Accueil
 
AA - AGLAÉ
 
AGLAOPÉ - ANOUKIS
 
ANTA - ARTHUR
 
ARTIO - AZOROS
 
BA - BYZÈS
 
CABADÈS - CERF
 
CERIALIS - CLERGÉ
 
CLÉROMANTIE - CORYDON
 
CORYDOS - CYZICOS
 
DA - DIMEH
 
DINARQUE - DYSEROS
 
ÉACIDE - EPHREM
 
ÉPICASTE - EZÉCHIEL
 
FABARIES - FUTILE
 
GABAA - GYTHIUM
 
HA - HÉRAY
 
HERBIFERA - HYSMINÉ
 
IACCHOGOGUES - IZANIG
 
JABIRU - JUVENTA
 
KA - KYNON
 
LABAN - LIBERA
 
LIBERALIA - LYSIPPE
 
MA - MÉDECINE
 
MÉDÉE - MYSIE
 
NAAMAN - NIOBÉ
 
NIOUSSERRE - NYSIADES
 
OANNÈS - OXYRYNKHOS
 
PABASA - PERGAME
 
PERGULA - PHOCIDE
 
PHOCION - PYTHON
 
QADECH - QUIRINUS
 
RÂ - RUTRUM
 
SABA - SCYPUS
 
SCYROS - SITELLA
 
SITHON - SYRINX
 
TA - THRAX
 
THRIES - TYRTÉE
 
UFENS - UTER
 
VACCA - VULCAIN
 
XANTHE - ZYPOETAS
 
LIENS
DINARQUE - DYSEROS


 

 

DINARQUE : le dernier des dix orateurs attiques, né à Corinthe vers 360 av. J.-C. Il appartenait au parti macédonien d’Athènes. Attaché à Démétrios de Phalère, il s’enfuit à l’approche de Démétrios Poliorcète en 297. Théophraste, son ami, le fit rappeler d’Eubée en 292. Il mourut vers 280. Il nous reste trois de ses soixante discours.

 

DINAS EMRYS : forteresse d’Ambroise. Capitale du royaume de Bretagne sous le règne de Vortigern.

 

                                                 

                                                                                Site de Dinas Emrys

 

 

DYNDIME: Montagne de Phrygie connue pour son culte à Cybèle. C'est là que Zeus dans son sommeil féconda la terre et donna naissance à Agdistis, monstre hermaphrodite qui, émasculé par les dieux, donna la déesse Cybèle.

Extrait d'Ascagne protégé des dieux par Virgile:

 l'inaction vous enchante, vous vous complaisez dans les danses,
vos tuniques portent des
manches et vos mitres des rubans.
Ô Phrygiennes, vraiment, car vous n'êtes pas des Phrygiens,
allez vers les sommets du Dindyme, où la double flûte chante pour ses fidèles.
Les
tambourins bérécyntiens et les flûtes de buis de la Mère de l'Ida.

 

DINDYMÉ : épouse de Mæon, mère de Cybèle. Nom donné à la mère de Cybèle qui ne serait autre qu'un nom local de Gaia. Cybèle, Dindymè et Gaia sont assimilées comme des déesses mères.

 

DINOCRATE DE RHODES: né à Rhodes, est l'architecte de la ville d'Alexandrie, érigée sous le règne Alexandre le Grand qui décide de faire naître une ville au bord de la mer d'après une idée d'Aristote. Ce dernier se référait à l'enseignement d'Hippocrate préconisant le plan hippodamien pour contribuer à une meilleure santé des habitants de la cité. Avec Cléomène de Naucratis, administrateur grec chargé de l'administration du désert arabique et de l'administration financière de l'Egypte et chargé d'édifier la future cité, Dinocrate dresse, sur les directives d'Alexandre, les plans d’un projet urbain pharaonique. Le tracé du plan de la nouvelle cité est établi selon les principes déjà appliqués lors de la construction de la ville du Pirée, au  : le vent devait pouvoir circuler librement dans des rues rectilignes dont la trame avait l'avantage de canaliser l'eau de pluie et de contribuer à la défense militaire de la ville en permettant aux chevaux de l'armée d'y circuler sans encombre.

Extrait de l'Architecture de Vitruve Pollion: Dinocrate comptant sur son expérience et son habileté, partit un jour de Macédoine pour se rendre à l’armée d'Alexandre, qui était alors maître du monde, et dont il désirait de se faire connaître. En quittant sa patrie il avait emporté des lettres de recommandation de ses parents et de ses amis pour les personnages les plus distingués de la cour, afin d'avoir un accès plus facile auprès du roi. Ayant été reçu par eux avec bienveillance, il les pria de le présenter au plus tôt à Alexandre. Promesse lui en fut faite ; mais l'exécution se faisait attendre : il fallait trouver une occasion favorable. Dinocrate pensant qu'ils se faisaient un jeu des défaites qu'ils lui donnaient, n'eut plus recours qu'à lui-même. Sa taille était haute, son visage agréable. Chez lui la beauté s'unissait à une grande dignité. Ces présents de la nature le remplissent de confiance. Il dépose ses vêtements dans son hôtellerie, se frotte le corps d'huile, se couronne d'une branche de peuplier, puis, se couvrant l'épaule gauche d'une peau de lion et armant sa main droite d'une massue, il se dirige vers le tribunal où le roi rendait la justice. La nouveauté de ce spectacle attire l'attention de la foule. Alexandre aperçoit Dinocrate, et, frappé d'étonnement, ordonne qu'on le laisse approcher, et lui demande qui il est. "Je suis l'architecte Dinocrate, répondit-il ; la Macédoine est ma patrie. Les modèles et les plans que je présente à Alexandre sont dignes de sa grandeur. J'ai donné au mont Athos la forme d'un homme qui, dans la main gauche, tient l'enceinte d'une cité, et dans la droite une coupe où viennent se verser les eaux de tous les fleuves qui sortent de la montagne, pour de là se répandre dans la mer."  A partir de ce moment, Dinocrate ne quitta plus le roi et l'accompagna en Égypte. Là, Alexandre ayant découvert un bon port, naturellement bien abrité, avec un abord facile, environné de fertiles campagnes, et pour lequel le voisinage des eaux du Nil était d'une immense ressource, il ordonna à Dinocrate de fonder une ville qui de son nom s'appela Alexandrie. C'est ainsi que, grâce à la noblesse de son extérieur, Dinocrate acquit une haute réputation Pour moi, César, la nature m'a privé d'un extérieur imposant, l'âge a défiguré mon visage, les maladies ont ruiné mes forces ; mais, quoique dépouillé de ces avantages, je ne désespère pas de mériter votre protection, en y suppléant par mes connaissances et mes écrits. 

 

                                        

                                                           Jean-Baptiste Corneille (1649-1695)
                                       Dinocrate présente à Alexandre son projet pour le Mont Athos

 

 

DINOCRATE : général messénien. Il souleva ses compatriotes contre les Achéens, fit condamner Philopœmen à mort et échappa par le suicide au supplice que Lycortas lui réservait (183 av. J.-C.).

 

DIOCÈSE (DIOCESIS) : division administrative et civile sous l’Empire romain au IVe siècle. Le diocèse de la Gaule faisait partie de la préfecture des Gaules avec la Bretagne et l’Espagne. Il était divisé en dix-sept provinces.

Diocèses sous la responsabilité du César d'Occident:

  • Diocèse des Hispanies (diocesis Hispaniarum) — six provinces
  • Diocèse de Vienne (diocesis Viennensis) — huit provinces
  • Diocèse des Gaules (diocesis Galliarum) — sept provinces
  • Diocèse des Bretagnes (diocesis Britanniarum) — quatre provinces
     Diocèses sous la responsabilité de l'Auguste d'Orient:
       Diocèse d'Orient (diocesis Orientis) — dix-sept provinces
  • Diocèse du Pont (diocesis Pontica)— sept provinces
  • Diocèse d'Asie (diocesis Asiana)— sept provinces (plus l'Asie proconsulaire échappant à l'autorité du vicaire)
  • Diocèse de Thrace (diocesis Thraciae)— six provinces
  •   DIOCÈTE : sorte de premier ministre responsable des finances et de l’économie dans l’Égypte des Ptolémées.

    DIOCLÉES : fêtes mégariennes célébrées au printemps en l’honneur de Dioclès.

     

    DIOCLÈS : héros grec tué en prenant la défense de l’un de ses amis.

     

    DIOCLÈS : un des quatre officiants choisis par Déméter pour la célébration de ses mystères.

     

    DIOCLÈS : fils d’Orsiloque, père de Créthon et d’Orsiloque, roi de Phères.

     

    DIOCLÈS : législateur syracusain, vers 412 av. J.-C. Ses lois furent adoptées par plusieurs villes de Sicile, qui les avaient encore à l’époque de la conquête romaine. Il était le rival d’Hermocrate, chef du partie aristocratique.

     

    DIOCLÈS : de Caryste (Eubée), médecin grec, le premier en date et en réputation après Hippocrate, selon Pline. De ses nombreux ouvrages, il ne reste que les titres et quelques fragments. Il étudia l’anatomie, mais seulement sur les animaux. Le premier, il distingua, d’après leur siège, la pleurésie de la péripneumonie. Il employait de préférence des remèdes tirés du règne végétal. La chirurgie lui doit le bisalque, instrument destiné à retirer les flèches des plaies.

     

    DIOCLÈS: mathématicien et géomètre grec, qui vécut vers la fin du IIè siècle av.J.-C. et au début du I er siècle av.J.-C. . Il est probablement le premier à prouver la propriété focale d'une parabole. Son nom est associé à la courbe géométrique appelé Cissoïde de Dioclès. Proclos fait référence à cette courbe dans ses commentaires sur Euclide et elle est attribuée à Dioclès par Geminusdès le début du Ier siècle.

     

                       

                                                                                   Une Cissoïde est définie par la donnée de 3 objets :

                                                      - d’un point (ici A),
                                                      - d’une première courbe (ici la droite d) sur laquelle on prend M le point libre
                                                      - d’une deuxième courbe (ici le cercle c) sur laquelle on place N point de construction
                   A, N, M sont alignés et P est défini par AN = PMQuand M parcourt la première courbe, le point P ainsi construit décrit la    Cissoïde (ici de Dioclès)

     

    DIOCLÈS: (104-146) est l'un des plus fameux auriges de l'Antiquité. En 24 ans de carrière, cet « hispanus lusitanus »prend part à 4 257 courses pour 1 462 victoires. Gaius Appuleius Diocles débute à 18 ans chez les Blancs. Il remporte sa première course à 24 ans puis s’engage chez les Verts pour trois ans avant de conclure sa carrière par quinze années à courir pour les Rouges. Les gains financiers de Dioclès en primes de courses, de victoires ou de transferts sont considérables : 35 863 120 sesterces. C’est plus que le fabuleux héritage de Néron (30 millions de sesterces).

     

    DIOCLÉTIEN (CAIUS AURELIUS VALERIUS DIOCLES DIOCLETIANUS) : empereur romain. Né près de Salone en Dalmatie en 245. Il était soldat quand une druidesse du pays de Tongres lui prédit qu’il serait empereur dès qu’il aurait tué un sanglier. Consul sous Aurélien, comte des domestiques à la mort de Carus, les soldats le proclamèrent empereur après l’assassinat du fils de Carus. Numérien. Pour réaliser la prophétie de la druidesse , iltua le préfet du prétoire Arrius Aper (Sanglier), l’assassin de Numérien. En 292, il divisa l’Empire en quatre parties dirigées par deux Augustes (Maximien et Dioclétien) et deux Césars. Il garda pour lui la Thrace et l’Orient avec pour capitale Nicomédie. Il combattit ensuite les révoltés d’Alexandrie menés par Achilleus et rasa les villes de Busiris et de Coptos, soumettant l’Égypte. Ayant assuré l’indépendance de l’Arménie (304), il célébra le dernier triomphe à Rome . En 305, il abdiqua et se retira à Salone où il mourut en 313.

    Extrait de la vie de Dioclétien par Aurélius Victor: Après que l'odeur, causée par la putréfaction, eut fait connaître la mort de Numérien, les chefs de l'armée et les tribuns élurent pour son successeur, à cause de sa sagesse, Valère Dioclétien, commandant des gardes de l'intérieur du palais. C'était un homme doué de grandes qualités, mais tellement amateur du luxe, qu'il fut le premier qui porta un manteau broché d'or, et une chaussure de soie et de pourpre, enrichie d'un grand nombre de pierreries. Quoique cette magnificence fût peu convenable à un citoyen romain, et qu'elle fût la marque d'un esprit orgueilleux et dissipé, c'était néanmoins un léger défaut en comparaison des autres qu'on pouvait justement lui reprocher. En effet, après Caligula et Domitien, il fut le premier qui souffrit qu'on lui donnât publiquement le titre de seigneur, qu'on l'appelât Dieu, et qu'on l'adorât en cette qualité. Je me suis convaincu, d'après ces exemples, du moins autant que la portée de mon esprit me l'a permis, que les hommes qui, de la plus basse condition, sont montés aux plus hautes dignités, ne mettent aucune borne à leur orgueil et à leur ambition.

    Dirai-je encore, à la gloire de Dioclétien, qu'il associa à sa puissance plusieurs citoyens et même des étrangers, soit pour défendre, soit pour étendre les droits de l'empire ? Qui ignore qu'ayant été averti qu'Elien et Amandus, après le départ de Carin, avaient rassemblé dans la Gaule un grand nombre de paysans et de brigands, nommés Bagaudes  par les habitants de cette province, et qu'après avoir ravagé au loin les campagnes, ils étaient sur le point d'entrer dans les villes ; qui ignore qu'aussitôt il se donna pour collègue Maximien, qu'il connaissait pour un ami fidèle, et qui à des moeurs rustiques joignait un grand talent pour la guerre et beaucoup de jugement. Bientôt après, ce Maximien prit le surnom d'Herculius, du nom d'Hercule, sa divinité favorite, comme Valère prit celui de Jovius. De là ces deux surnoms furent donnés aux légions qui, par leur bravoure, l'emportaient sur toutes les autres. Herculius se rendit ensuite dans la Gaule qu'il eut bientôt pacifiée entièrement, par la défaite ou par la soumission des ennemis. Pendant cette guerre, Carausius, citoyen de la ville de Menapie, qui se distinguait par des actions d'éclat, et dont on connaissait l'habileté dans la manoeuvre des vaisseaux, métier auquel il s'était adonné dès sa jeunesse pour subsister, fut chargé par les deux empereurs d'équiper une flotte et de dissiper les Germains  qui infestaient la mer. Enorgueilli de cette commission, il ne détruisit pas autant de ces Barbares qu'il aurait pu ; et même, au lieu d'envoyer tout le butin qu'il avait fait au trésor impérial, il s'en appropria une partie. Ensuite, informé de l'ordre qu'Herculius avait donné de le mettre à mort, il se déclara empereur et s'empara de la Grand-Bretagne. Cependant les Perses ébranlaient fortement l'Orient ; Julien et les nations quinquegentanes, la province d'Afrique, et un certain Achilleus prenait à Alexandrie d'Egypte les ornements impériaux. Ces événements déterminèrent les deux empereurs à s'associer, en les créant césars, Jules Constance et Galerius Maximien, surnommé Armentarius. Le premier épousa la belle-fille d'Herculius ; le second, la fille de Dioclétien, après avoir répudié leurs premières femmes, ainsi qu'Auguste l'avait exigé de Tibère Néron, en lui donnant sa fille Julie en mariage. Tous ces princes avaient pris naissance en Illyrie. Quoique peu civilisés, ils rendirent d'assez grands services à la république, parce qu'ils s'étaient endurcis aux pénibles travaux de la campagne et de la guerre : ce qui prouve que les hommes deviennent vertueux et sages par le sentiment du mal ; au lieu que ceux qui n'ont jamais connu le malheur ne portent que de faux jugements, en n'estimant leurs semblables que d'après les richesses qu'ils possèdent. La bonne union qui régna entre ces princes prouva surtout que leur propre génie et leur habileté dans l'art militaire, qu'ils avaient appris d'Aurélien et de Probus, suffisaient presqu'en eux pour remplacer les qualités dont ils manquaient. J'ajouterai à cet éloge le respect filial qu'ils portaient à Valerius, et la vénération dont ils étaient pénétrés pour lui, comme pour le maître des dieux. Les crimes commis par des parents, les uns envers les autres, depuis la fondation de Rome jusqu'à notre siècle, mettent dans tout son jour l'excellence de tels sentiments.

                                      

     

          
                                                                                                                     Palais de Dioclétien à Split

                          
                                                                                  Palais de Dioclétien à Split

                                                    
                                                                                       Thermes de Dioclétien

    DIODORE DE SICILE : historien grec du Ier siècle av. J.-C., qui voyagea en Égypte entre 60 et 57 et écrivit une série historique dont le premier livre traite de l’Égypte.

    Extrait de l'Histoire Universelle de Diodore de Sicile: D'abord, après la mort de Philippe, Attalus entreprît de changer la face des choses et il s'était lié secrètement avec les Athéniens contre Alexandre. Se repentant bientôt de cette démarche, il envoya lui-même à Alexandre une lettre qu'il avait reçue de: Démosthène ; et par cette révélation accompagnée d'autres discours, il espérait de bannir la défiance que le roi pouvait avoir conçut de fa fidélité.Cependant Hécatée ayant tué peu de temps après Attalus conformément à l'ordre du roi, les troupes Macédoniennes qui étaient en Asie, n'ayant plus d'autre commandant que Parménion, qui était très attaché à la personne d'Alexandre, abandonnèrent toute idée de soulèvement. Mais comme nous devons beaucoup parler dans la suite de l'empire des Perses, il est bon d'en reprendre ici l'histoire d'un peu plus haut.
    Le règne d'Artaxerxés Ochus avait commencé dès le temps de Philippe : et comme ce prince était dur et cruel envers ses sujets, il en était extrêmement haï. L'eunuque Bagoas chef de ses gardes, homme de guerre et méchant de son naturel, fit présenter à son maître un poison par un de ses médecins et porta au trône de Perse, par cette voie, Arsés le plus jeune des enfants d'Ochus.  Il fit périr en même temps tous les frères du nouveau roi, qui étaient encore dans leur première jeunesse, pour tenir le nouveau prince dans une plus grande dépendance à son égard. Le jeune Arsés instruit de tant de crimes dont il se voyait la cause involontaire, laissait assez paraître le dessein d'en punir l'auteur. Mais Bagoas le prévint lui-même et fit périr Arsés et tous ses enfants en la troisième année de son règne.  Le trône se trouvant par-là dépourvu de successeurs directs, Bagoas choisit un de ses amis nommé Darius qu'il fit monter sur le trône. Mais cet ami était fils d'Arsane fils d'Ostane, frère du dernier roi Artaxerxés Ochus. Cependant Bagoas arriva enfin à une mort digne de lui. Suivant la malheureuse habitude qu'il s'était faite d'empoisonner ses maîtres quand il était dégoûté d'eux, il. tenta la même entreprise à l'égard de Darius : mais le roi averti de sou dessein, lui présenta lui-même sous des lignes d'amitié dans un repas où il l'invita, la coupe destinée pour sa personne et le força de l'avaler toute entière.
    Du reste ce roi était jugé digne du trône, en ce qu'il passait pour être le plus brave de tous les Perses. Dans le temps que son prédécesseur Ochus était en guerre contre les Cadusiens, un de ces derniers célèbre parmi eux pour sa bravoure, s'avisa d'appeler en duel celui des Perses qui voudrait lui tenir tête. Personne n'osa accepter le défi. Darius seul se présenta courageusement et tua lui-même son agresseur. Le roi Ochus le combla de présents et lui-même s'acquit le titre du plus brave homme de la Perse. Jugé digne de la couronne par cet endroit, il monta sur le premier trône de l'Asie dans le même temps qu'Alexandre succéda à celui de son père dans la Macédoine. La fortune qui l'opposa au grand courage d'Alexandre donna lieu à de violents combats pour la supériorité de l'un ou de l'autre, c'est ce que nous allons voir en détail en reprenant le fil de notre histoire.
    Darius avait songé à porter la guerre dans la Macédoine dès le vivant même de Philippe et l'extrême jeunesse d'Alexandre l'avait plutôt ralenti que confirmé dans son dessein.  Mais dès qu'il fut instruit des premières démarches de ce jeune prince, du zèle avec lequel il s'était fait confirmer dans le commandement général de la Grèce et des mesures qu'il prenait pour soutenir dignement un si grand titre, Darius réformant ses idées songea à rassembler ses propres forces. Il fit équiper un très grand nombre de vaisseaux et mit sur pied une puissante armée de terre qu'il ne confia qu'à des chefs expérimentés, dont le principal était Memnon de Rhodes, supérieur à tous les autres par son intelligence et par son courage. Le Roi lui donna cinq mille soudoyés l'envoya à Cyzique pour essayer de se rendre maître de cette place : Memnon prit sa route par le mont Ida.On dit que cette montagne tenait son nom d'Ida fille de Melisseus et qu'étant la plus haute de celles qui font autour de l'Hellespont, elle enferme un antre dans lequel les Dieux se plaisent et où Pâris prononça son jugement sur les trois déesses. On ajoute que c'est là que les Dactyles Idéens exercèrent l'art de travailler le fer qu'ils avaient appris de la mère des Dieux. Il se passe quelque chose de très singulier à l'égard de cette montagne :  on dit qu’au lever de la canicule, la tranquillité de l'air est parfaite autour de sa pointe, comme étant beaucoup au-dessus de la portée des vents. Mais on aperçoit le soleil dès la nuit même, non pas à la vérité comme un globe de feu, tel qu'il nous paraît dans le jour, mais comme jetant des flammes séparées les unes des autres et qui semblent produites par des feux allumés séparément au pied du mont.  Peu à peu tous ces feux se rassemblent en un seul qui forme une étendue de trois arpents: enfin l'heure du jour étant arrivée ce phénomène se réduit à la grandeur naturelle et ordinaire du soleil, qui continue et achève ainsi sa course.  Memnon ayant passé par-dessus cette montagne tomba tout d'un coup sur la ville de Cyzique, et peu s'en fallut qu'il ne la prit d'emblée. Cependant ayant manqué son coup, il se répandit dans la campagne des environs où il fit un grand butin.  Du côté d'Alexandre, Parmenion ayant enlevé une ville appelée Grynion, en fit les habitants esclaves. Mais il avait déjà formé le siège de Pitane, lorsque Memnon se présentant, dérangea les Macédoniens et leur fit abandonner cette place. [ Peu de temps après Callas qui commandait un corps de Macédoniens et de soudoyés dans la Troade, s'engagea clans un combat contre les Perses, qui le surpassaient de beaucoup en nombre. Aussi ayant été battu il fut obligé de se retirer à Rhaetion. Voilà où en étaient pour lors les affaires de l'Asie.


     

    DIODOTE : nom de deux rois de Bactriane. Le premier fonda le royaume grec de Bactriane en 250 av. J.-C. Le second (236) consolida cette nouvelle monarchie en s’alliant avec les Parthes.

     

    1.DIODTE I: Satrape et gouverneur militaire de la Bactriane, de la Sogdiane et de la Margiane. Vers -250, il profite que Roi Séleucide AntiochosII Théos -256/-246 est en guerre contre l'Egypte de Ptolémée II Philadelphe  pour se libérer de la tutelle Séleucide et proclamer l'indépendance de la région. Peu de temps après, en -247, le Satrape Andragorass de la Parthie voisine, allié de Diodote I, fait de même et se proclame lui aussi Roi. Mais il est rapidement éliminé par Arsace I, chef des nomades de la tribu des Parni. Diodote I meurt en -238. son fils Diodote II lui succède.

    2. DIODOTE II: en -238, il hérite d'un vaste territoire et fait  frappé ses monnaies en Bactriane e changeant le portrait du Roi séleucide par le sien et avait remplacé le type de l’Apollon séleucide en un Zeus foudroyant mais en gardant le nom du Roi séleucide Antiochos II. Les Parthes, après avoir été repoussé de Bactriane par Diodote I, s’étaient installés dans la satrapie de Parthiène, coupant les voies de communication directe de Syrie vers la Bactriane. Cette invasion était un grave danger pour les séleucides, menaçant le plateau iranien dont la satrapie de Médie. C’était aussi un danger pour la Bactriane, limitant les communications vers le monde hellénistique et menaçant la frontière de l’Ouest. Il semble donc queDiodote Iet le roi séleucide Séleucos II Kallinikos aient projeté une attaque conjointe contre les Parthes. Néanmoins, Diodote Ier mourut avant l’expédition. Son fils, Diodote II renversa l’alliance et fit la paix avec Tiridate, roi des Parthes. La sœur de Séleucos II , veuve du défunt Roi Diodote I à la cour de Diodote II, était contre l’alliance bactrienne avec les Parthes contre les Séleucides. Elle maria sa propre fille à Euthydème, satrape de Sogdiane et le persuada de tuer Diodote II pour trahison envers les Grecs.

    Diodote II fut surement tué au cours d’une bataille par Euthydème qui prit le diadème royal en -230.

     

                                       

     

     

    DIOGÈNE d’Apollonie : fils d'Apollothémis, est né à Apollonie colonie milésienne sur le Pont-Euxin (Mer Noire).  philosophe ionien. Il vécut vers 470 av. J.-C. Élève d’Anaximène de Milet, il vint s’établir à Athènes où, persécuté par la caste sacerdotale, il courut de sérieux dangers. Il reprend la proposition ionienne : Rien ne naît du non-être ni ne périt en non-être. Il y a donc un principe éternel.L'air est pour lui, comme pour Anaximène, l'élément premier unique, illimité et éternel ; par sa raréfaction et sa condensation, il engendre des mondes en nombre illimité, et les différentes formes des choses.

    « Alors que le tout est en mouvement, une partie du tout se raréfie tandis qu'une autre se condense. À l'endroit où le dense se rassemble, il produit la Terre par condensation, et c'est de la même manière que se trouvent produites les autres choses ; au contraire, les parties les plus légères, en se disposant en haut, donnent naissance au Soleil. »

    La Terre est ronde, au centre, supportée par l'air. Le Soleil est une sorte de pierre ponce.  Diogène d'Apollonie fait la première description détaillée et précise du système veineux.

     

    DIOGÈNE de Sinope : philosophe grec de l’école cynique, né à Sinope en 414 av. J.-C., mort en 324 à Corinthe. Il s’enfuit de Corinthe avec son père accusé de fausse monnaie et vint à Athènes où il se fit admettre, non sans peine, à l’école d’Antisthène. Fervent propagateur de la philosophie cynique, il enseigna le mépris des soucis et des convenances sociales. Il se rendait à Égine quand il tomba entre les mains des pirates qui le vendirent au Corinthien Xéniade. Ce dernier lui confia l’éducation de ses enfants. Il mourut à l’âge de 90 ans et sur son tombeau on plaça un chien de marbre de Paros, allusion au nom de l’école cynique (de cyon, le chien).

     

                                

     

                                   

     

                                                   

                                                      Diogène de Sinope par John William Waterhouse

     

     

    DIOGÈNE de Babylone : philosophe stoïcien, né à Séleucie près de Babylone. Il vécut au IIe siècle av. J.-C. Disciple de Chrysippe et de Zénon de Tarse, il fut envoyé par les Athéniens en ambassade à Rome avec Carnéade et Critolaüs. Pendant les négociations il ouvrit une école de dialectique. Diogène de Babylone abandonne la thèse stoïcienne de la conflagration cosmique.Il semble avoir inventé ce qu'on appelle l'argument ontologique, preuve classique de l'existence de Dieu.  Diogène de Babylone distinguait deux sortes de sensations : la savante et la naturelle. Ariston de Chios, quant à lui, exigeait de l’oreille un certain apprentissage qui permettrait de mêler sensation et jugement. L’art ne peut qu’affiner nos sens et enrichir notre perception. Selon Diogène de Babylone, le plaisir musical est naturel, puisqu’il suscite un plaisir esthétique, qui, comme tel, est une préparation à la sagesse. Le plaisir esthétique porte en l’âme la joie, qui est une passion sévère, admise par les Stoïciens, car elle nourrit des pensées sérieuses et agit sur la partie irrationnelle de l’âme, lui montrant la route pour s’élever vers le beau, c’est-à-dire vers le bien. Grâce  à Delattre, nous disposons du résumé du livre sur la musique de Diogène de Babylone, un des fondateurs de la deuxième période du Stoïcisme, écrit un siècle avant le traité, d’inspiration épicurienne, de Philodème.Ce résumé, qui précédait le livre IV , décrit le type de musique et de musiciens recherchés par les Stoïciens, ces derniers étant appelés à savoir juger aussi bien du caractère esthétique de leur musique que de son impact moral et de ses effets psychologiques, puisque, selon les tenants de cette école, celle-ci devait agir aussi bien sur la sensation que sur la raison. Il assigne cette fin à la morale : "User de la raison dans le choix des choses conformes à la nature et le rejet des choses contraires".

     

                                                       

     

     

    DIOGÈNE LAËRTE ou de Laërte : né en Cilicie, il vécut au IIe siècle ap. J.-C. Il est l’auteur d’un ouvrage en dix livres : Des vies et des opinions des plus illustres philosophes.

    Extrait de Monime par Diogène Laërte: Monime de Syracuse, disciple de Diogène, était esclave d’un banquier de Corinthe, au dire de Sosicrate. Xéniade, celui qui avait acheté Diogène, venait souvent auprès de lui et lui parlait des rares qualités du philosophe, de ses actions et de ses dis- 43 cours. Enflammé par ces récits il conçut une telle passion pour Diogène que, feignant tout à coup d’être devenu fou, il se mit à jeter au hasard tout ce qui était sur la table, argent et billon, si bien qu’il se fit renvoyer par son maître, et aussitôt il s’attacha à Diogène. Il fréquentait aussi Cratès le cynique et avait adopté son genre de vie, ce qui ne fit que con . firmer le banquier dans l’idée qu’il était fou. Ménippe acquit une grande célébrité, à ce point que Ménandre le comique le cite dans une de ses pièces, l’Hippomachus ; voici le passage :

     II y avait, cher Philon, un sage appelé Ménippe, sage tant soit peu obscur, et qui portait la besace... Que dis-je ? c’est trop peu encore; il portait trois besaces, flgurément parlant . Sa maxime favorite ne ressemble en rien, je te le jure, au Connais-toi toi-même, ni à tant d’autres maximes célèbres. Il a laissé tout cela bien loin derrière lui, ce mendiant, ce crasseux ! « Toute opinion, disait-il, n’est que vanité. »

     II avait une noble fermeté d’âme qui lui faisait dédaigner la gloire et rechercher la vérité seule. Il a composé des ouvrages légers, mais qui cachent un sens profond, sans compter deux livres sur les passions et un d’exhortations.

     

    DIOGÉNÉE : fille de Céléos, roi d’Éleusis, qui accueillit Déméter.

     

    DIOGÉNIEN : grammarien grec, né à Héraclée dans le Pont. Il vécut au IIe siècle ap. J.-C. On a de lui 775 proverbes.

    "On ne compare pas un moustique à un éléphant"

    Extrait des Oeuvres morales de lutarque:  Philon le médecin soutenait que la maladie appelée éléphantiasis n'est pas connue depuis très longtemps : car aucun des médecins de l'antiquité n'en a fait mention, bien qu'ils aient insisté sur d'autres maux peu graves, sans importance, et difficiles à reconnaître pour le vulgaire. Mais je lui citai un témoin pris parmi les philosophes, à savoir Athénodore. Dans le premier livre de ses Epidémies il rapporte que du temps d'Asclépiade non seulement l'éléphantiasis, mais encore l'hydrophobie, avait paru une première fois. Ce fut un étonnement pour l'assistance d'apprendre que des maladies nouvelles pour nous se fussent alors une première fois produites et constituées dans la nature humaine, et d'un autre côté l'on ne trouvait pas moins étonnant que des affections si graves fussent restées si longtemps cachées. Toutefois on se rangea presque unanimement à cette seconde opinion, comme étant plus humaine. On ne pouvait se persuader qu'en de telles choses la nature fût curieuse de nouveauté, et qu'elle se plût à faire des changements d'état dans le corps comme il s'en produit dans une cité. Mais Diogénien déclara, qu'à son sens les maladies et les passions de l'âme marchent, elles aussi, sur une sorte de route commune, où elles retrouvent des traces de famille. Ainsi, continua-t-il, le vice se produit sous des aspects multiples et par une foule d'actes audacieux; mais cependant l'âme est indépendante : elle est maîtresse, par elle-même, de se modifier et de changer de direction si elle le veut. Il règne une certaine régularité dans son désordre : elle conserve une mesure pour ses passions, comme la mer en a une à ses débordements. On ne constate jamais dans l'âme quelque genre de vice qui soit nouveau et que n'aient décrit les anciens. Sans aucun doute les désirs offrent de nombreuses différences, la crainte a des milliers de mouvements et d'attitudes; et quant à la douleur, au plaisir, il est bien difficile de ne pas renoncer à en faire l'énumération : "Ils ne sont, ici bas, d'aujourd'hui ni d'hier, Et dans l'éternité leur naissance se perd : Nul n'en connaît la date ...". D'où survient au corps une maladie nouvelle, ou une affection tardivement née ? Le corps n'a pas en soi, comme l'âme, un principe particulier de mouvement. Il se rattache à l'ensemble de la nature par des causes communes; et sa constitution est tempérée de telle sorte, que, malgré des variétés infinies, elle n'erre qu'en deçà de certaines limites, comme ferait un navire ballotté dans l'enceinte d'un port. Ce n'est jamais sans cause qu'une maladie prend siége dans le corps humain. Elle ne saurait se produire de ce qui n'est pas, ni exercer en dehors de toute loi une influence quelconque sur les êtres de la création. A un nouveau mal on ne saurait trouver une cause nouvelle, pas plus qu'on ne découvre un air jusque-là inconnu, pas plus qu'une eau étrangère ou qu'une nourriture dont nos prédécesseurs n'aient jamais goûté et que quelqu'un ait signalée comme s'étant pour la première fois introduite des autres mondes ou intermondes dans celui que nous habitons. Nous sommes malades des mêmes choses dont nous vivons ; et il n'y a pas de germes spéciaux de maladies. C'est la mauvaise influence de ces substances sur notre économie animale, et les abus que nous en faisons, qui troublent notre nature. Seulement, les désordres qu'elles y apportent ont entre eux des différences éternelles, désignées souvent par des noms nouveaux: car les noms dépendent de l'usage, et les maladies, de la nature.

     

    DIOGÉNIEN: premier évêque d'Albi en 405.

     

    DIOGMITAE : corps d’infanterie légère qui, sous l’Empire, assuraient la sécurité des frontières.

     

    DIOMÈDE : fils d’Arès et de Cyrène. Roi des Bistoniens de Thrace. Il nourrissait quatre juments appelées Deinos, Lampon, Podargos et Xanthos de chair humaine. Héraclès le tua et donna ses juments à Eurysthée qui leur rendit la liberté. Selon la tradition, Bucéphale, cheval Alexandre le Grand, descendait de l'une des juments de Diomède.

     

                                                

                                Diomède dévoré par ses juments                                    Hercule terrassant les juments de Diomède

     

     

    DIOMÈDE : fils de Tydée et de Déipylé. Roi d’Argos. Diomède perdit son père dans la guerre contre Thèbes. Il épousa Ægialé, petite-fille d’Adraste et conduisit avec Sthénélos et Euryalos 80 vaisseaux devant Troie. Il se signala comme le plus brave des héros après Achille. Aimé d’Athéna, il combattit trois fois Hector et participa à tous les engagements. Il blessa Vénus(Aphrodite) lors d'un combat. Selon des mythes postérieurs à Homère, après la guerre des Épigones contre Thèbes, il demanda la main d’Hélène et partit plus tard pour assiéger Troie. Il s’opposa à ce que l’amazone Penthésilée reçût les honneurs de la sépulture et, traînant la dépouille par les pieds, il la jeta dans le Scamandre. À son retour à Argos, il apprit que sa femme Ægialé le trompait avec Hippolyte ou Cométès et dut reconquérir la ville après un long voyage en Etolie où il tua Agrios avec tous ses fils. Il mourut très vieux.

     

                                            

                                                          Vénus blessée par Diomède par Joseph Marie(1775)

     

    DIOMÉDÉ : fille de Lapithès, épouse d’Amyclas. Mère de Cynortas et d’Hyacinthe.

     

    DIOMÉDÉ : épouse de Pallas, mère d’Eurychos.

     

    DIOMÉDÉ : fille de Phorbas, amante d’Achille.

     

    DIOMÉDÉ : épouse d’Iphiclo, mère de Protésilas.

     

    DIOMÉES : fêtes grecques en l’honneur de Zeus Dioméos, ou de Diomos, héros athénien.

     

    DIOMOS : fils de Colytos, favori et serviteur d’Héraclès.

     

    DION : roi de Laconie, époux d’Iphitée. Il donna l’hospitalité à Apollon qui fit don de la faculté de lire dans l’avenir à ses trois filles : Orphé, Lyco et Carya, à la condition qu’elles ne révèlent jamais les secrets des dieux. Dionysos vint à son tour chez Dion et devint amoureux de Carya. S’étant aperçu que Lyco et Orphé connaissaient sa passion, il leur rappela la défense d’Apollon. Les deux sœurs continuèrent à percer ses secrets ; alors il leur inspira un délire furieux et les changea en rochers. Carya fut métamorphosée en noyer.

     

    DION de Syracuse : né en 409 av. J.-C. Gendre de Denys l’Ancien, beau-frère de Denys le Jeune, il exerça une grande influence sur les deux tyrans. Il essaya de réfréner les mœurs du second et fut exilé. D'une grande sévérité de mœurs, il se lie d'amitié avec Platon lors de son séjour à Syracuse. Il est exilé par son neveu en -366, part vivre en Grèce et prend la tête de l'opposition.Il revint avec une armée (357), renversa le tyran. En 354, il fut tué par ordre de Callippe.

     

                                          

                                                               Tétradrachme en électrum de Dion de Syracuse

     

     

    DION CASSIUS : historien grec. Né à Nicée en 155 ap. J.-C., mort vers 240. Sénateur romain, il contribua en 193 à l’élévation à l’Empire de Pertinax qui le nomma préteur.Dion Cassius était un brillant haut fonctionnaire, discret mais efficace qui sut garder sa place dans une époque de fréquents changements de dynastie. Il fut toujours très proche des empereurs, amicus principis (ami du prince) et habitué des salons de Julia Domna, la femme de l'empereur qui recevait sophistes et hommes de lettres. Sous le règne de Septime Sévère, il rassembla les matériaux de son histoire romaine. En 220, il fut promu au consulat, puis une seconde fois en 229. Puis il partit pour la Dalmatie (223-225) et la Pannomie supérieure (225-229) afin de mater les émeutes de soldats. En 229 c'est la consécration, il est consul avec l'empereur lui-même Il acheva dans sa retraite à Nicée son Histoire romaine qui comprenait quatre vingt livres. Mais seuls dix-neuf sont parvenus jusqu’à nous.

    Extrait de l'Histoire Romaine de Dion Cassius: [En l'an 60] un terrible désastre survint en Bretagne. Deux cités furent mises à sac, 80 000 des Romains et de leurs alliés périrent, et l'île fut perdue pour Rome. Plus encore, toute cette ruine fut apportée aux Romains par une femme, un fait qui par lui-même leur causa la plus grande honte.
    La personne qui fut l'instrument principal pour soulever les indigènes et les persuader de combattre les Romains, la personne qui fut jugée digne d'être leur chef et qui dirigea la conduite de toute la guerre, était Boadicea, une femme britannique de famille royale et possédant une intelligence plus grande que celle qui appartient souvent aux femmes. Cette femme convoqua son armée, qui comptait plus de 120 000 hommes, et monta un tribunal qui fut bâti de terre, à la mode romaine.
    En stature elle était très grande, dans son apparence terrifiante, dans la lueur de ses yeux la plus grande férocité, et sa voix était rauque ; une grande masse de chevelure rousse tombait jusqu'à ses hanches ; autour de son cou il y avait un grand collier en or ; et elle portait une tunique avec plusieurs couleurs, sur laquelle un épais manteau était attaché avec une broche. C'étaient ses vêtements habituels.

    Extrait de l'Histoire Romaine (Caligula) par Dion Cassius: Voici maintenant des mesures qui furent blâmées de tous pareillement. Il poussa un nombre considérable de citoyens à se faire gladiateurs. Il les contraignit à combattre soit un contre un, soit en masse, comme dans une bataille rangée, chose dont il avait cette fois demandé l'autorisation au sénat, ce qui ne l'empêcha pas de faire en dehors des formes légales tout ce qui lui plaisait et de mettre à mort, outre une foule d'autres citoyens, vingt-six chevaliers qui avaient, partie mangé leur fortune, partie combattu sans raison comme gladiateurs. L'horreur venait moins du nombre des victimes, quelque horrible qu'il fût, que du plaisir extrême que lui causaient ces massacres, et de son insatiable avidité de voir couler le sang. Dans sa cruauté, un jour qu'on manquait de criminels condamnés aux bêtes, il donna l'ordre de saisir quelques-uns des spectateurs assis sur les bancs du théâtre et de les leur jeter ; et, pour qu'ils ne pussent ni s'écrier ni se plaindre de cette violence, il leur fit préalablement couper la langue. Il força un chevalier illustre à combattre comme gladiateur, sous prétexte qu'il avait outragé sa mère Agrippine ; et, le chevalier ayant été vainqueur, il le livra aux accusateurs et le mit à mort. Le père de ce chevalier, qui n'avait commis aucun crime, fut, ainsi que bien d'autres, enfermé dans une cage et y périt. Caius célébra ces jeux d'abord dans les Septa, qu'on avait creusés en entier et remplis d'eau, afin d'y amener, en tout, un navire ; il les célébra ensuite dans un autre endroit où il démolit plusieurs grands édifices pour mettre à la place un échafaudage ; car il dédaignait le théâtre de Taurus. Ces entreprises, de même que ses dépenses et ses meurtres, lui attirèrent la haine publique, et il y ajouta en réduisant Macron et Ennia, malgré l'amour de l'une et les bienfaits de l'autre qui seul avait contribué par ses efforts à lui donner l'empire, à la nécessité de se donner volontairement la mort, bien qu'il eût confié à Macron le gouvernement de l'Egypte, et en les couvrant d'une infamie dont la plus grande part retomba sur lui ; car, entre autres choses, il reprochait à Macron d'avoir été un instigateur de débauches. Beaucoup de personnes furent, par suite, mises à mort, les unes après condamnation, les autres avant même d'avoir été jugées, sous prétexte des parents et des frères du prince, et des citoyens qui avaient péri à leur occasion, mais, en réalité, à cause de leurs richesses, car le trésor était épuisé, et rien ne suffisait à Caius. Les instruments de ces accusations étaient, soit de faux témoins, soit les lettres que Caius avait autrefois déclaré avoir brûlées. Pour d'autres, ce fut la maladie dont l'empereur avait été attaqué l'année précédente et la mort de sa soeur Drusilla qui causèrent leur perte ; car pour avoir, pendant ces jours-là, donné un festin, salué quelqu'un, ou même pris le bain, on était livré au supplice.

     Drusilla eut pour mari M. Lépidus, mignon et amant à la fois de l'empereur, mais Caius aussi avait commerce avec elle : à sa mort, qui arriva alors, son mari fit son éloge et son frère l'honora d'une sépulture aux frais de l'Etat : les soldats prétoriens avec leur chef, ceux des chevaliers qui servaient dans l'armée, défilèrent autour de son tombeau, et les enfants patriciens représentèrent la cavalcade troyenne ; enfin, tous les honneurs qui avaient été accordés à Livie lui furent décernés : elle eut une place parmi les immortels ; elle fut représentée en or dans la curie ; la statue de Vénus, sur le Forum, reproduisit Drusilla dans une figure de grandeur égale à celle de la déesse et qui devait recevoir les mêmes hommages ; on lui bâtit une chapelle particulière, et vingt prêtres, hommes et femmes, furent attachés à son culte ; les femmes jurèrent par elle toutes les fois qu'elles attestaient quelque chose avec serment ; une fête semblable à celle des jeux Mégalésiens était célébrée le jour de sa naissance, et sénateurs et chevaliers étaient invités à un banquet. On lui donna alors le nom de Panthée, et elle obtint les honneurs divins dans toutes les villes. Un sénateur, Livius Géminius, jura qu'il l'avait vue monter au ciel et prendre rang parmi les dieux, appelant la malédiction sur lui-même et sur ses enfants, s'il mentait, et invoquant le témoignage des autres dieux et celui de Drusilla elle-même ; il reçut deux cent mille drachmes pour cette attestation. Tels furent les honneurs décernés par Caius à Drusilla ; il voulut aussi que les jeux qui devaient alors avoir lieu ne fussent célébrés ni à l'époque fixée par la loi, si ce n'est pour la forme, ni qu'ils le fussent une autre fois. Tout le monde était pareillement accusé, soit qu'on se fût réjoui, parce qu'on avait montré du contentement, soit qu'on eût par quelque acte témoigné de la peine ; c'était un crime de ne pas la pleurer, car elle était femme, et de la pleurer, parce qu'elle était déesse. Un seul exemple permet d'apprécier tout ce qui se passa alors : un homme fut mis à mort par Caïus, pour avoir vendu de l'eau chaude, comme coupable d'impiété.

     Le ministre de toutes les cruautés de Caius(Caligula) était un certain Protogène, qui portait sans cesse partout avec lui deux livrets, dont l'un avait nom Epée et l'autre Poignard. Ce Protogène entra un jour dans l'assemblée du sénat, comme pour un tout autre motif, et tous les sénateurs, ainsi que cela était naturel, lui adressant la parole et lui prenant la main, il attacha sur Scribonius Proculus un regard perçant : «Toi aussi, dit-il, tu me salues, toi qui hais tant l'empereur ?» A ces mots, les sénateurs présents entourèrent leur collègue et le mirent en pièces. Les sénateurs décrétèrent des jeux en l'honneur de Caius, une haute tribune dans la salle même des délibérations, afin que personne ne pût atteindre jusqu'à lui, et des soldats pour veiller, même au milieu d'eux, à sa sûreté ; ils adoptèrent aussi une résolution en vertu de laquelle ses statues devaient avoir des gardes. Transporté de joie par cette conduite du sénat, Caius renonça à sa colère, et, avec toute l'étourderie d'un jeune homme, lui adressa quelques bonnes paroles. Pomponius, accusé de conspiration contre lui, fut absous, parce qu'il avait été trahi par un ami ; quant à la maîtresse de Pomponius, n'ayant, malgré la torture, rien avoué, non seulement il ne lui fit aucun mal, mais encore il la récompensa par de l'argent. Les éloges que lui valurent ces actes de clémence, éloges inspirés, les uns par la crainte, les autres par la vérité, et] les noms de héros et de dieu qui lui furent donnés troublèrent fortement sa raison. Déjà, en effet, auparavant, il souhaitait qu'on le prît pour quelque chose de plus relevé qu'un homme, et il prétendait avoir commerce avec la Lune et être couronné par la Victoire ; il feignait aussi d'être Jupiter, et se vantait, par suite de cela, d'avoir habitude avec un grand nombre de femmes et principalement avec ses soeurs. D'autres fois il était Neptune, parce qu'il avait jeté un pont sur une grande étendue de mer ; il personnifiait aussi Hercule, Bacchus, Apollon et les autres divinités, non seulement les dieux, mais aussi les déesses. Souvent encore il devenait Junon, Diane, Vénus. En effet, suivant le nom de divinité qu'il prenait, il prenait aussi tout l'extérieur approprié au personnage [afin de paraître lui ressembler]. Un jour, on le voyait dans un équipage efféminé, une coupe et un thyrse à la main ; un autre jour, il avait un air mâle, et portait une massue et une peau de lion [ou bien un casque et un bouclier]. Parfois le menton lisse, il se montrait ensuite avec de la barbe ; parfois il tenait un trident, d'autres fois il lançait la foudre. Il ressemblait à la vierge [chasseresse ou bien à la vierge] guerrière, et, un instant après, il se transformait en femme. Voilà jusqu'où il poussait le soin de varier la manière dont sa robe tombait, ses cheveux postiches et ses coiffures ; il voulait paraître tout autre chose qu'un homme [et un empereur]... Un Gaulois l'ayant vu un jour rendre d'une haute tribune des oracles, sous la figure de Jupiter, se prit à rire. Caius le fit appeler et lui demanda : «Que penses-tu de moi ?» Celui-ci lui répondit (je rapporterai ses paroles mêmes) : «Que tu es un grand extravagant». Le Gaulois n'eut aucune punition, car ce n'était qu'un cordonnier ; tant il est vrai que de pareils caractères supportent plus aisément la liberté de langage chez des gens du commun que chez des gens constitués en dignité. Tels étaient les accoutrements qu'il prenait, lorsqu'il voulait se faire passer pour dieu, et alors on lui adressait des supplications, des prières et des sacrifices appropriés ; dans les autres circonstances, il se rendait en public vêtu de soie, et, la plupart du temps, dans l'appareil d'un triomphateur.


    DION CHRYSOSTOME (Bouche d’or) : rhéteur grec, né à Prusa (Bithynie) vers l’an 30 de l’ère chrétienne, d’une famille illustre, dont le crédit le porta de bonne heure aux honneurs. En butte à l’ingratitude de ses concitoyens, il sortit de Prusa, voyagea en divers pays, rencontra Vespasien à qui il conseilla de ne pas accepter l’empire. Sous Domitien, il fut obligé de s’enfuir de Rome, emportant pour toute fortune le Phédon de Platon et une harangue de Démosthène. Manquant de tout il arriva chez les Gètes où campait une nombreuse armée romaine. À la nouvelle de l’assassinat de l’empereur, 96, les soldats furieux allaient marcher sur Rome. Dion se fit connaître, les calma, et les engagea à proclamer Nerva. Admis dans le conseil de Nerva et, plus tard, de Trajan, il fit servir son influence aux intérêts de sa ville natale. Toutefois, quand il revint à Prusa, il n’obtint pas de ses concitoyens toute la reconnaissance qui lui semblait due. Il retourna donc à Rome où il mourut vers l’an 117. Avant de se livrer à la philosophie, il avait été un sophiste ingénieux comme l’étaient tous les sophistes. Ayant à plaider devant les habitants de Troie, il cherchait à leur prouver que Troie n’avait jamais été prise. Il nous reste de lui 80 discours qui ont été édités en 1604, Morel, gr.-lat., Paris ; 1784, Reiske, Leipzig ; et Emperius, Brunswick, 1844.

    Eubéenne, ou le Chasseur, extrait d'une nouvelle des discours de Dion Chrysostome: Ce que je vais vous raconter, je ne l’ai point entendu dire à un autre, je l’ai vu de mes propres yeux, et c’est pour cela même que je vais vous le raconter; car j’aime à causer, je l’avoue, et je ne repousse guère une parole qui me vient à la bouche. La faute en est peut-être à mon âge, peut-être aussi à mes courses lointaines, où j’ai rencontré tant de choses, dont un vieillard ne se souvient jamais sans plaisir. Je dirai donc quelle espèce de gens j’ai trouvée presque au cœur même de la Grèce, et quelle singulière vie ils menaient en ce lieu. Je m’étais embarqué à Chio avec quelques pêcheurs: nous n’étions plus dans la belle saison, et notre navire était fort petit. Au milieu de la traversée, nous fûmes assaillis d’une tempête dont nous nous sauvâmes à grand-peine, en gagnant les côtes de l’Eubée. Là, après avoir échoué leur nacelle sur une pointe de cette rive escarpée, mes compagnons me quittèrent. Ils allèrent joindre quelques pêcheurs de pourpre établis sur un promontoire voisin, espérant y trouver assez d’ouvrage pour s’y fixer, et y gagner leur vie. Resté seul, et ne connaissant nul lieu habité sur lequel je pusse porter mes pas, je me mis à marcher le long du rivage, pour voir si je ne découvrirais pas quelque vaisseau faisant voile au large, ou amarré à la côte. Il y avait déjà longtemps que je marchais, quand tout à coup j’aperçus à mes pieds un cerf qui venait de se précipiter du haut des rochers qui bordaient le rivage. Il respirait encore, et les flots venaient battre son corps étendu sur la grève. Peu après, je crus entendre au-dessus de ma tête comme des aboiements de chiens. Le bruit des vagues m’empêchant d’ouïr distinctement, je m’avançai du côté d’où venait le son, et ayant gravi, non sans peine, une petite colline assez élevée, j’aperçus en effet des chiens qui couraient çà et là et paraissaient en défaut. Je jugeai que c’était pour échapper à leur poursuite que le cerf s’était jeté en bas des rochers. Au même instant parut un homme: sa mine et ses vêtements annonçaient un chasseur; sa barbe était longue, et ses cheveux, rejetés en arrière, lui pendaient avec grâce sur les épaules. Tels Homère nous dépeint ces Eubéens qui vinrent au siège de Troie, et dont il semble se moquer en passant, parce que, seuls entre tous les Grecs, ils ne coiffaient que la moitié de leur tête. Cet homme s’avança vers moi: « Etranger, me dit-il n’auriez-vous pas vu passer un cerf fuyant de ce côté? —Oui, lui répondis-je, et même je vous puis indiquer où il est. Vous le trouverez là-bas, sur la grève, où l’eau commence à le gagner. » Tout en parlant ainsi, je le conduisis sur la place, et je lui montrai l’animal. Je l’aidai de mon mieux à le tirer des flots puis il se mit à le découper avec un grand couteau de chasse, et plaça ensemble sur son dos la peau et les pieds de derrière. Cependant il m’invita à le suivre jusqu’à son habitation, qu’il disait peu éloignée, pour manger avec lui la chair de la bête. « Ce soir, ajouta-t-il, vous coucherez chez nous, demain vous serez toujours à temps pour revenir sur la plage. Car, pour le moment, comme vous voyez, il serait fou de songer à s’embarquer. Au reste, que cela ne vous inquiète pas. Je voudrais bien que le vent tombât, depuis cinq grands jours qu’il règne: mais la chose est peu probable aujourd’hui, à en juger par la noirceur des nuages qui enveloppent les sommets de nos montagnes. » En même temps, il me demanda d’où je venais, quel hasard m’avait jeté sur cette côte, et si mon navire s’y était brisé. Je lui fis en peu de mots le récit de ma mésaventure; comment m’étant embarqué seul, pour affaire, avec quelques pécheurs, la tempête nous avait forcés de venir nous échouer en ce lieu. « Oh, oh! me dit-il, remerciez les dieux d’en être quittes à ce prix. Voyez combien est sauvage et terrible le côté de l’île qui regarde la mer. Ce sont ici les fameux écueils de l’Eubée dont jamais vaisseau n’approcha sans y faire naufrage. Rarement voit-on quelques passagers échapper, et encore faut-il que leur navire soit aussi léger que l’était le vôtre: mais venez, suivez moi, et ne craignez rien. Vous paraissez avoir besoin de vous refaire un peu de vos fatigues: c’est à quoi nous songerons aujourd’hui. Demain, quand nous aurons fait connaissance, nous aviserons de notre mieux à vous remettre dans votre chemin. Vous m’avez l’air d’un habitant de la ville: car votre figure n’est ni celle d’un marin, ni celle d’un homme de peine. On dirait, à voir votre maigreur, que vous êtes attaqué de quelque maladie. » Tout en disant ces choses, il commença à marcher. Je le suivis volontiers. Que pouvais-je craindre? Je n’avais sur moi qu’un méchant manteau; et, grâce à mes longs voyages, l’expérience m’avait appris que la pauvreté est de soi une chose sacrée et inviolable, et qu’on ne touche à un homme pauvre, non plus qu’à un héraut armé de son caducée. Je marchais donc hardiment, et avec toute la confiance d’un homme qui n’a rien à perdre. Il y avait environ quarante stades pour arriver à l’habitation de mon hôte. Tout en cheminant et devisant de choses et d’autres, il vint à parler de ses affaires, et du genre de vie qu’il menait avec sa femme et ses enfants.

    « Nous sommes deux amis, me dit-il, qui habitons le même lieu. Nous avons épousé les sœurs l’un de l’autre, et en avons eu chacun plusieurs enfants, garçons et filles. Nous vivons en grande partie de notre chasse, et du produit d’un petit jardin que nous cultivons de nos mains. Le terrain n’est point à nous: nous ne l’avons reçu ni acheté de nos pères. Nos pères, citoyens libres d’ailleurs, n’étaient guère moins pauvres que nous: ils étaient salariés par un riche habitant de l’île dont ils gardaient les bœufs. Cet homme possédait beaucoup de haras et de troupeaux: toutes les montagnes que vous voyez lui appartenaient, ainsi qu’un grand nombre de belles terres et beaucoup d’autres richesses. Après sa mort, ses biens furent confisqués: on dit même qu’il périt par ordre du roi, à cause de sa trop grande fortune. Ses troupeaux furent alors emmenés pour être égorgés, et parmi le reste, nos pauvres bœufs, dont personne ne nous paya le prix. Par nécessité, mon père, et celui de mon ami, restèrent où ils se trouvaient lors de ce fâcheux événement. C’était un endroit dans les montagnes, où ils avaient accoutumé de garder leurs bœufs pendant l’été; ils y avaient construit quelques huttes pour leur demeure, et une cloison de pieux, qui, sans être ni grande, ni forte, l’était assez toutefois pour renfermer nos jeunes veaux durant la belle saison. Aux approches de l’hiver, ils descendaient dans la plaine, où l’herbe des pâturages, jointe au peu qu’ils avaient mis en réserve, suffisant à la nourriture de leurs bestiaux. Mais au retour de l’été, ils regagnaient leurs montagnes, et se fiaient de préférence dans le lieu dont je vous parle. C’est une vallée fraîche et profonde. Au milieu coule un ruisseau paisible: la tranquillité de son cours et la douce pente de ses bords permettent aux génisses d’y entrer facilement et sans danger. L’eau en est pure et abondante, elle sort d’une source voisine: un vent d’été parcourt sans cesse et rafraichit la vallée. Les bois d’alentour, plantés de chênes et de sapins, ne nourrissent ni le taon, ni aucun insecte malfaisant. De tous côtés s’étendent de riches prairies où croissent sans culture des arbres hauts et clairsemés. Enfin les plantes potagères les plus succulentes y viennent pendant l’été en abondance, de telle sorte qu’en un espace très circonscrit ce séjour renferme tout ce qu’il y a d’agréable et de commode. Ces avantages qui avaient appelé nos pères en cet endroit, aux beaux jours de l’année, les déterminèrent à s’y fixer, lors de leur désastre, jusqu’à ce qu’ils pussent trouver de l’ouvrage ou un nouveau maître. Cependant, ils se nourrissaient des productions du petit champ qu’ils cultivaient tout près de leur demeure, et dont le sol, fertilisé par l’engrais qu’y avait déposé leur troupeau suffisait par son rapport à leurs modiques besoins. Toutefois, comme ce travail leur laissait bien des moments de loisir, et que leurs bœufs d’ailleurs ne les occupaient plus, ils commencèrent à se tourner vers la chasse, exercice auquel ils se livraient d’abord seuls, mais qu’ils firent ensuite avec des chiens, et cela de la manière que je vais vous raconter:

    « Parmi la troupe nombreuse des chiens qui avaient suivi les bœufs lorsqu’on les emmena, il s’en rencontra deux qui, ne trouvant plus leurs bergers, quittèrent le troupeau et s’en revinrent à l’habitation. Comme ils suivaient partout leurs maîtres, ils les suivirent à la chasse. Dans les commencements, ils s’attachaient à la poursuite des loups, et laissaient là les cerfs et les sangliers. Quelquefois, quand ils apercevaient un homme, soit de grand matin, soit un peu tard dans la soirée, ils aboyaient et se jetaient dessus avec acharnement. On profita de cette férocité naturelle: on les accoutuma à goûter le sang et à manger la chair des bêtes tuées: peu après ils en vinrent à se nourrir indifféremment de pain ou de viande. D’abord on les avait forcés à prendre de la chair faute de tout autre nourriture: bientôt ils en devinrent avides au point de se jeter dessus, même quand ils étaient rassasiés: et, avec le temps, leur odorat acquit une finesse qu’il n’avait pas. Ils apprirent à connaître les traces, à se lancer indistinctement sur toute bête qui s’offrait à eux. En un mot, de gardiens de troupeaux qu’ils étaient, ils devinrent apprentis tardifs, mais fort habiles, du métier de la chasse. Cependant l’hiver approchait: mon père et son ami n’ayant aucune affaire qui les obligeât de descendre à la ville ou dans le bourg voisin se décidèrent à passer la mauvaise saison au lieu où ils étaient, et ayant fortifié leur habitation et resserré les pieux de la cloison, ils se livrèrent avec plus d’ardeur que jamais à la culture de leur champ. Quant à la chasse, vous n’ignorez pas, sans doute, combien cet exercice est plus facile en hiver: le sol, toujours humide dans cette saison, conserve plus fidèlement l’empreinte du pied des animaux, surtout quand il a tombé de la neige. Alors le chasseur n’a pour ainsi dire rien à faire: il n’a qu’à se laisser conduire par la trace: l’animal engourdi de froid semble presque l’attendre. C’est alors, comme vous le savez, qu’on parvient souvent à saisir dans leurs gîtes les lièvres et les daims. Pour en revenir à mon récit, nos parents, voyant qu’il ne leur manquait rien dans ce lieu, prirent goût au genre de vie qu’ils y menaient, et s’y établirent pour toujours. Ils eurent bientôt le plaisir d’y marier chacun son fils à la fille de son ami. C’est là qu’ils sont morts, il y a environ un an. Ils disaient avoir vécu bien des années, et cependant leurs membres conservaient encore la force et la fraîcheur de la jeunesse. Ma mère seule vit encore. Mon compagnon est un homme d’une cinquantaine d’années. Il n’est jamais descendu à la ville. Pour moi, j’y suis allé deux fois seulement. La première, encore enfant, avec mon père, dans le temps que nous avions le troupeau: la seconde, il n’y a pas longtemps, à l’occasion que je vais vous dire.

     

    DIONÉ : Titanide, fille d’Océan et de Téthys, ou d’Ouranos et de Gaïa. Amante de Zeus, elle eut de lui Aphrodite. Elle fut au nombre des déesses qui assistèrent à la naissance d’Apollon et d’Artémis. Un bois lui était consacré au pied du mont Lépréon, sur la côte occidentale du péloponnèse. Dans ce bois, elleétait l'objet d'un culte important dans le sanctuaire oraculaire de Dodone. À ce titre, Dioné était considérée à la fois comme une puissance agraire et comme une déesse du Chêne, l'arbre tutélaire de ce bois sacré. Pour Homère, elle était aussi la mère de le déesse de mer Amphitrite.

     

    DIONÉ : fille d’Atlas, épouse de tantale, mère de Pélops et de Niobé.

     

    DIONYSI : fêtes en l’honneur de Dionysos. Ce nom s’appliquait particulièrement à deux ordres de cérémonies mystiques : grandes et petites dionysi. Les grandes se célébraient au mois d’Élaphébolion (mars), les petites en Posidéon (décembre). Ces cérémonies consistaient en processions où l’on portait des vases remplis de vin et couronnés de pampres. On y voyait des canéphores portant des corbeilles de fruits, des silènes, des pans, des satyres, des phallophores, des ithyphalles. La fête était présidée par l’archonte-roi qui s’adjoignait quatre matrones et des épimélètes pour l’aider dans ses fonctions.

     

                      ,                     

                                                                             Cortège dyonisiaque

     

    DIONYSOS GREC : le dieu de Nysa. Fils de Zeus et de Sémélé, ou de Cérès, ou d’Argé, ou d’Io. Philostrate lui donne pour père Indos. Il serait né en Inde ou en Libie, en Crète, à Dracanon, à Naxos, à Elis, à Eleuthère, à Théos. La tradition la plus répandue nous dit que Dionysos eut pour mère Sémélé qui mourut avant de le mettre au monde. Zeur préserva le fœtus en l’enfermant dans sa cuisse. Apollonios raconte qu’Hermès sauva le jeune enfant des flammes et une autre version explique que la nymphe Dircé le protégea. Dionysos fut confié aux soins d’Ino et d’Athamas qui reçurent l’ordre de l’élever à Orchomène sous des vêtements de fille. On racontait à Brasies, ville du Péloponnèse, que Cadmos, informé des amours de sa fille Sémélé, la fit enfermer dans un coffre avec son enfant et jeter à la mer. Le coffre aborda les côtes de Brasie. La mère était morte mais l’enfant vivait encore. Il fut emporté par Ino qui l’éleva dans une grotte. La tradition qui le fait fils d’Ammon et d’Amalthée, dit que son père, ayant peur de Rhéa, cacha l’enfant dans une grotte à Nysa. Malgré la protection d’Athéna, Dionysos fut changé en bouc par Zeus, poussé par la jalousie d’Héra. Elevé par les nymphes de Nysa dans la grotte, il eut pour nourices et compagnons Bromie et Bacché, Mytis, les Muses, les Fleuves, les Lydies, les Bassares. Son éducation commença à Naxos. Chez Nonnos, les Curètes et les Corybantes l’élèvent en Eubée. Formé par Silène, ou par Aristée, à la vertu et à l’amour de la gloire, il fut frappé d’une sorte de folie par Héra quand il était adolescent. D’après Hygin, il se rendit à l’oracle de Dodone. Sur le chemin, un marais entrava sa marche ; il le franchit sur un âne qu’il plaça ensuite dans les constellations après lui avoir fait don de la parole. L’âne fait ainsi partie du mythe de Dionysos. Il parcourut ensuite le monde. En Syrie, il s’opposa à Damascos qui refusait d’introduire la culture de la vigne. Les Nymphes, les Fleuves, Silène, les Pans, les Faunes, les Satyres et les Curètes formaient des troupes innombrables. Il enseigna aux Indiens l’art de cultiver la vigne et leur apprit à honorer les dieux. Certains lui attribuent le massacre des Amazones, d’autres au contraire le font s’allier avec les légendaires guerrières qui l’aidèrent à vaincre Cronos et les Titans. La vie de Dionysos est faite d’avantures, d’enlèvements, de batailles, après avoir révélé sa divinité aux hommes et leur avoir enseigné à l’adorer, Dionysos alla chercher sa mère dans les Enferts, lui donna pour nom Thyoné et l’enleva au ciel (Apollodore). D’après la tradition argienne, les Titans l’auraient tué et il dut subir pendant trois jours la loi de la mortalité. Athéna prit sa tête encore palpitabte et la porta à Zeus, qui, recueillant ses membres, rendit la vie à son fils. Dionysos eut un grand nombre d’enfants, parmi lesquels Déjanire, Priape, Iacchos… Au fil du temps, les fêtes en l’honneur du dieu prirent un caractère de plus en plus sauvage et dissolu. On l’opposa toujours à Apollon. Il est l’emblème de la force de la nature dont le vin est le symbole. Dieu oraculaire à Delphes, il possède également le don de guérir. On l’invoque aussi en tant que dieu de l’art tragique et protecteur du théâtre. Le culte orgiaque de Dionysos avait son siège originaire en Thrace, puis il s’étendit à tout le bassin méditerranéen. Les fêtes principales s’appelaient Dionysies ou Anthestéries. La vigne, le lierre, le pin, le laurier, l’asphodèle, le dauphin, le serpent, le tigre, le lynx, la panthère et l’âne lui étaient consacrés. On l'appelait aussi Bromios, Lénaios (le dieu du pressoir), Lyaioe (qui délivre des soucis) et Dendritès (le protecteur des arbustes). Les anciens l'identifièrent au dieu Iacchos, en relation avec Déméter et les Mystères d'Eleusis. On l'invoquera comme protecteur des festivals d'art dramatique athéniens, les Lénéennes et les Dionysies urbaines. Ces dernières sont à l'origine de la comédie et de la tragédie.

     

                           

     

                     

                                     Dionysos et la nymphe Akmé                                                                 Dionysos et Ariane

     

    DIONYSOS ÉGYPTIEN : dieu grec du vin qui prit une importance considérable en Égypte sous les Ptolémées. Il était considéré comme l’ancêtre de la dynastie Lagide et on organisait de grandes fêtes en son honneur : les Dionysiaques. Lors de ces réjouissances, poètes, acteurs, chanteurs et musiciens s’affrontaient sous sa présidence. Le dieu était promené dans toute la ville d’Alexandrie avec son cortège de satyres, de Silènes et de ménades. Tout le long du parcours, une foule hurlante encourageait les femmes échevelées, couronnées de serpents ou de rameaux, qui accompagnaient le char du dieu. À la fin de la fête, on promenait les deux emblèmes de Dionysos : le thyrse doré, bâton entouré de feuilles de vigne et surmonté d’une pomme de pin, haut de 45 mètres, et le phallus d’or, long de 60 mètres.

     

    DIOPATRA : nom de l’une des nymphes qui furent insultées par Térambe.

     

    DIOPHANTE : mathématicien grec d’Alexandrie, d’une époque incertaine, passe pour l’inventeur de l’algèbre. Il avait composé une Arithmétique en 13 livres (nous n’en avons plus que 6),  qui a été traduit en français par Simon Stévin et Albert Girard, 1625, in-8°. Diophante s'intéressa notamment aux problèmes suivants :
    résolution d'équations quadratiques (du type ax2=bx+c).
    détermination de valeurs faisant de 2 expressions linéaires des carrés (ex: trouver x tel que 10x+9 et 5x+4 sont tous deux des carrés).
    décomposition d'un nombre en somme de 2 carrés. Il semble que Diophante sache d'expérience que les entiers de la forme 4n+3 ne s'écrivent pas comme la somme de 2 carrés.
    Partage d'un carré en 2 carrés : il explique notamment comment partager 16 en somme de 2 carrés :16/5)2+(12/5)2. C'est en marge de ce problème que Fermat inscrit sur son exemplaire des Arithmética sa fameuse note, selon laquelle il est impossible de partager un cube en 2 cubes, un bicarré en 2 bicarrés, et plus généralement une puissance quelconque sauf le carré, en 2 puissance de même exposant. Il faudra attendre 1995 pour avoir une démonstration de ce résultat par André Wiles.

    Vers 500, Métrodore posa le problème de l'épitaphe de Diophante dont l'exposé est donné en Alexandrin par Eutrope:

    Passant, sous ce tombeau repose Diophante.
    Ces quelques vers tracés par une main savante
    Vont te faire connaître à quel âge il est mort.
    Des jours assez nombreux que lui compta le sort,
    Le sixième marqua le temps de son enfance ;
    Le douzième fut pris par son adolescence.
    Des sept parts de sa vie, une encore s'écoula,
    Puis s'étant marié, sa femme lui donna
    Cinq ans après un fils qui, du destin sévère
    Reçut de jours hélas ! deux fois moins que son père.
    De quatre ans, dans les pleurs, celui-ci survécut.
    Dis, si tu sais compter, à quel âge il mourut.

    Résolution:  x/6 + x/12 + x/7 + 5 + x/2 + 4 = x. On trouve x = 84 ans, âge auquel Diophante mourut

     

     

    DIOPHOROS : géant qui défia au combat Gaïa, sa mère, et fut changé en rocher.

     

    DIORÈS : fils d’Éole. Il épousa sa sœur Polymélé.

     

    DIORÈS : fils d’Amaryncée qui conduisit les Épéens devant Troie. Piros le tua.

    Extrait de l'Iliade d'homère: Ainsi du haut de la ville parle le terrible Apollon, tandis que la fille de Jupiter, la glorieuse Tritogénie, anime les Achéens et vole dans tous les rangs où elle soit fléchir le courage des guerriers.
    En ce moment la mort enchaîne Diorès, fils d'Amaryncée; il est frappé a la jambe droite, près de la cheville, par une pierre anguleuse que vient de lancer le chef des Thraces, Piroüs, fils d'Imbrase, venu de la ville d'Énos : l'impitoyable pierre déchire les deux nerfs et brise les os. Diorès tombe à la renverse dans la poussière. Ce héros, en tendant les mains à ses chers compagnon, exhale son âme; mais Piroüs, qui l'a blessé, accourt et lui plonge son glaive dans le corps : les entrailles du héros se répandent sur la terre, et les ténèbres de la mort enveloppent ses yeux.
    Thoas l'Étolien attaque l'impétueux Piroüs, le blesse de sa lance au-dessus de la mamelle, et l'airain s'enfonce dans le poumon. Alors Thoas s'approche tout près de Piroüs; il arrache le fort javelot, et, tirant son épée, il la lui plonge dans le ventre et lui ôte la vie. Mais Piroüs n'est point dépouillé de ses armes: car ses compagnons, les Thraces aux cheveux relevés
    , l'environnent en agitant de longues lances entre leurs mains ; ce guerriers repoussent Thoas, qui, malgré sa grandeur, sa force et sa vaillance, est contraint de reculer. Ainsi, l'un prés de l'autre, sont étendus dans la poussière Piroüs, chef des Thraces, et Diorès, chef des Epéens aux cuirasses brillantes. Autour d'eux tombèrent encore beaucoup d'autres héros.

     

    DIORTHÔTE : titre qui recouvrait le travail de « correcteur » à la Grande Bibliothèque d’Alexandrie. Zénodote d’Éphèse fut le premier diorthôte au IIIe siècle avant notre ère.

     

    DIOSCORIDE : médecin grec antérieur à Pline l’Ancien. Il est l’auteur d’un traité sur la matière médicale en 6 livres. De materia medica est, sans doute, l'ouvrage de botanique qui eut la plus grande influence dans l'histoire de cette discipline. Il décrit l'utilisation médicale de 1 600 produits, les trois cinquièmes sont des végétaux, le reste des animaux et des minéraux. Il donne le nom populaire de chaque espèce, et les décrit brièvement, il indique leurs vertus et comment les récolter. Il tente de donner, lorsqu'il le peut, leur distribution géographique. Par la suite, d'autres auteurs ou médecins ajoutèrent à son œuvre des synonymes des noms grecs de plantes dans les principales langues du bassin méditerranéen.

     

                                                           

     

     

    DIOSCORIDE d’Ægée : graveur grec sur pierres fines. Auguste scellait ses édits d’un cachet où son portrait avait été gravé par Dioscoride.

     

    DIOSCURES : nom patronymique de Castor et Pollux. La légende homérique nous dit qu’ils étaient fils de Tyndare et de Léda, et frères d’Hélène et de Clytemnestre. Castor était célèbre par son adresse à dompter les chevaux ; Pollux était très fort au pugilat. Les deux frères immortels jouissaient des honneurs qu’on accordait aux dieux. Les traditions postérieures ne s’accordèrent pas sur l’histoire des Dioscures. Ainsi Castor, Pollux et Hélène sont les enfants de Zeus et de Léda, auprès de laquelle le maître de l’Olympe apparut sous la forme d’un cygne. Ils vinrent au monde enfermés edans un œuf. Pour d’autres, ils naquirent naturellement après que Zeus eut pris la forme d’un astre pour posséder Léda. Une troisième version nous explique que Léda accoucha de deux œufs, dont l’un, de Tyndare son mari, produisit deux mortels, Castor et Clytemnestre ; et l’autre, de Zeus, Hélène et Pollux, tous deux immortels. On les fait naître à Amyclée, Taygète ou sur l’île de Pephnos près de Thalames. Thésée, ayant enlevé Hélène, la confia à la garde de sa mère Æthra. Mais les Dioscures,irrités, survinrent tout à coup en Attique et ramenèrent leur sœur en enlevant à leur tout Æthra. Au retour de cette expédition, Ménesthée leur ouvrit les portes d’Athènes, et Aphidnos les adopta. Comme alliés de Jason, les Dioscures prirent part à l’expédition des Argonautes. Lors d’une tempête, des flammes descendirent des cieux sur leurs têtes, et les eaux s’apaisèrent. De cet épisode vient l’expression « feux de Saint-Elme », dérivé de Elne, abréviation d’Hélène. Parvenu dans le pays des Bébryces, Pollux vainquit leur roi, fils de Poséidon, au ceste et fondit avec son frère la ville de Dioscurias. Amoureux des belles filles de Leucippe, Phœbé, prêtresse d’Athéna, et Hilaïre, prêtresse d’Artémis, les Dioscures les enlevèrent et les épousèrent à Messène. Pollux eut de Phœbé Mnésilée, et Hilaïre donna un fils à Castor, Anogon. Dans une autre version, Leucippe, séduit par les cadeaux de Dioscures, leur offre ses filles, lésant les Apharéides, premiers prétendants. D’après Pindare, les Dioscures refusèrent une part du butin aux Apharéides lors d’une expédition en Arcadie. Il s’ensuivit les Apharéides, et tandis que le maître de l’Olympe foudroyait Idas, Pollux transperçait Lyncée. Il existe plusieurs versions de cet épisode dans lesquelles Castor survit. Plus tardivement, on raconte que Castor périt dans la guerre entre Athènes et Lacédémone ou lorsque Sparte fut assiégée par les Apharéides. Pollux, voyant expirer son frère, demanda à Zeus de mourir aussi. Le dieu lui proposa d’habiter l’Olympe ou de rejoindre son frère et de partager avec lui alternativement un jour dans le ciel et un autre sur terre. Pour d’autres auteurs, ils furent placés parmi les astres. Les Achéens honorèrent Dioscures en instituant leur culte à Amyclée, à Thérapné et à Pephnos, quarante ans après la mort de Castor. Les Doriens empruntèrent le culte aux Achéens jusqu’au jour où on les confondit avec l »es Cabires de Samothrace. On les invoquait comme dieux protecteurs et sauveurs. Ils protégeaient surtout les nochers pendant les tempêtes. On les considérait comme les dieux de l’hospitalité ; ils punissaient ceux qui la violaient. Tous deux montaient de magnifiques chevaux blancs du nom de Phlogée. Comme Hermès et Héraclès, les Dioscures président aux jeux gymniques et plus particulièremehnt aux jeux Olympiques. Les habitants de Sparte leur attribuaient l’invention des danses militaires.

     

                

           L'une des deux statues des Dioscures au Quirinal à Rome.                       Temple des Dioscures à Agrigente.

     

                          

               " Les Trois Soeurs", colonnes corinthiennes du                    Monnaie de la République. Au revers: les Dioscures

                           temple des Dioscures à Rome.

     

     

    DIOSPOLIS PARVA : capitale du VIIe nome de Haute-Égypte, située près de l’actuelle ville d’Hou.

     

                                                   

                        Statue du roi Menkarê accompagné de la déesse Hathor et la personnification du nome de Diospolis Parva.

     

    DIOXIPPE: athlète grec qui se donna volontairement la mort.

    Extrait des Histoires Diverses pae Élien: DIOXIPPE un jour, en présence d'Alexandre et des Macédoniens, se saisit d'une massue, et provoqua au combat le Macédonien Corrhagus, qui était armé de toutes pièces. Bientôt Dioxippe lui fit sauter sa lance ; puis l'ayant terrassé, malgré son armure, il lui mit le pied sur la gorge, arracha l'épée dont il était ceint, et le tua. Cette action déplut d'Alexandre. L'athlète, s'apercevant qu'il avait encouru la disgrâce du prince, se livra au désespoir, et se donna la mort.

     

    DIOXIPPÉ : fille du Soleil et de Clymène ou de Mérope. Sœur de Phaéton.

     

    DIPÈNE(DIPOENUS) et SCYLLIS : statuaires grecs nés en Crète vers 550 av. J.-C. Ils se rendirent à Sicyone où ils fondèrent une école fameuse. Ils furent les premiers à travailler le marbre.

     

    DIPHILE : poète grec de la comédie nouvelle. Il vécut à Sinope. On a les titres et des fragments de cinquante et une de ses pièces.

     

    DIPLOMA (DIPLÔME) : document officiel composé de deux feuilles. Il permettait au messager d’obtenir toute l’aide nécessaire jusqu’à destination.

     

    DIPLOMARIUS : messager d’État ou courrier officiel.

     

    DIPLOMATIE : les premiers diplomates égyptiens furent représentés avec une plume et un renard entre les mains. À toute époque, ils eurent une importance considérable. On les envoyait pour négocier l’achat des aromates au pays de Pount, du bois à Byblos ou lors des entrées en guerre de l’Égypte. Le principal atout de ces diplomates était l’or qu’au nom du pharaon ils pouvaient largement distribuer. Bon nombre de rois et de princes du Mianni, d’Assyrie, de Perse, de Palestine, de Judée et de Phénicie se laissèrent séduire par les « commissaires du roi d’Égypte » qui savaient mesurer à chacun le juste poids de métal précieux nécessaire aux alliances et aux trahisons. Sous le Nouvel Empire, la langue des diplomates était l’akkadien. À partir de 500 av. J.-C., il fut remplacé par le grec.

    En ce qui concerne les diplomates étrangers,  Deux exemplaires de laissez-passer réservés à ces messagers ont été retrouvés, à Mari et Tell-el-Armana. Les cours où transitaient des messagers étrangers sans y être reçus en audience se devaient quand même de les héberger : à Mari, on les évoquait comme étant des messagers « de passage » (etiqtum).

     

                                                               

                                   Une des tablettes de la correspondance               Lettre d'Armanasur la négociation en vue du mariage 

                                  diplomatique  retrouvée à Tell-el-Armana                 d'Amenhotep III et de Tadu-hepa, la fille du roi

                                                                                                                                  Tushratta du Mitani.

     

     

    DIPSACOS : fils du dieu-fleuve Phyllis et d’une nymphe. Il menait une vie de pasteur auprès des roches Cyanées.

     

    DIPTYCHA : tablettes de bois reliées par un cordon. Leur face intérieure enduite de cire permettait d’inscrire des lettres ou des chiffres à l’aide d’un stylet.

     

                                                                               

     

     

    DIPTYCHA CONSULARIA, PRAETORIA ou AEDILITIA : tablettes qui contenaient les portraits des consuls, des préteurs ou des édiles. Ces magistrats les faisaient distribuer au peuple le jour de leur entrée en fonction. Ils furent aussi utilisé par de simples citoyens.

     

                                                                               

                                                          Portrait du boulanger Paquius Proculus et de sa femme.

     

     

    DIRCÉ : fille d’Hélios. Épouse de Lycos. Elle périt des mains d’Amphion et de Zéthos qui vengèrent sur elle l’outrage fait à leur mère Antiope. Ceux-ci allèrent alors à Thèbes, tuèrent Lycos et attachèrent Dircé à la queue d'un taureau indompté, qui l'emporta sur des rochers où elle fut mise en pièces. Son cadavre déchiré fut changé en fontaine par Dionysos dont elle était la prêtresse.

     

                                 

                                          La vengeance contre Dircé, mur peint de la maison des Vettii à Pompéi.

     

     

    DIRIBITOIRES : agents qui avaient la garde des urnes lors des votes dans les comices de Rome. Ils assuraient le dépouillement à la clôture et remettaient les bulletins aux scrutateurs.

     

    DIRIBITORIUM : à l’origine, lieu où les diribitoires avaient en charge les urnes des votes. Ce mot désigna ensuite l’endroit où les fonctionnaires examinaient l’état des troupes, tout en assignant leur place aux conscrits et en distribuant la solde.

     

    DIS PATER : dieu gaulois de la terre, père des hommes, Dis Pater était très redouté. Il possédait une massue donnant la vie ou la mort et un chaudron magique ayant des propriétés semblables à celles de la Corne d’Abondance.

     

    DISCERNICULUM : épingle que les femmes utilisaient pour retenir et séparer leurs cheveux sur le devant de la tête.

     

    DISCINCTUS : personne en Grèce ou à Rome qui ne portait pas de ceinture sur sa tunique. Généralement, personne aux mœurs relâchées. Les danseuses et les chanteuses sont en général ainsi représentées dans les peintures de Pompéi.

     

                                                           

     

     

    DISCINCTUS MILES : peine légère qui consistait à ôter son ceinturon au soldat.

     

    DISCOBOLE : athlète qui lançait le disque dans les jeux des Grecs, le prix appartenait à qui le lançait le plus haut et le plus loin. Chez les Romains, tous les citoyens se livraient à l’exercice du disque sur le Champ de Mars, il développait la force musculaire du bras. Les artistes grecs ont reproduit plusieurs fois les attitudes variées du Discobole.

     

                                                             

     

     

    DISPENSATOR : esclave qui avait en charge le secrétariat et la comptabilité d’une maison à la ville. À la campagne, il exerçait les fonctions d’intendant.

     

    DITHORBA : le Désert. Roi suprême d’Irlande à Ulster. Il partagea son pouvoir avec Aed Ruad et Cimbaeth, chacun régnant sept ans à tour de rôle.

     

    DITZINGEN-HIRSCHLANDEN : tumulus celte du VIe siècle avant notre ère, situé dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne. Il était surmonté de la statue de pierre d’un guerrier aux bras ramenés contre la poitrine et l’aine. Son sexe était en érection.

     

    DIURAN : poète celte irlandais. En s’immergeant dans une fontaine sacrée, il se protégea de toutes les maladies jusqu’à sa mort.

     

    DIVICIAC : frère de Dumnorix. Druide des Éduens. En 60 av. J.-C., face à la menace de ses voisins Séquanes alliés aux Suèves venus du Rhin, il alla implorer le secours des Romains. Plus tard, il servit de guide à Jules César lorsque ce dernier alla se battre contre les Belges.

    Extrait du Druide Diviciac par Violaine Vanoyeke dans Historia(1990): Dès son arrivée à Rome, le druide exposa à Jules César la situation critique dans laquelle se trouvait le peuple éduen, et lui rappela le pacte conclu autrefois par lequel les Eduens étaient devenus « consanguins et frères du peuple romain ». César accepta de l'aider à plaider sa cause auprès du Sénat. Diviciac crut à cet instant la partie gagnée mais il eut beau supplier Ogmios, le dieu de la persuasion, de l'aider, il ne parvint pas à convaincre les sénateurs romains. Aussi quitta-t-il Rome certes satisfait d'avoir acquis la confiance et l'amitié de Jules César mais sans l'appui des Romains.
    Diviciac avait eu le nez fin de choisir Jules César comme ami, car si les Eduens durent encore affronter seuls les assauts des Séquanes pendant plus d'un an, le druide pouvait tout espérer d'un homme qui était devenu entre-temps gouverneur de la Gaule cisalpine, de la « Province » et de l'Illyrie pour cinq ans avec trois légions, succédant dans cette fonction à Quintus Metellus Celer. Jusqu'en janvier 58, César avait connu un parcours sans faille. Consul populaire et ambitieux, cet homme de quarante-trois ans, cultivé et fin, auteur d'une étude d'astronomie et d'une grammaire fort érudite, faisait l'admiration de Diviciac qui s'attirait ainsi bien des inimitiés car tous les Eduens n'étaient pas aussi bien disposés que lui à l'égard des Romains. « César est un orgueilleux qui ne pense qu'à conquérir la Gaule indépendante et à voler nos biens ! » « Diviciac est un traître s'il accepte l'amitié de cet efféminé que l'on compare à Sémiramis et qui est tout juste bon à s'épiler ! » proclamaient certains Eduens. On comptait au nombre de ces détracteurs Dumnorix, Le propre frère de Diviciac.

     Lors de l'attaque des Helvètes, Diviciac décida aussitôt d'envoyer un message à César. Après avoir étalé son papyrus sur la table et trempé dans l'encre son calame, il écrivit en latin, jugeant que le Romain n'y serait sans doute pas insensible car il n'aurait ainsi nul besoin d'interprète « Les Helvètes sont arrivés sur nos terres. Ils ont ravagé nos champs. Nous ne pouvons nous défendre seuls. Nous avons trop bien mérité du peuple romain pour tolérer de voir nos champs dévastés sous les yeux même de notre armée, les enfants de nos paysans emmenés en esclavage et nos places prises d'assaut. Nos amis les Ambarres vont bientôt subir les violences de l'ennemi. Il ne reste plus aux Allobroges que le sol de leurs champs. Les Helvètes ont projeté de gagner le territoire des Santons. Nous implorons ton aide. En échange de quoi, nous te livrerons du blé. Je t'enverrai également la cavalerie éduenne. »

    Au début de l'hiver 58. César se retira dans la Gaule citérieure. Diviciac avait repris son enseignement, quand des Belges se liguèrent contre les Romains, à une époque de l'année où personne ne s'y attendait. Les Belges supportaient difficilement que l'armée romaine hivernât en Gaule ; les plus puissants arrivaient moins facilement, sous la domination romaine à soudoyer les hommes qui assuraient leur pouvoir. Quand la révolte éclata, César confia aussitôt à Diviciac la mission de marcher avec les Eduens sur les Bellovaques pendant que lui-même combattait les Suessions. Diviciac n'eut pas à combattre effrayés par la puissance de César, les Bellovaques se réfugièrent dans la place de Bratuspantium sans prendre les armes. Diviciac parla en leur faveur et obtint leur grâce car « s'il agissait ainsi, dit-il à César, il augmenterait le crédit des Eduens auprès de tous les Belges qui leur fournissaient des troupes et des ressources en cas de guerre. » En revanche, près de la place Noviodunum, César fit preuve d'une atroce cruauté face aux Suessions.

                       
                                                                     
     Peuples du nord et du centre de la Gaule

     

    DIVICO ou DIVICON : chef des Gaulois Tigurins, tribu celte des Helvètes, allié aux Cimbres et aux Teurons en 103 avant notre ère, il prépara l’attaque générale contre les Gaulois Allobroges et s’opposa aux légions de Lucius Cassius qu’il battit sur les bords du lac Léman. Il réapparut en 58 à l’âge de quatre-vingts ans dans les hordes helvètes et rencontra Jules César pour lui proposer un accord de paix.

     

                             

                                                                        Divico face à César avant la bataille.

     

    DEVIDICULUM : tour d’un aqueduc qui contenait un vaste réservoir duquel partaient les conduits distribuant l’eau à travers la ville.

     

    DIVINATION : la plupart des initiés, de l’archidruide au barde, savaient interpréter l’avenir ou la volonté des dieux en déchiffrant les signes dans la faune, la flore ou les éléments, mais cette fonction était surtout réservée aux prêtres portant le titre de vate (voir ce mot).

     

    DIVINISATION : sous le Bas-Empire, il était admis qu’on pouvait devenir dieu en se noyant dans le Nil. Ce fut le cas des frères Péhor et Pétésis qui, après leur noyade, accédèrent au statut de dieux.

     

    DIVONA ou DIVONA CADURCORUM: Divona fut une cité gallo-romaine opulente avec un pont sur le Lot. La ville occupait toute la presqu’île dessinée par un méandre du Lot. Un aqueduc amenant les eaux du Vers, des villas, des temples, un théâtre susceptible d'accueillir plusieurs milliers de spectateurs, des thermes (dont subsistent près de la gare l'arc de Diane et au musée Henri Martin plusieurs pierres sculptées), une basilique et un vaste amphithéâtre (300 m de long)... dont les vestiges furent découverts grâce au grand chantier de Cahors 2003-2008.

     

    DIVONNA : déesse gauloise des sources et des cours d’eau.

     

    DIX MILLE (retraite des) : on donne ce nom à la retraite des Grecs auxiliaires de Cyrus le Jeune après la mort de ce dernier à Cunaxa (401-399 av. J.-C.). ils conclurent d’abord un traité avec Artaxerxès Mnémon en 401, puis se dirigèrent vers le nord en suivant la rive gauche du Tigre. Au confluent du petit Zab avec le fleuve, ils perdirent Cléarque et les autres généraux, massacrés en trahison par les Perses. Sous Xénophon et quatre autres chefs prirent le commandement et repoussèrent l’ennemi, traversèrent le pays des Carduques en sept jours et passèrent en Arménie, puis dans le pays des Phasiens, des Tauques, des Chalybes et des Scythines tout en combattant. Ils arrivèrent enfin à la colonie grecque de Trapézonte. De là, ils se rendirent à Cérasunte et à Cotyora. Au nombre de 8 600 guerriers, ils s’embarquèrent à Cotyora (400) et rejoignirent Byzance. Ils servirent le prince thrace Seuthès, puis entrèrent au service du général spartiate Thymbron (399). Xénophon a raconté, dans l’Anabase, cette mémorable retraite.

    Extrait de Xénophon et les dix-mille dans les oeuvres complètes de Voltaire(Dictionnaire philosophique): C’est ici que commence la fameuse retraite des dix mille. Si je n’ai rien compris à la bataille, je ne comprends pas plus à la retraite.

    L’empereur, avant de faire couper la tête aux six généraux grecs et à leur suite, avait juré de laisser retourner en Grèce cette petite armée réduite à dix mille hommes. La bataille s’était donnée sur le chemin de l’Euphrate; il eût donc fallu faire retourner les Grecs par la Mésopotamie occidentale, par la Syrie, par l’Asie Mineure, par l’Ionie. Point du tout, on les faisait passer à l’orient, on les obligeait de traverser le Tigre sur des barques qu’on leur fournissait; ils remontaient ensuite par le chemin de l’Arménie, lorsque leurs commandants furent suppliciés. Si quelqu’un comprend cette marche, dans laquelle on tournait le dos à la Grèce, il me fera plaisir de me l’expliquer.

     De deux choses l’une ou les Grecs avaient choisi eux-mêmes leur route et en ce cas ils ne savaient ni où ils allaient ni ce qu’ils voulaient; ou Artaxerxès les faisait marcher malgré eux (ce qui est bien plus probable), et en ce cas pourquoi ne les exterminait-il point?

     On ne peut se tirer de ces difficultés qu’en supposant que l’empereur persan ne se vengea qu’à demi; qu’il se contenta d’avoir puni les principaux chefs mercenaires qui avaient vendu les troupes grecques à Cyrus; qu’ayant fait un traité avec ces troupes fugitives, il ne voulait pas descendre à la honte de le violer; qu’étant sûr que de ces Grecs errants il en périrait un tiers dans la route, il abandonnait ces malheureux à leur mauvais sort. Je ne vois pas d’autre jour pour éclairer l’esprit du lecteur sur les obscurités de cette marche. 

     On s’est étonné de la retraite des dix mille; mais on devait s’étonner bien davantage qu’Artaxerxès, vainqueur à la tête de douze cent mille combattants (du moins à ce qu’on dit), laissât voyager dans le nord de ses vastes États dix mille fugitifs qu’il pouvait écraser à chaque village, à chaque passage de rivière, à chaque défilé, ou qu’on pouvait faire périr de faim et de misère.

     Cependant on leur fournit, comme nous l’avons vu, vingt-sept grands bateaux vers la ville d’Itace pour leur faire passer le Tigre, comme si on voulait les conduire aux Indes. De là on les escorte en tirant vers le nord, pendant plusieurs jours, dans le désert où est aujourd’hui Bagdad. Ils passent encore la rivière de Zabate; et c’est là que viennent les ordres de l’empereur de punir les chefs. Il est clair qu’on pouvait exterminer l’armée aussi facilement qu’on avait fait justice des commandants. Il est donc très vraisemblable qu’on ne le voulut pas.

     On ne doit donc plus regarder les Grecs perdus dans ces pays sauvages que comme des voyageurs égarés, à qui la bonté de l’empereur laissait achever leur route comme ils pouvaient.

     Il y a une autre observation à faire, qui ne paraît pas honorable pour le gouvernement persan. Il était impossible que les Grecs n’eussent pas des querelles continuelles pour les vivres avec tous les peuples chez lesquels ils devaient passer. Les pillages, les désolations, les meurtres, étaient la suite inévitable de ces désordres; et cela est si vrai que, dans une route de six cents lieues, pendant laquelle les Grecs marchèrent toujours au hasard, ces Grecs, n’étant ni escortés ni poursuivis par aucun grand corps de troupes persanes, perdirent quatre mille hommes, ou assommés par les paysans, ou morts de maladie. Comment donc Artaxerxès ne les fit-il pas escorter depuis leur passage de la rivière de Zabate, comme il l’avait fait depuis le champ de bataille jusqu’à cette rivière?

     Comment un souverain si sage et si bon commit-il une faute si essentielle? Peut-être ordonna-t-il l’escorte; peut-être Xénophon, d’ailleurs un peu déclamateur, la passe-t-il sous silence pour ne pas diminuer le merveilleux de la retraite des dix mille; peut-être l’escorte fut toujours obligée de marcher très loin de la troupe grecque par la difficulté des vivres. Quoi qu’il en soit, il paraît certain qu’Artaxerxès usa d’une extrême indulgence, et que les Grecs lui durent la vie, puisqu’ils ne furent pas exterminés.

     Il est dit dans le Dictionnaire encyclopédique, à l’article Retraite, que celle des dix mille se fit sous le commandement de Xénophon. On se trompe; il commanda jamais, il fut seulement fin de la marche à la tête d’une division de quatorze cents hommes.

     Je vois que ces héros à peine arrivés, après tant de fatigues, sur le rivage du Pont-Euxin, pillent indifféremment amis et ennemis pour se refaire. Xénophon embarque à Héraclée sa petite troupe, et va faire un nouveau marché avec un roi de Thrace qu’il ne connaissait pas. Cet Athénien, au lieu d’aller secourir sa patrie accablée alors par les Spartiates, se vend donc encore une fois à un petit despote étranger. Il fut mal payé, je l’avoue et c’est une raison de plus pour conclure qu’il eût mieux fait d’aller secourir sa patrie.

     Il résulte de tout ce que nous avons remarqué, que l’Athénien Xénophon, n’étant qu’un jeune volontaire, s’enrôla sous un capitaine lacédémonien, l’un des tyrans d’Athènes, au service d’un rebelle et d’un assassin; et qu’étant devenu chef de quatorze cents hommes, il se mit aux gages d’un barbare.

     

    DJÂBET : charbon de bois. Seul combustible avec le bois, il était employé par les métallurgistes et les potiers.

     

    DJAHI : nom égyptien de la Phénicie.

     

    DJAOU : vizir sous Pépi Ier, vers 2450 av. J.-C. Oncle de Pépi II.  Il était le frère de deux grandes épouses royales, Méryrê et Ankhénès.

     

    DJAR : gardien du harem royal sous le règne de Montouhotep Ier (2050-2040). Son tombeau est situé dans la nécropole thébaine.

     

    DJED : pilier à quatre évasements successifs. À l’origine, il jouait un grand rôle dans les rites agricoles. Puis le clergé de Memphis le lia au culte d’Osiris et de Sokaris. Il était élevé lors de la fête sed par le roi pour le dieu Ptah et symbolisait la durée. De ce pilier furent tirés de nombreuses amulettes et des bijoux protecteurs.

     

                         

     

                             

                                 Le pilier djed associé au symbole de la Vie, « ankh »,

                                         le cycle solaire, avec le lever et le couché de l’astre.

     

                                              

     

                                                                                            

                              

       Pilier en forme de tronc ébranché attribué au dieu Osiris, qui symbolise la colonne vertébrale du dieu assassiné. Il symbolise aussi la continuité, la stabilité de l'univers et son harmonie, ce que l'on représentait pendant la fête Sed, lorsque le roi d'Egypte érigeait le pilier sacré pour le dieu Ptah. Parce que Seth renversa ce pilier en tuant son frère Osiris, le pharaon avait comme premier devoir de le redresser rituellement pendant la cérémonie de son couronnement, puis au moment de ses jubilés. Le pilier Djed  jouait également un rôle de premier plan dans les rites agricoles, car il représentait, debout, la résurrection d'Osiris devenu le pilier de l'Egypte et du monde, le principe éternel reliant la Terre au monde céleste."
     

    DJED-HOR : sorcier de la ville d’Athribis qui, sous la XVIIe dynastie, organisa la chasse à ceux qui envahissaient les lieux sacrés.

     

    DJÉHOUTIHOTEP ou DJÉHOUTYHOTEP :Djehoutyhotep était "enfant du kep" sous Amenemhat II, c’est à dire qu’il a été éduqué au palais royal, au contact des enfants du souverain. Puis il fut "ami unique" sous le règne de Sésostris II ambassadeur extraordinaire de Sésostris III à la cour de Megiddo, vers 1870 av. J.-C. du roi, Grand chef du nome de la Hase, Porte pour tous les pays étrangers (c’est à dire probablement qui autorise l’entrée et la sortie du pays), Chef des hauts offices, Prince de Nekheb, Celui qui appartient à Nekhen, Contrôleur de ce qui est dans le palais.
    Les titres religieux : Supérieur des prêtres, Grand des Cinq dans le temple de Thot à Hermopolis., Régulateur des deux trônes, Supérieur des Mystères des temples, Supérieur des Mystères du Dieu dans ses places sacrées, Supérieur des Mystères des secrets divins, Directeur des offrandes divines, Supérieur-sem de tous les ?, Qui a pouvoir sur les dieux, Supérieur des temples de ?, Prêtre de Maat.

                                                    
                                                           Plat en or découvert dans la tombe de Djéhoutihotep.


    DJÉHOUTY : ambassadeur de Thoutmôsis III, vers 1490 av. J.-C.

     

    DJÉHOUTY: Djéhouty est le 4ème pharaon de la XVIIème dynastie de Thèbes lors de la deuxième période intermédiaire.

                                             

      Sekhem-Rê-Semen-taouy {Rê puissant établit le Double-Pays}.                          Djehouty {Celui de Thot}.

                                        Nom de couronnement

     

    DJÉMÉ : nom d’un village copte disparu qui fut construit dans l’enceinte du temple de Ramsès III à Médinet-Habou.

     

    DJER : roi de la Ière dynastie. Il fut à l’origine des premières expéditions vers la deuxième cataracte.

     

                                                                    

     

     

    DJÉRET-NÉTÈR : titre de la prêtresse épouse d’Amon, qui signifie : « Main de Dieu ».

     

    DJÉROUT : les djérouts étaient les pleureuses qui assistaient l’hémout-ka (prêtresse funéraire).les femmes pouvaient aussi devenir pleureuses professionnelles.  Elles étaient habillées de bleu, la couleur du deuil.  Lorsque quelqu'un mourait, elles sanglotaient, hurlaient et se couvraient le visage de cendre.

     

                                            

     

     

    DJÉSER : roi de la IIIe dynastie, vers 2815 av. J.-C., qui se fit construire la pyramide à degrés de Saqqara par l’architecte Imhotep. Son nom royal était Horus Nétjerirkhet. De son vivant, il était seulement connu sous le nom de Netjerikhet, " divin de corps ". Les deux premières lettres de DJéser (son nom grec) se retrouvent dans d'autres noms de pharaons (Djet, Djésertéti, Djédefrê...). La racine DJ a une signification de "pilier" dans les racines des langues anciennes. Djéser a dû régner pendant 19 ans, il était le fils de Nimaâthapu - l'épouse de Khâsékhemoui - et le fils ou le frère de son prédécesseur, Nebka. On connaît le nom de deux de ses épouses royales : Inetkaoues et Hetephernebti, le nom de la troisième ne nous est pas parvenu. De même, on ne connaît pas le rapport entre Djéser et son successeur, Sékhemkhet ou Djésertéti.

     

              
                                                                          Coupes de la pyramide de Djéser

     

                           

     

        

        

    DJÉSERKARASENEB : scribe comptable du grain dans les greniers des offrandes divines d’Amon sous le règne de Thoutmôsis IV (1425-1408). Son tombeau est situé à Cheikh Abdl el-Gournah dans la nécropole thébaine.

                                                
                                                                Musiciennes dansla tombe de Djéserkaraseneb

                                                       

     

    DODÉCASCHÈNE : nom grec de la région située entre Assouan et Takimpso, au nord d’Aniba.

    Annotation sur la Monographie de la reine Elizabeth(extrait):  Le territoire, desormais, abrite un nouveau lieu de culte, le plus renomme de tout le monde antique, le temple de Philae, ou l'on venere la reine universelle, Isis, mere d'Horus le Sauveur. Pour elle et par elle, devenue garante de la paix civile et de l'unite de l'Egypte, sa protectrice contre les menees des envahissants royaumes soudanais, les nouveaux conquerants, Lagides d'abord, Romains ensuite, vont de concession en concession. Ils modifient en l'agrandissant l'espace geographique du nome et, de plus, offrent a son clerge pour l'entretien du culte de la Reine et Mere un patrimoine inegale dans la Nubie voisine. Ainsi furent eriges terres d'Isis, entre Assouan et Ibrim, le Dodecaschene et le Triakontaschene. Longtemps apres la proscription des cultes paiens par le Christianisme vainqueur et peu avant l'avenement de l'Islam, Philae accueillait encore des fideles d'Isis et quelques pretres entretenant le culte de la deesse.

    DODONE : ville d’Épire au pied du mont Tomaros. Ses chênes prophétiques étaient les plus anciens oracles de Grèce. Les prêtres appelés tomourois ou hypophètes (interprètes) et les prêtresses nommées (colombes) devinaient les réponses de Zeus par le murmure des feuilles agitées par le vent, par le bruit d’une source jaillissante ou par le choc de bassins de cuivre suspendus autour du temple.

     

                   
                                                        Carte des principales villes-sanctuaires de la Grèce Antique

     

                                
                                                                            Le grand théâtre de Dodone.                  

     

    DODRA : potage composé d’eau, de vin, d’huile, de bouillon, de sel, de pain, d’herbes, de miel et de poivre.

     

    DOÉBAIRD : mot désignant un barde laïc.

     

    DOLABELLA : petite hachette en forme de dolabra qui servait à élaguer les arbres et les vignes.

     

    DOLABELLA (PUBLIUS CORNELIUS) : tribun et consul romain. Il épousa Tullie, fille de Cicéron, déjà veuve deux fois, et la répudia plus tard. Attaché à César, il renversa sa statue après sa mort, devint consul et se fit donner la Syrie, dépouillant Trebonius qu’il mit à mort. Cassius attaqua la Syrie, assiégea Dolabella dans Laodicée et le força à se tuer en 43 av. J.-C.

     

    DOLABELLA(PUBLIUS CORNELIUS): gouverneur de l'Afrique sous le règne de Tibère. Il s'allia avec Ptolémée . Le dernier gouverneur romain d’Afrique en son temps, Publius Cornelius Dolabella, ayant plus de chance à ses cotés que ses prédécesseurs se décide d’en venir à terme avec l’ennuyeux ennemi. Tacfarinas est poursuivi, et ensuite assiégé avant d’être attaqué par surprise et tué au sein d’un de ses camps dans les forêts près de Thusbascum (lieu identifié probablement comme Bordj Hamza actuellement) aux alentours d’Auzia. Tacite rapporte toutefois dans le livre III de ses Annales que le chef Berbère commit un suicide. Le succès de Dolabella est cependant dû à l’assistance des troupes de Ptolémée roi de Maurétanie, fils et successeur de Juba II (52 av. J.-C. - 23 ap. J.-C.), qui fût honoré et récompensé par Tibère par entre autre un sceptre comme signe de l’amitié du peuple romain.

    Extrait des conflits et des guerres de l'Humanité: Tacfarinas étend la révolte de la Maurétanie à la Grande Syrte, les Romains sont débordés. Incapables de capturer Tacfarinas, ils tentent de diviser les tribus en promettant des terres. La Legio IX est rappelée en 23. Tacfarinas a reconstitué une petite armée mais le nouveau proconsul Publius Cornelius Dolabella s'allie avec le roi Ptolémée pour le combattre et s'inspire des méthodes de Blaesus. En 24, Tacfarinas, soutenu par le roi des Garamantes qui lui envoie des troupes légères, nous dit Tacite, investit Tupusuctu (Thubusque) en Maurétanie Césarienne, près de l'actuelle Tiklat en Algérie. Dolabella demande le soutien du roi Ptolémée, divise son armée en quatre corps, attribue des chef maures à des contingents de troupes légères. Dolabella apprend que des huttes venaient d'être montées près des ruines d'un fort appelé Auzéa (ou Auzia), à proximité de Thubascum en Algérie, dans un place entourée de forêts. Il envoie ses escadrons de cavaliers et des cohortes sans bagages à l'attaque, au lever du jour. Les ennemis sont encore endormis, sans armes et vite pris ou tués. Tacfarinas ne pouvant fuir, évite la captivité par une mort au combat près de Tlemcen, qui entraîne beaucoup de légionnaires. Cette longue guerre de sept ans est finie, les Garamantes envoient des ambassadeurs.

    DOLABRA (DOLABRE) : outil en forme de hache pourvu d’un pic recourbé que les soldats utilisaient pour travailler le bois et les planches nécessaires à la construction des palissades d’un camp. Lors des attaques, il permettait de desceller les pierres d’un mur d’une fortification.  Il avait un long manche et une double tête dont un côté était muni d'une lame effilée avec le tranchant parallèle, au lieu d'être oblique, à la poignée, comme l'herminette, et l'autre armé d'un pic recourbé, à peu près comme une faucille ; de là le nom de faix que lui donne Properce.

     

                                                                      

     

                                                            

     

     

    DOLABRA FOSSORIA : outil des terrassiers et des mineurs dont l’extrémité du long manche portait une lame tranchante et un pic.

     

                                                             

     

    DOLABRA PONTIFICALIS : hache culturelle ou hache des bouchers. À un seul tranchant, elle servait à immoler ou à abattre le bétail.

     

                                                            

     

     

    DOLIOS : vieil esclave qui suivit Pénélope à Ithaque lorsqu’elle se maria avec Ulysse. Jardinier de la maison, il se joignit avec six fils à Ulysse contre les parents des prétendants de Pénélope qui réclamaient vengeance.

     

    DOLIUM : vaste récipient en forme de sphère et à large ouverture. En terre cuite, il recevait le vin nouveau (ou tout autre liquide, quelquefois les denrées sèches) qui devait être ensuite transvidé dans les amphores. Sa contenance était de 18 amphores.1200 litres.

     

    DOLIUM DEMERSUM : variante du précédent. Il était enfoui en partie dans le sable qui couvrait le plancher d’une cave. Il permettait de conserver le vin nouveau qui n’avait pas beaucoup de corps.

     

    DOLMEN : monument appartenant à la civilisation des mégalithes. Sous ces tables rocheuses se tenaient les korrigans et des entités que craignaient les Celtes.

     

                        
                  Dolmen de Saint-Nectaire dans le Cantal                                                Dolmen de Fontaneccia en Corse

     

    DOLOASPSIS : nomarque anatolien nommé par Alexandre le Grand après sa conquête de l’Égypte en 331 av. J.-C.

     

    DOLON : fils du héraut troyen Eumédès. Il se chargea de pénétrer comme espion dans le camp des Grecs. L’ayant reconnu, Ulysse et Diomède l’égorgèrent.

    Extrait de l'Épitomé d'Appolodore: Les Grecs élevèrent un mur et creusèrent une tranchée pour protéger le port. Après une bataille qui eut lieu dans la plaine, les Troyens repoussèrent les Grecs jusqu’à ce mur. Alors les Grecs envoyèrent Ulysse, Phénix et Ajax en ambassade auprès d’Achille pour lui demander de revenir combattre, en lui promettant Briséis, et d’autres dons encore. À la nuit tombée, Ulysse et Diomède furent envoyés pour espionner le camp troyen ; ils tuèrent Dolon, le fils d’Eumélos, et le thrace Rhésos ; allié des Troyens, ce dernier était arrivé la veille et, sans encore avoir participé à la guerre, il avait établi son campement loin des troupes troyennes et de la tente d’Hector. Ils tuèrent également douze guerriers qui dormaient près de lui, puis menèrent ses chevaux aux navires.

     

                                                              
                                                                                Dolon dans sa peau de loup

     

    DOLON :

    1.     Fausse canne qui contenait un poignard.

    2.     Petite voile de misaine sur un navire.

     

    DOLOPION : prêtre du Scamandre, père d’Hypsénor.

     

    DOLOPS : fils de cronos et de Philyre.

     

    DOLOPS : Troyen, fils de Lampos. Il fut tué par Mégès et Ménélas.

    Extrait de l'Iliade d'Homère: Ayant ainsi parlé, il ranima le courage de chacun. Alors Hektôr tua Skhédios, fils de Périmèdès, chef des Phôkèens ; et Aias tua Laodamas, chef des hommes de pied, fils illustre d'Antènôr. Et Polydamas tua Otos le Kyllénien, compagnon du Phyléide, chef des magnanimes Epéiens. Et Mégès, l'ayant vu, s'élança sur Polydamas ; mais celui-ci, s'étant courbé, échappa au coup de la pique, car Apollôn ne permit pas que le Panthoide tombât parmi les combattants ; et la pique de Mégès perça la poitrine de Kreismos qui tomba avec bruit. Et comme le Phyléide lui arrachait ses armes, le brave Dolops Lampétide se jeta sur lui, Dolops qu'engendra le Laomédontiade Lampos, le meilleur des hommes mortels. Et il perça de sa lance le milieu du bouclier de Mégès, mais son épaisse cuirasse préserva celui-ci. C'était la cuirasse que Phyleus apporta autrefois d'Ephyrè, des bords du fleuve Sellèis. Et son hôte, le Roi des hommes, Euphètès, la lui avait donnée, pour la porter dans les mêlées comme un rempart contre l'ennemi. Et, maintenant, elle préserva son fils de la mort. Et Mégès frappa de son épée le cône du casque d'airain à crinière de cheval, et l'aigrette rompue tomba dans la poussière, ayant été teinte récemment d'une couleur de pourpre. Et tandis que Mégès combattait encore et espérait la victoire, le brave Ménélaos accourut à son aide, et, venant à la dérobée, frappa l'épaule du Troien. Et la pointe d'airain traversa la poitrine, et le guerrier tomba sur la face.
     Et les deux Akhaiens s'élançaient pour le dépouiller de ses armes d'airain ; mais Hektôr excita les parents de Dolops, et surtout il réprimanda le Hikétaonide, le brave Ménalippos, qui paissait, avant la guerre, ses boeufs aux pieds flexibles dans Perkôtè, mais qui vint à Ilios quand les nefs Danaennes aux doubles avirons arrivèrent. Et il brillait parnù les Troiens, et il habitait auprès de Priamos qui l'honorait à l'égal de ses fils. Et Hektôr lui adressa ces paroles dures et sévères : - Ainsi, Ménalippos, nous restons inertes. Ton parent mort ne touche-t-il point ton coeur ? Ne vois-tu pas qu'ils arrachent les armes de Dolops ? Suis-moi. Ce n'est plus de loin qu'il faut combattre les Argiens. Nous les tuerons, ou la haute Ilios sera prise et ils égorgeront ses citoyens

    DOMINUCA, DOMINUCUS : « qui conduit à la demeure ». Surnoms de Jupiter et de Junon lorsqu’on faisait appel à eux pour conduire la nouvelle mariée à la demeure de son époux.

     

    DOMITIEN (TITUS FLAVIUS SABINUS DOMITIANUS) : empereur romain. Né en 51 ap. J.-C. Il régna de 81 à 96. Fils de Vespasien et de Dimitia, il succéda à Titus en 81. Administrateur sévère, il imposa sa loi aux provinces. En 83-84, il marcha contre les Cattes mais n’engagea pas les combats. Il se fit battre par les Daces sur le Danube et dut payer un tribut au roi Décébale. Cruel, tyrannique, il s’en prit aux sénateurs, fit proscrire les philosophes en 94, dont Épitecte et Dion Chrysostome, et ordonna la deuxième persécution des chrétiens. Domitia, sa femme, le fit tuer lors d’un complot. Stéphanus, l’intendant de l’impératrice, lui porta le premier coup de poignard (96).

    Extrait de l'Histoire romaine: A la mort de Titus, Rome le reconnut. Les treize premières années du "Néron chauve" furent bonnes. Il réforma la justice châtia les délateurs, prit le titre de censeur et en exerça les fonctions avec rigueur mais équité. Des mesures furent prises pour rendre aux mœurs romaines quelque dignité. Le désordre s'était introduit dans le collège des vestales. Trois d'entre elles reçurent l'ordre de se donner la mort. La grande vestale Cornelia fut enterrée vivante. Domitien protégea la culture du blé, rendit à leurs propriétaires les parcelles restées disponibles des terres données aux vétérans, augmenta la paye des soldats. Il encouragea les lettres, créa des bibliothèques, institua un concours quinquennal de poésie, d'éloquence et de musique. Les provinces jouirent d'une paix profonde. Il fit, sur le Rhin, une expédition facile contre les Cattes, qui lui valut le surnom de Germanicus. Trajan fut chargé d'exécuter des travaux lie défense, du Rhin au Danube. La conquête de la Bretagne fut achevée par Agricola. La guerre la plus difficile fut celle que l'on soutint contre les Daces et les Gètes réunis sous Décébale. Après trois ans de succès divers, on conclut un compromis avantageux pour les deux parties. En 93, commencèrent les cruautés de Domitien. Suétone explique sa tyrannie: "Le besoin le rendit avide, la peur le rendit cruel." Le trésor était épuisé. L'impôt fut perçu avec rigueur, la délation fleurit de nouveau. La révolte d'Antonius Saturninus et des légions de Germanie, en 93, épouvantèrent Domitien. Il vit des complots partout, et, vrais ou faux, les réprima impitoyablement. Dès lors, il vécut solitaire, entouré d'astrologues, livré aux pires débauches. Les livres mêmes furent poursuivis, les philosophes chassés de Rome, les lois contre les judaïsants, c'est-à-dire les chrétiens, remises en vigueur. Le sénat se montrait plus vil que jamais, bien qu'il ne faille pas prendre à la lettre la fameuse histoire du turbot, où Juvénal nous montre le sénat délibérant sur la sauce à laquelle sera mangé cet excellent poisson. En 96, un complot, à la tête duquel se trouvait la femme de l'empereur, Domitia, mit fin à ses jours. Un esclave impérial le perça de sept coups de poignard. Domitia Longina était la fille de Corbulon, préfet de Germanie sous Néron. Mariée d'abord à Lucius N.lius Lamia, elle se fit aimer de l'empereur Domitien, qui l'épousa. Mais elle prit pour amant le comédien Pâris. Domitien la répudia et fit mourir Pâris. Cependant, toujours épris de Domitia, il la rappela. Mais elle-même se mit à la tête de la conjuration qui le fit périr. Elle continua sa vie agitée et mourut sous Trajan.

     

                       

     

                                       
                                                                                   Palais de Domitien à Rome  

     

                                                                 
                                                                            Temple de Domitien à Éphèse
         
    En 96, lorsque Domitien a été destitué, les éphesiens se sont rués au temple et  ont cassé la statue de l'empereur mais pour                      le titre de néokoros puisse continuer, ils l'ont  immédiatement dedié à Vespasien, son père.

     

     

     

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS( GNAEUS) : Édile plébéien en même temps que Gaius Scribonius Curio, en 196 av. J.-C., Gnaius Domitius Ahenobarbus, parvient avec son collègue à infliger des amendes à un grand nombre de pecuarii (éleveurs) qui utilisaient le domaine public sans payer l'impôt afférent. L'argent ainsi recueilli lui permit de faire bâtir sur l'île Tibérine au milieu du Tibre  un temple qu'il consacra à Faunus, dieu de la nature, au cours de son mandat comme préteur (194 av. J.-C.). Nommé consul en 192 av. J.-C., il fut consul, avec Lucius Quinctius Flamininus . Au cours de son mandat, Rome dut combattre sur plusieurs fronts: en Grèce, contre la ligue étolienne alliée avec le roi séleucide Antiochus III; en  Hispanie citérieure les légions du  contre plusieurs tribus celtibères rebelles dont les redoutables Lusitaniens. Ahenobarbus et son collègue L. Flaminius se dirigèrent eux-mêmes vers le nord de la péninsule italienne pour pacifier les tribus gauloises qui y vivaient. Ahenobarbus attaqua les Boïens et les soumit facilement . Après son consulat Ahenobarbus poursuivit sa carrière militaire et servit en 190 av. J.-C. comme légat sous Lucius Cornelius Scipio Asiaticuspendant son expédition militaire contre le roi séleucide Antiochus III le Grand.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS( GNAEUS) : Barbe d’Airain. Consul romain en 122 av. J.-C. Il vainquit les Gaulois Allobroges et Bituit le roi des Arvernes. Il fit construire en Gaule la via domitia. Censeur en 115, il dégrada les sénateurs.

     

                                  

                     Découvert sur le Champ de Mars avec trois autres fragments à thèmes mythologiques et de style grec (conservés à Munich), ce relief provient d'un monument érigé sans doute par le consul Domitius Ahenobarbus à la fin du IIe siècle av. J.-C. Il représente un recensement militaire et le sacrifice au dieu Mars d'un taureau, d'un bélier et d'un porc. Ce panneau est le plus ancien relief historique si spécifique à l'art romain et voué à un grand développement durant l'époque impériale.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS( GNAEUS) : fils du précédent, il est élevé au rang de tribun de la plèbe en 104 av. J.-C.. Il crée la loi  lex Domitia de Sacerdotiis qui transfère l'élection de supplément des prêtres au peuple qui pour le remercier  le choisit comme nouveau  pontifex maximus  à la mort de Lucius Caecillus Metellus Delmaticus en -98.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS(GNAEUS) : beau-frère de Caton d’Utique. Édile curule en 61 av. J.-C. Il fit combattre cent lions de Numidie, Partisan de l’aristocratie, il présida le procès de Milon (52). Lieutenant de Pompée, il prit, en 49 av. J.-C., le commandement des opérations militaires à Massalia (Marseille) assiégée par Jules César. Il engagea la bataille sur mer avec dix-sept galères et un grand nombre de navires légers montés par des Gaulois Allobroges, Volques et Albiques et des esclaves à qui on avait promis la liberté. Son ennemi Brutus, qui n’avait que douze galères et quelques petits bateaux, le battit. Il mourut à la bataille de Pharsale en 48.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS (GNAEUS ) : arrière-petit-fils du précédent. Consul en 32 ap. J.-C., puis proconsul de Sicile. Il épousa Agrippine la Jeune, fille de Germanicus et passa sa vie dans le crime tout en conservant ses fonctions. Il eut pour fils Néron.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS (LUCIUS) : fils deGnaeus Domitius Ahenobarbus et Aemilia Lepida. Edile en -22 et consul en -16, Suétone le décrit fier et cruel. Il fait donner des spectacles de combats de gladiateurs et de bêtes qu'Auguste le blâme par un édit. Après son consulat, il commande l'armée romaine en Germanie, de -3 à -1 et traverse l'Elbe où il érige un autel à Auguste et pénètre plus loin dans le pays qu'aucun de ses prédécesseur ne l'avait fait. Il édifie également une passerelle, dite pontes longi, sur des marais entre le Rhin et l'Ems. Pour ces réalisations, il reçoit les insignes d'un triomphe. Il meurt en l'an 25.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS (GNAEUS ) : né le 11 décembre en -17, mort en janvier 40. Fils du précédent et d'Antonia l'Aînée, fille de Marc Antoine et d'Octavie. En 32, sous le règne de Tibère, il exerça les fonctions de préteur, puis de consul. Il épousa Agrippine la jeune qui lui donna Néron pour fils.

     

    DOMITIUS AHENOBARBUS (LUCIUS) : voir Néron.

     

    DOMUS : maison de particulier. Ce dernier l’occupait avec sa famille. Elle était formée de l’atrium entouré de ses dépendances (dont les boutiques qui donnaient sur la rue) et du peristylium (péristyle) flanqué de pièces . Le tablinum (couloir) permettait de passer de l’atrium au peristylium.

     

                           
                                                                                 Coupe d'une Domus

     

                                                 

     

    DON : déesse mère celte galloise qui portait le nom de Dana en Irlande.

     

    DON : il était d’usage que le roi fasse un don au méritant qui l’exigeait. Il lui était cependant interdit de donner sa femme, son épée, sa lance, son bouclier, son manteau ou son navire.

     

    DONARIUM :

    1.     Pièce d’un temple qui contenait le trésor.

    2.     Offrande faite à un dieu en remerciement de ses faveurs pour quelque faveur reçue, telle qu'une guérison ou la délivrance dans une calamité imminente. Ces offrandes différaient naturellement pour la valeur et le caractère, suivant la fortune et le goût de celui qui les présentait ; elles consistaient en armes prises à la guerre, en trépieds, en autels, en objets précieux de toute espèce donnés par des personnes riches. Les classes pauvres faisaient des offrandes plus humbles : c'étaient des tablettes qui portaient des inscriptions ou des représentations peintes de la divinité venue miraculeusement à leur aide, et qui ressemblaient à celles qu'on voit si fréquemment suspendues dans les églises catholiques ; ou encore des objets en terre cuite qu'on trouvait en vente à la boutique du modeleur, et qui représentaient quelques parties du corps, comme un bras, une main, un oeil, un pied, une jambe, etc, de sorte que chaque personne pouvait se borner à acheter la partie qu'elle croyait avoir été guérie par l'assistance divine. La gravure représente trois donaria de cette espèce d'après des modèles en terre cuite : un pied, deux yeux, et une main avec une balafre au milieu, représentant la blessure pour en rappeler la guérison.

     

    DONAT : nom de deux évêques d’Afrique (IVe siècle), qui fondèrent la secte des circoncellions ou donatistes. Le premier, évêque de Cases-Noires (Numidie), refusa, 305, de reconnaître, comme évêque de Carthage, Cécilien, qui avait été consacré par Félix d’Aptunge. Ce dernier était traditeur, c’est-à-dire avait, sous Dioclétien, livré aux païens les livres saints, et ne pouvait, selon Donat, conférer l’ordination. On élut donc  au siège de Carthage Majorin, qui se maintint malgré les conciles de Rome, 313, et d’Arles. Le second Donat, évêque schismatique de Carthage, où il succéda à Majorin en 316, fut le véritable fondateur de la secte. Il résista à Constant, successeur de Constantin, et mourut en exil, 355.

     

    DONATISTES : secte chrétienne qui désola le nord de l’Afrique pendant un siècle et demi. Elle tirait son nom de l’évêque de Cases-Noires (Numidie), Donat, qui fit élever au siège épiscopal de Carthage, Majorin, au lieu de Cécilien, consacré par le traditeur Félix d’Appunge, 305. Mais le véritable fondateur est le second Donat qui succéda, en 316 à Majorin. Condamnés par deux conciles et par Constantin, les Donatistes refusaient non seulement de reconnaître Cécilien, mais ils se regardaient comme les seuls héritiers des apôtres. Les uns défendaient leurs doctrines par la parole, les autres par la force, rôdant dans les campagnes, autour des maisons, circum cellas, d’où leur vint le nom de Circoncellions. Persécutés toujours, sauf par Julien, ils tinrent, sous le règne de ce prince, un concile qui réunit 310 évêques. Malgré les écrits de Saint Optat et de Saint Augustin, les Donatistes, loin de se convertir, se maintinrent en état de rébellion sous Honorius et Théodose II, et même sous la domination des Vandales. Ils ne disparurent que sous le règne de Maurice.

     

    DONAVITUM : somme payée aux soldats par les empereurs romains à leur avènement. Claude Ier en donna l’exemple, 41 ap. J.-C. Galba, qui ne voulut pas se soumettre à cet usage, fut assassiné, 69. Le donativum alla toujours en croissant.

     

    DONN : le Brun. Dieu des morts terrifiants. Ils maintenait la continuité des cycles de vie.

     

    DORCÉE : fils d’Hippocoon. Lui et son frère Sébros étaient révérés à Sparte comme des héros.

     

    DORDMAIR : druidesse aux nombreux pouvoirs, fille de Domnail Maelternel le Belliqueux. Dans sa quête initiatrice, Cuchulain accepta la dernière épreuve que lui imposa Dordmair : se maintenir horizontalement sur la pointe d’une épée dont la garde était plantée solidement dans le sol.

     

    DORIPPÉ : femme d’Anios. Elle eut pour enfants Œno, Spermo et Élaïs.

     

    DORIS : fille d’océan et de Téthys. Elle épousa son frère Nérée dont elle eut cinquante filles appelées Néréides.

     

                                                    
                                                                           Doris chevauchant un hippocampe

     

     

    DORITIS : la Dorienne. Surnom d’Aphrodite qui avait un temple à Cnide en Carie.

     

    DORMINATOR : voleur de nuit.

     

    DORMITORIUM : dortoir commun ou chambre à coucher modeste.

     

                                                        

     

     

    DOROS : personnage mythique dont les Doriens tiraient leur origine. Fils d’Hellen et de la nymphe Orséis. Frère de Xouthos et d’Æolos. Père de Tectamos. Suivant d’autres sources, fils d’Apollon et de Phthie. Frère de Laodocos et de Polypète. Père de Xanthippe.

     

    DORSUALIA : large bande de soie ou d’étoffe richement décorée qui paraît le dos d’un cheval lors des défilés triomphaux.

     

    DORYLAS : le plus riche des Nasamons (tribu de Libye). Il prit le parti de Persée et fut tué par Alcyonée.

     

    DORYLAS : centaure tué par Pélée aux noces de Pirithoüs.

     

    DORYPHORES : porte-lances, corps de 15.000 Perses attachés à la garde du roi. Garde des empereurs grecs.

     

                                                                               
                                                                                         Le Doryphore de Polyclète.

     

    DOS : le buisson. Mot désignant un barde dans sa troisième année d’étude druidique. Ce statut lui permettait d’avoir une vache laitière et une escorte de quatre guerriers après la composition de son premier chant.

     

    DOSITHÉE : officier des troupes de Judas Machabée. Il fut envoyé pour forcer la garnison que Timothée avait laissée dans la forteresse de Characa dans le pays des Tubiéniens. On ne sait si c'est le même Dosithée, qui est nommé dans le même chapitre du second livre des Machabées et dont il est dit qu'il était de Bacenor : et qu'ayant saisi Gorgias, comme il voulait le prendre vif,un cavalier Thrace se jeta sur lui, et lui ayant coupé l'épaule, donna lieu à Gorgias de se sauver à Marésa.

     

    DOSITHÉE : mathématicien d’Alexandrie au IIIe siècle avant notre ère. Il entretien une correspondance savante avec Archimède. D’origine juive, il se convertit à la religion grecque et devint prêtre éponyme d’Alexandre et des Ptolémées divinisés en 222 av. J.-C.

     

    DOSITHÉE : magicien juif de Samarie, fut l’un des trente premiers disciples de saint Jean-Baptiste. Selon Origène, il voulut se faire passer pour le Messie que le précurseur avait annoncé. Il forma ainsi l’une des sept premières hérésies. Dosithée niait la résurrection des corps, la destruction future du monde, le jugement dernier, l'existence des anges, et ne voulut admettre d'autres démons que les idoles des païens. Il observait la circoncision jeûnait et recommandait Ia virginité Il se retira, dit-on, dans une caverne, et y mourut de faim pour faire croire à son ascension. Au commencement du IVe siècle, il existait encore quelques Dosithéens. Les Dosithéens se disaient disciples de Jean le Baptiste qu'ils considéraient comme le vrai Messie. Ils ne se nourrissaient que des fruits de la terre et vivaient dans des grottes ou cavernes.

     

    DOTIS : fille d’Élatos ou d’Astérios et d’Amphictyoné. Elle donna son nom à la plaine de Dotion en Thessalie.

     

    DOUAMOUTEF : un des quatre fils d’Horus, protecteur des organes momifiés. Sur les vases canopes, il est représenté avec une tête de chien ou de chacal.

     

                                                                    

     

     

    DOUM : palmier qui donnait une date employée en médecine. Ses feuilles étaient utilisées en vannerie pour faire des corbeilles et des nattes.

     

                            

                         Tombe de Pached ou Pashedou à Deir-el-Medineh                             Fruits du palmier doum

                               Le palmier doum était associé au dieu Min

     

                                             

     

    DRACHME : poids et monnaie des Grecs. La drachme divisée en 6 oboles était la centième partie de la mine et la six millième du talent. Son poids moyen était de 4,36 g. Elle servit de modèle aux monnaies gauloises.

     

    DRACON : archonte d’Athènes en 624 av. J.-C. Il promulgua des lois en -621 pour mettre fin aux discordes entre les riches et les pauvres, il supprima l'autorité du patriarche du Génos et surtout la vengeance privée. Les pauvres ne seront plus jugés selon le bon plaisir des Eupatrides. Son code punissait de mort les moindres délits, même la paresse. On lui attribue l’institution des éphètes, tribunal qui recevait l’appel des sentences rendues en matière d’homicide involontaire. Selon la Souda, la réprobation fut telle qu'il dut s'exiler à Égine. Là, il mourut enseveli par les manteaux que les citoyens jetèrent sur lui au théâtre, signe traditionnel de réprobation en Grèce antique.La sévérité de ses mesures donna naissance à l'adjectif « draconien » que l'on peut retrouver dans des expressions comme des « punitions draconiennes », des « lois draconiennes » et plus généralement des « mesures draconiennes ».

     

    DRACONARIUS : porte-enseigne d’une cochorte ou d'une cavalerie dans les armées romaines.

     

                                                          

     

     

    DRACONTARIUM : bandeau sur la tête qui, par ses entortillements, rappelait ceux d’un serpent.

     

    DRAGON : monstre incarnant la force originelle née de la terre. Dans les légendes celtes, il est celui que les héros doivent obligatoirement terasser pour accéder au pouvoir spitiruel et temporel et gagner le cœur des élues.

     

        

     

     

    DRAGON (DRAGO) :(voir l'illustration de la définition draconarius) enseigne d’une cohorte. D’origine parthe, elle fut adoptée par les Romains sous le règne de l’empereur Trajan. Elle figurait un dragon avec une gueule d’argent.

     

    DRAPPES : chef des Gaulois Sénons qui, en 52 av. J.-C., rallia autour de lui des esclaves, des aventuriers et des guerriers gaulois pour mener des actions contre les convois de ravitaillement romains. Traqué par le roi Cavarinos, qui était un allié de Rome, il quitta l’Yonne avec ses troupes pour rejoindre l’armée de l’Ande (Angevin) Dumnacos qui s’apprêtait à attaquer les Pictons alliés de Rome. Quand Dumnacos fut battu sur les bords de la Loire, il forma un groupe de 2 000 à 3000 pillards avec l’appui de Lucterios (Lucter). Leur intention était de ravager la province de Narbo. Mais forcés par les légions de Caius Caninius Rubelus, ils s’enfermèrent dans l’oppidum d’Uxellodunum. Au début du siège, César et Fabius rejoignirent Rubelus. L’opidum tomba et Drappes fut fait prisonnier. Refusant toute nourriture, il se laissa mourir de faim.

     

    DRIMO : une des Alcyonides qui se précipitèrent dans la mer après la mort de leur père et furent métamorphosées en alcyons.

     

    DRISÉOC : l’épine. Mot désignant un barde laïc du troisième degré dont l’art poétique consistait à égratigner par ses satires. Il devait obligatoirement connaître vingt poèmes.

     

    DROIT en ÉGYPTE ANTIQUE : le droit était l’apanage du roi qui détenait les pouvoirs législatifs et judiciaires. Lui seul promulguait les oudj, ordonnances qui organisaient les structures du pays. Dans la vie courante, les actes juridiques étaient obligatoirement visés par un scribe de l’administration qui apposait son sceau avant de les déposer au greffe du vizir. Hommes et femmes étaient égaux en droit, mais ce droit demeurait restreint. Il n’existait pas de véritable statut de la personne car, face au centralisme étatique, l’individu ne pesait presque rien. La bureaucratie et pharaon étaient essentiellement préoccupés par le droit public. À la basse époque, on tenta de codifier le système juridique par la publication des Huit Livres de la Loi, mais jusqu’à l’effondrement de la civilisation égyptienne, les recours, les accusations et les appels suivirent des filières extrêmement compliquées, rendant les procès interminables. Ce nouveau code neparvint même pas à mettre fin à la pratique qui consistait à tirer le verdict au sort sous l’œil bienveillant d’un dieu. Pour faire observer les lois et les prescriptions légales, mais aussi pour mener à bonne fin et pour contrôler les procédures administratives telles que par exemple la perception des impôts, on enrôla depuis l'Ancien Empire des policiers qui étaient, sur le plan de l'organisation, bien distincts des militaires. Leur principale mission consistait sans doute - maintes illustrations, déjà dans les tombes de l'Ancien Empire; le prouvent - à améliorer à coups de bâton le rendement des rentrées d'impôts, à ramener les esclaves fugitifs et à contrôler le poids des marchandises (comme le pain par exemple). En tant qu'organe exécutif de l'administration et de l'économie, cette force publique, avec ses bâtons, était un élément inamovible du paysage quotidien en Egypte. Depuis le Nouvel Empire, la police se recrutait essentiellement parmi les hommes de souche nubienne, les Medjaï, de sorte que ce nom qui désigne leur origine fut bientôt étendu à l'ensemble des policiers, même à ceux d'origine égyptienne. A Deir el-Médina, on a conservé de nombreux documents sur les Medjaï enrôlés pour protéger le village des artisans et les tombes royales. Tous portent pourtant des noms égyptiens. Une des tâches principales de cette police du désert, stationnée dans des postes spéciaux disséminés sur l'ensemble du pays, était d'assurer en plus la sécurité des frontières et des pistes du désert, une activité qui était exercée déjà à l'Ancien et au Moyen Empire par les « chasseurs du désert », équipés de chiens. Ils protégeaient les caravanes des attaques surprises, cherchaient les criminels en fuite et chassaient quelquefois le gibier du désert pour remplir les garde-manger de leurs supérieurs.

     

    DROMOS : nom donné à l’allée d’accès au temple. Elle est généralement bordée de sphinx.

     

                                            

                                                              Karnak: Dromos de la XIX ème dynastie thébaine.

                            Situés à deux kilomètres au nord de Louxor, les temples de Karnak sont reliés aux berges du Nil par une allée, le dromos, bordée de 40 sphinx à corps de lion dont certains portent une tête de bélier à cornes recourbées (en référence au dieu Amon-Rê et symbolisant à la fois la puissance physique et l'énergie fécondante) et d'autres une tête humaine (en référence au dieu Montou).

     

    DRON : la Vigoureuse. Fille de Laren, épouse du druide Mogh Ruith. Aspect matériel de la connaissance.

     

    DROUZKOVICE : site des monts métallifères de la Bohême sur lequel était bâtie la résidence fortifiée d’un prince celte du Ve siècle avant notre ère. Construite au centre de deux enclos dont le plus grand mesurait 85 mètres sur 94, l’habitation s’étendait sur 718 mètres carrés.

     

    DRUIDES : prêtres ou prêtresses détenteurs de la connaissance, les druides se réunissaient dans les forêts pour exercer leurs talents magiques, enseigner les sciences ou honorer les dieux. De l’archidruide vivant au cœur de la forêt des Carnutes en Gaule ou de son pair officiant dans le bosquet sacré d’Irlande aux nombreux novices au service des temples, il y avait toute une hiérarchie de religieux qui détenaient un savoir oral transmis de génération en génération. Cette vaste organisation religieuse qui recouvrait la moitié de l’Europe occidentale fut âprement combattue par Rome durant six siècles, de Jules César à Saint Patrick.

    Extrait de Bretagne Celtic: DRUNÉMÉTON : le Bois de Chênes ou le Grand Sanctuaire. Bois sacrés où se réunissait l’assemblée des chefs gaulois ayant envahi l’Asie Mineure en 276 avant notre ère. Cette assemblée était formée de Tectosages du Languedoc, de Tolistoboïens de la haute vallée du Sangarias et des Trocmes de l’Halys. Ils fondèrent le royaume des Galates.

     

                       
                                   Les druides d'aujourd'hui.

    Les druides en robe, menés par l’archidruide de Stonehenge Rollo Maughfling, ont célébré la cérémonie de Samhain (précurseur païen de Halloween) qui marque la fin de l’été. Le site de Stonehenge sur la commune de Salisbury Plain, caractérisé par un cercle de pierres construit il y a près de 5.000 ans, attire chaque année des milliers de personnes pour la célébration du solstice d’été.

     

    DRUNTIA : déesse gauloise repmrésentée par un sapin, reine protectrice des druides.

     

    DRUSUS (MARCUS LIVIUS) : tribun du peuple en 122 av. J.-C. Consul en 122, il battit les Scordisques. Il fut le rival politique de Caius Gracchus.

     

    DRUSUS (MARCUS LIVIUS) : fils du précédent. Tribun du peuple en 91 av. J.-C., il proposa de rendre les jugements aux sénateurs, d’introduire 300 chevaliers dans le sénat, de donner au peuple des terres et le droit de cité aux Italiens. Il présenta ensuite un projet de création de nouvelles colonies en Sicile et en Italie, sur des terres publiques romaines concédées aux peuples alliés de Rome. En compensation, les peuples italiens se voyaient accorder la citoyenneté romaine. Ce projet fut soutenu avec vigueur par les Marses , peuple voisin de Rome, qui marchèrent par milliers vers Rome, menaçant de la mettre à sac si le projet n’était pas voté. On put convaincre ces manifestants de rebrousser chemin.Mais le Sénat effrayé rejeta ce projet, en octobre 91 et abrogea toutes les mesures prises par Drusus, y compris sa loi frumentaire. Drusus fut retrouvé peu après chez lui, mort assassiné, crime non élucidé mais attribué aux partisans du Sénat. L’indignation dégénéra en révolte chez les Marses, la révolte gagna les Samnites puis toute l’Italie du centre et du sud.Son assassinat fut le prélude à la guerre sociale.

     

    DRUSUS (LIVIUS CLAUDIANUS) : père de Livie, femme d’Auguste, appartenait à la gens Claudia. né sous le nom d'Appius Claudius Pulche,  il entra par adoption dans la famille des Drusus. Il devînt prêteur en-50. Pour échapper à la vengeance d’Octave qui épousa sa fille en 38, il se suicida à Philippes en 42 av. J.-C.

     

    DRUSUS (CLAUDIUS NERON) : frère de l’empereur Tibère, fils de Tiberius Nero et de Livie. Né en 38 av. J.-C. adopé par Auguste, il fit campagne avec Tibère et battit les Rhétiens et Vindéliciens (15). Il mata une rébellion gauloise en 13 et, de 12 à 9, monta quatre expéditions en Germanie d’où son surnom Germanicus. Il mourut d’une chute de cheval lors de la dernière expédition. Selon d'autres sources, il aurait été empoisonné sur l'ordre de Tibère en Orient( 19 de notre ère).  Deux de ses enfants furent Germanicus qui épousa Agrippine, et l’empereur Claude.

    Extrait de la vie des Douze Césars de Suétone: « Mais les sentiments que Germanicus inspirait se manifestèrent avec beaucoup plus d'éclat et de force quand il mourut et après sa mort. Le jour où il périt, on lança des pierres contre les temples, on renversa les autels des dieux, certains particuliers jetèrent à la rue les lares de la famille ou exposèrent leurs enfants nouveau-nés. On raconte même que les barbares alors en guerre entre eux ou contre nous consentirent à une trêve, comme s'ils avaient perdu l'un des leurs et partagé notre affliction; que certains petits rois, en signe de très grand deuil, se coupèrent la barbe et firent raser la tête de leurs femmes ; que le rois des rois  lui-même s'abstint de chasser et de recevoir les grands à sa table, ce qui chez lesParthes , correspond à la suspension des affaires. À Rome, toute la population, frappée de stupeur et de tristesse à la première annonce de sa maladie, était dans l'attente des prochaines nouvelles ; enfin, vers le soir, le bruit s'étant tout à coup répandu, on ne sait comment, qu'il était rétabli, la foule en désordre courut au Capitole avec des torches et des victimes, enfonça presque les portes du temple, dans son impatience de rendre grâce aux dieux, et Tibère fut réveillé par les cris joyeux des citoyens qui chantaient dans toute la ville : Rome est sauvée, la patrie est sauvée, Germanicus est sauf !
    Mais, lorsque enfin la nouvelle de sa mort fut officielle, aucune consolation, aucun édit ne put faire cesser le deuil du peuple, qui se prolongea même pendant les fêtes de décembre. Les horreurs des années suivantes augmentèrent encore la gloire de Germanicus et le regret de sa perte, car tout le monde estimait, non sans raison, qu'en inspirant à Tibère du respect et de la crainte il avait contenu sa férocité, qui éclata bientôt après. »

    Extrait de l'Histoire Romaine de Don Cassius: « A la mort de Germanicus, Tibère et Livie furent vraiment enchantés, mais tous les autres furent sincèrement affligés. Car il était très beau physiquement et d'une grande noblesse d'âme, digne d'admiration à la fois pour sa bonne éducation et pour sa force physique. Bien que très courageux à la guerre, il se montrait très doux avec ses semblables, et tout en ayant le pourvoir suprême d'un César il savait adapter ses pensées au niveau des plus faibles ; il ne se montra ni violent à l'égard de ses subordonnés, ni envieux à l'égard de Drusus, ni même critique à l'égard de Tibère. Pour résumer il fut un des très rares hommes à n'avoir jamais failli envers le destin qui lui avait été assigné ni s'être corrompu à cause de lui. Bien qu'il eût pu souvent et avec l'approbation générale, celle des soldats mais aussi du peuple et du Sénat, s'emparer du pouvoir absolu, il n'y consentit pas. Il mourut à Antioche, vitime d'un complot de Pison et Plancina. Car on trouva des ossements humains dans la maison où il habitait, ainsi que des tablettes de plomb qui portaient son nom, tout cela de son vivant. Il fut empoisonné, ce fut clairement démontré par son cadavre qui fut transporté au Forum et présenté à l'assistance. Quelque temps après Pison fut traîné à Rome et traduit devant le Sénat par Tibère lui-même pour meurtre, ce qui détournait Tibère du soupçon d'assassinat de Germanicus ; mais Pison obtint un délai et se tua.  »

                             
                              Germanicus                                                            Arc de Germanicus à Saintes

                                          
                                                                         Mort de Germanicus par Poussin

                                             
                          
       Agrippine débarquant à Brindisium avec les cendres de Germanicus, par Benjamin West (1768)

     

    DRUSUS (CAESAR) : fils de Tibère et de Vipsania. Né en 10 av. J.-C. après la mort d’Auguste, il soumit les révoltés de l’armée en Pannonie (14 ap. J.-C.). Sa femme poussée par son amant Séjan le préfet du prétoire, Livilla, fille de Germanicus, l’empoisonna en 23.

     

    DRUSUS : fils de Germanicus et d’Agrippine. Il se lia avec Séjan contre son frère Néron. Par ordre de Tibère, il mourut de faim en 33 ap. J.-C.

     

                                                            

     

     

    DRUTWAS : héros arthurien marié à une fée qui lui offrit trois oiseaux fabuleux : Adar, Gwin et Lywch. Ayant tendu un piège au roi Arthur dans la forêt, il demanda à ses oiseaux de tuer le premier homme qu’ils rencontreraient. Mais le roi averti du danger ne vint pas au rendez-vous fixé par Drutwas qui, n’étant pas reconnu par ses oiseaux, fut déchiré à coups de bec et de serres.

     

    DRYADES : déesses des forêts chez les Grecs. Elles erraient librement dans les bois et différaient, ainsi des Hamadryades, dont la destinée était attachée à celle d’un arbre qu’elles habitaient toujours. Les unes et les autres, d’ailleurs, étaient mortelles.

     

              
                        Dryade, par Evelyn de Morgan 

     

     

    DRYALOS : centaure. Fils de Peucée. Frère de Périmède.

     

    DRYAS : fils d’Arès. L’un des chasseurs du sanglier de Calydon. Son frère Térée le tua en apprenant de l’oracle que son fils périrait de la main d’un parent.

     

    DRYAS : fils de Lycurgue, roi de Thrace. Il fut tué par son père qui, dans un accès de folie, le prit pour un cep de vigne.

     

    DRYAS : amant de Pallène. Son rival Clitos le tua.

     

    DRYOPE : fille du roi Dryops. Elle faisait paître les troupeaux de son père près du mont Œta et fut aimée des Hamadryades dont elle devint la compagne. Apollon, la voyant au milieu de ces nymphes, en devint passionnément amoureux et après s’être changé en tortue et en serpent pour effrayer les nymphes, il la séduisit et la rendit mère d’Amphissos. Un jour, Dryope se promenait près d’un lac bordé de fleurs de lotus, tenant son fils entre les bras. Elle cueillit une fleur qu’elle lui donna pour l’amuser, mais s’aperçut que du sang coulait de la corolle. Elle voulut fuir. Ses pieds s’attachèrent à la terre et en un instant elle fut changée en lotus. La fleur qu’elle avait coupée et blessée n’était autre que la nymphe Lotis métamorphosée.

     

                                               
                                                                       Gravure de
    Virgil Solis (1514-1562)

     

     

    DRYOPE : habitante de Lemnos dont Aphrodite prit les traits pour engager les femmes de l’île à se défaire de leurs maris.

     

    DRYOPS : fils du dieu-fleuve Sperchios et de la danaïde Polydore. Il était adoré des Asinéens en Messénie, comme fils d’Apollon et comme le héros dont ils tiraient leur origine. On célébrait tous les deux ans des mystères en son honneur.

     

    DU TRAWS : le Noir Oppresseur. Dernier adversaire d’Owein, le compagnon d’Arthur. Les vingt-quatre filles qu’il maintenait prisonnières représentaient les heures. Vaincu par Owein, il devint un être bon et généreux.

     

    DUBTHACH : connu pour ses jurons et surnommé la Langue de Bousier, Dubthach le guerrier fut l’un des incendiaires de la ville d’Émain Macha où il tua tous les poètes.

     

    DUC : du latin Dux (général d’armée dans l’origine), titre conféré, depuis Constantin aux chefs militaires qui veillaient à la défense des frontières, au IVe siècle, il y en avait treize dans l’empire romain. Les Barbares germains conservèrent ce mot, qui traduisait bien celui de herzog (conducteur d’armée), sous lequel ils désignaient leur chef.

     

    DUILI FÉDHA : mot désignant les signes gravés sur les baguettes. Les bardes devaient les apprendre pendant leur dixième année d’études.

     

    DULCIA : ce mot désignait toutes les friandises à base de miel.

     

    DULCIARIUS : confiseur.

     

    DUMNACOS : chef des Gaulois Andes (Angevins) qui forma une armée de coalisés avec une majorité d’Armoricains pour continuer la guerre des Gaules et vaincre les Pictons de Duratios, l’allié de Rome. Il marcha sur leur capitale, Limonum (Poitiers), puis, n’ayant pu la prendre et craignant d’être pris à revers par les légions de Caius Caninus Rubelus, il se replia sur la Loire où les légions de Caius Fabius l’écrasèrent.

    Extrait du texte des Commentaires d'Hirtius: Caninius apprit alors que Duratios, ami des Romains, était assiégé dans Limonum  par Dumnacos, chef gaulois des Andes (pays de l’Anjou). Il se porta vers la ville, et s'installa prudemment dans un autre camp, sur une colline des environs. Dumnacos arrêta le siège, pour faire face à Caninius, et attaqua sans succès le camp romain. Déçu, il revint assiéger Lemonum.
    A Fabius qui approchait, Caninius fit savoir comment se déroulaient les opérations chez les Pictons. Alors stationné en Touraine, Fabius accéléra pour se porter au secours de Duratios. Devant cette menace d'un troisième adversaire, Dumnacos se retira sur le champ et tenta de passer de l'autre côté de la Loire par l'unique pont qui la traversait. Fabius n'avait pas encore réalisé sa jonction avec Caninius, mais il devinait que l'ennemi allait essayer de se replier au-delà de la Loire. Il se dirigea donc vers le pont, surprit Dumnacos en marche. Lors d'une première attaque par la cavalerie romaine, les troupes gauloises subirent de lourdes pertes. La cavalerie romaine se replia jusqu'à son camp, puis renouvela son attaque le lendemain matin, occupant ainsi l'ennemi pour permettre aux fantassins d'arriver. Les Gaulois résistaient vaillamment. Mais la venue des légions ; provoqua une débâcle, suivie d'un massacre : 12.000 hommes furent tués et le convoi de bagages fut capturé. Dumnacos réussit à s'enfuir vers la pointe de la Bretagne, tandis que Fabius recevait la soumission des Carnutes et des Armoricains.
    A la suite de cette déroute, le Sénon Drappès qui avait rassemblé une troupe de 2 à 5000 hommes composé "de brigands", et le Cadurque Luctérios, échappé d'Alésia, décidèrent d’envahir la Provincia (Narbonaise). Dans cette intention, (8/30) ils se dirigèrent vers le sud, pour y porter la guérilla, le trouble et le brigandage. Alerté de ce mouvement et du danger, Caninius se lança à leur poursuite avec des forces trois à quatre fois supérieures. Talonnés par les Romains, et se jugeant incapables de résister à une telle supériorité numérique en rase campagne, les deux chefs renoncent à pénétrer dans la Province et décidèrent de se réfugier dans un oppidum. Ils se jettent, aux portes du Quercy, en pays cadurque, dans la place d’Uxellodunum. Luctérios étant des leurs, il rallie facilement à sa cause ses habitants.

     

    DUMNOMIENS : peuple gaulois qui vivait en Cornouailles.

     

    DUMNORIX : chef des Gaulois Éduens qui épousa la fille du roi des Helvètes Orgétorix. Il aida ce dernier à entrer en Gaule avec son peuple en ouvrant par les armes le pays des Gaulois Séquanes. Allié de Jules César, il quitta brusquement l’armée romaine avec toute sa cavalerie pendant la campagne de Bretagne. Il fut tué dans sa fuite en 54 av. J.-C.

    Extrait de la Guerre des Gaules de Jules César: Ces choses terminées, César se rend avec les légions au port Itius. Là, il apprend que quarante navires construits chez les Meldes, repoussés par une tempête, n'avaient pu tenir leur route, et étaient rentrés dans le port d'où ils étaient partis. Il trouva les autres prêts à mettre à la voile et pourvus de tout.  La cavalerie de toute la Gaule, au nombre de quatre mille hommes, se réunit en ce lieu, ainsi que les principaux habitants des cités. César avait résolu de ne laisser sur le continent que le petit nombre des hommes influents dont la fidélité lui était bien connue, et d'emmener les autres comme otages avec lui ; car il craignait quelque mouvement dans la Gaule, pendant son absence.

    Parmi ces chefs était l'Héduen Dumnorix, dont nous avons déjà parlé. C'était celui-là surtout que César voulait avoir avec lui, connaissant son caractère avide de nouveautés, son ambition, son courage, son grand crédit parmi les Gaulois.  Il faut ajouter à ces motifs que déjà Dumnorix avait dit dans une assemblée des Héduens que César lui offrait la royauté dans son pays. Ce propos leur avait fortement déplu ; et ils n'osaient adresser à César ni refus ni prières. II n'en fut instruit que par ses hôtes. Dumnorix eut d'abord recours à toutes sortes de supplications pour rester en Gaule, disant, tantôt qu'il craignait la mer à laquelle il n'était pas habitué, tantôt qu'il était retenu par des scrupules de religion. Lorsqu'il vit qu'on lui refusait obstinément sa demande, et que tout espoir de l'obtenir était perdu, il commença à intriguer auprès des chefs de la Gaule, à les prendre à part et à les presser de rester sur le continent ; il cherchait à leur inspirer des craintes ;  ce n'était pas sans motif qu'on dégarnissait la Gaule de toute sa noblesse, le dessein de César était de faire périr, après leur passage en Bretagne, ceux qu'il n'osait égorger à la vue des Gaulois ; il leur donna sa foi et sollicita la leur pour faire de concert ce qu'ils croiraient utile à la Gaule. Plusieurs rapports instruisirent César de ces menées.

    À ces nouvelles, César, qui avait donné tant de considération à la nation héduenne, résolut de réprimer et de prévenir Dumnorix par tous les moyens possibles. Comme il le voyait persévérer dans sa folie, il crut devoir l'empêcher de nuire à ses intérêts et à ceux de la république.  Pendant les vingt-cinq jours environ qu'il resta dans le port, retenu par un vent du nord-ouest qui souffle d'ordinaire sur cette côte pendant une grande partie de l'année, il s'appliqua à contenir Dumnorix dans le devoir, et néanmoins à se tenir au fait de toutes ses démarches.  Enfin le temps devint favorable, et César ordonna aux soldats et aux cavaliers de s'embarquer.  Mais, profitant de la préoccupation générale, Dumnorix sortit du camp avec la cavalerie héduenne, à l'insu de César, pour retourner dans son pays. Sur l'avis qui lui en fut donné, César, suspendant le départ et ajournant toute affaire, envoya à sa poursuite une grande partie de la cavalerie, avec ordre de le ramener,  ou, s'il résistait et n'obéissait pas, de le tuer ; bien certain qu'il avait tout à craindre, pendant son absence, d'un homme qui, en sa présence, avait méprisé ses ordres.  Dumnorix, lorsqu'on l'eut atteint, fit résistance, mit l'épée à la main, et implora la fidélité des siens, s'écriant à plusieurs reprises qu'il était libre et membre d'une nation libre.  Il fut, comme on le leur avait ordonné, entouré et mis à mort. Les cavaliers héduens revinrent tous vers César.

    DUNUM : mot gallo-romain désignant une forteresse ou une cité fortifiée.

     

    DURATIOS : chef des Gaulois Pictons(Pictes) qui, en 52 av. J.-C., pactisa avec Rome après le supplice du roi Acco. Il entra en rébellion contre Vercingétorix. Une armée gauloise commandée par l’Ande Dumnacos le pourchassa en 51. Réfugié dans sa capitale Limonum (Poitiers), il attendit les renforts de l’armée romaine commandée par Caïus Caninius Rubelus.

    Extrait de l'Histoire du Poitou celtique: Les Helvètes décident en 58 av. JC d'émigrer vers la Saintonge. César ne dit pas si les Santons sont d'accord pour cette installation, ni d'ailleurs si les Pictes acceptent qu'ils traversent leur territoire. C'est le franchissement du territoire des Eduens, allliés de Rome, qui sert de pretexte à l'intervention de César. César donne peu d'informations sur la conquête de la gaule de l'ouest. Il semblerait que Duratios choisisse la non-intervention et laisse le passage aux troupes romaines pour combattre les Vénètes en 56 av. JC. Mais César confisque la flotte picto-santone afin de soumettre les Vénètes. Cet incident révèle aux Pictes et aux Santons, le réel dessein de César. Devant la pression des chefs de guerre Pictes, en 52 av. JC Pictes et Santons envoyent un contingent fort de 20 000 hommes dans l'armée de secours chargée de débloquer le siège d'Alésia. C'est la défaite. Duratios préconise donc l'alliance. L'année suivante il est mis en minorité par son peuple. Les chefs de guerre pictes prennent l'Ande Dumnacos comme roi et assiègent Duratios réfugié dans sa capitale Lemonum. Les guerriers défont les romains de Caius Caninius et seule l'arrivée de Caius Fabius avec l'armée de la Loire, permet le salut de Duratios et des romains assiègés. L'armée picte et ses chefs de guerre seront attrocements massacrés dans leur fuite sur la Loire, de façon exemplaire afin de supprimer toute envie de révolte aux peuples environnants.

     

                                                       

     

     

    DÜRRNBERG : vaste nécropole celte, datant de 550 à 300 av. J.-C., proche d’Hollein dans la région de Salzbourg (Autriche). Située sur un plateau dominant le centre minier des Celtes, on y enterrait les défunts dabs des tombeaux de bois recouverts de tumuli. Les plus riches emportaient leurs armes, du vin et de la nourriture en abondance pour le voyage vers le Monde Invisible, tandis que les pauvres devaient se contenter de jus de mûres et de peu de vivres.  le suffixe "berger" se réfère à une personne venant d'un endroit nommé "berg" la montagne. Le préfixe "dürren" signifie sec ou aride.Le chercheur Georges F. Jones dans son livre "German American Names" suggère que le patronyme Dürrenberger dérive d'une région d'Autriche. Au sud de Salzbourg, près de  Hallstatt se trouve une montagne nommée "Dürrnberg" qui a été pour 3'000 ans le centre d'activités minières dans l'extraction du sel dont on connaît l'importance vitale. L'histoire de l'utilisation de cette ressource remonte jusqu'à l'époque des Celtes et il est possible que le premier Dürrenberger ait été l'un de ces Celtes.  Le site a donné lieu à des fouilles approfondies qui ont révélé une importante nécropole et des aires d'habitat, et en font le principal site de référence de l'époque laténienne.Les envahisseurs romains qui suivirent continuèrent l'exploitation du sel dans la première partie du premier millénaire. Cette exploitation se poursuit de nos jours.

     

                            

     

                                 
                                                      Reconstitution d'une tombe de la nécropole de Dürrnberg

                            

    DUUMVIRI JURE DICUNDO : ces deux magistrats rendaient la justice dans les villes de province.

    DUUMVIRI NAVALE : il s’agissait des deux commissaires qui surveillaient l’avancement des travaux lors du radoubement d’une flotte.

     

    DUUMVIRI PERDUELLIONIS : ces deux juges étaient nommés pour faire le procès des personnes accusées du meurtre d’un citoyen romain.

     

    DUUMVIRI SACRORUM : à l’origine, il s’agissait des deux prêtres qui prenaient soin des livres sibyllins.

     

    DYLAN : fils de la déesse Arianrod et du dieu Math, demi-frère du héros Llew Llaw Gyffes, il fut surnommé le fils de la vague et le plus rapide des poissons. Son oncle Govannion le tua.

     

    DYMON : nom d’un dieu lare.

     

    DYNASTES : homme puissant. C’était dans l’antiquité le titre de quiconque avait une souveraineté trop peu imposante pour prendre le titre de roi.

     

    DYNASTIES : au nombre de trente, elles couvrirent une période de 2 900 ans. Il faut y ajouter la dynastie lagide qui régna de 305 à 30 av. J.-C.

     

    ANCIEN EMPIRE

     

    Ière dynastie thinite (3190-3000)

    3190-3180 scorpion                        3070-3050 Den

    3180-3160 Ménès-Narmer               3050-3040 Andjib

    3160-3130 Aha-Atoti                      3040-3020 Qébéhou-Sémerkhet

    3100-3080 Ouadji                            3020-3000 Qaâ

    3080-3070 Aha-Atoti II                                    
                      

                                                                                 IIe dynastie thinite (3000-2815)

    3000-2990 Hotepsékhémoui            2900-2880 Sénedj

    2990-2950 Nébrê                            2880-2860 Péribsen

    2950-2930 Nineter                           2860-2840 Sékhemeb

    2930-2900 Ouneg                            2840-2815 Khâsékhémoui

     

    IIIe dynastie (2815-2700)

    2815-2800 Nebka                            2775-2760 Sanakht

    2800-2790 Djéser                            2760-2740 Néferkarâ                      

                             Nétjerirkhet            2740-2720 Houni

    2790-2775 Sékhemkhet                   2720-2700 Khâba

     

    IVe dynastie (2700-2550)

    2700-2665 Snéfrou                          2600-2590 Djedéfrê

    2665-2630 Khéops                          2590-2585 Baoufrê

    2630-2620 Didoufri                         2585-2560 Mykérinos

    2620-2600 Khéphren                       2560-2550 Chepseskaf

     

    Ve dynastie (2550-2480)

    2550-2545 Ouserkaf                        2510-2505 Niousserrê

    2545-2530 Sahourê                         2505-2500 Menkaouhor

    2530-2520 Néférirkarê                     2500-2490 Djedkarê Izezi

    2520-2515 Chepseskarê                  2490-2480 Onnos (Ounas)

    2515-2510 Rênéféref

     

    VIe dynastie (2480-2280)

    2480-2470 Téti                       2410-2320 Pépi II

    2470-2465 Ouserkarê                      2320-2290 Mérenrê II

    2465-2430 Pépi Ier                          2290-2280 Nitocris

    2430-2410 Mérenrê Ier

     

    Fin de l’Ancien Empire

    2280-2200 anarchie

     

    VIIe dynastie (2200-2180)

    Constitution des États féodaux.

     

    VIIIe dynastie (2180-2150)

    Entre huit et vingt rois, dont les trois Akhtoès ?

     

    IXe dynastie d’Héracléopolis (2150-2120)

    Khéty Ier

    Néferkarê Ier

    Khéty II

     

    Xe dynastie d’Héracléopolis (2120-1991)

    Néferkarê II

    Khéty III

    ………

     

    MOYEN EMPIRE

     

    XIe dynastie thébaine (2120-1991)

    Montouhotep Ier                    Séânkhibtaoui

    Séhérou-taoui                                  Montouhotep II

    Antef Ier                                          Nebhépetrê

    Antef II                                   2010-2000 Montouhotep III

    Antef III                                  2000-1991 Montouhotep IV

     

    Dynastie d’Hermopolis (2140-2040)

    Aha III                                             Djéhoutynakht IV

    Djéhoutynakht Ier                             Néhéri

    Djéhoutynakht II                               Djéhoutynakht V

    Djéhoutynakht III

     

    Dynastie d’Oryx (2120-2060)

                                                            Baqet Ier

                                                            Baqet II

                                                            Baqet III

     

    Dynastie d’Assiout (2210-2060)

                                                   Téfibi

                                                            ……..

     

    XIIe dynastie (1991-1786)

    1991-1962 Amménémès Ier             1878-1843 Sésostris III

    1961-1928 Sésostris Ier                   1842-1797 Amménémès III

    1929-1895 Amménémès II               1798-1790 Amménémès IV

    1897-1878 Sésostris II           1789-1786 Sobeknéférou

     

    L’ANARCHIE ET LES HYKSÔS

    (1785-1580)

     

    XIIIe dynastie (1785-1660)

    1785-1780 Sobekhotep Ier              Sobekhotep III

    … Amménémès V                            Néferhotep Ier

    Amménémès VI Ameni          Sahator

    Réniseneb                               Sobekhotep IV

    Hor                                         Sobekhotep V

    Amménémès VII                     Néferhotep II

    Ougaf                                     Néferhotep III

    Sésostris IV                            Sobekhotep VI

    Khendjer                                 Iâib

    Sekhemkarê                            Iy

    Sobekemsaf Ier                       Ini

    Sobekhotep II                         Néhesi

     

    XIVe dynastie xoïte (1660-1600)

    Dédoumésiou Ier                    Djedkarê

    Dédoumésiou II                      Montouemsaf

    Sénebmiou

     

    XVe dynastie hyksôs (1700-1622)

    Salitis                                               Khian

    Apopi                                              Khechi

    Yaqoub-Har

     

    XVIe dynastie hyksôs (1622-1580)

    Apophis Ier Aaouserrê

    Apophis II Aakénenrê

     

    XVIIe dynastie thébaine (1680-1580)

    Rêhotep                                  Mentouhotep VII

    Antef V Sékenenrê                           Nébiryaou

         Ouphaât                                      Antef VII Nebkheperrê

    Antef VI Sékenenrê                          Sékenenrê Tao Rêhotep

         Hérouhermaât                   Sénenenrê Tao II Taqer

    Djehouty                                Kamôsis

     

    NOUVEL EMPIRE

     

    XVIIIe dynastie (1580-1314)

    1580-1558 Ahmôsis                        1408-1372 Aménophis III

    1557-1530 Aménophis Ier               1372-1354 Aménophis IV –

    1530-1520 Thoutmôsis Ier                                 Akhénaton

    1520-1505 Thoutmôsis II                1354-1345 Toutâkhaton

    1505-1484 Hatschepsous                                 Toutânkhamon      

    1505-1450 Thoutmôsis III               1345-1341 Aï (Ay)

    1450-1425 Aménophis II                 1340-1314 Horemheb

    1425 Thoutmôsis IV

     

    XIXe dynastie (1314-1200)

    1314-1312 Ramsès Ier           Amenmès

    1312-1298 Séthi Ier                         Siptah

    1298-1235 Ramsès II                       Taousert

    1235-1230 Mineptah                       Iarsou le Syrien

    1230-1225 Séthi Ier

     

    XXe dynastie (1200-1070)

    1200-1194 Sethnakht                      1143-1138 Ramsès VII

    1194-1166 Ramsès III            1138-1127 Ramsès VIII

    1166-1160 Ramsès IV            1127-1106 Ramsès IX

    1160-1152 Ramsès V             1106-1095 Ramsès X

    1152-1143 Ramsès VI            1095-1070 Ramsès XI

     

    XXIe dynastie – Dynasties parallèles (1070-950)

    Rois                                       Grands prêtres thébains

    Smendès                                 Hérihor

    Amenemnésout                       Piankhi

    Psousennès Ier                        Pinedjem Ier

    Aménopthis                             Mahasarté

    Siamon                                    Menkheperrê

    Psousennès II                          Pinedjem II

     

    XXIIe dynastie (950-730)

    950-929 Chéchonq Ier            860-850 Osorkon II

    929-893 Osorkon Ier                       850-825 Takelot II

    893-889 Chéchonq II                       825-773 Chéchonq III

    889-874 Takelot Ier                                       Chéchonq IV

    874-860 Harsiesis                                          Chéchonq V

     

    XXIIIe dynastie (820-720)

    820-790 Pétoubastis Ier                   Takelot III

    757-748 Osorkon III                        Roudamon

     

    XXIVe dynastie (730-715)

    730-720 Tefnakht                            720-715 Bocchoris

     

    XXVe dynastie (751-655)

    751-716 Piânkhi                     689-663 Taharqa

    716-701 Shabaka                   663-655 Tanoutamon

    701-689 Shabataka

     

    XXVIe dynastie saïte (666-524)

    666-663 Nékao Ier                           589-568 Apriès

    663-609 Psammétique Ier                568-526 Amasis

    609-594 Néchao II                           526-524 Psammétique III

    594-589 Psammétique II

     

    XXVIIe dynastie perse (524-405)

    524-522 Cambyse II                        465-425 Artaxerxès

    522-486 Darius Ier                          425-405 Darius II

    486-465 Xerxès Ier

     

    XXVIIIe dynastie

    405-399 Amyrtée

     

    XXIXe dynastie (399-378)

    399-392 Néphérites Ier           392-378 Hakôris

    392         Psammourthis                   378         Néphéritès II

     

    XXXe dynastie (378-342)

                                                   378-361 Nectanébo Ier

                                                   361-360 Téos

                                                   360-342 Nectanébo II

     

    Dynastie lagide - Période grecque (305-30)

    305-282 Ptolémée Ier Soter

    282-246 Ptolémée II Philadelphe

    246-221 Ptolémée III     Évergète

    222-203 Ptolémée IV Philopator

    203-181 Ptolémée V Épiphane

    181-145 Ptolémée VI Philométor

    170-164]

    164-163]Ptolémée VIII Évergète II

    145-116]

    145-144 Ptolémée VII Néos Eupator

    116-106 Ptolémée IX Soter II

     131 et 107 Cléopâtre III

    107-88 Ptolémée X Alexandre Ier

     107-89 révolution

    88-81  Ptolémée IX Soter II et Bérénice III

    80-58  Ptolémée XI Alexandre II

    80-52  Ptolémée XII Néos Dionysos (Aulète)

     51-30 Cléopâtre VII

    51-47  Ptolémée XIII

    47-44  Ptolémée XIV

    30     Ptolémée XV Césarion    

     

     

    DYRRHACHIOS : fils de Poséidon et de Mélissa.

     

    DYSAULÈS : père de Triptolème et d’Eubuleus. Frère de Céléos. Dysautlès, expulsé par Ion d’Éleusis, se rendit à Phlionte où il introduisit les mystères éleusiniens.

    Extrait de la Corinthie de Pausanias:   Celées est à cinq stades tout au plus de Phlionte : on y célèbre tous les quatre ans les mystères de Déméter. L'Hiérophante n'est pas à vie, on en choisit un chaque fois qu'on célèbre ces mystères, et il peut se marier si cela, lui plaît. Voilà en quoi ces mystères différent de ceux d'Eleusis ; du reste, les cérémonies en sont imitées, et les Phliasiens l'avouent eux-mêmes ; car ils disent que Dysaulès, frère de Céléos, chassé d'Eleusis par Ion, fils de Xouthos, que les Athéniens avaient pris pour général dans la guerre contre les Eleusiniens, vint dans leur pays, et y institua les mystères ; mais les Phliasiens auront de la peine à me persuader que quelque Eleusinien ait quitté le pays après une défaite ; la guerre dont il est question se termina en effet par un traité avant qu'il se fut livré de combat décisif, et Eumolpe lui-même resta à Eleusis. Il est possible que Dysaulès soit venu à Celées pour quelque autre raison, mais ce n'est pas pour celle que donnent les Phliasiens.
         Je ne crois pas non plus qu'il fut parent de Céléos ; il n'était pas même un des principaux habitants d'Eleusis, car Homère ne l'aurait pas oublié dans ses vers. Nous avons, en effet, de ce poète un hymne à Déméter, dans lequel il nomme les Eleusiniens à qui cette déesse enseigna la célébration des mystères, et il n'y parle point de Dysaulès ; voici ce qu'il dit. "Elle (Déméter) enseigna les rites des sacrifices et expliqua, les mystères à Triptolème, à Dioclès l'habile cavalier, au vaillant Eumolpe et à Céléos le chef du peuple." Néanmoins, à en croire les Phliasiens, ce Dysaulès est celui qui ai donné le nom de Celées à ce canton, et y a établi la célébration des mystères. On vous montre, dans le même endroit, son tombeau, qui est, dit-on, moins ancien que celui d'Aras, dont le règne précéda, de quelque temps l'arrivée de Dysaulès. Les Phliasiens disent en effet, qu'Aras était contemporain de Prométhée, fils de Japet, et antérieur de trois générations à Pélasgos d'Arcadie et aux Autochtones d'Athènes. Le char de Pélops est, suivant eux, suspendu à la voûte du temple qu'ils nomment Anactorion, (temple des Dioscures). C'est là tout ce que le pays des Phliasiens offre de remarquable.

     

    DYSEROS : nom par lequel Plutarque désignait Éros ou l’Amour.

     

    Zone éditable

    © 2010