Accueil
 
AA - AGLAÉ
 
AGLAOPÉ - ANOUKIS
 
ANTA - ARTHUR
 
ARTIO - AZOROS
 
BA - BYZÈS
 
CABADÈS - CERF
 
CERIALIS - CLERGÉ
 
CLÉROMANTIE - CORYDON
 
CORYDOS - CYZICOS
 
DA - DIMEH
 
DINARQUE - DYSEROS
 
ÉACIDE - EPHREM
 
ÉPICASTE - EZÉCHIEL
 
FABARIES - FUTILE
 
GABAA - GYTHIUM
 
HA - HÉRAY
 
HERBIFERA - HYSMINÉ
 
IACCHOGOGUES - IZANIG
 
JABIRU - JUVENTA
 
KA - KYNON
 
LABAN - LIBERA
 
LIBERALIA - LYSIPPE
 
MA - MÉDECINE
 
MÉDÉE - MYSIE
 
NAAMAN - NIOBÉ
 
NIOUSSERRE - NYSIADES
 
OANNÈS - OXYRYNKHOS
 
PABASA - PERGAME
 
PERGULA - PHOCIDE
 
PHOCION - PYTHON
 
QADECH - QUIRINUS
 
RÂ - RUTRUM
 
SABA - SCYPUS
 
SCYROS - SITELLA
 
SITHON - SYRINX
 
TA - THRAX
 
THRIES - TYRTÉE
 
UFENS - UTER
 
VACCA - VULCAIN
 
XANTHE - ZYPOETAS
 
LIENS
CABADÈS - CERF


C

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CABADÈS ou KOBAD : roi de Perse en 435, irrita les nobles et le peuple par ses désordres, fut détrôné en 496 et jeté

dans le Château de l’Oubli. Délivré par le dévouement de sa femme, il remonta sur le trône, fit la guerre à l’empire

d’Orient sous Anastase et Justinien, et mourut en 531, après avoir désigné son fils Chosroès pour son successeur.

Extrait des Guerres Perses par Procope: Peu après, Cabadès devait de l’argent au roi des Ephthalites mais, étant

incapable d’acquitter sa dette, il demanda à l’empereur romain Anastase s’il lui prêterait l’argent nécessaire. S’étant entretenu (avec certains de ses proches), Anastase enquêta s’il devrait accomplir les choses (que le roi lui demanda). Mais ceux-ci ne lui permirent pas d’accepter le contrat, en effet (d’après eux) il n’était pas avantageux de consolider l’amitié entre leurs ennemis et les Ephthalites au moyen de leur argent, et il valait bien mieux, pour les Romains, qu’ils soient aux prises les uns avec les autres autant que possible. Ainsi, ce fut sans cause que Cabadès entreprit une expédition contre les Romains. Premièrement, annonçant lui-même sa venue, il marcha contre le territoire arménien et, ayant pillé une grande partie du pays par une incursiontrès rapide, il arriva donc à l’improviste à la ville d’Amida en Mésopotamie et, quoiqu’il se présentât pendant la saison d’hiver, il mit le siège devant la ville.  De leur côté, les gens d’Amida, qui se trouvaient en période de paix et de prospérité, ne disposaient d’aucun soldat et n’avaient entrepris aucun autres préparatifsmilitaires. Toutefois, ils ne consentirent d’aucune façon à passer du côté de l’ennemi et résistèrent, contre toute attente, à tous les dangers et toutes les souffrances.Il y avait chez les Syriens un homme juste, nommé Jacobus, qui s’exerçait de façon scrupuleuse aux affaires religieuses. Plusieurs temps auparavant, cet homme s’était confiné dans un lieu appelé Endielon, situé à un jour d’Amida, pour pouvoir s’adonner à la piété de façon plus sécuritaire.  Les gens de cet endroit, l’assistant dans son désir, érigèrent autour de lui des barreaux de bois, non pas liés ensemble, mais plutôt enfoncés séparément les uns des autres dans le sol, de façon à ce que ceux qui s’approchaient puissent le voir pour s’entretenir avec lui.  Ils lui construisirent aussi un petit toit, peu élevé au-dessus de lui, mais assez grand pour le protéger de la pluie et de la neige. À cet endroit, l’homme depuis longtemps demeurait assis, ne cédant absolument pas à la chaleur ni au froid, et se nourrissait de quelques grains, toutefois, il avait coutume de s’en alimenter non pas à chaque jour, mais à de longs intervalles de temps.  Ainsi, certains des Ephthalites qui parcouraient à ce moment la région virent ce Jacobus.Désirant lui tirer dessus, ils tendirent leur arc avec grand empressement, mais leurs mains demeurèrent complètement immobiles et ils ne pouvaient plus manier leur arc.  Lorsque ceci fut ébruité à travers l’armée et arriva jusqu’à Cabadès, celui-ci voulu constater cette affaire de ses propres yeux. En la voyant, il fut saisi (de même que les Perses qui étaient présents avec lui)d’une grande stupeur et supplia Jacobus de renoncer à son grief contre ces Barbares. D’une seuleparole, Jacobus leur pardonna et délivra ainsi les hommes de leur détresse.  Ensuite, Cabadès pressa l’homme de lui demander ce qu’il désirait (en présumant qu’il lui demanderait beaucoup d’argent) et lui dit, avec une audace juvénile, qu’il ne lui refuserait rien.  Jacobus demanda de lui accorder tous les gens qui viendraient chez lui chercher refuge pendant cette guerre. Cabadès lui accorda sa prière et lui fit donner une garantie écrite de sa parole. Ainsi, de partout, beaucoup de gens affluèrent à cet endroit  et furent sauvés (ce fait devint célèbre). C’est donc de cette façon que tout ceci se déroula. Cabadès, en assiégeant Amida, utilisa sur tous les côtés de l’enceinte la machine de guerre appelée krios [bélier], mais les Amidens en détournèrent la tête constamment en employant des poutres de manière transversale. Il ne s’arrêta pas, jusqu’à ce qu’il constatât que la muraille demeurait imprenable par ce moyen.  Plusieurs fois il se rua contre l’enceinte, mais il n’arriva pas à en détruire une partie, ni même à l’ébranler, car la construction avait été érigéesi solidement par les bâtisseurs d’antan. (14) Ayant échoué, Cabadès fit donc construire une colline artificielle, élevée comme un rempart contre la ville, dont la hauteur surpassait de beaucoup celle de la muraille. De leur côté, les assiégés entreprirent de faire un tunnel souterrain de l’intérieur des remparts jusque sous la colline et, de là, de façon clandestine, ils exportèrent de la terre jusqu’à ce qu’ils aient creusé le plus gros de l’intérieur de la colline. Cependant, l’extérieur conservaitl’aspect qu’elle avait déjà et ne permettait pas de percevoir ce qui avait été accompli.  Ainsi, de nombreux Perses (comme s’ils montaient une structure sécuritaire) se postèrent au sommet avec l’intention de tirer sur la tête

de ceux à l’intérieur des fortifications.  Il arriva donc que la colline, submergée sous le poids de la foule qui s’était attroupée rapidement, s’écroula soudainement, causant la mort de presque tous ceux [qui s’y trouvaient].  Cabadès, ne

sachant comment réagir aux événements, mit fin au siège de la ville et enjoignit son armée de se retirer dès le lendemain

 

CABARNO : berger de l’île de Paros. Il apprit à Déméter l’enlèvement de Perséphone. Pour le récompenser, la déesse le fit prêtre de son temple.

 

CABILLONUM : Chalon-sur-Saône. L’une des villes principales des Gaulois Éduens (clan des Catalauni). Elle fut l’un des grands centres producteurs de bronze. À l’époque gallo-romaine, en 273 ap. J.-C., elle vit la défaite de l’empereurromain des Gaules Tetricus face à l’empereur Aurélien, puis en 451 celle d’Attila par Aetius et ses alliés wisigoths aux champs Catalauniques.

 

CABIRES : divinités mystérieuses dont on ne connaît pas la nature avec précision. On distinguait les Cabires de Lemnos au nombre de trois, les Cabires de Samothrace subordonnés aux grands dieux, les Cabires béotiens dont le culte fut introduit à Thèbes par l’athénien Méthapos, les Cabires phéniciens, au nombre de huit, et les Cabires de Pergame.

 

CABIRIDES : nom patronymique des nymphes filles ou petites-filles d’Héphaïstos et de Cabiro.

 

CABIRIE : surnom de Déméter et de Perséphone adorée dans une forêt à vingt-cinq stades de Thèbes.

 

CABIRIES : mystères célébrés en l’honneur des Cabires. Ils avaient lieu la nuit à Thèbes, à Lemnos, en Phrygie et à Samothrace. Après des épreuves effrayantes, l’initié était placé sur un trône de lumière. Il portait une ceinture de pourpre et une couronne de rameaux d’olivier.

 

CABIRO : fille de protée, femme d’héphaïstos. Mère des Cabires et des nymphes cabirides.

 

CABROS : dieu de Phasélis en Pamphylie. On lui offrait des petits poissons salés en sacrifice.

 

CABURA : fontaine de Mésopotamie où Héra se baigna et qui la purifia.

 

CACA : sœur de Cacus. Elle fut mise au rang des déesses pour avoir averti Héraclès du vol commis par son frère.

 

CACABUS : pot pour faire bouillir de la viande ou des légumes.

 

                                                                       

 

 

CACUS : fils d’Héphaïstos. Demi-homme et demi-satyre d’une taille colossale et dont la bouche vomissait des tourbillons de flammes et de fumées. Des têtes sanglantes étaient suspendues à l’entrée de sa caverne située sur le mont Aventin. Héraclès, à qui il avait volé du bétail, et le tua à coups de massue.

Extrait d'après Virgile: Cacus, monstre effroyable, avait pour père Vulcain, sa bouche en vomissait les feux sombres. Il vivait dans une grotte inaccessible aux rayons du soleil. Un jour, le Vengeur très grand, fier de la mort et des dépouilles du triple Géryon, Alcide, passa en ces lieux; vainqueur, il poussait devant lui des taureaux énormes. Mais Cacus, l’âme en proie aux furies, voulant perpétrer tous les crimes, déroba quatre puissants taureaux et quatre génisses magnifiques. Pour qu’ils ne laissassent pas de traces en marchant droit devant eux, il les traîna par la queue dans sa caverne. Cependant le fils d’Amphytrion allait emmener du pacage ses troupeaux rassasiés; au moment de partir, les boeufs mugirent, remplissant de leurs plaintes les prairies. Une génisse répondit, mugit dans l’antre profond, trompant l’espérance de Cacus, son gardien. Alcide, furieux, saisit ses armes, sa massue noueuse et gagna les hauteurs du mont Aventin. Alors Cacus, tremblant, les yeux hagards, fuit aussitôt et gagna sa caverne: la peur lui avait mis des ailes aux pieds. A peine avait-il fait tomber l’énorme roc qui barricadait les portes de sa retraite que le Tyrinthien était là, furieux; il chercha partout un accès, en grinçant des dents. Il fit bouger un roc pointu et rompit les profondes racines qui l’attachaient; puis, il le poussa brusquement: sous cette poussée l’immense ciel retentit, les deux rives sursautèrent, le fleuve épouvanté recula. Alors apparurent, dans les profondeurs, la grotte et l’énorme palais de Cacus. Ainsi, surpris soudain dans cette lumière inattendue, prisonnier au fond de son rocher, Cacus rugissait étrangement: d’en haut Alcide se fit des armes de tout, l’accabla de branches et de gros blocs de pierres. Voyant qu’il ne pouvait plus échapper au danger, Cacus vomit une fumée énorme, enveloppa sa demeure d’une épaisse obscurité qui le cacha; il amoncela dans son antre une nuit pleine de fumée, mêlant les ténèbres avec le feu.

Alcide ne put se contenir; il s’élança en pleine fournaise, là où la fumée tourbillonnait dans la caverne énorme. Malgré l’incendie que Cacus vomit dans les ténèbres, il l’empoigna, le lia entre ses bras, et l’étrangla en faisant sortir ses yeux de leur orbite et en arrêtant le sang dans son gosier sec. Les portes furent arrachées, la noire demeure ouverte: les vaches  dérobées et les autres pillages apparurent au grand jour; le hideux cadavre fut traîné dehors par les pieds.
 
                                         
                                                    Hercule terrassant Cacus                                           Hercule terrassant Cacus
 
 
CAD GODDEU : le Combat des Arbres. Long poème du barde Taliésin racontant la bataille menée par les arbres pour la possession de la terre. Ce texte initiatique fut tiré de la guerre qui opposa le druide magicien Gwyddyon et son frère Amaéthon à Arawn le roi de l’Autre Monde, maître des meutes, et Bran Bendigeit, dieu des transformations et des résurrections. Au cours d’une bataille, Gwyddyon transforma son armée en forêt.

 

CADMÉIOS : surnom de Dionysos à Thèbes.

 

CADMILOS ou CADMOS : fils d’Héphaïstos et de Cabiro.

 

CADMILOS ou CAMILLUS : dieu de la fatalité chez les Romains et les Étrusques.

 

CADMOS : fils d’Agénor et de Téléphassa, ou d’Antiope, ou d’Argiope. Il avait pour frères, Phénix, Cilix et Thasos. Europe ayant été enlevée par Zeus, Agénor envoya ses fils à sa recherche et leur défendit de revenir sans elle. Cadmos, ne trouvant pas sa sœur, reçut de l’oracle de Delphes l’ordre d’arrêter les recherches et de bâtir une ville à l’endroit où ferait halte une vache qu’il aurait rencontrée. Ce fut en Béotie où, plus tard, s’éleva la ville de Thèbes. Avant de sacrifier la vache à Pallas, il envoya ses compagnons Sériphe et Déiléon puiser de l’eau dans un bois consacré à Arès, mais un dragon, fils d’Arès et d’Aphrodite, les dévora. Cadmos tua le monstre à coups de pierres ou d’épée et en sema les dents sur les conseils d’Athéna. De ses dents naquirent des guerriers qui l’attaquèrent, puis s’entretuèrent. Cinq rescapés aidèrent Cadmus à construire la ville. Pour expier le meurtre du dragon, Cadmos servit Arès pendant huit ans. Ce temps expiré, il devint roi de Thèbes et épousa Harmonie, fille d’Arès.

 

       

                                                                             Cadmos tuant le dragon

 

 

CADMUS : fils du Phénicien Agénor, vers 1500 av. J.-C. fut chargé par lui de rechercher sa sœur Europe, enlevée par Jupiter. Suivant la traduction grecque, il serait venu fonder la Cadmée, citadelle de Thèbes, et aurait importé en Grèce l’alphabet phénicien.

 

CADUCÉE : baguette entrelacée de serpents et surmontée de deux petites ailes. Hermès, ayant un jour rencontré deux serpents qui se battaient, les sépara avec sa baguette, autour de laquelle ils s’entrelaçèrent. Le caducée est l’attribut d’Hermès, avec lequel il conduit les âmes aux enfers et les invoque, il chasse les vents et fend les nuages.

 

                                                                      

 

 

CADURQUES : Gaulois de l’Aquitaine dans la région du Lot, du Quercy et du Lot-et-Garonne. Leurs villes principales furent Cadurci ou Divona (Cahors) et Uxellodunum (Lusech). Ils inventèrent le matelas.

 

CADUS : grande jarre en forme d’amphore dont on se servait pour conserver le vin, l’huile, le miel et divers aliments.

 

CAECULUS : fils de Vulcain, qui naquit d’une étincelle (du dieu) et d’une femme à Préneste. Comme les habitants doutaient de ses origines divines, Caeculus appela son père qui entoura toute l’assemblée de flammes.

 

CAEMENTARIUS : manœuvre qui montait les murailles avec des pierres grossières.

 

CÆNÉE : lapithe. Fils d’Élatos et d’Hippia. Père de l’argonaute Coronos, de Clyménos, de Phocos, de priasos. D’abord fille sous le nom de Cænis, il obtint de Poséidon de changer de sexe. Réputé invulnérable, il prit part à la chasse au sanglier de Calydon et à l’expédition des Argonautes. Son orgueil déplut aux dieux car il avait demandé qu’on rendît honneur à sa lance dressée au milieu d’une place. Les centaures le tuèrent aux noces de Pirithoüs. Comme il était invulnérable, les centaures le frappèrent avec des arbres, de sorte qu’il fut englouti par la terre.

 

CAENUS : aujourd’hui rivière de l’Arc à Aix-en-Provence (Aquae Sextiae). Sur ses bords, Marius vainquit les Teutons en 102 av. J.-C.

 

CAER : ville principale de l’Autre Monde qui avait la particularité d’être construite en verre.

 

CAER LLION : demeure favorite du roi Arthur sur l’île de Man. Elle avait été bâtie par la druidesse Élen.

 

CAERE : cité voisine de Rome qui donna asile aux vestales quand Brennus attaqua Rome le 18 juillet 390 av. J.-C.

 

CAESTUS : gantelets pour le pugilat et la lutte. Ils étaient sertis de boules de plomb ou de clous de métal.

 

                                                                                

 

 

CAÏCOS : fils d’Océan et de Téthys. Il donna son nom à un fleuve de Mysie.

 

CAÏCOS : fils d’hermès et d’Ocyrrhoé. Il se précipita dans le fleuve Astrée qui prit le nom de Caïcos.

 

CAÏCOS : un des compagnons d’Énée.

 

CAIER : roi du Connaught qui fut envoûté par une satire de son neveu, le druide Nede. Le visage enlaidi par trois énormes furoncles, il se cacha dans la forteresse de Dun Cermnai. Nede prit aussitôt sa place sur le trône. Traqué par l’usurpateur, Caier mourut de honte. Son arrêt du cœur provoqua l’éclatement du rocher derrière lequel il s’était dissimulé et la mort de Nede dont l’œil droit fut traversé par un morceau de roche.

 

CAÏÈTE : nourrice d’Énée ou de Créuse, ou d’Ascagne. Elle mourut en Italie.

 

CALAMARIUS : étui qui contenait les roseaux pour écrire.

 

CALAMÉES : fêtes célébrées à Cyzique au mois de Calaméon, qui commençait le 24 avril, lorsque le froment commençait à fleurir.

 

CALAMISTER ou CALAMISTRATUM : fer à friser les cheveux.

 

CALAMISTRATUS : personne dont les cheveux étaient frisés au fer. Cette mode fit fureur au temps de Cicéron.

 

CALAMOS : fils du fleuve Méandre et amant de Carpo.

Extrait du chant onzième des Dyonisaques de Nonnos: Il y avait jadis sur les bords du Méandre, fleuve aux mille détours, un jeune homme plus grand que tous ceux de son âge, d'une taille élancée et mince, aux jambes allongées, portant droite sa chevelure; la grâce, aux regards timides, jouait d'elle-même sur ses joues et sur son front ; ses yeux dardaient toujours au loin le plus resplendissant éclat. Son corps entier égalait la blancheur du lait, et à cette blancheur la rosé mêlait l'empreinte gracieuse de sa double nuance. Son père, qui le chérissait, l'avait nommé Calamos; et ce père était le Méandre, qui d'abord voyage en rampant sous la terre, puis grossit inaperçu dans ses ténébreux abîmes son cours subitement tortueux, bouillonne quand il se produit brusquement au jour, et inonde alors la surface du sol de ses eaux souterraines. Tel était l'ardent et aimable Calamos.« Il avait pour ami le charmant Carpos , du même âge, aussi beau que lui, doué de plus d'attraits que n'en eut jamais un mortel. Certes, s'il eut vécu dans les âges primitifs, Carpos eût été l'époux de l'Aurore à la riche chevelure; car, par ses formes et son éclat, il surpassait à la fois Orion et Céphale. La féconde Cérès n'eût jamais reçu dans ses bras Jasion son époux, et la Lune, Endymion; car bientôt, par l'excellence de sa beauté, Carpos serait devenu le seul mari des deux déesses; il eût partagé la couche si riche en gerbes de la blonde Cérès, et celle de l'envieuse Lune. Tel était de son coté, dans tout le charme de sa fleur le délicieux ami de Calamos.« Tous les deux se livraient aux divertissement» de leur âge sur la plage voisine du fleuve sinueux. La rive était pour eux le stade arrondi qu'ils devaient franchir pour la course. Calamos désignait un orme pour barrière, pour but un olivier; puis il  s'élançait tel que les vents, et il aurait parcouru le rivage du fleuve d'un bout à l'autre, s'il ne s'était laissé tomber au plus fort de sa vitesse, et s'il n'eût ainsi cédé volontairement la victoire à son gracieux compagnon.

 

CALANTICA : sorte de béret recouvrant un voile tombant de part et d’autre de la tête.

 

CALATIN : magicien guerrier qui trouva la mort avec ses vingt-sept fils face à Cuchulain. Ses six filles le vengèrent et entrèrent au service de la reine magicienne Medb. Après un voyage dans l’Autre Monde où elles forgèrent des armes magiques, la reine les rendit borgnes. Devenues sorcières, on les vit se mêler à toutes les batailles qui opposaient les arbres.

 

CALATHOS : corbeille que Perséphone porte sur la tête.

 

                                                                  

                                                                                      Sérapis coiffé du calathos

 

 

CALATUS :

1.     Corbeille évasée en osier qui contenait le nécessaire à filer et à tisser des femmes romaines.

2.     Panier à fruits, à fleurs ou à fromages.

3.     Coupe à boire.

4.     Boisseau symbolique placé sur la tête de Jupiter Serapis.

 

CALCEOLUS : légère chaussure d’été pour femme.

 

CALCEUS : chaussure montante.

 

                                                          

 

 

 

CALCEUS PATRICUS : ces chaussures montantes jusqu’au bas du mollet étaient exclusivement portées par les sénateurs.

 

CALCEUS REPANDUS : chaussure basse dont l’extrémité pointue était courbée en forme de crochet.

 

CALCHAS : fils de Thestor. Il naquit à Mycènes ou à Mégare. Frère d’Alcmaon. Il était le plus habile de tous les augures, et connaissait le passé, le présent et l’avenir. Il protégea Énée et lui annonça la grandeur de son futur royaume.  Il contribua au stragème du cheval de Troie. Un jour, il rencontra le fameux devin Mopsos qui le surpassa. Calchas en mourut de dépit.

 

                                          

                                                               Calchas (à droite) conduisant sa fille Iphigénie au sacrifice

 

 

CALCHINIA : fille de Leucippe, roi de Sicyone. Poséidon l’aima et la rendit mère de Sicyon.

 

CALCHUS : roi des Dauniens, amoureux de Circé qui, pour s’en débarrasser, lui fit servir des mets qui le rendirent fou. Elle l’enferma dans une étable avec les porcs. Elle le rendit aux Dauniens qui la menaçaient les armes à la main.

 

CALCULUS :

1.     Caillou servant à compter. Caillou des jeux de hasard ou encore utilisé pour voter, il était alors de couleur noire ou blanche.

2.     Pierre polie employée pour les mosaïques.

 

CALDARIUM :

1.     Étuve dans les bains. Salle de bains de vapeur.

La chaleur était bien plus élevée dans la petite salle carrée du caldarium . Tépidarium et caldarium sont chauffés par hypocauste. L’ensemble est fort bien conservé, avec ses piles de plaques rondes ou carrées soutenant les dalles de la suspensura.

2.     Chaudière dans laquelle chauffait l’eau du bain.

 

           

                                                                              Caldarium de Stabies

 

                                                     

                                                                       Caldarium d'Hérode à Massada 

 

                                        

                                                     Hypocauste du caldarium de la villa de Grosswald

 

 

CALENDARIS : surnom de Junon, à laquelle étaient consacrées les calendes.

 

CALENDE : premier jour de chaque mois. Ce jour là, un pontife annonçait la nouvelle lune au peuple assemblé.

 

CALENDRIER : les grecs commençaient leur année à l’équinoxe d’automne. Il y avait douze mois de 30 jours et on intercalait un mois tous les deux ou trois ans. En 594 av. J.-C., Solon établit l’année de 354 jours en ajoutant un treizième mois de 30 jours au troisième, cinquième et huitième années d’une période de huit ans nommée octaétéride. En 433, l’astronome Méton, puis en 331 Calippe de Cyzique imaginèrent deux nouveaux cycles, l’un de 19 ans, l’autre de 76 ans pour qu’il y eût concordance entre l’année lunaire et l’année solaire. Les Grecs divisaient le mois en trois décades. Les noms des mois variaient selon les villes.

Mois et correspondance des fêtes(à Athènes):

Sacrifice d'une hécatombe (100 bœufs) -

Mois des déménagements 

Célébration des Boédromies, en souvenir de la victoire de Thésée sur les Amazones 
Fêtes en l'honneur d'Apollon, ainsi nommées parce qu'on mangeait ces jours-là des fèves cuites.
En l'honneur de Jupiter Mémactère (Dieu des tempêtes) 
Fête de Neptune. 
Mois des mariages.
Fête en honneur des divinités infernales (époque du réveil de la nature) 
Fête de la chasse au cerf, en l'honneur de la déesse Artémis. 
Fête de Diane Munychie 
Fêtes en l'honneur d'Apollon et de Diane
Mois des Scirophories, fêtes en l'honneur d'Athéna

 

CALENDRIER : livre de comptes des prêteurs et des banquiers. On y consignait toutes les opérations financières. Il tirait son nom de l’intérêt qui était exigé aux calendes (premier jour du mois).

 

CALENDRIER : ce calendrier lunaire en usage chez les Gaulois et les derniers Celtes avait été établi par les druides. On y ajoutait un jour, le 23 décembre, pour compléter l’année.

24 décembre au 21 janvier, mois du bouleau.

22 janvier au 15 février, mois du sorbier.

16 février au 17 mars, mois du frêne.

18 mars au 14 avril, mois de l’aulne.

15 avril au 12 mai, mois du saule.

13 mai au 9 juin, mois de l’aubépine.

10 juin au 7 juillet, mois du chêne.

8 juillet au 4 août, mois du houx.

5 août au 1er septembre, mois du noisetier.

2 septembre au 29 septembre, mois de la vigne.

30 septembre au 27 octobre, mois du lierre.

28 octobre au 28 novembre, mois du roseau.

29 novembre au 22 décembre, mois du sureau.

 

Calendrier solaire, en gaulois :

Samonios (janvier).

Dumonnosios (février).

Riuros (mars)      .

Anagantios (avril).

Ogranios (mai).

Cutios (juin).

Giamonius (juillet).

Simivisonnacos (août).

Equos (septembre).

Elembivius (octobre).

Edrinios (novembre).

Cantlos (décembre).

 

CALENDRIER : le calendrier solaire existait sous l’Ancien Empire. Avec ses trois saisons : inondation, hiver, été, l’année égyptienne comptait 365 jours divisés en 12 mois de 30 jours auxquels on ajoutait 5 jours épagomènes à la fin de l’année. Ce calendrier fit l’admiration des astronomes grecs qui l’utilisèrent. On s’en servit jusqu’à la fin du Moyen Âge. Plus ancien était le calendrier lunaire dont l’usage se perpétua jusqu’au début de notre ère en raison de ses applications religieuses et magiques.

 

                                            

 

 

CALENDRIER (CALENDARIUM) : plus complet que nos calendriers, les calendriers romains gravés sur des blocs de marbre donnaient des indications astronomiques et les moyens de calculer les dates des cérémonies religieuses et des opérations agricoles. Jules César chargea, comme grand pontife, l’astronome d’Alexandrie, Sosigène, de réformer le calendrier. Sosigène allongea l’année 46 de quatre-vingt-dix jours, qui fut appelée l’année de la Confusion. Dès lors l’année compta 365 jours. Tous les quatre ans, elle passe à 366 jour en intercalant un jour après le 24 février.

 

CALENIUS (QUINTUS FUSIUS) : tribun du peuple en 61 av. J.-C. Il défendit Clodius et soutint César comme préteur en 49. Il fut consul après la mort du dictateur et s’attacha à Antoine jusqu’en 41. Il mourut au pied des Alpes alors qu’il marchait avec son armée contre Octave.

 

CALÉSIOS : conducteur du char d’Axylos. Diomède le tua au siège de Troie.

 

CALÈTES : Gaulois qui vivaient au nord de l’embouchure de la Seine.

 

CALÉTOR : fils de Clytios et neveu de Priam. Ajax le tua au siège de Troie.

Extrait du livre 10 du Voyage de la Phocide: La hache que l’on voit ensuite, est un présent de Périclyte, fils d’Euthymaque de la ville de Ténébos. Voici ce que l’on raconte de cette hache. On dit que Cycnus étoit fils de Neptune, et qu’il régna à Colones, ville de Troade, près de l’isle  Leucophrys. Il épousa Proclée, fille de Clytius, et sœur de ce Calétor, qui au rapport d’Homère dans l’Iliade fut tué par Ajax, justement dans le temps qu’il vouloit brûler le vaisseau de Protésilas.

 

CALIADNÉ : nymphe, épouse d’Ægyptos.

 

CALIENDRUM : bonnet fantaisie porté par les Romaines.

 

CALIGA : souliers à semelles épaisses garnies de clous. Faits de lanières serrées couvrant entièrement le pied jusqu’au-dessus de la cheville, ils étaient portés par les soldats et les centurions.

 

CALIGARIUS : artisan spécialisé dans la fabrication des chaussures de soldats.

 

CALIGULA (CAIUS JULIUS CAESAR GERMANICUS) : fils de Germanicus et d’Agrippine. Né en 13, mort en 41. Élevé au milieu des soldats qui le nommèrent Caligula (de caligae, bottines). Adopté par son grand-oncle Tibère, il lui succéda en 37. Après huit mois de règne, une maladie troubla sa raison et ses lubies dépassèrent l’imagination. Il se fit adorer par des prêtres à qui il associa sa femme et son cheval. Il tua ses proches et les riches citoyens qu’il dépouilla de leurs biens. Il eut des rapports incestueux avec ses trois sœurs, surtout avec Drusilla qu’il déifia après sa mort. Piètre général, il mena sans succès deux expéditions sur les côtes de la Gaule et au-delà du Rhin. Le tribun Cassius Chaerea l’assassina.

Extrait de la vie des douze César par Suétone: Il ne voulait pas qu'on crût ni qu'on dît qu'il était petit-fils d'Agrippa, à cause de la bassesse de son origine, et il se fâchait lorsque, en prose ou en vers, on le rangeait parmi les aïeux des Césars.  Il disait hautement que sa mère était née d'un inceste d'Auguste avec sa fille Julie, et non content de calomnier ainsi la mémoire d'Auguste, il défendit que l'on célébrât par des fêtes solennelles les victoires d'Actium et de Sicile, qu'il nommait des journées déplorables et funestes au peuple romain.  Il appelait quelquefois Augusta Livia, sa bisaïeule, un Ulysse en jupon. Dans une lettre au sénat, il osa lui reprocher la bassesse de sa naissance, sous prétexte que son aïeul maternel n'était qu'un décurion de Fondi. Cependant les actes publics font foi qu'Aufidius Lurco avait exercé des magistratures à Rome.  Il refusa un entretien particulier à son aïeule Antonia, à moins que Macron, chef de sa garde, ne fût présent. Les dégoûts et les indignités dont il l'accabla furent cause de sa mort, si toutefois il ne l'empoisonna pas, comme quelques-uns le pensent. Il ne lui rendit aucun honneur funèbre, et de sa salle à manger il regarda les flammes de son bûcher.  Il envoya un tribun des soldats tuer à l'improviste son frère Tibère, et obligea son beau-père Silanus à se couper la gorge avec un rasoir, alléguant pour prétexte de ces deux meurtres, que son frère, dans l'espoir de s'emparer de Rome, s'il périssait dans une tempête, avait refusé de le suivre sur mer par un temps d'orage, et que Silanus avait respiré un antidote pour se garantir du poison qu'il pouvait lui donner. Cependant Silanus n'avait voulu qu'éviter le mal de mer et l'incommodité de la navigation, et Tibère n'avait recouru aux médicaments que pour combattre une toux opiniâtre dont il était tourmenté.  Quant à Claude, son oncle, il ne l'épargna que pour en faire son jouet. 

 Il entretint un commerce criminel avec toutes ses soeurs. À table, il les faisait placer tour à tour au-dessous de lui, tandis que sa femme était au-dessus.  On croit qu'il abusa de Drusilla, lorsqu'il portait encore la robe prétexte. On prétend même qu'il fut surpris avec elle par son aïeule Antonia chez laquelle on les élevait tous deux. Bientôt il l'enleva à Lucius Cassius Longinus, personnage consulaire, à qui elle était mariée, et la traita publiquement comme son épouse légitime. Dans une maladie, il l'institua héritière de ses biens et de l'empire;  et, lorsqu'elle mourut, il ordonna une suspension générale de toutes les affaires. Pendant ce temps, ce fut un crime capital que d'avoir ri, d'avoir été au bain, ou d'avoir mangé avec ses parents, sa femme ou ses enfants.  Ne pouvant résister à sa douleur, il s'échappa la nuit de Rome, traversa la Campanie, se rendit à Syracuse, et en revint brusquement, laissant croître sa barbe et ses cheveux. Dans la suite, il ne jura jamais que par le nom de Drusilla, même dans les affaires les plus importantes, et en parlant au peuple ou aux soldats.  Il n'eut pour ses autres soeurs ni un amour aussi vif ni de pareils égards: il les prostitua souvent à ses compagnons de débauche. Aussi n'eut-il aucune peine à les condamner à l'exil comme complices de la conjuration de Lepidus et comme adultères.  Non seulement il publia leurs lettres autographes, qu'il avait surprises par fraude ou par corruption, mais il consacra à Mars Vengeur trois épées, qu'il disait avoir été préparées contre lui, et y joignit une inscription. 

 

  

 

                                                

       

 

CALIPTRA : ce mot d’origine grecque désignait le voile que portaient certaines jeunes femmes grecques et romaines. Il permettait de dissimuler les traits en public. On peut le rapprocher des voiles des musulmanes.

 

CALIX :

1.     Mot grec. À Rome, il désignait surtout un plat à légume.

2.     Mesureur d’eau. Tube en cuivre qui permettait de fixer la quantité d’eau journalière octroyée à une maison de particulier ou à un établissement public.

 

CALIXTE Ier : élu pape en 217 et tué en 222. Il rénova le cimetière chrétien sur le chemin de Rome à Ardée.

 

                    

                                                                                                                       Catacombes de Saint-Calixte

 

 

CALLIANASSA : une des Néréides.

 

CALLIARE : fils d’Odœdocos et de laonomé.

 

CALLIAS : premier roi de la race des Héraclides à argos ; fils de Téménos, qu’il tua avec la complicité de ses frères Agélaos et Eurypyle.

 

CALLICRATE : stratège de la ligue Achéenne. Général achéen, il mourut à Rhodes en 149 av. J.-C. Il soutint par tous les moyens la cause de Rome, empêcha l’alliance avec Persée et dénonça plus de mille de ses concitoyens, dont l’historien Polybe, qui furent emmenés captifs à Rome en 166.

 

CALLICRATE : architecte du Ve siècle av. J.-C. Il éleva le Parthénon à Athènes avec Ictinos, à la demande de Périclès.

 

CALLICRATÈS : amiral de la flotte égyptienne sous le règne de Ptolémée II Philadelphe (282-246).

 

CALLICRATIDAS : général de Sparte, successeur de Lysandre au commandement de la flotte. Il voulut réconcilier les Grecs pour ne pas s’allier avec les Perses. Il prit Méthymne, assiégea Conon dans Mitylène. Vaincu près des îles Arginuses, il fut tué en 406 av. J.-C.

 

CALLIDICÉ : une des Danaïdes. Elle tua son fiancé Pandion.

 

CALLIGÉNIE : à la belle progéniture. Surnom de Déméter, de sa nourrice ou de Gaïa. Nourrice de Cérès.

Extrait des Dionysaques de Nonnos, chant VI:  La déesse entendit les chants belliqueux, redits par l'écho de Dircé;  et dépassant ces choeurs guerriers de la Crète où le fer agile frappe en cadence les boucliers sonores, elle cherche quelque demeure de pierre, et descend dans la Sicile aux trois promontoires, vers une roche monstrueuse, près des bords adriatiques,.le reflux incessant de la mer, attiré vers le couchant, se recourbe comme une faux, et renvoie à la Libye les courants sinueux du Nord. Enfin, près des lieux où le fleuve Anapos  entraîne la nymphe Cyanée, et marie aux tourbillons de la fontaine ses flots amoureux, elle remarque une grotte grande comme un palais, couronnée et recouverte par une voûte de rochers, que la nature a fortifiée d'un vestibule de ravines, et dont le seuil de pierre  est confié à la garde des nymphes du voisinage. La déesse se glisse dans ces salles longues et obscures, et cache sa fille sous ces antres profonds; puis elle détache les dragons de son char ailé, place l'un à droite auprès de l'entrée, l'autre à gauche auprès de l'ouverture anguleuse du rocher, pour défendre l'approche et venue de Proserpine ; ensuite elle y établit Calligénie  sa noble nourrice, avec les corbeilles, et tout ce nombreux cortège d'outils dont s'entoure la gent féminine, quand elle exerce les travaux de la laine, chers à l'adroite Pallas. Enfin, elle s'envole dans les airs et remet son char recourbé aux soins des nymphe de ces grottes solitaires.
Extrait des oeuvres morales de Plutarque: Pourquoi, aux sacrifices des Thesmophories, les femmes d'Érétrie font-elles cuire leur viande au soleil et non au feu, et qu'elles n'invoquent point Calligénie ? Cet usage ne vient-il pas de ce que les femmes captives qu'Agamemnon emmenait de Troie avaient commencé dans cette ville la célébration des Thesmophories, lorsqu'un vent favorable qui s'éleva tout à coup les obligea de se rembarquer sans avoir eu le temps d'achever le sacrifice ?

Extrait des lettres grecques du recteur Alciphron: Au nom des Dieux et des Génies, laisse un instant, ma mère, tes rochers et ton champ. Viens admirer ce qu’il y a de beau dans la ville. N’attends pas au dernier moment. Que d’occasions tu négliges ! les Haloènes, les Apaturies, les Dionysiaques, et la grande fête des Thesmophories qu’on célèbre maintenant ! Hier, a eu lieu l’Ascension. Le peuple jeûne aujourd’hui ; il sacrifiera demain à Calligénie. En te hâtant, tu peux arriver le matin avant l’aurore et assister à la cérémonie, avec les femmes d’Athènes. Allons, n’hésite pas ; je t’en supplie, par intérêt pour mes frères et pour moi. Il n’est pas permis de quitter la vie sans voir une cité, à moins d’être sauvage ou farouche... Je vais un peu loin, ma mère. Excuse-moi. Je désire tant ta présence D’ailleurs, on doit parler franchement aux hommes ; à plus forte raison à ses parents.

 

 

CALLIGNOTE : un de ceux qui les premiers apportèrent aux Mégalopolitains les mystères des grandes mères.

 

CALLIMAQUE : artiste athénien. Il vécut au VIe siècle av. J.-C. Inventeur du chapiteau corinthien.

 

CALLIMAQUE : polémarque des Athéniens. Il mourut en combattant à Marathon en 490 av. J.-C.

 

CALLIMAQUE : littérateur grec de Cyrène. Il naquit vers 320 et mourut vers 270 av J-C.  Il joua un grand rôle dans le renouveau de la culture grecque. Il élabora un catalogue des trésors de la Bibliothèque appelé les « pinakes ». Élève d’Aristode, il arriva en Égypte en 285 et vécut modestement en donnant des leçons d’écriture et de lecture aux enfants du quartier d’Éleusis à Alexandrie ; puis il vécut de son calame comme poète officiel de la cour sous le règne de Ptolémée II Philoadelphe  Il composa plus de 800 ouvrages, poèmes épiques et élégiaques, tragédies, comédies ; seuls ses hymnes et épigrammes nous sont parvenus. Il prétendait que les Celtes étaient incapables de penser et de réfléchir, les associant aux Titans, géants rebelles et ennemis des Olympiens.

Extrait de l'Hymne à Apollon: Comme il frémit, le rameau d'Apollon, le rameau de laurier! Comme toute la demeure du dieu tremble! Loin, loin d'ici les méchants! Phoibos heurte les portes de son beau pied. Ne vois-tu pas? La palme délienne, soudain, s'est inclinée doucement; et dans l'air s'élève le beau chant du cygne. De vous-mêmes, glissez, verrous des portes; de vous-mêmes, tournez, clefs du temple; le Dieu n'est pas loin. Vous, enfants, apprêtez-vous à chanter et à danser.
Apollon ne se manifeste pas à tous, il ne se montre qu'aux bons. Il élève qui le voit; qui ne le voit pas, il l'abaisse. Nous te verrons, Archer, et nous ne serons pas abaissés. Mais quand Phoibos est parmi nous, que les enfants ne laissent pas muettes leurs cithares ni silencieux leurs pas, s'ils veulent connaître les noces, vivre jusqu'aux cheveux blancs, et que les murailles de leurs villes restent debout sur leurs antiques fondements. J'applaudis ces enfants, car déjà leur lyre n'est plus oisive.
Silence! Prêtez l'oreille au chant d'Apollon. La mer même se tait quand les aèdes chantent la cithare et l'arc, que tient Apollon Lycoréen. Thétis, la malheureuse mère, ne se lamente plus sur Achille, lorsqu'on entend « Ié Péan, Ié Péan
", et la Pierre qui pleure ne ressent plus sa peine, l'humide roc fiché sur les bords phrygiens, marbre aujourd'hui, jadis femme à la bouche gémissante. Ié, Ié, que votre cri résonne! C'est une malédiction de lutter avec les dieux. Qui s'attaque aux dieux, qu'il combatte aussi mon roi; qui s'attaque à mon roi, qu'il combatte aussi Apollon. Si le chœur chante à son gré, Apollon lui accordera ses faveurs. Il le peut, il siège à la droite de Zeus. Mais le chœur qui chante Apollon, le chantera plus d'un jour. Phoibos est fait pour nos hymnes : qu'il est facile de le chanter!
D'or est son manteau, et l'agrafe aussi. D'or la lyre et l'arc lyctien, et le carquois. D'or aussi les sandales. Apollon est tout brillant d'or, et regorgeant de richesses; Python en est la preuve. C'est un dieu toujours beau, un dieu toujours jeune; jamais les tendres joues de Phoibos ne se couvrirent du moindre duvet! Sa chevelure répand à terre une huile parfumée. Ce n'est pas une humeur grasse que distillent goutte à goutte les cheveux d'Apollon, c'est la panacée même. Dans la ville où cette rosée tombe sur le sol, tout est sain.
 

CALLINICOS : à la belle victoire. Surnom qu’Héraclès reçut à la prise de Troie.

 

CALLINOS : orateur et poète grec d’Éphèse. Il vécut au VIIe siècle av. J.-C. Il nous reste de lui des fragments d’élégies guerrières.

Extrait de l'appel au combat contre les Cimmériens par Callinos: Combien de temps encore reposerez-vous ? Quand aurez-vous un cœur vaillant, jeunes hommes? N'avez-vous point honte de vous montrer ainsi efféminés aux nations voisines? Vous croyez ainsi vivre en paix; mais la guerre envahit toute la contrée. Que chacun, en combattant, présente son bouclier à ses adversaires et que, sur le point de rendre l'âme, il lance son dernier trait.
Car il est honorable, il est glorieux pour un brave de combattre contre les ennemis pour sa patrie, pour ses enfants, pour sa légitime épouse ; la mort viendra, quand sera coupé le fil des Parques.
Hé bien donc, que chacun s'avance fièrement, dressant sa lance, et serrant son vaillant cœur contre son bouclier, au moment où va commencer la mêlée. Car fuir la mort fixée par les destins est impossible à un homme, quand même il aurait des immortels pour ancêtres.
Souvent tel qui part pour éviter le combat et le bruit des traits est frappé dans sa maison par une mort fatale. Celui-là n'excite parmi le peuple aucune affection, aucun regret. Mais, l'autre, petits et grands le pleurent, s'il vient à périr.
Car la nation tout entière déplore la mort d'un vaillant guerrier, et s'il vit, on l'estime autant que les demi-dieux. Il est comme un rempart aux yeux de ses concitoyens; à lui seul il est aussi utile que beaucoup d'autres ensemble.

 

CALLIOPE : la première Muse, celle qui présidait à la poésie épique. Comme ses sœurs, elle était vierge. Cependant, on lui attribue des enfants : Linos, Cymothoüs, Rhésos, Ialème, Orphée, Hyménée et les Sirènes. On représente Calliope avec des tablettes et un stylet.

 

CALLIPHÉE : une des quatre nymphes ionides.

 

CALLIPOLIS : fils d’Alcathoüs.

 

CALLIPPE : astronome grec de Cyzique. Il vécut vers 330 av. J.-C. Disciple d’Eudoxe, ami d’Aristote, il est célèbre par l’établissement du cycle callipique, qui, rectifiant celui de Méton, contenait 27 758 jours (76 ans) pour faire concorder l’année lunaire et l’année solaire. Callippe utilisa aussi un système invraisemblable de 34 sphères pour tenter d’expliquer tous les mouvements de tous les corps célestes. Le soleil, la Lune, Mercure, Vénus et Mars se voyaient attribuer chacun cinq sphères pour rendre compte de leurs parcours célestes, tandis que Jupiter et Saturne n’en avaient que quatre et les Etoiles fixes une seule. Cette adjonction de six sphères supplémentaires par rapport au système d’Eudoxe constitue bien une preuve que pour les astronomes grecs, le seul mouvement possible pour les astres devait forcément être circulaire.

 

CALLIPPOS d’Athènes : ami de Dion et disciple de Platon. Il assassina Dion en 353 av. J.-C. et s’empara du pouvoir à Syracuse. Hipparinos le battit. Il fut tué à Rhégion en 351.

 

CALLIRRHOÉ : fille d’Océan. Mère de Géryon qu’elle eut de Chrysaor, de Chioné qu’elle eut de Nilos et de Minyas qu’elle eut de Poséidon.

 

CALLIRRHOÉ : fille d’Achéloüs. Suppliée par son époux Alcméon qui lui demandait de revenir, elle refusa de l’écouter, sauf s’il lui apportait le fameux collier d’Ériphyle. Alcméon le reprit à Arsinoé, sa première femme, sous prétexte qu’il devait le consacrer à Delphes. Phégée, son beau-père, en apprenant la vérité, le fit tuer par ses deux fils. Callirrhoé, inconsolable de la mort de son époux, obtint de Zeus que ses propres fils, Acarnas et Amphotérus, encore enfants, deviennent soudainement de jeunes hommes et vengent leur père.

 

CALLIRRHOÉ : femme d’Évippos, mère d’Alabandos.

 

CALLIRRHOÉ : fille du Scamandre. Épouse de Tros dont elle eut Ilos, Ganymède et Assaracos.

 

CALLIRRHOÉ : fille de Lycos, tyran de Libye. Elle accueillit Diomède à son retour de Troie et se tua de chagrin lorsqu’il partit.

 

CALLIRRHOÉ : jeune fille de Calydon. Aimée de Corésos, prêtre de Dionysos, elle refusa de répondre à cet amour. Désespéré, Corésus pria Dionysos qui envoya une peste sur le pays des Calydoniens. On consulta l’oracle de Dodone qui ordonna de sacrifier Callirrhoé ou quelqu’un qui voudrait mourir pour elle. Corésos s’immola lui-même sur l’autel pour la sauver. Touchée par cet amour, Callirrhoé se donna la mort près d’une fontaine, depuis, qui porta son nom.

 

                                            

                                                         Le grand prêtre Corésus se sacrifiant pour sauver Callirrhoé par Fragonard

 

 

CALLISTAGORAS : dieu honoré dans l’île de Ténos.

 

CALLISTÉES : fêtes célébrées en l’honneur d’Aphrodite, d’Héra ou d’Athéna, à Lesbos et dans la Parrhaside. Les femmes s’y disputaient le prix de la beauté. Cypsélos en avait institué à Élis où les hommes se disputaient le prix en se combattant. Le vainqueur recevait une armure complète et allait la consacrer à Athéna.

 

CALLISTÉPHANOS : à la belle couronne. Surnom d’Héra et de Déméter.

 

CALLISTHÈNE : philosophe grec d’Olynthe, petit-neveu d’Aristote, né vers 365 av. J.-C. Il suivit Alexandre le Grand dans son expédition. Ce dernier le fit mettre à mort en Bactriane (328) parce que Callisthène le blâmait d’adopter les coutumes orientales. Il avait composé des Mémoires, et Les Persiques.

Extrait de Lysimaque d'après Montesquieu: Lorsque Alexandre eut détruit l’empire des Perses, il voulut que l’on crût qu’il était fils de Jupiter. Les Macédoniens étaient indignés de voir ce prince rougir d’avoir Philippe pour père : leur mécontentement s’accrut lorsqu’ils lui virent prendre les moeurs, les habits et les manières des Perses ; et ils se reprochaient tous d’avoir tant fait pour un homme qui commençait à les mépriser. Mais on murmurait dans l’armée, et on ne parlait pas. Un philosophe nommé Callisthène avait suivi le roi dans son expédition. Un jour qu’il le salua à la manière des Grecs : D’où vient, lui dit Alexandre, que tu ne m’adores pas ? « Seigneur, lui dit Callisthène, vous êtes chef de deux nations : l’une, esclave avant que vous l’eussiez soumise, ne l’est pas moins depuis que vous l’avez vaincue ; l’autre, libre avant qu’elle vous servit à remporter tant de victoires, l’est encore depuis que vous les avez remportées. Je suis Grec, seigneur ; et ce nom, vous l’avez élevé si haut que, sans vous faire tort, il ne nous est plus permis de l’avilir. » Les vices d’Alexandre étaient extrêmes comme ses vertus : il était terrible dans sa colère ; elle le rendait cruel. Il fit couper les pieds, le nez et les oreilles à Callisthène, ordonna qu’on le mît dans une cage de fer, et le fit porter ainsi à la suite de l’armée.

 

CALLISTO : la plus belle. Surnom d’Artémis.

 

CALLISTO : fille de Lycaon d’Arcadie ou de Nyctos. Elle aimait la chasse et était une fidèle compagne d’Artémis. Aimée de zeus qui la rendit mère d’Arcas, Callisto fut changée par Héra en ourse et tuée par Artémis. On confia l’enfant à Hermès et Callisto fut placée parmi les constellations (c’est la Grande ourse).

 

                                   

                                                                               Callisto par Rubens

 

 

CALLITHÉA : première prêtresse d’Argos. Mère de Trochilos.

 

CALONE :

1.     Esclaves des armées romaines. Ils assuraient les travaux domestiques dans le camp.

2.     Valet de ferme ou porteur de palanquin. Sous l’Empire, ce mot désigna tous les domestiques.

 

CALPURNIA : femme de César en 59 av. J.-C. Elle empêcha vainement ce dernier de se rendre au sénat où il allait être assassiné en 44.

 

                                   

 

 

CALPURNIA (GENS) : famille plébéienne de Rome divisée en plusieurs branches dont la principale était celle des Pisons.

 

CALPURNIUS (TITUD JULIUS) : poète latin né en Sicile. Il vécut au IIIe siècle et écrivit dix églogues en imitant Virgile.

 

CALPURNUS FLAMMA : tribun militaire. Avec 300 soldats, il se dévoua pour sauver l’armée du consul Atilius Catilinus enfermé dans un défilé par les Carthaginois en 258 av. J.-C.

 

CALVA : « qui est chauve ».

1.     Surnom de Vénus donné après le siège du Capitole par les Gaulois lorsque les femmes romaines coupèrent leurs cheveux pour tisser des cordes d’arc.

2.     De calvere : tromper, parce que Vénus trompait souvent les amoureux.

3.     Légende qui raconte que, lors d’une épidémie, toutes les femmes perdirent leurs cheveux. Le roi Ancus consacra en l’honneur de sa femme une statue à tête chauve et les cheveux se remirent à pousser, donnant naissance au culte de Vénus Calva.

 

CALYCÉ : fille d’Hécaton. Mère de Cycnos qu’elle eut de Poséidon.

 

CALYCÉ : fille d’Éole et d’Énarété. Elle épousa Æthilus dont elle eut Endymion.

 

CALYCOPIS : incarnation phrygienne d’Aphrodite, fille du roi Otrée. Femme de Thoas, roi de Lemnos. Aphrodite prit son nom lorsqu’elle céda aux vœux d’Anchise sur l’Ida.

 

CALYDON : fils d’Ætolos et de Pronoé. Père de Protogénie et d’Épicaste.

 

CALYDON : ville d’Étolie, sur l’Événos. Capitale du pays avant Thermos. Patrie de Diomède. Elle était située près de la forêt où Méléagre tua le fameux sanglier envoyé par Artémis pour ravager la contrée.

 

                

             Située en Etolie, à l'ouest de la Grèce, on peut s'y rendre depuis Patras en passant par Antirhion et en prenant la direction de          Missolonghi ou d'Agrinion. Les vestiges se trouvent prés du village d'Evinochoro, juste après le pont sur l'Evinos

 

                                    

                                                                                          Chasse au sanglier de Calydon

 

 

CALYDONIOS : surnom de Dionysos, dont la statue fut transportée de Calydon à Patras.

 

CALYPSO : fille d’Atlas ou d’Océan et de Téthys. Elle régnait sur l'île d’Ogygie, dans la mer ionienne, lorsque Ulysse fut jeté sur la côte par des vents contraires. Elle accueillit et aima le héros qui lui donna deux fils : Nausithoüs et Nausinoüs. Elle s’efforça de le retenir en lui offrant l’immortalité, mais le laissa partir au bout de sept ans sur ordre de Zeus.

 

CALYPTRE : voile dont les prêtres couvraient leur tête lorsqu’ils célébraient leurs mystères.

 

CAMALL MAC RIAGALL : druide qui gardait les portes de Tara en compagnie de druide Gamal.

 

CAMARA : petit vaisseau pirate utilisé par les Grecs. Les extrémités effilées, rapide, il pouvait contenir une trentaine d’hommes.

 

CAMASÈNE ou CAMISE : déesse de la divination, sœur ou épouse de Janus.

 

CAMATULLICIENS : tribu celto-ligure qui vivait dans le massif des Maures (Var).

 

CAMELOT (CAMLAN) : ultime bataille d’Arthur contre son neveu Medrawt à l’issue de laquelle survécurent trois chevaliers : Morvan, Sanddé Brydd et Glewlwyt Gafaelfawr. Château où se réunissait les chevaliers de la Table Ronde.

 

             

                    Camelot par Gustave Doré

 

 

CAMENAE : nymphes prophétesses d’origine italienne. Elles connaissaient le passé et l’avenir et présidaient à la naissance des enfants.

 

CAMERA : plafond voûté d’une chambre. Il était en bois ou en plâtre contenant un fornix formé d’arcs réguliers en brique ou en maçonnerie. Il nous a donné le mot « chambre ».

 

CAMERA VITREA : plafond voûté recouvert de plaques de verre.

 

CAMERINUM : ville proche de l’Apennin. En 295 av. J.-C., les Gaulois y anéantirent la légion de Lucius Cornelius Scipion, dit Barbatus.

 

CAMILLE (MARCUS FURIUS CAMILLUS) : tribun militaire en 401 av. J.-C. Les Romains réfugiés à Véies le nommèrent dictateur lorsque Brennus pilla Rome. Il repoussa les Gaulois Sénons hors du territoire et dut les combattre à nouveau en 376 avant de les vaincre en 367 à plus de quatre vingt ans. Il mourut de la peste en 365.

 

                            

                                                                           Triomphe de Camille par Salviati

 

 

CAMILLI : nom donné aux jeunes gens n’ayant pas passé l’âge de la puberté et aux jeunes filles de naissance libre avant le mariage qui assistaient le grand prêtre ou la femme de ce dernier dans les cérémonies religieuses romaines. Le camille portait un vase couvert nommé camerum qui renfermait les bijoux pour l’épouse et les jouets pour les enfants. Les camilles étaient choisis parmi les familles nobles de Rome.

 

CAMILLUS et CAMILLA (CAMILLE) : voir CAMILLI.

 

CAMINUS :

1.     Construction de pierres et de briques destinée à la fonte des métaux. Forge de forgeron.

2.     Pierre sur laquelle brûlait le bois nécessaire au chauffage d’une maison.

 

CAMIRO : fille de Pandare de Crète. Elevée avec sa sœur Clytie par Aphrodite après la mort de leurs parents. Pour se venger de Pandare, Zeus chargea les Harpies de les livrer aux Érynies.

 

CAMIROS : fils de Cercaphos et de Cydippe ou de Lysippe, petit-fils d’Hélios.

 

CAMORTA : région de Côme en Italie où ont été découvertes de nombreuses tombes celtes du Ve siècle av. J.-C. Elles contenaient des épées, des vases, des gourdes et des bols.

 

CAMPÉ : monstre qui était chargé de garder les Hécatonchires et les cyclopes dans les enfers. Il fut tué par Zeus pour avoir refusé de laisser sortir les prisonniers dont les forces étaient nécessaires dans la guerre contre les Titans.

 

CAMPESTRE : jupe courte et légère portée par les gladiateurs lors des entraînements.

 

CAMPI LUGENTES : division des Enfers, où Virgile place ceux qui, ayant abusé de l’amour, se retrouvaient après la mort.

 

CAMPI PUTRIDI : champ de la Putréfaction. Champ de bataille près d’Aix-en-Provence où périrent plus de 100 000 Teutons et 10 000 Romains en 102 av. J.-C. Aujourd’hui Pourrières. Pendant plusieurs années après la bataille, les ossements servirent à enclore les vignobles.

 

CAMPICURSIO : revue militaire sur le champ de Mars.

 

CAMPIDOCTOR : instructeur dans l’armée romaine de la République. Il enseignait les rudiments des armes et des manœuvres aux recrues convoquées sur le champ de Mars.

 

CAMULOGÈNE (CAMULOGENUS) : chef gaulois des Aulerques. En 52 av. J.-C., il mena ses troupes au combat sur la rive gauche de la Seine contre les légions de Titus Labienus. Face à l’avancée des Romains sur la rive droite, il donna l’ordre d’incendier Lutèce (Paris) et de couper les ponts. Se battant contre la VIIe et la XIIe légion, il perdit la bataille sur l’actuel quai de Grenelle.

 

                 

                                         Lutèce                                                 Cavalier gaulois du temps de Camulogène

 

 

CAMULOS : dieu gaulois de la guerre.

 

CANAAN : région située au-delà du désert de Negeb, au nord-est de l’Égypte. Les Bédouins d’origine sémitique y vivaient. Les Égyptiens les surnommaient les « coureurs des sables » ou « habitants des sables ». De cette contrée aride, partira une révolte dirigée contre les intérêts de l’Égypte sous le XVIIIe dynastie. L’enjeu en était les ports de Jaffa. Ascalon et Gaza.

 

                                                                    

 

 

CANACÉ : fille d’Éole et d’Énarété. Elle eut de Poséidon cinq fils : Opleus, Nirée, Épopeus, Aloeus et Triops. Ayant commis l’inceste avec son frère Macarée, elle fut tuée par son père.

Epitre XI des Héroïdes par Ovide (lettre de Canacé): CANACÉ À MACÉRÉE: Si des taches dérobent à ta vue troublée quelque chose de cet écrit, c'est que cette lettre aura été couverte du sang de ta maîtresse.À la main droite tient une plume ; l'autre tient un fer nu ; sur mes genoux est une feuille déroulée. Telle est l'image de la fille d'Éole écrivant à son frère ; c'est ainsi sans doute que je puis contenter un père inexorable. Je voudrais qu'il fût lui-même témoin de mon trépas, et que le coup fût porté sous les yeux de celui qui le commande. Barbare comme il l'est, et plus cruel que les vents qu'il déchaîne, il aurait d'un oeil sec contemplé mes blessures. C'est quelque chose que de vivre avec les vents furieux : son naturel s'accorde avec celui de son peuple. Il commande au Notus, au Zéphyr, à l'aquilon de Sithonie ; il dirige ton vol, Eurus capricieux. Il commande, hélas ! aux vents, et ne commande pas à sa colère orgueilleuse. Son royaume est moins grand que ses vices.À quoi me sert que les noms de mes ancêtres me rapprochent du ciel, et de pouvoir compter Jupiter au nombre de mes parents ? Un présent de mort, un glaive fatal, une arme qui n'est point faite pour moi, en est-elle moins dans la main d’une femme ? Plût aux dieux, Macarée, que l’heure qui nous enchaîna l’un à l’autre fût venue plus tard que celle de ma mort ! Pourquoi, ô mon frère ! m'as-tu jamais aimée plus qu'un frère ? Pourquoi ai-je été pour toi ce qu'une sœur ne doit pas être ? Moi-même je me suis enflammée, et le dieu que j'avais entendu dépeindre, ce dieu, je ne sais lequel, je l'ai senti dans mon cœur brûlant. Les couleurs avaient fui mon visage ; la maigreur avait alangui mes membres ; ma bouche ne consentait qu'avec peine à prendre quelques aliments ; mon sommeil était pénible ; la nuit me paraissait une année ; je gémissais sans éprouver aucune douleur. Je ne pouvais me rendre compte de ce qui se passait ainsi en moi ; je ne savais pas ce que c'était que l'amour ; mais j'aimais. Ma nourrice, instruite par l'âge, fut la première qui pressentit le mal ; la première elle me dit : "Fille d'Éole, tu aimes." Je rougis ; la pudeur me fit baisser les yeux sur mon sein : ce langage muet était un aveu suffisant. Déjà s'arrondissaient mes flancs coupables ; ce poids furtif chargeait mes membres malades. Quels herbages, quels médicaments ma nourrice ne m'apporta-t-elle pas ? Combien m'en fit prendre sa main audacieuse, pour détacher entièrement de mes entrailles - et nous ne t'avons caché que cela - le fardeau qui y croissait ! Ah ! trop plein de vie, l'enfant résista aux efforts de l'art, et fut protégé contre son ennemi secret. Déjà neuf fois s'était levée la sœur charmante de Phébus, et la dixième Lune conduisait ses coursiers lumineux. J'ignorais la cause des douleurs soudaines que j'éprouvais ; j'étais sans expérience pour l'enfantement ; j'étais comme un soldat novice. Je ne pus retenir mes cris : "Pourquoi, dit-elle, trahir ton crime ? " Et ma vieille complice, en me fermant la bouche, étouffa mes clameurs. Que faire, malheureuse ! La douleur m'arrache des gémissements ; mais la peur, ma nourrice, la honte, les compriment à la fois. Je tes retiens ainsi que les paroles qui m'échappent, et je suis forcée de dévorer mes larmes. La mort était devant mes yeux ; Lucine me refusait son assistance ; la mort, si je fusse morte, était aussi un grand crime. Alors te précipitant sur moi, arrachant ta tunique et ta chevelure, tu réchauffes ma poitrine en la pressant contre la tienne, et tu me dis : "Vis, ma sœur, ô ma sœur bien aimée ! Vis, et ne perds pas deux êtres avec le corps d'un seul. Que l'espoir te donne des forces ; car le mariage doit t'unir à ton frère : celui par qui tu es mère sera ton époux." J'étais morte, crois-moi ; toutefois ces mots me firent revivre, et je me vis délivrée du crime et du fardeau que recelaient mes flancs. Pourquoi t'en réjouir ? Éole siège au milieu du palais : il faut soustraire mon crime aux yeux d'un père. Ma nourrice attentive cache l'enfant sous le feuillage, sous les rameaux d'un blanc olivier, sous de légères bandelettes. Elle simule un sacrifice, et prononce des mots de prière. Le peuple, mon père lui-même, donnent passage au pieux cortège. Déjà l'on touchait presque au seuil ; un vagissement arrive jusqu'aux oreilles de mon père ; l'enfant s'est trahi et dénoncé lui-même. Éole le saisit et dévoile l'imposture du sacrifice ; le palais retentit de ses clameurs insensées. Comme la mer devient tremblante, quand une brise légère en ride la surface, comme la tige du frêne est agitée par la tiède haleine du Notus, ainsi tu aurais vu frissonner mes membres d'où le sang s'était retiré ; le lit sur lequel reposait mon corps était ébranlé. Il s'élance, et ses cris divulguent mon déshonneur ; à peine si sa main s'arrête devant mon visage. Je ne puis, dans ma stupeur, que répandre des larmes ; ma langue, glacée par l'effroi, était restée muette. Déjà il avait ordonné qu'on livrât son petit-fils à la rage des chiens et des oiseaux de proie, qu'on l'abandonnât dans un lieu solitaire. L'enfant, dans ce malheur, pousse un vagissement ; il semblait comprendre son sort, et priait son grand-père, dans le langage qu'il pouvait employer. Songe, ô mon frère ! quel fut alors mon désespoir, car tu peux, d'après ton cœur, t'en former une idée, lorsque, sous mes yeux, un ennemi emportait dans le fond des forêts le fruit de mes entrailles, pâture destinée aux loups des montagnes ! Mon père s'était éloigné de ma couche ; ce fut enfin alors que je pus me meurtrir le sein, et imprimer sur mon visage la trace de mes ongles. Cependant un satellite de mon père vient vers moi d'un air consterné, et prononce ces cruelles paroles : "Éole t'envoie cette épée (il me remet l'épée), et t'ordonne de savoir à quel usage tu mérites qu'elle serve." Je le sais ; je me servirai avec courage de cette arme violente : j'enfouirai dans mon sein le don paternel. Voilà donc, ô mon père les présents de noces que tu me fais ! Voilà la dot dont s'enrichit ta fille, ô mon père ! Hymen, trompé dans ton attente, emporte loin de moi le flambeau nuptial, et fuis, d'un pied épouvanté, une infâme demeure. Noires furies, dirigez contre moi les torches que vous portez ; que leur flamme allume mon bûcher. Que les Parques plus propices rendent, ô mes sœurs ! vos mariages heureux ; toutefois souvenez-vous de mon crime. Mais quel est celui de mon enfant, lui qui respire depuis si peu d'heures ? Par quelle action, lui qui est né à peine, a-t-il blessé son aïeul ? S'il a pu mériter la mort, qu'on dise qu'il l’a méritée. Ah ! il porte, le malheureux, la peine de ma faute. Mon fils, ô toi la douleur de ta mère, la proie des bêtes féroces ! toi, hélas ! qu'on déchire le jour même de ta naissance, mon fils, gage déplorable d'un amour si peu fortuné, ce jour fut le premier, fut le dernier de ta vie. Il ne m'a pas été permis de répandre sur toi de justes larmes ni de porter sur ton sépulcre le tribut de ma chevelure. Je ne me suis pas jetée sur toi, je ne t'ai pas pris de froids baisers. Des monstres avides déchirent mes entrailles. Moi-même, je vais suivre, avec ma blessure, l'ombre de mon fils : on ne dira pas que j'ai été mère et longtemps privée de mon enfant. Et toi, toi qu'espéra en vain une sœur malheureuse, recueille, je t'en supplie, les membres dispersés de ton fils ; rapporte-les près de sa mère ; qu'ils reposent dans un tombeau commun, et qu'une même urne, si petite qu'elle soit, renferme nos cendres à tous deux. Vis en gardant mon souvenir ; répands des larmes sur ma blessure ; amant, ne redoute pas le corps de ton amante. Accomplis, je t'en conjure, les volontés d'une sœur trop infortunée : j'exécuterai moi-même celles de mon père.

 

 

CANALICULUS : rigole d’écoulement des eaux usées.

 

CANALIS : abreuvoir en bois ou en brique en forme de canal.

 

CANATHOS : fontaine de Nauplie où Héra allait se baigner tous les ans pour retrouver sa virginité.

 

                                                           

                                                                                  Bain d'Héra

 

 

CANCELLARIUS :

1.     Sous le Bas-Empire romain, le cancellarius était l’officier qui gardait l’accès à la chambre ou à la tente de l’empereur.

2.     Chef des assesseurs d’un tribunal. Ce mot a donné chancelier.

 

CANCELLI : barrière ou grille en fer forgé dans les lieux publics, telle que la grille de séparation des juges du public dans les tribunaux ou les barrières de protection des monuments et des statues.

 

CANCER : envoyé par Héra, il piqua Héraclès au talon alors que celui-ci combattait l’Hydre de  Lerne. Le cancer fut transporté au ciel et devint une constellation.

 

CANDALE : fils d’Hélios. Il prit part au meurtre de son frère Ténagès et dut s’enfuir de Rhodes pour se réfugier dans l’île de Cos.

 

CANDAON : nom d’Orion chez les Béotiens.

 

CANDAULE : roi de Lydie, fils de Myrsos et le dernier des Héraclides. Il trouvait sa femme si belle qu’il voulut que son favori Gygès la vît nue ; la reine le fit tuer pour venger cet outrage. Gygès lui succéda et épousa la veuve.

 

                                           

                                                            Candaule montrant sa femme nue par William Etty (1849)

 

 

CANDELA : torche de papyrus ou corde enduite de cire employée dans les cortèges funèbres.

 

CANDELABRUM (CANDELABRE) :

1.     Pied de lampe portatif de petite taille pour l’éclairage d’appoint.

2.     Pied monumental au sommet duquel on allumait des matières inflammables (poix, résine, huile…). Les plus imposants étaient taillés dans du marbre et servaient à illuminer l’intérieur des édifices lors des fêtes et des grandes cérémonies religieuses.

 

CANDIOPE : fille d’Œnopion. Ayant commis l’inceste avec son frère Rhéodotion, elle mit au monde Hippotagos. Elle fut bannie par son père et s’installa avec son frère en Thrace.

 

CANENS : « qui chante ». Nymphe. Fille de Janus et de Vénilie. Femme de Picus, roi du Latium. Désespérée par la mort de son époux, elle se consuma de chagrin jusqu’à ce qu’il ne restât rien d’elle sur les bords du Tibre.

 

CANÉON : corbeille tressée de roseau ou d’osier.

 

CANÉPHORES : jeunes vierges qui résidaient dans le temple d’Athéna. À la fête des Panathénées, elles portaient des corbeilles de fleurs de myrte et marchaient à la tête du cortège sacré.

 

CANÉPHORIES : cérémonie qui avait lieu la veille du mariage. Le père et la mère conduisaient la fiancé au temple d’Athéna, portant une corbeille remplie d’offrandes.

Extrait de la légende des mois:  Les grandes Panathénées ne se célébraient que tous les cinq ans, au commencement de juillet. Elles prenaient les mêmes cérémonies que les Panathénées annuelles, et, de plus, le transport solennel du péplum de Minerve. Cette draperie, analogue au vêtement de même nom que portaient les femmes grecques, était blanche, parsemée de clous ou boutons d'or, ornée de broderies en or représentant le combat de Minerve contre les Titans et les exploits des grands hommes. Le péplum était porté en grande pompe et suivi d'une foule immense formant un long cortège... On suspendait le péplum, comme une voile, au mât d'un vaisseau construit de manière à pouvoir se mouvoir sur le sol comme un chariot : c'était le vaisseau panathénaïque, spécialement consacré à Minerve... En tête du cortège marchaient des vieillards des deux sexes tenant à la main un rameau d'olivier ; voici des hommes armés ; puis les scaphéphores, étrangers établis dans l'Attique portant des vases qui contiennent le miel et les gâteaux destinés aux sacrifices ; voici les hydriophores, femmes portant des urnes pleines d'eau. S'avancent alors les éphèbes, vêtus de la chlamyde, chantant l'hymne de la déesse ; les canéphores, jeunes filles portant les corbeilles sacrées...

 

CANÉTHOS : l’un des fils de lycaon, qui furent foudroyés par Zeus.

 

CANÉTHOS : fils d’Abas et père de Canthos.

 

CANICULE : constellation visible aux grandes chaleurs. Les Romains lui sacrifiaient tous les ans un chien roux rappelant le chien que Jupiter donna à Europe pour la garder.

 

CANIS : dans les jeux de dés romains, le coup de canis vous faisait perdre la partie.

 

CANISTRUM : corbeille en osier que les femmes portaient sur la tête.

 

CANOBOS ou CANOPOS : pilote de Ménélas. Il était d’une beauté remarquable et fut aimé de Théonoé, fille de Protée. Il mourut en Égypte, mordu par un serpent. Il fut placé parmi les astres.

 

CANOPES : vases dans lesquels les Égyptiens déposaient les viscères des défunts. Au nombre de quatre, surmontés d’une tête, ils contenaient respectivement le foie, les poumons, l’estomac et l’intestin. Avec l’usage et le temps, les têtes finirent par représenter les quatre fils d’Horus protecteurs des organes momifiés : Amset et la tête d’homme, Douamoutef à la tête de chien, Hâpi à la tête de singe et Qébéhsénouf à la tête de faucon.

 

                                          

 

                  

                   

                               

 

CANTERIOLUS : chevalet portable des peintres romains amateurs ou professionnels. Il était identique à ceux employés de nos jours.

 

CANTERIUS : appareil qui servait à suspendre les chevaux aux pattes brisées jusqu’à la guérison.

 

CANTHARE : vase à boire, attribut de Dionysos.

 

CANTHOS : l’un des argonautes. Fils de Canéthos ou d’Abas. Il fut tué en Libye par Céphalion ou par Caphauros, dont il avait enlevé le troupeau.

 

CANTHOS : fils d’Ægyptos, époux de la Danaïde Eurydice.

 

CANTHOS : fils d’Océan. Envoyé par son père à la recherche de sa sœur Mélie, il la trouva séduite par Apollon et mit le feu au sanctuaire du dieu, l’Isménion, près de Thèbes. Apollon le tua d’une flèche.

 

CANTRATUS : coupe à deux larges anses. Elle était particulièrement utilisée par les adeptes de Bacchus.

 

CANULEIUS : tribun de Rome. En 445 av. J.-C., il fit décréter une loi qui autorisa les mariages entre patriciens et plébéiens.

 

CANUSINATUS : personne qui s’habillait avec des vêtements de laine tissés à Canusium.

 

CAPANÉE : l’un des sept chefs qui vinrent assiéger Thèbes. Fils d’Hipponoüs et d’Astynomé ou de Laodicé. Sa femme Évadné lui donna Sthénélus pour fils. Chargé de forcer la porte Oncée ou Électre, il fut foudroyé par Zeus pour s’être vanté que même le tonnerre du dieu ne l’empêcherait pas d’escalader les murs de la ville.

Extrait de Tirésias, Capanée par Apollodore: À Thèbes vivait le devin Tirésias, fils d'Évérès et de la Nymphe Chariclô, et issu de la lignée d'Udéos, l'un des Spartoi. Il était aveugle. À propos de sa cécité, et de son art de la mantique, on raconte différentes histoires. Certains disent qu'il fut rendu aveugle par les dieux, car il révélait aux hommes des faits qu'eux voulaient garder secrets. Phérécyde affirme qu'il fut frappé de cécité par Athéna. À l'époque où Chariclô était la nymphe préférée d'Athéna [...], Tirésias vit la déesse toute nue. Athéna lui mit alors les mains sur les yeux et le rendit aveugle. Chariclô la supplia de rendre la vue à son fils, mais la déesse n'en avait pas le pouvoir ; alors elle lui purifia les oreilles, et cela lui permit de comprendre parfaitement le langage des oiseaux ; puis elle lui donna un bâton de cornouiller, grâce auquel il marchait comme les gens qui voient. Hésiode, pour sa part, raconte qu'un jour Tirésias vit sur le mont Cyllène deux serpents qui s'accouplaient. Il les frappa et, d'homme qu'il était, il devint femme ; ensuite, ayant observé une seconde fois les mêmes serpents en train de s'accoupler, à nouveau il redevint homme.Un jour, Zeus et Héra, qui se demandaient qui, de l'homme et de la femme, retirait le plus grand plaisir au cours de l'acte amoureux, s'en remirent à la décision de Tirésias. Tirésias répondit qu'en divisant le plaisir de l'amour en dix, l'homme avait une part et la femme neuf(1). Voilà pourquoi Héra l'aveugla et Zeus lui accorda le don de divination.(Voici la réponse de Tirésias à Zeus et à Héra :
De dix parts, l'homme n'en jouit que d'une ;
La femme, au fond de de son coeur, en éprouve dix
.)

Tirésias vécut aussi jusqu'à un âge avancé.Ainsi, aux Thébains qui le consultaient, il avait répondu qu'ils vaincraient à la conditionque Ménécée, le fils de Créon, se sacrifie de lui-même à Arès. Ayant entendu cela, Ménécée se tua devant les portes. Quand la bataille commença, les Cadméens furent refoulés jusque derrière leurs remparts ; et Capanée prit une échelle et tenta d'escalader les murailles ; mais Zeus le foudroya.

                                             

                                                                Capanée à l'assaut des murs de Thèbes

CAPEDO : cruche à vin munie d’une seule anse. Elle servait aux sacrifices dans les premiers temps de la République.

CAPÉTOS : l’un des prétendants d’Hippodamie. Œnomaüs le vainquit à la course de chars et le tua.

 

CAPHAUROS : berger libyen, fils d’Amphithémis, ou de Garamas, et d’une Tritonide. Il tua l’Argonaute Canthos.

 

CAPHIRE : fille d’Océan qui, aidée des Telchines, nourrit Poséidon à Rhodes.

 

CAPILLAMENTUM : perruque de faux cheveux.

 

CAPIS : pot à vin en argile à une anse. En argile, elle est à rapprocher de la capedo et servit pour les besoins du culte jusque sous l’Empire.

 

                                           

 

                                                              Vase capis

CAPISTRUM :

1.     Muselière munie de pointes. Elle empêchait les animaux sevrés de téter.

2.     Bande de cuir trouée au niveau de la bouche. Elle couvrait le bas du visage des joueurs de flûte et avait pour fonction d’affermir les sons.

3.     Corde employée pour suspendre l’extrémité de la poutre du pressoir à vin ou à huile.

 

                                           

 

 

CAPITAL : petit mouchoir que les femmes portaient sur la tête. Il devint une particularité du costume de la prêtresse flaminica.

 

CAPITECENSI : citoyens romains qui n’avaient pas plus de 380 as de fortune. Exempts d’impôts, ils furent exclus des légions jusqu’à Marius.

 

CAPITIUM : sorte de corset que les femmes romaines de classe inférieure passaient par-dessus la tunique. Il était de couleur voyante.

 

CAPITO (ATEIUS) : jurisconsulte romain sous le règne d’Auguste. Il fut le rival de Labeo. Son école fut celle des sabiniens et des cassiens, du nom de deux de ses disciples, Masurius Sabinus et Cassius Longinus. Il exerça les fonctions de curateur des eaux publiques.

 

CAPITOLE : on l’appela d’abord Saturnien, puis Tarpéien . On trouve une tête sanglante dans les fouilles. Le temple de Jupiter, Minerve et Junon, connu désormais sous le nom de Capitole, vit la fin de sa construction sous le consul Horatius Pulvillus en 502 av. J.-C. Il avait la forme d’un rectangle entouré de colonnades à chapiteaux corinthiens sur trois côtés. Brûlé en 83, rebâti par Sylla et consacré par Catulus, il fut une nouvelle fois incendié lors de la guerre entre Vitellius et Vespasien en 30 ap. J.-C., puis brûlé une troisième fois sous Titus. Reconstruit magnifiquement par Domitien, il fut définitivement anéanti par Genséric en 455.

 

       

 

 

CAPITOLINA : « qui est vénérée sur le Capitole ». Surnom de Vénus à Rome.

 

CAPITOLINS : jeux que les Romains célébraient tous les cinq ans en l’honneur de Jupiter, sauveur du Capitole.

 

CAPITOLINUS : « qui est vénéré sur le Capitole ». Surnom de Jupiter.

 

CAPITOLINUS (JULIUS) : l’un des auteurs de l’Histoire auguste vers la fin du IIIe siècle. On lui attribue neuf biographies.

Extrait de la biographie d'Antonin le Pieux par Capitolinus: Son règne fut marqué par les malheurs suivants : la famine dont nous venons de parler ; la chute du cirque ; un tremblement de terre, qui détruisit, dans l'île de Rhodes en Asie, plusieurs villes que ce prince fit reconstruire entièrement. Il y eut à Rome un incendie qui consuma trois cent quarante maisons isolées ou contiguës. La cité de Narbonne, la ville d'Antioche et le forum de Carthage furent la proie des flammes. Le Tibre déborda ; il parut une comète chevelue ; un enfant naquit avec deux têtes, et une femme accoucha de cinq enfants à la fois. On vit en Arabie un serpent à crinière, d'une grandeur extraordinaire, et qui se dévora depuis la queue jusqu'au milieu du corps. Ce pays fut aussi affligé de la peste. On vit, dans la Mésie, de l'orge croître sur la cime des arbres. Enfin quatre lions, dépouillant leur férocité, se laissèrent prendre volontairement en Arabie. Le roi Pharasmane vint trouver Antonin à Rome, et lui témoigna plus de déférence qu'à Adrien. L'empereur donna Pacore pour roi aux Lades. Il n'eut besoin que d'une lettre pour détourner le roi des Parthes du dessein d'attaquer les Arméniens. Son autorité suffit pour éloigner de l'Orient le roi Abare. Il termina les démêlés qu'avaient entre eux quelques rois. Il refusa au roi des Parthes, qui le réclamait, le siège royal que leur avait pris Trajan. Il renvoya Riméthalce dans le royaume du Bosphore, après avoir pris connaissance des différends qui s'étaient élevés entre lui et l'intendant de la province. Il envoya dans le Pont des secours aux Olbiopolites contre les Tauro-Scythes, et il obligea ceux-ci à donner des otages aux premiers. Personne n'eut plus d'ascendant que lui sur les nations étrangères, quoiqu'il eût toujours recherché la paix ; et il répétait souvent ce mot de Scipion : «Qu'il aimait mieux conserver un seul citoyen que de tuer mille ennemis.»

 

CAPITULUM :

1.     Chapiteau d’une colonne. Aux chapiteaux dorique, ionique et corinthien qui entraient dans la construction de la plupart de leurs édifices, les Romains ajoutèrent deux nouvelles variétés. Le premier, un chapiteau inspiré du style ionique aux volutes plus petites, était souvent surchargé de sculptures. Le second, proche du dorique, se composait d’un cymatium à moulures et un filet, d’un ove sculpté et d’un astragale.

Capitulum doricum. GREC. Le chapiteau dorique grec, qui est le plus simple de tous, n'était divisé qu'en trois parties principales : au sommet, le large abacus carré, qui conserva toujours dans cet ordre son caractère primitif ; l'echinus ou quart de rond, immédiatement au-dessous ; et les annuli ou annelets, juste au-dessus du fût. Le specimen ci-joint représente un chapiteau dorique du Parthénon.

                                                         

ROMAIN. Le chapiteau dorique des Romains est plus compliqué et plus varié dans ses parties. Au simple abacus ils substituèrent un cymatium à moulures et un filet ; à l'echinus, un ove, souvent sculpté, comme dans le specimen ci-joint ; aux annelets, un astragale (astragalus) ou un chapelet et un filet. Le specimen est tiré d'un temple romain près d'Albano

                                                         

Capitulum ionicum. GREC. Le chapiteau ionique grec a deux traits importants et principaux : l'abacus, qui est plus petit et plus bas que dans l'ordre dorique, mais toujours carré dans sa forme, quoique orné de moulures sur les faces extérieures ; et les volutes (voluta) ou moulures en spirale de chaque côté sur le devant ; elles sont souvent reliées par un rebord ou pli qui pend entre elles comme dans notre specimen, et tombent beaucoup plus bas que l'echinus sculpté qui les sépare. Ce specimen est pris d'un temple grec près de l'Ilyssus.

                                                          

ROMAIN. Le chapiteau ionique romain ne diffère pas, dans ses parties essentielles, des chapiteaux grecs, mais il est souvent surchargé de sculptures ; les volutes sont en général plus petites, et le pli gracieux quii pend entre elles n'y est jamais introduit. Toutefois ce pli n'est pas un trait qui caractérise toujours l'ordre ionique grec ; on ne le trouve pas dans le temple de Bacchus à Téos ni dans d'autres édifices encore existants. Le specimen ci-joint est pris du temple de la Fortune virile à Rome.

                                                          

Capitulum corinthium. Le chapiteau corinthien est le plus riche de tous les ordres parfaits, et les specimens qui en restent maintenant en Grèce et en Italie ne diffèrent en aucun point essentiel. Il se compose d'un abacus, non pas carré, comme celui des chapiteaux dorique et ionique, mais creusé sur les côtés, sans aucun angle, et d'une rosette (flos) ou autre ornement semblable placé au milieu. Sous l'abacus, sont de petites volutes (helices, Vitruv. IV, 1, 12), s'inclinant en avant comme des tiges, dont deux se rencontrent sous chaque angle de l'abacus, et deux au centre de chaque face du chapiteau, où elles se touchent quelquefois et quelquefois sont entrelacées. Le tout est entouré de deux rangées circulaires de feuilles (folia), chaque feuille de la rangée supérieure prenant naissance entre et derrière celles de la rangée inférieure, de telle sorte qu'une feuille de la rangée supérieure tombe au centre de chacune des quatre faces du chapiteau.

                                                           

Dans les meilleurs modèles, ces feuilles sont sculptées pour imiter l'acanthe ou l'olivier ; on voit des feuilles d'olivier dans la gravure ci-jointe, prise du portique du Panthéon à Rome

2.     Œilleton fixé en haut des tablettes d’écriture et de calcul que les écoliers romains suspendaient à leurs bras.

 

 

CAPPADOCE : contrée de l’Asie Mineure entre le Pont, la Galatie, la Lycaonie, la Cilicie et la Syrie. Ses principales villes étaient Nyssa, Garsaura, Tyane, Sébaste et Nicopolis. Soumise aux Perses, puis à alexandre le Grand, gouvernée par Eumène, la Cappadoce forma ensuite un royaume indépendant dont les rois portèrent le nom d’Ariarathe. Tibère la réduisit en province romaine en 17 ap. J.-C.

 

                               

 

                                 

 

                                                

 

CAPRARIUS : chevrier. Les chèvres formaient de grands troupeaux dépendant de fermes. Elles nécessitaient le recrutement de chevriers endurants et courageux.

 

CAPREOLUS : outil à deux fourches que les Romains employaient pour labourer et aérer le sol.

 

CAPRICORNE : fils d’Ægipan, élevé avec Zeus sur l’Ida. Il aida Zeus dans sa guerre contre les Titans, qu’il effraya et mit en fuite en soufflant dans sa conque. Selon une autre tradition, il s’agit du dieu Pan changé en bouc lors de l’assaut des Titans. Zeus le mit au nombre des constellations.

 

CAPRIMULGUS : pâtre-esclave qui trayait les chèvres.

 

CAPROTINE : surnom que les Romains donnèrent à Junon. Après les invasions gauloises, Posthumius Livius marcha contre Rome à la tête des armées des villes voisines et exigea des Romains qu’ils abandonnent les femmes et les jeunes filles. Une esclave nommée Tutela offrit de se rendre dans le camp ennemi avec les autres esclaves habillées en femmes libres. Comblées, les troupes ennemies furent surprises par les Romains qui lancèrent une attaque en pleine nuit. En récompense, le sénat affranchit les esclaves et les dota aux dépens du Trésor public. Le 7 juillet, on célébra désormais une fête en l’honneur de Junon Caprotine. Ce jour-là, les femmes libres et esclaves offraient en commun à la déesse le suc d’un figuier sauvage.

Extrait des Saturnales(livre I) par Macrobe: Pour que tu ne penses pas qu'il n'y aurait eu de vertu chez les esclaves que parmi les hommes, écoute une action des femmes esclaves, non moins mémorable que les précédentes, et plus utile à la république qu'aucune que tu puisses trouver dans les classes nobles: La fête des servantes, qu'on célèbre le jour des nones de juillet, est si connue, que personne n'ignore ni son origine, ni la cause de sa célébrité. Ce jour-là, les femmes libres et les esclaves sacrifient à Junon Caprotine sous un figuier sauvage, en mémoire du précieux dévouement que manifestèrent les femmes esclaves pour la conservation de l'honneur national. A la suite de cette irruption des Gaulois, où Rome fut prise par eux, la république se trouva extrêmement affaiblie. Les peuples voisins, voulant saisir l'occasion d'anéantir le nom romain, se donnèrent pour dictateur Livius Postumius, de Fidènes, lequel fit savoir au sénat que, s'il voulait conserver les restes de la ville, il fallait lui livrer les mères de famille avec leurs filles. Pendant que les pères conscrits délibéraient, incertains du parti à prendre, une servante, nommée Tutela ou Philotia , s'offrit pour aller à l'ennemi avec les autres servantes, sous le nom de leurs maîtresses. Ayant pris le costume des mères et des filles de famille, les servantes furent conduites aux ennemis, suivies de personnes éplorées qui simulaient la douleur. Livius les ayant distribuées dans le camp, elles provoquèrent les hommes à boire, feignant que ce fût pour elles un jour de fête. Lorsque ceux-ci furent endormis, du haut d'un figuier sauvage qui était proche du camp, elles donnèrent un signal aux Romains, qui furent vainqueurs en attaquant à l'improviste. Le sénat reconnaissant fit donner la liberté à toutes les servantes, les dota aux frais de l'état, leur permit de porter le costume dont elles s'étaient servies en cette occasion, et donna à cette journée la dénomination de Nones Caprotines, à cause du figuier sauvage (caprificus) d'où les Romains reçurent te signal de la victoire. Il ordonna encore qu'en mémoire de l'action que je viens de raconter, on solenniserait annuellement ce jour par un sacrifice dans lequel on ferait usage du lait, parce que le lait découle du figuier sauvage.

 

CAPSA : boîte circulaire utilisée pour protéger les rouleaux d’écriture. On la portait à l’épaule à l’aide d’une courroie.

 

CAPSA : aujourd’hui Gafsa. Ville de l’ancien Byzancène, au sud est de Thala, fut prise part Marius, qui y trouva une partie des trésors de Jugurtha, 107 ans av. J.-C.

 

CAPSARIUS :

1.     Esclave qui portait la capsa ou la boîte à livres de son jeune maître écolier ou étudiant.

2.     Esclave qui avait en charge la garde des vêtements de baigneurs dans l’apodyterium.

 

CAPSELLA :

1.     Petite boîte contenant des fruits secs.

2.     Petite boîte à bijoux. Les femmes la portaient suspendue à leur cou.

 

CAPTA ou CAPITA : surnom de Minerve chez les Romains.

 

CAPULA : petite cruche à vin munie d’une anse.

 

CAPULATOR : ouvrier qui, muni d’une louche ou d’une petite cruche, transvasait l’huile d’olive.

 

CAPYS : fils d’Assaracos et d’Hiéromnémé. Époux de Thémis et père d’Anchise.

 

CAPYS : troyen qui accompagna Énée en Italie et fonda la ville de Capoue. Il avait conseillé à priam de jeter le cheval de bois à la mer.

 

CAR : fils de Phoronée et roi de Mégare.

 

CAR : chef de la race des cariens d’Asie Mineure. Frère de Lydos et de Mysos.

 

CARABUS : petit bateau en osier recouvert de cuir non tanné dont se servaient les pêcheurs latins.

 

                                      

 

 

CARACTACOS ou CARATACOS : fils du roi celte des Trinobantes, Cunobélinos. En 43 de notre ère, après la perte de sa capitale Camuladunum (Colchester), il souleva les Celtes Silures, Dumnomiens, Démètes, Ordoviques, Carnaves et Canges. Retranché dans les montagnes du nord de l’île de Bretagne, il résista aux légions romaines jusqu’en 51. Trahi par la reine des Brigantes, il fut livré à l’ennemi. Ramené avec les siens à Rome, il fut libéré par l’empereur Claude.

 

                                               

                                                                    L'empereur Claude

 

 

CARÆOS : surnom de Zeus chez les Béotiens.

 

CARACALLA : vêtement gaulois en forme de blouse étroite épousant le corps. Pourvu d’un capuchon, il descendait jusqu’à mi-cuisses. Il fut introduit à Rome par l’empereur Aurelius Antoninus Bassianus, qui fut surnommé dès lors Caracalla. Adopté par le peuple, puis par les prêtres, il évolua jusqu’à la Renaissance pour donner la soutane.

 

CARACALLA (ANTONINUS BASSIANUS) : empereur romain, fils de Septime Sévère. Né à Lyon en 188, il partagea d’abord le trône avec son frère Geta en 211, avant de le faire assassiner dans la chambre de sa mère, Julia Domna. Voulant imiter Alexandre et Achille, il fit massacrer la population d’Alexandrie qui se moquait de lui. En 217, il attaqua les Parthes et fut tué près d’Édesse par les hommes du préfet du prétoire, Macrin. On lui doit les thermes de Rome qui portent son nom.

 

                                         

 

                                            

 

                                          

                                                                              Thermes de Caracalla

 

                                                         

                                                                   Arc de triomphe de Caracalla à Volubilis

 

 

CARANOS : héraclide. Averti par un oracle, il quitta Corinthe à la tête d’une colonie pélasgique péloponnésienne et suivit un troupeau de chèvres qui l’emmena en Macédoine où il s’établit après d’âpres combats.

 

CARAUSIUS (MARCUS AURELIUS VALERIUS) : il se distingua dans la guerre contre les bagaudes et fut chargé par Maximien de défendre les côtes de la Gaule contre les pirates francs et saxons. Prenant le titre d’empereur en Bretagne en 287, il fut assassiné par son lieutenant Allectus en 293.

 

CARBATINE : chaussure des paysans. Elle était faite d’une pièce de peau de bœuf qui servait de semelle et était attachée sur le cou-de-pied et au-dessus de la cheville par des lanières.

 

CARBO (CAIUS PAPIRIUS) : né en 164 av. J.-C. Ami de Tiberius Gracchus. Tribun du peuple en 131, on le soupçonna de la mort de Scipion Émilien. Devenu consul en 120, il défendit Opimius, meurtrier de Gracchus et s’attira la haine populaire. Accusé de péculat par Licinius Crassus, il s’empoisonna en 119.

 

CARBO (CNEIUS PAPIRIUS) : surnommé Arvina. Tribun en 90 av. J.-C., il proposa une loi avec son collègue Plautius. Celle-ci donnait le droit de cité à tous les Italiens restés fidèles à leur cause. Soutenant l’aristocratie, il fut massacré en 82 par les partisans de Marius dans la curie Hostilia.

 

CARBO (CNEIUS PAPIRIUS) : cousin du précédent. Né en 130, mort en 82. L’un des principaux chefs du parti de Marius. Il fut nommé consul avec Cinna en 85, puis en 82 avec le jeune Marius. Battu par Sylla, il fut pris dans l’île de Cosyra. Pompée lui fit couper la tête.

 

CARCER :

1.     Prison. Toutes les prisons romaines étaient divisées en trois étages. Le premier, carcer inferior, était formé d’une série de cachots communiquant par d’étroites ouvertures percées dans le plafond de l’étage supérieur. On y exécutait les détenus. Le deuxième, carcer interior, comprenait les cachots destinés aux prisonniers condamnés aux fers pour une longue période ou à la peine de mort. Comme pour le carcer inferior, on y accédait par le plafond. Le troisième étage situé au niveau du sol renfermait les coupables de délits mineurs. Ces derniers avaient droit à la promenade.

2.     Réduits (au nombre de douze) dans lesquels stationnaient les chars, avant et après leur course dans le cirque.

 

   

 

 

CARCHÉSION : coupe à boire le vin. Elle était ornée d’anses qui descendaient très bas sur le corps de métal.

 

                                     

 

 

CARDIGAN : l’une des baies irlandaises dans laquelle aurait été engloutie la cité d’Ys.

 

CARENUM : vin doux que les Romains et les Anciens en général réduisaient aux deux tiers par la cuisson.

 

CARIA : l’une des Heures. Fille de Zeus et de Thémis.

 

CARICE : fille d’Oxylos et d’une Hamadryade.

 

CARINAS (CAIUS) : légat romain qui écrasa la révolte des Gaulois Morins en 29 av. J.-C.

 

CARINUS (MARCUS AURELIUS) : empereur romain. Fils aîné de Carus. D’abord nommé César, il lui succéda en 283 avec son frère Numérien. Cruel et débauché, il donna des jeux magnifiques, vainquit Julianus le gouverneur de la Vénétie, battit Dioclétien à Marcus sur le Danube. Ses soldats l’assassinèrent en 285.

 

                                                      

 

                                  

 

                            

                                                                        Carinus et Numérianus

                      

 

CARMENTA : nymphe romaine appartenant au groupe des Camenae. Elle prédit l’avenir en Italie jusqu’à l’âge de cent dix ans avant d’être tuée par son fils Évandre qu’elle avait eu avec Mercure. Elle avait changé en lettres romaines les quinze lettres grecques apportées par Évandre dans le Latium. Son temple situé au pied du Capitole, près de la porte Carmentale (porta Carmentalis) à Rome, était honoré par les matrones romaines qui venaient la supplier de veiller sur la prospérité de la République.

 

CARMENTALES : fêtes romaines que les mères de famille célébraient tous les ans en l’honneur de Carmenta.

 

                                              

                                                           Femme enceinte honorant Carmenta lors des lupercales

 

 

CARMENTALIS : un des quinze flamines de Rome au service de Carmenta.

 

CARNA : nymphe italienne. Elle succomba aux désirs de Janus qui lui confia la garde des portes et la surveillance des enfants au berceau contre les oiseaux de nuit, qu’on supposait sucer leur sang et le remplacer par du lait empoisonné. Elle avait aussi la charge de veiller au bon fonctionnement des parties vitales du corps humain. Le 1er juin, on lui offrait des purées de fèves et de lard sur le mont Coelius. Ovide raconte qu'elle s'appelait d'abord Cranié, et s'était vouée à la virginité. Elle chassait dans les bois et sur les collines. Lorsqu'un amoureux l'invitait à venir avec lui, elle l'engageait à la suivre dans les bois plus sombres. Là, elle disparaissait promptement et il était impossible de la retrouver.
Mais un jour Janus, le dieu aux deux visages, la vit, et en tomba amoureux. Il l'aborda, et elle voulut le tromper comme elle faisait les autres. Mais Janus grâce à ses deux visages l'aperçut au moment où elle cherchait à se dissimuler derrière un rocher. Il la saisit et lui fit violence. En compensation, il lui donna tout pouvoir sur les gonds des portes, et lui remit comme insigne de ses fonctions une branche d'aubépine en fleur, rameau magique destiné à écarter tout maléfice des ouvertures de la maison. "Pour prix de notre union, que te revienne le droit sur les gonds : ce sera la récompense de ta virginité perdue".

 

CARNARIUM : châssis muni de crocs sur lequel on suspendait les provisions salées ou séchées.

 

CARNÉADE : philosophe grec de Cyrène né en 213 av. J.-C. Il passa sa vie à lutter contre toutes les écoles et à s’attaquer à toutes les opinions, surtout celles des stoïciens. Envoyé à Rome par Athènes, il y tint une école d’éloquence qui séduisit la jeunesse romaine. Effrayé par le succès de ce sophiste, Caton demanda au sénat de la renvoyer en 162.

Extrait de Carnéade par Diogène Laërce: Ce fut un homme studieux entre tous, peu porté, il est vrai, aux études métaphysiques, en revanche très versé dans les questions morales. Il négligeait même sa chevelure et ses ongles, tant il se souciait de ses discours. Il devint un philosophe si renommé que les orateurs eux-mêmes quittaient leurs travaux pour venir l’entendre à son école. Il avait la voix très forte, au point que le gymnasiarque lui envoyait parfois dire de crier moins fort. Mais il lui répondait : « Donne-moi une mesure de la voix. » A quoi l’autre répliquait d’une façon très pertinente : « Tu as pour mesure tes auditeurs. » Il était redoutable dans la critique et presque invincible dans les discussions philosophiques. Il évitait les festins pour les raisons dites plus haut.

Un jour Mentor de Bithynie, un de ses disciples, vint à discuter avec lui  : il convoitait la concubine de son maître ; Carnéade, au milieu de l’entretien, s’adressa ainsi à lui en parodiant les poètes :

II y a ici un vieillard vain et véridique,

Semblable à Mentor de corps et de voix ;

Je dis qu’il faut le chasser de son école par voix de héraut.

Et Mentor, se levant, répondit sur le même ton :

Les hérauts le proclamèrent, et eux se rassemblèrent tout de suite.

Il semble avoir été lâche devant la mort, bien qu’il répétât souvent : « La nature qui m’a fait saura bien aussi me défaire. » Ayant appris qu’Antipatros s’était suicidé en buvant du poison, il eut d’abord un peu plus de hardiesse en face de la mort, et s’écria : « Donnez-m’en donc à moi aussi ! » Comme on lui demandait : « Vous donner quoi ? » — « Du vin miellé, répondit-il ! » A sa mort, il y eut, dit-on, une éclipse de lune, comme si le plus bel astre après le soleil montrait qu’il compatissait à sa perte.

Apollodore dans ses Chroniques dit qu’il mourut la quatrième année de la cent-soixante-deuxième olympiade, après avoir vécu quatre-vingt-cinq ans. On lui attribue une lettre au roi Ariarathès de Cappadoce.Tout ce qui reste de son enseignement a été rédigé par ses disciples, car pour lui il n’a laissé aucun écrit. J’ai fait sur ce philosophe ce poème en vers logaédiques :

Pourquoi, Muse, veux-tu que je blâme Carnéade ?

C’est qu’il n’est pas un sage, celui qui n’a pas su combien il craignait

La mort : car malade un jour d’une très mauvaise

Phtisie, il n’a pas consenti à périr, mais ayant appris

Qu’Antipatros était mort pour avoir bu du poison,

« Donnez-moi donc à boire aussi, dit-il. » — « Et quoi donc ? »

« Quoi ? donnez-moi du vin miellé. » Il avait pourtant sa formule :

« La nature m’a fait, elle saura donc aussi me défaire. »

Il n’en est pas moins descendu sous la terre, mais il pouvait

En évitant tant de souffrances, s’en aller chez Hadès.

Ses yeux furent plongés soudain dans la nuit sans qu’il s’en aperçût ; il demanda alors à l’esclave d’allumer la lampe ; celui-ci l’apporta et lui dit : « La voici. » Ne le croyant pas, il insista : « Eh bien, si elle est là, lis donc un peu que je voie ! » Il eut de nombreux disciples, dont le plus célèbre fut Clitomaque, dont il me faut maintenant parler. Je signale toutefois auparavant qu’il y eut un autre Carnéade, qui écrivit des élégies assez froides.

                                                        

                                                                

CARNEIOS : surnom sous lequel Apollon était adoré dans tout le Péloponnèse.

 

CARNIENS (CARNI) : Celtes qui occupaient Tergeste, le Frioul, la Carnie et la partie occidentale de la Slovénie.

 

CARNIES : fêtes d’Apollon Carneios. Elles étaient célébrées chaque année à Sparte, du 13 au 21 carnée (août) et avaient un caractère martial. Neuf tentes dressées hors de la ville servaient de retraite à neuf hommes choisis dans les trois tribus primitives de Sparte. Ils observaient rigoureusement la discipline et la vie des camps. Pendant ces fêtes, on organisait des jeux guerriers à la fin desquels les noms des vainqueurs étaient inscrits sur des colonnes.

 

CARNIFEX : exécuteur public chargé de la torture en public des criminels.

 

CARNIFICA : cachot souterrain dans lequel étaient exécutés les condamnés avant d’être ramenés à la surface par un croc.

 

CARNOBUTA : roi gète établi en Mésie. Ayant tué Triptolème qu’il avait accueilli, il fut frappé de démence par Déméter et se donna la mort. Son corps transporté au ciel devint la constellation du serpentaire nommée aussi le serpent, le dragon et l’anguille.

 

CARNUTES : peuple gaulois vivant entre Autricum (Chartres) et Genabum (Orléans). La forêt sacrée des Carnutes était un haut lieu du druidisme en Europe. Les Carnutes combattirent avec férocité contre Rome entre 58 et 52 av. J.-C.

 

            

                                                                                                                                   Monnaie Carnute

 

 

CARNYX : trompette gauloise qui rendait un son rauque. Elle avait l’aspect d’un tube droit à embouchure coudée et un pavillon figurant la gueule d’un animal fantastique.

 

CARPÉE : danse thessalienne rappelant l’épisode d’Hermès dérobant les bœufs d’Admète.

 

CAROUBIER : en égyptien ancien, nodjem. Arbre méditerranéen de haute taille produisant les caroubes avec lesquelles on préparait une poudre destinée à « sucrer » les aliments et les breuvages.

 

                                                        

 

 

CARPENTUM : véhicule à deux roues. Il était recouvert d’une capote en forme de demi-cercle. Tiré par deux mulets, il servait aux déplacements des matrones romaines.

 

                                                

 

 

CARPENTUM FUNÈBRE ou POMPATICUM : véhicule d’apparat destiné au transport des cendres d’un haut personnage.

 

                                                               

 

 

CARPO : une des Heures. Elle aima Calamos et se noya dans les eaux du fleuve Méandre. Zeus la changea en fruits.

 

CARPOPHOROI : qui portent des fruits. Surnom de Perséphone et de Déméter à perga.

 

CARPTOR : esclave chargé de découper les mets lors des festins. Au sens figuré : censeur hargneux.

 

CARREFOUR : chaque carrefour était sous la protection d’une déesse.

 

CARRIÈRES : pour ce peuple de bâtisseurs qu’étaient les Égyptiens, les carrières jouèrent un rôle primordial dans l’économie du pays. On exploitait la quartzite rose au Gebel el-Ahmar, le schiste du Ouadi Hammamat, le grès dans le Gebel Silsileh et le granit à Assouan. Sous les dynasties égyptiennes, les rois se préoccupèrent des conditions de vie difficiles des carriers et des mineur, conditions qui deviendront inhumaines lors de la domination grecque. Les lagides faisaient exploiter les carrières par des condamnés. Au temps des pharaons, ce travail s’organisait sous la responsabilité des cadres de l’État et des scribes de l’armée qui enrôlaient les techniciens et désignaient les corvéables.

 

                                                              

                                                                                    Carrières d'Assouan

 

 

CARRUCA : véhicule de luxe sous l’Empire. Décoré de bronze, d’argent ou d’or, il permettait de transporter deux personnes.

 

CARRUCARIUS : cocher qui, sous l’Empire, conduisait une carruca.

 

CARRUS : petit chariot à deux roues. Il servait à transporter les vivres et le ravitaillement des armées romaines.

 

CARTÉRON : un des fils de Lycaon qui furent foudroyés par Zeus.

 

CARTHAGE : fille de Melkarth, l’Héraclès tyrien. Elle donna son nom à la ville de Carthage. A l'origine, comme tous les comptoirs phéniciens, Carthage dut, en signe d'allégeance, verser un tribut à Tyr, capîtale du royaume. Cependant, le déclin de Tyr face à la progression des Grecs l'incita à prendre son indépendance vers 650 av J.C.. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois conquirent les îles baléares puis dominèrent l'ouest de la Sicile, le sud de laSardaigne et, alliés aux Etrusques, repoussèrent les Grecs hors de Corse. Ils contrôlèrent alors la totalité du commerce et de la navigation en Méditerranée occidentale, et possèdèrent de nombreux territoires à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Afrique : Maurétanie, Numidie, l'Ibérie, le sud de la Gaule, Sicile, Sardaigne et  le sud de l'Italie. Avant la première guerre punique, Carthage englobait un territoire d'environ 73 000 km² et une population de près de 4 millions d'habitants.

 

         

                                                                     Reconstitution de Carthage

 

                                         

 

 

CARTHALON : général carthaginois qui commandait la cavalerie d’Annibal et mourut à Tarente en 208 av. J.-C.

 

CARTIBULUM : table de pierre ou de marbre avec un seul pied central. Dressée sur l’un des côtés de l’atrium, elle servait de console d’apparat pour la vaisselle d’argent et les vases de prix.

 

          

 

 

 

CARTISMANDUA : reine des Celtes Brigantes de l’île de Bretagne dans l’ancien Yorkshire. Elle fut confirmée dans ses fonctions par l’empereur Claude en 51 ap. J.-C., après avoir livré Caractacos, le rebelle trinobante, à Rome.

 

CARTOUCHE : lien qui enserrait et protégeait le nom royal. Les cartouches placés sous le signe de l’or étaient peints en jaune, couleur qui donnait au nom du pharaon la vie divine. « Ce que le soleil encercle » s’appliquait à deux des cinq noms du roi, le dernier nom commençait par « fils de Rê » et l’avant-dernier était précédé par « roi de la Haute et de la Basse-Égypte ».

 

                 

                                                                                                                       Cartouche d'Akhenaton

 

                                                  

                                                                                                                    Cartouche de Ramsès II

 

 

CARYA : fille de Dion, roi de Laconie. Elle fut changée en noyer (ses sœurs en rochers) par Apollon après avoir été aimée par Dionysos.

 

CARYA ou CARYATIS : surnom d’Artémis à Carya en Laconie.

 

CARYATIDES : statues féminines utilisées comme colonnes.

 

                

 

 

 

CARYSTOS : fils de Chiron et de Chariclo.

 

CARYSTUS (CARYSTO) : bon port sur la côte méridionale de l’Eubée, célèbre par ses marbres. Les Perses y débarquèrent en 490 av. J.-C.

 

CARYSTUS ou CARYSTUM : aujourd’hui Carosio, village entre Gêne et Tortone. Ville des Statielles, dans la Ligure ancienne, fut prise par le consul Popilius en 174 av. J.-C., mais le sénat fit remettre en liberté ses habitants, qui n’avaient pas attaqué  les Romains.

 

CASA :

1.     Cabane couverte de chaume au tout début de la République. Au fil du temps, elle se transforme en petite résidence de campagne avec cour, bâtiments extérieurs et étables.

2.     Tonnelle de branchages sous laquelle on pouvait se protéger du soleil.

 

CASCADE : pour les Gaulois, la cascade symbolisait le mouvement et l’éternel recommencement de la vie.

 

CASCELLIUS (AULUS) : jurisconsulte romain, savant et éloquent. Républicain, il résista à César et aux triumvirs. Il refusa le consulta que lui offrait Auguste.

 

CASEUS : fromage frais obtenu à partir du lait de brebis, de chèvre ou de vache. Les fromagers romains leur donnaient des formes fantaisistes en les coulant dans des moules de bois.

 

CASIOS : surnom de Zeus en Égypte, sur le mont Casios, ainsi qu’à Corcyre, où il était adoré sous la forme d’un bétyle.

 

CASQUE : pointus ou à cornes, les casques incarnaient la puissance. Chez les premiers Celtes, ils étaient réservés aux chefs. Lors des invasions romaines, la plupart des guerriers portaient des casques de fer.

 

                                                       

                                                                                                                                Casque celte d'Agris

 

 

CASSANDRE : fille d’Iobatès et femme de Bellérophon.

 

CASSANDRE : fille de Priam et d’Hécule. Elle avait été laissée seule avec son frère Hélénos dans le temple d’Apollon thymbréen, on trouva le lendemain les deux enfants enlacés par des serpents. À compter de ce jour, le frère et la sœur comprirent le langage des oiseaux et eurent le don de la divination. Cassandre refusa ses faveurs à Apollon. Le dieu empêcha des lois qu’on crût aux prophéties de Cassandre. À l’arrivée d’Hélène, elle prédit que cette femme serait la perte de Troie. Traitée de folle, elle fut enfermée. Dans l’Iliade, elle est libre. Lors de la prise de Troie, elle ne put trouver asile dans le temple d’Athéna où Ajax abusa d’elle. Elle échut ensuite à Agamemnon qui l’emmena à Mycènes où elle fut massacrée par Clytemnestre. Égisthe tua les deux fils qu’elle avait eus d’Agamemnon. Cassandre avait des statues à Amyclées , à Thalames et à Leuctres où les jeunes filles qui refusaient le mariage se précipitaient à ses pieds, revêtues du costume des Érinyes, le visage enduit de stuc et les cheveux épars.

 

                 

                                                                                                                        Mort de Cassandre

 

CASSIDARIUS :

1.     Ouvrier spécialisé dans la fabrication des casques de métal.

2.     Officier qui assurait l’entretien des casques de métal du palais impérial .

 

CASSIODORE (MAGNUS AURELIUS) : né à Squillace en Calabre (468). Ministre de Théodoric, roi des Ostrogoths d’Italie, puis sous Amalasonte, régent de son fils Atha laric, enfin sous Théodat. En 538, pendant la guerre de Justinien contre Vitigès, il se retira de la politique et fonda le monastère de Vivarium qu’il dirigea jusqu’à sa mort en 562. La règle imposait à ses moines de cultiver la terre et de copier les manuscrits anciens.

Extrait d'un texte de Benoît XVI sur Cassiodore lors de l'audience générale du 12 mars 2008: Marc Aurèle Cassiodore était contemporain de Boèce ; c’était un Calabrais : né à Squillace vers l’an 485, il mourut à un âge avancé à Vivario, vers 580. Lui aussi, d’origine sociale élevée, se consacra à la vie politique et à l’engagement culturel comme peu d’autres le firent dans l’Occident romain de son temps. Peut-être les seuls qui puissent lui être comparés dans ce double domaine d’intérêts sont Boèce, dont on vient de rappeler le souvenir, et le futur Pape de Rome Grégoire le Grand (590-604). Bien conscient de la nécessité de ne pas laisser tomber dans l’oubli tout le patrimoine humain et humaniste accumulé au cours des siècles d’or de l’Empire romain, Cassiodore collabora généreusement, aux plus hauts niveaux de la responsabilité politique, avec les peuples nouveaux qui venaient de passer les frontières de l’Empire et s’étaient établis en Italie. Lui aussi apporta un modèle de rencontre culturelle, de dialogue, de réconciliation. Ce sont des événements historiques qui ne lui permirent pas de réaliser ses rêves politiques et culturels visant à opérer une synthèse entre la tradition romano-chrétienne de l’Italie et la nouvelle culture des Goths, mais, en contrepartie, ces mêmes événements le convainquirent que le mouvement monastique qui était en train de s’affermir dans les terres chrétiennes était providentiel. Il décida de l’aider en lui consacrant toutes ses richesses matérielles et ses forces spirituelles. Il conçut l’idée de confier en propre aux moines la tâche de la sauvegarde, de la conservation et de la transmission aux générations postérieures, de l’immense patrimoine culturel des Anciens, pour qu’il ne se perde pas. Dans ce but, il fonda Vivarium, un lieu de vie cénobitique où tout était organisé de telle façon que le travail intellectuel des moines soit considéré comme étant le plus précieux et le moins négligeable. Il prit aussi les dispositions nécessaires pour que les moines qui n’avaient pas la formation intellectuelle adéquate ne dussent pas s’occuper seulement au travail matériel, à celui de l’agriculture, mais également à la retranscription des manuscrits par laquelle ils aidaient à la transmission de la grande culture aux générations à venir. Et cela sans aucun préjudice pour l’engagement spirituel monastique et chrétien ni pour l’activité caritative envers les pauvres. Dans son enseignement, énoncé en diverses œuvres, mais spécialement dans le traité De anima et dans les Institutiones divinarum litterarum, la prière [7], alimentée par la sainte Écriture et plus particulièrement par la fréquentation assidue des sacrements, a toujours une position centrale comme nourriture nécessaire à chacun. Voici, par exemple, comment ce savant Calabrais introduit son Expositio in Psalterium : « Ayant, à Ravenne, repoussé et abandonné les sollicitations de la carrière politique marquée du goût répugnant des préoccupations mondaines, et après avoir goûté au Psautier, ce livre venu du ciel, comme à un véritable miel pour l’âme, je m’y plongeai avec l’avidité d’un assoiffé et je me mis à l’étudier sans trêve afin de me laisser complètement imbiber de cette douceur salutaire, ayant été dégoûté des innombrables amertumes de la vie active ».La recherche de Dieu, tendue vers sa contemplation, note Cassiodore, reste le but permanent de la vie monastique [9]. Il ajoute cependant que, avec l’aide de la grâce divine, il est possible de mieux cueillir les fruits de la Parole révélée en utilisant les progrès scientifiques et les instruments culturels « profanes » que possédaient déjà les Grecs et les Romains. Cassiodore se consacra quant à lui aux études philosophiques, théologiques et exégétiques, sans créativité particulière mais attentif aux intuitions des autres dont il reconnaissait la valeur. Il lisait avec respect et dévotion Jérôme et Augustin. De ce dernier, il dit : « En Augustin il y a tant de richesse qu’il me semble impossible de trouver quoi que ce soit dont il n’ait pas déjà abondamment traité ». Par ailleurs, citant Jérôme, il exhortait les moines de Vivario : « Ne remportent pas la palme de la victoire uniquement ceux qui combattent jusqu’à l’effusion du sang ou qui vivent dans la virginité, mais aussi tous ceux qui avec l’aide de Dieu vainquent les vices du corps et gardent la rectitude de la foi. Mais pour que vous puissiez, toujours avec l’aide de Dieu, vaincre plus facilement les sollicitations du monde et de ses appâts tout en restant en son milieu comme des pèlerins toujours en marche, cherchez avant tout à vous assurer l’aide salutaire que suggère le premier psaume quand il recommande de méditer nuit et jour la loi du Seigneur. En effet, l’ennemi ne trouvera aucune brèche pour vous assaillir si toute votre attention est tournée vers le Christ ».

 

CASSIOPÉE : épouse de Céphée et mère d’Andromède. Elle disputa aux Néréides le prix de la beauté. Irrité de son orgueil, Poséidon envoya un monstre marin qui dévasta le pays et obligea Cassiopée à exposer sa fille, que sauva Persée. Elle fut placée parmi les astres de la Voie lactée.

 

                                               

 

 

CASSIOPÉE : fille d’Arabos, épouse de Phénix. Mère d’Atymnios qu’elle eut de Zeus.

 

CASSIPHONE : fille de Circé et d’Ulysse. Sœur de Télégone. Elle épousa Télémaque. Irrité par le caractère de Circé, Télémaque la tua et fut tué à son tour par Cassiphone.

 

CASSIS : filet de chasse en forme de bourse que les Romains camouflaient dans les forêts.

 

CASSITÉRIDES : îles du Nord où les Celtes produisaient l’étain revendu à Massilia (Marseille). Diodore, historien au 1er siècle avant J.-C., raconte que les Celtes apportaient les lingots d’étain dans l’île d’Ictis (Wight). Cet étain mettait ensuite trente jours pour traverser toute la Gaule jusqu’à Massalia.

 

CASSIUS (VISCELLINUS SPURIUS) : mort en 485 av. J.-C. Trois fois consul, il vainquit les Sabins, les Volsques et les Herniques. Il proposa la première loi agraire. Les patriciens l’accusèrent de vouloir prendre le pouvoir suprême et il fut précipité de la roche Tarpéienne.

 

                                            

                                                              Mort de Cassius d'après par Domenico Beccafumi 

 

 

CASSIUS (LONGINUS RAVILLA LUCIUS) : fils du Consul Cassius Longinus Quintus, tribun du peuple en 137 av. J.-C. Il fit remplacer le suffrage oral dans les jugements criminels par le suffrage écrit. Censeur en 125, il demeura célèbre par sa sévérité. Il mourut en 107.

 

CASSIUS (HEMINA LUCIUS) : historien romain qui vivait au IIe siècle av. J.-C. Il a écrit les Annales.

 

CASSIUS (LUCIUS) : consul romain qui, lors de l’invasion des Cimbres et des Teutons en 102 av. J.-C., voulut arrêter l’armée gauloise et son allié, Divico le Tigurin. Ses légions furent écrasées et il trouva la mort sur les bords du lac Léman.

 

CASSIUS (LONGINUS QUINTUS) : questeur dans l’armée de Pompée en 54 av. J.-C. Tribun du peuple en 49, il se réfugia dans le camp d’Antoine et de César et reçut le commandement d’une partie de l’Espagne. Cruel, il provoqua un soulèvement de la province et la rébellion de ses soldats. Il parvint à s’embarquer avec ses trésors mais périt noyé dans une tempête à l’embouchure de l’Èbre.

 

                             

 

 

CASSIUS (LONGINUS CAIUS) : questeur dans l’armée de Crassus, il sauva les débris de l’armée romaine en 54 av. J.-C. Il passa d’abord dans le camp de Pompée. Puis, après la défaite de Pharsale, il rejoignit César. Beau-frère de Brutus, il l’entraîna dans la conjuration qu’il avait formée contre César. Après le meurtre du dictateur, il soumit la Syrie, la Phénicie, la Judée et se rallia à Brutus à Smyrne. Après la prise de Rhodes, il marcha contre les triumvirs. En 42 av. J.-C., après avoir perdu la bataille de Philippes, il se suicida.

 

                                      

 

 

CASSIUS (LONGINUS CAIUS) : jurisconsulte romain. Il devint gouverneur de Syrie sous le règne de Claude. Néron le relégua en Sicile (65) parce qu’il conservait parmi les images de ses ancêtres celle du meurtrier de César.

 

CASSIUS (PARMENSIS TITUS) : poète romain, l’un des meurtriers de César. Il combattit les triumvirs, soutint Sextus Pompée, puis Antoine jusqu’à Actium. Octave le fit mettre à mort en 30. On lui attribue Thyeste de Varus.

 

CASSIUS (SEVERUS LONGULANUS TITUS) : orateur violent aux mœurs dévoyées et écrivain satirique. Né en 50 av. J.-C., il fut exilé par Auguste en Crète, puis par Tibère dans l’île de Sérèphe où il mourut vers 33 ap. J.-C.

 

CASSIUS (PUDENS AVIDIUS) : né en Syrie, il combattit les Parthes et les Sarmathes sous le règne de Marc Aurèle. Il mata une révolte en Égypte et, en 175, poussé par l’impératrice Faustine, il se proclama empereur, mais deux de ses officiers l’assassinèrent.

Extrait de l'Histoire Auguste par Vulcatius Gallicanus: Avidius Cassius était, selon quelques-uns, de la famille des Cassius, et avait pour aïeul, du côté de sa mère, Avidius Sévère, qui parvint, du grade de centurion, aux premières dignités de l'état. Quadratus en parle dans ses Annales et même avec éloge, puisqu'il dit que c'était un personnage considérable, dont la république tira de grands services, et Marc-Antonin de bons consei. Il périt, sous cet empereur, d'une façon tragique. Issu, comme nous l'avons dit, des Cassius qui conspirèrent contre Jules César, celui dont nous écrivons la vie portait une haine secrète au gouvernement impérial, et avait en horreur le nom d'empereur ; nom d'autant plus odieux, disait-il, qu'on ne pouvait l'arracher à l'un que pour le voir usurper par un autre. On dit qu'il tenta, dans sa jeunesse, d'ôter le trône à Antonin le Pieux ; mais que ce projet d'usurpation resta un secret, grâce à la sagesse et à la prudence de son père. Néanmoins Cassius demeura toujours suspect à ses chefs. Le passage suivant d'une lettre de Vérus prouve qu'il forma aussi contre lui de pareils desseins : «Avidius Cassius est, à ce qu'il me semble, avide de l'empire ; et il s'est déjà fait remarquer sous mon aïeul, qui fut votre père. Je vous conseille de faire surveiller ses démarches. Tout ce que nous faisons lui déplaît. Il se ménage de grandes ressources : il tourne en dérision notre goût pour les lettres, et il nous appelle, vous une vieille philosophe, moi un écolier débauché. Voyez quelle mesure vous devez prendre. Je ne hais point Avidius ; mais je doute qu'il convienne à votre sûreté, à celle de vos enfants, de laisser à la tête des armées un homme tel que lui, capable de se faire écouter des soldats, capable de s'en faire aimer.»Cassius, si l'on en croit quelques auteurs, se fit nommer empereur en Orient, du consentement de Faustine, que commençait à inquiéter la santé de Marc-Aurèle, et qui craignait de ne pouvoir protéger seule ses fils, encore enfants, si quelqu'un voulait saisir le pouvoir royal et les faire périr. D'autres disent qu'afin de tromper l'attachement des soldats et des provinces pour Marc-Aurèle, et de les faire consentir à son élévation, Cassius imagina de déclarer que ce prince était mort ; et il le mit, dit-on, au rang des dieux, pour adoucir le regret de sa perte. Lorsqu'il parut en public avec le titre d'empereur, il nomma aussitôt préfet du prétoire celui qui l'avait revêtu des ornements royaux. Ce préfet fut tué plus tard avec lui par l'armée, contre la volonté de Marc-Aurèle, ainsi que Métianus, qui était gouverneur d'Alexandrie, et qui, dans l'espoir de partager le trône avec Cassius, s'était rangé de son parti. Marc-Aurèle ne montra pas un grand courroux à la nouvelle de cette révolte, et il ne sévit ni contre les enfants de Cassius, ni contre ses parents. Le sénat le déclara ennemi, et confisqua ses biens, dont Marc-Aurèle ne voulut point augmenter son trésor particulier ; refus qui détermina cette assemblée à les adjuger au trésor public. L'alarme fut grande à Rome, le bruit ayant couru que Cassius y viendrait en l'absence de Marc-Aurèle, qui n'était haï que des débauchés, et qu'il livrerait la ville entière au pillage, surtout à cause des sénateurs, lesquels avaient prononcé contre lui une sentence de mort et la confiscation de ses biens. Ce qui prouve surtout l'amour qu'on avait pour Marc-Aurèle, c'est que tous les peuples, excepté celui d'Antioche, applaudirent à la mort de Cassius. L'empereur la permit sans l'ordonner, et personne ne douta qu'il ne lui eût fait grâce, s'il l'avait eu en son pouvoir.

 

CASSIVELLA Ier : roi des Celtes Bretons. Il se battit contre César dans l’île de Bretagne en 54 av. J.-C. Son attaque contre la flotte romaine ayant échoué, il se soumit.

 

CASSOTIS : nymphe du Parnasse. Sa fontaine communiquait le don de prophétie à la Pythie.

 

CASTALIE : fontaine située sur l’un des versants du mont Parnasse, en Phocide. Elle communiquait avec le Césiphe. On la comptait comme l’une des embouchures du Styx. Elle était consacrée à apollon et aux Muses. Son eau inspirait les poètes et était utilisée pour les purifications dans le temple de Delphes. On la donnait à boire à la pythie avant qu’elle montât sur le trépied. L'origine de cette fontaine est liée à Castalie la naïade Crénée, fille du fleuve Achéloos, qui s'y noya pour échapper au dieu Apollon.

 

CASTALIOS : fils d’Apollon. Il donna son nom à la fontaine Castalie.

 

CASTELLARIUS : officier qui était chargé de veiller au réservoir public d’un aqueduc.

 

CASTELLUM :

1.     Fortification pouvant contenir une centurie. Elle protégeait les populations agricoles des frontières.

2.     Réservoir d’un aqueduc. En forme de tour, construit en briques ou en pierres, il s’ornait de statues et de fontaines à l’intérieur des villes.

 

                

                          Reconstitution de la tour nord du castellum "Biriciana" à WeiBennurg, sur le limes de Bavière.

 

 

CASTELLUM DOMESTICUM : citerne privée que le propriétaire remplissait avec l’eau publique.

 

CASTELLUM PRIVATUM : réservoir bâti par les particuliers ayant obtenu une concession d’eau par l’État.

 

CASTERIA : compartiment d’une galère dans lequel les rameurs se reposaient.

 

CASTIANIRE : amante de Priam et mère de Gorgythion.

 

CASTICOS : roi des Gaulois Séquanes. Fils de Catamontaloédis, il s’allia aux Hervètes d’Orgétorix en 60 av. J.-C.

 

CASTOR : voir DIOSCURES

 

CASTOR : capitaine troyen. Compagnon d’Énée.

 

CASTOR : fils d’Hylacos, qu’Ulysse dit être son père dans un récit mensonger où il se dit crétois.

 

CASTRA NAUTICA : campement naval fortifié sur une côté lorsque les navires étaient tirés sur le rivage.

 

CASTRA PRAETORIANA : camp de la garde prétorienne aux portes de Rome. L’empereur Aurélien l’incorpora à la ville lors de l’agrandissement de la cité.

 

CASTRUM (CAMP MILITAIRE) : à la fin de la République, le camp romain avait la forme d’un carré entouré d’un fossé et d’un retranchement (agger) sur lequel les soldats dressaient une enceinte de tours et de palissades (vallum). Quatre portes en permettaient l’accès :

1.     La porte décumane (decumana) qui était la plus éloignée de l’ennemi.

2.     La porte prétorienne (praetoria) face à l’ennemi.

3.     La porte principal droite (principalis dextra).

4.     La porte principale gauche (principalis sinistra).

Sept rues divisaient ce carré fortifié. La plus large, la via principalis, assurait le passage entre la porte principale de droite et la porte principale de gauche. Passant devant la tente du général, elle était d’une largeur de 30,50 m. Parallèlement à cette voie, la via quintana, large de 15,25 m, partageait le haut du camp en deux espaces égaux, eux-mêmes divisés par cinq rues verticales qui la coupaient à angles droits. Outre la tente du général en chef (praetorium), il y avait la tente du questeur (quaestorium), les tentes de l’infanterie d’élite et des volontaires, les tentes des cavaliers alliés (equites extraordinarii), les tentes des infanteries alliées (pedites extraordinarii), les tentes des auxiliaires, les tentes des tribuns et des généraux alliés. La partie inférieure du camp était occupée par deux légions qui formaient une armée consulaire flanquée des quartiers des troupes auxiliaires.

 

                                                        

                                                                             Dessin d'Anthony Rich 1883

 

CASTULA : jupon que les femmes attachaient sous leur poitrine.

 

CASULA :

1.     Hutte de berger de forme cylindrique.

2.     Manteau sans manches et à capuchon porté par les paysans.

 

      

 

 

 

CATACHTHONIOS : le souterrain. Surnom d’Hadès.

 

CATADROMUS : corde tendue d’un point à un autre dans un théâtre. Elle formait à peu près un angle de 60° avec le sol. Des danseurs y exécutaient des figures en essayant d’atteindre le sommet sur lequel était posé un panier contenant des prix.

 

                                                     

 

 

CATÆBATÈS : qui descend. Zeus identifié avec la foudre. Les endroits frappés par la foudre étaient considérés comme sacrés.

 

CATÆBATÈS : où l’on descend. Surnom de l’Achéron. Surnom d’Apollon qu’on invoquait pour un heureux retour.

 

CATAFRACTAII ou CATAPHRACTE: cuirassiers romains qui portaient la lorica plumata (voir ces mots). A l'origine armure faite de toile ou de peau, recouverte de lames de métal disposées en écailles, employée par la cavalerie lourde des Sarmates et des Alains.

 

                                                                

 

 

CATAGOGIES : fêtes en l’honneur de Vénus, célébrées par les habitants d’Ergie en Sicile.

 

CATAPHRACTUS(voir catafractaii) : cavalier lourdement protégé et armé. Il portait la lorica plumata.

 

CATAPIRATES : plomb de sonde dont l’extrémité enduite de suif permettait de reconnaître la nature du fond marin.

Extrait du journal de bord de l'amiral François Bellec: La sonde à main est le plus vieil instrument nautique de l'humanité. Catapirates est citée par Hérodote cinq siècles avant notre ère et dans la bible lors du naufrage de Saint Paul. La ligne courante était lestée de plombs de huit livres pour les fonds inférieurs à vingt brasses et de quinze livres pour les fonds allant jusqu'à cent brasses. Au-delà, on ne sondait pas car c'est la limite du plateau continental au-dela duquel les fonds plongent vers les abysses. Par contre, on se servait couramment de cette remontée brutale comme moyen d'atterrissage. La brasse (fathom) mesurait 1,6 à 1,8 mètres selon les pays. C'est l'envergure de deux bras étendus, ce qui permettait de mesurer le fonds rien qu'en relevant la ligne à larges brassées.

 

                                                                                            

 

 

CATAPULTE : la catapulte tirait des boulets ou des pierres en trajectoire directe. Elle fut largement employée par les Romains pendant la guerre des Gaules.

 

                 

 

 

CATASCOPIUM : petite guérite de surveillance.

 

CATASCOPUS : espion ou éclaireur d’une armée romaine.

 

CATASTA :

1.     Lit de fer. On y attachait les criminels avant de les griller.

2.     Plate-forme sur laquelle on mettait les esclaves en vente. D’après certaines sources, la catasta était tournante de façon à faciliter l’examen de la « marchandise ».

 

CATASTA ARCANA : support de bois tournant sur lequel prenaient place les plus beaux esclaves des marchands privés.

 

CATELLA : chaîne de bijou.

 

CATELLU : petite chaîne qui entravait les jambes des esclaves punis.

 

CATENA : chaîne d’or portée par les femmes autour du corps, de l’épaule à la hanche, lors des bacchanales.

 

CATENARIUS : chien de garde. La plupart des maisons romaines étaient gardées par des chiens enchaînés près de la loge du portier.

 

CATENATUS : se disait de quelqu’un d’enchaîné.

 

CATERVARII : gladiateurs qui combattaient compagnie contre compagnie.

 

CATHARES : les purs. Appellation des dieux de l’Arcadie.

 

CATHARSIOS : celui qui purifie. Surnom de zeus et de la Victoire à Olympie.

 

CATHBAD : celui qui tue au combat. Druide guerrier qui fit périr les douze tuteurs de Ness, fille du roi Éochaid. Ness fut obligée de l’épouser à chaque nouvelle année. De cette union naquit Conchobar.

 

CATHEDRA :

1.     Chaise à dos. Sans bras, elle était destinée aux femmes.

2.     Chaise des premiers évêques. Ce mot a donné cathédrale : église du diocèse où était placée la chaise de l’évêque.

3.     Un homme cathedra était considéré comme voluptueux et efféminé.

 

                                                    

 

 

CATHEDRA STRATA : chaise couverte d’un coussin. Elle était réservée aux professeurs et aux maîtres de rhétorique.

 

CATHEDRA SUPINA : chaise d’origine grecque à dos incliné. Elle resta en vogue jusque sous l’Empire romain.

 

CATHÉTER : instrument de chirurgie qu’on introduisait dans la vessie pour tirer l’urine lors des rétentions.

 

CATILINA (LUCIUS SERGIUS) : né en 190 av. J.-C. Il était renommé pour ses cruautés et ses vices. Malgré les meurtres dont il était accusé, il devint préteur en 68. Il gouverna l’Afrique et revint à Rome en 66. Ne pouvant être élu consul, il fomenta une conspiration dont le but était de tuer Cicéron, de massacrer les riches et de piller Rome. Démasqué en plein sénat par Cicéron, il quitta la ville et combattit avec ses bandes le général Petreius. Il mourut à la bataille de Pistoia en 60.

Extrait de la conjuration de Catilina par Plutarque : Peu de temps après, les soldats de l'Étrurie s'étant rassemblés pour se trouver prêts au premier ordre de Catilina, et le jour fixé pour l'exécution de leur complot étant déjà proche, trois des premiers et des plus puissants personnages de Rome, Marcus Crassus, Marcus Marcellus et Scipion Métellus, allèrent, au milieu de la nuit, à la maison de Cicéron, frappèrent à la porte, et ayant appelé le portier, ils lui dirent de réveiller son maître, et de lui annoncer qu'ils étaient là. Ils venaient lui dire que le portier de Crassus avait remis à son maître, comme il sortait de table, des lettres qu'un inconnu avait apportées, et qui étaient adressées à différentes personnes ; celle qui était pour Crassus n'avait point de nom. Il n'avait lu que celle qui portait son adresse ; et comme on lui donnait avis que Catilina devait faire bientôt un grand carnage dans Rome, qu'on l'engageait même à sortir de la ville, il ne voulut pas ouvrir les autres ; et soit qu'il craignît le danger dont Rome était menacée, soit qu'il cherchât à se laver des soupçons que ses liaisons avec Catilina avaient pu donner contre lui, il alla sur-le-champ trouver Cicéron, avec Scipion et Marcellus. Le consul, après en avoir délibéré avec eux, assembla le sénat dès le point du jour, remit les lettres à ceux à qui elles étaient adressées, et leur ordonna d'en faire tout haut la lecture. Elles donnaient toutes les mêmes avis de la conjuration ; mais après que Quintus Arrius, ancien préteur, eut dénoncé les attroupements qui se faisaient dans l'Étrurie ; qu'on eut su, par d'autres avis, que Mallius, à la tête d'une armée considérable, se tenait autour des villes de cette province pour y attendre les nouvelles de ce qui se passerait à Rome, le sénat fit un décret par lequel il déposait les intérêts de la république entre les mains des consuls, et leur ordonnait de prendre toutes les mesures qu'ils jugeraient convenables pour sauver la patrie. Ces sortes de décrets sont rares : le sénat ne les donne que lorsqu'il craint quelque grand danger.
XVI. Cicéron, investi de ce pouvoir absolu, confia à Quintus Métellus les affaires du dehors, et se chargea lui-même de celles de la ville : depuis, il ne marcha plus dans Rome qu'escorté d'un si grand nombre de citoyens, que lorsqu'il se rendait sur la place, elle était presque remplie de la foule qui le suivait.
Catilina, qui ne pouvait plus différer, résolut de se rendre promptement au camp de Mallius ; mais, avant de quitter Rome, il chargea Marcius et Céthégus d'aller, dès le matin, avec des poignards, à la porte de Cicéron comme pour le saluer, de se jeter sur lui et de le tuer. Une femme de grande naissance, nommée Fulvie, alla la nuit chez Cicéron pour lui faire part de ce complot, et l'exhorta à se tenir en garde contre Céthégus. Les deux conjurés se rendirent en effet, dès la pointe du jour, à la porte de Cicéron ; et comme on leur en refusa l'entrée, ils s'en plaignirent hautement, et firent beaucoup de bruit à la porte ; ce qui augmenta encore les soupçons qu'on avait contre eux. Cicéron étant sorti, assembla le sénat dans le temple de Jupiter Stator, qu'on trouve à l'entrée de la rue Sacrée, en allant au mont Palatin. Catilina s'y rendit, dans l'intention de se justifier ; mais aucun des sénateurs ne voulut rester auprès de lui ; ils quittèrent tous le banc sur lequel il s'était assis. Il commença néanmoins à parler ; mais il fut tellement interrompu, qu'il ne put se faire entendre. Cicéron alors se lève, et lui ordonne de sortir de la ville. « Puisque je n'emploie, lui dit-il, dans le gouvernement que la force de la parole, et que vous faites usage de celle des armes, il faut qu'il y ait entre nous des murailles qui nous séparent. » Catilina sortit sur-le-champ de Rome, à la tête de trois cents hommes armés, précédé de licteurs avec leurs faisceaux ; on portait devant lui les enseignes romaines, comme s'il eût été revêtu du commandement militaire ; et il se rendit en cet état au camp de Mallius. Là, après avoir assemblé une armée de vingt mille hommes, il parcourut les villes voisines, pour les porter à la révolte. Cette démarche étant une déclaration formelle de guerre, le consul Antoine fut envoyé pour le combattre.
XVII. Ceux qui, corrompus par Catilina, étaient restés à Rome, furent assemblés par Cornélius Lentulus, surnommé Sura, afin de les encourager à suivre leur entreprise. C'était un homme de la plus haute naissance, mais que l'infamie de sa conduite et ses débauches avaient fait chasser du sénat ; il était alors préteur pour la seconde fois, comme il est d'usage pour ceux qui veulent être rétablis dans leur dignité de sénateur. Quant à l'originalité du surnom de Sura, on raconte que pendant qu'il était questeur de Sylla, ayant consumé en folles dépenses une grande partie des deniers publics, Sylla, irrité de ce péculat, lui demanda compte, en plein sénat, de son administration. Lentulus, s'avançant d'un air d'indifférence et de dédain, dit qu'il n'avait pas de compte à rendre, mais qu'il présentait sa jambe : ce que font les enfants, quand ils ont commis quelque faute en jouant à la paume. Cette réponse lui fit donner le surnom de Sura, qui, en latin, veut dire jambe. Cité un jour en justice, il corrompit quelques-uns de ses juges, et ne fut absous qu'à la pluralité de deux voix : «J'ai perdu, dit-il, l'argent que j'ai donné à l'un des juges qui m'ont absous, car il me suffisait de l'être à la majorité d'une voix.

 

                                                                                 

 

CATILLUS :

1.     Petit plat rond destiné aux entrées.

2.     Meule supérieure dans un moulin à moudre du grain. Creuse, elle permettait l’écoulement des grains au fur et à mesure qu’elle tournait, les réduisant en farine entre sa surface et celle de la meule inférieure en forme de cône.

 

                                                                     

                                                                                    Catillus d'un moulin de Pompéi

 

CATILLUS : ornement de décoration du fourreau d’une épée.

 

CATIVOLCUS : chef des Eburons, fut l’un de ceux qui secondèrent la révolte d’Ambiorix contre les Romains de César et fut réduit à s’empoisonner ou à se pendre en 53 av. J.-C.

 

CATINUM :

1.     Plat profond dans lequel étaient disposés les mets principaux d’un repas.

2.     Plat précieux ou non dans lequel on portait les pastilles d’encens lors des sacrifices.

3.     Creuset d’argile qui servait à transporter les métaux fondus.

 

CATIUS : dieu latin qui rendait les hommes prudents.

 

CATOMIDIO : se disait d’un homme qui hissait quelqu’un sur son dos pour le maintenir et lui faire subir le fouet.

 

                                                                              

 

 

CATON (MARCUS PROCIUS CATO) : surnommé l’Ancien ou le Censeur. Né en 232 av. J.-C., mort en 147. Il combattit Annibal avant de s’établir à Rome sous Claudius Néron. En 265, il devint questeur en Sicile et se brouilla avec Scipion dont il critiquait la conduite. Préteur en Sardaigne, puis consul en 195 avec Valerius Flaccus, il soumit la Celtibérie avant de faire triompher le consul Aulius Glabrion aux Thermopyles. Revenu en Italie, il fut le représentant des vieilles mœurs dans une Rome corrompue et lutta de toutes ses forces contre les innovations, le luxe des femmes et les arts de Grèce. Censeur en 184, il mit en accusation plusieurs hauts personnages et rétablit les finances de l’État. Il laissa une image d’homme très dur, âpre au gain, aimant trop le vin. Il a écrit de nombreux ouvrages dont les Origines en sept livres, De l’éducation des enfants et un Traité sur l’agriculture.

Extrait de l'histoire de la littérature latine de René Pichon (1898): L’époque de sa jeunesse fut celle des plus grands dangers que Rome eût jamais éprouvés : Annibal était en Italie. Caton fit ses premières armes au siège de Capoue, sous Fabius Maximus; il avait alors dix-sept ans. Cinq ans après, il combattait sous le même général au siège de Tarente. Après la prise de cette ville, il se lia d’amitié avec Néarque, philosophe pythagoricien, qui l’initia dans la sublime théorie de la sagesse, dont la pratique lui était déjà familière.
La guerre terminée, Caton retournal cultiver sa terre; mais, instruit dans les lois, parlant avec facilité, il allait de grand matin dans les petites villes voisines, donnant des consultations, et plaidant les causes de tous ceux qui imploraient son appui. Valérius Flaccus, noble et puissant dans Rome, habitait une terre située près du petit domaine de Caton. Témoin des vertus et des talents que déployait ce jeune homme dans le cercle étroit où le sort l’avait placé, il devina ce qu’il pouvait devenir, l’invita chez lui, rechercha son amitié, et lui proposa d’aller demeurer à Rome, où il l’aiderait de son crédit.
Ce n’était plus le temps où le peuple romain arrachait aux travaux rustiques ceux qu’il plaçait à la tête des armées et dans le sénat. Un petit nombre de familles, illustres depuis longtemps par les services qu’elles avaient rendus à la république, et possédant de grandes richesses, étaient maîtresses de tous les suffrages, de toutes les dignités; à cette époque, il faut l’avouer, les chefs de ces familles méritaient ces préférences. On distinguait parmi eux Scipion, qui devait triompher de Carthage; Servilius Galba, qui asservit les Lusitaniens; Quintus Flamininus, qui dompta la Macédoine et la Grèce.
Caton était ce qu’on appelait alors un homme nouveau, d’un nom obscur, et sans fortune; mais à peine se fut-il montré, que cette éloquence, qu’on osa depuis comparer à celle de Démosthène, que cette austérité de mœurs et cette énergie de caractère, qui n’ont jamais été surpassées, le firent remarquer. Dans les tribunaux, comme dans les assemblées du peuple, il réalisait la belle définition que lui-même a donnée de l’orateur et que Quintilien nous a conservée : « l’homme de bien, savant dans l’art de bien dire ». Mais c’était dans les camps plutôt qu’à la tribune qu’il aspirait à se distinguer. Il fut nommé tribun militaire à l’âge de trente ans, et envoyé en Sicile, vers l’an 202 avant J.-C. L’année d’ensuite, nommé questeur, ou trésorier de l’armée que Scipion devait conduire en Afrique, Caton voulut user des droits de sa charge pour réformer les dépenses du général en chef : mais Scipion ne le permit pas, et lui répondit « qu’il entendait rendre compte aux Romains des victoires qu’il remporterait, et non de l’argent qu’il aurait dépensé ». Tel fut entre ces deux hommes illustres le commencement d’une rivalité et d’une haine qui ne s’éteignirent qu’avec la vie. Caton revint à Rome, et dénonça ce qu’il appelait les prodigalités de Scipion. Le vieux Fabius Maximus, soutien de l’antique austérité, appuya la dénonciation. Des tribuns du peuple furent envoyés en Sicile; Scipion leur montra ses préparatifs et tous les présages de ses succès futurs : il fut absous; mais Caton n’en acquit pas moins auprès du peuple cette influence qu’obtient toujours celui qui, dans une république, se montre jaloux d’économiser les revenus de l’État.

                                                                     


 

CATON (MARCUS PORCIUS CATO) : surnommé l’Utique parce qu’il mourut dans cette ville. Arrière-petit-fils du précédent, il naquit en 95 av. J.-C. D’un caractère entier et ferme, il fit preuve d’une grande vertu et d’une éloquence véhémente. Questeur, il força les agents de Sylla à rendre l’argent qu’ils avaient pris à l’État. Soutenant Cicéron dans la conjuration de Catilina, il fit condamner à mort les conjurés malgré l’opposition de César. Ce dernier l’éloigna de Rome en lui donnant pour mission de s’emparer de l’île de Chypre en 58. S’opposant aux pouvoirs extraordinaires de Crassus et de César, il fut plusieurs fois mis en prison. Après la mort de Pompée, il réunit les débris de l’armée et se replia en Afrique. Apprenant la défaite des républicains, il se transperça de son épée à Utique.

 

                     

                                                                  Mort de Caton l'Utique par Guillaume Guillon Lethière

 

Extrait de la vie de Caton le jeune par Plutarque:  Quand il se crut en âge de se marier, il n’avait encore eu de relations avec aucune femme. Il donna sa parole à Lépida, fiancée auparavant à Scipion Métellus. Mais libre alors, parce que, Scipion s’étant dédit, les accordailles se trouvaient rompues. Cependant, avant le mariage, Scipion changea encore d’avis et fit tout au monde pour reprendre la jeune fille. Il y parvint. Caton, enflammé de colère, fut sur le point de le poursuivre en justice. Comme ses amis l’en avaient détourné, la passion et l’ardeur de la jeunesse lui inspirèrent des iambes, où il couvrit Scipion d’injures avec toute l’amertume d’Archiloque, mais sans emprunter à ce poète son dérèglement et sa puérilité. Il épousa Atilie, fille de Serranus, et ce fut la première femme qu’il connut, mais non pas la seule, au contraire de Lélius, l’ami intime de Scipion. Lélius eut plus de bonheur ; car, dans sa longue vie, il n’approcha qu’une femme, la première et la seule qu’il eût épousée .

La guerre servile, que l’on appelait guerre de Spartacus, survint. Gellius avait le commandement, et Caton participait à la campagne comme volontaire, à cause de son frère Cépion, qui était alors tribun des soldats. Il n’eut pas l’occasion de déployer dans la mesure où il l’eût voulu son zèle et son courage, parce que la guerre était mal dirigée ; mais par ailleurs, à l’encontre de la grande mollesse et de la débauche des gens qui faisaient campagne là-bas, il montrait sa discipline, sa tempérance et sa hardiesse en tout, et l’on comprenait aisément qu’il ne le cédait sur aucun point au vieux Caton. Gellius lui décerna des prix et des honneurs éclatants, qu’il n’accepta ni n’accueillit, affirmant n’avoir rien fait pour les mériter. Cette conduite le fit paraître bizarre. Quand on porta une loi aux termes de laquelle les candidats à une magistrature ne devaient pas avoir de nomenclateur, il se présentait au tribunat militaire. Il fut le seul à obéir à cette prescription et s’imposa la tâche de saluer par lui-même, en les appelant de leurs noms, tous les électeurs qu’il rencontrait. Il ne laissa pas de déplaire, ce faisant, même à ceux qui le louaient ; car plus ils sentaient la beauté de sa conduite, plus ils se dépitaient de ne pouvoir l’imiter.

 

CATON (VALERIUS) : gouverneur romain du Ier siècle av. J.-C. Auteur de poèmes mythologiques et érotiques voire obscènes, il fut dépouillé de son patrimoine par Sylla, puis de son domaine de Tusculum par ses créanciers. Il parlera de son malheur en ces termes: "Je n'ai plus rien à perdre, dit-il dans son poème, plein d'une amère indignation. Exilé, condamné sans avoir été entendu, réduit à la misère, j'ai abandonné mes biens pour payer à un soldat le prix d'une guerre désastreuse. O malheureuses terres, que m'a enlevées le crime des préteurs ! ». On a retrouvé l’un de ses poèmes en 183 hexamètres intitulé : Dirae (Imprécations).

 

CATON (DIONYSIUS) : moraliste latin du IIIe siècle ap. J.-C. auteur des Distiques moraux qui furent en grande vogue au Moyen Âge.

 

CATOPTROMANTIE : divination par l’inspecteur des miroirs. Le miroir était placé derrière la tête d’un enfant à qui l’on avait bandé les yeux.

 

CATOQUE : le catoque était celui qui choisissait la réclusion volontaire dans le Sérapéum.

 

CATUGNAT: chef gaulois des Allobroges qui, en 62 av. J.-C., mena ses troupes contre Narbo et Massalia (Narbonne et Marseille) dans le but de les piller. Il tendit un piège sur l’Isère aux légions de Manlius Lentinus et les écrasa. Il fut à son tour battu à Ventia où il perdit définitivement la guerre.

 

CATULLE (CAIUS VALERIUS CATULLUS) : poète latin né en 86 av. J.-C., à Sirmium, mort en 40. Issu d’une riche famille, il vécut dans les plaisirs et la volupté. Ses Épigrammes obscènes sont des modèles métriques. D’un style alerte et imagé, il se place parmi les meilleurs écrivains latins. Il a écrit les Élégies, la Chevelure de Bérénice, Atys, etc.

Extrait: Catulle étale sa passion au grand jour, le plus souvent inassouvie et malheureuse : il ne manque ni de courage, ni du sens de la provocation. C'est en ce sens qu'on peut le considérer comme un précurseur du genre élégiaque. Aucun écrivain, avant lui, ne s'était pris pour sujet de son œuvre, surtout pas pour parler de sa passion amoureuse. Les sentiments qu'un homme pouvait nourrir à l'égard d'une femme avaient, chez les Romains, quelque chose de ridicule, de dégradant, voire d'humiliant. La relation homme-femme était le plus souvent conçue dans une perspective de procréation et revêtait souvent un caractère vénal. La passion amoureuse était presque, pour ainsi dire, indigne d'un homme libre et d'un citoyen romain. Qui plus est, Catulle fait état d'un amour pluriel : il aime les femmes comme les hommes. Il se lia d'ailleurs avec les hommes les plus distingués de son temps. En se montrant tel qu'il est dans son œuvre, Catulle est bel et bien novateur. Certains vers, dédiés à son éromène Juventius, restent célèbres:

« Ah ! s’il m’était donné, Juventius, de baiser sans cesse tes yeux si doux,
Trois cent mille baisers ne pourraient assouvir mon amour ;
Que dis-je ? fussent-ils plus nombreux que les épis mûrs de la moisson,
Ce serait encore trop peu de baisers. 

Extrait de Carmen 67 par Catulle:

Catulle
O complaisante pour un tendre époux, complaisante pour un père, salut ! et que Jupiter te comble de biens, porte, qui, dit-on, jadis servis si bien Balbus, quand le vieillard lui-même occupait cette maison ;  mais qui sers, au contraire, en les maudissant les époux qui remplacent le vieillard couché dans la tombe. Allons parle-moi de vous ; dis-moi quel motif t'a changée ainsi et rendue infidèle à ton vieux maître.
La porte
Non ! n'en déplaise à Cécilius, mon propriétaire de maintenant,  je suis innocente des fautes que l'on m'impute et personne ne peut dire que j'ai le moindre tort. Mais, à entendre le peuple, c'est toujours la porte qui est coupable ; et pour peu qu'il se commette ici une mauvaise action, ce n'est qu'un cri contre moi : - Porte, c'est ta faute.
Catulle
 Il ne suffit pas de dire : - Ce n'est pas ma faute ; il faut en donner des preuves palpables, évidentes.
La porte
Des preuves ? Comment le puis-je ? Personne ne m'en demande et ne se soucie de savoir ce qui en est.
Catulle
Moi, je le veux : parle sans hésiter.
La porte
Sache d'abord que celle qui, dit-on, était vierge lorsqu'elle nous fut confiée,  ne l'était pas : son mari n'avait pas eu ses prémices (le pauvre homme, son sexe qui pend plus languissant que la tige molle d'une botte, ne s'est jamais dressé au milieu de sa tunique) ; mais ce fut, dit-on, son propre père qui viola la couche de son fils et qui déshonora la maison malheureuse, soit que son coeur impie brûlât d'un amour aveugle, soit que son fils fût impuissant et stérile, et qu'il fallût chercher un suppléant pourvu d'un sexe plus musclé et capable de dénouer une ceinture virginale.
Catulle
Quelle insigne tendresse paternelle de "s'épancher" ainsi dans le giron de la femme de son fils !
La porte
Oh ! ce n'est pas tout, et Brescia dit qu'elle en sait davantage ; Brescia assise au pied de l'observatoire de Cycnus et que baigne, dans son cours paisible, le Mella jaune ; Brescia, mère bien-aimée de ma Vérone ;  elle parle encore d'un Postumius et de l'amour d'un Cornelius, avec qui cette femme pratique le maudit adultère. Mais peut-être dira-t-on : "Porte, comment sais-tu tout cela, toi qui ne peux jamais quitter le seuil de ton maître ni écouter la foule, mais qui, fixée à ton chambranle,  bornes ton ministère à ouvrir ou fermer la maison." Oui, mais j'ai souvent écouté ma maîtresse, lorsque seule elle s'entretenait furtivement de ses exploits avec ses servantes, en nommant par leur nom ceux dont j'ai parlé, sans se défier de moi qu'elle croyait sourde et muette. Il en est encore un qu'elle ajoutait à la liste... mais que je ne veux pas nommer par son nom, car je le vois déjà froncer ses sourcils roux ; c'est un homme efflanqué, qu'un procès scandaleux a jadis fait connaître pour un enfant supposé et un faux accouchement.

                                               

 

CATULUS : solide chaîne avec laquelle on ramenait les esclaves fugitifs à leur maître.

 

CATULUS (CAIUS LUTATIUS) : consul en 242 av. J.-C. Il remporta la victoire navale des îles Égates contre les Carthaginois, qui mit fin à la première guerre punique. Extrait:  pendant la première guerre punique, Caius  Lutatius Catulus, chargé du commandement de trois cents voiles contre les Carthaginois, leur prit, ou coula à fond, près des Egates, îles situées entre la Sicile et l'Afrique, six cents vaisseaux , chargés de toutes sortes de munitions, et commandés par Hannon. Cet exploit termina la guerre. Lutatius donna la paix aux vaincus, à condition qu'ils évacueraient la Sicile, la Sardaigne, les îles entre l'Italie et l'Afrique, et l'Espagne en deçà de l'Ebre .

 

CATULUS (CAIUS LUTATIUS) : proconsul d’Italie chargé de la défense des frontières alpines lors de l’invasion des Cimbres en 101 avant notre ère. À l’approche de l’ennemi, il s’enfuit avec ses légions vers la plaine du Pô où, rejoint quelques mois plus tard par Marius, il battit les hordes de Boïorix.

 

CATULUS (CAIUS LUTATIUS) : né en 120 av. J.-C., mort en 60. Il fut l’un des chefs de l’aristocratie. Consul en 78, il défendit contre son collègue Lepidus les lois de Sylla. S’opposant à Pompée, Crassus, il ne peut s’imposer politiquement.

 

CATUMANDUS : chef gaulois qui, au IVe siècle av. J.-C., assiégea Massilia (Marseille) et provoqua la dévaluation de la monnaie. La ville étant appauvrie par la rançon demandée, les banquiers phocéens battirent des drachmes de 2,60 grammes alors qu’auparavant elles pesaient 3,75 grammes.

 

CATUVOLCOS : vieux roi des Éburons qui, en 54 av. J.-C., partageait le pouvoir avec Ambiorix. Il s’empoisonna lors du siège de sa capitale Atuatuca, située près de l’actuelle ville Maastricht.

 

CAUCASE : berger scythe, tué par Cronos. Il donna son nom au mont Caucase, qui s’appelait avant Niphate.

 

CAUCON : fils de Calænos. Il introduisit les mystères d’Éleusis chez les Messéniens.

 

CAUDICARIUS : bateau large à fond plat qui servait à remonter les marchandises sur le Tibre. De construction grossière, fabriqué en série, il était abandonné dès le premier naufrage.

 

CAUDICUS : bateau fluvial semblable au caudicarius. Les Romains l’employèrent sur la Moselle.

 

CAUNOS : frère de Byblis. Il éprouva pour elle une passion incestueuse à laquelle il échappa par la fuite. Il se réfugia en Carie et fonda la ville de Caune.

 

CAUPO : aubergiste.

 

CAUPONA :

1.     Auberge. Elle était généralement construite sur le bord des routes pour recevoir les voyageurs de condition modeste se déplaçant pour des raisons professionnelles. Les gens riches et les hauts fonctionnaires évitaient ce genre d’établissement et logeaient chez les notables sur lettres de recommandation.

2.     Taverne. À Rome, il en existait d’innombrables situées dans les quartiers populaires. On y proposait surtout du vin, des salaisons et des aliments séchés à consommer sur place.

 

                                                 

                                                                            Dans une caupona populaire

 

 

CAUPONIUS : serveur dans une taverne.

 

CAURUS : vent du nord-ouest chez les Romains. On le représentait sous les traits d’un vieillard barbu tenant un vase renversé.

 

CAUSIA : chapeau de feutre à larges bords. D’origine macédonienne, il fut adopté par les pêcheurs et les matelots romains.

 

                                                                      

 

 

CAUTERIUM : fer à marquer dont se servaient les Romains et les Grecs pour identifier les esclaves et le bétail. Les chirurgiens l’utilisaient pour cautériser les plaies.

 

                                                           

 

 

CAVARILLOS : chef des fantassins éduens de l’armée de Vercingétorix. Les Romains le firent prisonnier lors de la bataille de la Saône en 52 av. J.-C.

 

CAVARINOS : roi gaulois des Sénons qui, en 52 av. J.-C., s’allia avec César après le supplice de son prédécesseur, Acco.

 

CAVAROS : roi gaulois qui fonda un royaume dans la région d’Antrinople.

 

CAVEA :

1.     Cage mobile pour les fauves d’exposition qu’on acheminait de place en place.

2.     Cage d’or filigranée ou d’osier dans laquelle on enfermait les oiseaux chanteurs et les appeaux destinés à la chasse.

3.     Poulailler transportable que les prêtres utilisaient pour enfermer les poulets sacrés. On prenait les auspices à la façon dont les poulets mangeaient les graines.

4.     Hutte montée en châssis ajouré en forme de cône posé sur le sol. Les teinturiers romains plaçaient un réchaud contenant du soufre allumé au centre de ce Châssis qu’ils recouvraient de tissu à blanchir.

5.     Partie de l’amphithéâtre ou du théâtre qui était formée de rangées concentriques de sièges. Sur les gradins du bas s’asseyaient les chevaliers (equites). À l’inverse de ces places d’honneur, les sièges supérieurs étaient occupés par les classes de moindre rang.

 

                               

 

                                

                                                                Cavea de l'odéon d'Hérodes en Attique.

 

 

CAYSTRIOS : fils d’Achille et de Penthésilée.

 

CÉBREN : dieu du fleuve de ce nom, en Troade. Père d’Astérope et d’Œnone.

 

CÉBRIONÈS : fils de Priam, conducteur du char d’Hector. Patrocle le tua.

Extrait du chant 12 de l'iliade d'Homère: Les uns suivent Hector et le sage Polydamas?; ils étaient les plus nombreux et les plus vaillants?: eux surtout, brûlent de renverser la muraille et de combattre sur les vaisseaux?; leur troisième chef est Cébrionès, car Hector a laissé, pour garder son char, un écuyer moins brave que Cébrionès. D’autres ont à leur tête Pâris, Alcathoos et Agénor. Le troisième corps est commandé par Hélénos et le beau Déiphobe, tous les deux fils de Priam?; l’autre chef était Asios, héros vaillant, Asios, fils d’Hyrtacès?: ses coursiers, pleins d’ardeur et d’une haute taille, amenèrent ce guerrier des campagnes d’Arisbé, non loin du fleuve Selléis. La quatrième troupe est commandée par Énée, le valeureux fils d’Anchise?; à ses côtés paraissent les deux fils d’Anténor, Archelochos et Acamas, habiles en tous les genres de combats. Sarpédon conduit les illustres alliés?; il a choisi, pour le seconder, Glaucos et le martial Astéropée?; car, à ses yeux, ces deux guerriers sont, après lui, les plus braves des alliés?; mais Sarpédon l’emportait sur tous. Ainsi les Troyens serrent les rangs, se couvrent de leurs boucliers, et, pleins d’impatience, marchent droit à l’ennemi?: ils pensaient que les Grecs ne résisteraient plus, et que tous périraient auprès de leurs noirs vaisseaux.

 

CÉBRIONÈS : géant tué par Aphrodite au cours de la Gigantomachie.

 

CÉCIAS : vent du nord-est représenté par un bouclier rond d’où sort de la grêle.

 

CECILIUS ou CAECILIUS (STAIUS) : poète comique latin mort en 168 av. J.-C. Il encouragea Térence. Nous ne connaissons que les titres de ses quarante comédies.

 

CECINA (SEVERUS) : général romain sous Auguste, gouverneur de Mésie, il repoussa les Pannoniens, les Daces et les Sarmates en 6-7 ap. J.-C. Lieutenant de Germanicus, il se distingua dans la guerre contre Arminius.

Extrait des annales de Tacite livre III: Le prince adoucit beaucoup la sévérité de cet avis. Il ne voulut pas que le nom de Pison fût rayé des fastes, puisqu'on y maintenait celui de Marc-Antoine, qui avait fait la guerre à la patrie, celui d'Iulus Antonius, qui avait porté le déshonneur dans la maison d'Auguste(1). Il sauva Marcus de l'ignominie, et lui laissa les biens paternels. J'ai déjà dit plusieurs fois que Tibère n'était point dominé par l'avarice ; et la honte d'avoir absous Plancine le disposait à la clémence. Valérius Messalinus proposait de consacrer une statue d'or dans le temple de Mars Vengeur, Cécina Sévérus d'élever un autel à la Vengeance ; César s'y opposa : "Ces monuments, disait-il, étaient faits pour des victoires étrangères ; les malheurs domestiques devaient être couverts d'un voile de tristesse." Messalinus avait opiné aussi pour que Tibère, Augusta, Antonio, Drusus et Agrippine reçussent des actions de grâces comme vengeurs de Germanicus. Il n'avait fait aucune mention de Claude, et L. Asprénas lui demanda publiquement si cette omission était volontaire : alors le nom de Claude fut ajouté au décret. Pour moi, plus je repasse dans mon esprit de faits anciens et modernes, plus un pouvoir inconnu me semble se jouer des mortels et de leurs destinées. Certes, le dernier homme que la renommée, son espérance, les respects publics, appelassent à l'empire, était celui que la fortune tenait caché pour en faire un prince.

 

CECINA (ALIENUS ou LICINIUS) : questeur en Bétique à la mort de Néron, il se déclara pour Galba en 63, puis il passa dans le camp de Vitellius. En 69, après avoir passé le Grand-Saint-Bernard, il fut battu à Plaisance et à Castorum par les troupes d’Othon, mais joignant les restes de son armée aux légions de Valens, il gagna la bataille de Bédriac. En 69, Vitellius nomma consuls Cecina et Valens. Voulant forcer ses soldats à la reconnaître empereur, il fut jeté par eux en prison puis délivré. En 79, il conspira contre Vespasien et fut tué par Titus au sortir d’un banquet.

Extrait de l'histoire par Tacite, livre I: Pour les hommes graves, Vitellius était rampant ; la prévention le trouvait affable : elle appelait bonté généreuse la profusion sans mesure ni discernement avec laquelle il donnait son bien, prodiguait celui des autres. J'ajouterai que le désir ardent d'être enfin commandés faisait ériger ses vices mêmes en vertus. S'il y avait dans l'une et l'autre armée beaucoup d'esprits sages et paisibles, il n'y en avait pas moins de pervers et de remuants. Mais nulle ambition n'était plus effrénée, nulle audace plus entreprenante, que celle des commandants de légions Alliénus Cécina et Fabius Valens. Valens se trouvait mal récompensé d'avoir dénoncé les irrésolutions de Virginius, étouffé les complots de Capiton ; et, pour se venger de Galba, il animait Vitellins en lui vantant l'ardeur des gens de guerre. Il lui montrait "sa renommée remplissant tout l'empire, Hordéonius incapable de lui opposer d'obstacle, la Bretagne et les auxiliaires de Germanie disposés à le seconder, la foi des provinces chancelante, la précaire autorité d'un vieillard toute prête à tomber de ses mains. Qu'avait-il à faire, sinon de tendre les bras à la fortune et d'aller au-devant d'elle ?

 

CÉCROPS : fondateur d’Athènes. Il donna son nom à l’Attique, dont il divisa les habitants en douze tribus, établit les lois, imposa le mariage et institua des sacrifices de farine au lieu des sacrifices sanglants. Sous son règne, Poséidon voulut prendre possession de la Cécropie et fit jaillir de l’eau sur la citadelle qui la défendait, mais Athéna s’y opposa. Il épousa Agraulos, fille d’Actæos. Il eut pour enfants Érysichthon, Agraulos, Hersé et Pandrosos.

 

                           

                                                                                                                                 Les trois filles de Cécrops

 

 

CÉCROPS : fils de Pandion et roi de Béotie. Il fonda Éleusis et Athènes. Héros honoré à Haliarte.

 

CÉCROPS II : fils d’Érechthée et de Praxithée. Époux de Métiaduse. Père de Pandion II et fondateur d’Athènes en Eubée.

 

CÉDALION : cyclope qu’Héphaïstos donna pour guide à Orion, à qui Œnopion avait crevé les yeux.

 

CÉGLUSA : nymphe aimée de Poséidon. Mère d’Asopos.

 

CÉIRA : caverne près du Danube où les géants vaincus par les dieux cherchèrent refuge.

 

CÉLADON : partisan de Phinée. Persée le tua.

 

CÉLADON : lapithe tué aux noces de Pirithoüs par le centaure Amycos.

 

CÉLÆNÆA : surnom de Cybèle adorée à Célènes en Phrygie.

 

CÉLÆNEUS : fils d’Électryon, roi de Mycènes, et d’Anaxo. Les fils de Ptérélaüs le tuèrent.

 

CÉLÆNO : une des Harpies.

 

                                                               

 

 

 

CÉLÆNO : fille d’Atlas et de Pléione. Mère de Lycos et d’Eurypyle qu’elle eut de Poséidon.

 

CÉLÆNO : fille d’Ergeus, mère de Lycos et de Nyctée qu’elle eut de Poséidon.

 

CÉLÆNO : fille de Hyamos. Apollon lui fit un fils, Delphos, qui donna son nom à la ville de Delphes.

 

CÉLÆNO : amazone qui fut tuée par Héraclès ainsi qu’Eurybie et Phœbé.

 

CÉLÆNO : danaïde qui tua son fiancé Hyperbios.

 

CÉLÆNOS : fils de Poséidon et de la danaïde Célæno.

 

 

CÉLÉDONES : qui adoucissent les mœurs. Nom de femmes à la plastique parfaite. Elles étaient dotées d’une voix enchanteresse. Héphaïstos les avait représentées en or sur le plafond du temple de Delphes.

 

CÉLÉOS : crétois qui voulut voler le miel dans la caverne où était né Zeus. Il fut changé en oiseau.

 

CÉLÉOS : prêtre de Déméter à Éleusis. Il épousa Métanire qui lui donna deux fils : Triptolème et Démophon, et trois filles : Diogénée, Pammérope, sésara. En reconnaissance de l’hospitalité qu’il lui avait donnée, Déméter lui enseigna l’agriculture et voulut rendre immortel son fils Triptolème en le passant par la flamme, mais Métanire, effrayée, empêcha la réussite de l’opération. On attribue à Céléos, l’invention des paniers.

 

CELERES : corps équestre nommé par Romulus. Ce corps issu des familles patriciennes comprenaient 300 hommes possesseurs d’un cheval. Un tribun celerum le commandait.

 

CELES : navire de tonnage moyen dont chaque rameur maniait une seule rame. Très rapide, pourvu d’un éperon, il était surtout employé par les pirates.

 

CÉLEUSMA : chant (grec ou romain) de manœuvre poussé par le chef des rameurs, qui donnait aussi la cadence de frappe des rames sur les flots.

 

CÉLEUSTANOR : fils d’Héraclès et de la Thespiade Iphis.

 

CÉLEUTHÉIA : protectrice des routes. Surnom d’Athéna à laquelle Ulysse consacra une statue après sa victoire contre les prétendants de Pénélope dans la rue des Barrières.

 

CÉLEUTOR : un des fils d’Agrios. Diomède le tua.

 

CELLA : petite chambre à coucher dans les auberges. Ce mot désignait aussi les voûtes et les alcôves des prostituées.

2- Partie close d'un temple romain. elle pouvait être de forme rectangulaire ou circulaire.

 

                                             

                                                                          Cella du temple de Bacchus à Balbek

 

                                                 

                                                                      Cella du temple d'Ascelpios à Pergame

 

CELLA VINARIA : cave dans laquelle le vin de l’année reposait en barils de bois ou dans de larges récipients d’argile après avoir été retiré du pressoir.

 

CELMIS : compagnon de Zeus sur le mont Ida. Il fut changé en diamant pour avoir douté de l’immortalité des dieux.

 

CELSE : philosophe épicurien ou néo-platonicien du IIe siècle ap. J.-C. Il vécut en orient. Il composa plusieurs ouvrages dont un contre la magie ; puis un livre contre le christianisme intitulé Discours véritable.

Extrait du disours véritable(citations de Celse): Y a-t-il un corps, qui, après être tombé en décomposition, puisse revenir à son premier état ? N’ayant rien à répondre, il [les chrétiens] ont recours à la plus absurde des défaites : ils disent qu’à Dieu tout est possible. Mais Dieu ne peut rien faire de honteux ni rien vouloir de contraire à la nature."

"c’est [la fin du monde, la parousie] un vain épouvantail destiné à effrayer les âmes faibles, comme les spectres et les fantômes qu’on fait apparaître dans les mystères de Dionysos pour frapper l’imagination. Tout cela est fondé sur de vieilles histoires mal digérées. Ils [les chrétiens] ont entendu dire qu’après un cycle de plusieurs siècles, au retour de certaines conjonctions des astres, des conflagrations et des déluges pouvaient se produire."

"Si Jésus voulait faire éclater réellement sa qualité de Dieu, il fallait qu'il se montrât à ses ennemis [après sa résurrection], au juge qui l'avait condamné, à tout le monde. Car, puisqu'il avait passé par la mort et au surplus qu'il était Dieu, comme vous le prétendez, il n'avait rien à redouter de personne; et ce c'était pas apparemment pour qu'il cachât son identité, qu'il avait été envoyé."

"Celui auquel vous avez donné le nom de Jésus, n'était simplement que le chef d'une bande de brigands dont les miracles que vous lui attribués n'étaient que les manifestions effectuées selon la magie et les tromperies ésotériques. La vérité est que tous ces prétendus faits ne sont que des mythes que vous-mêmes avez fabriqués sans néanmoins réussir à donner à vos mensonges une teinte de crédibilité. Tous savent bien que ce que vous avez écrit est le résultat de remaniements fait à la suite des critiques qui vous étaient portées."

"Tu [Jésus] as commencé par te fabriquer une filiation fabuleuse, en prétendant que tu devais ta naissance à une vierge. En réalité, tu es originaire d'un petit hameau de Judée, fils d'une pauvre campagnarde qui vivait de son travail. Celle-ci, convaincue d'adultère, avec un soldat Panthère, fut chassée par son mari, charpentier de son état. […] tu te rendis en Egypte, y louas tes bras pour un salaire, et là, ayant appris quelques-uns de ces pouvoirs magiques dont se targuent les égyptiens, tu revins dans ton pays, et enflés des merveilleux effets que tu savais produire, tu te proclamas Dieu."


 

CELSE (AULUS CORNELIUS CELSUS) : médecin romain sous Tibère. Il nous a laissé un traité, De medicina, en huit livres.

Le sixième livre de l'ouvrage "De Medicina libri octo ", est la seule partie de son œuvre qui nous soit parvenue. Il représente le premier ouvrage complet sur la profession médicale. Il fut le premier auteur médical dont l'œuvre fut imprimée en caractères mobiles par Nicolao en 1478, à Florence, grâce à l'invention de Gutenberg, avant même les œuvres d'Hippocrate et de Galien. Il eut ensuite d'innombrables éditions à l'époque de la Renaissance.

Extrait des pensées de Celse: "Puisque les choses incertaines ne sont pas compréhensibles, mieux vaut n'utiliser que celles qui sont assurées et démontrées, comme on le fait dans tous les autres arts: l'agriculteur comme le pilote ne se forment pas dans les discussions spéculatives, mais dans la pratique… Si l'art de raisonner faisait les bons médecins, il n'y en aurait pas de meilleurs que les philosophes; mais ceux-ci excellent dans la science des mots et ne possèdent point celle qui guérit… Un homme privé du don de s'exprimer mais versé dans la pratique serait certes un plus grand médecin que s'il avait cultivé l'art de bien dire sans s'appuyer sur l'expérience… La médecine est liée à la théorie, mais doit se fonder sur les phénomènes visibles; les causes obscures doivent être écartées, non pas de l'esprit du médecin, mais de l'art proprement dit."

 

                                                                                                   

 

 

CELSUS (JUVENTIUS) : jurisconsulte célèbre du temps de Nerva, Trajan et Adrien. Il vécut de 67 à 130.

 

CELTINÉ : fille de Bretannos. Éprise d’Héraclès alors qu’il ramenait en Grèce les troupeaux de Géryon, elle se donna à lui et enfanta Celtos.

 

CELTES : descendants des envahisseurs indo-européens du IIe millénaire av. J.-C., ils s’établirent en Europe centrale puis en Gaule, en Espagne, en Italie du Nord, en Grande-Bretagne, Irlande, dans les Balkans et en Asie Mineure avant de céder face aux légions romaines par manque d’unité politique. L’Irlande demeura longtemps le dernier bastion du celtisme qui disparut au Ve siècle de notre ère par la volonté de Saint Patrick. Quatre grandes périodes marquent la civilisation celte : 1200-750 av. J.-C., période préceltique dite des Champs d’urnes.

750-480 av. J.-C., période celtique du premier âge de fer.

480-120 av. J.-C., second âge du fer. Apogée de l’art celte et domination des Gaulois qui envahissent la Grèce et l’Asie Mineure.

120-140 av. J.-C., déclin de la civilisation gauloise. Début de l’ère gallo-romaine.

 

                                                  

 

                                               

 

                                                        

 

                                                          

                                                                                                         Objets celtes

 

 

CELTILL : père de Vercingétorix, chef des Gaulois Arvernes. Il tenta de se faire couronner roi des Gaules malgré l’opposition des druides et des autres chefs de tribu. Condamné à mort, il fut brûlé avec sa femme dans un mannequin d’osier vers 69 av. J.-C.

 

CELTIQUE : langue indo-européenne que nous pouvons classer entre le germanique et l’italique. Elle était très proche de la langue des Ombriens et des Osques en Italie.

 

CELTOS : fils d’Héraclès et de Celtiné.

 

CENCHRÉIS : femme de Cinyras, roi de Chypre. Mère d’Adonis et de Myrrha.

 

CENCHRIAS : fils de Poséidon et de Pirène. Artémis le tua accidentellement.

 

CENCHRIS : fille de Piéros. Les muses la changèrent en oiseau.

 

CÉNOTAPHE : tombeau factice élevé ou creusé près d’un lieu de culte pour s’attirer les faveurs d’un dieu et se mettre symboliquement sous sa protection.

 

                       

 

 

CENSEUR (CENSOR) : haut magistrat romain qui établissait le cens (census) en taxant les propriétés. Il veillait aussi à la moralité des citoyens et avait le pouvoir de les priver de rang et de charges s’ils ne respectaient pas les règles de bonne conduite.

 

CENSORINUS (CAIUS MARCUS) : l’un des chefs du parti de Marius. Cruel proscripteur, il fut battu par Pompée, puis par Sylla et mis à mort en 82 av. J.-C.

 

CENSORINUS (APPIUS CLAUDIUS) : sénateur, deux fois consul, préfet du prétoire. Vieux et infirme, il vivait dans sa propriété à Bologne lorsque les soldats révoltés contre Claude II le proclamèrent empereur malgré lui en 269. Ils le massacrèrent huit jours plus tard parce qu’il était trop sévère.

 

CENSORINUS : grammairien latin du IIIe siècle après J.-C. Il nous a laissé un ouvrage De die natali.

 

CENTAURES : race pélasgienne habitant les forêts et les montagnes. Ils chassaient les taureaux en Thessalie, sur le Pélion et l’Œta. Géants grossiers et brutaux couverts de poils, ils menaient une vie sauvage. D’après l’opinion la plus courante, ils étaient nés d’Ixion et de Néphélé, ou d’un nuage auquel Zeus aurait donné la forme d’héra. Les poètes et les auteurs postérieurs ont confondu les centaures hommes et les hippocentaures, ou centaures chevaux. Ils avaient pour armes des troncs d’arbre, des rochers, des tisons ou des lances. Le chasseur Chiron était le seul à se servir d’un arc. Ils se nourrissaient de viande crue. Irrités par Arès aux noces de Pirithoüs, ils furent vaincus et mis en fuite. Ils se battirent aussi avec Héraclès devant la caverne de Pholos, seul centaure aux mœurs adoucies, et furent tués en grand nombre.

 

                                     

                                                                                                           Sarcophage romain représentant Dionysos et Ariane

                                                                                                                 tirés par des centaures vers 230 ap. J.-C.


 

CENTONARII : marchands qui recyclaient et vendaient les vieux vêtements. Ils formaient une importante corporation à Rome.

 

CENTURION : officier romain qui commandait cent hommes. Six centuries formaient une cohorte, elle-même commandée par un centurion d’expérience.

 

CÉPHALE : fils d’Hermès et d’Hersé ou de Créuse. D’une beauté remarquable, il fut enlevé par l’Aurore qui le transporta en Syrie, en fit son amant et eut de lui Tithon ou Phaéton.

 

CÉPHALE :  fils de Déion et de Diomédé. Époux de Procris. Père d’Archios ou de Céléos. Il était aimé de l’Aurore mais ne pensait qu’à sa chère Procris dont l’Aurore causa la mort. Elle engagea Céphale à éprouver la vertu de Procris, et celui-ci, déguisé et méconnaissable, réussit à la séduire en lui proposant de riches joyaux. Honteuse, Procris se retira en Eubée , chez Artémis qui lui donna un javelot infaillible et un chien, et la renvoya vers Céphale, à son tour déguisée et méconnaissable. Voulant posséder l’arme infaillible, Céphale fut séduit à son tour. Se reconnaissant enfin, ils se réconcilièrent. Mais, au fil du temps, la jalousie de Procris eut raison de leur amour et elle fut percée involontairement par le javelot de Céphale irrité.

 

                                                           

                                                                                      Aurore et Céphale âr Guérin

 

CÉPHALION : fils d’Amphithémis et de Tritonis. Pasteur de libye, il tua les Argonautes Canthos et Eurybatès qui lui volaient une partie de ses troupeaux.

 

CÉPHALLEN : surnom que Dionysos reçut par l’ordre de l’oracle lorsque des pêcheurs de Méthymne  eurent trouvé dans leur filet l’image d’un dieu étranger, faite de bois d’olivier.

 

CÉPHALOMONANTIE : divination qui se pratiquait sur la tête cuite d’un âne par les Germains. Les lombards la pratiquèrent aussi avec une tête de chèvre.

 

CÉPHÉE : fils de Bélos et d’Anchinoé, ou de Phénix, le roi d’Éthiopie, ou encore d’Agénor. Il épousa Cassiopée, dont il eut Andromède. Il prit part à l’expédition des Argonautes et fut mis, après sa mort, au nombre des constellations.

 

CÉPHÉE : fils de Lycurgue et frère d’Ancée. Né en arcadie, il participa à la chasse au sanglier de Calydon.

 

CÉPHÉE : fils d’Aléos et de Néère ou de Cléobulé. Frère d’Amphidamas et de lycurgue. Il fut l’un des Argonautes. Avec Stérope et Antinoé, il eut vingt fils.

 

CÉPHISE : dieu-fleuve. Fils de Pontos et de thalassa. Père de Diogène et de Narcisse. Il avait un sanctuaire à argos. Il  passait au nord d'Athènes et va se jeter dans le port de Phalère, était considéré comme un dieu. Les habitants d'Oropos, sur la frontière de la Béotie et de l'Attique, lui avaient consacré la cinquième partie d'un autel qu'il partageait avec l'Achéloüs, les Nymphes et Pan. On voyait sur ses bords un figuier sauvage, à l'endroit où l'on prétendait que Pluton était descendu sous terre, après avoir enlevé Proserpine. Ce fut aussi près de là que Thésée tua le fameux bandit Procuste.

 

CÉPION (CNEUS SERVILIUS) : consul en 253 av. J.-C. Il commanda une flotte pendant la première guerre punique. Elle fut détruite en grande partie par une tempête.

 

CÉPION (CNEUS SERVILIUS) : petit-fils du précédent. Il fut l’un des derniers à combattre Annibal. On le nomma consul en 203 av. J.-C.

 

CÉPION (CNEUS SERVILIUS) : fils du précédent. Consul en 144 av. J.-C. Il organisa le meurtre du chef espagnol Viriathe, battit Tautalus. Des soldats le tuèrent à cause de sa sévérité.

 

CÉPION (QUINTUS SERVILIUS CAEPIO) : questeur urbain en 100 av. J.-C. Il lutta contre le tribun Saturninus, puis s’unit avec Livius Drusus pour soutenir les chevaliers. Il périt dans une embuscade pendant la guerre sociale en 90.

 

CÉPION (QUINTUS SERVILIUS CAEPIO) : consul romain qui s’empara par la ruse de la capitale des Tectosages (Toulouse en 102 av. J.-C., grâce à la trahison d’une poignée d’habitants . Tolosa fut saccagée de fond en comble par les Romains. Le fabuleux trésor de la ville (trésor maudit de Delphes) devait être rapatrié à Rome par Massalia, mais Cépion ne put résister à l’envie de se l’approprier. Il organisa lui-même l’attaque du convoi romain et partagea le butin avec ses complices. Quand Manlius Lentinus fut nommé à sa place, il favorisa par jalousie une dissension qui provoqua l’anéantissement de l’armée romaine sur les bords du Rhône. Paniqué, il s’enfuit vers les Alpes. Plus tard, à Rome, il dut répondre aux questions des enquêteurs. Accusé d’avoir détourné les deniers publics, il fut dégradé, dépouillé de ses biens et s’en alla finir ses jours en Asie dans la plus extrême pauvreté, entraînant dans sa misère ses filles qui devinrent des prostituées.

 

CÉRAE : tablettes de cire sur lesquelles on écrivait avec un stylet. Elles se composaient de feuilles minces aux bords relevés, reliées entre elles par des anneaux. On distinguait les cerae duplices (à deux feuillets), les cerae triplices (à trois feuillets) et les cerae quintuplices (à cinq feuillets).

 

CÉRAMBE : habitant du mont Othrys en Thessalie. S’étant retiré au Parnasse pour éviter l’inondation du déluge de Deucalion, il fut changé en oiseau ou en escargot.

 

CÉRAMIQUE : on la fabriquait à partir du limon du Nil et des marnes de Ballas et de Qénâ. Noire ou rouge, de qualité médiocre, elle n’évolua pas avant l’arrivée des potiers grecs dans le delta vers le IVe siècle avant notre ère. Les poteries étaient modelées à la main avant l’apparition du tout vers 3000 av. J.-C.

 

                      

                 Céramique de l'époque gerzéenne.

CÉRAMOS : fils de Dionysos et d’Ariadne. Il donna son nom au Céramique, quartier d’Athènes.

 

CÉRAMYNTÈS : qui préserve de la mort. Surnom d’Héraclès.

 

CÉRASTES : habitants de l’île de Chypre qu’Aphrodite changea en taureaux, parce qu’ils répandaient le sang des étrangers sur l’autel de Zeus Hospitalier.

 

CÉRASTES : les Érinyes aux chevelures de serpents.

 

CÉRATOPHYÈS : qui pousse des cornes. Surnom de Dionysos.

 

CÉRAUNIOS : qui produit la foudre. Surnom de Zeus à Olympie.

 

CERBÈRE : chien monstrueux qui gardait la porte des enfers. Hésiode nous dit qu’il était fils de typhon et d’Échidna, et avait cinquante tête. Plus tard, il nous apparaît avec une triple gueule et une queue de dragon ; son cou était hérissé de serpents et sa bouche distillait du poison. Lycophron l’appelle « le chien aux cent têtes ». Il se tenait à l’entrée de l’Orcos, effrayant par ses aboiements les âmes qui tentaient de sortir. Hermès put apaiser le monstre avec son caducée, Orphée avec sa lyre, Déiphobé l’endormit à l’aide d’un somnifère et Héraclès le combattit au corps à corps, l’entraînant en Laconie ou dans le Pont ; Cerbère y répandit son sang sur les herbes qui couvraient le sol, et dont le puissant pouvoir destructeur servit depuis aux magiciennes dans leurs incantations.

 

                                               

                                                                                          Hercule et Cerbère

 

 

CERBÉROS : crétois qui fut changé en oiseau pour avoir tenté de dérober le miel de la caverne de Zeus.

 

CERCAPHOS : fils d’Éole. Une autre version nous le présente comme fils d’Hélios. Il épousa la fille de son frère Ochimos, Cydippe, et régna avec elle sur l’île de Rhodes. Trois fils naquirent de cette union : Lindos, Ialysos et Camiros.

 

CERCLE : figure sacrée sur le sol dans laquelle se tenaient les druides pour se livrer à des opérations magiques. La légende celte nous raconte comment Cuchulain placé dans un cercle magique arrêta l’armée de la reine Medb après avoir planté une branche fourchue à quatre pointes sur laquelle étaient gravés des signes magiques.

 

CERCLES DE PIERRES : bien qu’utilisés comme sanctuaires par les Celtes, les cercles de pierres furent érigés par une civilisation plus ancienne dont nous ne savons pas grand-chose.

 

                                                            

                                                                                                  Stonehenge

 

CERCOPES : démons malfaisants nommés Olos et Eurytabos ou Passalos et Aclémon, ou Sillos et Triballos, ou  Andullos et Atlantos. Ils luttèrent contre Héraclès après avoir tenté de le voler pendant son sommeil. Hérodote place les Cercopes aux Thermopyles.

 

CERCURUS : vaisseau chypriote de guerre ou de marchandises.

 

CERCYON : fils de Poséidon et d’une fille d’Amphictyon. Frère consanguin de Triptolème. Il vivait dans la ville d’Éleusis en Attique où il fit tuer sa fille Alopé et exposer l’enfant qu’elle avait eu avec Poséidon. Thésée le tua.

 

CERCYON : fils d’Agamède et père d’Hippothoiis.

 

CERDO : épouse de Phoronée. Son tombeau était à argos.

 

CÉRÉALES : l’amidonnier, l’engrain et l’orge furent cultivés dès le Néolithique dans la vallée du Nil. À la décrue, il suffisait au semeur de lancer les grains à la volée et au laboureur de retourner à la houe la terre humide sur les semailles. Puis on laissait les porcs piétiner le sol, ce qui favorisait l’ensemencement. Les moissons se faisaient à la faucille en chantant. Venait ensuite le dépiquage sous les sabots des bœufs, puis le vannage et le tamisage. À la fin des opérations, les scribes du fisc mesuraient les quantités de céréales récoltées au boisseau avant de les stocker dans les silos royaux.

 

CEREALIA (CÉRÉALIES) : fêtes en l’honneur de Cérès. Elles se célébraient à Rome au mois d’avril. On y mimait l’enlèvement de Proserpine dans le temple. Des renards ou une truie étaient sacrifiés, et les fidèles déposaient des offrandes de miel, lait, farine, grains de sel et aromates.

 

CÉRÈS : voir Déméter.

 

CÉRÈS (DÉMÉTER) : fille de Saturne et de Rhée. Déesse de la terre et de l’agriculture, de la fécondité et du mariage. Elle apprit aux hommes l’art de semer et d’atteler les taureaux. Les Romains la confondirent avec la Bonne Déesse. Son culte mystérieux était célébré la nuit et seules les femmes pouvaient le pratiquer. Elle était représentée assise, entièrement vêtue, portant une couronne d’épis ou un simple ruban. Elle tenait tantôt le sceptre, tantôt des épis et des pavots ou une torche, quelquefois la corbeille mystique (cista). Son char était tiré par des chevaux ou des dragons.

 

                                       

 

 

CERF : animal sacré, symbole de la royauté, le cerf était associé à la longévité de la vie et à la rapidité. Les Gaulois chassaient le cerf, le sanglier ou tout animal sauvage après avoir invoqué les dieux au sein des temples.

 

Zone éditable
© 2010