faisant couronner sous le nom de Sankhibrê. 

 

 

                                               

 

                                   

 

 

ANTEF V : premier roi de la XVII è dynastie. Il régna de 1625 à 1622. Soumettant Thèbes à son allégeance,

 il s'unit avec Coptoset Abydos afin de contenir l'avancée des Hyksos. Il épousera Sobekemsaf, fille d'une puissante

famille des gouverneurs d'Edfou et aura un fils: Rahotep.

 

                   

 

 

 

ANTEF VI : Il ne règnera que quelques mois.

 

                                                       

 

 

ANTEF VII : roi de Haute-Egypte. Il épouse Sobekemsat et fortifie la pouvoir Thébain par des édits. Il effectua de nombreux

échanges avec le roi des Hyksos, Apophis I, dont une fille, Hérit sera mariée avec un prince royal thébain. Il est envisageable de

penser que la Haute-Egypte d'Antef VII fut la vassale des Hyksos.

 

 

               

 

 

 

ANTEF : ingénieur qui, sous le règne d’Amménémès Ier (1991-1962), fut chargé de l’exploitation des carrières de Bekhen.

 

ANTEF : gouverneur des oasis sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484) et grand héraut sous le règne de Thoutmôsis III

(1505-1450).

 

ANTEFIXA (ANTÉFIXES) : d’origine étrusque, ces ornements en terre cuite furent employés par les Romains pour

décorer les immeubles tout en masquant les jointures des blocs de maçonnerie.

 

ANTÉFOQER : gouverneur de la ville et vizir sous le règne de Sésostris Ier (1961-1928). Son tombeau est situé à Cheikh

Abd el-Gournah, à Thèbes.

 

           

                                                                                                         Tombe d' Antéfoqer

 

 

 

ANTÉNOR : fils d’Æsyétès et de Cléomestra, époux de Théano, la sœur d’Hécube, et père de Crino, Acamas, Agénor,

Archiloque, Coon, Démoléon, Eurymaque, Glaucos, Hélicaon, Iphidamas, Pédée, Laodamas et Polybe. Sage, parmi les

Gérontes, il reçut Ulysse et Ménélas envoyés à Troie pour réclamer Hélène. Député pour négocier la paix avec les assiégeants

de Troie, il trahit les siens en ouvrant la porte au cheval de bois géant. Par ordre d’Agamemnon, sa maison fut exempte de pillage

et on y attacha une peau de panthère en signe d’inviolabilité. Après la destruction de la ville, il fonda une nouvelle Troie sur les

 ruines ou, selon d’autres sources, il partit avec Ménélas en Libye et acheva sa vie à Cyrène. Selon Strabon, il vint à la tête

des Hénètes de Paphlagonie s’établir au fond du golfe de l’Adriatique, où il fonda Padoue.

 

                                                                              

 

 

 

ANTEPILANI : soldats romains des deux premiers rangs de la légion.

 

ANTÉROS : amour réciproque. Aphrodite, voyant qu’Éros ne grandissait pas, en demanda la raison à Thémis, qui lui répondit

que c’était parce qu’il n’avait pas de compagnon qui pût l’aimer. Elle lui donna donc Antéros, avec qui il se lia d’amitié. Il

commença à grandir, mais dès qu’Antéros s’éloignait de lui, Éros redevenait enfant.

 

ANTESIGNANI : corps des meilleurs soldats de la légion, soldats d’élite, dont les fonctions étaient de combattre devant les

 enseignes.

 

ANTHAS : fils de poséidon et d’Alcyone ; frère d’Hypérès ; père d’Aétios et roi de Trézène.

 

ANTHÉ : une des filles d’Alcyonée.

 

ANTHÉDON : nymphe qui passait pour avoir donné son nom à la ville béotienne d’Anthédon, fondée par les habitants de Copæ.

 

ANTHÉE : fils de Poséidon et d’Astyphile.

 

ANTHÉE : compagnon d’Énée.

 

ANTHÉIA : l’amie des fleurs. Surnom d’Héra à Argos. Surnom d’Aphrodite  chez les Gnossiens.

 

ANTHÉIS : fille d’Hyacinthe. Elle fut immolée à Athènes avec ses sœurs sur la tombe du cyclope Géræstos.

 

ANTHÉLIE : une des cinquante filles de Danaüs, épouse de Cissée.

 

ANTHÉLENS : statues des dieux exposées au soleil devant l’entrée principale des maisons grecques.

 

ANTHEMIUS (PROCOPE) : consul en 405, ministre de Théodose II de 408 à 414, Léon de Trace le désigna pour régner en

Occident (467), mais le général Ricimer, son gendre, le déposa et le fit mettre à mort en 472.

 

                                           

 

 

ANTHÉMOÏSIA : fille du fleuve Lycos, épouse de Dascylos, fils de Tantale, et mère de l’Argonaute Lycos .

 

ANTHÉMONÉ : arcadienne qui eut d’Énée une fille.

 

ANTHESTÉRION : mois de l’année athénienne. Il correspondit à mars-avril, puis à janvier-février.

 

ANTHEUS : florissant surnom de Dionysos.

 

ANTHOS : fils d’Antonoüs. Il fut mis en pièces par les cavales de son père qu’il ramenait à la prairie.

 

ANTHRACIA : nymphe arcadienne.

 

ANTHROPOPHAGIE : elle avait pour but de s’attribuer les forces vitales et magiques de l’ennemi vaincu. Elle fait l’objet d’un

développement dans les textes des pyramides qui relatent les exploits du roi Ounas dévorant les habitants des cieux. Ce fut

une pratique de l’Égypte primitive ; cependant, des cas de cannibalisme existèrent à des périodes plus récentes, sous le Nouvel

Empire, lorsque la famine sévissait ou, exceptionnellement, au cours de conflits religieux opposant les habitants de deux cités rivales.

 

ANTIA ou ANTIATINA : surnom de la Fortune, tiré de la ville d’Antium (Latium) où elle avait un temple.

 

                                                                    

 

 

 

ANTIADÈS : fils d’Héraclès et d’Aglaé.

 

ANTICLÉE : fille d’Autolycos, épouse de laërte et mère d’Ulysse et de Ctimène. Elle mourut de chagrin en attendant Ulysse, parti

pour Troie. Celui-ci la retrouva dans les enfers.

 

ANTICLÉE : mère de Périphétès, qu’elle eut d’Héphaïstos ou de Poséidon.

 

ANTICLÉE : fille de Dioclès. Épouse de Machaon, le fils d’Asclépios, elle mit au monde deux fils : Nicomaque et Gorgasos.

 

ANTICLOS : un des grecs enfermés dans le cheval de bois. Il allait répondre à Hélène qui les appelait de l’extérieur quand Ulysse lui

ferma la bouche.

 

ANTICYRE : ville de Phocide au sud de Delphes, sur le golfe de Corinthe. On y préparait l’ellébore qui était censé guérir de la folie.

Il existait une autre ville du même nom en Thessalie. Dans les satyres de Juvénal, on peut lire:

Du noir thêta de mort tu peux marquer le vice!...
Mais soyons francs: tu n’es qu’un fat! un fat novice
Qui se pavane aux yeux de la plèbe sans cœur!
D’Anticyre plutôt bois pure la liqueur!

 

 

ANTICYROS : médecin qui guérit la folie d’Héraclès à l’aide de l’ellébore.

 

ANTIDOTE : peintre athénien. Il vécut vers 250 av. J.-C. Élève d’Euphrate et maître de Nicias, il brillait plus par la technique que par

 la création.

 

ANTIGONE : fille d’Œdipe et de Jocaste ; sœur d’Étéocle, de Polynice et d’Ismène. Antigone accompagna son père Œdipe à

Colone, près d’Athènes, alors que ce dernier s’était crevé les yeux et condamné à l’exil. À la mort de son père, elle retourna à thèbes

où elle assista à la fin tragique de ses frères. Malgré la défense de Créon qui prononça la peine de mort contre quiconque  oserait

ensevelir le corps de Polynice, Antigone, n’écoutant que son devoir, rendit les derniers honneurs à son frère. Créon ordonna qu’on

l’enterrât vive, mais Antigone échappa à ce supplice en s’étranglant.

 

                     

                                                                                                                                        L'arrestation dAntigone

 

 

ANTIGONE : fille d’Eurytion de Phthie, épouse de Pélée et mère de Polydora. Pélée, ayant tué à la chasse son beau-père Eurytion, se

 réfugia chez Acaste, roi d’Iolcos, dont l’épouse Astydamie se prit d’amour pour lui. Se voyant repoussée, elle le calomnia

auprès d’Antigone, qui, désespérée de l’infidélité supposée de son époux, se pendit.

 

ANTIGONE : fille de Laomédon et sœur de Priam. Elle se vanta que sa chevelure était supérieure en beauté à celle d’Héra, orgueil

que la déesse châtia en la métamorphosant en cigogne.

 

ANTIGONE : fille de Phérès, épouse de Cométès et mère de l’Argonaute Astérion.

 

ANTIGONE ou ANTIGONE LE BORGNE : surnommé le Cyclope. Lieutenant d’Alexandre le Grand. Après la mort de ce dernier, il

eut en partage la Phrygie, la Lycie et la Pamphylie. Il entra dans la ligue formée contre le régent Perdiccas qui fut tué en 321 av. J.-C. Il

parvint à vaincre et à tuer Eumène et se rendit maître de presque toute l’Asie occidentale. Secondé par son fils Démétrios Poliorcète, il

tint tête à Ptolémée, Lysimaque, Cassandre et Séleucos et leur imposa la paix en 311. À la suite d’une seconde guerre, après la victoire

de Démétrios près de Chypre, il prit le titre de roi (306). Attaquant l’Égypte, il fut vaincu et tué en 301 à la bataille d’Ipsos.

 

                                                

 

 

ANTIGONE (ANTIGONOS) : roi de Judée, fils d’Aristobule II. Deux fois fait prisonnier et emmené à Rome par Pompée et par

Gabinius, il fut délivré par César et ramené par les Parthes à Jérusalem en 58 av. J.-C. La ville fut assiégée par Marc Antoine, et

 il fut capturé, battu de verges puis mis à mort en 35. Antigone fut le dernier roi des Maccabées.

Histoire des juifs: Cependant Antigone, fils d’Aristobule, à la tête des partisans de son père, attaqua Jérusalem. Il fut

 battu ; mais, ayant imploré le secours des Parthes, il recommença la guerre ; et, comptant plus sur l’artifice que sur la

victoire, il engagea Phasaël et Hyrcan à entrer en conférence avec lui. Lorsqu’ils s’y furent rendus, le barbare fit mutiler

 Hyrcan ; Phasaël se tua lui-même.

 

ANTIGONE GONATAS ou ANTIGONOS GONATRAS  : fils de Démétrios Poliorcète. Il naquit vers 320 av. J.-C. et mourut

en 242. Il profita des troubles de Macédoine pour s’emparer du royaume après avoir vaincu les Gaulois en 277. Chassé par Pyrrhus,

roi d’Épire, puis par son fils Alexandre, il parvint à reconquérir le trône et à étendre sa domination sur la Grèce.

 

                                                        

 

 

ANTIGONE DOSON : petit-fils de Démétrios Poliorcète. Il naquit en 280 av. J.-C., s’empara de la Macédoine à la mort de son frère

Démétrios II (231) au détriment de son neveu et pupille, Philippe V. Rétablissant la suprématie de la Macédoine sur la Grèce par la

victoire de Sellasie sur les Spartiates (222), il mourut en 221.

 

                                                           

 

 

ANTIGONE DE GARYSTE : naturaliste et polygraphe du IIIe siècle av. J.-C. Il nous a laissé un Recueil de choses merveilleuses.

 

ANTIGRAPHE : inspecteur en chef sous les Ptolémées, l’antigraphe était le collaborateur de l’économe du nome. Il avait en charge la

productivité agricole et les ateliers royaux de sa province.

 

ANTILÉON : fils d’Héraclès et de Procris, une des cinquante filles de Thespios.

 

ANTILOQUE : fils de Nestor et d’Anaxibie ou, suivant Homère, d’Eurydice. Il fut exposé sur le mont Ida et allaité par une chienne.

Il prit part à la guerre de Troie et était l’ami d’Achille. Il fut tué devant Troie par Memnon.

 

ANTIMAQUE : fille d’Amphidamas et femme d’Eurysthée.

 

ANTIMAQUE : fils d’Héraclès et de Mégare. Héraclès, dans un accès de folie due à la jalousie, le jeta dans le feu.

 

ANTIMAQUE : un des cinquante fils d’Ægyptos, époux d’Idæa.

 

ANTIMAQUE : centaure tué par Cæncée aux noces de Pirithoüs.

 

ANTIMAQUE : troyen, père d’Hippolochos, de Pisandre et d’Hippomachos. Ménélas et Ulysse étant venus à Troie avant la guerre,

 Antimaque conseilla de les tuer, puis, acheté par les présents de Pâris, il s’opposa fortement à ce qu’on rendît Hélène à Ménélas.

 

ANTIMAQUE : fils d’Électryon, roi de Midée, tué par les fils de Ptérélaüs.

 

ANTIMAQUE I THEOS: roi de Bactriane de 185 à 170.

Le parchemin gréco-bactrien d'Asangorna nous dit: Sous le règne d’Antimaque Théos et d’Eumène et d’Antimaque fils de ce dernier

(?), année 4, mois d’Olôïos, à Asangôrna, X étant nomophylaque, Ménodote collecteur des taxes, en présence de Y délégué par

Démonax, qui était auparavant …, et en présence de Simos … par … Diodore, le responsable des revenus, reçoit de (?) Z, le fils (?)

de Dataès, ce qui est dû d’une somme de 20 statères (de la vente?) de nnn bêtes de sacrifice (?) [tables des victimes?]".

 

                                                                               

 

 

 

ANTIMAQUE II: roi de Bactriane de 160 à 155.

 

                                  

 

 

 

ANTINOÉ : fille de Céphée, roi de Tégée. Un serpent la conduisit à l’emplacement de la ville de Mantinée qu’elle fonda.

 

ANTINOÉ : une des filles de Pélias.

 

ANTINOÜS : Ithacien, fils d’Eupithès, le plus insolent des prétendants de Pénélope. Il voulut s’emparer du sceptre et attenta

 plusieurs fois à la vie de Télémaque. Il reçut Ulysse, déguisé en mendiant, le frappa d’un banc et le força à lutter contre Iros. Il

fut le premier à tomber sous les flèches d’Ulysse.

 

ANTINOÜS : Bithynien d’une rare beauté, favori de l’empereur Hadrien. Il se noya dans le Nil en 132 et devint dieu. L’empereur le

déifia et fit bâtir sur les lieux de sa mort la ville d’Antinoé (Antinooupolis).

 

ANTIOCHE : ville de Syrie fondée en 300 av. J.-C. par Séleucos I. Célèbre par ses lauriers, son temple d’Apollon et ses délices, elle fut

la capitale des Séleucides et tomba sous la domination romaine en 64 av. J.-C. C'est à;Antioche que l'apôtre Paul accompagné de Barnabé

 entamera ses grandes prédications et l'évangélisation des païens après avoir été chassé de la synagogue par les prêtres.

 

     

                                     Voyage de Paul et Barnabé                                         Eglise saint-Pierre à Antioche, la première église construite

 

                              

                                                             Lions en basalte du temple de Tainat à Antioche(800 av.J.C-)

 

                                                        

                                                                                               Plan de la ville

 A - Hippodrome  B - Palace Impérial  C - Tétrapylon  D - Mur de Séleucos I  E -  Mur de Justinien  F  - Nympheum  G - Rue à colonnades    H - Amphithéâtre 

 I  - Mur de Tibère  J  - Mur de Théodose II  K - Porte Daphné  L -  Nécropole Mnémosyne  M - Mur de Justinien  N - Théâtre  O - Porte Est  P -  Porte du pont

           1  - Bains  2 -  Maison de l'Atrium  3 -  Stade Byzantin  4 -  Forum de Valens  5 -  Charonion   6-  Communauté juive  7 -  Quartier résidentiel

                                                   

ANTIOCHÈS : fils de Mélas. Avec ses frères, il tenta de faire périr Œnée, roi de Calydon.ANTIOCHOS : un des cinquante fils d’Ægyptos, époux d’Idæa.

 

ANTIOCHOS : fils de Ptérélaüs. Il succomba avec ses frères dans un combat contre les fils d’Électryon, roi de Mycènes.

 

ANTIOCHOS : fils d’Héraclès et de Midée.

 

ANTIOCHOS d’Ascalon : philosophe grec du Ier siècle av. J.-C. Chef de la nouvelle Académie après Philon, il eut pour disciples, à

Athènes, Varron, Cicéron et Brutus. Il s’efforça de réfuter le scepticisme et de concilier les académiciens et les stoïciens.

 

ANTIOCHOS I SÔTER : roi des Séleucides. Il vainquit les Gaulois Galates en 275 avant notre ère. Dit le sauveur. 325-261. Il régna sur

la Syrie de 280 à 261. Son père, Seleucos I, divorcera de la belle Stratonice pour la donner à son fils qui en est amoureux. Après l'assassinat

 de son père par le roi de Macédoine, Ptolémée Keraumos, il va essayer en vain de conserver l'empire. La rebellion l'affaiblit en Asie Mineure.

Il perd la Bythinie, le Pont et la Cappadoce. Son général Amyntas est vaincu et tué par les armées des rois de Cappadoce, Ariarathès III et

 d'Arménie, Arsam. il meurt au combat près d'Ephèse en 261.

 

                                                              

 

 

ANTIOCHOS II LE DIEU : 287-246, roi de Syrie, il déclara la guerre à l’Égypte vers 269 av. J.-C. Allié de la Macédoine et de Rhodes, il

vainquit la flotte égyptienne à Cos (258), puis à Éphèse (257). Chassé de Lycie, de Pamphylie et de Samothrace par Antiochos II, Ptolémée II

perdit son hégémonie sur les Cyclades. En 253, l’Égypte était définitivement battue. Il mène aussi une gueere difficile appelée la "deuxième

guerre syrienne de 260 à 255. En libérant les Milésiens et en tuant le tyran Timarque, il reçoit le titre de Théos(Dieu en grec). Répudiant sa

première femme Laodice, il épouse Bérénice, la fille de Ptolémée II. Après avoir été rappeler au palais, Laodice fait empoisonner Antiochos II

et fait exécuter Bérénice et ses enfants en 246.

 

                     

 

 

 

ANTIOCHOS III MEGAS: 242-187. Mégas signifie grand roi, et il le fut sans aucun doute. Après l'assassinat de son frère Seleucos III, il

accède au trône à l'âge de 19 ans. Le royaume est très affaibli, mais sous l'influence de son ministre Herméias, il va se lancer dans une guerre

sans merci contre tous ses adversaires. En 222, il échoue dans sa tentative d'invasion des satrapies orientales, cependant en 221, il soumet la

Médie. après avoir fait assassiner Hermias devenu trop gourmand, il entre en guerre contre l'Egypte(quatrième guerre de Syrie de 221 à 217) et

 s'empare de Séleucie de Piérie, port de l'Oronte. En 217, il est vaincut par à Raphia par Ptolémée IV et perd un tiers de la Syrie. Son courage

et sa volonté lui permette de reprendre le contrôle de l'Asie Mineure en 214. Son armée dépasse alors les 100 000 fantassins et est forte d'une

cavalerie de 20 000 hommes. dès lors plus rien ne l'arrête: de 210 à 204, enchaînant victoire sur victoire, il annexe l'Arménie, la Bactriane et la

Parthie, poussant jusqu'au Penjab ou le roi Sophaganesos lui fournit des éléphants de guerre. Se tournant vers le sud-ouest, il soumet les arabes

 du golfe persique. Mais son objectif demeure la cobnquête de l'Egypte. Profitant de la mort de Ptolémée IV, il s'allie avec Philippe V de

Macédoine et déclenche la cinquième guerre de Syrie qui se déroulera de 201 à 195. La victoire écrasante de Palion lui redonne laPalestine,

la Coelésyrie, la ville d'Ephèse et les côtes de l'Hellespont. Il déclare alors la guerre aux romains qui viennent de battre Philippe V, son allié, puis

 offense Rome en recevant Hannibal Barca à sa cour. Battu en mai 191 par les romains aux Thermopyles par Manius Acilius Glabrio et le tribun

Marcus Porcius Cato; il organise la retraite de son armée en Asie. En 189, il est écrasé à Magnésie par l'armée de Scipion l'Asiatique et est

contraint de signer la paix d'Apamée en 188 qui à Rome toute l'Asie de l'Ouest et 12000 talents. Ce traité l'oblige à réduire considérablement

 son armée et limiter sa flotte à dix navires. ruiné, il tente de s'emparer du trésor dutemple de la ville d'Elymaïs mais la population le tue le

4 juillet 187.

 

                                                             

 

 

 

ANTIOCHOS IV EPIPHANE:  215-163. Antiochos l'illustre est le fils d'Abntiochos III le Grand. Il règna sur le royaume séleucide de 175 à 163

après avoir été l'otage des romains. Chef de guerre accompli, il s'empare de l'Egypte et de Chypre en 168, mais doit renoncer à ses nouvelles

possessions sous la pression de l'ambassadeur romain Gaius Popilius Laenas. Toujours en 168, après avoir détruit les murailles de la ville, il pille

 le temple de Jérusalem et y fait ériger l'autel du dieu Baal Shamen. En 167, il promulgue un édit autorisant de sacrifier les porcs et interdisant la

circoncision. Après son départ de Judée, les juifs menés par la famille des Macchabées se révoltent et battent les troupes du roi. Judas Macchabée

s'empare du temple et rend à nouveau le culte à Yahvé. En 165, Antiochos IV part en grande-Arménie, puis en Médie où il tombe malade. Il meurt

en Perside(163).

 

              

 

 

ANTIOCHOS V EUPATOR: 173-162. Né d'un bon père. Filks d'Antiochos IV Epiphane. Il régna sur la Syrie de 163-162. Lysias assure la

régence, mais son pouvoir est critiqué sérieusement par les généraux. Ainsi, Timarque, gouverneur de Milet se révolte et le sénat romain menace

d'installer Démétrios I Soter sur le trône. En 162, Lysias prend la tête de l'armée à Antioche et reprend Beth-Zur aux juifs avant d'assiéger Jérusalem. Pendant le siège, il apprend que le conseiller Philippe s'est emparé d'Antioche. Antiochos V meurt assassiné à Rome.

 

ANTIOCHOS VI DIONYSOS: 147-142. fils de l'usurpateur Alexandre I Balas et de Cléopâtre Théa. Le général Tryphon le place sur le trône à

l'âge de deux ans, puis il le fait assassiner.

 

                                                                   

 

 

ANTIOCHOS VII Evergete Sidêtès: 164-129. Il régna en Perse de 138 à 129. Fils de Démétrios I Sôter et frère de Démétrios II Nicator, il se battit

contre l'usurpateur Alexandre I Balas, puis contre le fils de ce dernier, Antiochos VI Dionysos, manipulé par le général Tryphon. En 141, Démétrios

est fait prisonnier par le roi des Parthes, Mithridate, qui lui impose de se marier avec sa fille Rhodogune. Ayant vaincu définitivement Tryphon en 138, Antiochos VII, et tente d'envahir la région de l'Euphrate détenue par les Parthes. Plusieurs victoires lui permettent de prendre la Babylonie et la

Médie(130). Il mourra au combat en 129.

 

                                                

 

ANTIOCHOS VIII PHILOMETOR: qui aime sa mère. Il fut surnommé Gryphon(au nez crochu). Il régna sur le royaume séleucide de 125 à 114

puis de 114 à 96 avec son demi-frère Antiochos IX. Il accéda au trône en tuant l'usurpateur Alexandre II Zabinas. Afin de prendre son indépendance,

il tue sa mère, Cléopâtre Théa en août 121 en l'obligeant à avaler le poison qu'elle avait préparé pour lui. Allié du roi d'Egypte, Ptolémée VIII, il mène

la guerre contre son demi-frère Antiochos IX de Cysique et perd la province de Coelésyrie en 114. Il mourra en 96 lors d'une émeute.

 

                                      

 

 

ANTIOCHOS IX PHILOPATOR: il régna sur la Coelésyrie de 114 à 96, puis sur l'ensemble du royaume seleucide en 95. Fils de Cléopâtre THéa et d'Antiochos VII sidétès, sa mère le plaça sur le trône après avoir été abandonnée par son premier époux, Démétrios II Nicator. Il épousera

Cléopâtre IV qui lui donnera un fils, Antiochos X Eusèbe, puis Cléopâtre V sélène I. En guerre contre son demi-frère, Antiochos VIII Philométor,

 il lui enlève la Coelésyrie en 114. a la mort de ce dernier, il demeure l'uniqure souverain du royaume. Le fils d'Antiochos VIII, le futur Séleucos VI

le tuera au cours d'un conflit.

 

                               

 

 

 

ANTIOCHOS X EUSEBE: le pieux. Il régna de 94 à 92. Fils d'Antiochos IX et de Cléopâtre IV. A la mort de son père tué par Séleucos VI, il entre

en guerre contre ce dernier, mais un nouveau prétendant au royaume, Antiochos XI philadelphe, maître d'Antioche, s'oppose à lui. Antiochos X le

battra et prendra la ville. Toutefois Antiochos XI Philadelphe parviendra à le détrôner en 92 et à le faire s'enfuir chez les Parthes où il mourra en 75  

                                    

                                            

 

ANTIOCHOS XI PHILADELPHE: qui aime son frère. Fils d'Antiochos VIII Gryphos et frère de Séleucos VI. Il prend le titre de roi avec son frère
jumeau Philippe I Philadelphe en 93 et entre aussitôt en lutte contre Antiochos X Eusèbe, son cousin, qui s'est emparé du trône en 94. Un quatrième prétendant, Démétrios III Eukairos se proclame roi à Damas qu'il conquiert en 95 en s'alliant à Ptolémée X. Antiochos XI et Philippe I battent
AntiochosX qui s'enfuie chez les Parthes en 92. Les deux rois tueront tous les occupants de la ville de Popsueste qui avaient brûlé vif leur frère
Séleucos VI. EN 90, Antiochos XI se noie accidentellement dans l'Oronte.

                                    

                                                                                                 Antiochos XI et Philippe I

 

ANTIOCHOS XII DYONISOS: il régna de 87 à 84 sur le sud de la Syrie et Damas. Fils d'Antiochos VIII Gryphon, il succéda à son frère Démétrios III.
Il trouva la mort lors d'une expédition contre les Nabatéens commandés par le roi Arétas III qui s'empara de Damas.
Antiochos XII mène deux campagnes contre les Nabatéens, la première en - 88 - 87 qui reste sans effet. Au cours de la seconde, Alexandre Jeannée
combat aussi les Séleucides. Antiochos est soudain attaqué près de Jaffa, par 10 000 cavaliers nabatéens qui auparavant se repliaient vers le Neguev.
Les Syriens fuient vers Kana et ils meurent à peu près tous de faim, c'est la fin pour Antiochos XII Dionysos mais Obodas ne survit pas à cette victoire. 
 
                                                                                                                                                                                         

 

ANTIOCHUS XIII L’ASIATIQUE : fils d’Antiochus X. Il réclama sa couronne à Rome et fut dépouillé de ses trésors par Verrès en Sicile. Prenant
le titre de roi après l’expédition de Lucullus contre Tigrane (68 av. J.-C.), bien que protégé par le prince arabe Sampsikérimos, il fut détrôné par Pompée
en 64 qui réduisit la Syrie en province. Il fut le dernier des Séleucides. Réfugié chez son protecteur, ce dernier l'élimina pour plaire à Pompée.

ANTIOCHUS III DE COMMAGÈNE : fils du précédent. Les empereurs Caligula et Claude lui rendirent son royaume, mais il fut détrôné en 72, date à partir de laquelle il vécut à Rome.

 

ANTIOCHUS D’ASCALON : philisophe grec du Ier siècle av. J.-C., chef de la Nouvelle Académie après Philon de Larissa, il eut pour desciple Varron, Cicéron et Brutus . Toute sa vie, il s’efforça de refouler le scepticisme et de concilier les académiciens et les stoïciens.

 

ANTION : fils de Périphas et d’Astyagée, époux de Périmélé et père d’Ixion.

 

ANTIOPE : fille de Nyctée ou d’Asopos et de Polyxo. Elle naquit à Hyria. Antiope fut aimée de Zeus dont elle eut deux fils jumeaux : Amphion et
Zéthus. Elle avait épousé Lycos qui la répudia quand elle fut séduite par Épopeus. Après qu’elle eut mis au monde les enfants de Zeus, Lycos la confia
à la garde de sa seconde épouse, Dircé. Cette dernière la maltraita cruellement. Antiope parvint à s’enfuir et à se réfugier près de ses fils qui la vengèrent
en tuant Dircé.

 

                                                                       

                                                                                                            Zeus et Antiope

 

 

ANTIOPE : une des cinquante filles de Thespios. Elle eut d’Héraclès un fils nommé Alopios.

 

ANTIOPE : fille de Pylaon, femme d’Eurytos et mère des Argonautes Iphitos et Clytios.

 

ANTIOPE : épouse de Piéros. Mère des  Piérides.

 

ANTIOPE : amazone, sœur d’Hippolyte. Lors de l’expédition d’Héraclès contre les Amazones, Thésée, qui l’accompagnait, reçut Antiope comme prix
de la victoire. Suivant d’autres sources, il l’enleva. Les Amazones, pour la venger, envahirent l’Attique. L’intervention d’Antiope mit fin à la guerre.
Une autre version nous raconte qu’elle fut tuée par Molpadie.

 

          

                             La reine Antiope bande son arc                                                                  Thésée et Antiope                   

 

 

ANTIPAPHOS : un des cinquante fils d’Ægyptos, époux de Critomédie.

 

ANTIPATER I : général et ministre de Philippe de Macédoine (390-319 av. J.-C.). Régent du royaume pendant l’expédition d’Alexandre le Grand,
il fut remplacé par Cratère, à l’instigation d’Olympias son ennemie. On l’a accusé sans preuve d’avoir fait empoisonner Alexandre. En 323, il resta maître de la Macédoine, mais les Grecs menés par Démosthène le battirent et l’assiégèrent dans Lamia. Secouru par Cratère et Léonnatos, il fut vainqueur à Crannon (322), puis entra dans la ligue formée contre Perdiccas.

 

ANTIPATER II ETEIAS: Il régna en 296, 294 et 279. Fils de Cassandre de Macédoine, il dispute l'héritage à son frère Alexandre V de Macédoine allié
à Démétrios I Poliorcète(295). Pour faire face à ses ennemis, Antipater combine ses forces avec celles de Lysimaque. Il partagea le trône avec son frère Alexandre V jusqu'en 294, année où il le destitua. Démétrios I Poliorcète parviendra à chasser Antipater II et tuer Alexandre V.La Macédoine appartiendra dès lors à Démétrios de 294 à 287, à Pyrrhus I de87 à 285, à Lysimaque, roi de Thrace de 285 à à 281 et enfin à Ptolémée Kéraunos, petit-fils du général Antipater de 285 à 279. Méléagre assura une transition jusqu'au retour d'Antipater II qui meurt assassiné par le général macédonien Sosthène.

 

ANTIPATER I (dynastie hérodienne): gouverneur, procurateur et régent de Judée de 47 à 43. Fils d'Antipater d'Edom. Il sera porté au pouvoir par les Iduméens.

 

ANTIPATER : fils de Cassandre. Il disputa la Macédoine à son frère Alexandre (296), fit périr sa mère Thessalonice, puis, chassé par ses sujets, se
réfugia auprès de son beau-père Lysimaque qui le fit mettre à mort vers 292.

 

ANTIPATER : fils aîné d’Hérode. Monstre cruel, il fit périr ses deux frères, Alexandre et Aristobal, conspira contre son père et fut mis à mort sur
l’ordre de Quintus Varus, gouverneur de Judée (en 4 av. J.-C.).

 

ANTIPATER (LUCIUS CAELIUS) : historien romain. Au temps des Gracques, il composa une Histoire de la deuxième guerre punique.

Passage du livre Cicéron, Brutus:Je me rappelle avoir, étant à Smyrne, entendu Publius Rutilius Rufus raconter ce qui suit : il était tout jeune quand un sénatus-consulte chargea
les consuls - Publius Scipion, je crois, et Décimus Brutus - d'une enquête sur des faits d'une exceptionnelle gravité. Dans la forêt de Sila un assassinat avait été commis, et les victimes étaient
des gens connus : on incriminait les esclaves et même des hommes libres faisant partie de la société à laquelle les censeurs Publius Cornélius et Lucius Mummius avaient concédé l'extraction
de la poix. Le décret du sénat avait confié aux consuls l'enquête et la décision. Lélius avait plaidé pour les fermiers avec son soin et son élégance ordinaires.

 

ANTIPATER L’INDUMÉEN : prince qui défendit le roi de Judée, Hyrcan, auprès de Pompée, puis de César. Il secourut ce dernier à Alexandrie
et fut nommé procurateur de Judée. Malchus l’empoisonna en 42 av. J.-C. Père d’Hérode le Grand.

 

ANTIPATRIDIA : vase pour le service du vin, il fut introduit en Égypte par les Grecs.

 

ANTIPHANE : nom de plusieurs poètes comiques grecs. Le plus célèbre, Antiphane de Rhodes, avait composé plus de 300 pièces au IVe siècle av. J.C.

 

ANTIPHAS : fils de Laocoon.

 

ANTIPHATÈS : fils de Mélampe et père d’Oïclée.

 

ANTIPHATÈS : roi des Lestrygons, peuple anthropophage rencontré par Ulysse.

 

ANTIPHATÈS : fils naturel de Sarpédon et d’une femme de Thèbes, compagnon d’Énée.

 

ANTIPHILE : peintre grec, né à Naucratis en Égypte. Contemporain et rival d’Apelle, il écrivit Gryllos (pourceau) qui fit donner le nom de grylles aux figures grotesques. Il excella dans le clair-obscur et les draperies.

 

ANTIPHON : rhéteur athénien de Rhamnonte, en Attique, disciple de Gorgias. Il enseigna la rhétorique à Athènes et eut pour élève Thucydide
(Ve siècle av. J.-C.). Il commanda plusieurs fois les Athéniens pendant la guerre du Péloponnèse et contribua à l’établissement du gouvernement
des Quatre-Cents. Quand ils furent renversés, on le condamna à mort. Il nous reste de lui quinze harangues.

Début du plaidoyer sur le meurtre d'Hérode: Je voudrais, Athéniens, que le talent de la parole et l'expérience de ces débats fussent en moi, autant que
l'exige mon infortune. Mais les cruelles leçons du malheur n’ont pu me donner cette éloquence qui me serait si utile aujourd'hui. 
Que de citoyens
véridiques, dépourvus de cet avantage, passent ici pour des imposteurs, et sont condamnés, faute d'avoir su mettre la vérité dans tout son jour !
Combien, d'autres au contraire, adroits parleurs, ont obtenu créance et gagné, leur cause par le mensonge ! L'ignorant, dans l'art du plaideur,
a dont invinciblement plus à craindre des calomnies de l’accusation, qu'à espérer de son innocence et de la vérité

 

ANTIPHOS : fils de Myrmidon et de Pisidice.

 

ANTIPHOS : fils de Priam et d’Hécube. Achille le surprit un jour avec Isos, fils naturel de Priam, tandis qu’ils gardaient les troupeaux sur l’Ida. Il
les fit prisonniers, puis les libéra contre une forte rançon. Agamemnon les tua.

 

ANTIPHOS : Méonien, fils de Pylæménès et de Gygée, nymphe d’un lac, et frère de Mesthlès. Allié des Troyens.

 

ANTIPHOS : fils de Thessalos ou de Mnésylos et de Chalciope. Avec son frère Philippe, il arma trente vaisseaux pour partir en guerre contre Troie .

 

                                                                    

                                                                                                      L' Antiphos d'Homère       

     

 

ANTIPHOS : fils d’Ægyptios. Compagnon d’Ulysse, il fut le dernier à être dévoré par Polyphème.

 

ANTIQUARIUS : copiste chargé de reproduire les vieux livres.

 

ANTISTHÈNE : philosophe Athénien, disciple de Gorgias qu’il quitta pour Socrate. Il vécut vers 400 av. J.-C. Maître de Diogène, il peut être considéré comme le chef de l’école des Cyniques. Il professait la morale la plus austère.

Antisthène décrit par Diogène Laërce(début du texte): Il définissait le discours, la science d'exprimer ce qui a été et ce qui est. Il disait aussi qu'il souhaitait
plutôt d'être atteint de folie que de volupté ; et par rapport aux femmes, qu'un homme ne doit avoir de commerce qu'avec celles qui lui en sauront gré. Un jeune homme du Pont, qui voulait se rendre son disciple, lui ayant demandé de quelles choses il avait besoin pour cela : D'un livre neuf, dit-il, d'un style 
neuf, et d'une tablette neuve ; voulant dire qu'il avait principalement besoin d'esprit .Un autre, qui cherchait à se marier, l'ayant consulté, il lui répondit :

« Que s'il prenait une femme qui fût belle, elle ne serait point à lui seul ; et que s'il en prenait une laide, elle lui deviendrait bientôt à charge. »

 

ANTIUM : ville de l’ancien Latium sur un promontoire de la mer Tyrrhénienne au sur-ouest de Rome. Capitale des Volsques. Elle tomba aux mains
de Quintus Capitolinus en 468 av. J.-C. et les proues de ses navires (les rostres) ornèrent la tribune du Forum à Rome. Elle fut la patrie de Caligula
et de Néron. On y voyait les célèbres temples d’Esculape, de la Fortune et de Neptune. Aujourd’hui Anzio.

 

                                     

                                               Ruines d'Antium                                                     Restes de la villa de Cicéron à Antium

 

 

ANTLIA : nom commun à toutes les machines servant à élever ou à pomper de l’eau.

 

ANTODICÉ : une des cinquante filles de Danaüs, épouse de Clytos.

 

ANTOINE (Marc) : orateur romain (143-87 av. J.-C.). Consul en 99, censeur en 97, il se distingua dans la guerre sociale, suivi le parti de Sylla et fut
proscrit par Marius.

 

ANTOINE (MARC) : le trumvir. Il naquit en 83 av. J.-C. et fit ses premières armes sous Gabinus en Judée et en Égypte (57-55). Devenu tribun, il
prit la défense de César et le décida à franchir le Rubicon. Il se distingua à Dyrrachium et à Pharsale, devint le général de la cavalerie césarienne en 48,
puis consul en 44. Après la mort de César, il s’opposa à Octave, le favori de Cicéron et du sénat. Déclaré ennemi public, il assiégea Brutus dans
Modène, mais fut vaincu par Octave et les consuls Histius et Pansa. Se retirant en Gaule, il s’unit à Lépide (Lepidus) et reparut en Italie à la tête
de 17 légions et 10 000 cavaliers. On forma alors le premier triumvirat avec Antoine, Lépide et Octave en 43. Après le meurtre de Cicéron, il pourchassa
les meurtriers de César et remporta la victoire de Philippes en 42. Dans le partage de l’Empire, il eut l’Orient et devint l’amant de Cléopâtre à qui il fit
trois enfants. Ce qui lui valut la haine des Romains. En 39, le traité de Brindes lui permit de se réconcilier avec Octave. À la mort de sa femme, Fulvie,
il épousa la vertueuse Octavie, sœur d’Octave, mais lui préféra Cléopâtre à qui il donna la Phénicie, la Cœlésyrie, la Judée, Chypre et une partie de la
Cilicie. Ce
cadeau à la reine d’Égypte suscita la fureur de Rome. Ne se souciant pas des réactions romaines, il marcha contre les Parthes et perdit la
majorité de son armée après une terrible retraite (36). Cet échec le fit se retirer à Alexandrie où il répudia Octavie et déclara la guerre à Octave.
Vaincu à Actium en 31, il suivit Cléopâtre en Égypte et se donna la mort d’un coup d’épée (30).

 

              

                                                                                                                                    Antoine et Cléopâtre

 

                                     

                                                                                                  Bataille d'Actium

 

                                            

                                                                                             Mort de Marc-Antoine

 

 

ANTONIA (MAJOR) : aînée des filles du triumvir Antoine et d’Octavie. Elle se maria avec Domitius Ahenobarbus qui lui fit trois enfants dont
Cneius Domitius Ahenobarbus, père de Néron.

 

ANTONIA (MINOR) : sœur cadette de la précédente. Elle épousa Drusus, fils de Livie et eut trois enfants : Germanicus, Claude et Livie.
Caligula l’empoisonna en 38.

 

ANTONIA : fille de l’empereur Claude. Elle fut mise à mort pour avoir refusé d’épouser Néron.

 

ANTONIN LE PIEUX (TITUS AURELIUS FILVIUS ANTONINUS PIUS) : empereur romain (138-161). Né à Lanuvium, près de Rome, en 86.
Adopté par Adrien, il lui succéda en 138. Empereur juste, passionné d’agriculture, il institua les Pueri alimenturei pour secourir les pauvres, dota Rome
de nombreux monuments et maintint la paix, repoussant les Brigantes de Bretagne où il fit élever un second mur au nord de celui d’Adrien. Il adopta
Lucius verus et Marc Aurèle, futurs empereurs. Il mourut en 161 dans sa ville de Lorium.

Marc-Aurèle disait de son père(extrait):Dans les délibérations il ne négligeait aucune recherche; il y mettait toute la patience imaginable, et ne se payait pas

 des premières apparences [...]. Il veillait sans cesse à la conservation des ressources nécessaires à la prospérité de l'Etat. Ménager dans la

dépense qu'occasionnaient les fêtes publiques, il ne trouvait pas mauvais qu'on censurât à ce sujet sa parcimonie. [De fait, il laissa un trésor considérable]. Il

conformait toujours sa conduite sur les exemples de nos pères; cependant il n'affectait pas d'étaler sa fidélité aux traditions antiques.

 

                                      

 

                             

                                                                      Arc de Triomphe d'Antonin le Pieux à Sbeïlta en Tunisie

 

                                             

 

 

ANTONIUS (MARCUS) : il s’agit du grand Marc Antoine (86-30 avant notre ère) qui allait devenir triumvir et s’allier à Cléopâtre. Pendant la guerre
des Gaules, il fut l’un des légats de César et participa au siège d’Alésia en 52 où il avait la responsabilité du secteur des Laumes avec Caïus Trebonius.

 

ÂNTYOU : oliban ou véritable encens employé dans les temples.

 

ANUBIS : dieu à la tête de chacal. Il présidait aux rites funéraires et participait à la résurrection d’Osiris avec Thot et Horus. Quelquefois fils d’Osiris,
il prenait part à la résurrection des simples mortels. Il était aussi le fils de la vache céleste Ihet. Associé à la pleine lune, il symbolisait le rajeunissement
du pharaon. On lui donnait quatre épithètes : « Celui à qui est la bandelette », « Président divin du pavillon », « Seigneur de la nécropole » et « Celui qui
est juché sur sa montagne » et on lui adressait des souhaits de survie. Le plus célèbre de ses temples se trouve à Cynopolis, la cité des chiens.

 

                            

 

      

 

 

ANYTOS : orateur athénien du Ve siècle av. J.-C. L’un des accusateurs de Socrate. Exilé par la suite à Héraclée, il serait mort lapidé.

 

ANYTOS : titan. Il éleva Despoina, fille de Déméter et de Poséidon. Une statue le représentant avait été érigée dans un temple d’Arcadie.

 

ANYTOS : orateur et homme politique du IVe siècle av. J.-C. Après la chute du gouvernement des Trente, à laquelle il contribua, il fut, avec Mélitos
et Lycon, accusateur de Socrate.

 

AO : nom d’Adonis chez les anciens Doriens.

 

AO EDÉ : le chant. Une des trois Muses qui furent primitivement adorées sur l’Hélicon.

 

AOBH : épouse du roi légendaire Lir, elle eut quatre enfants qui furent transformés en cygnes par sa rivale Aoife.

 

AON : roi béotien, fils de Poséidon et père de Dymas. Il a donné son nom aux Aones, l’une des races de la Béotie.

 

AORA : nymphe qui donna son nom à la ville d’Aoros dans l’île de Crète.

 

AORIS : chasseur et guerrier de Phlionte, fils d’Aras et frère d’Aræthyrée.

 

AORNOS : lieu qui est sans oiseau.

 

APALARE : cuillère servant à la cuisson des œufs mollets. Elle était de forme ronde ou carrée, percée de trous.

 

APANCHOMÈNE : la pendue. À condyles, près de Caphyes, en Arcadie, était un bois consacré à artémis. De jeunes garçons, en jouant, y trouvèrent
une corde qu’ils passèrent autour du cou de la déesse, disant qu’ils voulaient l’étrangler. Les habitants de Caphyes les surprirent et les lapidèrent. À

partir de ce jour, tous les enfants de la ville naquirent avant terme. Pour faire cesser ce fléau, l’oracle ordonna d’ensevelir les cadavres des garçons
lapidés et de porter chaque année sur leur tombe l’offrande funèbre.

 

                                                     

 

 

APATURIA : la trompeuse. Surnom d’Athéna. Surnom d’Aphrodite à Phanagorie. Strabon raconte que, harcelée par les géants, Aphrodite appela
Héraclès à son secours ; l’ayant caché dans une caverne, elle les fit venir l’un après l’autre ; Héraclès les tua tous.

 

APELLE : peintre grec né en 332 av. J.-C. à Cos selon Pline et Ovide, à Colopon selon Suidas. Il surpassa tous les artistes de l’Antiquité et influença
ceux de la Renaissance bien qu’aucune de ses œuvres ne soit parvenue jusqu’à cette époque. Il fut vraisemblablement le premier des portraitistes
officiels du monde hellénique et le seul autorisé à peintre Alexandre le Grand. Il puisa dans les textes pour représenter les allégories avec tant de
perfection dans la liberté d’expression qu’il atteignit une sorte d’idéal esthétique. Ayant mis au point un vernis qui donnait à ses couleurs (le blanc,
l’ocre,
le rouge et le noir) une profondeur inimitable, il est en cela proche d’un Léonard de Vinci. D’autant plus proche, que les peintres de son temps
devaient avoir étudié toutes les sciences avant d’exercer leur talent.

Extrait d'un texte de Pline l'Ancien sur Apelle: Tous les peintres précédents et suivants ont été surpassés par Apelle de Cos, dans la

cent-douzième olympiade. A lui seul presque il a plus contribué au progrès de la peinture que tous les autres ensemble; et il a publié des

livres sur les principes de cet art. Il eut surtout la grâce en partage. Il y avait de son temps de très-grands peintres : il admirait leurs ouvrages,

il les comblait d’éloges, mais il disait qu’il leur manquait cette grâce qui était à lui (ce que les Grecs nomment charis); qu’ils possédaient tout le reste,

mais que pour cette partie seule il n’avait point d’égal.

 

                               

                                                                                       Alexandre-le-Grand visitant l'atelier d'Apelle

 

 

APELLICON DE TÉOS : péripatéticien et bibliophile. Il parvint à réunir l’une des plus riches bibliothèques de l’Antiquité que Sylla, maître d’Athènes,
fit transporter à Rome. Il avait acheté les manuscrits d’Aristode, cachés pendant cent trente ans dans une caverne. Andronicus de Rhodes les publia.

 

APÉMIOS : celui qui détourne le mal. Surnom de Zeus sur le mont Parnès en attique.

 

APÉSANTIOS : surnom sous lequel Zeus était honoré sur le mont Apésas, près de Némée.

 

APÉSAS : ancien héros et roi de Némée. Il a donné son nom au mont Apésas.

 

APHÆA : déesse de l’île d’Égine. De nos jours on peut découvrire le temple remarquable qui avait été érigé pour son culte. Le bâtiment en stuf

mesure 28, 50 sur 13, 50. Reposant sur un stéréobate de trois marches, on le classe comme périptère et hexastyle dorique avec douze colonnes

sur les côtés et six par façade. A l'intérieur, le sekos était divisé en deux: le naos avec soin pronaos et l'opisthodome flanqué de deux colonnes.

Dans le pronaos étaient exposés les rostres des trières samiennes capturées à Kydonia. La statue de la déesse se trouvait au centre du naos,

protégée par une grille de bois.

 

                                       

 

                          

                                                                       Reconstitution du temple de la déesse APHÆA

 

 

APHARÉE : fils de Périérès et de Gorgophone, époux d’Aréné ou de Polydora et père d’Idas, de Lyncée et de Pisos. Roi de Messène, il reçut Nélée
qui s’était enfui d’Iolcos et lui donna le sceptre de Pylos.

 

APHARÉE : fils de Calétor, tué devant Troie par Énée.

 

APHARÉE : centaure tué par Thésée aux noces de Pirithoüs.

 

APHÉTOR : qui lance des flèches. Surnom d’Apollon.

 

APHIDAS : fils d’Arcas. Père d’Aléos.

 

APHIDAS : fils de Polypémon, natif d’Alybas. Père d’Épéritos, dont Ulysse emprunta le nom pour ne pas se faire reconnaître tout de suite de Laërte.

 

APHIDAS : centaure tué par Dryas aux noces de Pirithoüs.

 

APHIRAPHÉ : fille de Polos ou de Coeos et de Phœbé.

 

APHRACTUS : bateau de guerre semi-ponté.

 

APHRODITE (VÉNUS) : Aphrodite naquit de l’écume de la mer, était la fille du ciel et de la déesse du jour, et eut Éros avec Hermès. Selon
d’autres sources, elle était fille de Zeus et de Dioné et épousa Héphaïstos. Suivant Homère, elle était la fille de Zeus et d’Artémis et épouse
d’Héphaïstos. D’après Hésiode, lorsque Cronos mutila son père, quelques gouttes de sang tombèrent dans l’écume de la mer qu’elles fécondèrent.
Ainsi naquit Aphrodite qui se rendit d’abord à Cythère, puis dans l’île de Chypre et de là dans l’Olympe. Elle fut considérée comme la déesse de
l’amour, de la beauté et des grâces. Il est cependant trois divinités qu’elle ne put soumettre à son pouvoir : Athéna, Artémis et Hestia. La Jeunesse
est sa messagère. Les Grâces, Peitho et les Heures sont ses compagnes. Pendant la guerre de Troie, Aphrodite prit parti pour les troyens car Pâris
lui avait attribué le prix de la beauté. Lorsqu’elle voulut enlever Énée du champ de bataille, Diomède la blessa. Aphrodite eut d’Arès : Phobos,
Déimos et Harmonie ; d’Anchise : Énée, Lyros ; d’Adonis : Golgos, Béroé. Priape, Hermaphrodite, Dionysos, Éryx et Rhodos sont également
de ses enfants. Ses attributs sont :  la ceinture brodée, où se trouvent tous les attraits de l’amour, le désir, les douces paroles qui dérobent le cœur
même des plus sages le myrte, la rose, la pomme, le pavot, le tilleul, la colombe, le moineau, le cygne, l’hirondelle, le torcol et le dauphin.

 

             

                                                       Aphrodite                                                                                                      Aphrodite

 

        

                                                        Aphrodite                                                                                         Aphrodite, Cupidon et Pan

 

    

                                                                                    Le temple d'Aphrodite à Aphrodisias en Turquie

 

                           

          Le temple d'Aphrodite à Paphos                                                                                Le temple de Vénus à Rome

 

              

                                   Le temple de Vénus à Baalbek                                                                 Le temple de Vénus à la villa Adriana

 

                             

                                                                                                         La naissance de Vénus

 

 

APHTHONIOS : rhéteur grec d’Antioche. Il vécut au IIIe - IVe siècle. Il nous a laissé des exercices de rhétorique, Progymnasmata, et un recueil de quarante fables.

 

APICIUS : nom de trois Romains gastronomes qui vivaient sous Sylla, Trajan et Tibère. Le troisième dépensa toute sa fortune par gourmandise.
N’ayant plus d’argent, il préféra s’empoisonner. Il a publié un traité appelé De re Culinaria réimprimé plusieurs fois sous le titre De obsoniis.

 

APICULTURE : l’abeille a été domestiquée dès les temps les plus reculés par les Égyptiens, vraisemblablement avant l’apparition de la Ière dynastie.
Le miel entrait dans la composition de nombreux plats cuisinés et jouait un rôle important dans le service divin et en médecins.

 

APION : grammairien d’Alexandrie. Il vécut au Ier siècle et écrivit contre les juifs une satire violente qui fut réfutée par Josèphe.

 

APIS : fils de Phoronée et de Laodicé, roi d’Argos. Tyran, il fut tué par Telchin et Thelxion. Apis conduisit une colonie grecque en Égypte où il répandit
la civilisation.

 

APIS : fils de Telchin et roi de Sicyone. Il eut pour fils Thelxion.

 

APIS : fils de Jason, né à Pallantion. Ætolos le tua par mégarde aux jeux funèbres célébrés en l’honneur d’Azan.

 

APIS : fils d’Apollon, médecin et devin de Naupacte. Il délivra Argos des bêtes féroces qui dévastaient la contrée.

 

APIS : taureau sacré. Adoré à Memphis, il fut associé à Ptah. On le représentait avec le disque solaire de Rê entre les cornes. Osiris s’associa à lui pour
en faire une divinité funéraire, d’où le faste déployé par les prêtres lors de la mort d’un taureau et l’intronisation de son successeur. On le choisissait
blanc et porteur de signes divins : tache noire au front, au cou, sur le dos, au bas des pattes. Les taureaux sacrés étaient embaumés et inhumés dans
les sérapéums.

 

                                                                            

 

                                         

                                                                                          Procession en l'honneur d'Apis

 

 

APISAON : fils de Phausios, tué devant Troie par Eurypyle.

 

APISAON : péonien, fils d’Hippasos, tué par Lycomède.

 

APLUSTRE (APLUSTRUM) : ornement de bois en forme d’aile d’oiseau placé à la poupe d’un navire.

 

                                     

 

 

APODYTERIUM : pièce attenante aux bains dans laquelle les clients se déshabillaient.

 

                                                                        

                                                                                Apodyterium des femmes à Herculanum

 

 

APOLLINOPOLIS MAGNA : nom grec de la ville égyptienne d’Edfou.

 

                                                         

 

 

APOLLINOPOLIS PARVA : actuellement Kous. Cette ville supplanta l’antique Koptos dans son rôle de cité commerciale et devint le centre principal
des caravanes allant au pays de Pount par la mer Rouge.

 

APOLLODORE : peintre athénien de la fin de Ve siècle av. J.-C. Il sut le premier composer avec l’ombre et la lumière et fut le précurseur de Zeuxis.

 

APOLLODORE : grammairien et mythographe grec du IIe siècle av. J.-C. Il naquit à Athènes et écrivit en vers une Chronique, une Description de la
terre
. Il nous reste de lui sa Bibliothèque, et une histoire des dieux et des héros grecs.

Extrait d'Artémis: Artémis se consacra à l'art de la chasse, et elle voulut rester vierge. Apollon, quant à lui, apprit l'art de la prophétie de Pan, le fils de

Zeus et de Timbréos, et il se rendit à Delphes, où, à cette époque, Thémis rendait des oracles. Mais le serpent Python, qui gardait l'oracle, l'empêcha

de s'approcher des fissures par lesquelles s'exhalaient les prophéties : alors Apollon le tua, et il se rendit maître de l'oracle. Peu de temps après, il tua

aussi Tityos, né de Zeus et d'Élara, la fille d'Orchoménos. Zeus, par crainte d'Héra, après avoir séduit la jeune fille, l'avait cachée sous la terre, et avait

amené à la lumière l'enfant dont Élara était enceinte, un géant énorme du nom de Tityos. Alors que Léto se rendait à Pytho, Tityos la vit et, saisi d'une

frénésie terrible, il chercha à la violer ; elle appela ses enfants à l'aide, et aussitôt ils le tuèrent avec leurs flèches. Tityos fut aussi puni après sa mort : au

fond de l'Hadès, de fait, son coeur est éternellement dévoré par des vautours.

 

APOLLODORE D’ATHÈNES : au IIe siècle av. J.-C., cet érudit, élève d’Aristarque de Samothrace, fut nommé bibliothécaire d’Alexandrie.

 

APOLLODORE DE DAMAS : dit le Damascène. Architecte favori de l’empereur Trajan. Il éleva un grand nombre de monuments, ceux du forum
de Trajan à Rome, des arcs de triomphe à Bénévent et à Ancône, un pont sur le Danube. Hadrien, jaloux de son talent, l’exila et le fit mettre à mort.

 

                                         

                                                                 Marché de Trajan. Agencement externe des bâtiments par Appolodore

 

 

APOLLON : fils de Zeus et de Léte, frère d’Artémis. Il serait né en Lycie ou à Délos, ou dans le bois sacré d’Ortygie près d’Éphèse, ou à Tégyre
en Béotie, ou à Zoster dans l’Attique. Apollon naquit à sept mois et sept jours. Pour cette raison le chiffre sept lui est consacré. Thémis le nourrit de
nectar et d’ambroisie. Peu de jours s’étaient écoulés depuis sa naissance lorsqu’il perça de flèches le serpent Python, persécuteur de Léto. Il dut ensuite
se purifier de ce meurtre et, pour l’expier, il dut servir comme berger pendant huit ans chez Admète, roi de Phères. Une autre version nous dit qu’il
fut obligé de devenir berger après avoir tué les cyclopes, meurtriers de son fils Asclépios. À son retour sur l’Olympe, Zeus lui pardonna et lui confia
la conduite du char du soleil. Dieu vengeur, c’est lui qui envoie le châtiment et la mort. Sous cet aspect, il est armé d’un carquois, d’un arc et de
flèches infaillibles. Par ses traits, il envoie aux hommes la peste et autres maladies ; mais il est aussi un dieu bienfaisant qui enseigne par ses oracles
à se garantir de tous les maux. Dieu de la divination, il annonce aussi la volonté de Zeus. Il est le dieu qui illumine l’esprit ; toutefois ses réponses
sont souvent obscures, car il ne convient pas que l’avenir soit révélé aux hommes sans réserve. Après Delphes, les plus célèbres de ses oracles étaient
ceux d’Abæ en Phocide, des Branchides à Didyme, d’Ichnæ en Macédoine. Les oracles de Delphes étaient rendus par l’intermédiaire d’une
prêtresse nommée la Pythie qui était assise sur un trépied, au-dessus d’une cavité d’où s’élevaient des vapeurs enivrantes. Apollon est le dieu du chant
et de la lyre. Le cygne, le griffon, le corbeau, le coq, le faucon, la cigale, le loup, le serpent, le laurier, le palmier, l’olivier et le tamaris lui étaient
consacrés. On lui sacrifiait des bœufs, des chèvres, des brebis, des loups et des ânes. À Athènes, on célébrait des fêtes en son honneur, les Thargélies.

 

                                               

 

                              

                                                                                                                                   Apollon déclare son amour à Daphné

 

                                   

                            Temple d'Apollon à Kourion (Chypre)                                                      Temple d'Apollon à Delphes

 

 

APOLLÔNIOS : monarque de Libye nommé par Alexandre le Grand après la conquête de l’Égypte (332-331).

 

APOLLÔNIOS d’Athènes : sculpteur du Ier siècle. Il nous reste de lui la statue connue sous le nom de « Torse du Belvédère ».

 

APOLLÔNIOS de Perga : célèbre géomètre à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C. Il est l’auteur d’un ouvrage remarquable, les Sections coniques.

 

APOLLÔNIOS de Pergé : né en Pamphylie vers 240 av. J.-C., il rejoignit les savants du Musée d’Alexandrie et travailla avec les élèves d’Euclide,
publiant un traité sur les coniques pour la collection de la Grande Bibliothèque.

 

APOLLÔNIOS de Tralles : sculpteur grec qui exécuta avec Tauriscos, vers 200 av. J.-C., le fameux groupe d’Amphion et Zéthos attachant Dircé
aux cornes d’un taureau sauvage, qu’on appelle « le Taureau Farnèse ».

 

APOLLÔNIOS de Rhodes : poète grec, né à Alexandrie vers 270 av. J.-C., mort en 186. Disciple de Callimaque et victime de sa jalousie pour son
poème épique, les Argonautiques, il fut forcé de se retirer à Rhodes où il enseigna la littérature. Rappelé à alexandrie il fut chargé de la direction
de la bibliothèque avec Ératosthène sous le règne de Ptolémée II Philadelphe (282-246). Il perdit son poste prestigieux à l’arrivée au pouvoir de
Ptolémée III Évergète.

Extrait desArgonautiques: Orphée célébrait alors sur sa lyre l'illustre fille de Jupiter, Diane, protectrice des vaisseaux, qui se plaît

à parcourir ces rivages, et veille sur la contrée d'Iolcos. Attirés par la douceur de ses chants, les monstres marins et les poissons

mêmes, sortant de leur retraite, s'élançaient tous ensemble à la surface de l'onde et suivaient en bondissant le vaisseau, comme on voit

dans les campagnes des milliers de brebis revenir du pâturage, en suivant les pas du berger qui joue sur son chalumeau un air champêtre.

APOLLÔNIOS MOLON : rhéteur grec. Il enseigna à Rhodes où il eut Cicéron pour disciple et servit d’interprète à César.

 

APOLLÔNIOS de Tyane : philosophe mystique, né à Tyane en Cappadoce, mort à Éphèse en 97. Il adopta les doctrines et la règle de Pythagore,
s’érigea en réformateur, visitant les temples, corrigeant les mœurs.

Extrait de l'étude du Grand Orient de Suisse(Loge Appolonius de Tyane):...Il mangeait seulement les produits de la terre : fruits et légumes, afin, disait-il, de se

purger 1'esprit. Il ne buvait pas de vin "qui trouble 1'esprit". Il fit vœu de silence pour cinq ans durant lesquels il voyagea et étudia. Puis, il y a un trou dans sa biographie d'une

durée de quinze à vingt ans. On le signale ensuite, à Antioche où il consacre ses matinées aux "choses" divines et les après-midi aux enseignements de la vie éthique et pratique. 

Grand voyageur, il alla jusqu'en Inde, dans la vallée du Gange, il rencontra des bouddhistes. Selon les commentaires, i1 serait parti pour l'Inde à la recherche d'une

 communauté particulière et il revint chargé d'une mission. On signale sa présence à Babylone, Ninive, à Chypre, puis en Ione, en Asie Mineure, dans les villes de Smyrne,

Pergame, Troie, et en Crète, avant d'être à Rome en 66, sous le règne de Néron. Ce dernier promulgua cette année-là, un édit proscrivant les philosophes et

Apollonius partit alors pour l'Espagne, à Cadix. Il rencontra l'apôtre Paul à Rome, ce dernier fut décapité. Apollonius quitta ensuite 1'Espagne pour la Sicile, et de là il repartit

en Grèce, avant de s'embarquer pour I'Égypte et de remonter le Nil jusqu'en Éthiopie. II revint à Rome, attira la suspicion de l'Empereur Domitien qui le fit emprisonner, puis jugé

 et acquitté en 1'an 81. On signale encore que Vespasien, Titus et Néron furent des admirateurs d'Apollonius qu'ils connurent avant leur arrivée au pouvoir à Rome. Apollonius

repartit pour la Grèce après l’issue heureuse de son procès, renvoya son disciple Damis à Rome, et il mourut à l'âge de quatre-vingt ans environ.

 

APOLLÔNIOS DYSCOLE : le Difficile. Grammairien grec du IIe siècle, né à alexandrie. Il nous reste de son œuvre les traités du Pronom,
de la Conjonction, de l’Adverbe, et les quatre livres de la Syntaxe.

Extrait du traité du pronom: Mais les pronoms, qui, par la deixis qu'ils incluent, n'ont rien d'autre en vue que la substance d'un référentprésent,

ont prise aussi sur les accidents secondaires qui affectent la qualité – j'entends ceux que peutappréhender le regard: blanc ou noir, long,ou court.

 En effet, l'âme échappant à la deixis, il n'est pas possible que les pronoms donnent à voir les accidents qui la concernent.

 

APOMYIOS : celui qui écarte les mouches. Surnom de Zeus chez les Éléens. À leur prière, le dieu avait éloigné les mouches qui incommodaient

Héraclès pendant un sacrifice.

 

APOPI : roi hyksôs de la XVe dynastie, vers 1500 av. J.-C. Il s’attribua les noms d’Aaouserrê, « Grande est la force de Rê », et de

Nébkhepeshrê, « Rê est le seigneur de la puissance ». Il perdit la guerre contre le roi de Thèbes Kamôsis. Selon les chercheurs, il y

aurait trois rois portant ce nom. Pour d'autre Apopi I et Apopi II ne seraient en fait que le même pharaon.

 

                                                                       

                                                                          Heqa Houtouârêt Aaouserrê: seigneur d'Avaris grand et puissant comme Rê

 

 

APOPIS : dragon qui cherchait à dévorer le soleil. Il symbolisait les forces hostiles du chaos primordial contre lesquelles se battait le roi défunt
dans sa barque. Chaque jour, les prêtres officiaient contre le dragon en répétant le rituel du Livre pour abattre Apopis. Nous devons voir
dans la manifestation de ce principe du Mal le besoin qu’avaient les Égyptiens de représenter l’équilibre du monde. Les forces antinomiques
étaient nécessaires à l’harmonie universelle et au mouvement. Ainsi le monstre attaquait toujours lorsque la barque ne pouvait plus se déplacer, la
forçant en quelque sorte à avancer.

 

                  

 

                         

 

                                                                       

 

 

APOSPHRAGISMA : empreinte d’un anneau à cachet.

 

APOSTROPHIA : celle qui écarte les désirs déréglés. Surnom d’Aphrodite.

 

APOTHECA : mot d’origine grecque qui, chez les Romains, désignait un dépôt de vin dans la patrie supérieure d’une maison.

 

APOTROPE : qui détourne le mal. Surnom donné à plusieurs dieux.

 

APPARITORES : appariteurs. Officiers publics romains attachés au service des magistrats.

 

APPIAS : nymphe de la source Appienne à Rome. Elle était située sur le forum de Jules César, non loin du temple de Vénus Genitrix.

 

APPIEN : historien grec d’Alexandrie au IIe siècle. Il devint avocat à Rome et procurateur. Il écrivit une histoire romaine.

 

APPIENNE (VOIE) ou VIA APPIA : voie romaine construite en 311 av. J.-C. par le censeur Appius Claudius. Elle allait de la porte Capène à Rome
jusqu’à Brindes en passant par Capoue. On la surnomma « la reine des voies ». Elle était bordée de tombeaux donc ceux des Scipions.

 

            

 

APPONIUS MOLON : rhéteur grec. Il enseigna à Rhodes où il eut Cicéron pour disciple, puis il devint l’interprète de César.

 

APPUI-TÊTE : les Égyptiens dormaient avec un appui-tête formé d’un socle monté sur un support recouvert d’un coussin. Pour écarter les
démons malfaisants qui se glissaient dans le sommeil du dormeur, on sculptait des images protectrices sur le cèdre, l’ébène, le granit ou l’albâtre de
l’objet.

 

                                                                                                       

                                                                Appuie-tête de Toutankhamon

 

APSEUDÈS : une des Néréides.

 

APTÈRE : sans ailes. Nom que les Athéniens donnaient à la victoire afin de la fixer chez eux.

 

APULEE (LUCIUS APULEIUS) : écrivain latin né à Madaure en Afrique (128), mort vers la fin du règne de Marc Aurèle (vers 170). Ayant fait ses études
à Carthage, il exerça le métier d’avocat à Rome où il épousa une riche veuve. Il fut accusé d’avoir obtenu sa main par magie et se défendit en écrivant
une Apologie. Il nous a laissé un recueil de ses discours Florides, De Deo Socratis, De Dogmate Platonis. Son œuvre la plus célèbre est un
roman étrange : les Métamorphoses ou L’Âne d’or en zone livres.

Extrait de l'âne d'or ou les métamorphoses(chez les brigands): L'énormité de ma charge, la roideur de la côte, la longueur du chemin, m'avaient tué plus

 qu'à demi. L'idée me vint alors, un peu tard, mais tout de bon, de recourir à la protection publique, de faire intervenir pour ma délivrance le

 nom sacré de l'empereur. (2) Il faisait grand jour quand nous arrivâmes dans un bourg d'une certaine importance, où se tenait précisément un marché,

et où par conséquent l'affluence était considérable. Je voulus donc, me trouvant au milieu de cette population grecque, attester l'auguste nom de César

 dans ma langue maternelle. (3) O! m'écriai-je de l'accent le plus expressif et le mieux articulé. Mais il me fut impossible de prononcer le mot César.

(4) Les voleurs, impatientés de cette tenue discordante, font à l'envi pleuvoir une grêle de coups sur mon pauvre cuir, et le mettent hors d'état de servir

même de crible. Un moment, toutefois, Jupiter m'offrit une chance de salut que je n'attendais guère. (5) En traversant plusieurs hameaux où se

trouvaient quelques habitations considérables, j'aperçois un joli petit jardin, et là, parmi d'autres fleurs, des roses en bouton, humides encore de la

 rosée du matin: (6) je m'en approche palpitant d'espoir; et déjà mes lèvres étendues étaient près d'y atteindre, quand une sage réflexion m'arrêta. (7) Si je

quitte soudain ma figure d'âne pour redevenir Lucius, dis-je à part moi, je m'expose à une mort certaine; ces voleurs vont me prendre pour magicien, ou

de ma part craindre des révélations. (8) Je fis donc de nécessité vertu; je passai devant les roses sans y toucher, et, prenant mon mal en patience, je

cheminai, rongeant mon frein de baudet.

 

APULEIUS SATURNINUS : voir SATURNINUS (LUCIUS APULEIUS).

 

AQUAGIUM : cours d’eau en propriété commune. Il servait à l’arrosage des diverses propriétés le bordant sous certaines conditions.

 

AQUALIS : cruche, vase, bouteille, pot contenant de l’eau consommable.

 

AQUARIUS :

1.     Porteur ou marchand d’eau.

2.     Esclave chargé de porter l’eau dans les bains.

3.     Officier chargé du débit et de la répartition de l’eau des aqueducs.

 

AQUEDUC (AQUAEDUCTUS) : ouvrage de maçonnerie permettant de porter de l’eau d’un point à un autre sur des distances considérables.

 

                                             

                                                                                         Aqueduc romain franchissant le Gard (France)

 

                                                                  

                                                                                                         Aqueduc de Ségovie

 

                                

                                                                                                Aqueduc de Phasélis en Turquie

 

AQUILAS (GENS) : nom d’une famille patricienne de Rome.

 

AQUILIFER : soldat d’élite chargé de porter l’aigle de la légion. Assimilé à un sous-officier, il était généralement candidat au grade de centurion.

 

                                     

                                                                         De droite à gauche: centurion, aquilifer, porte-enseigne et légionnaires.

 

                                                                     

                                                                                                         Aquilifer et centurion

 

 

AQUILIUS (MANIUS) : consul en 129 av. J.-C. Il acheva la guerre contre Aristonie de Pergame en empoisonnant les eaux des villes qu’il voulait
conquérir.

 

AQUILIUS (MANIUS) : consul en 101 av. J.-C. avec Marius. Il réprima la révolte des esclaves de Sicile menée par Athénion, fut accusé de concussion
et sauvé par son avocat Marc Antoine qui, déchirant brusquement la tunique de son client, montra les cicatrices qu’il avait reçues pour la patrie.
Envoyé comme proconsul en Asie pour rétablir les rois de Cappadoce et de Bithynie, il fut battu et pris par Mithridate qui le fit promener sur un âne
avant de la torturer et de le faire mourir en le forçant à avaler de l’or fondu.

 

AQUILONIE : ville du Samnium, célèbre par la victoire de Puperius Cursor sur les Samnites en 295 av. J.-C.

 

AQUILUS GALLUS (CAIUS) : jurisconsulte romain, ami de Cicéron. Il introduisit dans le droit la célèbre formule De dolo malo (De la fraude).

 

AQUIMINARIUM ou AQUAEMANALIS : aiguière destinée à verser de l’eau sur les mains des convives avant et après les repas.

 

AQUITANIA (AQUITAINE) : province gauloise créée par les Romains après la conquête de César, elle s’étendait de Limonum (Poitiers) aux Pyrénées
en passant par Aginnum (Agen) et Aquae Tarbellicae (Tarbes).

 

              

                                                                      En ocre: province romaine d'Aquitania

 

 

ARABOS : fils d’Apollon, inventeur de l’art de la médecine et père de Cassiopée.

 

ARACHNÉ : fille d’Idmon, de la ville d’Hypæpa en Lydie. Fière de son habileté dans l’art de tisser, elle osa défier Athéna en représentant sur sa toile
les amours des dieux. À la vue de cet ouvrage magnifique, Athéna le déchira. Désespérée, Arachné se pendit, mais la déesse lui rendit la vie
en la métamorphosant en araignée.

                                                           

 

                                       

            

 

ARACILIUM : ville des Vordules en Espagne. Les Cantabres qui la défendaient préférèrent se tuer plutôt que de se rendre aux Romains.

 

ARÆTHYRÉE : fille d’Aras et sœur d’Aoris. Chasseresse de Phlionte, elle eut un fils de Dionysos, Phliante.

 

ARATOR : fermier qui cultivait le territoire public en versant le dixième de ses revenus au Trésor. Il appartenait à l’ordre équestre.

 

ARATOS de Sicyone : né en 271 av. J.-C., mort en 213. Élevé à Argos, il délivra sa patrie du tyran Nicoclès et adhéra à la ligue Achéenne. Stratège
de la confédération grecque, il délivra Corinthe de sa garnison macédonienne, mais attaqué par le roi de Sparte Cléomène et par les pillards étoliens,
il demanda secours au roi de Macédoine Antigone II, qui, après la victoire de Sellasie (222), rétablit en Grèce l’influence macédonienne. Aratos, battu
par les Étoliens à Caphyes en 220, fut empoisonné par le nouveau roi de Macédoine, Philippe V.

 

ARATOS : poète et astronome grec, né en Cilicie. Il vécut vers 270 av. J.-C. et s’attacha à antigone Gonatas, composant pour lui le poème intitulé
Les Phénomènes.

 

ARATRUM : charrue. Elle était faite d’ne branche d’orme recourbée en croc. Ce dernier, le soc, était revêtu de fer.

 

                                             

                                                                                         Araire descendant de l'aratrum

 

 

ARAUSIO : dieu gaulois des sources et de la santé qui donna son nom à la ville d’Orange.

 

ARAWN : chevauchant un cheval gris fer, ce souverain du royaume des morts commandait une terrible meute de chiens gris.

 

ARBÈLES : bataille gagnée par Alexandre le Grand le 31 octobre 331 av. J.-C. sur l’armée de Darius III le Perse.

 

ARBELLES : ville de l’Adiabène orientale, en Assyrie. Elle a donné son nom à la victoire d’Alexandre le Grand sur Darius en 331 av. J.-C. ; mais la
bataille se livra en réalité dans la plaine de Gaugamèle.

 

                                  

 

                         

 

 

 

ARBÉLOS : fils d’Ægyptos, tué la nuit de ses noces par son épouse, la Danaïde Océmé.

 

ARBIOS : surnom de Zeus, révéré sur le mont Arbios en Crète.

 

ARBITRATOR : seigneur. Surnom sous lequel Jupiter avait à Rome un pentapylon (temple à cinq portes).

 

ARBORIA SYLVATICA : serpe employée pour l’élagage du bois.

 

ARBRE : élément fondamental chez les Celtes et les Gaulois, l’arbre relie les mondes visible et invisible. Le chêne symbolisait la vie et le pouvoir,
le cyprès l’éternité, le pommier l’immortalité et l’if la destruction. Les druides délivraient leurs connaissances au milieu des forêts, gravant les signes
sacrés sur les troncs des plus vieux arbres.

 

ARBRE PRIMORDIAL : cet arbre, généralement l’if, donnait la connaissance absolue mais provoquait aussi la mort.

 

ARBRES SACRÉS : au nombre de sept, ils constituaient le refuge des druides et symbolisaient le cycle de la vie. Dans l’ordre on trouvait le
bouleau, l’aulne, le saule, le chêne, le houx, le noisetier et le pommier.

 

ARBUSCALAE :

1.     Simple boîte en bois dans laquelle la famille déposait les restes d’un défunt.

2.     Petite pièce destinée à enfermer les esclaves d’une maison particulière.

 

ARC :symbole de l’effort spirituel, l’arc était l’attribut du dieu gaulois Moccus.

 

ARCADIE : contrée au centre du Péloponnèse, où se trouvait le célèbre lac Stymphale. L’Arcadie résista aux invasions doriennes et aux attaques de
Sparte. Les villes principales étaient Mantinée, Tégée, Caphies, Stymphale, Orchomène et, plus tardivement, Mégalopolis. Elle fit partie de la ligue
Achéenne avant d’être soumise à Rome.

 

                                                  

 

 

 

ARCADIUS : empereur d’Orient, fils aîné de Théodose Ier le Grand. Il régna de 383 à 403 ou de 395 à 408. Faible, il se laissa dominer par son ministre Rufin,
l’eunuque Eutrope et l’impératrice Eudoxie.

 

                                               

 

ARCANIA : Danaïde, fiancée de Xanthos.

 

ARCARII : domestiques qui tenaient les comptes de leurs maîtres.

 

ARCAS : fils de Zeus et de Callisto, ou d’une nymphe fille de Cétée, roi et civilisateur de l’Arcadie. Divers mythes le concernent :

1)    Callisto fut métamorphosée en ourse. Zeus donna à son enfant le  nom d’Arcas et le confia aux soins de Maïa ;

2)    Arcas, ayant été offert en sacrifice à Zeus par Lycaon, fut rappelé à la vie et élevé par les Étoliens. Parvenu à l’âge de la puberté, il rencontra
sa mère changée en ourse, près du temple de Zeus Lycéen, et allait la percer de ses flèches, lorsque le dieu prévint le parricide en changeant Callisto
et son fils en constellations.

 

                                           

                                                                        La nymphe Callisto(fututre mère d'Arcas) et Artémis.      

 

3)    Arcas succéda à Nyctimo sur le trône d’arcadie et apprit aux Pélasges à faire du pain et à tisser la laine des troupeaux. Il eut de la nymphe Érato
trois fils : Azan, Aphidas et Élatos. À la mort d’Arcas, l’oracle ordonna de transporter ses os du Ménale à Mantinée dans le temple d’Héra.

 

ARCAS : chien d’Actéon.

 

ARCÉ : fille de Thaumas et sœur d’Iris. Prenant parti pour les Titans, elle fut privée de ses ailes par Zeus qui les donna à Thétis comme présent de
noce, lors du mariage de cette déesse avec Pélée. Les ailes d’Arcé passèrent ensuite à Achille.

 

ARCÉOPHON : fils de Minnyridas ; la cruelle indifférence d’Arsinoé qu’il aimait causa sa mort, mais fut punie par Aphrodite, qui changea la jeune
fille en pierre.

 

ARCERA : chariot entièrement fermé. À Rome, il servait à transporter les invalides et les personnes âgées avant l’invention des litières.

 

                  

 

 

ARCÉSILAS : fils de Lycos et de Théobule, l’un des quatre chefs des troupes béotiennes devant Troie. Il fut tué par Hector.

 

ARCÉSILAS II: dit le dur. Il provoqua l'exil d'un groupe de Cyrénéens et la fondation, vers 550, de Barca, l'actuelle El-Merj, à l'ouest de Cyrène.

 

                                                          

                                                                 Arcésilas II de Cyrène surveille la pesée du sylphium ;

                                                       ses serviteurs crient des chiffres et emportent des ballots. Vers -560

 

                                      

 

ARCÉSILAS : fils d’Ulysse et de pénélope.

 

ARCÉSILAS : philosophe grec de Pitane en Éolide (316-241 av. J.-C.). disciple de Polémon, il se fixa à Athènes et fut le chef de la seconde Académie.
Il attaqua Zénon et les stoïciens et donna pour fondement à ses doctrines le principe de l’acatalepsie qui nie la certitude par les sens et aboutit au scepticisme.

Extraits d'épigrames: On ne loue pas seulement Pergame pour ses faits héroïques, on la met aussi souvent, pour la bonté des chevaux, au-dessus de Pise la sainte;

mais si un mortel peut pénétrer dans l'avenir, je prévois que sa réputation s'accroîtra davantage encore

 

 Quoique en Phrygie soit loin d'ici, aussi bien que Thyatire la sainte, ta patrie, ô Ménodore, dont la mort a depuis longtemps séché le cadavre, tous les lieux ont, pour arriver

au sombre Achéron, des chemins où passe continuellement une foule d'humains. Eudame, à qui, entre plusieurs autres serviteurs, tu fus le plus cher, t'a fait élever

ce monument remarquable

 

 

ARCÉSIOS : fils de Zeus et d’Euryodie, ou de Céphale et de Procris. Il épousa Chalcoméduse et eut pour fils Laërte.

 

ARCHANDRE : fils de Phthios, époux de la danaïde Scée.

 

ARCHÉGÈTE : nom donné au dieu Dionysos considéré comme l’ancêtre de la dynastie des Lagides. Par une savante généalogie élaborée sous
Ptolémée Ier Soter, les rois lagides se targuaient de descendre d’Hyllos, fils d’Hercule et de Déjanire, fille de Dionysos.

 

ARCHÉLAÜS : fils de Téménos et descendant d’Héraclès. Haï par ses frères, il se réfugia chez le roi Cissée en Macédoine. Ayant vaincu les ennemis
du roi, il demanda la main de sa fille, mais Cissée ayant refusé, il le tua.

 

ARCHÉLAÜS : fils d’Électryon. Il mourut en combattant les fils de Ptérélaiis.

 

ARCHELAÜS : philosophe grec, disciple d’Anaxagore. Il enseigna à Athènes au Ve siècle av. J.-C. et fut le maître de Socrate. Ce fut le dernier philosophe de l’école ionienne. Il traita surtout de la nature.

 

ARCHÉLAÜS : général de Mithridate. Il fut battu par Sylla à Chéronée et à Orchomène. Après la signature du traité de paix, il se retira à Rome où le
sénat l’honora en 81 av. J.-C.

 

ARCHÉLAÜS Ier : fils du précédent. Pompée le nomma grand prêtre de Diane à Comana en 63 av J.-C. Il épousa Bérénice IV, fille de Ptolémée Aulète, et prit le titre de roi d’Égypte. Gabinius le vainquit et le tua.

 

ARCHÉLAÜS II : fils du précédent. Il souleva la Cappadoce. César le déposséda du gouvernement de Comana en 47 av. J.-C.

 

ARCHÉLAÜS III : fils du précédent. Il reçut d’Antoine le royaume de Cappadoce dont Auguste agrandit le territoire. Tibère, qui avait des différends
avec lui, le garda à Rome où il mourut en 17 ap. J.-C.

 

ARCHÉLAÜS ou HERODE ARCHÉLAÜS : fils d’Hérode Ier le Grand et la sixième épouse du roi, Maltake la samaritaine. Il reçut d’Auguste la moitié

du royaume paternel avec le titre d’ethnarque de Judée en l’an 3 av. J.-C., mais ses cruautés le firent déposer par l’empereur qui, en 7, l’exila à Vienne,

 dans les Gaules.

 

                                                                   

 

 

ARCHÉMAQUE : fils de Priam.

 

ARCHÉMAQUE : fils d’Héraclès et de la thespiade Patro.

 

ARCHÉNOR : fils de Niobé et d’Amphion.

 

ARCHEPTOLÈME : fils d’Iphitos et conducteur du char d’Hector. Il fut tué par Teucer.

 

ARCHIA : fille d’Océan, sœur et épouse d’Inachos dont elle eut Phoronée.

 

ARCHIAS (AULUS LICINIUS) : poète grec d’Antioche, né en 120 av. J.-C. Protégé par Lucullus, il obtint le droit de cité à Héraclée puis à Rome.
Ce dernier titre lui fut contesté. Cicéron le défendit dans un beau discours, Pro Archia poeta.

Extrait de ses poésies:  

Nocher des morts, toi que charment les pleurs, 
Toi qui nous fais passer le fleuve des douleurs, 
Quoique ta barque semble pleine, 
Diogène t'attend ; prends aussi Diogène. 
Tiens, voici mon bâton, mon manteau, ma besace;
J'ai même une obole pour toi ; 
Mais c'était tout mon bien, et chez l'humaine race 
Je ne laisse rien après moi.

             
                                       Hercule vainqueur du lion,
                                       Habitants de Némée, enfin des jours plus doux 
                                       Dans le calme et la paix vont s'écouler pour vous. 
                                       Le lion, qui longtemps désola ce rivage, 
                                       Exhale aux pieds d'Alcide une impuissante rage. 
                                       Allez, pasteurs; rendez à la voix des échos 
                                       Le bruit de vos chansons, les bonds de vos troupeaux. 
                                       Et toi, dont les mortels bénissent la victoire, 
                                       Que Junon te contemple et pardonne à ta gloire.

 

ARCHIAS : un des Héraclides. Il fonda Syracuse.

 

ARCHIAS : mégarien qui bâtit Chalcédoine sur le bosphore de Thrace.

 

ARCHIAS : fils d’Aristechme. Il fut guéri d’une blessure par Asclépios et répandit le culte de ce dieu en Mysie .

 

ARCHIAS : polémarque établi par les spartiates à Thèbes. Il fut tué par Pélopidas qui délivra sa patrie. Une lettre lui avait révélé la conspiration ; il en
remit la lecture en disant : « à demain les affaires sérieuses. »

 

ARCHIAS : d’abord acteur, puis hauteur tragique, Archias devint l’un des principaux agents d’Antipater. Il se chargea de poursuivre les
Athéniens proscrits en 322. av. J.-C. Pour lui échapper, Démosthène s’empoisonna. Il mourut dans la misère, abhorré de tout le monde.

 

ARCHIAS (Aulus Licinius) : poète grec d’Antioche. Il naquit vers 120 av. J.-C. Protégé par Lucullus, il obtint le droit de cité à Héraclée, puis à Rome.
Ce dernier titre lui fut contesté. Cicéron le défendit dans un beau discours. Nous connaissons quelques épigrammes d’Archias.

 

ARCHIDAMOS Ier : roi de Sparte vers 670 av. J.-C.

 

ARCHIDAMOS II : roi de Sparte vers 427 av. J.-C. Il vainquit les Messéniens et les Ilotes révoltés. Il ravagea trois fois l’Attique au commencement
de la guerre du Péloponnèse.

 

ARCHIDAMOS III : roi de Sparte, fils d’Agésilas. Il régna de 361 à 338 av. J.-C. Il soutint les Phocidiens dans la guerre sacrée et périt en
combattant pour Tarente contre les Lucaniens.

 

                                                     

 

 

 

ARCHIDAMOS IV : roi de Sparte de 296 à 261 av. J.-C. Il fut battu par Démétrios Poliorcète en 293.

 

ARCHIDAMOS V : roi de Sparte, frère d’Agis IV. Il partagea le trône avec Cléomène et fut tué par les assassins de son frère.

 

ARCHILOQUE : fils d’Anténor. Il fut tué devant Troie par ajax, fils de Télamon.

 

ARCHILOQUE : poète grec de Paros vers 700 av. J.-C. Il se fit chasser de sa patrie, de Sparte, de Thasos par sa méchanceté et par la licence de ses mœurs. Lycambe lui ayant refusé la main de sa fille Néobule, il les réduisit à se pendre par désespoir. Il périt assassiné à coups de poignard à Paros. Cependant sa gloire poétique fut grande, et il remporta le prix aux jeux olympiques pour un hymne en l’honneur d’Héraclès. Il inventa le vers ambique, nommé aussi vers archiloquien (le demi-pentamètre).

                  Extrait des poèmes:

De mon bouclier quelque Saien doit se réjouir.

Je l'ai laissé caché derrière un buisson, il ne le méritait pas et je ne le voulais pas.

Mais ainsi j'ai sauvé ma vie. Que m'importe ce bouclier?

Qu'il périsse! J'en achèterai un autre qui ne sera pas plus mauvais.

 

Pour moi les biens de Gygès couvert d'or n'ont pas d'intérêt,

et jamais l'envie ne m'en a pris, je ne suis pas jaloux

des ouvrages des dieux, je ne désire pas la royauté altière.

C'est bien trop éloigné de ce que je peux voir.

 

 

 

ARCHIMÈDE de Syracuse : grand géomètre (287-212 av. J.-C.). Il fut le disciple d’Euclide en Égypte. Il trouva la quadrature de la parabole, le
rapport entre le cylindre et la sphère inscrite, la théorie des spirales, les centres de gravité, la réfraction astronomique. Il devint populaire par ses
inventions mécaniques : l’hélice ou vis d’Archimède, l’hydrostatique, le principe du levier, l’orgue mécanique, etc. Pour défendre sa patrie menacée
par les Romains, il multiplia les machines de guerre et créa les miroirs ardents. Il fut tué par méprise.

 

                  

  1.    Principe d'archimèdeCe principe consiste en ce que un corps plongé dans un fluide quelconque est poussé de bas en haut avec            force égale à celle du poids du volume de fluide qu'il déplace. 

ARCHIMINUS : chef d’une compagnie de bouffons. Ces compagnies étaient généralement engagées lors des funérailles.

 

ARCHINOS d’Athènes : uni à Thrasybule pour chasser les trente tyrans, il se distingua surtout pour sa modération politique. En l’an 403 av. J.-C.,
il fit décider que les documents publics seraient écrits avec l’alphabet de vingt-quatre lettres et non de seize comme par le passé.

 

ARCHIPPE : femme de Sthénélos, roi de Mycènes, et mère d’Eurysthée.

 

ARCHIROÉ : nymphe dont on voyait la statue à Mégalopolis.

 

ARCHITECTURE : l’enclos, le talus, la hutte existèrent dès la préhistoire égyptienne, mais ce fut vers l’an 3400 av. J.-C. que se développèrent
les constructions en briques crues. D’abord réservée aux abris des défunts, au roi et aux dieux, la brique remplaça très vite les branchages de la
hutte paysanne. La révolution architecturale vint d’Imhotep. S’inspirant de la cosmogonie et des mystères divins, cet architecte conçut les pyramides.
De Djéser jusqu’aux petites constructions des rois thébains de la XVIIe dynastie, les pyramides furent élevées pour braver les millénaires et
rendre inexpugnable la demeure du défunt. Cela nous parapit aujourd’hui d’autant plus surprenant que ces monuments parfaits à nos yeux furent
pensés avec les moyens empiriques de mathématiques approximatives et érigés à l’aide du fil à plomb, de l’équerre, de la corde, de la coudée, du bâton
à visée, du ciseau en silex, du burin de cuivre, des outils de bronze et des masses humaines attelées au charriage de blocs de plusieurs tonnes.
Au gigantisme monolithique de l’Ancien Empire succéda une architecture adaptée à l’ordre naturel de l’environnement, au visible et à l’invisible,
une architecture vouée à la vie et à la résurrection, organisée selon la marche du soleil. On construisait le temple en l’assimilant à l’horizon.
On l’ensemençait de restes d’anciens temples, de statues brisées, d’animaux sacrifiés comme on ensemençait les champs sur les bords du Nil.
Sur les fondations ainsi fertilisées, on dressait des colonnes à lotus, à papyrus, tout un monde de pylônes, de chapelles, de salles décorées, en
parfaite harmonie avec les mondes des dieux et des hommes. À partir du IVe siècle av. J.-C. et jusqu’au IIIe siècle de notre ère, cette
architecture s’enrichit d’éléments décoratifs gréco-romains et perdit du même coup cette force qui, aux âges d’or, avait fait surgir de terre la pyramide
de Khéops ou le temple de Karnak.

 

                                  

                                                                                                          Pyramide d'Ouersaf

 

                                                    

                                                                                                                     Pyramide de Djéser

 

      

                                        Temple d'Esna                                                                                             Temple de Philae

 

                                                               

ARCHITÉLÈS : fils d’Achæos et époux d’Automaté.

 

ARCHITÉLÈS : père d’Eunomos qu’Héraclès tua.

 

ARCHÔN : gouverneur de Babylonie à la mort d’Alexandre le Grand en 323.

 

ARCHONTE : nom des principaux magistrats d’Athènes. L’archontat fut institué après la mort de Codros en 1032 ou 1045 av. J.-C. Son fils Médon
et douze de ses descendants furent archontes à vie. En 752, l’archontat devint décennal jusqu’en 683. Les Eupatrides décidèrent de porter le nombre

de ces magistrats à neuf et de réduire leur mandat à un an. Les trois premiers archontes se partageaient les anciennes prérogatives de la royauté :
l’archonte éponyme donnait son nom à l’année, protégeait les veuves et les orphelins, avait la charge des jeux publics, punissait les citoyens qui se
livraient à l’ivresse et tenait tribunal à l’Odéon ; l’archonte-roi était chargé des fonctions religieuses ; l’archonte polémarque commandait l’armée et
jugeait les différends entre les citoyens et les étrangers. Les six autres archontes, les thesmothètes (législateurs), avaient des rôles de ministres.
Ils promulguaient les lois, les faisaient exécuter, inspectaient les tribunaux. Ils entraient à l’Aréopage à l’expiration de leur charge, s’ils en étaient
jugés dignes.

 

ARCOAT : nom celte de la Bretagne intérieure. Il signifie pays des bois.

 

ARCTOI : ourses. Jeunes vierges qui participaient aux fêtes des Brauronies en l’honneur d’Artémis.

 

ARCTOS : centaure qui combattit contre les Lapithes aux noces de Pirithoüs.

 

ARCTUROS : dieu-fleuve, père de Chloris.

 

ARCUARIUS : ouvrier qui fabriquait les arcs et les flèches.

 

ARCUBALISTA ou ARCUBALLISTA: dérivée de la baliste, cette machine de guerre tirait des flèches de gros calibre. Elle ressemblait à une arbalète géante.

            

                                                                                      

 

ARCULA :

1.     Boîte de couleurs. Les peintres spécialisés dans l’encaustique y conservaient les différentes cires colorées.

2.     Cercueil de pierre des premiers Romains convertis au christianisme qui les déposèrent dans les catacombes.

 

                                                                

 

 

ARCULARIUS : ouvrier qui confectionnait les écrins, les coffrets et les cassettes.

 

ARCULUM : guirlande faite d’une branche de grenadier courbée en cercle et attachée aux extrémités par un cordon de laine blanche. Elle était portée par

le flamen dialis lors des sacrifices (voir FLAMINES).

 

ARCULUS : linge que les femmes roulaient en cercle sur leur tête pour porter les corbailles.

 

ARCULUS : dieu romain des coffres-forts.

 

ARCUMA : petit chariot pour une personne.

 

ARDABURIUS : Alain d’origine, général de Théodose II, il combattit les Perses. Puis, en 424, il mit fin à l’usurpation de Jean en Italie et plaça sur le

trône d’Occident le jeune Valentinien III.

 

ARDÉAS : fils d’Ulysse et de Circé, fondateur de la ville d’Ardée.

 

ARDÉE (ARDEA) : ville des Rutules dans le Latium. Résidence de Turnus. Tarquin l’assiégea après le peurtre de Lucrèce. Elle fut conquise par

 les Romains en 442 av. J.-C.

 

ARDIAIOI : peuple de la Dalmatie méridionale que les Celtes attaquèrent en 380 avant notre ère.

 

ARDUINNA : surnom de la déesse Diane chez les Sabins.

 

ARDUINNA : déesse gauloise qui avait l’apparence d’une ourse, elle fut honorée jusqu’au IIIe siècle après Jésus-Christ.

 

ARDYENS : ancien peuple de la Dalmatie, établi en face de l’île de Pharos. Les Romains les transportèrent dans l’intérieur des terres, pour les

empêcher de se livrer à la piraterie.

 

ARDYES : ancien peuple de la Gaule, dans les Alpes Pennines, près des sources de Rhône. Leur nom se retrouve peut-être dans Ardon, village du

Valais, près de Sion.

 

ARDYS : fils de Gygès, régna en Lydie, de 680 à 631 av. J.-C. Il s’empara de Priène, attaqua les Milésiens, mais eut à lutter contre l’invasion des

Scythes Cimmériens.

 

ARÉA : surnom de l’Aphrodite guerrière à Sparte.

 

ARÉA : surnom d’Athéna, dont on voyait la statue avec celles d’Aphrodite et d’Ényo dans le temple d’Arès à Athènes.

 

ARÉE : fille de Cléochos, amante d’Apollon avec qui elle eut Milétos.

 

ARGENT : les Gaulois rattachaient l’argent à la lune. Plusieurs monnaies gauloises en argent circulèrent entre le IIIe siècle et le Ier siècle avant

Jésus-Christ. Le dieu celte Diancecht créa une main d’argent pour remplacer celle qu’avait perdue le dieu Nuada Airgetlam.

 

ARÉGONIS : femme d’Ampycos, mère de Mopsos.

 

ARÉILYCOS : père de Prothoénor, le chef des Béotiens à la guerre de Troie.

 

ARÉILYCOS : troyen tué par Patrocle.

Patrocle héro à troie: Dans sa mort, Patrocle fait figure de double d’Achille. Alors que durant les chants précédents de l’Iliade, Patrocle ne se distingue

que par son amitié et son dévouement pour Achille, le chant XVI, la Patroclée, le voit soudainement métamorphosé en héros balayant tout sur son

 passage au cours d’une aristie. Il tue d’abord Pyræchmès, chef des Péoniens, Aréilycos, Pronoos, Thestor et Éryalos. Il blesse (ou tue) Érymas,

Amphotère, Épaltès, Échios, Pyris, Tlépolème, Iphée, Évippe et Polymèle

 

ARÉIOS : argonaute, fils de Bias et de Péro.

 

ARÉITHOÜS : roi d’Arné, surnommé Corynète parce qu’il se servait d’une massue coryné pour combattre. Il épousa Philoméduse, puis périt en

Arcadie, tué par Lycurgue.

Iliade chant VII(la massue): Tel qu'un vent favorable qui s'éleve sur la plaine liquide soulage les matelots épuisés par le travail des rames ; tel est pour les Troyens

l'ar­rivée de Pâris et d'Hector, apres lesquels ils sou­pirent depuis longtemps. Ménesthée tombe sous les coups de Pâris ; Ménesthée, habitant d'Arna, fils du roi

Aréithoüs et de la belle Philoméduse ; Ménesthée, qui n'a d'autre arme qu'une énorme massue.

 

ARÉITHOÜS : thrace, conducteur du char de Rhigmos. Il fut tué par Achille.

 

ARENARIUS : maître d’arithmétique ou de géométrie qui faisait ses calculs ou traçait ses figures sur une table couverte de sable.

 

ARÈNE : espace ovale et plat au centre d’un amphithéâtre. Les bêtes féroces et les gladiateurs s’y produisaient lors de spectacles sanglants. Il était

 couvert de sable.

 

                           

                                           Arène du Colisée                                                                                                        Arène d'Arles

 

                                               

                                                                                                                      Arène de Nîmes

                                 

ARÉNÉ : fille d’ Œbalos et de Batée, femme d’Apharée. Elle mit au monde Idas, Lyncée et Pisos.

 

ARENSNOUPHIS : dieu nubien dont le temple s’élève à Philae.

 

ARÉOPAGE : tribunal d’Athènes qui siégeait primitivement sur la colline d’Arès. D’abord composé de membres de la noblesse, il se recruta plus tard parmi les archontes sortis de  charge. Nommés à vie, les aréopagites jugeaient les crimes en siégeant la nuit sous la présidence de l’archonte-roi et
ne permettaient pas les artifices de l’éloquence aux défenseurs. Solon les chargea de surveiller les mœurs, la religion, l’éducation et de réviser les jugements du peuple. Les séances devinrent diurnes et se tinrent au Portique royal.

 

ARÈS (MARS) : dieu de la guerre. Fils d’Héra. Sa mère l’enfanta sans le secours de Zeus après avoir touché une fleur des champs pour être fécondée.

 Dans Homère, Arès personnifie le tumulte de la guerre, les mêlées confuses, le carnage ; avide de sang et de meurtres, il ne favorise

pas un parti au préjudice de l’autre. Il excite les peuples rivaux à s’égorger et couvre le champ de bataille de cadavres. Dans

 l’Œdipe-roi de Sophode, les Thébains le considèrent comme celui qui leur a envoyé une terrible peste. Il était l’amant favori

d’Aphrodite. Surpris un jour par Héphaïstos dans les bras de sa maîtresse, il devint la risée des dieux. C’était dans les sauvages

 montagnes de la Thrace qu’il avait son palais sur l’Hæmos. Il était adoré en Thrace et en Scythie où son symbole était un vieux

sabre à demi rongé par la rouille. En Scythie, on lui sacrifiait des bœufs, des chevaux et quelquefois des humains. En Colchide,

la toison d’or pendait à un des chênes du bois qui lui était consacré ; ce fut là que les Dioscures apportèrent sa statue. Dans le

 Pont-Euxin, se trouvait une île, d’Arétias ou Chalcéritis, habitée par les oiseaux Stymphalides ; elle lui était particulièrement

consacrée. À Athènes, il avait un temple où l’on voyait sa statue avec celles d’Aphrodite, d’Ényo et d’Athéna. Les Spartiates

le représentaient les pieds enchaînés.

Ovide, invocation à Mars:

Viens, je t'invoque, dieu des combats; mais dépose un moment la lance et le bouclier; détache aussi ton casque, et laisse flotter cette brillante

 chevelure. "Que peut me vouloir un poète?" demandes-tu. Mars, le mois que je chante porte le même nom que toi;

Minerve aussi préside aux mêlées sanglantes; les beaux arts, pour cela, lui sont-ils moins chers? Prends donc haleine, à l'exemple de Pallas,

 et jette là ton javelot. Désarmé, tu sais triompher encore; tu étais désarmé quand une prêtresse.

 

 

                   

  

       

 

 

ARESTHANAS : berger qui recueillit le jeune Asclépios dans le pays des Épidauriens.

 

ARESTOR : époux de Mycène et père d’Argos Panoptès.

 

ARÉTÉ : fille de Rhexénor, femme d’Alcinoüs. Ulysse l’implora pour être accueilli favorablement par les Phéaciens.

 

ARÉTÉE : médecin grec né en Cappadoce. Il vécut au IIe siècle ap. J.-C. Il employait les ventouses, les saues, les cantharides et pratiquait la saignée.
Il nous reste de lui huit livres sur les causes, les signes et le traitement des maladies aiguës et des maladies chroniques.

Première description du diabète par Arétée: Le diabète est une maladie remarquable mais heureusement plutôt rare. Elle consiste en une liquéfaction des

chairs et des parties solides du corps dans l'urine. Comme l'hydropisie, elle est de nature humide et froide. Les reins et la vessie qui sont les passages

habituels de ce fluide ne cessent d'émettre de l'urine, l'émission est profuse et sans limites, comme si les aqueducs étaient grands ouverts. Le

développement de la maladie est progressif mais courte sera la vie de l'homme chez lequel la maladie est complètement développée. Un amaigrissement

rapide se produit et la mort survient vite. Bien plus, la vie pour le patient est difficile et douloureuse. Le désir de boire devient de plus en plus impérieux

 mais, quelle que soit la quantité qu'il absorbe, la soif n'est jamais satisfaite et il perd plus d'urines qu'il ne boit. Il ne peut s'empêcher ni de boire ni

d'uriner. Car s'il s'arrête ne serait-ce qu'un court moment de boire, sa bouche se dessèche, son corps s'assèche, et [les patients] ressentent leurs viscères

comme s'ils étaient consumés par un feu intérieur. Ils désespèrent de tout et la mort survient rapidement dans un [tableau] de sécheresse brûlante et de

soif comme causée par un feu dévorant. D'où il me semble que cette affection a reçu le nom de diabetes, ce qui signifie siphon, car les fluides ne restent

 pas dans le corps qu'ils utilisent comme un canal à travers lequel ils peuvent passer.""Il est nécessaire de traiter énergiquement car la soif est de toutes

 les formes de douleur celle qui est la plus grande. Si des fluides sont absorbés, ils provoquent une diurèse et l'urine emmène avec elle différentes parties

 du corps qui ont été liquéfiées. Il faut diriger le traitement vers l'estomac qui est la cause de la soif."

 

ARETALOGUS : amuseur public ou bouffon qui divertissait les Romains au moment des repas.

 

ARÉTHUSE : nymphe de la suite d’Artémis, poursuivie par le dieu-fleuve Alphée. Elle fut transformée en fontaine.

 

                                                 

                                                                                           Alphée poursuivant Aréhuse

 

ARÉTHUSE : une des Hespérides d’après Apollodore.

 

ARÉTOS : fils de Nestor.

 

ARÉTOS : fils de Priam, tué par Automédon.

 

ARGALOS : roi de Sparte, fils d’Amyclas et frère d’Hyacinthe.

 

ARGANTHONE : nymphe de Mysie qui, désespérée par la mort de Rhésos qu’elle aimait, se tua.

 

ARGÉ : nymphe chasseresse qui se vantait d’être plus rapide à la course que le Soleil. Elle fut changée en biche par ce dieu.

 

ARGÉ : une des vierges hyperboréennes qui vinrent faire des offrandes à Artémis dans l’île de Délos.

 

ARGÉE : fils d’Apollon et de Cyrène.

 

ARGEI :

1.     Petites places à Rome où il y avait des petits temples consacrés à Numa. Elles étaient au nombre de 27.

Au mois de Mars: 16e jour avant les calendes d’avril = 17 mars)
Jour néfaste pour cause de fête publique
Fête des Liberalia en l’honneur de Bacchus.  Vous pourrez vous gaver des gâteaux au miel et du vin que des vieilles femmes

couronnées de lierre vendentdans les rues en son honneur.  Pourquoi des vieilles femmes ?  Parce que cet âge a un faible pour

 le vin, nous explique Ovide, et qu’il aime les dons de la vigne féconde. 

Cur anus hoc faciat, quæris ? vinosior ætas
Hæc est, et gravidæ munera vitis amans.

C’est aujourd’hui que les jeunes gens en âge de le faire prennent la toge virile.
La procession des Argei continue. La Flaminica Dialis y participe, les cheveux épars en signe de deuil.  Suivez la procession
pour v
isiter les 24 chapelles des Argei, souvenir des anciennes bourgades dont la réunion a formé Rome.
Les Saliens Quirinales, eux, célèbrent la deuxième Agonia de l’année.  Le Rex sacrorum prononce le mot sacramentel Agone ? 
puis immole
aussitôt la victime.  Aujourd’hui, le sacrifice a lieu au sanctuaire de Quirinus sur le Quirinal, également appelé Mons agonus,
en l’honneur de
Mars Quirinus.
Anniversaire de la bataille de Munda en 709 de Rome (45 av.  J.-C.) remportée par César sur Pompée et Labiénus.
Jour néfaste, donc réservé aux dieux. Evitez les activités personnelles. Le tribunal est fermé et l'assemblée du peuple (comitia) ne peut se réunir.

2.     Au nombre de 30, ces mannequins faits de joncs étaient jetés chaque année dans le Tibre du pont de Sublicius. Cette cérémonie, qui se déroulait
aux ides de mai, était accomplie par les pontifes et les vestales.

 

 

ARGÉLÉ : thespiade amante d’Héraclès. Elle mit au monde Hippodrome.

 

ARGENT : dénommé « métal blanc » par les anciens Égyptiens, il apparut pour la première fois sous le Moyen Empire dans le trésor de Tôd à travers
des objets importés de Syrie et de la mer Égée. Plus recherché que l’or jusqu’au début du IIe millénaire avant notre ère, il perdit une grande partie de
sa valeur après la découverte et l’exploitation des mines d’argent dans les pays conquis par les Égyptiens. Les joailliers l’employèrent en feuilles pour
le martelage et l’incrustation. Délaissé au fil du temps par les rois, il réapparut dans les tombes et sur les cercueils des rois de Tanis. La tradition
égyptienne prétend que les chairs des dieux étaient en or et leurs os en argent.

 

                                 

                                                                                       Trésor en argent de Tôd

 

                                                                   

                                                                           Tête en argent massif du roi Psousennes I

 

 

ARGENTARIA : boutique d’orfèvre ou de changeur.

 

ARGÈS : cyclope. Fils d’Ouranos et de Gaïa, époux de la nymphe Phrygie dont il eut trois fils : Deusos, Atron et Atréneste.

 

ARGESTÈS : fils d’Astræ et de l’Aurore.

 

ARGIA : surnom d’Héra qui avait un temple à Argos.

 

ARGIE : femme d’Inachos et mère d’Io.

 

ARGIE : femme de Polybe, mère d’Argos.

 

ARGIE : fille d’Adraste et d’Amphithée, et femme de Polynice, auquel elle rendit les honneurs funèbres malgré l’interdiction faite par Créon.

 

ARGIE : fille d’Autésion, femme d’Aristodème dont elle eut deux fils : Eurysthène et Proclès.

 

ARGIOPE : nymphe qui mit au monde Thamyris. Son amant Philammon ayant refusé de l’accueillir dans sa demeure, elle quitta le mont Parnasse
pour la Thrace.

 

ARGIOPE : fille de Teuthras et femme de Télèphe.

 

ARGIOPE : fille de Nilos et femme d’Agénor.

 

ARGIOS : fils de licymnios. Il accompagna Héraclès dans l’expédition contre Œchalie et périt en combattant.

 

ARGIOS : centaure tué par Héraclès dans la grotte de Pholos.

 

ARGOLIDE : contrée du Péloponnèse entre Corinthe et l’Achaïe. Elle fut d’abord peuplée par les Pélasges, soumise aux rois Inachides, Abantiades et Atrides. Les Doriens conquirent l’Argolide au XIIe siècle av. J.-C. Sparte l’annexa au VIe siècle. L’Argolide fit partie de la ligue Achéenne avant d’être conquise par les Romains en 146 av. J.-C. Ses principales villes étaient Argos, Nauplie, Mycènes, Épidaure et Trézène.

 

          

                                                                                                                                                                   Théâtre en Argolide

 

 

ARGONAUTES : héros grecs qui, sous la conduite de Jason, se rendirent en Colchide conquérir la toison d’or. Leur nom vient du vaisseau sur lequel
ils s’embarquèrent.

 

1)     la toison d’or : Phrixus et Hellé, enfants d’Athamas, roi des Minyens d’Orchomène, et de Néphélé, pour échapper à la haine de leur belle-mère
Ino, s’enfuirent vers la Colchide, monté sur un bélier à la toison d’or, que Néphélé avait reçu d’Hermès. Ce bélier était fils de poséidon
et de Théophane, fille d’Altis. Il était doué de raison et avait le don de la parole, ainsi que la faculté de traverser les airs et la mer. Pendant la
traversée du détroit qui porta depuis son nom, Hellé tomba à la mer. Arrivé à Æa, en Colchide, Phrixus sacrifia le bélier à Zeus Laphystios ou à
Arès. Puis il suspendit la toison à un chêne ou à un hêtre dans un bois consacré à Arès. Selon d’autres sources, il la plaça dans un antre gardé
par un dragon qui ne sommeillait jamais.

 

2)    l’expédition : Éson, roi des Minyens d’Iolcos, fut dépouillé de son sceptre par Pélias. L’oracle avait prédit à ce dernier qu’il devrait se méfier de
celui qui viendrait à lui un pied déchaussé. Un jour, il vit arriver Jason avec une seule sandale. Il lui demanda : « Que ferais-tu à un citoyen que
l’oracle t’aurait dénoncé comme devant attenter à ta vie ? - Je l’enverrais chercher la toison d’or », répondit Jason. Ainsi, il partit sur le navire
Argo, garni de cinquante rames et si léger que les Argonautes pouvaient le porter sur leurs épaules. Athéna avait enchâssé dans l’étrave un morceau
du chêne prophétique de Dodone. Et ce fut Héra qui présida à la construction de ce navire. Une tempête poussa d’abord les Argonautes vers le
cap Sigée où Héraclès délivra Hésione, la fille de Laomédon, exposée à la voracité d’un monstre marin. Ils parvinrent ensuite à l’île de Lemnos
où ils vécurent quelque temps avec les femmes de l’île, qui avaient tué leurs maris. Après avoir combattu les pirates tyrrhéniens, ils
tuèrent accidentellement le roi des Dolions, Cyzicos, et essuyèrent une terrible tempête envoyée par Rhéa…toute une suite d’aventures
extraordinaires les concernent avant la conquête de la toison d’or.

 

3)    la conquête de la toison d’or : Æétès, roi de Colchide, avait promis de donner la toison d’or à condition que Jason attellerait deux taureaux aux
pieds d’airain et qui vomissaient des flammes, afin de les contraindre à labourer un champ. Ce travail effectué, Jason devait y semer des dents
de dragon. La fille d’Æétès, qui n’était autre que la magicienne Médée, s’éprit de Jason et lui fournit des charmes pour dompter les taureaux. en
même temps, elle lui expliqua que, des dents de dragon, naîtraient des guerriers. Jason attela les taureaux, sema les dents et tua tous les guerriers.
Ne tenant pas sa promesse, le roi refusa de céder la toison. Médée aida alors Jason à la ravir en endormant le dragon qui la gardait.

 

                          

                         Athéna supervise la construction du navire l'Argo                                      Jason cloue une branche de chêne sur la proue de l'Argo

 

    

                                                                 Les Argonautes                                                                                         Les Argonautes et les sirènes

 

 

ARGOS : fils de Zeus et de Niobé. Il donna au Péloponnèse son propre nom. Époux d’Évadné ou de Pitho, il eut pour fils Iasos, Piranthe,
Épidaure, Tirynthe et Criasos.

 

ARGOS PANOPTÈS:  Argos avait cent yeux répartis tout autour de la tête. Cinquante de ses yeux dormaient pendant que les cinquante

autres veillaient. Pour cette raison, Héra lui confia la garde d'Io, que Zeus avait transformée en génisse. Zeux voulant délivrer Io, demanda à Hermès

d'endormir tous les yeux d'Argos en jouant de la flûte. Ayant réussi, Hermès le tua. En récompense, Zeus sema les yeux d'Argos sur la queue du paon,

oiseau fétiche d'Hermès.

 

ARGOS : fils de Phrixos et de Chalciope ou de Iophossa. Il s’embarqua avec ses frères à Æa en Colchide pour aller prendre possession de l’héritage
de son père à Orchomène, mais un naufrage le jeta sur l’île d’Arétias où il fut recueilli par Jason.

 

ARGOS : cité grecque située au nord-est du Péloponnèse, sur les bords du fleuve Inachos. Dès 1 400 av. J.-C., elle fut l’un des grands centres
de la civilisation mycénienne et joua un rôle important pendant la guerre de Troie. Elle tomba ensuite aux mains des Doriens. Vers 650 av. J.-C., le
tyran Phidon la dota de la phalange des hoplites qui écrasa les Spartiates à la bataille d’Hysies. Elle s’allia à Athènes après les guerres Médiques, pendant
la guerre du Péloponnèse. Ravagée par Pyrrhus en 272 av. J.-C., elle intégra la ligue Achéenne en 233 av. J.-C. ou 229. Le tyran Nabis la domina
jusqu’à ce que les Romains soumettent la Grèce (146 av. J.-C.).

 

                                                              

                                                                                                  Les thermes d'Argos

 

 

ARGYNNOS : béotien, fils de Leucon et de Pisidice, favori d’Agamemnon qui bâtit en son honneur la ville d’Argynne et consacra, à sa mort, un temple
à Aphrodite Argynnis.

 

ARGYPHIA : femme d’Ægyptos, mère de Lyncée et de Protée.

 

ARGYRE : nymphe qui présidait à une fontaine en Achaïe. Elle aimait le héros Sélemnos, mais la beauté de ce dernier s’étant flétrie, elle
l’abandonna. Sélemnos dépérissait de chagrin et Aphrodite eut pitié de lui. Elle le changea en fleuve, puis voyant qu’il continuait à aimer la nymphe,
elle lui envoya l’oubli.

 

ARIADNE : fille du roi Minos et de Pasiphaé ou de Crété. Elle donna à Thésée le fil à l’aide duquel il put sortir du labyrinthe après avoir vaincu
le Minotautore. Thésée l’enleva, puis l’abandonna dans l’île de Naxos. Ariadne se précipita dans la mer ou se pendit. Selon d’autres sources, elle
épousa le prêtre de Dionysos. La tradition la plus répandue nous raconte que Dionysos la trouva endormie et s’éprit d’elle. Il l’épousa et Ariadne reçut
en cadeau d’Aphrodite, ou des Heures, une couronne forgée par Héphaïstos. De cette union naquirent Œnopion, Évanthès et Staphylos. Après la
mort d’Ariadne, sa couronne fut placée parmi les astres.

 

                 

                          Thésée, le minautore et Ariadne                                                                        Ariadne

 

           

 

ARIAMDÈS : chef de clan des Gaulois Galates. Sa richesse lui permit d’offrir un festin démesuré qui équivalait à une année de nourriture de son clan.

 

ARIANROD : fille de Don, cette déesse dut subir l’épreuve de la virginité avant son mariage avec le dieu gallois Math. Associée à la lune, elle est la
déesse de l’initiation et du destin de l’univers.

 

ARICIE : nymphe italienne, épousé d’Hyppolyte, mère de Virbias, elle donna son nom à la ville d’Aricia dans le Latium (aujourd’hui Ariccia).

 

ARICINA : surnom de Diane dans la ville d’Aricia. Le prêtre du temple de Diane Aricina devait être un esclave fugitif. Il n’arrivait au sacerdoce qu’en
tuant son prédécesseur.

 

ARIMASPES : peuple de Scythie. Ils n’avaient qu’un œil et faisaient une guerre perpétuelle aux griffons.

 

ARION : cheval que Poséidon fit sortir de terre d’un coup de trident, lorsque Athéna et lui disputèrent à qui ferait aux hommes le plus utile
présent. D’après une autre source, Arion naquit de Déméter qui, poursuivie par Poséidon, s’était enfuie en Arcadie, métamorphosée en cavale. Poséidon
le donna à Coprée et il revint plus tard à Adraste. Adraste le monta aux  jeux néméens, où il fut vainqueur. Les pieds de droite de ce cheval fabuleux
doué de la parole étaient ceux d’un homme.

 

ARION  : aède et joueur de cithare, né à Méthymne dans l’île de Lesbos vers 620 av. J.-C. Il inventa le dithyrambe. Comme il faisait voile vers Corinthe, l’équipage du bateau forma le dessein de le jeter à la mer pour s’emparer de ses richesses. Arion demanda alors à chanter une dernière fois avant de s’élancer dans la mer. Attirés par l’harmonie et la beauté du chant, des dauphins le sauvèrent et l’emportèrent jusqu’au cap Ténare, en Laconie. En débarquant à Corinthe, les matelots furent confondus par Arion et le tyran Périandre les fit tous mettre en croix.

 

                                   

 

 

ARIOS : fils d’Ampyx et père d’Agénor.

 

ARIOS : centaure tué par le lapithe Dryas.

 

ARIOVISTE : chefs des Germains Suèves. Les Séquanes l’appelèrent pour guerroyer contre les Gaulois Éduens. Envahissant la Gaule, il soumit ses
alliés et ses ennemis, puis alors qu’il s’apprêtait à lancer ses 120 000 guerriers pour conquérir toutes les régions de l’Est. César, imploré par le
druide éduen Diviciac, marcha contre les Barbares avec ses légions. Arioviste fut battu en 58 av. J.-C. près du Rhin et disparut dans la forêt
hercynienne après avoir perdu les quatre cinquièmes de son armée, ses deux épouses et l’une de ses filles.

 

                                                     

                                                                                    La Gaule avant la guerre d'Arioviste 

 

                                   

 

                              

                                                                               Campagne de César contre Arioviste

 

 

ARISBAS : père de Léocrite. Grec tué par Énée au siège de Troie.

 

ARISBÉ : épouse de Priam et mère d’Æsacos. Priam la céda à Hyrtacos.

 

ARISBÉ : fille de Teucer et femme de Dardanos.

 

ARISBÉ : fille de Macar.

 

ARISTAGORAS  de Milet : chef mercenaire, gouverneur de Milet révolté contre Darius. Il échoua dans sa tentative pour s’emparer de Naxos. Repoussé
à Sparte, il obtint le secours d’Athènes, mais il fut battu et s’enfuit en Thrace où on le tua.

 

ARISTARQUE d’Athènes : l’un des principaux chefs du gouvernement oligarchique des Quatre-Cents en 411 av. J.-C. Renversé par les démocrates,
il fut mis à mort vers 406.

 

ARISTARQUE de Samos : astronome grec vers 270 av J-C. Il fut l’un des premiers à émettre une théorie sur le mouvement de la terre qui le fit
accuser d’impiété par le stoïcien Cléanthe. On a de lui un livre intitulé Sur les grandeurs et les distances.

Hypothèses d'Aristarque:

  1. La Lune reçoit la lumière du Soleil.
  2. La Terre peut être considérée comme un point et comme le centre de l'orbite de la Lune.
  3. Lorsque la Lune nous parait dikhotome (coupée en deux portions égales), elle offre à nos regards son grand cercle, qui détermine la partie éclairée et la partie obscure de cet astre.
  4. Lorsque la Lune nous parait dikhotome, sa distance du Soleil est moindre du quart de la circonférence, de la trentième partie de ce quart.
  5. La largeur de l'ombre est de deux Lunes.
  6. L'arc soutendu dans le ciel par la Lune est la quinzième partie d'un signe.

ARISTARQUE : grammairien célèbre. Il naquit dans l’île de Samothrace vers 160 av. J.-C. Devint disciple d’Aristophane de Byzance à Alexandrie,
il devint précepteur des fils de Ptolémée Philométor. Pour échapper à l’hydropisie, il se laissa mourir de faim dans l’île de Chypre. Sa
recension homérique est devenue classique.

 

ARISTARQUE DE SAMOTHRACE : érudit qui vécut à Alexandrie de 215 à 145 av. J.-C. Il perfectionna la transcription des textes antiques de la
Grande Bibliothèque
et donna ses titres de noblesse au courant antiquario-littéraire. Persécuté par Ptolémée VIII Èvergète II, il se réfugia à Chypre.

A sa mort, ses disciples formèrent l'école philologique des Aristarchéens.

  

ARISTÉE : fils d’Ouranos et de Gaïa, ou d’Apollon et de Cyrène. Chiron l’éleva et les Muses l’instruisirent dans l’art de la médecine et de la
divination. Protecteur des troupeaux et de la culture de la vigne et de l’olivier, il enseigna aux hommes comment élever les abeilles. Bienfaisant, il
détournait des champs les chaleurs brûlantes et les calamités.

Extrait du Protée et Aristée de Virgile: Le berger Aristée fuyait les fraîches vallées du Pénée, après avoir, dit-on, perdu ses abeilles par la maladie et

par la faim ; triste, il s’arrêta auprès de la source sacrée du fleuve et, se répandant en plaintes, il s’adressa ainsi à celle qui lui avait donné le jour :

« Ma mère, Cyrène ma mère, toi qui habites au fond de ce gouffre, pourquoi m’avoir fait naître de la race illustre des dieux (si du moins mon père

 est bien, comme tu l’affirmes, Apollon de Thymbra , puisque tu m’as mis au monde pour être maudit des destins ? Ou bien as-tu banni l’amour

 que tu avais pour moi ? Pourquoi me faisais-tu espérer le ciel ? Voici que l’honneur même de ma vie de mortel, cet honneur qu’au prix de tant d’efforts

j’avais obtenu à grand’peine, grâce aux soins habituellement prodigués à la culture et au bétail, je le perds maintenant, et tu es ma mère ! Allons !

Achève ! Arrache de tes propres mains mes arbres fertiles, porte dans mes étables la flamme ennemie et fais périr mes moissons ; brûle mes semailles

 et brandis contre mes vignes la forte hache à deux tranchants, puisque tu as de ma gloire pris un tel déplaisir ! »

 

                                                                      

                                                           Aristée, dieu des jardins

 

 

ARISTÉE : poète grec de l’île de Proconnèse. Il vécut au VIe siècle av J.-C. Les anciens le considéraient comme un magicien et ont raconté
sur lui beaucoup de fables. Il reste douze vers de son poème épique en trois livres sur la guerre des Arimaspes et des griffons.

 

ARISTÉE : savant juif chargé de traduire en grec les livres saints par Ptolémée II vers 280 av. J.-C. Il se rendit auprès du grand prêtre Éléazar et
ramena soixante douze érudits qui écrivirent la « version des Septante ».

 

ARISTÉE : statuaire grec qui vécut vers 130 ap. J.-C. On lui attribue deux statues de marbre représentant des centaures, trouvées dans la villa d’Hadrien
à Tivoli en 1746.

 

ARISTÈNE de Nicée : romancier grec. Il naquit vers 300 et mourut vraisemblablement lors du tremblement de terre de Nicomédie en 358. On connaît
de lui un recueil de contes sous forme épistolaire : Lettres amoureuses.

 

ARISTIDE : fils de Lysimaque. Il fut l’un des dix stratèges à la bataille de Marathon en 490 av. J.-C. Jaloux de son titre de « Juste », son rival
Thémistocle le fit bannir par l’ostracisme. Il revint participer à la bataille de Salamine et se distingua surtout en 479 lors de la campagne de Platée.
Archonte en 478, Aristide fit admettre que tous les citoyens pouvaient accéder aux charges les plus élevées. Il mourut si pauvre en 469 qu’il ne
laissa pas de quoi payer ses funérailles.

 

ARISTIDE : peintre grec de Thèbes qui vécut vers 340 av. J.-C. son tableau le plus célèbre représentait le sac d’une ville ; sa Bataille contre les
Perses comportait cent figures. Ses œuvres s’arrachèrent à prix d’or.

 

ARISTIDE de Milet : écrivain grec du IIe siècle av. J.-C. Il écrivit des contes licencieux appelés Milésiaques qui furent célèbres dans l’antiquité.

Extrait des oeuvres morales de Plutarque: Porséna, roi des Étrusques, avait mis le siége devant Rome, et, campé au delà du Tibre, il coupait les vivres aux assiégés et

les réduisait à la famine. Le Sénat, fort embarrassé, délibérait sur ce qu'il y avait à faire, lorsque Mucius, un des citoyens les plus distingués, ayant pris, avec la permission des consuls,

quatre cents jeunes gens de son âge, passa le fleuve, vêtu en simple particulier. Il entre dans le camp, voit un des officiers du roi qui distribuait la solde aux troupes, et ne doutant pas que

ce ne soit Porséna lui-même, il le tue. Amené devant ce prince, il met sa main droite sur un brasier ardent, et souffrant avec tranquillité les douleurs les plus aiguës : « Barbare, dit-il en

souriant à Porséna, je serai délivré malgré toi; mais apprends qu'il y a dans ton camp quatre cents Romains qui ont résolu de te faire périr. » Porséna, effrayé, fit la paix avec les Romains.

 (Aristide de Milet, dans le troisième livre de son Histoire.)

 

ARISTO : la meilleure. Surnom d’Artémis à Athènes.

 

ARISTOBULE : philosophe juif de formation aristotélicienne à Alexandrie. Il travailla au Musée et à la Bibliothèque vers 180-170 av. J.-C. Son Exégèse
de la loi de Moïse
permit au monde de s’ouvrir à la pensée judaïque. Il devint conseiller de Ptolémée VI Philométor.

Selon la bible: Juif de la race des prêtres , philosophe et précepteur de Ptolémée, roi d'Egypte. Saint Clément d'Alexandrie cite le premier livre d'Aristobule adressé au roi Philométor, dans lequel il avance qu'avant la version procurée par Démétrius Phaléréus, il y en avait une autre, dans laquelle Pythagore et Maton avaient puisé plusieurs de leurs sentiments. Anatolius, cité dans Eusébe, dit que ce même Aristobule était du nombre des septante interprètes, et qu'il avait composé des commentaires sur les livres de Moïse qu'il avait dédiés aux rois Ptolémée, fils de Lagus, et à son fils Ptolémée Philadelphe. Les mêmes saint Clément et Eusèbe croient que c'est cet Aristobule, dont il est parlé dans la préface du second livre des Machabées et qui est nommé précepteur du roi Ptolémée et de la race des prêtres oints, c'est-à-dire des prêtres du Dieu d’Israël, que l'on consacrait par l'onction sainte.

 

ARISTOBULE : la meilleure conseillère. Surnom d’Artémis, à laquelle Thémistocle consacra à athènes un temple où se trouvait aussi sa propre statue.

 

ARISTOBULE II : fils d’Alexandre Jannée. Il s’empara du trône de Judée vers 70 av. J.-C. Les Romains le firent prisonnier à Jérusalem en 63
et le conduisirent à Rome. Il s’échappa, fut repris par Gabinius et libéré par César. Les partisans de Pompée l’empoisonnèrent en 50.

 

ARISTOBULE III: fils d'Aristobule II, frère de Mariamne I, épouse d'Hérode le Grand. Né en 53, Grand Prêtre des Juifs de 47 à 35. Hérode, jaloux

de son ascendant sur le peuple, lui interdira d'exercer le sacerdoce, mais le rétablira après l'intervention de la reine d'Egypte,

Cléopâtre VII Théa Philopator et de Marc-Antoine. En 35 avant Jésus-Christ, Hérode fera noyer Aristobule lors d'une baignade à Jéricho.

 

ARISTOCRATE Ier : roi d’Arcadie qui vivait vers 720 av. J.-C. Ses sujets le lapidèrent parce qu’il avait violé une prêtresse d’Artémis.

 

ARISTOCRATE II : petit-fils du précédent. Il régna de 680 à 668. Il trahit les Messéniens dans leur guerre contre Sparte et fut lapidé par ses sujets
qui abolirent la royauté.

 

ARISTODÈME : fille de Priam.

 

ARISTODÈME : sicyonienne. Un génie ou Asclépios la visita sous la forme d’un dragon. Elle en eut un fils nommé Aratos.

 

ARISTODÈME : fils d’Héraclès et de Mégare.

 

ARISTODÈME : l’un des Héraclides qui, à la tête des Doriens, firent la conquête du Péloponnèse. Il reçut en partage la Laconie vers 1190 ou 1104
av. J.-C. Il fut frappé par la foudre. Ses deux fils jumeaux, Eurysthènes et Proclès, régnèrent ensemble à Sparte.

 

ARISTODÈME : roi de Messénie, qui se distingua dans la première guerre contre Sparte. Il tua sa fille pour satisfaire l’oracle de Delphes et devint roi

en 731 av. J.-C. Il ne put toutefois empêcher la ruine d’Ithome et se tua sur le tombeau de sa fille en 724.

 

                                                                        

                                                                            Aristodème devant le tombeau de sa fille

                                                                

 

ARISTODÈME d’Athènes : acteur tragique et diplomate. Il vécut vers 340 av. J.-C. Il défendit l’alliance avec la Macédoine et fut plusieurs fois
attaqué verbalement par Démosthène.

 

ARISTOGITON : Athénien qui, pour venger l’outrage fait à la sœur d’Harmodios, tua le tyran Hipparque. Hippias le somma de nommer ses complices ;
il désigna tous les amis du tyran. Quand ils eurent péri, il lança : « il n’y a plus que toi qui mérites la mort. » Il subit le supplice vers 514 av. J.-C.

 

                                                                           

                                                                                   Harmodios et Aristogiton

 

 

ARISTOLAÜS : peintre grec qui vécut vers 310 av. J.-C. ; fils et élève de Pausias.

 

ARISTOMAQUE : fille de Priam et femme de Critolaüs.

 

ARISTOMAQUE: fille du général Hipparinus. Vers 405-380.

Extrait d'un texte de Plutarque:  Denys l'ancien, s'étant emparé de la tyrannie de Syracuse, épousa la fille d'Hermocrate, un des

habitants de cette ville. Comme sa puissance n'était pas encore bien affermie, les Syracusains se révoltèrent contre lui, et exercèrent sur

sa femme tant d'indignités et tant d'outrages, que, de désespoir, elle se donna la mort. Denys, ayant recouvré et mieux établi sa domination,

épousa en même temps deux femmes : l'une du pays des Locriens, nommée Doris; l'autre de Syracuse, appelée Aristomaque,

 fille d'Hipparinus, un des principaux Syracusains, et qui avait partagé le commandement la première fois que Denys avait été nommé

 général des troupes syracusaines. Il épousa ces deux femmes le même jour, et jamais on n'a su laquelle des deux avait été mariée la

première. Tout le reste de sa vie, il témoigna constamment à l'une et à l'autre la même affection; elles mangeaient toutes deux ensemble à sa

table, et passaient la nuit avec lui chacune à son tour. Le peuple de Syracuse voulait que celle de son pays eût la préférence sur

l'étrangère; mais l'avantage que la Locrienne eut de donner la première un fils à son mari la soutint contre la prévention qu’avait fait naître

son origine. Aristomaque fut longtemps sans devenir mère, quoique Denys désirât si fort d'en avoir des enfants, qu'il fit mourir la mère de

Doris, l'accusant d'empêcher, par des sortilèges, Aristomaque de devenir grosse. Dion était frère d'Aristomaque, et cette parenté lui attira

d'abord de la considération de la part de Denys; dans la suite, le grand sens dont il donna des preuves le fit aimer et rechercher du tyran

pour son propre mérite. Outre les autres témoignages que Denys lui donna de son estime, il ordonna à ses trésoriers de remettre

à Dion tout l'argent qu'il leur demanderait, à condition seulement de venir lui dire, le jour même, ce qu'ils lui auraient donné.

 

ARISTOMAQUE : fils de Talaüs et de Lysimaque, frère d’Adraste et père d’Hippomédon.

 

ARISTOMAQUE : un des prétendants d’Hippodamie, tué par Œnomaüs.

 

ARISTOMAQUE : fils de Cléodée, arrière-petit-fils d’Héraclès, et père de Téménos, de Cresphonte et d’Aristodème. Il fut à l’origine de la troisième invasion du Péloponnèse par les Héraclides. Il fut tué sur le champ de bataille.

 

ARISTOMÈNE : roi des Messéniens. Il entra en guerre contre Sparte et soutint la seconde guerre de Messénie. Plusieurs fois vainqueur, fait deux
fois prisonnier, il échappa à la mort par miracle. Il résista de 682 à 671 av. J.-C. dans la forteresse d’Ira, mais l’arcadien Aristocrate le trahit, le forçant
à se retirer dans l’île de Rhodes où il mourut.

Huitième ode pythique de Pindare(extrait): Aimable tranquillité, fille de Thémis la sauvegarde des Etats ! Toi qui tiens en main les clefs de la guerre ou

 des conseils ! Reçois l'hommage de la victoire qu'Aristomène vient de remporter dans les champs de Python. Tu sais, au besoin, donner aux autres ou goûter

toi-même les douceurs du repos ; et lorsque la colère ennemie s'empare d'un coeur, ta seule présence en amortit les feux et en fait disparaître les traces.
A quel point méconnurent ton empire, et ce Porphyrion  dont la cupidité sans frein tenta, pour son malheur, de ravir de force des trésors qu'il eût été si doux

de recevoir d'un main libérale ! Et ce Typhon à plusieurs têtes, monstre de la Cilicie, non moins féroce que le prince des Géants .Tous deux succombèrent,

 l'un écrasé par la foudre, l'autre percé des traits d'Apollon, Dieu dont la faveur enrichit de mes hymnes doriens la couronne de lauriers du Parnasse,

décernée au fils de Xénarcès dans les vallons de Cirrha.
Non ! l'île d'Egine, où règne la justice, n'est point déchue de sa splendeur première : elle brille encore de tout l'éclat des antiques vertus héréditaires, dans l

a famille des Eacides. Elle compte au nombre de ses citoyens une foule de vainqueurs dans nos jeux, et de héros illustrés dans l'honorable carrière des armes.

 

ARISTONICOS OU ARISTONIE : fils naturel d’Eumène II, roi de Pergame. Il réclama contre les Romains la succession d’Attale III, battit
et fit prisonnier le consul Crassus, mais assiégé par Perpenna dans Stratonice, il tomba aux mains des Romains, fut conduit à Rome et étranglé
dans sa prison en 129 av. J.-C.

 

     

                                                                                                                                    Royaume de Pergame à l'ouest de la carte

 

 

 ARISTONÜS : un des cinquante fils d’Ægyptos, époux de la danaïde Palæno.

 

ARISTOPHANE : grand poète comique d’Athènes, de Rhodes ou d’Égine, né vers le milieu du IVe siècle av. J.-C. Il brilla dans la guerre du
Péloponnèse (431-404 av. J.-C.). La plupart de ses pièces appartiennent à l’ancienne comédie ou comédie politique, satire audacieuse des puissants, de leurs actes, des mesures du gouvernement, véritables pamphlets où il traitait les questions d’actualité. Ses œuvres célèbres sont : les Dætaliens (les Convives), les Babyloniens, les Chevaliers, les Acharniens, la Paix, Lysistrata, les Guêpes (imitées par Racine dans les Plaideurs). Il se moqua des manies du peuple dans les Oiseaux et l’Assemblée des femmes.

Les Nuées (Prologue): STREPSIADE. : Iou ! Iou ! O souverain Zeus, quelle chose à n'en pas finir que les nuits ! Le jour ne viendra donc pas ? Et il y a déjà

longtemps que j'ai entendu le coq ; et mes esclaves dorment encore. Cela ne serait pas arrivé autrefois. Maudite sois-tu, ô guerre, pour toutes sortes de raisons,

mais surtout parce qu'il ne m'est pas permis de châtier mes esclaves ! Et ce bon jeune homme, qui ne se réveille pas de la nuit ! Non, il pète, empaqueté dans ses

cinq couvertures. Eh bien, si bon nous semble, ronflons dans notre enveloppe. Mais je ne puis dormir, malheureux, rongé par la dépense, l'écurie et les dettes de ce

 fils qui est là. Ce bien peigné monte à cheval, conduit un char et ne rêve que chevaux. Et moi, je ne vis pas, quand je vois la lune ramener les vingt jours ; car les

échéances approchent. Enfant, allume la lampe, et apporte mon registre, pour que, l'ayant en main, je lise à combien de gens je dois, et que je suppute les intérêts.

Voyons, que dois-je ? Douze mines à Pasias. Pourquoi douze mines à Pasias ? Pourquoi ai-je fait cet emprunt ? Parce que j'ai acheté Coppatias. Malheureux que

je suis, pourquoi n'ai-je pas eu plutôt l'œil fendu par une pierre.

 

ARISTOPHANE de Byzance : grammairien grec de la fin du IIIe siècle av. J.-C. élève de Callimaque. Il dirigea la bibliothèque d’Alexandrie sous
Ptolémée III, fut le maître d’Aristarque et se spécialisa dans la comédie antique. On lui attribue les signes de la ponctuation et de l’accentuation grecques.

 

ARISTOTE : philosophe grec. Il naquit à Stagire, en Macédoine, en 384 av. J.-C. Fils de Nicomaque, médecin du roi Amyntas, il se lia avec le
jeune Philippe et s’en alla étudier à Athènes vers 367. Platon le remarqua et l’appela « l’intelligence de l’école ». Il y resta vingt ans et devint maître
à son tour, combattant le mauvais goût de l’école de rhétorique d’Isocrate et les doctrines de Xénocrate. En 348, il se rendit chez son ami, le
tyran d’Atarnée Hermias, dont il déplora la mort dans un hymne. À Mitylène, il épousa Pythias. En 343, Philippe l’appela pour éduquer son fils
Alexandre et, après l’avènement de son élève, il retourna enseigner à Athènes de 335 à 323. Il y publia ses principaux ouvrages et y fonda l’école
du Lycée, rivale de l’Académie. Il enseignait en se promenant ; de là le surnom de Péripatéticien. Le matin, ses leçons s’adressaient aux élèves confirmés
et avaient pour objet les questions difficiles. Le soir, elles étaient faites pour le plus grand nombre. À la mort d’Alexandre le Grand en 323, Aristote
fut accusé d’impiété par ses ennemis et il abandonna la direction du Lycée à son élève Théophraste. Il mourut en 322 à Chalcis en Eubée. Il eut une fille
et un fils : Pythias et Nicomaque. Pour lui la philosophie embrassait toutes les sciences (excepté l’histoire), qu’il divisa en sciences spéculatives et
sciences pratiques. Pour les sciences physiques et naturelles, ses œuvres les plus connues sont l’Histoire des animaux en 10 livres ; De l’âme, en 3
livres
où il distingue l’âme végétative et sensitive chez les animaux et dotée d’intelligence pour l’homme ; les Météorologiques en 4 livres, sur les
propriétés des cinq éléments, le feu, la terre, l’eau, l’air et l’éther ; Du ciel en 4 livres ; de la Physique ou des principes de la physique, en 8 livres.
Pour les sciences morales il y a la Morale à Nicomaque, la Grande morale. Citons encore la Politiquel’Économique, la Rhétorique, la Poétique ;
puis la philosophie pure est traitée dans de nombreux ouvrages dont la Métaphysique.

Ethique à Nicomaque(extrait): En menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d’être devenus eux-mêmes relâchés ou d’être

devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas par leur mauvaise conduite, dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues :

 en effet, c’est par l’exercice des actions particulières qu’ils acquièrent un caractère du même genre qu’elles. On peut s’en rendre compte en observant ceux qui

s’entraînent en vue d’une compétition ou d’une activité quelconque : tout leur temps se passe en exercices. Aussi, se refuser à reconnaître que c’est à l’exercice

de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est le fait d’un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer

que l’homme qui commet des actes d’injustice ou d’intempérance ne souhaite pas être injuste ou intempérant ; et si, sans avoir l’ignorance pour excuse, on accomplit

des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c’est volontairement qu’on sera injuste. Il ne s’ensuit pas cependant qu’un simple souhait suffira pour

 cesser d’être injuste et pour être juste, pas plus que ce n’est ainsi que le malade peut recouvrer la santé, quoiqu’il puisse arriver qu’il soit malade volontairement en

menant une vie intempérante et en désobéissant à ses médecins : c’est au début qu’il lui était alors possible de ne pas être malade, mais une fois qu’il s’est laissé

aller, cela ne lui est plus possible, de même que si vous avez lâché une pierre vous n’êtes plus capable de la rattraper. Pourtant il dépendait de vous de la jeter et de

la lancer, car le principe de votre acte était en vous. Ainsi en est-il pour l’homme injuste ou intempérant : au début il leur était possible de ne pas devenir tels, et c’est

ce qui fait qu’ils le sont volontairement ; et maintenant qu’ils le sont devenus, il ne leur est plus possible de ne pas l’être.

 

               

                                                                                                                                                                                                                    Aristote et Platon

 

 

 

ARISTOXÈNE : philosophe et musicien grec de Tarente. Il vécut vers 350 av. J.-C. Disciple d’Aristote, il écrivit 453 ouvrages, tous perdus, à
l’exception d’un traité en trois livres, les Éléments harmoniques et d’un fragment sur le rythme. Attaquant le système de Pythagore, qui dans la
musique avait partout donné la prééminence au calcul, il n’admettait pour juge que l’oreille.

 

ARMAGH : villa celte irlandais qui, choisi par saint Patrick, devint un imposant centre chrétien au Ve siècle.

 

ARMARIUM : armoire ou buffet à doubles ou triples portes contenant les ustensiles courants du ménage.

 

ARMÉE : de l’Ancien Empire jusqu’à la XIIe dynastie (de 2815 à 1991 av. J.-C.), elle était organisée autour des milices locales. Les scribes
militaires étaient chargés du recrutement, de l’intendance et des affectations de ces milices dont le rôle se limitait à repousser les bandes de nomades
ou escorter les caravanes. Cette armée peu entraînée fut renforcée par des contingents nubiens et libyens qui s’illustrèrent dans les corps spécialisés
de la police, des gardes du palais et expéditionnaires. Le règlement militaire de l’Ancien Empire nous dit que « le soldat ne doit pas frapper son
camarade, ni arracher la pâte à pain de l’habitant, ni voler une chèvre à qui que ce soit ». En campagne cette armée avançait en rang par quatre
au pas cadencé. Formée de lanciers et d’archers et encadrée par quelques éléments d’élite, elle n’était pas apte à mener de longues campagnes
hors de l’Égypte. Cette lacune fut comblée avec l’arrivée au pouvoir d’Amménémès Ier (1991-1962) qui créa une armée de métier, annonçant les
grandes conquêtes et le désir de l’Égypte d’étendre son territoire vers l’Asie. Organisée autour du pharaon, elle comprenait un conseil de guerre,
un général en chef, des lieutenants et des commissaires royaux. Elle s’articulait en compagnies de deux cents hommes avec porte-enseigne et charrerie.
Dix compagnies formaient un régiment. Mais, sous la XIXe dynastie, au temps de Ramsès II, c’es régiments étaient de taille beaucoup plus
importante puisque quatre suffisaient à composer l’armée : les régiments d’Amon, de Rê, de Ptah et de Seth. Ce fut sous la XIXe dynastie encore
que les rois recrutèrent des mercenaires étrangers. Ces mercenaires permirent à Chéchonq Ier de s’emparer du trône en 950 av. J.-C. À partir
de cette époque, on constate que les indigènes furent peu à peu écartés du métier des armes. De 666 à 342 av. J.-C., les Égyptiens sont
définitivement supplantés par les hoplites grecs et cariens.

Megiddo 15 mai -1479 - Moyen Empire : Première bataille relatée et première campagne du paraon Thoutomis III, qui, à la tête d'une armée égyptienne,

part réprimer une rébellion palestinienne soutenue par les Syriens. Le roi de la ville syrienne de Kadesh a reçu des troupes des tribus du Nord. Il rassemble l'armée

de la coalition à Megiddo, endroit stratégique qui lui permet de contrôler le défilé menant à la plaine d'Esdraelon, et il se prépare à lancer une grande offensive

contre l'Egypte. Thoutmosis n'attend pas l'attaque des rebelles mais il se porte en avant pour écraser la révolte à Megiddo. Il a recruté des paysans par milliers et

l'armée égyptienne forte de 10 000 guerriers, part de Memphis vers la forteresse de Tjaru (actuellement El Kantara) et atteint Gaza en 11 jours, et marche ensuite

sur Yehem en autres 10 jours. Thoutmosis décide de prendre parmi 3 itinéraires, le plus direct mais le plus propice aux embuscades qui passe par le défilé d'Arouna

et il marche à la tête de son armée pendant 12 heures mais il n'y a pas d'embuscade, le roi de Kadesh l'attend sur la route du Sud.Thoutmosis est devant la cité de

Megiddo et face à la coalition. Il déploie ses hommes en trois "corps" et, à l'aube, lance une attaque foudroyante. A signaler l'apparition des archers sur les chars.

On retient aussi pour cette bataille le nom du Ruisseau de Quinnah. Les rebelles sont écrasés  et  trouvent refuge dans la forteresse de Megiddo. Les Egyptiens,

 qui pouvaient remporter une victoire définitive sur leurs adversaires, s'arrêtent pour piller le camp ennemi. Thoutmosis prit la forteresse de Megiddo après un siège

de sept mois. Il n'y a que 340 prisonniers et 83 tués ce qui montre l'importance de la bataille! Mais tous les princes de la région se soumettent. Les vaincus fournissent

à Thoutmosis un tribut en chars (924 selon les Egyptiens) et en blé et livrent des enfants en signe de soumission. C'est la première bataille rapportée dans l'histoire.

 

                                                                                                            

 

 

ARMEE DE SECOURS : la plus grande armée gauloise fut celle qui tenta de débloquer Vercingétorix au siège d’Alésia. Elle était commandée
par Vercassivellaun, Commios, Éporédorix et Viridomaros. Elle comprenait 30 000 Éduens, 12 000 Séquanes, 12 000 Senons, 30 000 Arvernes,
12 000 Carnutes, 8 000 Parisiens, 5 000 Médiomatiques, 20 000 Curiosolites, Redons, Abrincatdes et Osismes d’Armorique, 12 000 Santons,
8 000 Pictons, 12 000 Bituriges, 12 000 Rutènes, 8 000 Helvètes, 5 000 Pétrocoriens, 5 000 Nitibriges, 2 000 Rouraques, 1 000 Boïens, 8 000 Turons,
5 000 Aulerques Cénomans, 3 000 Véliocasses, 2 000 Ambilariens, 1 000 Calètes, 11 000 Lémovices et 21 000 Belges (Nerviens, Morins,
Atrébates, Ambiens et Bellovaques). Au total 230 000 fantassins et 11 000 cavaliers. Malgré sa supériorité numérique, elle ne put percer les
défenses de César et se retira après la capitulation de Vercingétorix.

 

ARMÊE ROMAINE IMPÊRIALES: sous l'empire, l'armée romaine comptera en moyenne 350 000 hommes.

L'Empereur est le général en chef  Les préfets de camps administrent les camps fixes installés sur les frontières. Les officiers d'état-major

sont les légats (général d'armée) et il y a 1 légat par légion. Pour chaque légion on compte 6 tribuns militaires choisis par l'Empereur et

59 centurions. Chaque centurion est assisté d'un optione (adjudant) et le porte-enseigne ou signifer, l'instructeur ou campidoctor,

le préposé aux subsistances ou pecuarius, l'architecte, le médecin militaire, un tesserarius qui chaque nuit recevra le mot de passe

inscrit sur une tablette (tessera), le chef de musique et ses musiciens, des sonneurs de cor ou de trompette . Dans chaque cohorte,

le 1er centurion, ou pilus prior, commande sa centurie et l'ensemble de la cohorte. L'insigne des centurions est le cep de vigne.

Les légions sont au nombre d'une trentaine en moyenne selon les époques. Une légion est composée de 6000 hommes répartis dans

10 cohortes  de 6 centuries chacune .Chaque homme appartient à une centurie. Deux centuries forment une manipule, reconnaissable

 pendant le combat à son étendard . Les cohortes sont numérotées de I à X . A chaque légion est attaché un corps de cavalerie d'environ

200 hommes. La légion est renforcée de troupes auxiliaires légères recrutées dans les Provinces  Le légionnaire s'engageait pour 20 ans

et l'auxiliaire pour 25 ans.

 

                                                                   

 

                                                           

                                                                                                             Auxiliaires de l'armée romaine

 

ARMEES : il n’existait pas de véritable organisation militaire dans les armées gauloises formées d’une multitude de groupes de guerriers unis
par la parenté. Les armées se déplaçaient en masse, privilégiant les charges de cavalerie et le combat au corps à corps. La cavalerie gauloise
fit véritablement son apparition sur les champs de bataille au IVe siècle avant notre ère.

 

ARMÉNIOS : argonaute, natif de Rhodes ou d’Arménion en Thessalie. Il a donné son nom à l’Arménie.

 

ARMENTARIUM : bâtiment dans lequel les légionnaires romains déposaient ou faisaient réparer leurs armes.

 

ARMES : les temples et les tombeaux nous ont révélé l’existence de nombreuses armes dont les plus anciennes sont les massues en pierre de
forme tronconique ou en poire. Ces massues étaient les symboles de domination des rois. Le cuivre succéda à la pierre jusqu’à l’utilisation du bronze
vers 2000 av. J.-C. Trois siècles plus tard, après l’introduction du cheval, apparut une nouvelle arme qui modifia profondément les rapports de force :
le char. L’usage du fer se répandit avec l’arrivée des mercenaires sous la XIXe dynastie vers 1310 av. J.-C. Avec ce nouveau métal, on forgea des
pointes de lance et de flèche ainsi que des épées et des haches. À la fin de la préhistoire égyptienne, le premier équipement défensif était le
bouclier constitué d’une carapace de tortue. Sous l’Ancien et le Moyen Empire, le bouclier de bois ou de cuir couvrait presque tout le corps
dans les combats rapprochés. Vers 1700 av. J.-C., le soldat protégeait son ventre et ses cuisses avec un tablier de cuir. En 1300 av. J.-C., les
Égyptiens adoptèrent la cuirasse des guerriers palestiniens qui était formée d’une broigne de cuir recouverte d’écailles métalliques. Mais
les armes évoluèrent beaucoup avec l’arrivée dans l’armée égyptienne, des hoplites grecs et cariens, grands utilisateurs de fer et inventeurs des
machines de siège.

 

        

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