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ARTIO : déesse gauloise associée aux ours.
ARTOLAGANUS : gâteau moelleux à base de vin, de lait, d’huile et de poivre.
ARTOPTA : moule à pain.
ARTOPTICIUS : petit pain cuit dans un moule.
ARUNS : fils de Tarquin II, roi de Rome. Chassé de la ville en 508 av. J.-C., il rencontra Brutus en combat singulier. Tous
deux s’entretuèrent.
Histoire romaine d'Eugène Talbot(extrait): À leur retour, Titus, Aruns et Brutus trouvent Tarquin et Sextus assiégeant Ardée, ville forte des Rutules. Une discussion s’élève sur la vertu de leurs femmes avec Tarquin Collatin, chef de la petite ville de Collatie. La dispute s’échauffe : on se décide à faire une chevauchée jusqu’à Rome. On y trouve les femmes occupées, de
leur plaisir ou de leur parure. On se rend ensuite à Collatie. A une heure tardive de la nuit, la belle et vertueuse Lucrèce, femme de Collatin, est au milieu de ses servantes, filant la laine et dirigeant les travaux. Sextus se prend pour elle d’une passion coupable, revient, le lendemain, armé dans la chambre de Lucrèce et la menace de déshonorer sa mémoire, si elle ne partage
pas son amour. Lucrèce désespérée est contrainte de céder, mais le matin suivant, elle rappelle chez elle son père, son époux. Brutus et ses autres parents, leur raconte l’affront qu’elle a subi, leur fait jurer vengeance et se plonge un poignard dans le
cœur. Brutus rejette alors son déguisement, comme Ulysse ses haillons, saisit le poignard sanglant et jure la ruine de la maison royale. Un pacte est conclu sur le cadavre de Lucrèce : on porte la victime sur la place de Collatie : de là, on se rend à Rome :
le peuple se soulève à la voix de Brutus et prononce l’exil éternel des Tarquins. La royauté est abolie et l’autorité souveraine confiée à deux consuls (509). Ainsi, dit Florus, l’odieuse tyrannie de Tarquin le Superbe, soulevant le peuple contre une domination injurieuse, et l’enflammant de l’amour de la liberté, devint pour Rome le plus grand des bienfaits.
ARVALES : à Rome, le nom de « frères Arvales » était donné à douze prêtres qui représentaient les douze fils d’Acca Larentia, dont Romulus, le fils adoptif.
ARVERNES : de tous les peuples gaulois, les Arvernes étaient les plus puissants. Ils occupaient l’Auvergne actuelle et
avaient pour capitale Gergovie. En 52 av. J.-C., menés par Vercingétorix, ils entrèrent en guerre contre Jules César.

ARVOR : nom celte de la Bretagne marine qui signifie le pays de la mer.
AS : unité de monnaie romaine. À l’origine d’un poids de 327 g, on diminua ce dernier à 54,4 g en 264 av. J.-C. sans diminuer
sa valeur. En 217, l’as pesa 27,2 g. En 191, la loi papiria le réduisit à un poids de 13,6 g (soit une demi-once). En 269,
apparut le denier d’argent qui valait 10 as.

As Nerva , Trajan As au crocodile

As de Faustine As d'Antonin le Pieux
ASANDRE (ASANDROS) : roi du Bosphore, mort en 14 av. J.-C. Il tua Pharnace II, puis Mithridate de Pergame, protégé
par César. Auguste le reconnut comme roi.
ASBAMÆOS : fontaine près de Tyane en Cappadoce qui guérissait les justes et rendait malades les parjures.
ASBOLOS : centaure qui, aux noces de Pirithoüs, combattit les Lapithes. Il est connu comme augure.
ASBOLOS : nom d’un chien d’Actéon.
ASCAGNE : fils de Priam.
ASCAGNE : fils d’Hippotion, allié des Troyens. Il commandait les guerriers de Mysie.
ASCAGNE : fils d’Énée et de Créuse. Une tradition veut qu’après la chute de Troie, son père l’envoya avec une troupe
de Phrygiens alliés chez les Dascylites qui l’avaient choisi pour roi. Il revint à troie où il régna après Énée.
Extrait des jeux funèbres en l'honneur d'Anchise dans l'Enéide de Virgile: Mais, dès avant la fin de la compétition, le
vénérable Énée appelle près de lui le gouverneur et compagnon du jeune Iule, le fidèle Épytidès; il lui glisse ces mots à
l'oreille: "Allons, va; si Ascagne tient déjà prête sa troupe d'enfants et s'il a disposé les chevaux pour la parade, qu'il mène
ses escadrons en l'honneur de son aïeul et se présente en armes; dis-le-lui".
Lui-même ordonne à toute la foule répandue le long du cirque de s'écarter et de dégager la piste.

Enée sauvant Anchise et Ascagne après l'incendie de Troie
ASCALABOS : fils de Mismé. Alors que Déméter cherchait sa fille, elle s’arrêta un jour chez Mismé, en attique, pour se désaltérer. On lui offrit une coupe de cicéone, breuvage composé d’eau mêlée de farine et de menthe. Elle l’avala d’un trait. À cette vue, Ascalabos se moqua d’elle en proposant qu’on lui apportât une jarre entière. La déesse iritée jeta sur lui les dernières gouttes du breuvage et le changea en lézard.
ASCALAPHE : fils d’Arès et d’Astyoché, frère d’Ialménos et roi des Minyens d’Orchomène. Il fut tué au siège de Troie
par Déiphobe.
ASCALAPHE : fils d’Achéron et de Gorgyra. Il témoigna seul contre Perséphone, déposant que depuis son arrivée aux
enfers elle avait mangé des pépins de grenade, ce qui la contraignait à y demeurer. Déméter, irritée, l’ensevelit sous
un roc. Héraclès le dégagea mais Déméter ou Perséphone lui jeta du Phlégéthon au visage, le métamorphosant en hibou.
ASCALOS : fils d’Hyménée et frère de Tantale. Il était général d’Aciamos, roi de Lydie.
ASCIA : sorte de truelle rectangulaire qui servait à mélanger et projeter le mortier.
ASCLÉPIADES : famille de médecins grecs qui prétendaient descendre d’Asclépios. Les membres de ce groupe vivaient d’abord dans les temples. Ils fondèrent l’art de guérir. Ils officiaient à Rhodes, à Cnide et à Cos. Hippocrate appartenait à
cette famille.
ASCLÉPIADE DE PROUSE, de PRUSSE ou de PRUFE : médecin grec du Ie siècle av. J.-C. (mort en 96). Il vécut
à Alexandrie, à Athènes et à Rome. Il s’opposa aux doctrines d’Hippocrate et voulut guérir par des remèdes faciles
et agréables.
ASCLÉPIÉION : chapelle du conseiller de Djéser, Imhotep, à Saqqara. Au VIe siècle, elle fut transformée en sanatorium.
ASCLÊPIÊION: Pausanias, dans ses écrits, nous parle du premier temple d’Asclépios édifié à Pergame au IVe siècle avant
notre ère ; mais la grande majorité des vestiges actuels datent de l’époque d’Hadrien. Les médecins les plus célèbres
de l'antiquité tels que Satyros et Galien y exerçèrent leurs activités. Dans ce vaste centre de thermalisme, la psychologie
et la suggestion jouaient aussi un grand rôle. Les malades, pieds nus, arrivaient par la Voie Sacrée . L(entrée deu sanctuaire était interdite à Hadès le dieu de la mort. Après s’être lavés et purifiés dans des bassins, les malades s’engageaient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui menait dans une salle obscure: le Télesphore.

Pergame Le cryptoportique
ASCLÉPIODORE : peintre athénien. Il vécut vers 330 av. J.-C. Le tyran Mnason lui donna trente mines par figure pour son tableau sur les douze grands dieux.
ASCLÉPIOS : dieu grec de la médecine assimilé à Imouthès l’Égyptien.
ASCLÉPIOS : traité hermétique connu sous le nom de Corpus hermeticum.
ASCLÉPIOS (ESCULAPE) : dieu de la médecine. Selon les uns, il était fils d’Apollon et de Coronis. Cette dernière, ayant trompé le dieu allait, être tuée par Artémis lorsque Apollon accourut pour sauver son fils qu’il porta chez Chiron pour qu’il apprenne l’art de la médecine et de la chasse. Selon d’autres, Coronis ayant accompagné son père, Phlégyas, dans une expédition mit au monde Asclépios et l’exposa à Épidaure où il fut nourri par une chèvre et gardé par un chien. Un bruit courut dans le monde grec qu’un enfant qui savait guérir et ressusciter les morts venait de naître. Apollonios rapporte qu’Athéna lui donna le sang de la Gorgone à l’aide duquel il pouvait rappeler les morts à la vie. Son épouse s’appelait Épione, la calmante. Il eut pour fils Machaon, Podalire, Ianiscos, Alexéanor, Aratos, et pour filles Hygie, Ægloé, Iaso, Panacée. Il prit part à l’expédition des Argonautes et ressuscita un nombre considérable de personnes. Il fut tué par la foudre que Zeus lança contre lui. Le dieu craignait que son art finît par rendre les hommes immortels, ou il écouta Hadès qui se plaignait qu’Asclépios empiétait sur son pouvoir. Son culte se développa dans tout le monde antique.

ASCONIUS PEDIANUS (QUINTUS) : grammairien latin de Padoue qui mourut sous le règne de Néron. Ami de Virgile,
maître sous le règne de Néron. Ami de Virgile, maître de Tite-Live, il fut le critique littéraire de son époque.
ASCOPERA : gros sac de cuir des voyageurs à pied. Il était porté sur l’épaule.

ASCROS : géant qui, avec Lycurgue, enchaîna Dionysos et le précipita dans un fleuve. Zeus vainquit le géant, l’écorcha et
fit de sa peau une outre (askos).
ASCRA : nymphe dont Poséidon eut un fils nommé Œoclos.
ASDRUBAL ou HASDRUBAL : général carthaginois qui lutta contre Scipion Émilien à Néphérie, puis à Carthage. Il se rendit
en 146 av. J.-C. Sa femme, lui reprochant sa lâcheté, s’immola par le feu avec ses enfants dans le temple d’Esculape. Il
se suicida peu de temps après.
ASDRUBAL BARCA ou HASDRUBAL BARCA : frère d’Annibal. Il commanda en Espagne après le départ de son frère,
fut battu par les deux scipions avant de vaincre et de les tuer eb 213 av. J.-C. Il fut tué au siège du Métaure en 207 par
les consuls Livius Salinator et Claudius Néron. Sa tête fut jetée dans les retranchements d’Annibal qui s’écria :
« Je reconnais bien la forture de Carthage ».

ASÉATÈS : fils de Lycaon, fondateur d’Asée en Arcadie.
ASIE PROCONSULAIRE : province sénatoriale du temps d’Auguste. Elle était formée de l’ancien royaume de Pergame.
ASINARIUS : esclave de ferme chargé des ânes.
ASINÉ : fille de Lacédémon, qui donna son nom à la ville d’Asine dans le Péloponnèse.
ASIOS : surnom de Zeus à Asos, en Crète.
ASIOS : nom d’un sage qui fit le Palladium magique qui rendrait imprenable la ville qui le possèderait. Il en fit don à Tros.
ASIOS : fils de Dymas et frère d’Hécube. Il fut tué par Ajax.
ASIOS : fils d’Hyrtacos et d’Arisbé, père d’Acamas et de Phénops. Il vint au secours de Troie à la tête des armées de
percote, de Praction, de Sestos, d’Abydos et d’Arisbé. Idoménée le tua.
ASIOS : fils d’Imbrasos et compagnon d’Énée.
ASOPIS : une des cinquante filles de Thespios. Elle eut d’Héraclès Mentor.
ASOPOS : dieu du fleuve de ce nom, dans le Péloponnèse. Fils d’Océan et de Téthys. Métope lui donna deux fils : Pélasgos
et Isménos, et douze filles. L’une d’elles, Sinopé, fut enlevée par Apollon ; Corcyra et Salamis le furent par Poséidon, et
Égine par Zeus. Asopos rechercha cette dernière. Il arriva chez Sisyphe, roi de Corinthe, qui refusa de nommer l’auteur du
rapt, à moins qu’Asopos ne consentît à lui donner une source sur l’Acrocorinthe. Asopos accepta. Il se révolta alors
contre Zeus qui le contraignit par la foudre à reprendre son ancien lit.
ASPALIS : fille d’Argée, de Mélite, ville de Phthiotide. Le tyran de la cité, tartaros, envoya ses serviteurs chez elle
pour l’enlever. Elle se pendit pour échapper au rapt. Son frère Astigitès jura de venger sa mort. Après s’être revêtu des habits
de sa sœur, il tua le tyran.
ASPIC : bouclier de l’infanterie grecque. Porté à hauteur de la poitrine, il descendait jusqu’au mollet.
ASPLÉDON : fils de Poséidon et de Midie, ou fils d’Orchomène, ou fils de Presbon et de Stéropé.
ASSA NUTRIX : nourrice qui élevait les enfants au biberon (récipient avec un bec ou un goulot qui permettait de boire
allongé).
ASSA TIBIA : solo de flûte sans accompagnement vocal.
ASSAON : père de Niobé selon une tradition. Niobé entra rivalité avec Léto, sur la beauté respective de leurs fils. Par
punition, son époux Philottos fut déchiré à la chasse par des bêtes féroces. Assaon voulut alors l’épouser. Sur le
refus de Niobé, il brûla ses fils. Niobé se précipita du haut d’un rocher et Assaon se suicida.
Aventures d'Amour de Parthénius: Extrait des histoires lydiennes de Xanthus, du deuxième livre de Néanthès et de Simmias
de Rhodes. Ces auteurs racontent l'histoire de Niobé tout autrement que la plupart des écrivains. Ce n'est pas Tantale qu'ils lui donnent pour
père. Elle était, suivant eux, fille d'Assaon et femme de Philottus; elle osa disputer avec Latone sur la beauté de leurs enfants, et celle-ci ne tarda
pas à s'en venger. Philottus fut tué dans une chasse. Assaon épris de sa fille voulut l'épouser; Niobé refusa. Il réunit dans un festin tous les enfants
de sa fille et les fit périr dans les flammes. Au désespoir de ce malheur, Niobé se précipita du haut d'une roche escarpée; Assaon déchiré par le
remords de ses crimes se donna la mort.
ASSARACOS : roi de Troie, fils de Tros et de Callirrhoé ; frère de Cléopâtre, d’Ilos et de Ganymède ; époux
d’hiéromnémé ; père de Capys.
ASSASSIF : site de la nécropole thébaine où ont été creusées de nombreuses tombes entre 750 et 520 av. J.-C.

ASSER : poutre ferrée sur une galère de combat. Elle servait à détruire le gréement des bateaux ennemis.
ASSER FALCATUS : perche surmontée d’un crochet en fer. Elle était destinée à accrocher les soldats lors d’attaques
des fortifications.
ASSIOUT :capitale du XIIIe nome de Haute-Égypte. Ville consacrée à Oupouaout sous l'apparence d'un chien sauvage
et au dieu Ophoïs et à son animal le loup. Elle se constitua en royaume de 747 à 715 sous le règne de Padimenti. Sous la
domination grecque, elle prit le nom de Lycopolis. Cité carrefour située au débouché des pistes libyques, elle joua un
rôle d’arbitre sous les dynasties héracléopolitaines entre les États d’Héracléopolis et de Thèbes. Tous les canidés, quelle
que soit leur espèce, y furent adorés et embaumés.Sa nécropole était située sur les collines occidentales, elle
est composée de grottes funéraires. Dans l'une d'elle on a retrouvé le tombeau de Hapidjéfaï, qui était
gouverneur de la province d'Assiout pendant le règne de Sésostris I (1962-1928, XIIe dynastie).

Barque trouvée à Assiout

Gouverneur Hapidjéfaï
ASSIOUTIQUE : dialecte copte encore appelé subakhmimique.
ASSOUAN : ville située près du barrage du même nom, en face de l’antique site d’Éléphantine. On y a retrouvé les
tombes princières des dernières dynasties égyptiennes.
ASSYRIE : ancien royaume d’Assur. Trajan s’en empara en 115 ap. J.-C.
ASTACOS : fils de Poséidon et de la nymphe Olbia.
ASTACOS : père d’Ismare, de léadès, d’Asphodicos et de Mélanippe qui défendirent vaillamment Thèbes contre les Argiens.
ASTARTÉ : déesse babylonienne et cananéenne adoptée par les Égyptiens vers 1600 av. J.-C., elle protégeait le roi lors
des combats. Elle avait son temple à Memphis. Guerrière, on la représentait sur un char ou un cheval, les armes à la main.

Baâl et Astarté
ASTÉRIA : la déesse qui brille de l’éclat des astres. Titanide, fille de Coeo et de Phœbé ; sœur de Léto, épouse de Persès
et mère d’Hécate. Zeus l’aima, et comme elle se dérobait à ses avances, il la transforma en caille. Elle se précipita dans la
mer où elle devint l’île d’Astérie, appelée plus tard Ortygie (l’île aux cailles), puis Délos.
ASTÉRIA : fille d’Atlas. Elle eut d’Arès Œnomaüs.
ASTÉRIA : une des filles du géant Alcyonée.
ASTÉRIA : danaïde, épouse de Chætos, fils d’Ægyptos.
ASTÉRIA : fille d’Hydis. Elle eut de Bellérophon Hydissos.
ASTÉRION : roi de Crète, fils de Tectamos et d’une des filles de Crétée ; Père de Crété et époux d’Europe. Il éleva trois
fils qu’elle avait eus de Zeus : Minos, Sarpédon et Rhadamanthe.
ASTÉRION : fils de Minos. Il fut vaincu par Thésée.
ASTÉRIOS : fils d’Anax.
ASTÉRIOS : fils du taureau de Crète et de Pasiphaé.
ASTÉRIOS : argonaute. Fils d’Hypérasios et frère d’Amphion.
ASTÉRIOS : fils de Nélée et de Chloris, frère de Nestor.
ASTÉRIOS : un des cinquante fils d’Ægyptos, époux de la danaïde Cléo.
ASTÉROPÉE : fils de pélégon et chef des Péoniens, alliés de Troie. Il dominait par sa haute stature tous les guerriers de
Troie. Il osa défier Achille, le blessa ; puis il fut vaincu et tué.
L'Iliade et l'Odyssée chant XXI(extrait): Mais, la pique à la main, Achille en ce moment, s'est sur Astéropée élancé vivement ;Ce fils de Pélagon, qui lui-même pour père, Eut le fleuve Axius ; Péribée est sa mèr. Dans ses profondes eaux le fleuve l'emporta, Et c'est d'Astéropée alors qu'elle enfanta. Achille marche à lui ; le brave Astéropée S'arrête, et dans sa main luit une double épée, Le Xanthe le poussait, et ce fleuve irrité Contre Achille en voyant ce héros
emporté, Ensanglanter ses flots avec autant de rage, D'Astéropée avait excité le courage : Ils vont se rencontrer, mais avant le conflit,Achille le premier l'apostrophe et l
ui dit : Qui donc es-tu, guerrier que je vois si tranquille, Te planter devant moi ? Quand on provoque Achille On est bientôt le fils d'un père malheureux ;
D'autres l'ont éprouvé, tu périras comme eux ! »Astéropée alors répondit : « Puisqu'Achille Veut connaître mon nom, celui de ma famille, Apprends-le :
je suis roi d'un fertile pays, Du fameux Pélagon Astéropée est fils, Et depuis douze jours quittant la Péonie, A celle des Troyens ma troupe s'est unie. C'est
du fleuve Axius que ma race descend ;Pélagon fut son fils, et ce guerrier puissant A son tour m'engendra ; mais maintenant avance, Achille, et tu verras si
je tiens bien ma lance ! »Achille lève alors sa lance au bois pesant Dont on fit à Pelée autrefois le présent ; Et d'autre part, on vit le brave Astéropée, Ambidextre,
en ses mains tenant sa double épée, D'Achille avec fureur frapper le bouclier Avec l'une des deux, sans pénétrer l'acier. L'autre effleurant son coude a fait une
blessure A Pélide, et pourtant celui-ci se rassure, Lorsqu'il a vu le dard, par l'acier rejeté, Tomber près de ses pieds et dans le sol planté. Achille furieux,
que cette attaque irrite, Sur lui pour le percer, ardent, se précipite. Mais il manqua son coup, et son fer rejeté, Sur la rive du fleuve y demeura
planté. Achille alors s'avance, et tirant son épée,Il allait la plonger au cœur d'Astéropée ;Celui-ci prend sa pique et veut la détacher Du sol ; mais vainement il cherche
à l'arracher.Sans pouvoir l'enlever trois fois sa main l'ébranlé,La pique résistant s'enfonce mieux et tremble.La quatrième fois il allait la courber. Mais Achille le frappe et le fait
succomber. Du coup Astéropée étant couché par terre, Ses intestins sanglants roulent dans la poussière.
ASTRABACOS : héros laconien, fils d’Irbos, frère d’Alopécos et descendant d’Agis. Son frère et lui trouvèrent un jour
une statue d’Artémis Orthia dont l’aspect les rendit fous.
ASTRÆOS : Titan, fils du titan Crios et d’Eurybie. De son union avec Éos naquirent les vents, l’étoile du matin et les astres
en général.
ASTRAGALIZONTES : joueurs d’osselets. Hommes et femmes jouaient de grosses sommes d’argent avec ces os. Marqués
de chiffres, ils pouvaient servir de dés.
ASTRAOS : compagnon d’armes de Phinée. Il fut tué aux noces de Persée.
ASTRATÉE : qui entrave la marche des armées. Épithète d’Artémis.
ASTRÉE : fille d’Astræos et d‘Héméra, ou de Zeus et de Thémis. Astrée est la déesse vierge de la justice. À l’âge de fer,
elle quitta la terre corrompue et remonta au ciel où elle devint la Vierge du zodiaque.
ASTROLOGIE : elle prit un véritable essor sous les Ptolémées et se développe dans le monde gréco-romain. Mais ce n’était
pas une invention égyptienne. L’astrologie naquit en Mésopotamie. Plus prépondérante était l’hémérologie égyptienne
qui permettait de déterminer les jours fastes et néfastes, mais cette science ne devait rien aux astres, elle était rattachée à
des événements mythologiques très anciens.

Zodiaque de Denderah
ASTRONOMIE : dès l’Ancien Empire, les Égyptiens observèrent les mouvements des astres autour du pôle. Ils appelaient
les étoiles « les impérissables ». À Héracléopolis, sous la IXe dynastie, vers 2200 av. J.-C., ils divisèrent le cercle de
l’équateur en trente-six décades, chacune présidée par une constellation ou une étoile. Chaque lever des étoiles était
consigné par un prêtre aidé d’un assistant. Le premier se servait d’un fil à plomb et d’une règle, le second visait l’étoile
polaire à l’aide d’une mire. Il leur était alors facile de déterminer la position précise de chaque étoile par rapport au
méridien matérialisé par la ligne de mire fil à plomb étoile polaire. Le calendrier solaire entra en fonction dès l’an 3000
av. J.-C., mais il ne parvint pas à supplanter l’ancien calendrier lunaire employé pour des raisons religieuses. Toutefois
dans ce domaine, les Égyptiens n’égalèrent jamais les Babyloniens. Comme eux ils connaissaient cinq planètes dont
la plus importante était Mars, l’Horus Rouge. Aux étoiles, ils donnèrent les noms de Jambe-de-bœuf
(la Grande Ourse), l’Homme-aux-bras-étendus (le Cygne)…
ASTURCO : petit cheval espagnol des Asturies qui fut très en vogue sous l’Empire romain.
ASTURES : dernière des tribus celtes d’Espagne à résister aux Romains. Elle fut soumise par Carisius, le légat d’Auguste.
Leur capitale était Lucus Asturum (Oviedo). À la fin du Ier siècle av. J.-C., le territoire des Astures fut divisé en deux régions :
la Transmantanie et l’Augustanie.
ASTYAGE : roi des Mèdes, fils de Cyaxare, lui succéda en 595 av. J.-C., eut pour fille Mandane, qui épousa le perse
Cambyse et fut mère de Cyrus. Suivant Hérodote, Astyage fut détrôné par son petit-fils. Suivant Xénophon, Cyrus
succéda seulement à Cyaxare II, son oncle. V. Cyrus.
ASTYAGÉE : fille d’Hypsée, épouse du lapithe Périphas.
ASTYAGÈS : compagnon d’armes de Phinée. Il fut pétrifié aux noces de Persée.
ASTYALOS : troyen tué par Polypœtès.
ASTYANASSA : esclave d’Hélène. Elle déroba à sa maîtresse la ceinture d’Aphrodite et fut contrainte de la rendre à la
déesse.
ASTYANAX : fils d’Héraclès et d’Épilaïs.
ASTYANAX : fils d’Hector et d’Andromaque. Lors de la prise de Troie, Andromaque, pour le dérober aux coups
des vainqueurs, le cacha dans le tombeau d’Hector. Ulysse le découvrit et il fut précipité du haut d’une tour. Selon
d’autres sources, il aurait régné sur les survivants de la ville.

Priam et Astyanax

Andromaque confie Astyanax à Ulysse
ASTYBIAS : fils d’Héraclès et de Claamétis, une des cinquante filles de Thespios.
ASTIDAMIE : fille d’Amyntor, roi des dolopes en Thessalie, et de Cléobulé ou d‘Hippodamie. Elle eut un fils
d’héraclès : Tlépolème.
ASTYGONOS : un des fils de Priam.
ASTYLUS ; centaure et devin qui chercha vainement à dissuader les centaures d’engager le combat contre les Lapithes.
ASTYMÈDE : seconde femme d’Œdipe.
ASTYNOMÉ : une des filles de Niobé et d’Apollon.
ASTYNOMÉ : fille de Talaüs, sœur d’Adraste, épouse d’Hipponoüs, mère de Capanée.
ASTYNOÜS : fils de Phaéton et père de Sandacos.
ASTYNOÜS : troyen, fils de Protiaon. Néoptolème le tua.
ASTYOCHÉ : fille d’Actor. Elle eut deux fils d’Arès : Ascalaphe et Ialménos.
ASTYOCHÉ : fille de Simoïs, épouse d’Érichthonios et mère de Tros.
ASTYOCHÉ : fille de Phylas d’Éphyre. Héraclès la rendit mère de Tlépolème.
ASTYOCHÉ : fille de Laomédon et de Strymo. Sœur de Podarcès ou Priam. Épouse de Télèphe et mère d’Eurypyle.
ASTYOCHÉ : fille d’Atrée et d’Aéropé. Sœur d’Agamemnon, épouse de Strophios et mère de Pylade.
ASTYOCHOS : fils d’Éole et de Cyané, roi de Lipara.
ASTYPALÉE : fille de Phénix et de Périmède. Sœur d’Europe. Elle eut deux fils avec Poséidon : l’argonaute Ancée et
Eurypyle, roi de l’île de Cos.
ASTYPYLOS : troyen tué par Achille.
L'Iliade chant 21 d'Homère (extrait): Et il tua Ibersilokos, et Mydôn, et Astypylos, et Mnèsos, et Thrasios, et Ainios, et
Orphélestès. Et le rapide Akhilleus eût tué beaucoup d'autres Paiones, si le fleuve aux profonds tourbillons, irrité, et semblable
à un homme, ne lui eût dit du fond d'un tourbillon : - Ô Akhifieus, certes, tu es très-brave ; mais tu égorges affreusement
les hommes, et les Dieux eux-mêmes te viennent en aide. Si le fils de Kronos te livre tous les Troiens pour que tu les détruises,
du moins, les chassant hors de mon lit, tue-les dans la plaine. Mes belles eaux sont pleines de cadavres, et je ne puis mener à la
mer mon cours divin entravé par les morts, et tu ne cesses de tuer. Arrête, car l'horreur me saisit, ô prince des peuples
ASTYRÉNÉ : surnom d’Artémis, à qui un bois et un temple étaient consacrés entre les villes d’Antandros et d’Astyres.
ASYLAEOS : dieu tutélaire de l’asile que Romulus et Remus honorèrent au commencement de Rome.
ATALANTE : fille d’Iasos. Son père la fit exposer sur le mont Parthénion (« virginal »), Une ourse vint l’allaiter, puis
des chasseurs, l’ayant trouvée, la prirent et l’élevèrent. Atalante voulut demeurer vierge. Elle passait sa vie dans les forêts.
Les centaures Rhœcos et Hylæos ayant voulu la violer, elle les tua à coups de flèches. Elle participa avec les autres héros
à la chasse au sanglier de Calydon(Méléagre gagnera le Trophée en achevant l'animal) et vainquit Pélée à la lutte. Comme son
père désirait la marier malgré l’oracle de Delphes, elle demanda à ceux qui voulaient l’épouser de courir devant elle. Si elle
les rattrapait, elle les tuait. Celui qu’elle n’atteindrait pas deviendrait son époux. Milanion tomba amoureux d’elle. Il reçut
l’aide d’Aphrodite qui lui donna des pommes d’or qu’il jeta derrière lui une à une et qu'Atalante ramassait. Par ce stratagème,
il gagna la course et épousa l’héroïne. Un jour, les deux amoureux profanèrent une enceinte consacrée à Zeus en y faisant
l’amour. Zeus, irrité, les changea en lions. Ils eurent un fils nommé Parthénopée qui participa à la guerre contre Thèbes.

Méléagre et Atalante La toilette d'Atalante
ATALANTE : béotienne, fille de Schœnée, femme d’Hippomène. L’histoire de cette seconde Atalante diffère de la
précédente sur quelques points dont le plus important est le dernier. Épouse d’Hippomène, elle profana avec lui le sanctuaire
de Cybèle. La déesse les changea alors en lions et les attela à son char.
AT et GALL : chefs boïens qui, entre 238 et 236 av. J.-C., tentèrent de soulever contre Rome les peuples gaulois des Alpes.
ATAULPHE ou ATAULF : beau-frère d’Alaric Ier, roi des Wisigoths, le rejoignit en Italie, 409, fut comte des domestiques
de l’empereur éphémère Attale, et succéda à Alaric en 411. Il consentit à s’allier à l’empereur Honorius, dont il épousa la
sœur Placidie, sa captive, et alla combattre en Gaule les usurpateurs Jovin et Sébastien. L’empereur lui permit de s’établir
avec ses guerriers dans la seconde Aquitaine. Mais gêné dans son ambition par la jalousie du général Constance, à qui
Placidie avait été jadis promise, il passa en Espagne pour y faire des conquêtes, et fut assassiné à Barcelone par un
de ses serviteurs, 445.
ATÉ : fille d’Éris ou fille de Zeus. Divinité malfaisante qui pousse les dieux et les hommes à des actes irréfléchis.
ATEF : couronne d’Osiris. De couleur blanche, son sommet était surmonté d’un petit soleil.
ATÉPOMOROS : considéré comme l’Apollon gaulois, Atépomoros le Grand Cavalier aurait fondé la ville de
Lyon (Lugdunum).
ATH : le gué. Il symbolise le passage entre le monde des vivants et l’Au-Delà.
ATHAMANTIDE : fille d’Athamas.
ATHAMAS : roi d’Orchomène, ville des Minyens en Béotie. Fils d’Éole et d’Énarété. Frère de sisyphe, de Créthée,
de Salmonée, de Déion, de Magnès et de Périérès. Héra lui donna pour épouse Néphélé, déesse des nuages, avec laquelle
il eut deux enfants : Phrixus et Hellé. Néphélé disparut parce que Athamas lui préférait une épouse terrestre, Ino. Ce choix
fit le malheur de sa maison.

La folie d'Athamas
ATHANAGILDE : roi des Wisigoths d’Espagne, détrôna Agila en 554, mais fut forcé de céder une partie des côtes
de la Bétique à l’empereur Justinien. Il maria ses filles, Brunehaut et Galswinthe, aux rois francs Sigebert et Chilpéric. Il
mourut en 567.
ATHANARIC : chef des Wisigoths, combattit l’empereur Valens. Puis, attaqué par les Huns, il rechercha l’appui des
Romains et se retira à Constantinople, où Théodose l’accueillit avec bienveillance. Il y mourut en 381.
ATHÉNA (MINERVE) : Cicéron reconnaît cinq Athéna différentes. Et à ce jour, il est difficile de donner une définition épurée de l’Athéna primitive.
a) l’Athéna homérique était la fille de Zeus. Elle naquit de la tête du dieu. Suivant une tradition crétoise, Zeus la fit naître
d’un nuage. apollodore prétend qu’elle naquit sur les bords du fleuve Triton.
b) Athéna est parfois la fille du géant ailé Pallas, qui, ayant voulu la violer, fut tué par elle. La déesse se servit de sa peau
comme d’égide et attacha les ailes à ses pieds.
c) L’Athéna libyenne était la fille de Poséidon et de Tritonis. Elle était adorée par les Machlyens et les Ausiens qui habitaient
les bords du lac Tritonis. Irritée contre son père, elle se réfugia auprès de Zeus qui l’adopta.
d) Fille d’Itonios, elle avait pour sœur d’Iodama, qui fut tuée par elle, ou pétrifiée par la tête de la Gorgone, une nuit qu’elle
était entrée dans le temple de sa sœur.
e) Athéna est encore la fille d’Héphaïstos.
En sa qualité de fille de Zeus et de Métis, Athéna était considérée comme réunissant la puissance et la sagesse. Elle présidait
au salut des empires et à la conservation de l’ordre social. L’agriculture, les arts, les industries et les inventions étaient sous
sa protection. Elle veillait à la défense des villes, des citadelles et des ports. On lui attribuait l’invention de la charrue et
du râteau. Ce fut elle qui fit présent de l’olivier aux habitants de l’Attique et leur enseigna comment utiliser les bœufs pour
le labour.
En sa qualité de divinité tutélaire des États, elle était regardée comme protectrice suprême des phratries et des familles
qui formaient le corps primitif des nations. Aussi, les jeunes Athéniennes qui changeaient de phatrie en se mariant,
lui consacraient-elles leur ceinture. Athéna avait son patronage l’exercice de la justice. Instigatrice de l’Aréopage, elle était
censée donner sa voix en faveur de l’accusé si les suffrages étaient partagés.
Temple d'Athéna à Niké

Temple d'Athéna à Paestum

Reconstitution du temple d'Athéna à Priène
ATHÉNAGORAS : philosophe athénien du IIe siècle ap. J.-C., converti au christianisme. Il ouvrit une école à Alexandrie et adressa aux empereurs Marc Aurèle et Commode une Apologie des chrétiens (176-179)..
ATHÉNAÏS : fille d’Hippobotès. Épouse d’Alalcomène et mère de Glaucops.
ATHÉNÉE : écrivain militaire grec, contemporain d’Archimède. Il a laissé un livre Sur les Machines.
ATHÉNÉE : écrivain grec de Cilicie. Il vécut au Ier siècle ap. J.-C. et fonda à Rome la secte des pneumatistes.
ATHÉNÉE : grammairien grec de Naucratis, en Égypte. Il vécut au IIIe siècle à Alexandrie, puis à Rome. Il est connu pour
son livre les Deipnosophistes (Le Banquet des savants).
ATHÈNES : la légende nous raconte qu’elle fut fondée par une colonie égyptienne que conduisait Cécrops vers le milieu
du XVIIe siècle av. J.-C. À la citadelle ou acropole appelée Cécropie, Thésée, roi de l’Attique, réunit douze bourgades et
forma la ville qui prit le nom de la déesse Athéna : Athènes. Elle avait trois ports : Munychie, Phalère et le Pirée, réunis à la
ville au temps de Thémistocle. Les rois la gouvernèrent jusqu’à la mort de Codros (1132 av. J.-C.), puis elle fut dirigée par
les archontes, perpétuels jusqu’en 734, décennaux jusqu’en 683, annuels. Cette république démocratique par la suite, qui
eut pour législateurs Dracon et Solon, répandit sa gloire sur la Grèce au temps de Pisistrate, des guerres médiques et de
Périclès. Elle déclina à partie de la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J.C.), fut prise par le Spartiate Lysandre et fut la
dernière à protester, par la voix de Démosthène, contre la domination macédonienne (338). Sylla la dévasta en 87 av. J.-C.
et elle perdit ses dernières écoles et ses derniers maîtres au temps de Justinien.


L'Acropole d'Athènes Les cariatides

Reconstitution de l'Acropole d'Athènes Le Parthénon
ATHÉNION : peintre grec de Maronée. Il vécut vers 310 av. J.-C.
ATHÉNION : esclave de Cilicie. Il mena la révolte des esclaves en Sicile, prit le titre de roi et se battit pendant quatre ans
contre les Romains. Le consul Aquilius la tua (en 101 av. J.-C.).
ATHÉNODORE : statuaire grec né en Arcadie. Il fut l’élève de Polyclète.
ATHÉNODORE CANANITE : philosophe sicilien, il enseigna à Appolonie où il eut pour élève Octave. Il le suivit à Rome
et revint mourir à Tarse.
ATHÉNODORE CORDYLION : né à Tarse, ce philosophe stoïcien était le conservateur de la bibliothèque de Pergame.
Il s’installa à Rome où il devint l’ami de Caton d’Utique vers 70 av. J.-C.
ATHÉNODORE de Rhodes : sculpteur grec du Ier siècle av. J.-C. Il fut l’un des trois sculpteurs du groupe de Laocoon,
avec Agésandre et Polydore.
ATHÊNODORE de Soles: philosophe stoïcien, disciple de Zénon de Cythium qui a vécu au troisième siècle avant Jésus-Christ.
ATHÉNODORE de Tarse : philosophe stoïcien. Il enseigna à Apollonie où il eut pour élève le jeune Octave. Il le suivit à
Rome, fut l’ami des principaux conseillers de son élève devenu Auguste et revint mourir à Tarse dont il fut le bienfaiteur
et le législateur.
Histoire sur Athénodore (extrait): On raconte qu'il y avait à Athènes une fort belle demeure où personne n'osait demeurer, à
cause d'un spectre qui s'y montrait la nuit. Athénodore, étant arrivé dans cette ville, ne s'effraya point de ce qu'on disait
de la maison décriée et l'acheta. La première nuit qu'il y passa, étant occupé à écrire, il entendit tout à coup un bruit de chaînes et il aperçut un vieillard
hideux, chargé de fers , qui s'approchait de lui à pas lents. Il continua d'écrire. Le spectre l'appelant du doigt , lui fit signe
de le suivre. Athénodore répondit à l' esprit , par un autre signe, qu'il le priait d'attendre et continua son travail ; mais le spectre
fit retentir ses chaînes à ses oreilles et l'obséda tellement, que le philosophe, fatigué , se détermina à voir l' aventure . Il marcha
avec le fantôme , qui disparut dans un coin de la cour. Athénodore étonné arracha une poignée de gazon pour reconnaître le
lieu, rentra dans sa chambre et le lendemain il fit part aux magistrats de ce qui lui était arrivé. On fouilla dans l'endroit indiqué ;
on trouva les os d'un cadavre avec des chaînes, on lui rendit les honneurs de la sépulture et dès ce moment, ajoute-t-on, la
maison fut tranquille
ATHÉRAS : habitant d’Hermione qui, avec Mysios, donna l’hospitalité à Déméter en argolide.
ATHIRNE : poète et sorcier celte qui trouva la mort face au roi d’Ulster, Conchobar Mar Nessa.
ATHIS : fils de Limnate et partisan de Phinée. Persée le tua.
ATHOS : géant qui donna son nom au mont Athos. Ce fut lui qui lança ce mont depuis la Thrace jusque dans la presqu’île
de Chalcidique en Macédoine.
ATHRIBIS : ville du delta, capitale du Xe nome de Basse-Égypte. Elle prit de l’importance lors de la nomination romaine.

Pyramide d'Athribis

La tombe aux zodiaques( zodiaque 1) époque ptolémaïque
ATIA : fille de Atius Balbus et de Julie, sœur de César. Elle épousa Caius Octavius dont elle eut un fils et une fille : Octave,
le futur Auguste, et Octavie la Jeune. Remariée à Marcius Philippus, elle mourut en 43 av. J.-C.
ATIA (GENS) : nom d’une famille plébéienne.
ATILIUS : consul romain qui, en 225 av. J.-C., fut tué au début de la bataille de Télamon. Sa tête tranchée fut offerte aux
rois gaulois Anéroëste, Concolitan et Britomar.
ATLANTES : figures humaines utilisées en architecture comme supports pour un entablement ou une corniche.
ATLAS : fils de Japet et de Clymène. Frère de Ménætius, de Prométhée et d’Épiméthée ; ou fils de l’Éther et de Gaïa, ou
fils d’Ouranos et d’Asie, ou fils de Poséidon et de Clito. Chez Homère, il est le dieu-montagne et soutient les
colonnes puissantes sur lesquelles reposent le ciel et la terre. Selon certains, il conduisit les Titans dans leur lutte contre Zeus
et fut condamné à porter la voûte du ciel. D’après Ovide, Atlas refusa l’hospitalité à Persée, et celui-ci le pétrifia en lui
montrant la tête de Méduse. Il possède de nombreux troupeaux et de magnifiques jardins, où un feuillage étincelant d’or
abrite des fruits d’or. Ces jardins sont entourés d’une muraille et défendus par un dragon.

ATLITÈS : fils d’Ægyptos, époux de la danaïde Europomé.
ATON : ancien dieu du Moyen Empire connu par le symbole du disque solaire, il prit une importance considérable
sous l’impulsion d’Aménophis III, vers 1400 av. J.-C. Sans forme, il ne se révélait qu’au roi qui se chargeait de le faire
connaître aux hommes. Il ne limitait pas ses bienfaits aux Égyptiens, mais était universel. Créateur du monde, il se heurta
dès sa renaissance à Amon, dieu du clergé traditionaliste, et disparut à la mort du roi Akhénaton, en 1354 av. J.-C.
Extrait de l'hymne à Aton: Tu te lèves beau dans l’horizon du ciel, Soleil vivant, qui vis depuis l’origine.Tu resplendis dans
l’horizon de l’est,Tu as rempli tout pays de ta beauté.Tu es beau, grand, brillant. Tu t’élèves au-dessus de tout pays.
Tes rayons embrassent les pays, jusqu’aux confins de ta création.Toi qui es Ra, tu les soumets tout entiers,Les liant tous pour
ton fils aimé.Tu es loin, mais tes rayons sont sur la terre.Tu es sur le rivage des hommes, et l’on ne connaît pas tes venues.
Quand tu reposes à l’Occident, sous l’horizon,La terre est dans une ombre, semblable à celle de la mort !

Hymne à Aton
ATOUM : dieu d’Héliopolis qui avait pour animaux sacrés l’anguille et l’ichneumon. Il fut considéré comme le premier
créateur de l’univers et le clergé héliopolitain le plaça à la tête d’une ennéade de dieux créée par lui. À cette fin, il se masturba
et engendra le premier couple de dieux, Chou et Tphénis qui eux-mêmes mirent au monde Geb et Nout. Ainsi apparurent
les quatre éléments primordiaux : l’Air, l’Humidité, la Terre et le Ciel. Vinrent ensuite, dans l’ordre, Isis, Osiris, Seth
et Nephthys, simples divinités locales sous l’Ancien Empire. Atoum perdra peu à peu son pouvoir au profit de Rê, qui finira
par le remplacer.

Atoum navigue surla barque solaire

La Dame Tapéret face à Atoum tenant la croix Ankh etle sceptre Ouas
ATRACIDE ou HIPPODAMIE : fille d’Atrax.
ATRAMENTARIUM : vase contenant l’atramentum, teinture noire servant à différtents usages.
ATRAX : fils du fleuve Pénée et de Bura. Père d’Hippodamie et de Cænis.
ATREBATES : Gaulois qui vivaient dans la Belgique seconde, dans l’actuel département du Pas-de-Calais. Ils s’allièrent à
Jules César en 54 av. J.-C. et participèrent aux expéditions menées vers l’île de Bretagne. Leur capitale était Nemetacum
(Arras). Ils émigrèrent en partie en Grande-Bretagne après la guerre des Gaules.
ATRÉE : fils de Pélops et d’Hippodamie. Frère de Thyeste, de Nicippe et de Chrysippe. Atrée eut trois épouses : Cléola qui
fut mère de Plisthène ; Aéropé, mère d’Agamemnon, de Ménélas et d’Anaxibie ; Pélopie. La nymphe Axioché ayant
rendu Hippodamie jalouse, Atrée et Thyeste, à l’instigation de leur mère, tuèrent Chrysippe, le fils de pélops et d’Axioché.
Le crime découvert, ils furent obligés de se réfugier avec leur mère auprès de Sthénélos, roi de mycènes, époux de Nicippe
leur sœur. Atrée hérita du royaume de Mycènes. Après bien des péripéties, il tua son fils Plisthène par erreur. Puis pour
se venger, il fit périr les deux fils de Thyeste et lui servit leur chair dans un festin. À ce spectacle, le Soleil saisi d’horreur
ramena son char vers l’arrière, provoquant la disette dans le royaume d’Atrée. L’oracle dit alors qu’il fallait ramener
Thyeste pour mettre fin aux calamités. Découvert à Delphes, Thyeste revint à Mycènes où il tua Atrée lors d’un sacrifice.
ATRÉNÉ : fille du cyclope Argès et d’une nymphe phrygienne. Sœur de deusos et d’Atron.
ATRIENSIS : esclave chargé de l’entretien de l’atrium. Il exerçait un contrôle sur tous les autres esclaves de la maison.
ATRIUM : pièce principale d’une maison romaine. Rectangulaire, elle s’ouvrait sur un bassin (impluvium) destiné à
recevoir l’eau de pluie. Elle contenait les statues, les images des ancêtres, les dieux domestiques, les autels et le foyer
de la cuisine.

ATROMOS : fils d’Héraclès et de Stratonice, une des cinquante filles de Thespios.
ATROPOS : une des Parques.
ATTALE (FLAVIUS PRISCUS) : sénateur romain né en Ionie. Il se convertit au christianisme. Nommé préfet de Rome
lors de l’invasion d’Alaric Ier (410). Ce dernier le déposa. Emmené par Ataulfe en Gaule, il fut repris par Honorius qui le
mutila et l’exposa aux huées du peuple avant de le bannir à Lipari où il mourut en 415.
ATTALE Ier : roi de Pergame qui fut l’un des premiers souverains d’Asie Mineure à affronter les Gaulois d’Anatolie
(en Phrygie) à partir de 230 avant notre et les vainquit à la bataille des sources du Caïque. Né en 269 av J.-C., il succéda
à son cousin Eumène Ier en 241. Il battit les Gaulois, s’unit aux Étoliens, puis aux Romains contre Philippe de Macédoine
en protégeant les cités grecques. Il mourut en 197. Fondateur de la bibliothèque de Pergame, il encouragea les lettres.

ATTALE II PHILADELPHE : fils du précédent. Il régna de 157 à 137 av. J.C. après son frère Eumène II. Il vainquit
Prusias II de Bithynie et soutint les Romains contre les Achéens. Sur la fin de son règne, il laissa gouverner
son favori Philopœmen. Il protégea les lettres. Son neveu Attale III l’empoisonna.

Reconstition de la stoa d'Attale II
ATTALE III PHILOMÉTOR : fils d’Eumène II. Élevé à Rome, il empoisonna son oncle Attale II et lui succéda en
137 av. J.-C. Il fit périr les amis des rois précédents, sous prétexte de venger sa mère ; puis, s’étant retiré dans son palais,
vêtu de deuil, modelant en cire ou en cuivre, cultivant les plantes, il composait des remèdes et les envoyait à ses amis avec
des plantes vénéneuses. Il mourut en 132 en léguant tous ses biens au peuple romain.
Extrait du livre XXXVI des histoires philippiques de Trogue Pompée: À la même époque, au cours de laquelle, en Syrie,
les révolutions de palais faisaient passer tour à tour le pouvoir aux mains de nouveaux rois, le roi Attale, en Asie, souillait en
massacrant ses amis et en suppliciant ses parents, le royaume très prospère reçu de son oncle paternel Eumène: il feignait de
croire tantôt que sa vieille mère, tantôt que son épouse Bérénice avaient péri du fait de leurs maléfices. Après ce déchaînement criminel de violence, il revêt une tunique crasseuse, laisse pousser sa barbe et ses cheveux à la manière
des accusés ; il ne faisait pas d'apparitions officielles, il ne se montrait pas au peuple, il ne banquetait pas joyeusement chez lui
ni ne donnait aucun signe de santé mentale, exactement comme s'il payait le châtiment de ses crimes aux mânes de ses
victimes. Ensuite, ayant abandonné l'administration du royaume, il bêchait ses jardins, semait des graines et mêlait les nuisibles
aux inoffensives, et envoie le tout, infecté de suc vénéneux, à ses amis comme un présent particulier. 4 Après cette passion, il
s'adonne aux métiers de l'artisanat, il prend du plaisir à modeler des statues de cire, à fondre et à travailler le bronze. Ensuite, il
décide de faire à sa mère un monument funéraire ; appliqué à cet ouvrage, il contracta une maladie à la suite d'une insolation et,
le septième jour, il mourut. En vertu de son testament, le peuple romain est alors institué héritier.
ATTELANES : comédies bouffonnes écrites en osque. Elles furent introduites à Rome en 362 av. J.-C.
ATTHIS : fille de Cranaüs, le successeur de Cécrops.
ATTICUS (TITUS POMPONIUS) : chevalier romain (110-33 av. J.-C.). Ami de Cicéron, immensément riche, il se composa l’une des plus belles bibliothèques de l’Antiquité et écrivit une histoire universelle. Il se laissa mourir de faim pour échapper aux douleurs d’une maladie.
ATTILA : le « fléau de Dieu ». Roi des Huns, fils de Mundzouk. Il tua son frère Bleda en 442 et régna en maître absolu.
Après avoir poussé ses armées jusqu’aux frontières de la Chine, il ravagea l’empire d’Orient jusqu’aux Thermopyles (447).
En 450, il se dirigea vers le Rhin et, dans son avance victorieuse, demanda la main d’Honoria, fille de Valentinien III, et la
moitié de l’Empire pour dot. Ce stratagème ayant échoué, il lança ses troupes sur la Gaule. Arrêté à Orléans, puis battu
par Aetius et les Wisigoths aux champs Catalauniques en 451, il se retira pour mieux préparer sa revanche. En 452, il mena
ses hordes en Italie sans oser attaquer Rome. Se contentant d’un tribut offert par saint Léon, l’envoyé de l’empereur, il
regagna la Pannonie où il mourut subitement (453). Après lui son empire s’écroula.


La cour d'Attila
ATTIQUE : presqu’île de la Grèce centrale entre la Béotie, la mer Egée, la mer de Myrtos et le golfe Saronique. Célèbre par
son miel de l’Hymette et par les marbres du Pentélique. Habitée par les Pélasges, elle reçut les colonies de
Cécrops, d’Érechthée, puis des Ioniens et d’autres peuples chassés du Péloponnèse par les Doriens. L’Attique était divisée
en tribus ou dèmes.
ATYMNIOS : jeune homme d’une grande beauté, fils de Zeus et de Cassiopée, ou fils de Phénix.
ATYMNIOS : fils d’Amisodaros. Il succomba devant Troie, tué par Antiloque.
ATYS ou ATTYS : fils de Nana, jeune et beau berger de Célènes, en Phrygie. Aimé de Cybèle. La déesse lui confia le soin
de son culte à condition qu’il garde sa virginité. Atys promit et viola ce serment en s’unissant à la fille du fleuve Sangarios.
Pour le punir, cybèle le rendit fou et il s’émascula. Retrouvant sa raison, Attys voulut se tuer, mais la déesse le
métamorphosa en pin. D’après Pausanias, atys était fils du Phrygien Calaüs. Il se rendit en Lydie et y introduisit le culte
de Cybèle. Zeus, jaloux de l’amour de la déesse pour Atys, envoya sur terre un sanglier qui tua un grand nombre
d’habitants, dont Atys.

AUBÉPINE : dans l’alphabet initiatique des Celtes et des Gaulois, l’aubépine représentait la lettre H (nath). Arbre du mois
de mai, il favorisait la chasteté et la pureté et c’était pendant cette période que les temples de bois entretenus par les
collèges druidiques étaient remis à neuf. Les Gauloises qui voulaient rencontrer l’amour tournaient trois fois autour
de cet arbuste en faisant un vœu.

AUDITORIUM :
1. Endroit dans lequel le public se réunissait pour écouter la lecture d’une œuvre poétique ou le discours d’un
homme politique.
2. Salle de cours destinée à l’étude de la philosophie.
3. Lieu où se déroulaient les procès.
AUGÉ : fille d’Aléos et de Néère, de Tégée en arcadie. Héraclès lui fit un enfant, Télèphe. Courroucé par la faute de sa
fille, Aléos enferma la mère et l’enfant dans un coffre qu’il fit jeter à la mer. Ils échouèrent sur les côtes de Mysie où ils
furent recueillis par le roi Teuthras qu’Augé épousa.
AUGIAS : roi des Épéens en Aulide. Fils de Phorbas et d’Hyrminé ou fils d’Éléos, ou d’Hélios, ou de Poséidon. Père de
trois fils : Agasthène, Phylée et Eurytos, et d’une fille, Agamède. Augias tirait ses richesses de ses nombreux
troupeaux ; Héraclès s’engagea à nettoyer en un seul jour ses étables à condition qu’il aurait le dixième des troupeaux.
Persuadé de l’échec du héros, Augias accepta. Héraclès détourna alors les cours de l’Alphée et du Pénée au moyen d’un
canal et fit passer les flots à travers les étables, réussissant à les nettoyer. Voyant cela, Augias ne voulut plus honorer son
contrat et chassa Héraclès, ainsi que son propre fils Phylée qui avait servi de témoin. Héraclès revint à la tête d’une
armée d’Argiens et de Tirynthiens mais se laissa surprendre dans les défilés de l’Élide où il perdit une grande partie de
ses hommes, tués par les guerriers des Molionides Ctéatos et Eurytos qu’Héraclès parvint à éliminer plus tard près de
Cléone. Puis tombant sur les terres d’Augias, il les dévasta et tua lui-même le roi et ses fils.

Augias Hercule nettoie les écuries d'Augias
AUGURALE : espace situé à droite de la tente du général romain dans un camp. Il était destiné aux auspices.
AUGUSTALES : prêtres institués par l’empereur Auguste. Choisis dans la classe des affranchis, ils veillaient au bon déroulement des compitalies (fêtes des lares compitales) aux carrefours.
AUGUSTE : titre honorifique décerné par le sénat à Octave en 28 av. J.-C. et porté ensuite par les empereurs romains.
AUGUSTE (CAIUS JULIUS CAESAR OCTAVIANUS AUGUSTUS) : Octave naquit à Velletri en 63 av. J.-C. et mourut
à Nola en 14 ap. J.-C. Fils adoptif et héritier de César, il suivit ce dernier à la bataille de Munda. À la mort de César,
en 44, malgré l’opposition d’Antoine, il parvint à gagner la confiance du peuple, des soldats, de Cicéron et du Sénat.
On le nomma comme propréteur aux consuls Hirtius et Pansa. La mort des deux consuls le rendit maître de l’armée et il
marcha sur Rome, s’alliant avec Antoine et Lépide pour former le second triumvirat. Après avoir vaincu les meurtriers de
César, Cassius et Brutus, à la bataille de Philippes en 42, Octave devint le maître de l’Occident en achevant son triomphe
par la prise de Pérouse où il battit l’armée de Fulvie et d’Antonius. En 40, il signa le traité de Brindes et en 39 celui de
Misène qui le réconcilièrent avec Antoine et Sextus Pompée. Mais il reprit la guerre contre ce dernier (38-36) et l’écrasa
à Nauloque. De 35 à 32, il soumit la Rhétie, la Pannonie et la Dalmatie. Enfin, il battit Antoine et Cléopâtre à la bataille
d’Actium en 31. Après la conquête de l’Égypte et la mort de Cléopâtre et d’Antoine, il fonda l’Empire en 30 et fut
désormais connu sous le nom d’ »Auguste ». Repoussant le titre de dictateur, il prit cependant tous les pouvoirs exécutif
et législatif à vie. Les rescrits impériaux eurent la valeur de sénatus-consultes. Sous son règne, la Rhétie, la Vindélicie
et le Norique devinrent provinces romaines, l’Arabie fut soumise et l’Éthiopie vaincue. Pour la troisième fois de son histoire,
le temple de Janus fut alors fermé (1 av. J.-C.), mais la paix ne dura pas, il fallut reprendre la guerre contre les Germains
après l’écrasement de l’armée de Varus en 9 ap. J.-C. Auguste dota Rome de monuments magnifiques. Son siècle fut l’âge
d’or de la littérature latine et il mérita le titre de « Père de la Nation ». Ses trois fils moururent avant lui et il adopta Tibère.
Avant de mourir, il dit à ses amis : « Trouvez-vous que j’ai bien joué cette comédie qu’on appelle la vie ? Applaudissez si
vous êtes contents. »
Extrait de la vie des douze Césars de Suétone: Il rompit enfin son alliance avec M. Antoine ; alliance toujours incertaine et
douteuse, mal entretenue par de fréquentes réconciliations ; et, pour montrer combien son rival choquait les moeurs de sa patrie,
il fit ouvrir et lire devant le peuple assemblé le testament qu'il avait laissé à Rome, et où il mettait au nombre de ses héritiers les
enfants de Cléopâtre. Toutefois, après l'avoir fait déclarer ennemi de la république, il lui renvoya tous ses parents et tous ses
amis, entre autres C. Sosius et Cn. Domitius, alors consuls ; il dispensa même les habitants de Bologne, qui étaient depuis fort
longtemps dans la clientèle des Antoines, de prendre contre lui les armes avec toute l'Italie, dans sa propre querelle. Bientôt
après, il le vainquit dans une bataille navale auprès d'Actium ; le combat se prolongea jusqu'au soir, et le vainqueur passa la
nuit sur son vaisseau. D'Actium, Octave alla prendre ses quartiers d'hiver à Samos ; mais apprenant que des soldats qui, choisis
dans tous les corps après la victoire, l'avaient, par ses ordres, précédé à Brindes, venaient de se soulever et exigeaient des
récompenses et leur congé, il reprit tout inquiet le chemin de l'Italie. Il fut, dans la traversée, battu deux fois par la tempête : d'abord
entre les promontoires du Péloponnèse et de l'Etolie, ensuite auprès des monts Cérauniens. Dans ce double désastre, une partie
de ses vaisseaux liburniens fut submergée, et le sien même eut tous ses agrès perdus et son gouvernail brisé. Il ne resta que vingt-sept
jours à Brindes, pour satisfaire aux exigences des soldats, gagna l'Egypte par l'Asie et par la Syrie, mit le siège devant Alexandrie, où
Antoine s'était réfugié avec Cléopâtre, et se rendit bientôt maître de cette ville. Antoine voulut parler de paix ; il n'était plus temps :
Octave l'obligea de mourir, et alla le voir mort. Un de ses voeux les plus ardents était de réserver Cléopâtre pour son triomphe ; et
comme on croyait qu'elle était morte de la morsure d'un aspic, il fit sucer par des Psylles le venin de sa plaie. Il accorda aux deux
époux les honneurs d'une sépulture commune, et il ordonna d'achever le tombeau qu'ils avaient eux-mêmes commencé de
construire. Le jeune Antoine, l'aîné des deux fils que le triumvir avait eus de Fulvie, était allé, après de continuelles et inutiles
prières, se réfugier aux pieds de la statue de César ; Auguste l'en arracha et le fit tuer. Césarion, que Cléopâtre se vantait d'avoir eu de
César, fut atteint dans sa fuite et livré au supplice. Quant aux autres enfants d'Antoine et de la reine, il les traita comme des membres
de sa famille, les éleva, et fit à chacun d'eux un sort convenable à sa naissance. Il fit ouvrir, à cette même époque, le tombeau
d'Alexandre le Grand ; on en tira le corps, et, après l'avoir considéré, il lui mit une couronne d'or sur la tête et le couvrit de fleurs,
en signe d'hommage. On lui demanda s'il voulait aussi visiter le Ptolemeum ; il répondit qu'il était venu voir un roi et non des morts.
Il fit de l'Egypte une province romaine, et afin d'y assurer la fécondité nécessaire aux approvisionnements de Rome, il fit nettoyer
par ses soldats tous les canaux ouverts aux débordements du Nil, et que le temps avait remplis d'un épais limon. Voulant perpétuer,
dans la mémoire des siècles, la gloire de la journée d'Actium, il fonda près de cette ville celle de Nicopolis, et il y institua
des jeux quinquennaux. Il agrandit aussi l'ancien temple d'Apollon, orna d'un trophée naval le lieu où il avait eu son camp, et le
consacra solennellement à Neptune et à Mars.


 Auguste couronné Temple d'Auguste à Pula en Croatie
 Temple d'Auguste et de Livie à Vienne
 Temple d'Auguste à Philaé
 Mausolé d'Auguste à Rome
AULA : cour découverte devant une maison. Autour de cet espace, on trouvait les écuries, les étables et diverses dépendances. Après Homère, l’aula désigna un péristyle à ciel ouvert à l’intérieur d’une maison.
AULÆA : large couverture d’étoffe brodée qu’on étendait sur une couche. Pièce de tapisserie brodée qui cachait la scène
du théâtre avant le commencement de la pièce ou entre chaque acte.
AULERQUES : trois grandes tribus formaient le peuple des Aulerques : les Éburovices, les Brannovices et les Cénomans
vivant presque essentiellement dans les départements actuels de la Sarthe et de l’Eure. Leur capitale était
Mediolanum Aulercorum (Évreux).
AULETES : Tyrrhénien, fils de Tiberis (le Tibre) et de la nymphe Mento, frère d’Ocnus et fondateur de la ville de Pérouse
en Italie. Messape le tua.
AULIADES : nymphes protectrices des troupeaux.
AULIS : surnom de Zeus, d’Artémis et d’Apollon.
AULIS : fille d’Ogygès et de Thébé ; une des Praxidices.
AULNE : dans l’alphabet initiatique des Celtes et des Gaulois, l’aulne représente la lettre F (fearn). Arbre d’union entre
les peuples bretons et gaëls, il faisait partie des sept arbres du bosquet sacré des druides et symbolisait le dieu Bran ainsi
que les éléments du feu et de l’eau.

AULONIADES : nymphes des vallons.
AULONIOS : surnom d’Asclépios à Aulon, en Messénie.
AURA : fille de Lélas et de Péribée. Suivante d’Artémis, elle était agile comme le vent. Elle fut aimée de Dionysos et eut
deux enfants jumeaux. Dans un accès de folie, elle déchira l’un d’eux et se précipita dans une fontaine où elle se noya.
AURA : un des chiens d’Actéon.
AURA : nom de la cavale de Phidolas de Corinthe. Aux jeux isthmiques, son conducteur étant tombé, elle parcourut seule
la piste, obtint la victoire et se présenta d’elle-même devant les juges du concours.
AURÉLIEN (LUCIUS DOMITIUS AURELIANUS) : empereur romain. Né à Sirmium en 212. Il régna de 270 à 275. Fils
d’un paysan, il se distingua en Gaule contre les Francs, en Illyrie contre les Sarmates, puis contre les Goths. Surnommé par
ses soldats « Manus a ferrum » (la Main à l’épée), il fut proclamé par eux empereur à la mort de Claude II. Ayant
repoussé les Goths de Pannonie et les Alamans d’Italie, il vainquit la reine Zénobie en Orient, puis l’empereur gaulois tetricus.
Il se préparait à affronter les Perses quand son secrétaire Manesthé l’assassina (275).
Flavius Vopiscus, vie d'Aurélien(extrait): Mais revenons à notre sujet. Aurélien, né de parents obscurs, montra dès l’enfance un
caractère extrêmement vif. Doué d’une force remarquable, il se livrait tous les jours, même les jours de fête et de repos, aux
différents exercices militaires : il lançait le javelot et tirait à l’arc. Callicrate de Tyr, le plus savant de tous les historiens grecs, assure
que la mère d’Aurélien était prêtresse du Soleil dans le village où habitait sa famille ; il parait même qu’elle entendait assez la divination,
s’il est vrai qu’un jour, reprochant à son mari son incapacité et sa bassesse, elle se serait écriée : « Voilà pourtant le père
d’un empereur ! » ce qui prouverait que cette femme était dans le secret des destins. D’autres présages auraient, selon Callicrate, annoncé
la haute fortune d’Aurélien : d’abord, le bassin où on le baignait dans son enfance, fut entouré presque entièrement par un serpent que
l’on ne put jamais tuer. Ce que voyant, la mère avait défendu qu’on y touchât : c’était, dit-elle, un génie familier. Autre
circonstance : l’empereur d’alors ayant offert au Soleil un petit manteau de pourpre, la prêtresse, dit-on, en fit un hochet pour
son fils. Chose plus surprenante encore : un aigle enleva de son berceau l’enfant enveloppé de ses langes, et le porta, sans lui faire
de mal, près du temple sur un autel, où par bonheur il n’y avait point de feu allumé. Enfin, il raconte que dans son étable il était né
un veau d’une grandeur prodigieuse, blanc, mais marqué de taches pourprées, figurant d’un côté un oiseau, et de l’autre une couronne.


Mur d'Aurélien à Rome
AUREOLUS (MANIUS ACILIUS) : à l’origine berger de Dacie. Il entra dans l’armée romaine et devint général sous
Valérien. Se révoltant contre Gallien, il prit le titre d’empereur, mais fut vaincu part Claude II près de Milan. Ses soldats
le massacrèrent en 268.

Auréolus au nom de Postumus
AUREUS : denier d’or. Il valait 25 deniers d’argent.
AURIGE (AURIGA): conducteur ou cocher de char. Les auriges se disputaient la gloire dans les jeux du cirque. Le vainqueur était récompensé d’une branche de palmier et d’un prix en deniers. Les auriges dirigeaient les chevaux (en général quatre) en enroulant les rênes autour de leur buste. En cas d’accident, ils essayaient de les couper avec un couteau à lame recourbé.
AUROPHITÉ : épouse d’Ocitos et mère de Cycnos.
AURORE : déesse. Fille d’Hypérion et de Théia, ou d’Euryphæssa, ou de Pallas. Sœur d’Hélios et de Séléné. Chaque
matin, elle quitte la couche de Tithon pour répandre la lumière en s’élançant du sein de l’océan sur deux rapides
coursiers : Lampos et Phaéton. Le soir, elle accompagne le Soleil dans sa descente. Aurore fut aimée par plusieurs mortels.
Elle enleva Orion dont la beauté l’avait séduite et ce dernier, favori d’Artémis, fut tué par cette déesse rendue jalouse. Elle
aima aussi Clitos qui partagea son trône d’or dans le séjour des immortels, puis le métamorphosa en cigale lorsqu’il
devint vieux ; de lui, elle eut deux fils : Memnon et Émathion. Désespérée par la mort de Memnon, elle versa des larmes
qui formèrent la rosée du matin.
Aurore amoureuse d'Eos

Aurore déesse de l'aube, peinture de la renaissance italienne
AUSIA : nymphe. Amante de Prœtos et mère de Méra.
AUSON : fils d’Ulysse et de Calypso, ou d’Ulysse et de Circé.
AUSONE (DECIMUS MAGNUS AUSONIUS) : poète latin de Bordeaux (309-394). L’empereur Valentinien le fit venir à
Trèves pour lui confier l’éducation de son fils Gratien en 367 et le nomma comte du palais. Devenu conseiller de Gratien
quand ce dernier monta sur le trône en 375, puis préfet des Gaules en 378 et consul en 379.
Extrait des sept sages par Ausone:
Les sept Sages, auxquels les âges précédents ont donné ce nom,
que les suivants ne leur ont pas retiré,
paraissent aujourd'hui sur le théâtre en pallium.
Pourquoi rougis-tu, Romain qui portes la toge,
de voir introduire sur la scène ces illustres hommes ?
C'est une honte pour nous, mais non pour des Grecs,
à qui le théâtre tient lieu de curie.
Nous avons des endroits désignés pour traiter nos affaires :
le Champ de Mars est destiné aux comices, la Curie aux sénateurs,
le Forum et les Rostres au débat des intérêts privés.
Un seul lieu dans Athènes et dans toute la Grèce
est consacré aux délibérations publiques, c'est le théâtre,
que le luxe éleva si tard dans notre ville.
L'édile autrefois fournissait un-théâtre de planches
construit à la hâte et sans que la pierre en assurât la base :
ainsi firent Muréna et Callius. Ce que je dis là, tout le monde le sait.
Puis quand des citoyens puissants, qui ne craignaient pas la dépense,
crurent éterniser leur nom en élevant une fois
sur des fondements de pierre un monument
qui resterait en tout temps ouvert aux jeux de la scène,
alors surgirent ces immenses amphithéâtres
donnés par Pompée, par Balbus, par César
Octavianus, qui rivalisèrent de magnificence.
Mais pourquoi tout cela? je ne suis pas venu ici
pour vous raconter qui fonda le théâtre,
qui le forum, qui chacune des parties de nos remparts;
mais pour vous annoncer ces vénérables personnages,
aimés des dieux, et vous expliquer d'avance ce qu'ils veulent faire.
Ils vont, suivant leur usage, prononcer les sentences
que chacun, dans sa pénétration, a trouvées le premiers.
Elles vous sont connues sans doute ; mais si votre mémoire
Cloche sur ces vieilleries, un acteur va venir
vous les débiter à la file, car je ne suis pas bien sûr de les savoir
AUTARITE : chef d’un contingent gaulois de 2 000 guerriers qui s’engagea dans l’armée d’Hamilcar. Licencié en Sicile
en 241 avant notre ère, il s’embarqua pour l’Afrique. S’alliant avec le chef des esclaves Spendius et l’Africain Mathos et
levant de nombreuses troupes pour prendre Carthage, il fit régner la terreur pendant trois ans. Hamilcar battit son armée et
le fit mettre en croix avec Spendius.
AUTEL : dès les temps prédynastiques, avant 3200 av. J.-C., on déposait les aliments sur des tables d’offrande pour
les défunts. Ce furent les premiers autels. À la mise en fonction des temples, les prêtres utilisèrent des autels démontables,
sur lesquels il y avait le calice pour les libations et le fourneau pour les fumigations. D’autres types d’autels, appelés
« autels à feu », servaient à repousser les êtres maléfiques.

Autel à offrandes en calcite, basse époque égyptienne Autel de la poériode ptolémaïque


Faustine A droite: Autel d'Agathodaimon, temple tétrastyle avec statue d'Eusébeia, période romaine
AUTEL HÉLIOPOLITAIN : construit pour répondre à un rituel cosmique universel, il s’orientait selon les directions des
quatre points cardinaux. Le plus célèbre est celui d’Abousir avec ses quatre tables d’offrande disposées autour d’un cercle.
AUTÉSION : thébain. Fils de Tisamène. Père de Théras et d’Argie. Par ordre de l’oracle, il s’exila de Thèbes et se rendit
chez les Doriens du Péloponnèse.
AUTHEPSA : appareil qui servait à faire bouillir de l’eau et à cuire les aliments.
AUTHOCOS : fils d’Apollon et de Cyrène. Frère d’Aristée, d’Arge et de Nomios. Il naquit sur le mont Cyra en Afrique.
Avec ses frères, il prit possession de royaume d’Hypsée .
AUTOMATIA : déesse du bonheur, de la réussite sans effort et volonté.
AUTOPYROS : pain fait d’une farine pure.
AUTOCRATEIRÆ : les puissantes. Surnom des Érinyes.
AUTOLAÜS : fils naturel d’Arcas. Il trouva Asclépios qui avait été exposé à sa naissance et l’éleva.
AUTOLÉON : crotoniate. C’était la coutume chez les Locriens Opontiens de laisser une place vide sur la première ligne
d’une bataille. Cette place était celle d’Ajax, leur héros national. Une guerre ayant éclaté entre les locriens et les
Crotoniates, Autoléon commit l’erreur de vouloir profiter de ce vide pour percer la défense ennemie. L’ombre du héros le
blessa grièvement à la hanche. Autoléon fut guéri en se rendant dans l’île de leucé pour apaiser l’ombre d’Ajax
par des sacrifices.
AUTOLYCOS : fils d’Érichthonios.
AUTOLYCOS : fils d’Hermès et de Chioné. Époux d’Amphithée. Père d’Anticlée et d’Ætimos. Il était le plus fourbe de
tous les hommes et la tradition le présente comme le plus grand des voleurs. Il déroba le célèbre casque d’Amyntor, les
bœufs d’Eurytos dans l’île d’Eubée et ceux de Sisyphe. Autolycos habitait sur le Parnasse et donna le nom d’Ulysse
à son petit-fils qui venait de naître. Il avait le don de changer de forme. Ce fut lui qui enseigna à Héraclès l’art de la lutte.
Légende de Sisyphe (Extrait): Sisyphe possédait un beau troupeau dans l'isthme de Corinthe. Non loin de lui vivait Autolycos,
fils de Chioné, dont le frère jumeau Philammon était né des œuvres d'Apollon, alors qu'Autolycos se disait fils d'Hermès. Autolycos
était passé maître dans l'art de voler, Hermès lui avait donné le pouvoir de métamorphoser toutes les bêtes qu'il volait. Ainsi et bien
que Sisyphe eût remarqué que ses propres troupeaux diminuaient tous les jours, alors que ceux d'Autolycos augmentaient, il fut tout
d'abord dans l'incapacité de l'accuser de vol; un jour donc il grava, sous le sabot de ses animaux son monogramme. Cette nuit, Autolycos se servit, comme à l'ordinaire, et, à l'aube, les empreintes de sabots sur la route fournirent à Sisyphe des
preuves suffisamment concluantes pour convoquer les voisins et les prendre à témoin du vol. Il inspecta l'étable d'Autolycos, reconnut
les animaux qui lui avaient été volés à leurs sabots gravés, et laissant aux témoins le soin de punir le voleur il fit le tour de la maison,
y pénétra et devint l'amant de la fille d'Autolycos, Anticlée. Elle donna la vie à Ulysse qui, avec un grand-père et un père si rusés et si
habiles sut de qui tenir en toutes circonstances. Voir: http://www.mythologica.fr/grec/sisyphe.htm
AUTOLYCOS : thessalien. Fils de Déimachos. Il accompagna héraclès dans son expédition contre les Amazones. Plus
tard, il habita Sinope jusqu’à l’arrivée des Argonautes auxquels il se joignit.
AUTOMATÉ : qui se meut de soi-même. Surnom d’Aphrodite.
AUTOMATÉ : danaïde. Épouse de Busiris, l’un des fils d’Ægyptos.
AUTOMÉDON : fils de Diorès. Compagnon d’armes d’Achille et conducteur de son char au siège de Troie.
AUTOMÉDUSE : fille d’Alcathoüs. Épouse d’Iphiclès. Mère d’Iolas.
AUTONOÉ : fille de Nérée et de Doris.
AUTONOÉ : fille de Cadmos et d’harmonie. Sœur de Polydore. Épouse d’aristée et mère d’actéon. Elle prit part au meurtre
de Penthée, fils de sa sœur Agavé qui le déchira elle-même dans sa fureur de Bacchante. De douleur, elle quitta Thèbes
et se retira à Érinée, bourg de Mégaride. Elle reçut ainsi que ses sœurs un culte héroïque.

Autonoé tuant Penthée
AUTONOÉ : danaïde. Épouse d’Euryloque.
AUTONOÉ : fille de Péireos. Héraclès fut son amant et elle mit au monde Palémon.
AUTONOÉ : une des esclaves de Pénélope.
AUTONOÉ : une des Néréides.
AUTOPHONOS : thébain. Père de Lycophron.
AUTRE MONDE : région neutre et éternelle située à l’ouest de l’océan Atlantique où les héros et les initiés se rendaient
pour puiser force et connaissance. On pourrait comparer cet Autre Monde à un Nirvana où les âmes se retrouvaient dans un
état unique de pureté.
AUXÉSIA : celle qui fait croître le grain semé. Surnom de perséphone. Deux jeunes filles, Auxésia et Damia vinrent de Crète
à Trézème et furent lapidées avec plusieurs personnes dans une émeute. Après leur mort, elles furent révérées comme
des déesses. Leur fête se nommait Lithobolia. Une autre tradition nous raconte que les champs d’Épidaure étant
devenus stériles, les habitants s’adressèrent à l’oracle de Delphes qui ordonna de dresser à Auxésia et à Damia des statues
qui ne fussent ni de pierre, ni d’airain, mais de noble bois d’olivier. Sous la condition d’un sacrifice annuel à Athéna
et à Érechthée (dieu des eaux fertilisantes), un olivier d’Athènes fut donné aux habitants d’Épidaure qui purent sculpter
les statues et les ériger. Ainsi leurs champs furent fécondés. Un jour, les statues furent volées par les Éginètes qui
les transportèrent au centre de leur île. Athènes, informée du vol, les somma de rendre les statues. Comme les
Éginètes refusaient, elle envoya une troupe pour les reprendre de force. Au moment où ils les traînaient avec des cordes,
les Athéniens furent frappés de démence et s’entretuèrent.
AUXÉTÈS : celui qui donne la croissance. Surnom de Zeus et de Pan.
AUXIDÉNOS : celui qui fait abonder la ruse. Surnom d’Hermès.
AUXITHALÈS : celui qui fait croître la végétation. Surnom de Gaïa, de Déméter, d’Adonis et d’Asclépios.
AUXO : une des Heures. Fille de Zeus et de Thémis.
AUXO : ancienne divinité de l’Attique. Favorisant la végétation, elle était invoquée à Athènes dans la formule du serment
civique.
AUXOMÉNÉ : celle qui croît. Surnom de la lune.
AVALLON : Avallon, qui était l’île des Pommiers, se situait au-delà de l’océan. Les héros du cycle du Graal tels Arthur
et Merlin s’y rendirent pour renaître spirituellement. Avallon marquait la frontière entre le monde des hommes et celui des
dieux.
AVARICUM : capitale des Gaulois Bituriges et ville sainte de la Gaule. Aujourd’hui, Bourges.
Paroles de Jules César: " Une ville qui est, ou peu s'en faut la plus belle de toute la Gaule, qui est la force et l'ornement de leur pays ".
Guerre des Gaules par Jules César(extrait):Consternés de cette attaque imprévue, renversés des murs et des tours, les ennemis se forment
en coin sur la place publique et dans les endroits les plus spacieux, résolus à se défendre en bataille rangée, de quelque côté que l'on vienne
à eux. Voyant qu'aucun Romain ne descend, mais que l'ennemi se répand sur toute l'enceinte du rempart, ils craignent qu'on ne leur ôte
tout moyen de fuir; ils jettent leurs armes, et gagnent d'une course les extrémités de la ville. Là, comme ils se nuisaient à eux-mêmes
dans l'étroite issue des portes, nos soldats en tuèrent une partie; une autre déjà sortie fut massacrée par la cavalerie; personne ne songeait
au pillage. Animés par le carnage de Genabum, et par les fatigues du siège, les soldats n'épargnèrent ni les vieillards, ni les femmes, ni
les enfants. Enfin de toute cette multitude qui se montait à environ quarante mille individus, à peine en arriva-t-il sans blessures auprès
de Vercingétorix, huit cents qui s'étaient, au premier cri, jetés hors de la ville. II les recueillit au milieu de la nuit en silence; car il craignait,
s'ils arrivaient tous ensemble, que la pitié n'excitât quelque sédition dans le camp; et, à cet effet, il avait eu soin de disposer au loin sur
la route ses amis et les principaux chefs des cités pour les séparer et les conduire chacun dans la partie du camp qui, dès le principe,
avait été affectée à leur nation.

Maquette du siège d'Avaricum
AVARIS : capitale des rois hyksôs, située dans le delta oriental près de Tanis. En Égyptien, Het Ouaret : « Le château
du district ». Le roi hyksôs Salitis s’y installa avec 240 000 SOLDATS ; Deux siècles plus tard, le pharaon Ahmôsis
Ier, fondateur de la XVIIIe dynastie, la reprendra vers 1590 av. J.-C. et mettra fin à la domination des Hyksôs.


Reconstitution de la fresque minoenne découverte dans le palais de la XVIIIe dynastie
AVENA : flûte de Pan faite de la tige de la folle avoine. Elle était utilisée par les paysans.
AVENTINA : surnom de Diane et de Minerve qui avaient leur temple sur le mont Aventin à Rome. Celui de Diane, bâti du temps de Servius Tullius vers 570 avant notre ère, avait son entrée décorée de grandes cornes de vaches.
AVENTINUS : fils d’Hercule et de la prêtresse Rhéa, allié de Turnus.
AVENTINUS : roi des Aborigènes. À sa mort, il donna son nom au mont sur lequel il avait été enseveli (l’Aventin).
AVERRUNCUS : « celui qui détourne les calamités ». Dieu romain, protecteur des champs.
AVERTA : gros sac de voyage placé sur la croupe d’un cheval.
AVEUGLE : les plus célèbres des aveugles étaient le druide Morda et Dallan le gardien du Chaudron d’Abondance
de Cerridwen. Chez les Celtes et les Gaulois, les aveugles étaient considérés comme de grands devins.
AVIARIUM : volière utilisée pour enfermer les oiseaux rares.
AVIARIUS : esclave chargé d’élever, de nourrir et d’engraisser les volailles.
AVIENUS : poète du Vie siècle avant notre ère qui parla des « Celtes ennemis des Ligures ».
AVIENUS (RUFUS FESTUS) : géographe et poète romain né à Valsinium en Étrurie. Il vécut à Rome vers la fin du IVe
siècle de notre ère et fut deux fois proconsul d’Afrique (366-367). Il nous a laissé quelques poèmes et une description
des côtes méditerranéennes, de Gadès à Marseille.
Extrait des phénomènes d'Aratus par Avienus: Tous les corps qui sillonnent le ciel de flammes rayonnantes sont poussés par la nuit, et
tournent comme attachés à l'Olympe qui les entraîne. Tous pourtant ne doivent pas être comptés parmi les astres, comme ne jouissant pas
d'un signe distinctif qui les classe ; tous sont brillants de feux, tous étincellent du rouge éclat d'une chevelure enflammée ; mais comme ils
n'ont pas tous une forme particulière de lumière qui les distingue, ceux qui en sont privés font une multitude sans nom. La machine même du
ciel est mobile et tourne entraînée par son propre poids ; mais l'axe n'est pas emporté par le tournoiement de la voûte céleste, comme une
aiguille qui suit la rotation d'une sphère : il reste immobile ; de sa longue pointe il perce les entrailles sacrées du ciel, et il soutient la masse
du centré de la terre ; ni la longueur, ni le mouvement dû ciel qui s'incline, ni la fatigue ne peuvent l'entraîner ni même l'ébranler, depuis
le moment où il s'est fixé fortement, laissant tout se mouvoir autour de lui.
AVIOLA (ACILIUS) : légat romain de Lugdunum (Lyon) qui, en 21 ap. J.-C., mata la rébellion des Belges et des
Gaulois fomentée par Florus et Sacrovir.
AXIÉROS : fils de Cadmilos, l’un des trois Cabires de samothrace.
AXIOCERSA et AXIOCERSOS : Cabires de Samothrace.
AXIOCHÉ : nymphe. Elle eut de Pélops Chrysippe.
AXION : fils de Phégée, roi de Psophis. Frère de Téménos et d’Arsinoé.
AXION : fils de Priam. Eurypyle le tua.
AXIOPŒNOS : la vengeresse. Surnom sous lequel Héraclès éleva à Sparte un temple à Athéna après avoir vengé la
mort d’Œonos.
AXIOS : dieu-fleuve de macédoine. Il eut de Péribée Pélégon.
AXIOTHÉE : épouse de Prométhée et mère de Deucalion.
AXITÈS : surnom de Dionysos à Hérée en Arcadie.
AZAN : fils d’Arcas et de la nymphe Érato. Frère d’Aphidas et d’Élatos. Père de Clitor. À sa mort, on célébra des
jeux funèbres où se déroulèrent les premières courses.
AZEUS : fils de Clyménos. Frère d’Erginos, de Stratios, d’Arrhon et de Pyléos. Père d’Actor. Il marcha avec ses frères
contre Thèbes pour venger la mort de Clyménos, tué par les habitants pendant les fêtes de poséidon.
AZOROS : pilote du navire Argo.
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