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B
BA ou BAÏ : partie spirituelle de l’homme qui, après la mort, voyageait à son gré dans le monde des dieux ou dans celui
des humains. Le Ba est figuré par un oiseau à tête humaine dès 1590 av. J.-C.

BAAL : divinité sémitique cananéenne adoptée à partir de 1600-1500 par les Égyptiens. Fils d’El, Baal était le dieu des
sommets, de la tempête et de l’orage. Représenté armé de la massue et du foudre, le pharaon s’identifiait à lui pendant
les batailles. Il était adoré à Pérou-Néfer, port de Memphis, et protégeait les marins.


Temple de Baal à Baalbek au Liban Temple Baal en Israël shemit
BABA : dieu querelleur, lubrique et voleur ayant l’apparence d’un babouin mâle.
BABACTÈS : ami de la joie. Surnom de Pan.
BABYLON : nymphe aimée d’Apollon. Mère d’Arabos.
BABYLONICUM : châle aux couleurs brillantes. Importé de Babylone, il devint très en vogue à Rome.
BABYS : frère de Marsyas.
BACCHANALES : fêtes de Bacchus à Rome et dans toute l’Italie antique. Importées de la Grèce, elles se célébraient pendant
la nuit aux sons des tympanons et des cymbales phrygiennes. À l’origine réservées aux femmes, on y admit les hommes
vers 556 av. J.-C. Ces derniers introduisirent l’ivresse lors des festins. Les débordements devinrent tels que le sénat
les supprima. Vers 40 avant notre ère, Marc Antoine les remit au goût du jour et elles furent célébrées avec des
excès monstrueux durant l’Empire.
BACCHANTES : prêtresses de Bacchus, elles couraient demi-nues pendant la nuit, couvertes de peaux de tigre ou de
panthère maintenues à la taille par des ceintures de lierre et de pampre ou vêtues de la bassaris et de la crocote, tuniques
légères transparentes. Armées de thyrses et de flambeaux, échevelées, hurlant, elles se répandaient dans les campagnes,
les collines et les forêts (plus tardivement dans les villes). À l’origine, elles devaient être vierges pour participer aux fêtes,
mais l’introduction des hommes et le changement des mœurs fit dégénérer l’accomplissement des rites en de
monstrueuses orgies sexuelles.
Extrait des Bacchantes par Euripide (Dionysos parle): Me voici venu ici , au pays des Thébains, moi, fils de Zeus, Dionysos,
qu'a enfanté jadis la fille de Cadmos, Sémélé , accouchée par la foudre qu'arment les éclairs. J'ai changé ma forme divine pour celle
d'un mortel et j'arrive à la fontaine de Dircé et au fleuve d'Isménos . Je vois le tombeau de ma mère foudroyée, ici, près du palais,
les ruines encore fumantes de sa demeure, et la flamme toujours vivante du feu divin. Immortelle vengeance d'Héra contre ma mère!
Je bénis Cadmos de rendre ce lieu impénétrable et de consacrer cet enclos à sa fille. Une vigne l'entoure et, par mes soins, le
cache sous sa verdure chargée de grappes. J'ai quitté la Lydie, ses guérets si riches en or, et la Phrygie; j'ai parcouru les plaines
de la Perse frappées par le soleil , les remparts de la Bactriane, la terre des Mèdes aux terribles frimas , l'Arabie heureuse , toute
l'Asie , qui repose au bord de la mer salée; les Grecs s'y mêlent aux Barbares en des villes populeuses munies de belles tours. C'est
ici la première des cités grecques où je sois venu. Là-bas j'ai déjà institué des choeurs, instauré mes rites, pour manifester ma
divinité aux mortels. Thèbes est la première ville de cette terre grecque qui se soit levée à mes hurlements, où j'aie attaché sur le
corps des Bacchantes la nébride et mis en leur main le thyrse, ce trait entouré de lierre. Car les soeurs de ma mère — hélas !
pourquoi elles ? — déclaraient que Dionysos n'est pas le fils de Zeus , que Sémélé avait été séduite par un mortel quelconque et
rejetait sur Zeus sa faute d'amour, par une ingénieuse invention de Cadmos; c'est pourquoi Zeus l'avait tuée, insinuaient-elles,
jalouses, son mariage n'étant que mensonges. Aussi je les ai chassées du palais en lançant sur elles le taon de la folie; elles habitent
la montagne, frappées de délire; je les ai forcées à porter les insignes de mes mystères orgiaques; et toute la gent féminine, tout ce
qu'il y a de femmes en Cadmée, je les ai entraînées, folles, loin de leurs demeures. Ensemble, mêlées aux filles de Cadmos, sous
les verts sapins, elles vivent sans abri, au milieu des rochers. Il faut que cette cité apprenne, qu'elle le veuille ou non, qu'elle n'est
pas initiée à mes Bacchanales; il faut que je plaide la cause de ma mère Sémélé en apparaissant aux mortels comme un dieu
qu'elle a donné à Zeus.
 La bacchante à la panthère

Les Bacchantes et Oreste
BACCHANTS : prêtres de Bacchus et servants déguisés en satyres et en faunes. Ils suivaient les bacchantes, la plupart
montés sur des ânes et traînant derrière eux des boucs ornés de guirlandes. Ces derniers étaient immolés à Bacchus avant
le lever du soleil.
BACCHÉMON : fils de Persée et d’Andromède.
BACCHIADES : descendants de Bacchis, quatrième roi héraclide de Corinthe vers 746 av. J.-C. Les Bacchiades renversèrent
la dynastie héraclide fondée par Alétès vers 1099. Leur oligarchie, à la tête de laquelle ils plaçaient chaque année un prytane
de leur famille, garda le pouvoir pendant quatre-vingt-dix ans (746-656). Cypsélos les renversa et fonda une nouvelle dynastie.
BACCHIOS : le dieu bachique. Surnom sous lequel Dionysos était adoré à Sicyone et à Corinthe. Sa statue était de bois,
dorée en partie, et avait la face colorée de rouge.
BACCHIOS : musicien grec du IVe siècle ap. J.-C. Il composa une introduction à l’art musical.
BACCHIOS de Tanagre : médecin grec. Il vécut à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C. Son Lexique d’Hippocrate a été perdu.
BACCHUS :dieu du vin, fils de Jupiter et de Cérès (ou de Io, Argé, Proserpine…). Fécondateur de la nature, il donnait la
joie, faisait naître les plaisirs et chassait les soucis loin des hommes. Il était aussi le dieu de l’art tragique. À l’origine, on
lui sacrifiait des hommes, mais cet usage fut remplacé par l’immolation de boucs. La vigne, le lierre, le pin, le
laurier, l’asphodèle, le dauphin, le serpent, le tigre, le lynx, la panthère et l’âne lui étaient consacrés. On le représentait jeune
et beau, couronné de grappes de raison et de lierre, tenant le thyrse et des raisins (ou une coupe).


Bacchus et Ariadne par le Titien

La nourriture de Bacchus par Poussin

Bacchus et Midas
BACILLUM : canne légèrement recourbée utilisée par les marcheurs et les personnes âgées.
BACIS : célèbre devin béotien.
BACULUS ou BACULUM : long bâton employé par les bergers et les chevriers.
BADARI : village près duquel se développa la civilisation badarienne de Haute-Égypte vers 5000 av. J.-C. Première
utilisatrice du cuivre, elle fut remarquable par ses poteries lustrées rouges à bord noir. Au cours de cette période
du Chalcolithique récent, on commença à placer les morts sur le côté droit, le visage tourné vers l’ouest.

BADURNN : ce roi celte vivant en Irlande entra en possession d’une coupe de cristal lors de son mariage. Cette coupe magique se brisait lorsqu’on mentait et se reconstituait si on disait la vérité.
BÆOS : pilote d’Ulysse mort dans le golfe de Baïes, en Campanie.
BÆOTIS : surnom d’Aphrodite chez les Syracusains.
BAGÆOS : surnom de zeus en Phrygie.
BAGAUDES : paysans gaulois qui se révoltèrent à plusieurs reprises contre les empereurs romains. En 269, sous le règne
de Claude II, ils saccagèrent Autun. En 285, sous Dioclétien, ils ravagèrent la Gaule sous la conduite de leurs chefs Aclianus
et Amandus. Ils furent vaincus par Maximien en Bourgogne, puis dans leur camp retranché de Fossa Bagaudorum
(Saint-Maur-des-Fossés). Ils se rebellèrent une dernière fois en 435.
BAGUE : femmes et hommes celtes, et plus particulièrement les Gaulois friands de bijoux, portaient des bagues d’or,
d’argent ou de bronze. Ils leurs attribuaient des vertus magiques. Bertus qu’on retrouve tardivement dans certaines légendes
du Moyen Âge celtisant. Ainsi la fée Luned permit à Owein de conquérir le cœur de la Dame de la Fontaine grâce à une
bague sertie d’une pierre qui rendait invisible.
BAGUETTE : chaque druide possédait sa baguette de rituel. Cet instrument était le plus souvent en bois, en noisetier
lorsqu’on était au sommet de la hiérarchie spirituelle, mais certains officiants de haut rang se servaient de baguette en
métal précieux. Elle se révélait indispensable dans les opérations magiques et divinatoires.
BAHIKA : chien de guerre du pharaon Antef II (2060-2050). En berbère actuel, ce mot signifie « oryx ».
BAHNASA : ville de Moyenne-Égypte où était vénéré le poisson sacré oxyrhynchos (le mormyre) dont elle prit le nom.
BAINS (BALINEAE) : les Romains furent de grands amateurs de bains publics, qui jouèrent jusqu’à la fin de l’Empire autant
un rôle d’hygiène qu’un rôle social. Ces bains se divisaient en plusieurs parties : l’apodyterium (chambre de déshabillage),
le frigidarium (la salle de bains d’eau froide), le tepidarium (la salle à température tiède dans laquelle le client pouvait se
faire frotter le corps avec la strigile et l’oindre d’huile), le caldarium (la salle d’étuve avec un bain d’eau chaude avec
l’alveus) et un bassin appelé le labrum.

L'apodyterium (premier plan). Frigidarium à l'extérieur

Frigidarium

Le tepidarium à Herculanum
BAIN : se baigner au sens symbolique du verbe était pour les Celtes et les Gaulois renaître au début de l’année lunaire. La
reine devait se baigner à la mort du roi dans l’eau d’une rivière ou d’un lac pour pouvoir prendre un nouvel époux. Par cet
acte, elle retrouvait pureté et virginité. La légende celte nous dit que les héros Llew Llaw Gyffes et Curoi furent assassinés dans leur bain par les amants de leurs épouses.
BAIOCASSES : petit peuple gaulois qui vivait au sud du Cotentin dans le Bessin, l’actuel Calvados, dont la capitale, Bayeux, porta successivement les noms romains d’Augustodorum puis de Civitas Baicassium.
BAIRRFHINN BLAITH : FEMME AUX Cheveux D’Or. Elle vivait dans l’Autre Monde et guida Cornac Mac Airt, le roi suprême des Tuatha Dé Danann, à qui elle délégua les trois magiciennes Engain, Erang et Ergi et les deux druides Colphta et Lurga.
BAJULATORIUS : porteur de fardeau.
BAJULUS : portefaix. Esclave qui portait les paquets et les missives dans une famille romaine.
BAK : le bak était une variété de l’arbre moringa qui donnait une huile propre à la consommation. Il fut peu à peu remplacé par l’olivier à partir du XVIIIe siècle av. J.-C.
BAKENKHONSOU : grand prêtre d’Amon sous le règne de Ramsès II (1298-1235
Extrait de la biographie de Bakenkhonsou, d'après M. Plantikow-Münster:
J'ai passé quatre ans comme écolier, onze ans comme jeune, étant le préposé de l'écurie d'entraînement de Sethi Ier
Pendant quatre ans, je fus le prêtre ouab d'Amon. Pendant douze ans, je fus père divin d'Amon. Pendant quinze ans,
je fus troisième prophète d'Amon. Pendant douze ans, je fus deuxième prophète d'Amon. Il m'a loué car il m'a reconnu, à cause
de mon caractère. Il m'a investi de la fonction de grand prêtre d'Amon, pendant vingt-sept ans. Je fus un bon père envers
mes subordonnés, en élevant leurs descendants, en donnant la main à celui qui était en détresse, en ranimant celui qui était dans
la misère, en faisant des choses utiles dans son temple tandis que j'étais maître-architecte de Thèbes…

Ouchebti de Bakenkhonsou
BAKI : sculpteur et architecte, favori du roi Akhénaton qui, en 1362 av. J.-C., fut chargé d’ériger et d’embellir la
nouvelle capitale de l’Égypte, Akhétaton.
BAKKHIS : ville antique en bordure du Fayoum, connue pour son importance nécropole.
BALACROS : général macédonien commandant les troupes terrestre d’Égypte après la conquête d’Alexandre le Grand, en 331 av. J.-C.
BALBIN (DECIMUS CAELIUS CALVINUS BALBINUS) : empereur romain descendant du poète Théophane de Lesbos.
Il fut proclamé Auguste par le sénat avec Pupienus Maximus, en 237 après la mort de Gordien Ier et de Gordien II. Le peuple
le força à s’associer avec le jeune Gordien III. Mécontente, l’armée se révolta. En 238, les prétoriens massacrèrent Balbin
et Pupienus.
Extrait de l'histoire romaine du comte de Ségur: Leurs troupes s’éloignèrent de Rome et, avant, de les rejoindre, ils
voulurent célébrer les jeux capitolins. Les deux empereurs, après le départ des armées, se trouvaient presque seuls, chacun
dans son palais, et n’avaient, pour toute défense que leurs esclaves. La haine des prétoriens profite de cet isolement ; ils
se soulèvent contre les princes. Pupien, averti à tant de leur complot, conjure son collègue de rappeler l’armée du Rhin qui
était encore peu éloignée de Rome. la jalousie de est défiante ; Balbin hésite à suivre ce conseil ; les séditieux investissent
le palais, outragent les empereurs et veulent les entraînés dans leur camp ; mais avertis qu’on envoyait l’ordre aux troupes
du Rhin de revenir, ils se hâtent de consommer leur crime, massacrent les deux empereurs, proclament le jeune
Gordien Auguste, et apaisent le mécontentement du peuple, en lui rappelant que ce jeune prince devait le trône à ses
suffrages, tandis que Pupien et Balbin, rejetés d’abord par lui, ne devaient leur élévation qu’à l’orgueil et au caprice du sénat.

BALBUS (LUCUS CORNELIUS THEOPHANES) : né à Gadès (Cadix), élevé par Pompée au rang de « citoyen romain », adopté par l’historien Lesbien Theophanes, il a été défendu par un discours : Pro Balbeo.
BALBUS (MARCUS ACILIUS) : consul de Rome en 115 av. J.-C.
BALBUS (ATIUS) : père d’Atia, mère d’Auguste. Préteur en 62 av. J.-C. et gouverneur de Sardaigne. Il fut l’un
des commissaires chargés d’appliquer la loi agraire en Campanie en 59.
Extrait d'Auguste par Suétone: Atia était fille de M. Atius Balbus, et de Julie, soeur de C. César. Du côté paternel, Balbus
était originaire d'Aricie. Il comptait beaucoup de sénateurs dans sa famille. Du côté maternel, il tenait de très près au
grand Pompée. En quittant la préture, il fut un des vingt commissaires chargés de partager les terres de Campanie en vertu
de la loi Julia.
Cependant le même Antoine traite avec dédain les ancêtres maternels d'Auguste. Il prétend que son bisaïeul était africain, et
qu'il avait été tour à tour parfumeur et boulanger à Aricie.
BALBUS (LAELIUS) : consul de Rome en 7 av. J.-C.
BALBUS SPURIUS (THORIUS) : tribun du peuple et auteur d’une loi agraire qui suivit de peu celles des Gracques.
On la connaît sous le nom de lex Thoria. Troisième siècle avant J-C.
Extrait sur la loi Thoria par Appianus:
Ce fut ainsi que se termina la sédition du second des Gracques. Peu de temps après, on fit une loi pour autoriser les
assignataires à vendre leur propre lot, inaliénabilité sur laquelle on discutait et qui avait été décidée par le premier des
Gracques. Sur-le-champ, les riches se mirent à acquérir les lots des pauvres, ou les dépouillèrent avec violence, sous
divers prétextes. La condition de ces derniers fut encore empirée, jusqu'à ce que le tribun Spurius Thorius fit passer une loi
selon laquelle l'ager publicus ne serait plus distribué, mais deviendrait propriété de ses occupants, et qui établissait sur ces
terres, au profit du peuple, une contribution pécuniaire qui devait être distribuée. Par cette distribution la détresse de
ces malheureux se trouva bien un peu soulagée ; mais on n'en recueillit aucun fruit sous le rapport de la population. La loi
de Gracchus, si utile et si avantageuse, si son exécution avait été praticable, ayant été une fois anéantie par ces
astucieuses dérogations, un autre tribun ne tarda pas à supprimer la contribution complètement frustré de toutes ses espérances.
Il résulta de tout cela que le nombre des citoyens en mesure d'être soldats se réduisit encore davantage ; que le produit de
l'ager publicus fut diminué ; que le peuple vit disparaître les distributions, et enfin la loi elle-même, dans l'espace de quinze ans
au plus, qui s'écoulèrent depuis sa promulgation ; et cela parce qu'on était resté inerte pour l'exécution des mesures judiciaires.
BALÉOS : compagnon de Zeus. Il aurait donné son nom aux îles Baléares.
BALIOS : rapide. Surnom de Dionysos.
BALIOS : un des chevaux d’Achille. L’autre se nommait Xanthos. Ils étaient enfants de Zéphyre et de la Harpie Podargé.
BALISTE : engin d’artillerie qui ressemblait à une grande arbalète.
BALISTARIUM : entrepôt dans lequel on gardait les balistes.
BALISTARIUS : soldat affecté à une baliste.
BALISTE (BALLISTA) : machine de siège qui ressemblait à une grande arbalète.

Baliste légère
BALLISTE : préfet du prétoire sous Valérien. Il se fit couronner empereur à Émèse en 260 et fut tué en 264 sur
l’ordre d’Odenath .
BALNEATOR : gardien des bains publics.
BALNEATRIX : gardienne affectée aux bains réservés aux femmes.
BALOR : dieu borgne des ténèbres, il foudroyait les ennemis de son œil unique. Opposé à son petit-fils, Lug le dieu
de la lumière, lors de la bataille de Mag Tured en Irlande, il perdit son pouvoir.
BALTEARIUS : officier impérial chargé de la garde-robe et des parures.
BALTEUS :
1. Baudrier passé à l’épaule. Il servait à suspendre l’épée à hauteur de la poitrine droite ou gauche.
2. Large bande sculptée sur une sphère. Elle représentait les douze signes du zodiaque.
Extrait des phénomènes d'Aratus d'après Avienus: Quatre zones font le tour de la sphère éthérée ; il suffit à qui veut savoir
les mouvements et les phases célestes de connaître ces quatre zones. Toutes sont semées de constellations qui tournent
attachées à elles. Elles gardent au milieu des siècles une route invariable : elles se soutiennent en s'enlaçant les unes dans
les autres. Deux d'entre elles ont de plus grandes dimensions. Si vous voulez contempler les astres d'or attachés au voile
des nuits, non pas quand le flambeau de Phébé partage les mois par la moitié, de façon à ce que les rayons émoussés des
étoiles plissent devant l'éclat de la déesse qui remplit tout le ciel et efface les flammes subalternes, mais, au contraire, quand
son disque échancré laisse aux constellations toute la vivacité de leurs feux, alors voyez s'étendre dans le ciel une nappe de
Lait blanchissant ; sa couleur lui a fait donner son nom dès le commencement du monde. Ainsi la Grèce savante l'appelle
Zone, ainsi dans notre langue il se nomme Balteus [Zodiaque]. Aucun autre cercle n'a la même forme ni la même couleur
que celui-ci ; deux, seulement ont une longueur et des dimensions pareilles ; les deux autres sont pressés par une ligne
plus courte, circonférence mobile qui n'occupe pas une grande étendue de l'espace.
3. Mur ou parapet, qui, dans un théâtre ou un amphithéâtre, formait une ligne de démarcation entre une rangée de sièges
et une autre . Il servait à empêcher les différentes classes de spectateurs de passer des places assignées à leurs
ordres respectifs dans d'autres parties de l'édifice où elles n'avaient pas droit de s'asseoir ; par exemple, d'une
rangée supérieure dans une inférieure.

Balteus ( zodiaque)
BANBA : reine des Tuatha Dé Danann qui s’empara de l’Irlande avant le déluge. Elle était le symbole de la fécondité et de la connaissance.
BANQUET : les Gaulois organisaient de nombreux banquets lors des fêtes religieuses. Il n’était pas rare que les défis soient lancés au moment d’entamer le jambon, défis guerriers qui pouvaient entraîner la mort. En Irlande, la légende celte nous dit que le dieu forgeron Goibhniu préparait la potion d’immortalité des banquets. On la buvait en mangeant des cochons magiques de Pwyll.
BAOU : manifestation lointaine du double humain ou divin, le baou était une puissance invisible capable d’agir sur la matière. La déesse Nout est "celle aux mille baou" (les baou des dieux sont les étoiles et la déesse Nout est la déesse de la voûte céleste).
BAPHIUM : teinturerie.
BARBATA :
1. Surnom de Vénus. Les Romains la représentaient alors avec une barbe et un peigne. Elle était aussi honorée sur l’île de Chypre.
2. Surnom de la Fortune. Servius Tullius lui dédia une chapelle sous ce nom.
BARBATUS : voir SCIPION BARBATUS.
BARBATUS BENE : mode introduite à la fin de la République romaine. Elle consistait à arranger la barbe avec art. Elle fut à nouveau adoptée à partir du règne d’Adrien par les empereurs.

Adrien
BARBE : les Égyptiens se rasaient. Seuls les dieux portaient la barbe postiche, tressée et attachée aux oreilles par un fil. Ce privilège était partagé par les pharaons. Il y eut cependant quelques nobles du temps de Khéops pour s’afficher avec une moustache gommée. De tout temps, le titre de barbier royal fut envié ; le métier demandait de la patience et de l’habilité à un homme maniant un rasoir de cuivre.

Amenemhat II en sphinx qui porte le nemès et la barbe postiche Masque de Toutankhamon
BARCA : fils de Bélos, roi de Tyr. Frère de Pygmalion. Il passa de Tyr en Afrique avec ses deux sœurs, Anne et Didon,
et devint le chef de la famille carthaginoise des Barca.
BARCA : bateau de liaison entre la côte et un navire. Il servait à débarquer la cargaison ou des membres d’équipage.
BARCÉ : fille d’Antée, roi d’Irases en Libye. Elle fut proposée par son père pour prix de la course à ceux qui la demandaient
en mariage.
BARCÉ : nourrice de Sichée, époux de Didon.
BARDE : poète dont le rôle était de perpétuer la tradition et l’histoire de son peuple par le chant. Certains possédaient
les baguettes de la connaissance et des pouvoirs magiques qui se révélaient parfois terrifiants. Un seul de leurs chants suffisait
à couvrir votre visage de pustules ou à vous rendre fou.
BARDOCUCULLUS : vêtement avec capuchon. Il était vraisemblablement d’origine gauloise.
BARGASOS : fils d’Héraclès et de Bargé. Il fonda la ville de Bargasa, en Carie, d’où il fut expulsé par Lamos, fils d’héraclès
et d’Omphale.
BARGÉ : mère de Bargasos.
BARGYLOS : ami de Bellérophon. Il mourut d’un coup de sabot qu’il reçut de pégase.
BARQUE : égyptienne, grecque ou celte, la barque servait à se rendre dans l’Au-Delà. Chez les Celtes, elle permettait
d’atteindre Avallon, les îles Merveilleuses ou les îles Fortunées. Ainsi Arthur fut emmené par Morgane jusqu’à Avallon.
Chez les Gaulois bretons des côtes (les Curiosolites, les Osismes et les Vénètes), Ankou jouait le rôle de nautonier.
De nos jours, se déplaçant en charrette, il personnifie la mort.
BARQUE : la barque étant le premier moyen de locomotion connu, elle devint rapidement un des éléments importants du
rituel égyptien. Les rois faisaient enterrer les barques près de leurs pyramides ou de leurs mastabas afin de naviguer dans
l’au-delà. Comme Rê, le pharaon se déplaçait au moyen de deux barques : celle du soir et celle du matin. À Karnak,
Edfou, Dendérah, lors des processions organisées par les prêtres qui portaient la barque, le dieu se tenait dans la cabine.
La barque sacrée était alors une véritable nef cosmique évoluant au milieu de la foule et jouant parfois le rôle d’oracle.
À Guizâh, une barque de quarante mètres de long a été découverte ; elle permettait vraisemblablement à Khéops de
naviguer dans l’autre monde.

Barque de Khéops

Barque du mort
Barque du Soleil

BASILÉA : fille aînée d’Ouranos et de Titæa. Sœur des Titans. Elle épousa Hypérion dont elle eut Hélios et Séléné.
BASILEA ou BASILIS : « La Reine ». Surnom de Vénus à Tarente. On célébrait la fête Basilinda en son honneur.
BASILÉE : un des chefs des Dolions. L’Argonaute Télamon le tua.
BASILIQUE (BASILICA) : vaste édifice public élevé dans un forum ; la basilique servait aux réunions des marchands et des
professions commerciales en général. On y traitait aussi des affaires en justice. Les chrétiens la transformèrent en lieu de culte.

BASSARIDES : bacchantes thraces qui portaient la bassaris, le long vêtement bigarré des Ménades.
BASSUS (CAESIUS) : poète latin du Ier siècle ap. J.-C. Il aurait été englouti avec sa maison lors de l'erruption du Vésuve.
Extrait des Satyres de Juvénal dans son adresse à Bassus:
A ton foyer sabin déjà l’hiver t’appelle. De ta lyre déjà la corde revit-elle Sous ton archet sublime, ô Bassus, dont les vers Ont chanté le berceau de l’antique univers; Dont le génie, enfant de la muse romaine, Du jeune homme au vieillard noblement se promène? Ma douce Ligurie, et tiède, et sans hiver, Maintenant me réchauffe en ces lieux où la mer Creuse un golfe profond, qu’un roc immense abrite. Courez tous voir Luna! son beau port le mérite. Ennius parle ainsi, sage, et ne rêvant plus, De paon qu’il fut jadis, être Homère-Ennius.
BASSUS (LUCILIUS) : préfet des flottes de Ravenne et de Misène sous Vitellius, gouverneur de Judée après la prise de Jérusalem.
BASSUS (LULLIUS) : poète grec, né à Smyrne. On lui doit un poème sur Germanicus et dix épigrammes de l’Anthologie grecque.
BASSUS (SALEIUS) : poète latin. Quintilien et Vespasien le louèrent.
Débat sur les orateurs de Publius Cornelius Tacitus dit Tacite (extrait): Que Saleius Bassus ne se sente pas mis en cause et qu'il en soit de même pour
quiconque s'adonne à sa passion de versifier et veut tirer gloire de la poésie, tout en n'étant pas à même de plaider ! Moi en effet, dans la mesure où un arbitre de ce débat
(crux)... être trouvé, je ne permettrai pas que Maternus soit défendu en se voyant associé à d'autres personnes. Non, c'est lui seul que je convaincrai de sa culpabilité et face à lui
tout seul. En effet, il est né avec une éloquence digne d'un homme et d'un orateur, grâce à laquelle il peut se créer des amitiés et les préserver, nouer des alliances, s'attacher
des provinces. Mais il néglige cette pratique la plus fructueuse qu'on puisse imaginer à Rome pour son utilité, ou la plus charmeuse pour le plaisir qu'elle donne, ou la plus haute pour
sa dignité, ou la plus belle pour la renommée de Rome, ou la plus glorieuse pour la notoriété qu'elle diffuse dans l'empire tout entier et auprès de tous les peuples.
BASTET : déesse de Bubastis, représentée avec une tête de chatte à partir de 1600-1500 av. J.-C. Proche de Sekhmet, on l’identifia souvent à
cette dernière, mais, contrairement à la déesse lionne, elle était capable de bienveillance : on la représentait alors souriante.


BATAVES : habitants d’une région située entre le Rhin, le Waal et la Meuse. Ils luttèrent contre Tibère et Germanicus et furent battus. Après
la mort de Néron, ils s’unirent aux Belges et aux Gaulois, mais Vespasien mata leur révolte.
BATEAUX : bien avant la période prédynastique, les Égyptiens savaient construire des esquifs en papyrus et des barques avec cabine
propulsées par plusieurs paires de rameurs. Les grands vaisseaux à voiles trapézoïdales purent voguer dès qu’il fut possible d’importer
les conifères du Liban. Les navires égyptiens évoluèrent réellement dans leur conception à partir du VIe siècle av. J.-C. sous l’influence
des ingénieurs et capitaines phéniciens. L’histoire égyptienne nous a laissé des listes impressionnantes de bateaux. À certaines époques,
les grandes flottes marchandes comptèrent sur les mers et le Nil plus de mille nefs, dont les types les plus répandus étaient le chaland à blé,
le bateau-étable et le vaisseau de combat dépassant les soixante mètres de long.
BATÉE : naïade dont le spartiate Œbalos eut trois fils et une fille : Tyndare, Hippocoon, Icarios et Aréné.
BATÉE : fille de Teucer ou de Tros. Sœur de Néso. Épouse de Dardanos et mère d’Ilos et d’Érichhonios.
BATHYCLÈS : guerrier achéen. Fils de Chalcon. Glaucos le tua au siège de Troie.
BATHYLLOS : fils de Phorcys et de Céto.
BATILLUS :
1. Petite chapelle sur laquelle on brûlait l’encens.
2. Pelle destinée à enlever les ordures.
BATON : conducteur du char d’Amphiaraüs. La terre l’engloutit avec Amphiaraüs au siège de thèbes.
BÂTON : le bâton de jet était une arme préhistorique. On l’employa jusque sous le Nouvel Empire (1590-525) dans un but religieux pour la
chasse aux oiseaux dans les marais.

Tombe de Nakht: Chasse au bâton dans les marais
BATTOS : le bègue. Berger de Pylos au service de Nélée. Il vit hermès dérober les troupeaux d’Apollon et, pour prix de son silence, il se
fit donner la plus belle des vaches volées. Hermès revint sous le déguisement d’un paysan et lui proposa un bœuf et une vache contre le nom
du voleur. Battos céda à la tentation et dévoila le nom d’Hermès. Alors le dieu le changea en rocher qui fut appelé le guet de Battos.
BATTOS : minyen de l’île de Théra, fondateur de Cyrène en Libye. Fils de Polymneste et de Phronime. Son véritable nom était Aristotélès.
Un vice d’élocution le fit surnommer Battos (le Bègue). Pour guérir, suivant les conseils de l’oracle de Delphes, il alla fonder d’abord Platée,
puis Cyrène. On raconte qu’à son arrivée en Libye, Battos poussa un cri d’épouvante et retrouva une élocution normale. Une statue lui
fut consacrée à Delphes par les Cyrénéens.
BAUBO : habitante d’Éleusis. Lorsque Déméter, à la recherche de sa fille, arriva à Éleusis, une vieille femme nommée Baubo lui donna
l’hospitalité et lui offrit une boisson que la déesse refusa. Baubo fit alors un geste vulgaire qui égaya Déméter et lui fit accepter la boisson.
BAŸ : grand chancelier, vers 1230 av. J.-C. Il aida la reine Taousert dans sa lutte contre l’anarchie, mais ne put éviter l’effondrement de la
XIXe dynastie.
BDELLA : fille d’Héraclès.
BEAUVOISIN : commune de la Drôme sur laquelle fut découvert, en 1865, un trésor gaulois composé de monnaies, de fibules et de bagues.
BÉBIT : le bébit était un produit à base de racines et de charbon avec lequel les Égyptiens badigeonnaient les soubassements de leurs maisons
pour faire fuir les insectes. Le même effet était obtenu avec des solutions de natron.
BÉBRYCÉ : danaïde. Épouse d’Hippolyte ou de Chthonios.
BÉBRYCES :
1 Celtes de la fin de l’âge du bronze qui vivaient sur la rive droite du Rhône dans l’Hérault.
2. Peuple rencontré par les Argonautes. Dans le second chant Appolonius de Rhodes le raconte ainsi (extrait): Sur ce rivage était la demeure
d'Amycus roi des Bébryces (1) et les étables qui renfermaient ses nombreux troupeaux. Fils de Neptune et de la Nymphe Mélia, Amycus était le plus féroce et le
plus orgueilleux des mortels. Par une loi barbare, il obligeait les étrangers à se battre au pugilat contre lui et avait déjà fait périr ainsi plusieurs de ses voisins.
Dès qu'il aperçut le vaisseau, il s'approcha du rivage, et sans daigner s'informer ni quels étaient les Argonautes ni quel était le sujet de leur voyage :
« Vagabonds, leur dit-il fièrement, écoutez ce qu'il faut que vous sachiez. De tous ceux qui abordent chez les Bébryces, aucun ne s'en retourne sans avoir auparavant essayé ses bras contre les miens. Choisissez donc le plus habile d'entre vous au combat du ceste, afin qu'il se mesure à l'instant avec moi. Telle est la loi que j'ai établie. Si vous refusiez de vous y soumettre, la force saurait bien vous y contraindre. » Ce discours remplit d'indignation les Argonautes. Pollux, plus vivement offensé du défi qu'aucun autre, s'empressa de l'accepter et répondit ainsi : « Arrête, qui que tu sois, et cesse de parler de violence. Nous obéirons volontiers à ta loi; tu vois ton adversaire et je suis prêt à combattre. » Amycus, étonné de sa hardiesse, le regarda en roulant des yeux farouches, comme un lion environné par des chasseurs fixe ses yeux ardents sur celui qui lui a porté le premier coup.
Le fils de Tyndare dépose aussitôt son manteau dont le tissu délicat était l'ouvrage d'une Lemnienne qui le lui avait donné comme un gage de sa tendresse. Le roi des Bébryces détache en même temps le sien de couleur noire et d'une étoffe grossière, et le jette par terre avec le bâton noueux qu'il portait à la main. Près d'eux était un lieu commode pour le combat. Les Argonautes et les Bébryces se rangent à l'entour et s'asseyent séparément sur le sable. Les deux rivaux offraient aux yeux des spectacles bien différents. Amycus ressemblait à un fils de l'affreux Typhon ou aux Géants que la terre irritée enfanta contre Jupiter .Pollux était aussi beau que l'étoile brillante du soir; un léger duvet ombrageait encore ses joues, la grâce de la jeunesse brillait dans ses yeux, mais il avait la force et le courage d'un lion. Tandis qu'il déployait ses bras pour essayer si la fatigue et le poids de la rame ne leur avaient point ôté leur souplesse, Amycus, qui n'avait pas besoin d'une pareille épreuve, le regardait de loin en silence (5) et brûlait de verser son sang. Lycorée, l'un des serviteurs du roi, jeta devant eux des cestes d'une force et d'une dureté à toute épreuve : « Prends sans tirer au sort, dit fièrement Amycus, et choisis ceux que tu voudras, afin qu'après le combat tu n'aies aucun reproche à me faire. Arme tes mains et bientôt tu pourras dire si je sais former un gantelet de cuir et faire couler le sang des joues de mes adversaires.
BÉCUNA : concubine du roi de Tara qui, pour échapper aux avances amoureuses d’Art, le fils du roi, proposa à ce dernier une partie d’échecs
en deux manches. Vainqueur de la première, Art s’empara de la baguette magique de son père. Perdant lors de la seconde manche, il fut
condamné par Bécuna à errer sur l’océan où il rencontra Delchaen, sa future épouse.
BED : sel alcalin qui servait à purifier l’eau destinée au rinçage de la bouche, au lever et après les repas.
BÉGOÉ ou VERGOIA : nymphe de Toscane, qui donna aux homme l’ars fulguritorum, moyen de purifier les lieux frappés par la foudre. Cet
ars était consacré à Rome avec les livres sibyllins dans le temple d’Apollon.
BEL : dieu de lumière adoré sous divers noms dans l’Antiquité. Béli pour les Celtes, il s’appela Bellus au temps des Gallo-Romains après avoir
été l’une des principales divinités gauloises sous le nom de Bélénos.
BÉLÉNOS OU BÉLÉNUS : le Brillant. Symbole de la lumière, ce dieu fut surnommé l’Apollon gaulois. Patron des inventions, guérisseur, jouant un rôle déterminant sur la raison et l’intuition, il était particulièrement aimé. Son sanctuaire principal était situé à Stonehenge.

BÉLÉSIS : prêtre chaldéen, gouverneur de Babylone, , se souleva, de concert avec Arbacès, gouverneur de Mèdes, contre Sardanapale.
Ils renversèrent le premier empire d’Assyrie, et Bélésis fut roi à Babylone de 759 à 747 av. J.-C.
BELETTE : comme l’hermine, la belette symbolisait l’indomptable vierge guerrière.
BELGES : venus du nord, de la côte frisonne vers 320 av. J.-C., les Belges franchirent le Rhin et s’établirent de l’Argonne à la Manche. Parmi
eux se trouvaient les Ambiens (Amiens), les Bellovaques (Beauvais), les Suessions (Soissons) sur l’Aisne, les Rèmes (Reims) sur la Marne,
les Morins (Boulogne), les Atrébates à Arras, les Viromandiens (Saint-Quentin), les Nerviens (Bavay), les Ménapes dans les Ardennes.
Ils atteignirent la Bretagne et l’Irlande vers 300. Pendant la guerre des Gaules (58-51), ils s’opposèrent violemment aux légions de Jules César
et envoyèrent des renforts à Vercingétorix lors du siège d’Alésia.
BÉLI : dieu divin personnalisé par le saule, fils de la déesse Bélili.
BÉLIER : les druides firent du bélier le symbole de la fertilité, de la vie en mouvement et de la création.
BÉLILI : mère du dieu Béli, cette déesse était la patronne des arbres.
BÉLISAIRE (BELISARIOS) : général de l’empereur Justinien. Né en 490 en Thrace, mort en 565 à Constantinople. Après de nombreuses
victoires en Asie, il épousa une amie de l’impératrice Théodora, Antonina, fille d’un conducteur de char et réprima une sédition en 532. En 533,
il dirigea une expédition contre les Vandales d’Afrique et vainquit le roi Gélimet à Tricaméron. Puis il écrasa les Ostrogoths en Italie, prit la
Sicile, Naples, Rome et fit prisonnier Vitigès en 538. Plusieurs fois calomnié, dépouillé de ses biens et reconduit dans ses fonctions de général,
il battit le roi des Perses, Chosroès Ier, reprit Rome tombée entre les mains de Totila et repoussa une dernière fois les Bulgares qui
menaçaient Constantinople en 559.

Bélisaire demandant l'aumône par David
BÉLISAMA : la Très Brillante. L’une des plus importantes déesses gauloises. Comparée à Minerve, gardienne du feu sacré, elle était invoquée
lors des combats, mais on l’associait aussi à l’art et à la médecine. Elle était aussi la patronne des forgerons , des artisans du métal et du verre
Elle était l’épouse du dieu Bélénus.
BELLÉROPHON : héros corinthien. Fils de Glaucos et d’Eurymède. Après le meurtre accidentel de Belléros, il se retira à Tirynthe
ou à Argos chez le roi Prœtos pour expier son crime. Antée, femme de Prœtus, dont il avait rejeté l’amour, le calomnia par vengeance et demanda sa tête. Prœtos envoya Bellérophon à son beau-père Iobatès, roi de Lycie, avec des tablettes scellées contenant l’ordre de tuer le porteur. Ayant ouvert les tablettes, Iobatès l’envoya combattre la Chimère. Bellérophon tua le monstre. À son retour, le roi lui imposa
de vaincreles Solymes et les Amazones. Il réussit à les battre. Alors Iobatès le fit attaquer par une troupe de Lyciens. Il les tua tous. Iobatès,
reconnaissant alors Bellérophon comme appartenant à la race des dieux, partagea avec lui le trône et lui donna en mariage sa fille Philonoé
ou Anticlée, ou Cassandre, qui mit au monde deux fils et une fille : Isandre, Hippolochos et Laodamie.

Bellerophon reçoit Pégase des mains d'Athéna Bellerophon et Pégase combattant la Chimère
BELLÉROS : prince corinthien, tué accidentellement par Hipponoüs, qui prit le nom de bellérophon.
BELLICA COLOMNA : monument qui était situé en face du temple de Bellone à la porte Carmentale de Rome. Le fécial y dardait sa lance lors
de la déclaration de guerre contre un pays ennemi.
BELLONE : voir ÉNYO
BELLONE (BELLONA) : déesse de la Guerre, sœur, épouse ou fille de Mars. Elle conduisait un char attelé de deux chevaux, Favor et
Formido : l’effroi et la crainte. À Rome, son temple avait été érigé près de la porte Carmentale. Il servait de lieu de réunion au sénat qui y
recevait les généraux vainqueurs et les ambassadeurs.

Bellone par Rodin
BELLOVAQUES : Gaulois du Nord dont le territoire s’étendait jusqu’en Belgique. Ils avaient pour capitale Bratuspandium (près de Beauvais).
BELLOVÉSUS : neveu du roi Ambigat, frère de Ségovèse, ce chef gaulois fonda la ville de Milan en Italie.
BELNA : déesse gauloise des sources et de la santé. Elle était adorée par les Arvenes dans l’actuel village de Beaune d’Allier.
BELTAINE : Beltaine était la plus grande fête gauloise de l’année. Elle débutait le 1er mai (mois dit du saule) par de grands feux qui
symbolisaient l’avenir et la foi dans le destin.
BEN-AZEN : officier de la maison royale de Mineptah, vers 1230 av. J.-C. On connaît ainsi sa carrière d’échanson à travers des textes. En vérité, il
s’appelait Ramsès-em-per-Rê, c’est-à-dire « Ramsès dans la maison de Rê », et surnommé Ben Azen, nom qui atteste une origine transjordanienne.
D’une extraordinaire longévité, il exerça sa fonction sous Ramsès II (1290-1224 av. J.-C.) et il était encore en poste sous Ramsès III (1194-1163 av. J.-C.)
BENBEN : pierre dressée pour le culte solaire.
BENDIDIES : fêtes célébrées chaque année en l’honneur de Bendis au Pirée, port d’Athènes.. Très licencieuses, elles se déroulaient le 28e
jour du mois de Thargélion.
BENDIS : déesse de la lune chez les Thraces. Elle était armée de deux lances et brillait d’une double lumière. Son culte fut importé au Pirée.

BÉNÉFICE : sous l’Empire, on donnait ce nom à tout don que l’Auguste détachait de son domaine et à des concessions faites à des vétérans
de guerre.
BENEFICIARIUS : sous-officier romain attaché à la personne d’un officier.
BENEFICIARIUS CONSULARIS : sous-officier romain en fin de carrière.
BÉNÉVENT : abbaye de la Creuse dans laquelle on découvrit en 1820 un trésor composé de monnaies dont une partie est aujourd’hui
visible au Cabinet des médailles à Paris.
BENNA : chariot à quatre roues en osier. Il transportait des marchandises ou des personnes.
BENNOU : nom du héron cendré d’Héliopolis associé à Rê et au lever du soleil. Selon Hérodote, comme le phénix, après une vie de 4500 ans,
il renaît de ses cendres.

BENTANTA : fille de Ramsès II et d’Isis-Nofret.

Certains archéologues admettent qu'il s'agit de Bentanta aux pieds de Ramsès II
BENTHÉSICYMÉ : Éthiopienne. Fille de Poséidon et d’Amphitrite. Poséidon lui confia Eumolpe qu’elle éleva.
BÉOTIE : contrée située entre la Locride Opontienne, la Phocide, la mer Alcyonienne et le golfe de Corinthe. Ses habitants avaient la réputation
d’être frustes. Les premiers Béotiens furent les Aones, les Hyantes et les Lélèges, tous Pélasges. Les Hellènes et les Éoliens s’établirent ensuite,
puis les Thraces. Le pays, réuni à l’Attique, se nommait alors Ogygie. Le phénicien Cadmos serait venu fonder Thèbes et apporter la civilisation
avec l’alphabet. La royauté fut abolie au XIIe siècle av. J.-C., et les villes gouvernées par des béotarques qui formèrent une confédération dite
pambéotique. Thèbes, sa capitale, fut toujours l’ennemie d’Athènes. Après la bataille de Chéronée et la prise de Thèbes par Alexandre le
Grand, la Béotie tomba dans l’oubli.
BERCEAU : fabriqué en bois de bouleau, il protégeait l’enfant des influences maléfiques.
BERCHÈH : nécropole située à 280 km au sud du Caire sur la rive droite du Nil. Quelques nobles des Xie et XIIe dynasties (2050-1786) s’y firent
ensevelir.

Cercueil de Sopi trouvé dans la nécropole
BERCILAK : Géant Vert représentant la végétation qui jeta un défit à Arthur en mettant sa tête en jeu.
BÉRÉNICE I : fille de Lagos, nièce d’Antipater (vers 350 av. J.-C.). Elle épousa un Macédonien du nom de Philippe, puis Ptolémée Soter qui
abandonna pour elle sa femme Eurydice. Elle fit désigner pour lui succéder son fils Ptolémée Philadelphe au détriment des enfants d’Eurydice.
BÉRÉNICE II de Cyrène : fille de Ptolémée Philadelphe et femme de Ptolémée Évergète, roi d’Égypte. Durant une expédition que fit son époux contre Séleucos
Callinicos, elle promit de consacrer sa chevelure aux dieux si un heureux retour était accordé à Ptolémée. Sa prière ayant été exaucée, elle la coupa
et la suspendit dans le temple d’Arsinoé, sa mère, qui était révérée à Alexandrie sous le nom d’Aphrodite Zéphyritis. La chevelure disparut et
l’astronome Conon dit qu’il l’avait découverte parmi les constellations, près de la queue du Lion. Bérénice fut mise à mort par l’ordre de son fils
Ptolémée Philopator en 216 av. J.-C.

BÉRÉNICE : sœur de la précédente. Elle épousa Antiochos Théos, roi de Syrie. À la mort de son époux, elle fut tuée par Laodicé, première femme
d’Antiochos (217 av. J.-C.)
BÉRÉNICE III: fille du roi Ptolémée IX et de Cléopâtre Séléné. elle épousa son oncle Ptolémée X, puis son cousin Ptolémée XI. Ce dernier la fit
assassiner en -80 avant d'être lui-même mis à mort par le peuple révolté.
BÉRÉNICE IV: princesse de la dynastie lagide qui règna sur l'Egypte de 58 à 55. fille de Ptolémée XII Aulète Néos Dyionisos. En 58 le peuple d'Alexandrie se
révolta contre son père, coupable selon lui d'inertie face à Rome qui venait d'annexer Chypre. Ptolémée XII renversé, Bérénice fut portée sur le trône avec
son mari Archéolos de Cappadoce. Au bout de trois ans Ptolémée parvint à reprendre le pouvoir en Egypte en corrompant le gouverneur de Syrie,
Aulus Gabinius qui reprit Alexandrie avec ses troupes en -55. Ptolémée XII, à peine réinstallé au pouvoir, fit exécuter Bérénice.
BÉRÉNICE : fille d’Hérode Agrippa Ier, roi du Judée. Née en 28, elle épousa son oncle Hérode, roi de Charcis, puis Polémon, roi de Cilicie qu’elle quitta pour aller vivre avec son frère Hérode Agrippa II à Césarée, puis à Jérusalem. Protégée par Vespasien, maîtresse de Titus, elle suivit ce dernier à Rome. Le peuple romain s'opposant à leur maraiage, titus la délaissa.
BÉRÉNICE : fondé sous le règne de Ptolémée II Philadelphe, en 274 av. J.-C., ce port de la mer Rouge devint une place commerciale importante sous la domination grecque.

Ruines de la ville de Bérénice
BÉRÉNICE : épouse de Ptolémée Ier Soter, mère de Ptolémée II Philadelphe et de la future reine Arsinoé II. Noble dame, elle suivit la princesse
Eurydice, fille d’Antipater, lorsque cette dernière se rendit en Égypte pour épouser Ptolémée Ier Soter. Elle devint la maîtresse du roi avant de l’épouser
en 317 av. J.-C.
BÉRÉNICE : fille de Ptolémée II Philadelphe qui lui donna en mariage à Antiochos II de Syrie lors du traité de paix signé entre les deux pays en
255 av. J.-C. Pour assurer sa fécondité, elle emporta une abondante provision d’eau du Nil dans ses bagages.
BÉRÉNICE : fille de Ptolémée III Évergète. Après sa mort prématurée en 283 av. J.-C., on lui rendit un culte royal.
BÉROÉ : nourrice de Sémélé. Héra emprunta ses traits pour donner à Sémélé le fatal conseil qui la perdit.
BÉROÉ : océanide.
BÉROÉ : fille d’Adonis et d’Aphrodite. Poséidon la voulut pour épouse, mais Aphrodite la donna à Dionysos.
BÉROÉ : femme de Doryclos d’Ismare, compagnon d’Énée. Iris prit les traits de Béroé pour persuader les Troyennes d’incendier la flotte sur la côte de Sicile.
BÉROSE : historien chaldéen, du IVe siècle av. J.-C., avait écrit une Histoire de la Babylonie ou de la Chaldée, depuis les temps les plus anciens.
Josèphe en a tiré un grand parti pour ses Antiquités. On trouve les Fragments de Bérose dans le tome XIV de la Bibliothèque grecque de Fabricius
dans les Fragments historicorum græc de Didot. Richter les a réunis dans un volume à part, 1825.
BÈS : dieu nain à la tête grotesque ornée de plumes et tirant la langue. Il protégeait les accouchées du mauvais œil. D’origine nubienne, il traversa les âges
jusqu’à la fin de la domination romaine. Il dut cette longévité à l’amour et à la confiance que lui portaient les classes populaires. À Abydos, il devint un dieu
guérisseur avant que les premiers chrétiens n’en fassent un démon.

Bès à Denderah

Bès au temple d'Hathor à Philaé
BESCHEID : nécropole celte en Allemagne. Datant de l’an 400 av. J.-C., on y a découvert la sépulture d’une jeune princesse d’environ huit ans. Le corps portait des
parures en bronze, un brassard en fer, une ceinture, deux anneaux et trois fibules fermant un vêtement. À ses pieds se trouvait une coupe étrusque en bronze.
BESSI : peuple sauvage de l’ancienne Thrace au nord du mont Rhodope. Il fut soumis par les Romains.
BESSOS : satrape de Bactriane. Il prit part à la bataille d’Arbelles et assassina Darius fugitif. Mais poursuivi et pris par les Grecs,
il fut livré à Oxathrès, frère de Darius, qui le fit périr dans les supplices, à Bactres, 328 av. J.-C.
BESTIA (LUCUS CALPURNIUS) : tribun du peuple au IIe siècle av. J.-C., il devint consul et fut chargé de poursuivre
Jugustha. S’étant laissé corrompre, accusé par Memmius, il fut condamné à l’exil perpétuel.
BESTIARIUS : homme qu’un particulier romain louait pour combattre les bêtes sauvages aux jeux du cirque. Le bestiarius
appartenait à une classe inférieure à celle des combattants. Sous l’Empire, son armement défensif et offensif s’allégea et il
se battit les bras et les jambes entourés de bandages, tenant à la main gauche un morceau d’étoffe coloré qu’il agitait devant la bête.

BÉSYCHIDES : prêtres du temple des Érinyes qui fut élevé à Athènes près de l’Aréopage sur le conseil d’Épiménide de Crète.
BÊT EL-OUALI : « maison du saint ». Temple creusé dans la montagne à Kalabshâ en Basse –Nubie, sous le règne de
Ramsès II (1298-1235).

A l'intérieur du temple, le roi offre les vases Nou à l'Horus de Baki
BETHACH : le bouleau. Cet arbre symbolisait l’intelligence et la science. Les druides l’associèrent à la première lettre de leur
alphabet, beth.
BETH-LUIS-NION : les trois premières lettres de l’alphabet druidique des arbres. Voir alphabet des arbres.
BÉTYLE : pierre sacrée qui avait la forme d’un coin ou d’un cône allongé. Non loin du temple de Delphes était une pierre semblable,
que chaque jour on oignait d’huile et que, en période de fête, on enveloppait de laine brute. Cette pierre était celle que Cronos aurait
dévorée à la place de ses enfants.
On distingue plusieurs sortes de Bétyle:
l'Omphalos des grecs (voir ci-dessus)
la « pierre noire » de Pessimonte, associée au culte de Cybèle.
Le Lapis Niger de Rome.
Le bétyle phrygien de Cybèle rapporté à Rome en 204.
Le bétyle d'Elagabal d'Emèse rapporté aussi à Rome.
Les bétyles de l'Artémis de Sardes et de l'Astarté de Paphos.
BIA : la violence personnifiée. Fille du titan Pallas et de Styx.
BIANOR : centaure tué par Thésée aux noces de Pirithoüs.
BIAS : pylien. Fils d’Amythaon et d’Idoméné et frère du devin Mélampe. La fille de nélée, Péro, était promise à celui de ses
prétendants qui enlèverait les bœufs de Phylacos. Bias fut celui qui réussit cet exploit grâce à Mélampe, et il épousa Péro.
Bias dans la légende de Mélampous: Mélampous habitait à Pylos sous le règne d'Anaxagoras ou de Proetos. Proetos, frère d'Acrisios, détrôné par son frère, se réfugia à la cour d'Iobate, roi de Lycie, son beau-père, qui lui donna l’aide
nécessaire pour qu’il remonte sur le trône d'Argos. Il épousa Sthénobée. Il fut tué par Persée, pour avoir usurpé le trône
d'Argos par rapport à Acrisios ; mais plus tard Mégapenthe son fils vengea sa mort sur Persée. Bias demanda la main de Péro, la jolie fille de Nélée roi de Pylos successeur de Polyphantès. Mais les prétendants étaient
nombreux et Nélée avait décidé de la donner en mariage au jeune homme qui réussirait à lui ramener le bétail de Phylacos. Le
troupeau se trouvait à Phylacè, et il était gardé par un chien terrible qui empêchait tout le monde d’approcher. Bias demanda l'aide
de son frère qui lui révéla ce qui arriverait : celui qui serait découvert en train de voler le bétail ferait un an de prison, mais ensuite
le bétail lui appartiendrait. Ayant donné sa parole, Mélampous se rendit à Phylacè et, comme il l'avait prédit, il fut découvert et
jeté en prison. Alors qu’il était en prison il entendit des thermites qui disaient que le plafond n’allait pas tarder à s’effondrer.
Mélampous en informa les gardes et demanda à être transféré immédiatement dans une autre cellule. Peu après, son ancienne
cellule tomba en poussière. Phylacos fut très impressionné par les dons de Mélampous, il le fit libérer et lui demanda pourquoi son
fils Iphiclos n'avait pas encore d'enfants. Mélampous promit de l'aider, si Phylacos lui donnait son troupeau. Le prix était
conséquent mais il était important d’avoir une descendance. Mélampous sacrifia un boeuf et parla aux vautours venus pour manger les carcasses. Ils lui dirent qu'ils avaient fait un aussi bon
festin bien des années auparavant, quand le roi avait fait un sacrifice de béliers; mais le jeune prince avait été effrayé par le
grand couteau sanglant que le roi avait promptement jeté au loin pour calmer l'enfant. Malheureusement le couteau sacrificiel
avait frappé un arbre et avait blessé l'hamadryade qui l'habitait et de douleur, elle avait maudit le prince. L’hamadryade indiqua à
Mélampous comment guérir l'enfant. Il devait prendre le couteau toujours fiché dans le tronc de l'arbre puis le faire bouillir dans de
l'eau, et donner cette eau rouillée à boire au prince pendant dix jours. Quelques temps plus tard l’épouse d'Iphiclos tomba enceinte.
Ainsi Mélampous conduisit le troupeau à Pylos, et en échange il eut la main de la fille de Nélée, qu’il confia à son frère. Dans une autre
version il est dit que c’est Mélampous qui épousa Péro.
BIAS : roi de Mégare. Frère de Ctéson. Son neveu Pylas le tua.
BIAS : fils de Mélampe et d’Iphianire.
BIAS : un des fils de Priam.
BIAS : l’un des sept sages de la Grèce. Né à Priène en Ionie vers 570 av. J.-C., il fut un philosophe pratique et plaida les causes
justes. Les Ioniens n’écoutèrent pas ses conseils lorsqu’il les engagea à fuir en Sardaigne plutôt que de se soumettre à Cyrus. Les
habitants de Priène qui l’avaient écouté emportèrent leurs biens les plus précieux. Bias n’emporta rien. Il répondit à ceux qui s’en
inquiétaient : « Je porte tout avec moi.»
BIAS : conseiller du roi Amasis (568-526 av. J.-C.).
BIBACULUS (FURIUS) : écrivain satirique latin né à Crémone vers 130 av. J.-C.
Suétone dans son ouvrage" des grammairiens illustres" nous livre ces mots de Bibaculus en parlant de Valérius Caton (extrait):
Il (Caton) parvint à une vieillesse fort avancée, mais dans une grande pauvreté, presque dans la misère, et se cachant dans une mauvaise
cabane, après avoir abandonné à ses créanciers sa villa de Tusculum, ainsi que nous l’apprend Bibaculus : « Quand on voit la maison de mon cher
Caton, et ces lambris peints en rose, et ces jardins confiés à la garde de Priape, on se demande par quel art il a pu parvenir à ce comble de la
sagesse, que, pour le nourrir sous un méchant toit jusqu’à son extrême vieillesse, il suffit de trois tiges de légumes, d’une demi-livre de farine et de
deux grappes de raisin. » Le même poète( Bibaculus) dit encore « O mon cher Gallus, les créanciers de Caton allaient dernièrement par toute la ville,
proposant l’achat de sa maison de Tusculum; et nous nous étonnions qu’un maître sans pareil, qu’un grammairien consommé, qu’un poète excellent,
qui sait résoudre toutes les questions, pût se trouver, une seule fois embarrassé. Il a la sagesse de Zénodote, il a l’austérité de Cratès. »
BIBENTALIS : prêtres chargés de purifier les lieux frappés par la foudre.
BIBESIA : déesse romaine qui avec Edesia présidait aux festins. Elle représentait plus particulièrement les boissons.
BIBLIOPOLA : libraire. Il vendait les manuscrits originaux et des copies reproduites par les employés aux écritures de sa boutique.
BIBLIOTHÈQUE : les Égyptiens conservaient leurs papyrus roulés dans des jarres et des coffrets. La bibliothèque, au sens moderne du
mot, avec ses alvéoles ou ses rayons de rangement, n’apparut que très tardivement, avec l’arrivée des Grecs.
BIBRAX : capitale des Rèmes près de laquelle fut massacrée une grande partie de l’armée belge par les Romain en 58 av. J.-C. Elle servit de
base de repli et de centre de ravitaillement aux légions.
BIBULUS (MARCUS CALPURNIUS) : édile, préteur, puis consul en 59 av. J.-C. en même temps que César. Réactionnaire, il combattit les
mesures de son collègue, puis se désintéressa de ses fonctions. Il soutint Pompée dans la guerre civile. Devenu proconsul en Syrie, il obtint le
commandement de la flotte de la mer Ionienne. En 50, un an avant sa mort, ses deux fils aînés furent assassinés en Égypte par les soldats de
Gabinius.
BIBULUS (LUCIUS CALPURNIUS) : troisième fils du précédent. Ami de Brutus, il participa à la bataille de Philippes, puis reçut d’Antoine le
commandement de la flotte. Ayant négocié la paix entre Octave et Antoine, il mourut gouverneur de Syrie. Plutarque s’inspira de ses écrits sur
Brutus.
Plutarque dans "La vie d'Antoine"(extrait): Il s'opposa d'abord au consul Marcellus, qui assignait à Pompée les troupes qui étaient déjà sur pied, et
l'autorisait à faire ne nouvelles levées. Antoine, au contraire, fit décréter que l'armée qui était déjà rassemblée marcherait en Syrie, pour renforcer
celle de Bibulus qui faisait la guerre aux Parthes, et que personne ne pourrait s'enrôler sous Pompée.
BICHE : la légende celte nous raconte que Sapv, la mère d’Ossian, poète guerrier du IIIe siècle de notre ère, fut transformée en biche par un druide.
BICHE BLANCHE : c’était sous cette forme que la reine d’Ys, Dahud, aimait courir les bois, traquée en vain par le roi Marc’h.
BICLINIUM : sofa sur lequel deux personnes pouvaient prendre leur repas.
BIDEN : houe à deux dents pour les gros travaux dans les champs.
BIDENTAL : petit temple ou chapelle consacré par les augures. Il contenait un autel élevé sur un lieu où la foudre avait frappé. Il était d’usage
d’y sacrifier une brebis de deux ans.

Bidental de Pompéi
BIÈRE : chez les Celtes, la bière était considérée comme sacrée, caractère qu’elle perdit au début du Ier siècle avant notre ère.
BIÈRE : pour élaborer la bière, on pétrissait de la farine d’orge dont on faisait un pain. Ce pain était brisé dans un mélange d’eau et de dattes.
On laissait macérer avant de filtrer. Les tavernes ou maisons de bière, fréquentées surtout par les jeunes étudiants entre les heures de cours,
étaient considérées comme des lieux de débauche.
BIFORMIS : épithète latine attribuée aux êtres à nature double tels que le Minotaure, les centaures ou Janus.
BIFRONS : buste à double tête servant à orner les bibliothèques et les galeries de peinture romaines.
BIGATUS : denier d’argent romain au revers duquel était frappé un char tiré par deux chevaux.
BIGE (BIGA) : équipage ou char tiré par deux chevaux attelés ensemble.
BIGGEH : lieu de culte proche de Philae où Osiris possédait un tombeau et Hathor un temple.
BIJOUX : chez les Celtes, d’or, d’argent ou de bronze, les bijoux avaient souvent une fonction sacrée. Il était d’usage de s’en
séparer lors d’un mariage ou d’un acte liturgique important en les jetant dans une eau profonde et paisible (lac ou étang).
BIJOUX : les bijoux nous ont été révélés à travers les nombreuses découvertes faites dans les tombes des reines et des dames de
la noblesse, telles que Hétéphérès, Sénebtisi, Ahhotep, Taousert. Colliers, chaînes, perles d’or, diadèmes, pectoraux, tous les bijoux
témoignent d’une technique et d’une imagination remarquables. Les femmes portèrent des boucles d’oreilles fers 1500 av. J.-C., les
hommes adoptèrent la chevalière vers 600 av. J.-C. Avec le temps et au contact des civilisations sémitique et grecque, les bijoux
s’alourdirent. Les joailliers multiplièrent les incrustations, les matières et les couleurs. Á toutes les époques, les bijoux furent l’objet
de la convoitise des voleurs et des aventuriers. Sous les derniers Ramsès, ces pilleurs se munissaient de l’indispensable guide écrit
sur papyrus et intitulé Livre des perles enfouies et des trésors précieux.


BIKOURGEAN : nom celte de la forteresse de Kleine Gleichberg (voir ce nom).
BILISTICHÉ : maîtresse et favorite de Ptolémée II Philadelphe qu temps où ce dernier était marié à Arsinoé Ier. Elle regagna le cœur
du souverain à la mort d’Arsinoé II et devint une véritable reine. Remarquable compétitrice, elle gagna deux fois la course de chars à Alexandrie en 268 et 260 av. J.-C. À sa mort on l’honora sous le nom d’Aphrodite Bilistiché.
BINEMOUASET : « Le mal est en Thèbes ». Noble nubien qui, poussé par sa sœur, alors dame du harem sous Ramsès III (1194-1166),
fut mêlé au complot de la reine Tiyi contre le roi. On le condamna à mort.
BION : nom de deux rhéteurs grecs, d’un poète tragique du Ier siècle av. J.-C. et d’un mathématicien d’Abdère au IIIe siècle av. J.-C.
BION : poète bucolique grec du IIIe siècle av. J.-C. Il naquit à Smyrne, vécut en Sicile au temps de Théocrite et mourut empoisonné .
On a de lui 17 idylles en dialecte dorien, dont un « Chant funèbre en l’honneur d’Adonis », « l’Épithalame d’Achille et de Déidamie ».
Extrait des chants funèbres en l'honneur d'Adonis: Dès qu'elle vit, qu'elle aperçut l'affreuse blessure d'Adonis ; dés qu'elle vit le sang épanché sur sa cuisse
flétrie, elle étendit les bras en disant d'une voix plaintive : "Arrête, Adonis ! arrête, malheureux Adonis ! que je te voie pour la dernière fois, que je t'embrasse
encore, que je colle mes lèvres sur tes lèvres ! Réveille-toi un moment, cher Adonis ; embrasse-moi pour la dernière fois ; embrasse-moi tant que ton baiser vit
encore plein de flamme : que ton dernier soupir passe au fond de mon cœur et pénètre dans mon, âme ; que je savoure ce doux philtre , que je m'enivre
d'amour. Je conserverai ce baiser comme toi-même, puis que tu me fuis, infortuné ! Tu fuis loin de moi, cher Adonis ; tu vas aux bords de l'Achéron, vers le roi
sombre et farouche. Et moi, malheureuse, je vis, je suis déesse, et je ne puis t'accompagner. Proserpine, reçois mon époux ; tu l'emporte de beaucoup sur moi :
tout ce qu'il y a de beau descend vers toi. Je suis au comble de l'infortune, ma douleur est inconsolable : je pleure Adonis, qui est perdu pour moi, et je te crains,
déesse. Tu meurs, aimable Adonis ; mon bonheur s'est envolé comme un songe ; Cythérée est veuve ; les Amours errent inutiles dans mon palais ; ma ceinture a
péri avec toi. Et pourquoi donc, téméraire, allais-tu chasser ? Avec tant de beauté, quelle fureur d'attaquer les bêtes féroces ?" Ainsi gémissait Vénus. Les Amours disaient ensemble: "Hélas ! hélas ! Cythérée, il n'est plus le bel Adonis !" Vénus répand autant de larmes qu'Adonis perd de
sang. Ces pleurs et ce sang, en touchant la terre, deviennent des leurs : le sang enfante la rose et les pleurs l'anémone. Je pleure Adonis ; le bel Adonis n'est plus ! Cesse, ô Vénus ! de pleurer dans les forêts la mort de ton époux ; il est pour Adonis, il est une belle couche de feuillage.
Ton époux sans vie, ô Cythérée ! est gisant sur ton lit. Quoique mort, il est beau toujours, il est beau dans son trépas : on dirait qu'il sommeille. Place-le sur ces
tapis délicats où il dormait, où prés de toi, pendant la nuit, il goûtait son divin sommeil sur une couche dorée. Malgré sa pâleur, aime toujours Adonis ! étends-le sur
des guirlandes et sur des fleurs. Tout est mort avec lui comme il est mort lui-même, et toutes les fleurs se sont flétries. Inonde-le d'essences odorantes, inonde-le
de parfums.
BION : philosophe grec. Il naquit à Olbia, sur le Borysthène, et vécut à la cour d’Antigone Gonatas au IIIe siècle av. J.-C. Il appartenait à
l’école cynique.
BIPALIUM : bêche sur le manche de laquelle était fixée une barre transversale permettant au paysan romain d’exercer une pression du pied.
BIPEDA : grand carreau qui paraît les places publiques.
BIRÈME (BIREMIS) : vaisseau de guerre antique muni de deux rangs de rames de chaque côté de la coque.

Birème assyrienne

Birème phénicienne
:
Birème grecque

Birème romaine
BIRRUS : capote à poils raides munie d’un capuchon. Elle apparut vers la fin de l’Empire romain.
BISACCIUM : double valise de toile grossière.
BISALTÈS : fils d’Hélios et de Gaïa. Père de Théophane.
BISALTIE : région de l’ancienne Macédoine, arrosée par le Strymon et célèbre par ses richesses minérales.
BISELIUM ou BISELLIUM: large fauteuil d’apparat. Sans dossier, il était utilisé par les personnes de haut rang dans les lieux
publics et lors des représentations officielles.

BISTON : fils d’Arès et de Callirrhoé.
BISTONIDES : bacchantes de Thrace.
BISTONIS : nymphe qui donna un fils à Arès, Térée.
BITHYES : célèbres sorcières de Scythie. Leur regard tuait ceux qui s’y exposaient.
BITHYNIE : pays d’Asie Mineure entre le Pont-Euxin, la Propontide, la Mysie et la Galatie. Elle fut d’abord habitée par les
Bébryces, puis par les Bithyniens venus de la Thrace. Crésus s’en empara ; puis elle tomba avec la Lydie aux mains des Perses.
Ses chefs indépendants commandés par un satrape résistèrent à Alexandre le Grand et à ses successeurs. Nicomède Ier, allié aux
Gaulois, repoussa Antiochos Soter. Nicomède III légua la Bithynie aux Romains en 75 av. J.-C.

BITHYNIS : nymphe amante de Poséidon, dont elle eut Amycos.
BITHYNOS : fils de Zeus et de la Titanide Thracé.
BITIAS : fils d’Alcanor et frère de Pandare. Il fut élevé dans une forêt par Iæra. Il accompagna Énée en Italie. Turnus le tua.
BITON: frère de Cléobis. Fils de Cydippe, prêtresse d'Héra. Ayant traîné le char de leur mère à la place des boeufs, la déesse les récompensa en les endormant
pour toujours dans les bras l'un de l'autre.

Cléobis et Biton sculptés par Polymédès d'Argos en 580 avant J-C.
BITON : écrivain grec du IIIe siècle av. J.-C. On le connaît pour son ouvrage Les Machines de guerre, divisé en cinq parties.
BITOUOS : petit roi de la tribu des Volques au IIIe siècle avant notre ère.
BITUIT (BITUITUS) : roi des Gaulois Arvernes qui, en 122 av. J.-C., alla secourir les Allobroges attaqués par les Romains. Il
était monté sur un char garni d’argent et portait une cuirasse d’or. Lorsqu’il aperçut les légions ennemies, il déclara qu’il y avait
à peine de quoi nourrir ses chiens. Il fut cependant battu.
BITURIGES : rois du monde. Ces Gaulois occupaient deux territoires. Les Bituriges Cubi au nord avec pour capitale Avaricum
(Bourges) et les Buturiges Vivisci au sud centré autour de Burdigala (Bordeaux). Ils se soulevèrent contre les envahisseurs romains
en 58 avant notre ère.

Sépultures biturigesau musée de Bourges
BITURITÆ : ville gauloise des Allobroges, aujourd’hui Bédarrides. Elle a été rendue célèbre par la victoire de Domitius Ahenobarbus, en 122 av. J.-C.
BIVIA : déesse romaine des lieux devant lesquels les chemins aboutissaient.
BLAESUS (JUNIUS) : général romain qui commandait trois légions en Pannonie à l’avènement de Tibère. Nommé gouverneur d’Afrique, il battit Tacfarinas en 22. Éclaboussé par la disgrâce de son oncle Sejan, il se suicida avec son fils en 36.
BLANC : le blanc symbolisait la joie et le faste.
BLE : le développement de la culture des céréales, antérieure à l’arrivée des Celtes en Europe de l’Ouest, fut déterminant en Gaule dès le IIIe siècle avant notre ère. Les Gaulois cultivaient un blé d’excellente qualité qui entrait dans la composition de pains divers. Pour améliorer les rendements, les Gaulois inventèrent la première moissonneuse-batteuse dont l’usage fut perdu après les invasions barbares. À la base de tous les principes initiatiques, le blé symbolisait le cycle éternel de la vie et de la mort. Poursuivi par la déesse maléfique Cerridwen, Gwion le laid se métamorphosa en grain de blé. La déesse choisit alors l’apparence d’une poule noire et avala le grain. En retrouvant sa forme humaine, fécondée par le grain, elle accoucha d’un enfant d’une grande beauté.
BLEU : les druidesses gauloises se teignaient le corps en bleu afin d’honorer les puissances du ciel ou de la mer.
BLEU : le bleu symbolisait l’air. C’était la couleur d’Amon.

BLOC : druide du roi suprême de Tara, Conn Cetchathach.
BLODEUWEDD : femme-fleur qui épousa le héros Llew Llaw Gyffes, puis le trompa avec Gronw Pebyr le chasseur de cerf,
avec l’intention de tuer son mari. Étant parvenue à ses fins, elle s’enfuit mais fut retrouvée par le magicien, Gwyddyon qui la
transforma en chouette.
BLUICINE : druide du roi suprême de Tara, Conn Cetchathach.
BOADACH : roi immortel régnant dans l’Autre Monde qui attira le héros Conlé Caem pour l’initier.
BOADICA ou BOADICÉE ou BOUDICCA : épouse du faible roi des Celtes Icènes Prasutag. En 61, après le saccage de son
royaume et le viol de ses filles par les Romains, elle déclara la guerre à Rome, battit les légions et s’empara de Camuladunum
(Colchester) et de Londinium (Londres). Mais ne parvenant pas à tirer profit de ses victoires, elle fut vaincue par Suetonius Paulinus
et s’empoisonna.

La reine Boadicée à Londres
BOANN : déesse, autre épouse légendaire de son frère Elcmar. Elle eut un fils du dieu Dagda. Voulant se purifier dans l’eau mortelle
d’une source, elle perdit un œil, un bras et une jambe. Folle de douleur, elle donna naissance à la rivière Boyne.
BOARMIA : qui attelle les bœufs. Surnom d’Athéna en Boétie. Elle enseigna aux hommes l’art de soumettre les taureaux au joug et de
les employer au labourage.
BOCCHUS : roi de Maurétanie, beau-père de Jugustha. En guerre contre les Romains, il fut battu deux fois par Marius et consentit
à
livrer par trahison son gendre à Sylla, questeur de Marius en 106 av. J.-C. En récompense, il reçut le pays des Massésyliens.
BODBH : la corneille, Déesse celte qui excitait les guerriers dans les batailles. Rejetée par Cuchulain, elle tenta de s’enrouler sous
la forme d’une anguille autour de sa jambe, mais le héros la jeta contre un rocher.
BODUAGNAT : roi des Belges Nerviens, il s’allia aux Atrébates et aux Viromanques. Il tenta de résister à César, mais fut battu sur
la Sambre.
BOÈCE (ANICUS MANLIUS TORQUATUS SEVERINUS BOETIUS) : philosophe et homme d’État. Né en 470, mort en 524.
Il suivit les leçons de Symmaque à Rome. Savant, riche et bienfaisant, il obtint les faveurs de Théodoric, roi des Ostrogoths
d’Italie, qui le fit consul et maître des offices. On l’accusa d’être le complice d’Albinus et de conspirer avec Symmaque pour
délivrer l’Italie des Barbares. Il fut condamné à mort. Boèce est surtout connu pour son livre De la consolation et ses
commentaires sur Aristode et Cicéron . Jusqu’au début du Moyen Âge, on se servit de ses traités d’arithmétique et de géométrie.
BOÉDROMIES : fêtes célébrées à Athènes en l’honneur d’Apollon Boédromios. Elles avaient lieu le jour anniversaire de la victoire
de Thésée sur les Amazones, le sixième jour du mois de Boédromion.
BOÉDROMION : nom du troisième mois chez les Athéniens. Il correspondait à la fin du mois d’août et au commencement de
septembre.
Extrait d'après Daremberget Saglio en 1877: Il y avait deux sortes de mystères de Déméter liés les uns aux autres, chez les Athéniens ; c'est
ce qu'on appelait les petits et les grands mystères, ou abusivement les petites et les grandes Eleusinies. Ces deux fêtes mystiques
correspondaient aux deux époques agricoles principales, mises en rapport avec les moments décisifs de l'histoire mythique des grandes
déesses. Les petits mystères se célèbraient, de même que les Anthestéries, dans le mois d'anthestérion, le mois de la germination printanière,
représentée mythiquement par le retour ou ascension (anodos) de Proserpine. Les grands mystères ou Eleusinies proprement dites avaient lieu
chaque année dans le mois de boédromion, c'est-à-dire, à peu de chose près, à l'époque des semailles : on y commémorait l'enlèvement de
Proserpine et sa descente (kathodos) aux enfers. Déméter, avec sa douleur et la recherche persévérante qu'elle avait faite de sa fille, tenait le
premier rang dans la fête d'automne, tandis qu'à celle du printemps la dévotion se préoccupait particulièrement de Proserpine. Elle y
apparaissait comme l'épouse de Dionysos, union mystérieuse qui faisait aussi le fond de la fête des Anthestéries. Aussi disait-on que les petits
mystères appartenaient à Proserpine et les grands à sa mère ; pourtant celle-ci n'était point étrangère à la fête du printemps.
BOÉDROMIOS : celui qui vient en aide. Surnom d’Apollon à Athènes.
BŒOS : héraclide. Il fonda en Laconie la ville de Bœæ, où il établit les colons d’Élis, d’Aphrodisias et de Sidé.
BŒOTIA : femme d’Hyas et mère des Hyades.
BŒOTOS : fils d’Ogygès, le fondateur de Thèbes.
BŒOTOS : fils de poséidon et d’Arné. Frère d’Éole (Æolus III), ou d’Hellen. Il naquit et fut élevé à Métaponte, où lui et Éole
tuèrent leur père adoptif. D’après Hygin, ils furent exposés à leur naissance et recueillis par des pâtres alors qu’une vache les
allaitait. Théano, épouse de Métapontos, qui n’avait pas d’enfant, les fit passer pour les siens. Mais elle eut plus tard deux fils
et voulut faire périr Bœotos et Éole. Ils sortirent vainqueurs de cette épreuve et Théano se tua.
BOÉTHOS : père d’Étéonée.
BOÉTHOS ou BOÉOTOS: personnage du IV siècle qui nous est connu par un procès célèbre dans l'antiquité.( Mantithée contre Boétos
Extrait du résumé de la situation jurique par Rodolphe Bareste en 1875: Mantias de Thorikos avait été un des hommes politiques les plus considérables
d'Athènes. Il était du petit nombre de ceux qui prenaient habituellement la parole dans les assemblées et qu'on appelait les orateurs. II avait été
chargé de missions importantes, soit comme trésorier de la marine, soit même comme chef d'expéditions maritimes en Thrace, à Lesbos et dans
l'Asie Mineure. Il avait épousé une femme d'une grande famille, fille de Polyaratos, et veuve de Cléomédon, fils de Cléon, le célèbre démocrate si
rudement attaqué par Aristophane. De ce mariage naquit un fils, Mantithée, qui, à l'âge de dix-huit ans, et du vivant de son père, se maria et eut une fille.
Mantias mourut vers 356. Après sa mort, des contestations s'élevèrent entre son fils légitime, Mantithée, et deux fils adoptifs, Bœotos et Pamphilos,
dont la mère, Plangon, avait été la concubine de Mantias. On sait qu'à côté du mariage légitime, les mœurs athéniennes toléraient l'union libre, qui était
souvent précédée d'une convention relative aux biens des deux parties, quoique à proprement paler il ne pût pas y avoir de dot. Mantithée
admettait bien Bœotos et Pamphilos au partage égal de la succession paternelle, mais il prétendait prélever avant partage un talent pour la dot de
sa mère. Bœotos et Pamphilos prétendirent au contraire que la mère de Mantithée n'avait apporté aucune dot, et qu'après la mort de cette première femme,
leur mère Plangon, devenue l'épouse légitime de Mantias, avait elle-même apporté une dot. On essaya d'abord un arbitrage amiable, qui ne put aboutir.
Les actions dotales furent donc intentées de part et d'autre et portées devant l'arbitre public. Les actions de Bœotos et de Pamphilos furent
rejetées par sentence contradictoire de cet arbitre; mais, sur l'action de Mantithée, Bœotos et Pamphilos firent défaut, et quand Mantithée voulut exécuter la
sentence, Bœotos soutint qu'elle no pouvait être exécutée contre lui, attendu que son nom était Mantithée et non Bœotos. C'est ce qu'on appelait, en
droit attique, t?? µ? ??sa? ??t??a????e??, et ce qu'on appelle en droit français faire opposition. C'est ainsi que Mantithée est conduit à soulever
incidemment la question de nom, onze ans après la mort de Mantias, c'est-à-dire vers l'an 345. Bagas se laisse encore condamner par défaut devant
l'arbitre public; mais il forme encore opposition, et la question est ainsi portée devant le tribunal. Le procès ainsi engagé est ce que les Athéniens appelaient
une d?ad??as?a, c'est-à-dire un procès entre deux compétiteurs. Il s'agit de savoir auquel des deux appartient le droit contesté; et, en pareil cas, chacune
des parties faisait valoir ses raisons, sans que la possession fût comptée pour beaucoup. Mantithée invoque une preuve, résultant de l'inscription sur
les registres de la phratrie. Mantias y a fait inscrire son fils adoptif sous le nom de Bœotos; il est mort avant d'avoir fait faire la même inscription sur les
registres du dème. En conséquence Bœotos s'est fait inscrire au dème sous le nom de Mantithée, auquel il prétend avoir droit parce qu'il est l'aîné des trois
fils de Mantias, et que c'est l'aîné qui doit porter le nom de l'aïeul paternel. II prétend d'ailleurs que Mantias lui-même lui a donné ce nom. Mais il ne peut
pas y avoir deux Mantithées, fils de Mantias. Cela est contraire à l'intérêt des deux parties et même à l'ordre public. L'orateur soutient qu'il ale droit de
porter le nom de Mantithée, parce que ce nom lui a été donné par son père et qu'il l'a toujours porté, tandis que son adversaire a reçu de Mantias le nom de
Bœotos. Aux arguments de Bœotos il répond que Mantias n'a jamais donné le nom de Mantithée à Bœotos, que Bœotos n'est pas son aîné, que dans tous les
cas il a reçu, lui, le nom de Mantithée, avant que Bœotos devint, par l'adoption, fils légitime de Mantias. Jusque-là, Bœotos, né hors mariage, appartenait à la
famille et à la tribu de sa mère Plangon. Ces raisons paraissent assez fortes, et pourtant, si Bœotos était réellement l'aîné, il avait droit au nom de Mantithée, et dès
lors il était fondé à prendre ce nom. A la vérité, il n'était que fils adoptif, mais la loi ne distinguait pas, et la possession existante au profit de l'héritier du sang,
antérieurement à l'adoption, ne lui conférait pas un droit acquis. Aussi ne sommes-nous pas étonnés de lire dans le second de ces deux plaidoyers que le premier
ne réussit pas. Bœotos continua de s'appeler Mantithée, sans que l'autre Mantithée perdit pour cela son nom. On vient de voir que la date du plaidoyer peut être
fixée d'une manière assez précise. Quant à l'authenticité, elle ne paraît pas moins certaine, et n'a jamais été révoquée en doute.
BŒUF : domestiqué dès l’arrivée des Celtes en Europe de l’Ouest, il était rarement consommé. Le bœuf sacré, Brun de
Cualngé associé à la déesse mère, avait un mugissement qui donnait un sommeil paisible à ceux qui l’entendaient.
BOHAÏRIQUE : dialecte copte.
BOIDELLOTH : dame blanche d’Irlande que les druides invoquaient lors des incantations.
BOÏENS : venant d’Allemagne aux côtés des Helvètes, ces descendants celtes s’installèrent en Gaule entre 60 et 56 avant notre ère.
BOÏORIX : chef des Cimbres en 103-101 avant notre ère. Il quitta les bords de la Baltique avec ses hordes et envahit la Gaule. Il périt
sur les rives du Pô.
BOIS : matière première utilisée pour la construction des temples et des édifices publics jusque vers 50 avant notre ère, le bois avait des fonctions utilitaires ou magiques selon les espèces. Le héros celte Kaodalan affirma son pouvoir sur la terre en se matérialisant successivement en bois puis en métal.
BOIS : les Égyptiens travaillaient le bois à l’aide de haches, de scies, d’herminettes, de forets et de ciseaux. L’Égypte étant pauvre en
arbres propres à la charpente et au mobilier, on importa le bois du Liban dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Avec les
essences locales, palmier, acacia, sycomore, saule, les artisans réalisaient ce que nous appelons aujourd’hui les produits bas de
gamme, poutres pour les maisons des fellahs, cercueils destinés aux pauvres et meubles bon marché tels que les coffres, les bancs et
les tables. La rareté des forêts faisait que le charbon de bois était réservé à l’élite, le peuple se contentant de brûler des bouses sèches pour
ses besoins domestiques.

coffre simple
BOITEUX : certaines tribus celtes sacralisaient les rois en mutilant volontairement l’un de leurs membres inférieurs.
BOLGIOS : roi des Gaulois qui ravagèrent la Macédoine en 280. Il battit et tua le roi Ptolémée Kéraunos.
BOLOGNE-ARCOVEGGIO : importante nécropole gauloise. On y a découvert des tombes à inhumation datant de la première
moitié du IIIe siècle avant notre ère.
BOLINÉ : jeune fille d’Achaïe qui, pour échapper aux poursuites d’Apollon, se précipita dans la mer. Le dieu la rendit immortelle.
BOMILCAR : amiral carthaginois qui amena des renforts à Annibal après la bataille de Cannes, mais n’osa pas secourir Syracuse
assiégée par Marcellus en 212 av. J.-C.
BOMILCAR : lieutenant de Jugurtha. Il assassinat Massiva dans Rome en 110 av. J.-C. Voulant trahir Jugurtha, il fut condamné à
mort en 107.
BONNE DÉESSE (BONA DEA) : déesse dont l’origine remontait à diverses divinités dont Maïa, Sémélé, Proserpine, Médée…
Les Romains admirent finalement qu’elle était la représentante de la chaste et savante fille de Faune (Faunus), le dieu fatidique et
champêtre.

BONOSUS (QUINTUS) : né en Espagne de parents gaulois, il se distingua dans les combats et par ses beuveries. S’étant fait
proclamé empereur en 280, il fut battu par Probus et se pendit en 281.
BONUS EVENTUS : « le bon succès ». Dieu romain de la réussite et du bon succès. On portait son image gravée sur de
petites pierres en forme d’amulettes. Il avait l’apparence d’un jeune héros monté sur un char tiré par des dragons. À la main droite,
il tenait une coupe, et dans la gauche des têtes de pavot et des épis de blé. À Rome, il avait deux statues, l’une exécutée par Praxitèle,
l’autre par Euphranos.

Denier de Titus avec Bonus Eventus Denier d'Antonin avec Bonus Eventus
BOOPIS : aux yeux de bœuf. Épithète d’Héra chez Homère.
BOOTÈS : le Bouvier. Constellation voisine de la Grande ourse. Arcas fut placé sous ce nom à côté de sa mère Callisto (la Grande
ourse).
BORÉASMES : fêtes athéniennes en l’honneur de Borée.
BORÉE : le vent du nord-ouest. Vent bienfaisant. Il naquit d’Astræos et d’Éos, ou d’Astræos et d’Héribée, ou de Strymon, fleuve
de Thrace. À l’appel d’Iris, accompagné de Zéphyre, il alimenta de son souffle le bûcher de Patrocle. De Borée et des cavales
d’Érichthonios naquirent douze jeunes cavales si légères et si rapides qu’elles couraient sur la surface des blés sans en froisser la tige
et sur la surface des mers sans mouiller leurs pieds. Les brises passaient aussi pour les filles de Borée. Il enleva Orithyie, fille
d’Érechthée, et de leur union naquirent Zétès, Calaïs, Hæmos, Cléopâtre, Chioné et Chthonia. D’après Callimaque, il aurait eu pour
filles les vierges hyperboréennes Opis, Loxo, Hécaergé, Butès et Lycurgue. Sur la tour des vents à athènes, il était représenté par la
statue d’un enfant ailé avec des sandales aux pieds et un manteau sur la tête. Sur le coffre de Cypsélos où on le voyait enlevant
Orithyie, des serpents remplaçaient ses jambes.

Borée enlevant Orythie
BORGNE : le dieu Balor, grand-père de Lug, était borgne. Les Celtes croyaient que les borgnes détenaient des connaissances magiques. La reine Medb changea
les six filles de Cuchulain en sorcières borgnes destinées à provoquer des batailles d’arbres.
BORMOS : fils d’Hypios. Jeune Mariandyne d’une grande beauté. Étant un jour allé puiser de l’eau à la fontaine pour les moissonneurs, il disparut tout
à coup. Tous les ans, à l’époque de la moisson, les paysans célébraient l’anniversaire de sa disparition par des complaintes appelées bormoi.
BOROMA : taxe en nature versée par les rois celtes d’Irlande au roi suprême représentant l’ensemble des tribus.
BOROS : fils de Périérès et époux de Polydora, fille de Pélée et d’Antigone.
BOROS : descendant d’Oreste. Fils de Penthilos et père d’Andropompe.
BORVO : divinité gauloise et celto-ligure des sources et des eaux bouillantes. Pour attirer ses faveurs, il était d’usage de sacrifier une victime par
noyade.
BORYSTHÈNE : père de Thoas, roi de Tauride.
BOSQUET SACRÉ DES DRUIDES : dans ce lieu consacré composé de sept arbres -l’aulne, le bouleau, le chêne, le houx, le noisetier, le pommier
et le saule-, les druides honoraient les grands dieux celtes et se livraient à des opérations magiques.
BOTACHOS : fils d’Iocrite et petit-fils de Lycurgue.
BOTI : l’amidonnier. Cette céréale entrait dans la compositions d’une grande variété de pains.
BOTRÈS : fils d’Eumèle de Thèbes qui, adorateur fervent d’Apollon, entra en colère parce que Botrès mangea la cervelle d’un agneau sacrifié au
dieu. Se saisissant d’un tison enflammé, il frappa son fils à la tête et le tua. Sa raison revenue, il se lamenta. Touché par son chagrin, Apollon le
changea en un oiseau du nom d’aérops.
BOTRYOCHAITÈS : celui dont la chevelure est ornée de grappes de raisin. Surnom de Dionysos.

BOTULUS : boudin noir qui entrait dans la composition des plats populaires à Rome.
BOUC : symbole de la puissance sexuelle et de la fécondité, le bouc était sacrifié dans les temples à l’arrivée du printemps.
BOUCLE : ornement principal d’orfèvrerie et d’architecture, la boucle représentait le cycle de la vie et la fécondité.
BOUCLIER : les guerriers gaulois transportaient leur or dans l’umbo (pièce centrale métallique) de leurs boucliers.
BOUHEN : ville forteresse construite à la hauteur de la deuxième cataracte du Nil. Elle verrouillait le sud de l’Égypte. Sésostris
(1961-1928à la fit ériger pour prévenir les révoltes et les invasions venant du pays de Koush.

Nubie Reconstitution de Bouhen

BOUKHIS : taureau sacré du dieu Montou à Ermant (Hermonthis). Il symbolisait la fécondité.

BOULEAU : le bouleau représentant la lettre B vient en tête de l’alphabet des arbres druidique. On s’en servait pour calmer ceux qui
perdaient la raison et pour flageller les condamnés. Les magiciens celtes et gaulois l’utilisaient pour lutter contre les démons dans les
séances d’exorcisme. Il était associé au premier mois de l’année, mois du renouveau (23 décembre-21 janvier).
BOULÉ : Le sénat d’Athènes se composait, au temps de Solon, de 400 membres, choisis annuellement dans les trois premières
classes de citoyens, âgés de 30 ans. En 510, avec Clisthène, il y eut 500 bouleutes, tirés au sort au moyen de fèves blanches et noires, de là leur nom
de « sénateurs de la fève ».
La Boulé se divisait en 10 commissions ou prytanies qui administraient pendant 35 jours : chaque jour, un sénateur, l’épistate, présidait. La Boulé
discutait des lois avant qu’elles fussent présentées à l’assemblée du peuple (Ecclésia).
BOUTO : ville du nord de l’Égypte formée de l’union des deux antiques cités de Pé et de Dep. Particularité historique qui explique les nombreux
éléments doubles de son temple. Bouto se nommait autrefois Per-Ouadjyt, "le domaine de Ouadjyt", la déesse cobra tutélaire de cette région. Refuge de la déesse Outo, représentée par un cobra dressé sur une ombelle de papyrus. Outo protégeait le roi
de Basse-Égypte. À l’opposé, Nékhbet, déesse d’El-Kab, symbolisée par un vautour, protégeait le roi de Haute-Égypte.

Ame de Bouto Déesse ouadjet (Outo)
BOUZA : autre nom de la bière égyptienne.
BOVIANUM : aujourd’hui Bojano. Ville de l’ancien Samnium (Italie), chez les pentriens, fut prise par les Romains en 312 et 299 av. J.-C., puis par
Sylla, dans la Guerre Sociale.
BOVINS : les plus sauvages, les urus d’Afrique, peuplèrent la vallée du Nil et le delta jusqu’au XIIIe siècle avant notre ère. Gibier pour les rois et les
nobles qui finirent par les exterminer, les urus symbolisaient l’invincibilité du pharaon. Par contre, les bœufs avaient été domestiqués dès la
préhistoire. De nombreuses variétés de bovins formaient les troupeaux dépendant des scribes affectés à l’élevage. Sous la responsabilité de ces
bureaucrates, les paysans entretenaient les vaches avec lesquelles ils labouraient et dépiquaient, leur faisant piétiner les épis pour séparer le grain,
les bœufs de halage, les reproducteurs et ceux destinés à l’abattage.
BOYNE : née à la suite des douleurs de la déesse mutilée Boann, cette rivière abritait le saumon de la connaissance.
BRÄ : chaudron celte du IIIe siècle retrouvé au Danemark dans le Jutland oriental, À partir de ses fragments, on a pu le reconstituer. Pouvant contenir 600 litres, il était muni de trois anses de fer, d’attaches à têtes de chouettes, d’anneaux de bronze et de six têtes de taureaux de bronze.

Quatre des treize plaques retrouvées à partir desquelles on a pu reconstituer le chaudron
BRABEUTE : juge qui proclamait les vainqueurs et décernait les prix lors des jeux publics.
BRACATUS MILES : cette expression s’appliquait aux soldats qui portaient les pantalons (braies). Cet usage se répandit dans les légions à partir du règne de l’empereur Alexandre Sévère.
BRACELETS : les Celtes et les Gaulois, aussi bien les hommes que les femmes, portaient des bracelets de bras, de poignets et de chevilles, de formes diverses et de toutes matières : or, argent, bronze, fer, ambre, jais, verre coloré… Ceux des hommes étaient plus massifs.
BRACHIALE : protection de métal qui couvrait la partie du bras entre le poignet et le coude.
BRACHIUM : chemin bordé par deux fossés parallèles, il protégeait les soldats romains lors des sièges. À Gergovie, en 52 av. J.-C., un brachium de 2,5 km reliait les forts des garnisons romaines.
BRÆSIA : fille de Cinyras et de Métharmé. Elle fut, ainsi que ses sœurs, persécutée par Aphrodite et alla mourir en Égypte.
BRAIES (BRACAE) : portées serrées par les Perses ou larges par les Celtes et les Phrygiens, les braies, qui ressemblaient à nos
pantalons, ne furent jamais véritablement adoptées dans le civil par les Romains. Ils étaient maintenues à la taille par une ceinture.

BRAN BENDIGEIT : dieu celte gallois de la vie et de la mort. Il avait l’apparence d’un géant. Gardien du chaudron magique, il
acquit ses pouvoirs après la bataille de la Citadelle Obscure (Caer Kolud). Blesssé à mort, il se fit décapiter pour que sa tête placée
au sommet de la Colline Blanche (Gwynn Vryn) protégeât l’île de Bretagne.
BRAN MAC FEBAIL : portant une branche d’aulne à la main et un corbeau sur l’épaule, semblable à Saturne, ce prince celte irlandais
devint dieu après avoir découvert l’île des femmes couverte de pommiers dans l’Autre Monde. N’ayant pu revenir vers le continent des
humains, il navigua éternellement avec ses vingt six compagnons.
BRANCHE ROUGE : résidence des rois d’Ulster à Émain Macha. Elle fut d’abord l’une des trois demeures du roi Conchobar
Mac Nessa avec Branche Sanglante et Maison Bariolée. Elle était utilisée par les banquets alors que la deuxième on conservait les têtes
des vaincus et dans la troisième les armes.
BRANCHIDES : famille d’origine milésienne. Elle s’était vouée au culte d’Apollon à Didyme. Xerxès les installa en Sogdiane. Ils bâtirent la
ville des Branchides qu’Alexandre le Grand ruina.
BRANCHOS : enroué. Fils d’Apollon. Au moment où sa mère le mit au monde, elle eut un songe dans lequel le soleil passait à travers
son corps et elle donna le jour à Branchos dont la beauté était remarquable. Apollon fit don à son fils de la science de la divination.
Branchos fonda à Didyme l’oracle des Branchides.
BRANGAS : fils de Strymon, roi de Thrace. Frère de Rhésos et d’Olynthos. Ce dernier ayant été tué à la chasse par un lion, Brangas le
fit ensevelir sur le lieu même et donna son nom à la ville d’Olynthe qu’il fonda en Macédoine.
BRAURONIA : surnom sous lequel Artémis était révérée à athènes et à Sparte. À Sparte, c’était devant l’autel d’Artémis Brauronia que des
enfants étaient fustigés jusqu’à ce que le sang jaillisse.

Sanctuaire d'Artémis à Brauron en Grèce
BRANWEN : la Corneille Blanche. Fille de Lir, sœur de Bran, mère de Gwen. Humiliée par le roi d’Yverdon, son fiancé Matholwch le Gaël,
elle fut vengée par son frère à la bataille de la Citadelle Obscure (Caer Kolud).
BRAS : les deux bras étant indispensables pour exercer le pouvoir royal, le dieu de la médecine Diancecht et le forgeron Credné fabriquèrent
le bras manquant du roi Nuada Airgetlam. Les Celtes associaient le bras droit au soleil et le bras gauche à la lune.
BRATUSPANDIUM : place forte près de l’actuelle ville de Beauvais dans laquelle se réfugièrent les Bellovaques lors de la guerre des
Gaules en 57 av. J.-C. Cernés et acculés à la famine, ils se rendirent aux Romains, livrant 600 otages et leurs armes.
BRÉA : premier Celte à construire une maison et à forger un chaudron.
BRENNOS : chef gaulois qui en 279 av. J.-C. mena sa tribu jusqu’à Delphes qu’il pilla. On lui prête ces mots : « Les dieux trop riches
peuvent bien partager avec les hommes. » Il se battit ensuite contre le roi de Macédoine Antigonos Gonatas. L’or de Delphes tomba plus tard
entre les mains des Tectosages (Gaulois de la région de Toulouse). On le disait maudit car il avait attiré toutes sortes de catastrophes ; pour
cette raison ils le jetèrent dans un lac.
BRENNUS : roi gaulois qui, en 390 av. J.-C., prit et pilla la ville de Rome après avoir lancé aux Romains : Vae victis (« malheur aux vaincus »).

Brennus pendant le pillage de Rome par Paul Jamin
BREPHOTROPHIUM : hôpital des enfants trouvés. Ces hôpitaux apparurent sous les règnes des derniers empereurs convertis au christianisme.
BRETTIA : nymphe qui donna son nom à l’Abrettène, en Mysie.
BRETONS : Celtes de Grande-Bretagne dont une partie immigra dans l’actuelle Bretagne. Au 1er siècle av. J.-C., les six principales tribus gauloises de l’Armorique (Bretagne) étaient les Abrincatdes, les Curiosolites, les Osismes, les Vénètes, les Namnètes et les Redons.
BRETTOS : fils d’héraclès.
BREVIS ou PARVA : « brève » ou « petite ». Surnom de la Fortune. Elle avait sa chapelle à Rome.
BRIACAS : fils du roi arcadien Æginète. Frère de Polymnestor.
BRIAMON : geste rituel d’un druide ou d’un chef de clan qui consistait à pincer et à tordre le lobe de l’oreille de quelqu’un qu’on
désirait
soumettre.
BRIARÉE : géant à cent bras ou cyclope.
BRICRIU : festin initiatique du roi Conchobar et des Ulates au cours duquel les concurrents durent affronter les trois chats
druidiques, lancer une roue à travers une maison, résister aux fées et accomplir le Tour des Aiguilles. Senda le druide en fut l’un des
principaux protagonistes. Il prouva par la perfection de ses poèmes la supériorité des Ulates et organisa le jugement symbolique du
géant Uath auquel participa le héros Cuchulain. Ce festin se termina par un voyage dans le Monde Invisible du Curoi Mac Daere.
BRICTA : l’une des déesses gauloises des sources, elle était l’épouse de Luxovius.
BRIGITT : fille du dieu Dagda, déesse triple aux cheveux d’or. Elle était la mère, la fille et l’épouse des dieux des origines et des
premiers druides. Elle incarnait la poésie, la santé, la force, la divination, l’intelligence et protégeait le foyer. À l’époque gallo-romaine,
on l’invoquait pour guérir les brûlures en trempant neuf feuilles de ronce dans une eau de source.
BRIMO : la courroucée ou la terrible. Surnom d’Hécate ou de Perséphone de Déméter et de Cybèle.

BRIQUES : crues et séchées au soleil, puis cuites au four, elles servirent à élever les habitations, surtout à partir de l’an 600 av. J.-C.
De nos jours, les fellahs d’Égypte emploient la même technique de moulage en mélangeant de la boue et de la paille hachée ; De l’Ancien Empire
à la fin du Nouvel Empire, les femmes accouchaient accroupies sur des briques.
BRISA : l’une des nymphes nourrices de Dionysos.
BRISÆOS : surnom de Dionysos, tiré du promontoire de Brisa dans l’île de Lesbos, ou du nom de l’une de ses nourrices, la nymphe Brisa.
BRISÉIS ou HIPPODAMIE : fille de Brisès, femme de Minès, qui régnait à Lyrnesse et périt de la main d’Achille. Elle devint l’esclave de
ce héros, puis sa maîtresse favorite. Enlevée par Agamemnon, elle fut la cause indirecte des malheurs des Grecs privés de l’assistance
d’Achille. Elle retrouva son maître plus tard.

Briséis et Phoenix Agamemnon s'empare de Briséis

Briséis rendue à Achille par Rubens
BRISÈS : fils d’Ardys et roi des Lélèges de Pédase. Père de Briséis ou Hippodamie.
BRITANNICUS (TIBERIUS CLAUDIUS GERMANICUS) : fils de Claude et de Messaline. Agrippine le fit éloigner du trône et empoisonna
l’empereur pour le remplacer par son fils Néron. Ce dernier, qui voyait un rival en Britannicus, le fit empoisonner lors d’un festin en 56 ap. J.-C.

BRITOMAR : chef des Gaulois Sénons. En 283 av. J.-C., il s’allia aux Étrusques et écrasa l’armée romaine sous les murs de la ville
d’Arretium. Il fit égorger les députés romains venus porter réclamation, ce qui entraîna une violente riposte de Rome. Conduite par le consul
Dolabella, les légions ravagèrent le pays des Sénons, faisant prisonniers les femmes et les enfants revendus comme esclaves.
BRITOMAR (voir CONCOLITAN) : chef gaulois qui, en 228 av. J.-C., prit les armes contre Rome. En 225, après la défaite de Télamon contre
les légions d’Aemilianus, il parvint à s’enfuir et disparut de la scène politique.
BRITOMARTIS : surnom d’Artémis en Crète. À l’origine, Britomartis était une déesse de la nature révérée par les chasseurs et les pêcheurs
de cette île. Son culte se confondit ensuite avec celui d’Artémis.
BRITTONIQUE : groupe de langues celtiques comprenant le gallois (Kymryque), le cornique de Cornouailles disparu du XVIIIe siècle et le breton
d’Armorique.
BRIZO : déesse qui révélait le sens des songes prophétiques. Elle était révérée à Délos, où les femmes lui offraient toutes sortes de mets en
sacrifice (sauf du poisson) dans des récipients en forme de barques. On implorait surtout son secours pour les voyages sur mer.
BRNO-MALOMERICE : nécropole celte du IIIe siècle av. J.-C. découverte en Moravie lors de la construction d’une gare de triage en 1941.
Parmi les nombreux objets, on y a trouvé de remarquables garnitures de bronze coulé en forme de griffons, de gueules d’animaux, de faces
humaines et d’oiseaux de proie. Ces garnitures faisaient partie d’une cruche de bois haute d’une cinquantaine de centimètres.

Cruche
BROCÉLIANDE : forêt de Bretagne habitée par les fées et les gnomes. Dans le cycle arthurien, elle est la demeure de Merlin et de Morgane.
BROMÉ : une des nourrices de Dionysos. Elle fut placée dans la constellation des Hyades. Elle avait été rajeunie par Médée ou par Thétis.
BROMIOS : le grondant. Surnom de Dionysos.
BROMOS : centaure tué par Cænée aux noces de Pirithoüs.
BRONTÆOS : le tonnant. Surnom de Zeus.
BRONTÉ : tonnerre. Nom de l’un des coursiers du Soleil.
BRONTÈS : cyclope. Fils d’Ouranos et de Gaïa.
BRONZE : l’Égypte ne possédant pas de mine d’étain, le bronze venait d’ailleurs, notamment d’Asie occidentale. Les objets en bronze se répandirent au
cours du Moyen Empire (2000-1800). Auparavant ils étaient très rares. À la fin du Nouvel Empire, l’usage des statuettes divines en bronze devint courant
dans toutes les couches de la société. Creuses ou pleines, les artisans les obtenaient par le procédé de la cire perdue.
BRONZE (ÂGE DU) : les scientifiques sont d’accord pour faire remonter les langues celtiques à l’âge du bronze, vers le IIe millénaire av. J.-C.
BROTÉAS : fils d’Héphaïstos et de Pallas. Étant d’une laideur extrême, il prit la vie en dégoût et se jeta dans le feu.
BROTÉAS : guerrier, frère jumeau d’Ammon et partisan de Persée, aux noces duquel il fut tué avec son frère par Phinée.
BROTÉAS : lapithe tué aux noces de Pirithoüs par le centaure Grynée qui lança sur lui un autel.
BROTÉAS : père de Tantale. Clytemnestre fut son épouse avant d’être celle d’Agamemnon.
BROTÉAS : fils de Tantale. Il fabriqua et érigea la première statue de la mère des dieux sur les rochers de Coddinos en Magnésie.
BROUILLARD : le brouillard facilitait les déplacements du monde des humains vers l’Autre Monde. Pour les druides, il représentait la porte du Sid.
BRUG NA BOINE : demeure du dieu Dagda située dans le tumulus de Newgrange en Irlande.
BRUTUS (LUCIUS JUNIUS) : fils de Marcus Junius et d’une fille de Tarquin l’Ancien. Il échappa de justesse à la mort en feignant d’être fou quand Tarquin
le Superbe fit assassiner sa famille. À la mort de Lucrèce, il appela le peuple à se libérer de la royauté, qu’il fit abolir en 509 av. J.-C. Nommé consul de la
République avec Tarquin Collatin, il supprima les douanes, abaissa le prix du sel et fit entrer des plébéiens au sénat. Il chassa le tyran Collatin et devint le
défenseur inflexible de la République romaine, allant même jusqu’à punir de mort ses deux fils qui avaient conspiré pour le rétablissement des Tarquin. En 508,
il mourut en combattant Aruns.

BRUTUS DAMASIPPUS (LUCIUS JUNIUS) : préteur urbain en 82 av. J.-C. Il fit égorger, sur l’ordre de Marius, les principaux sénateurs. Tombé aux mains
de Sylla, il fut mis à mort.
BRUTUS (MARCUS JUNIUS) : né en 86. Il suivit le parti de Pompée qui, cependant, avait fait périr son père. Après Pharsale, César le gracia et le nomma gouverneur de la Gaule Cisalpine avant d’être préteur urbain en 45. Son amour des institutions républicaines et le souvenir de son oncle Caton le firent entrer dans la conspiration formée contre César. Après le meurtre du dictateur, il se réfugia au Capitole, puis quitta Rome pour la Grèce. Avec Cassius, il mena la guerre contre Rome, mais vaincu à Philippes, il se suicida en 42.
BRUTUS (DECIMUS JUNIUS) : surnommé Albinus. Parent de Marcus Junius Brutus, le meurtrier de César. Il était l’un des légats de César pendant la
guerre des Gaules. Il battit la flotte des Gaulois Vénètes d’Armorique et organisa des razzias autour du pays des Arvernes (le Massif Central). Pendant
la guerre civile, il assiégea Marseille. Il entra dans la conspiration de Brutus et de Cassius. Ce fut lui qui décida César à venir au sénat. Poursuivi par
Antoine, il fut livré par un chef gaulois et mis à mort (43 av. J.-C.).
BRUYÈRE : la bruyère représentait la lettre U (ur). Elle figurait la montagne, les abeilles et le milieu de l’été. Personnifiant la grande déesse mère gauloise, elle
exprimait les débordements de la passion. On en tirait une boisson qui redonnait des forces aux guerriers fatigués par le combat.
BRYLLA : fille de Minos, épouse d’Hyriée. Mère du chasseur Orion qu’elle eut avec Poséidon.
BUAN : gardien de la source de la science entourée de noisetiers sacrés. Cette source servait de refuge à la licorne et aux fées.
BUBASTIS : ville de Basse-Égypte proche de l’actuelle Zaqaziq. Elle était célèbre pour ses fêtes en l’honneur de la déesse Bastet. Son premier temple fut
construit vers 2700 av. J.-C. Elle devint capitale de l’Égypte sous la XXIIe dynastie (950-823).
Extrait des fêtes de Bubastis par Hérodote: Lorsqu'ils se rendent à la ville de Bubastis, ils agissent ainsi: Les hommes et les femmes se déplacent ensemble, un grand nombre
des deux sexes dans chaque bateau. Quelques femmes ont des crécelles et les agitent. Les hommes jouent de la flûte pendant tout le trajet, et les autres femmes et hommes chantent et frappent dans leurs mains. Lorsqu'au cours du voyage ils entrent dans une autre ville, ils approchent de la rive avec leur bateau et se conduisent comme suit.
Certaines femmes font ce que j'ai indiqué, les autres cependant raillent tout haut les femmes de cette ville, d'autres encore dansent ou restent debout et retroussent
leurs jupes. C'est ce qu'elles font dans chaque ville le long du fleuve.Lorsqu'ils arrivent à Bubastis, ils célèbrent la fête en présentant des offrandes importantes,
et plus de vin de vigne est consommé pendant cette fête que durant tout le reste de l'année. Tous les hommes et les femmes se rassemblent, et sans compter
les enfants, ce sont sept cents milles personnes, comme le rapportent les gens du pays.

Ruines du temple de Bubastis
BUBILLE : étable pour les bœufs.
BUBONA : déesse romaine des bovins.
BUCANY : situé sur la partie basse de la plaine du Danube en Slovaquie, cette nécropole du Ve siècle av. J.-C. est la plus occidentale des nécropoles, celtes
connues. Composée de 36 fosses à inhumation, elle abritait des défunts aux têtes tournées vers le sud et un grand nombre de vases, d’os d’animaux et quelques bijoux.
BUCCELLATUM : biscuit sec que les officiers d’intendance faisaient distribuer avec les rations des légionnaires romains.
BUCCULA : mentonnière rabattable sur un casque. Les bucculae étaient attachées par une lanière sous le menton.
BUCÉPHALE : célèbre cheval d’Alexandre le Grand. Il sauva plusieurs fois la vie au conquérant et fut tué à la bataille contre Poros. La ville de Bucéphale fut
élevée face à Nicée sur les bords de l’Hydaspe.
BUCINA : instrument de musique en cuivre employé par les militaires romains lors des combats.
BUCINATOR : celui qui souffle dans la bucina (buccin). Cette trompe émettait des signaux lors des manœuvres navales ou pendant les batailles terrestres.
BUCOLION : un des cinquante fils de Lycaon.
BUCOLION : fils naturel de laomédon. La nymphe Abarbarée lui donna deux fils : Æsépos et Pédasos.
BUCOLOS : fils d’héraclès et de Marsé, une des filles de Thespios.
BUCOLOS : fils d’Hippocoon. Il fut tué avec son père et ses frères par Héraclès.
BUCOLOS : père de sphélos, tué par Énée au siège de Troie.
BUCORNIS : le dieu aux cornes de taureau. Surnom latin de Bacchus.
BUDÉIA : celle qui attelle les bœufs. Surnom d’Athéna à athènes. Et en Thessalie.
BUDÉIA : béotienne. Épouse de Clyménos et mère d’Erginos.
BUDÉIOS : fils d’Argos. Il fonda la ville de Budion en Phthiotide.
BUIS : symbole de l’éternité pour les Grecs et les Gaulois.
BULÆA : la bonne conseillère. Surnom de Thémis et d’Athéna. À leur entrée en fonction, les magistrats sacrifiaient à Athéna Bula.
BULÆOS : le conseiller. Surnom de Zeus en tant que dieu tutélaire des assemblées du peuple.
BULARQUE : peintre grec, auteur du premier tableau que mentionne l’histoire. Il vécut vers 700 av. J.-C. Ce tableau représentait le sac de Magnésie par les
Cimmériens.
BULÉOS : fils d’Héraclès et d’Éleuchie, une des filles de Thespios.
BULGA : petit sac noué sur le bras droit ou gauche. Il contenait les semences nécessaires au paysan pendant les semailles.
BULIS : thessalienne. Femme d’Anthès et mère d’Ægyptios.
BULLA AUREA (BULLE D’OR) : elle était portée au cou par les enfants de la noblesse romaine.

BULLA SCORTEA (BULLE DE CUIR) : réservé au même usage que la bulle d’or, ce pendentif était destiné aux enfants des classes inférieures.
BULLATUS : enfant qui portait la bulle jusqu’à l’âge de la puberté.
BULON : fondateur de la ville de Bulis en Phocide.
BUNÆA : surnom d’Héra, à laquelle Bunos, fils d’hermès, avait consacré un temple sur la route qui menait à l’Acrocorinthe.
BUNICOS : fils de Pâris et d’Hélène.
BUNOS : fils d’hermès et d’Alcidamie.Æétès, quittant Corinthe pour la Colchide, lui remit le sceptre.
BUPHAGOS : le mangeur de bœufs. Héros arcadien. Fils de japet et de Thornax. Époux de Promné. Il reçut chez lui Iphiclès, frère d’héraclès, qui avait été blessé dans
le combat contre les Molionides et il le soigna. Il osa poursuivre Artémis sur le mont Pholoé. La déesse le tua à coups de flèches.
BUPHONAS : héros sicilien tué par héraclès.
BURA : fille d’Ion ou de Zeus et d’Hélice.
BURAÏCOS : surnom d’Héraclès qui avait une statue et un oracle dans une grotte près de la ville de Bura. On priait devant sa statue, puis on prenait dans
un tas quatre dés que l’on jetait. Un tableau suspendu dans la grotte permettait d’interpréter la combinaison des signes inscrits sur les faces des dés.
BURRUS (AFRANIUS) : général romain, préfet du prétoire. Il tenta avec l’appui de Sénèque de juguler les débordements naissants du jeune Néron. Ce dernier
le fit empoisonner en 62.
BUSIRIS : ville du delta encore appelée « Maison d’Osiris ». Anciennement Djedpi, aujourd’hui Abousir, elle était la patrie d’Osiris. Ce fut à cet endroit
qu’Isis ensevelit son frère. De grandes fêtes en l’honneur du deuil d’Osiris y étaient célébrés.

BUSIRIS et HERCULE: Extrait de la mythologie grecque: Après avoir cueilli les pommes d'or du jardin des Hespérides, Héraclès ne revint pas
directement à Mycènes. Il traversa d'abord la Libye, où le roiAntéeobligeait tous ceux qui s'aventuraient dans ses domaines à lutter contre lui
et à payer de leur vie une défaite certaine.Héraclès se rendit ensuite à l'Oracle d'Ammon, puis se dirigea vers le sud et fonda une ville aux cent portes,
appelée Thèbes en l'honneur de son lieu de naissance; mais, d'après certains, Osiris avait déjà fondé cette ville. En ce temps-là, le roi d'Egypte
était le frère d'Antée, Busiris, fils de Poséidon par Lysianassa, fille d'Epaphos. Or, le royaume de Busiris avait connu la sécheresse et la famine pendant
huit ou neuf ans et il avait envoyé chercher des augures grecs pour avoir un avis. Son neveu, un devin chypriote instruit nommé Phrasios, fils de
Pygmalion, annonça que la famine cesserait si, chaque année, un étranger était sacrifié en l'honneur de Zeus. Busiris commença par sacrifier
Phrasios lui-même et ensuite sacrifia les hôtes que le hasard lui envoyait jusqu'au jour où arriva Héraclès qui laissa les prêtres l'amener jusqu'à l'autel.
Ils entourèrent ses cheveux d'un bandeau et Busiris, invoquant les dieux, s'apprêtait à lever la hache du sacrifice quand Héraclès, brisant ses chaînes,
tua Busiris, Amphidamas fils de Busiris, et tous les prêtres qui assistaient à la cérémonie.
BUSTUARIUS : gladiateur qui combattait autour du bûcher d’un défunt. Cette pratique avait pour but d’apaiser les mânes du disparu avec le sang de l’un ou de
plusieurs combattants.
BUSTUM : aire que laquelle on élevait le bûcher destiné au corps d’un défunt.
BUTÈS : Thrace, fils de Borée et frère consanguin de Lycurgue. Il essaya de tuer ce dernier ; son père le bannit en l’envoyant fonder une colonie à Naxos. Les
nouveaux colons étaient sans femmes. Ils en enlevèrent sur la côte de Thessalie, lors des Dionysies, mais les femmes invoquèrent la vengeance de Dionysos.
Butès fut frappé de folie et alla se jeter dans un puits.
BUTIN : les Celtes et les Gaulois dépouillaient les cadavres sur les champs de bataille et pillaient les temples des villes conquises pour le compte des dieux.
Piller pour soi-même était puni de mort par de longs supplices.
BUTYRUM : le beurre. Probablement inventé par les Scythes, les Thraces et les Phrygiens. Les Romains l’employèrent liquide comme remède ou onguent
dans les bains. L’usage du beurre dur en cuisine fut très tardif.
BUXUM : le buis. Utilisé très largement par les peuples de l’Antiquité, ce bois servait à la fabrication des sabots d’enfants, des flûtes, des tablettes d’écriture et
des peignes.
BUZIGÈS : celui qui attelle les bœufs. Surnom d’un héros de l’Attique, Épiménide, qui passait pour avoir été le premier à atteler des bœufs à une charrue.
BYBLIS : fille de Milétos et d’Idothée. Sœur de Caunos. Caunus, nourrissant des sentiments amoureux pour sa sœur, préféra s’enfuir de la maison pour aller
s’établir en Lycie. Byblis le chercha pendant longtemps et, ne le trouvant pas, se pendit. De ses pleurs naquit une source appelée Byblis.
BYBLOS : en égyptien, Kében. Cette ville donna son nom aux vaisseaux de haute mer. À 40 km au nord de Beyrouth, sous l’actuelle Djebail, on peut
découvrir ses vestiges. Byblos entra en relation avec les rois thinites vers 3100 av. J.-C. Du Liban dont elle était la porte, les Égyptiens rapportaient le bois
indispensable pour les bateaux, les charpentes et le mobilier funéraire. Sous les rois de l’Ancien Empire, les relations commerciales entre l’Égypte et
Byblos s’intensifièrent et se poursuivirent sous le Moyen Empire avec les rois Amménémès III et IV (1842-1790). Après l’invasion des Hyksôs, Byblos
redevint une place importante. Plusieurs fois perdue et reprise, la ville échappera définitivement à l’Égypte lors de l’effondrement de l’empire vers
1100-1070 sous les règnes des derniers Ramsès.

Temple phénicien à Byblos Vase en terre cuite trouvé à Byblos( âge du bronze)
BYRSEUS : roi thrace qui obtint des dieux un fils nommé Orion.
BYSNOS : roi des Bysnéens, tribu des Bébryces en Bithynie. Ilos le tua.
BYSSA : fille d’Eumèle, de l’île de Cos. Sœur d’Agron et de Méropis. Elle fut changée en oiseau de mer.
BYSSUS : mot grec désignant la fine toile tissée à partir du lin égyptien, dont on se servait pour vêtir les dieux.
BYZANCE : ville de Thrace sur la protontide. Elle aura été fondée en 658 av. J.-C. par Byzas de Mégare. Elle tomba aux mains de Darius Ier, puis de Xerxès
avant d’être conquise par les Spartiates, puis par les Athéniens. Indépendante en 358, elle résista à Philippe de Macédoine et s’allia aux Romains. Elle fut
ruinée par Septime Sévère en 196 ap. J.-C.
BYZAS : fils de Poséidon et de Céroessa, la fille de Zeus et d’Io. Il passe pour le fondateur de Byzance et Dio ; ou chef des Mégariens qui fondèrent
Byzance, l’an 3 de la trentième olympiade.
BYZÉNOS : fils de Poséidon. Il se distinguait par son franc-parler qui devint proverbial.
BYZÈS : roi des Bébryces.
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