|
F F
FABARIES (FABARIAE) : sacrifices qui se faisaient à Rome sur le mont Caelius (Célius) avec de la farine, des fèves et du lard le premier jour de juin (calendes) en l’honneur de Carna, femme de Janus.
FABATARIUM : large plat qui contenait les bouteilles de fèves à servir.
FABER : en général, tout artisan travaillant les matières dures. Il suffisait d’ajouter une épithète à faber pour déterminer la spécialité ; par exemple, faber marmoris signifiait « marbrier » et faber ferrorius « forgeron ».
FABIUS (GENS) FABII ou GENS FABIA : l’une des plus grandes familles de Rome du Ve siècle av. J.-C., au IIe siècle de notre ère qui prétendait descendre d'Hercule par une fille d'Évandre, et est ainsi nommée, dit-on, pour avoir introduit à Rome la culture de la fève « faba ». Trois de ces Fabius furent envoyés en ambassade lorsque les Sénons voulurent prendre la ville étrusque de Clusium. Face à l’intransigeance des Gaulois menés par leur chef Brennus, ils se rangèrent du côté des Étrusques. L’un d’eux, Quintus Ambutus, tua un chef gaulois. Pour leur bravoure, les trois Fabius furent nommés tribuns militaires. 306 fabiens moururent à la bataille du Crémère en -477. Le premier Fabius connu s'appelait Fabius Vibulanus, le dernier, Fabius Titanius fut consul en 337.

Monnaie célébrant l'amitié de Fabius Maximus et d'Auguste
FABIUS (QUINTUS MAXIMUS RULLIANUS) : maître de cavalerie de Papirus Cursor en 325 avant notre ère, il vainquit les Samnites. Deux fois dictateur et six fois consul, il gagna la bataille décisive contre les Gaulois, les Ombriens et les Étrusques à Sentinum en 295. Il aurait écrit un récit de miracles concernant les débuts de la République romaine : le récit de l'instauratio des Grands Jeux Romains, dédiés à Jupiter.
FABIUS (GURGES) : fils de Rullianus Fabius. Consul en 292 et en 276 av. J.-C. Il fut battu par les Samnites. Son père l’aida à se racheter. EN 292, ayant vaincu les Samnites, il fit prisonnier le général de ces derniers: Caius Pontius. En 273, Rome l'envoya en ambasse à la cour du roi Ptolémée II qui soutenait Pyrrhus.

Guerriers Samnites
FABIUS (QUINTUS MAXIMUS VERRUCOSUS) petit-fils de Rullianus Fabius. Né en 275 av. J.-C. Consul en 233 et 228, censeur en 230 et dictateur en 221 quand le sénat l’envoya à Carthage après la destruction de Sagone (218). Renommé dictateur après le désastre de Trasimène (217), il lutta sans succès contre Annibal. Il reprit cependant, au titre de consul, la ville de Tarente qu’il noya dans le sang. Il mourut en 202. Il est dit Cunctator (le Temporisateur).

Fabius(Quintus Fabius Maximus Verrucosus Cunctator)
FABIUS (QUINTUS MAXIMUS AEMILIANUS) : fils adoptif de Rullianus Fabius et fils de Paul Émile. En -168, servant sous les ordres de son père Lucius Aemilius Paullus, en Macédoine, il eut l'honneur d'annoncer la victoire de Pydna à Rome. De -149 à -148, il fur préteur en Sicile. Consul en 145 av. J.-C., on le nomma proconsul en Espagne où il battit Viriathe(Viriatus) et les Lusitaniens. Il fut l’élève et le protecteur de l’historien Polybe.
FABIUS (QUINTUS MAXIMUS ALLOBROGICUS) : général romain qui battit les Gaulois Allobroges et Bituit, roi des Arvernes, vers 122 av. J.-C. ette victoire lui valut le Triomphe à Rome. Il fit construire à Rome un monument particulier pour célébrer ses exploits, un arc appelé fornix Fabianus, surmonté de sa statue et de bustes de ses ancêtres. Il fut construit au débouché de la Via Sacra sur le forum romanum.

Monnaie vommémorant la victoire
de Gnaeus Domitius Ahenobarbus et de Quintus Fabius Maximus Allobrogicus
sur les Gaulois Allobroges
FABIUS (CAIUS) : légat de l’armée de Jules César pendant la guerre des Gaules. En 52 av.N J.-C., il résista aux Gaulois de Vercingétorix qui attaquèrent ses retranchements devant Gergovie. Au siège d’Alésia, il fut submergé par les troupes de Vercingétorix et dut sa vie à l’intervention de César. Quelques mois plus tard, commandant plusieurs légions, il battit l’armée de Dumnacos sur les bords de la Loire.
Extraits de la Guerre des Gaules par César: Cependant la nouvelle de la victoire de César parvient à Labiénus, par les Rèmes, avec une rapidité incroyable : le camp de Cicéron se trouvant à environ soixante milles, et César, étant arrivé après la neuvième heure du jour, avant minuit une clameur s’élevait aux portes du camp : c’étaient les Rèmes qui annonçaient la victoire à Labiénus et le congratulait. La même nouvelle parvient aux Trévires, et Indutiomaros, qui avait résolu d’attaquer le camp de Labiénus le lendemain, s’enfuit pendant la nuit et ramène toutes ses troupes chez les Trévires. César renvoie Fabius dans ses quartiers d’hiver avec sa légion ; quant à lui, il décide d’hiverner autour de Samarobriva avec trois légions en trois camps, et la gravité des troubles qui avaient éclaté en Gaule le détermina à rester lui-même à l’armée pendant tout l’hiver. En effet, depuis que s’était répandu le bruit de cet échec où Sabinus avait trouvé la mort, presque toutes les cités de Gaule parlaient de guerre, elles envoyaient de tous côtés des courriers et des ambassades, s’informant de ce que méditaient les autres et d’où partirait le soulèvement ; des réunions se tenaient la nuit dans des lieux déserts. De tout l’hiver, César n’eut pour ainsi dire pas un moment de répit : sans cesse il recevait quelque avis sur les projets des Gaulois, sur la révolte qu’ils préparaient. Il apprit notamment de Lucius Roscius, qu’il avait mis à la tête de la treizième légion, que des forces gauloises importantes, appartenant aux cités qu’on nomme Armoricaines, s’étaient réunies pour l’attaquer et étaient venues jusqu’à huit milles de son camp, mais qu’à l’annonce de la victoire de César elles s’étaient retirées avec tant de hâte que leur retraite ressemblait à une fuite...
César partage ses troupes avec son légat Caïus Fabius et son questeur Marcus Crassus, fait jeter rapidement des ponts et pénètre dans le pays en trois endroits : il incendie fermes et villages, prend beaucoup de bétail et fait de nombreux prisonniers. Les Ménapes se voient contraints de lui envoyer des députés pour demander la paix. Il reçoit leurs otages et déclare qu’il les tiendra pour ennemis s’ils reçoivent sur leur territoire Ambiorix ou ses représentants. Ayant ainsi réglé l’affaire, il laisse chez les Ménapes, pour les surveiller, Commios l’Atrébate avec de la cavalerie, et il marche contre les Trévires.
FABIUS (LUCIUS) : centurion de la VIIIe légion pendant la guerre des Gaules. Il fut le premier à escalader les murailles de l’oppidum de Gergovie avant d’être tué par les femmes gauloises.
FABIUS PICTOR (QUINTUS) : annaliste latin. Il servit dans l’armée pendant la deuxième guerre punique. Après le désastre de Cannes, il alla à Delphes consulter l’oracle pour demander au dieu d’apaiser sa colère. Plutarque raconte que l’on découvre alors la faute de deux vestales s’étant laissées séduire : l’une se suicide, tandis que l’autre est enterrée vivante (216 av. J.-C.). Fabius a composé des Annales en grec, une Histoire de Rome depuis les origines jusqu’à son époque (la bataille de Trasimène), dans le but de défendre la politique romaine. Il a entamé sa rédaction sans doute vers 216/210 av. J.-C., à une époque où Rome avait besoin d'un sursaut patriotique pour lutter contre Hannibal Barca, qui menaçait l'Italie elle-même.
FABRI : soldats romains qui formaient la troupe du génie au sein d’une armée.
FABRICA :
1. Dépôt des armes lourdes et de l’équipement du génie à l’intérieur d’un camp romain.
2. Atelier de charpenterie ou fabrique de meubles.
FABRILLA : Mot désignant l’ensemble des outils des artisans spécialisés dans le travail du bois, du fer, du bronze, de l’ivoire et de la pierre.
FABULINUS : dieu des enfants qui commençaient à parler.
FACHTNA FATHACH : père du roi Conchobar et du druide Cathbad. Druide légendaire qui avait un extraordinaire don divinatoire.
FACRIMEN : farce composée de divers ingrédients. Sous l’Empire, les cuisiniers inventèrent de nombreuses variétés de farce.
FACTION DU CIRQUE : troupes de cochers qui se disputaient le prix dans les courses de chars à Rome, et plus tard, à Constantinople. On les distinguait par la couleur des vêtements. Dans la dernière ville, elles représentèrent souvent des partis politiques, comme il arriva sous Juustinien. Cet empereur favorisait la faction des bleus, parce que les amis de la famille d’Anastasa protégeaient les verts. La rivalité des uns et des autres amena la sédition Nika, dans laquelle 30.000 individus périrent, 532.
Extrait par Tite Live: Tarquin fit d'abord la guerre contre les Latins et prit d'assaut la ville d'Apiola ; il en rapporta plus de butin qu'on ne pouvait espérer. Il utilisa son gain pour offrir des jeux qui dépassaient de loin, par leur richesse et par leur qualité, tous ceux qui avaient été donnés avant lui. On délimita alors pour la première fois l'emplacement de ce que nous appelons aujourd'hui le Grand Cirque. Des places furent réservées aux pères et aux chevaliers avec autorisation d'y aménager à titre personnel des loges, appelées fori ; ils assistaient au spectacle dans des constructions qui se trouvaient à trois mètres cinquante du sol. Il y eut au programme des courses de chevaux et des pugilistes: ceux-ci venaient presque tous d'Étrurie. Par la suite on célébra les jeux à date fixe chaque année; on les appelait les « jeux romains»ou les « Grands Jeux ».
Extrait par Juvénal: Qu’aurait dit [Démocrite] s’il avait vu debout tout en haut d’un char le préteur qui domine la poussière au milieu du cirque dans la tunique de Jupiter. Il porte, tombant de ses épaules telle un rideau, la toge brodée de Sarra et le cercle de la grande couronne si lourde qu’il n’est pas de cou qu’elle ne ferait plier. En fait, c’est un esclave public en sueur qui la soutient et, pour que le consul ne s’y croie pas trop, un esclave se tient à côté de lui sur le même char. Ajoutez encore le sceptre d’ivoire avec son aigle qui s’envole, ici les trompettes, là devant lui son escorte qui forme un long cortège et les Quirites de blanc vêtus près des mors, dont il s’est fait des amis avec la sportule qu’ils ont enfouie dans leurs paniers.
Extrait pat Columelle: Voilà en effet ceux que l’on trouve propres à rendre des services et les plus adaptés à supporter les fatigues des compétitions. On dresse correctement pour son usage personnel un cheval de deux ans, il faut cependant attendre les trois ans accomplis pour les compétitions, mais en veillant à ne lui faire subir l’épreuve des courses qu’après sa quatrième année.
Extrait par Pline: Si seulement ils étaient attirés soit par la vitesse des chevaux soit par la technique des hommes, on y comprendrait quelque chose ; en réalité, ils encouragent un tissu de couleur, un tissu de couleur c’est ce qu’ils aiment. Si dans le déroulement de la course, si en pleine épreuve cette couleur-ci était échangée contre celle-là, celle-là contre celle-ci, intérêt et encouragements passeraient de l’autre côté et aussitôt ces fameux cochers, ces fameux chevaux qu’ils reconnaissent de loin, dont ils crient les noms, ils les laisseraient tomber !
Extrait par Ausone: Pour un cheval admirable, par ordre d'Auguste.
Phosphorus , tu parcourais toujours vainqueur, aux acclamations du Cirque, les sept tours de sa vaste carrière ; tu modérais ton premier élan en sortant de la barrière, pour dépasser ensuite avec plus de vigueur les coursiers qui t'avaient précédé. Tu devançais sans peine les rapides quadriges, et tu mettais de préférence ta gloire à vaincre les vainqueurs eux-mêmes. Reçois ces vers pour te consoler de la vanité du sépulcre, et vole avec vitesse vers les coursiers ailés de l'Élysée. Là, que Pégase coure à ta droite, Arion à gauche à la volée, le quatrième, que Castor te le donne.
Extrait par Tertullien: Alors ils sont tous suspendus au signal, un même cri exprime une même folie. On reconnaît leur folie à l’inutilité de leur cri : « C’est parti », s’exclament-ils, et ils s’annoncent l’un l’autre ce que tous ont vu en même temps. J’y vois une preuve de leur aveuglement : ils ne voient pas ce qui a été lancé, ils croient que c’est une serviette, mais c’est l’image du diable qui tombe d’en haut.
Extrait par Suétone: Bientôt Néron voulut conduire des chars lui-même et de plus le faire souvent en public, et ayant fait son apprentissage dans ses jardins au milieu des esclaves et de la lie de la plèbe, il s’exhiba aux yeux de tous dans le Grand Cirque, en faisant lancer la serviette par l’un de ses affranchis de l’endroit même d’où les magistrats le font d’ordinaire.
Extrait par Cassiodore: Une ligne blanche est tracée non loin des portes des boxes joignant en ligne pratiquement droite les deux bords du cirque, pour que les quadriges s’avancent jusque là et y prennent le départ, ceci pour éviter qu’en voulant se doubler avec trop de précipitation ils n’aient l’air de priver le peuple du plaisir du spectacle.
Extrait par Virgile: Ne le vois-tu pas, quand précipités à l'envi dans la plaine les chars dévorent l'espace et se ruent hors de la barrière, quand l'espoir tend les jeunes gens et que les pulsations de la peur font battre leurs cœurs palpitants ? Ils enlèvent leur attelage d'un coup de fouet, et, penchés en avant, lâchent les guides ; l'essieu vole enflammé de l'effort ; ils semblent tantôt se baisser, tantôt se dresser dans l'espace, emportés par le vide de l'air, et monter à l'assaut des brises. Point de trêve, point de relâche ! Un nuage de poussière fauve s'élève ; ils sont mouillés de l'écume et du souffle de ceux qui les suivent : tant l'amour de la gloire est grand, tant ils ont la victoire à coeur!


FACULA : petite torche composée de tiges résineuses liées ensemble.
FAGULATIS : surnom sous lequel Jupiter avait un temple entouré de hêtres sur le mont Esquilin à Rome.
FAIM : fille de la Nuit. Virgile la place aux portes des enfers et Ovide en Scythie. Les Lacédémoniens lui avaient consacré une chapelle dans le temple d’Athéna Chalciœcos.
FAISCEAUX (FASCES) : symbole de l’autorité souveraine à Rome. Les faisceaux étaient portés par les licteurs qui accompagnaient certains hauts magistrats romains. Composés de baguettes d’orme ou de bouleau liées ensemble par des lanières de cuir autour d'une hache(cette dernière représentait le consul ayant le pouvoir de condamner à mort par décapitation), ils servaient à battre les criminels avant l’exécution. Après le consulta de Publicola, seuls les licteurs accompagnant le dictateur eurent le droit de porter la hache liée aux faisceaux dans la ville de Rome. À l’extérieur de la capitale, l’usage des licteurs fut dès lors réservé aux consuls à la tête des armées et aux questeurs des provinces.

Licteur
FAL LIA : pierre sacrée des druides d’Irlande qui légitimait le pouvoir des rois par un cri. Cuchulain la détruisit parce qu’elle refusait de crier pour lui.
FALA :
1. Grande tour de bois haute de plusieurs étages, la fala servait à assiéger les forteresses et les villes.
2. Tour de bois montée spécialement dans le cirque pour la simulation des combats.
FALACER : épithète de Jupiter, dieu Romain des arbres fruitiers. Il avait son propre Flamine.

Tête de Flamine (250-260)
FALARICA : lourde et longue lance de jet, la falarica avait une large tête de fer triangulaire et un contrepoids sphérique en plomb situé à 40 cm en retrait de cette tête.

FALCARIUS : artisan qui fabriquait les faux et les faucilles.
FALCASTRUM : petit instrument agricole qui servait à désherber.
FALCONICA (PROBA)ou FALTONIA BETITIA PROBA : Fille de Pétronius Probianius(consul en 321), née en Etrurie,poétesse chrétienne d’Italie (322-370). Elle épousa Adelfius le préfet de Rome(351) et eut de lui deux fils: C. Clodius Hermogenianus Olybrius, consul en 379, et de Faltonius Alypius. Elle a écrit un Cento virgilianus dédié à Honorius, en vers hexamètres. Son livre fut très lu au Moyen Âge. D'après certaines contreverses, ce "Centon,", le " Centon de Proba " serait plus tardif qu'on ne le pense| il se situerait entre 385 et 388 (et non en 362)| et devrait être non pas de Faltonia Betitia Proba, mais d'Anicia Faltonia Proba|, le " Centon " utilise le " Carmen contra Paganos " qui est au plus tôt de 385, semble-t-il, et qui reste anonyme.
Extrait de la lettre de Saint Augustin à Fatonia Proba(le Combat chrétien): Un désir continuel, formé par la charité, et soutenu par la foi et par l'espérance, est donc une prière continuelle. Mais nous ne laissons pas outre cela de prier même vocalement, à de certaines heures réglées, afin que les paroles nous rappellent ce que nous devons désirer, et que rentrant en nous-mêmes nous puissions connaître si nous profitons, si nos désirs vont en augmentant, et qu'enfin nous travaillions sans cesse à les rendre plus vifs et plus ardents. Car c'est par l'ardeur du désir que se mesure l'effet de la prière.
Beaucoup objectent : « Comment pouvons-nous vaincre le diable que nous ne voyons pas ? » Mais nous avons un Maître qui a daigné nous apprendre comment se vainquent les ennemis invisibles. C'est de lui que l'Apôtre dit : « Vainqueur de la chair, il se proposa en exemple aux principautés et aux puissances, triomphant hardiment d'elles en lui-même. » Là donc sont vaincues les puissances invisibles, nos ennemies, où sont vaincues les cupidités visibles. Et parce que nous vainquons en nous-mêmes les cupidités temporelles, il est nécessaire que soit vaincu aussi en nous-mêmes celui par qui ces cupidités mêmes règnent dans l'homme. En effet, ceux qui nous attaquent extérieurement, nous les vainquons intérieurement en vainquant les concupiscences par lesquelles ils nous dominent. Et ceux qu'ils trouvent semblables à eux, ils les entraînent avec eux aux supplices.
C'est ainsi que même l'Apôtre dit qu'il combat en lui contre les puissances extérieures. Car il déclare : « Ce n'est pas contre des êtres de chair et de sang que nous avons à combattre, mais contre les princes et les puissances de ce monde, qui gouvernent les ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans les espaces célestes. »
Averti de revenir à moi-même, je suis entré au fond de mon cour, sous votre conduite, Seigneur, et j'ai pu le faire, parce que vous êtes venu a mon secours. Je suis entré, et avec le regard de mon âme, quel que fût son état, au-dessus de ce même regard, au-dessus de mon intelligence, j'ai vu la lumière immuable. Ce n'était pas cette lumière ordinaire que tout le monde peut voir ; ce n'était pas non plus une lumière de même nature, mais plus puissante, qui aurait brillé de plus en plus et aurait tout rempli par son éclat. Non, cette lumière n'était pas cela, elle était autre chose, tout autre chose. Elle n'était pas au-dessus de mon esprit comme l'huile flotte à la surface de l'eau, ni comme le ciel s'étend au-dessus de la terre. Elle était au-dessus de moi parce qu'elle m'a créé ; j'étais au-dessous d'elle parce que créé par elle. Celui qui connaît la vérité la connaît, et celui qui la connaît, connaît l'éternité. C'est l'amour qui la connaît !...
...je vous ai aimée bien tard, Beauté si ancienne et si nouvelle, je vous ai aimée bien tard ! Mais voilà : vous étiez au-dedans de moi quand j'étais au-dehors, et c'est dehors que je vous cherchais ; dans ma laideur, je me précipitais sur la grâce de vos créatures. Vous étiez avec moi mais je n'étais pas avec vous. Elles me retenaient loin de vous, ces choses qui n'existeraient pas si elles n'existaient en vous. Vous m'avez appelé, vous avez crié, vous avez vaincu ma surdité vous avez brillé, vous avez resplendi et vous avez dissipé mon aveuglement ; vous avez répandu votre parfum, je l'ai respiré et je soupire maintenant pour vous ; je vous ai goûtée et j'ai faim et soif de vous ; vous m'avez touché et je me suis enflammé pour obtenir la paix qui est en vous.

Faltonia Betitia Proba(enluminure du XV è siècle)
FALIA : île d’origine de la Pierre de Fal (Fal Lia) et terre d’initiation pour les Tuatha Dé Danann qui y apprirent la poésie et la sagesse.
FALX ARBORIA et SILVATICA: serpe employée par les élagueurs et les tailleurs de haies.

FALX DENTICULATA : faucille dont la lame était entaillée à la manière d’une scie. Elle était en usage dans divers pays de l’Antiquité. Le paysan s'en servait pour couper haut les tiges, quelques centimètres en dessous l'épi.

FALX STRAMENTARIA et MESSORIA: faucille servant à moissonner le blé.
FALX FOENARIA et VERUCULATA: faux à manche long et droit pour couper l'herbe.

FALX VINITORIA, VINEATICA et PUTATORIA: serpette de vigneron présentant divers tranchants servant aux diverses opérations de la taille de la vigne. Le tranchant droit, immédiatement au-dessus du manche, s'appelait culter , le coutre ; celui qui se recourbe au delà, sinus, le pli ou le creux ; le tranchant, entre le creux et la pointe, scalprum , le couteau; le croc lui-même, rostrum , le bec ; au delà de la pointe saillante, mucro, la pointe ; et contre le dos, le tranchant en demi-lune, securis , la hache.

FAMILLE EGYPTIENNE: le père était le chef de famille, la mère la maîtresse de maison. Les enfants obéissaient au père et à la mère. L’organisation familiale sous l’ancienne Égypte est si proche de la nôtre qu’elle nous paraît familière.
FAMILLE CELTE: chez les Celtes et les Gaulois, le père était le chef de famille, ayant droit de vie ou de mort sur ses enfants et son ou ses épouses. Ce droit était plus complexe chez les peuples pratiquant la polyandrie (une femme mariée à plusieurs hommes) ; dans ce cas-là, la loi prévoyait que le chef était celui qui lui avait fait le premier enfant (qui reprenait cette charge à la mort de son père). La mère élevait les enfants jusqu’à ce qu’ils soient en âge de porter les armes ou de procréer pour les filles. Après, certains de ces adolescents recevaient une éducation très poussée chez les druides. Quelquefois les enfants étaient élevés par une famille étrangère au clan ou à la tribu, ils servaient en quelque sorte de caution (otage) prévenant les conflits.
FAMILLE ROMAINE: Chez les Romains(sous la République), le chef de famille était le père. Il était considéré comme le roi de la maison et le prêtre de la religion domestique : en effet, c'était lui qui en célèbrait les rites, devant l'autel des dieux protecteurs de la famille. Son autorité était donc sacrée et sans limites. Sa femme et ses enfants lui devaient la plus stricte obéissance. Un de ses fils parvenait-il aux charges les plus élevées de l'Etat, et devenait-il consul ou sénateur, il n'en restait pas moins sous l'autorité paternelle. Le père possèdait véritablement sur ses fils le droit de vie ou de mort. Si l'un d'eux naissait infirme, son père était libre de ne pas l'accepter, de le vendre ou de le laisser mourir. On abandonnait les bébés au pied de la colonne lactaire située dans un grand marché ou sur une place.
FAMINE : malgré les eaux fécondantes du Nil, les famines furent nombreuses dans l’ancienne Égypte. L’instabilité politique, une mauvaise inondation, une invasion de sauterelles suffisaient à réduire à néant les efforts des paysans. L'une des premières famine est mentionnée sous le règne de Djeser, il y en eut de nombreuses autres notamment sous la période dite anarchique des VII et VIII è dynasties et sous les règnes des derniers Ramsès.

Le papyrus du scribe égyptien Ipuwer décrit avec une précision biblique la catastrophe de l'Exode. Ce papyrus est actuellement conservé au Musée de Leiden en Hollande. Découvert près de Memphis, en Égypte, au début du 19ème siècle, il a été traduit en 1909 par un grand égyptologue anglais, Sir Alan Henderson Gardiner, spécialiste de l'écriture hiératique. Le texte de ce papyrus représenté ci-dessous est écrit en cursive égyptienne antique, appelée aussi hiératique, une écriture dérivée des hiéroglyphes sculptés sur les monuments de l'Égypte antique. Ce papyrus décrit de violents cataclysmes en Égypte, la famine, la sécheresse, la fuite des esclaves emportant les richesses des égyptiens, et la mort ravageant tout le pays. Écrit par le scribe Ipuwer, ce papyrus est le récit d'un témoin oculaire d'une terrible catastrophe qui s'est abattue sur le royaume d'Égypte.
FAND : l’Hirondelle. Épouse du dieu Mananann. Elle tomba amoureuse de Cuchulain et tenta de le rejoindre sous la forme d’une hirondelle. Blessée par le héros qui chassait avec sa fronde, elle demeura un mois avec lui avant de retourner chez son époux.
FANAE ou FATUAE : nymphes prophétesses chez les Romains.
FANUM : lieu consacré à une divinité.
FARNUS: dieu romain de la parole(fari), épithète de Faunus.
FARNUS: Frêne. Ce bois était couramment utilisé sous l'époque romaine.
Extrait de l'Architecture Par Vitruve Pollion: Il faudra encore faire en sorte que des planches d'esculus ne soient point mêlées à des planches de chêne, parce que le chêne n'a pas plutôt pris l'humidité qu'il se déjette et fait fendre les aires. Si toutefois on manque d'esculus, et que, faute de ce bois, on soit obligé de se servir de chêne, il faudra alors employer des planches plus minces; moins elles seront épaisses, plus il sera facile de les fixer, de les arrêter avec des clous. Ensuite on attachera sur chaque solive les deux bords de chaque planche avec un clou de chaque côté, afin que, dans toute leur longueur, ils ne puissent se relever en se tour-mentant. Quant au cerrus, au hêtre, au farnus, ce sont des bois qui n'ont pas de durée. Une fois les planches assemblées, on les couvrira de fougère, si l'on en a, sinon de paille, afin que le bois ne puisse se gâter par la chaux.
FARRAGO : récolte précoce composée de diverses variétés de grains et de plantes légumineuses pour alimenter le bétail pendant l’hiver.
FARREUM : gâteau d’épeautre. On se marie par farreum par une sorte de sacrifice que l'on fait à Jupiter Farreus. Durant ce sacrifice est fourni un pain de blé ou gâteau d'épeautre d'où le non de confarreatio.
FARTOR : esclave chargé d’engraisser les volailles.
FASCES LAUREATI : faisceaux ornés de lauriers. On les portait devant un général victorieux.

FASCES VERSI : façon de porter les faisceaux (haches vers le bas) lors des funérailles d’un chef.
FASCIA :
1. Bande de tissu longue et étroite dont on entourait le corps des nouveau-nés.
2. Bandeau royal porté sur la tête.
3. Bandage qui, dans un but esthétique, comprimait la poitrine des femmes.
4. Solide et grossière bande d’étoffe qui formait la sangle d’un lit.
FASCINUS : dieu amulette qu’on suspendait au cou des enfants pour les préserver des accidents. On le plaçait dans les chars de triomphe. Son culte était confié aux vestales.
FASCIS: petits bois liés en forme de fagot ou de fascine.

FASTI ANNALES : registre de marbre ou de bronze sur lequel étaient inscrits les noms des consuls et des magistrats avec la date de leur entrée en fonction et celle de leur départ à la retraite.
FASTI SACRI : almanachs publics gravés dans le marbre. Ils étaient semblables à nos calendriers et indiquaient les jours de mauvais augures, les jours de marché, les fêtes, le lever et le coucher des étoiles fixes et les jours où siégeaient les tribunaux. Sous ce calendrier, on trouvait la liste chronologique des évènements historiques.

fragment d'un calendrier romain de l'époque de l'empereur Auguste ; les jours y sont désignés par les lettres de A à H ( période de huit jours ) . La lettre N désigne un jour néfaste , le F désigne un jour faste et le C ( comitiaux ) pendant lesquels pouvaient être convoqués les comices , assemblées générales du peuples .
FATUI : esclave simple d’esprit que les riches familles romaines gardaient pour leur amusement.
FAUCILLE : la faucille était un objet de culte associé à la lune. Les druides s’en servaient pour couper le gui.

FAUCON : rapace sacré pour les Égyptiens. Plusieurs dieux, dont le grand Horus, Rê, Montou, Sokaris, prirent sa forme. Le faucon avait la faculté de tout percevoir, d’où la symbolique qui se développa autour de l’Œil d’Horus.
Le faucon (Horus) à Edfou Sur chacune des inscriptions, est posé un faucon Horus coiffé
du pschent qui symbolise le pouvoir du pharaon sur les deux Terres.
Pierre provenant d'Abydos au nom de Ramsès II.
FAUCON : symbole solaire pour les Celtes. Transformée en faucon, la sorcière Cerridwen rattrapa le jeune Gwion changé en oiseau.
FAUNUS (FAUNE) : fils de Picus, petit-fils de Saturne, ancien roi et civilisateur du Latium.Marié à sa soeur Fauna. Il eut de nombreux temples en Italie. On rendait les oracles de Faunus pendant le sommeil. Pour y parvenir, on procédait à des ablutions tout en faisant abstinence et en se privant de tout ornement corporel, puis on sacrifiait deux brebis, l’une à Faunus, l’autre au dieu du sommeil. Le consultant se couchait sur les peaux des victimes, s’y endormait et recevait l’oracle. Faunus incisait aussi sa volonté sur les troncs des arbres qui lui étaient consacrés. L’île du Tibre lui fut attribuée. En l’an 195 av. J.-C., les Tomains lui élevèrent un temple. Les offrandes en son honneur se faisaient le 1er février et le 5 décembre. Les laboureurs avaient pour habitude de lui sacrifier des boucs. L’olivier sauvage et le pignon étaient ses attributs. On le représentait avec les cornes, les pieds et les oreilles d’un bouc. Il était aussi le dieu de la parole. On fêtait en son honneur les Lupercales. Le 15 février, douze luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal au pied du Mont Palatin où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus. Puis, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, ils couraient dans toute la ville de Rome ; ils étaient armés de lanières de peau de bouc avec lesquelles ils fouettaient les femmes qu'ils rencontraient sur leur passage pour les rendre fécondes. En 496, le pape Gélase I interdit cette fête païenne. Il choisit Valentin de Terni comme saint patron des fiancés et des amoureux, et décrète que cette date (le 14 février, jour de sa fête) lui serait consacrée.

Faunus Masque de Faunus
Faunus jouant de la flûte Faunus et Fauna
FAUSTA (FLAVIA MAXIMIANA ou MAXIMA) : fille de Maximien Hercule.Elle épousa Constantin Ier en 307 et lui donna trois fils qui régnèrent sous les noms de Constantin II, Constans et de Contance II, et deux filles: Constantina et Hélène. Deux ans après, elle sauva son mari que Maximin voulait assassiner. Elle accusa faussement Crispus, son beau-fils, d’avoir voulu attenter à son honneur(Selon Zozime, Crispus aurait refusé ses avances). Constantin la fit étouffer dans une étuve en 326 ou 327. André Piganiol avance l'hypothèse qu'elle aurait été condamnée pour avoir refusé de se convertir au christianisme. Cette piste semble se confirmer avec Saint Jérôme qui nous apprend que Fausta a été exécuté trois ans après Crispus.

FAUSTINE L’ANCIENNE (ANNIA GALERIA FAUSTINA) : née en 104, fille d'Anius Verus, prefet de Rome, femme d’Antonin le Pieux. Elle mourut en 141. L’empereur lui fit élever des temples bien qu’elle ait été de mœurs dévoyées. On appela « faustiennes » les jeunes orphelines élevées aux frais de l’État sous le protection de Faustine.

FAUSTINE LA JEUNE (ANNIA FAUSTINA JUNIOR) : fille de la précédente. Faustine jeune, à la naissance de laquelle on ne peut assigner de date précise, était fille d'Antonin et de Faustine. Elle avait était destiné par Adrien à Lucius Verus ; mais à cause de la disproportion de leurs âges, Antonin la donna en mariage à son cousin Marc Aurèle. (138), mère de Commode, elle eut treize enfants dont sept survécurent jusqu'à l'âge adulte. Elle mena une vie de dérèglements en tout genre. Elle trompait son mari avec des gladiateurs et serait impliquée dans la révolte d'Avidius Cassius. Elle accompagnait son époux dans ses campagnes militaires (ce qui lui vaut le surnom de Mater castrorum, la Mère des camps par les soldats), et durant l'hiver 175/176 elle mourrut en Cappadoce à Halala un camp militaire situé près des Monts Taurus. L’empereur lui fit rendre les honneurs divins.
Extrait d'après le travail d'Henry Cohen: Il est peu d'impératrices contre lesquelles la malveillance des historiens se soit acharnée davantage. Elle était très belle, comme on en peut juger d'après ses médailles. D'une nature ardente et voluptueuse, elle se livra à son goût pour le plaisir au-delà sans doute de ce qui convenait à une impératrice ; on a été jusqu'à l'accuser, non seulement d'avoir eu des amants à Rome, mais encore de s'être livrée à des matelots et à des gladiateurs à Gaëte. Marc Aurèle démentit dans ses lettres tous les bruits qui couraient sur les comédiens que sa femme aurait aimés ; et ensuite la réponse qu'il fit à ceux qui lui conseillaient de la répudier, sinon de la mettre à mort : " Je devrais donc aussi rendre sa dot, " qui était l'empire, et le regret profond que lui causa sa perte, sont des preuves évidentes que si Faustine avait des défauts, elle devait avoir aussi, pour pouvoir s'attacher le plus vertueux des époux, de grandes qualités, ce que Capitolin et d'autres historiens du temps ont jugés à propos de passer sous silence. Ainsi, non contents de l'accabler d'injures sous le rapport du dérèglement de ses mœurs, ils l'ont encore accusée d'avoir fait empoisonner Lucius Verus, et d'avoir excité Avidius Cassius à faire mourir son mari, tandis que le premier succomba à une attaque d'apoplexie, et qu'une lettre de Faustine à Marc Aurèle, rapportée par Vulcatius, respire la plus tendre affection pour son mari et ses enfants, et lui conseille les mesures les plus sévères contre Cassius. Faustine donna le jour à Lucille, à Commode et son frère jumeau Antonin, à sabine, à Fadille, à Domitia Faustine, à Annius Verus et à d'autres enfants dont les noms ne sont pas parvenus jusqu'à nous.


FAVUS : hexagone de pierre ou de marbre avec lequel on pavait le sol d’un édifice.
FAX : torche de bois résineux trempé dans l’huile ou la poix : ou torche de bois ou de métal creuse contenant de l’étoupe imprégnée de cire, de suif, de poix et de résine.
FAYOUM : oasis située au sud du Caire dans le désert libyque. Vers 2000 av. J.-C., les Égyptiens l’aménagèrent en réservoir d’eau. Sous les Ptolémées, avec l’arrivée et l’installation des vétérans grecs, le Fayoum, rebaptisé Arsinoé, s’enrichit de nouvelles cultures et de villes telles que Dimeh et Karashis aujourd’hui envahies par le désert. Outre son statut de plus ancienne région agricole égyptienne, le Fayoum endossa aussi le rôle de centre d’activité royale durant le Moyen Empire et de la période ptolémaïque. Parallèlement à cela, la région a aussi endossé le statut d’un des principaux greniers à blé du monde antique.Les portraits des défunts de Fayoum mérite une mention particulière : ces portraits d'un réalisme surprenant ont été exécutés durant la période romaine du premier au quatrième siècle après Jésus-Christ.

Le Fayoum(Fayyum)

Portaits trouvés sur les défunts enterrés au Fayoum
FAYOUMIQUE : dialecte copte.
FEBRUALIA (FÉBRUALES) : fêtes romaines de purification de la ville et apaisement des mânes des morts en l’honneur de Pluton(Februus). Le total de ces mois donnant 354 jours (soit un nombre pair, c'est-à-dire réputé fatal) on voulut donner à l'année 355 jours, en ajoutant un jour au dernier mois (Februarius) qui passa de 27 à 28 jours (soit un nombre pair), et fut donc considéré comme un mois maudit.
FEBRUUS ou FEBRO: dieu étrusque identifié avec Pluton. Il présidait les fêtes du mois de février appelées fébruales, dont s’inspirèrent les Romains.On l'identifie, à époque tardive, avec Dis Pater, le Pluton latin, dieu du royaume des morts.

Hadès, Februus, Pluton
FÉCIALES(FÉCIAUX) : hérauts de Rome. Ils portaient les déclarations de guerre et participaient à l’élaboration des traités de paix. Dans le premier cas, ils lançaient un javelot sur les frontières ennemies et, dans le second, ils se montraient munis d’une baguette.
Extrait de l'entrée en guerre de Rome d'après les travaux de Michèle Coltelloni-Trannoy: A Rome, la guerre occupait un temps spécifique, de mars à octobre, inauguré et achevé par toute unesérie de rituels saisonniers de sacralisation et désacralisation militaires1. La déclaration de guerreproprement dite s’insérait dans ce calendrier : d’une part, elle comprenait une procédure civile, ladécision du roi et celle du sénat (puis du peuple) débouchant sur une mission confiée à un magistrat(la prouincia est d’abord la sphère de compétence qui échoit à un consul ou un préteur avant de finirpar désigner le territoire sur lequel la mission — de gouvernement ou de guerre — doit s’exercer) ;d’autre part, sa validité dépendait aussi des déclarations rituelles émanant de prêtres-diplomates, lesféciaux. L’ensemble des formalités est bien connu par les relations qu’en donne Tite-Live, qui relate enparticulier leur institution par le troisième roi de Rome, Ancus Martius2 : sur demande du roi (dusénat plus tard), une délégation de féciaux, conduite par son président, le pater patratus, et un porteur d'herbes sacrées cueillies sur la citadelle de Rome, demande réparation à l’ennemi, sur son territoire.Si satisfaction n’est pas obtenue au bout de 33 jours, le pater proclame que la réclamation n’a pasabouti : cette phase constitue la repetitio rerum (réclamation des biens, ultimatum). Puis les féciaux reviennent à Rome, où le sénat vote la loi de déclaration de guerre. Enfin, le fécial se rend à lafrontière ennemie et envoie une javeline en cornouiller rouge3 accompagnée d’une formule d’entréeen guerre : tout cet ensemble définit l’indictio belli, la déclaration de guerre.
FÉCONDITÉ (FEBRUALIA) : déesse romaine représentée avec la corne d’abandance et des corbeilles de fruits. Elle préservait aussi les femmes de la stérilité. Cybèle d'origine phrygienne représentait la fécondité. Arthémise d'Éphèse fut aussi une déesse de la fécondité. On peut y ajouter Junon , Ishtar-Astarté, Tawaret l'égyptienne et bien d'autres, à commencer par les déesses-mères précédant la période antique.

La célèbre Vénus de Willendorf, -20 000 à -25 000 ans, Ishtar-Astarté
considérée comme une déesse de la fécondité
FÉDELM : prophétesse aux yeux à triple pupille et à la chevelure ordonnée en trois tresses qui apparut à la bataille de Tain Bô Cualngé pour annoncer la débâcle à la reine Medb.
FÉDELMID : couteau du roi Conchobar.
FÉES : personnages mythiques appartenant à l’histoire celtique, les fées habitaient le Monde Invisible ou la forêt de Brocéliande en Armorique. Le mot « fée » provient du latin fata, pluriel neutre de fatum, signifiant « destin » et interprété comme féminin. L'étymologie laisse donc penser que la fée serait liée au destin, c'est à dire dotée d'un don de prédiction ou bien d'une capacité à influencer le destin. Cette racine latine, renvoie donc à une créature tutélaire, celles qui se penchent sur le berceau d'un nouveau-né pour apporter protection et grâces magiques. Cette définition est une référence aux trois Moires, divinités gardiennes du Destin, de la mythologie grecque (les Parques de la mythologie romaine).Avec la fée fata, on retrouve aussi l'archétype classique des fées « matrones », comme dans La Belle au bois dormant. La croyance dans l'existence de telles créatures surnaturelles subsiste encore dans certaines contrées d'Europe : par exemple les pays scandinaves, ou bien l'Islande — où le tracé d'une autoroute fut dévié, afin d'éviter un lieu habité par les fées.
Extrait des Fées par Charles Perrault: Il était une fois une veuve qui avait deux filles : l'aînée lui ressemblait si fort d'humeur et de visage, que, qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables et si orgueilleuses, qu'on ne pouvait vivre avec elles. La cadette, qui était le vrai portrait de son père pour la douceur et l'honnêteté, était avec cela une des plus belles filles qu'on eût su voir. Comme on aime naturellement son semblable, cette mère était folle de sa fille aînée, et, en même temps avait une aversion effroyable pour la cadette. Elle la faisait manger à la cuisine et travailler sans cesse. Il fallait, entre autres choses, que cette pauvre enfant allât, deux fois le jour, puiser de l'eau à une grande demi-lieue du logis, et qu'elle rapportât plein une grande cruche. Un jour qu'elle était à cette fontaine, il vint à elle une pauvre femme qui lui pria de lui donner à boire. " Oui-dà, ma bonne mère, " dit cette belle fille ; et, rinçant aussitôt sa cruche, elle puisa de l'eau au plus bel endroit de la fontaine et la lui présenta, soutenant toujours la cruche, afin qu'elle bût plus aisément. La bonne femme, ayant bu, lui dit : " Vous êtes si belle, si bonne et si honnête, que je ne puis m'empêcher de vous faire un don ; car c'était une fée qui avait pris le forme d'une pauvre femme de village, pour voir jusqu'où irait l'honnêteté de cette jeune fille. Je vous donne pour don, poursuivit la fée, qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou une fleur, ou une pierre précieuse. " Lorsque cette belle fille arriva au logis, sa mère la gronda de revenir si tard de la fontaine. " Je vous demande pardon, ma mère, dit cette pauvre fille, d'avoir tardé si longtemps " ; et, en disant ces mots, il lui sortit de la bouche deux roses, deux perles et deux gros diamants. " Que vois-je là ! dit sa mère toute étonnée ; je crois qu'il lui sort de la bouche des perles et des diamants. D'où vient cela, ma fille ? (Ce fut là la première fois qu'elle l'appela sa fille.) La pauvre enfant lui raconta naïvement tout ce qui lui était arrivé, non sans jeter une infinité de diamants. " Vraiment, dit la mère, il faut que j'y envoie ma fille. Tenez, Fanchon, voyez ce qui sort de la bouche de votre sœ ur quand elle parle ; ne seriez-vous pas bien aise d'avoir le même don ? Vous n'avez qu'à aller puiser de l'eau à la fontaine, et, quand une pauvre femme vous demandera à boire, lui en donner bien honnêtement. - Il me ferait beau voir, répondit la brutale, aller à la fontaine ! - Je veux que vous y alliez, reprit la mère, et tout à l'heure. " Elle y alla, mais toujours en grondant. Elle prit le plus beau flacon d'argent qui fut au logis. Elle ne fut pas plus tôt arrivée à la fontaine, qu'elle vit sortir du bois une dame magnifiquement vêtue, qui vint lui demander à boire. C'était la même fée qui avait apparu à sa sœur, mais qui avait pris l'air et les habits d'une princesse, pour voir jusqu'où irait la malhonnêteté de cette fille. " Est-ce que je suis ici venue, lui dit cette brutale orgueilleuse, pour vous donner à boire ? Justement j'ai apporté un flacon d'argent tout exprès pour donner à boire à Madame ! J'en suis d'avis : buvez à même si vous voulez. - Vous n'êtes guère honnête, reprit la fée, sans se mettre en colère. Eh bien ! puisque vous êtes si peu obligeante, je vous donne pour don qu'à chaque parole que vous direz, il vous sortira de la bouche ou un serpent, ou un crapaud. " D'abord que sa mère l'aperçut, elle lui cria : " Eh bien ! ma fille ! - Eh bien ! ma mère ! lui répondit la brutale, en jetant deux vipères et deux crapauds. - O ciel, s'écria la mère, que vois-je là ? C'est sa sœur qui est en cause : elle me le paiera " ; et aussitôt elle courut pour la battre. La pauvre enfant s'enfuit et alla se sauver dans la forêt prochaine. Le fils du roi, qui revenait de la chasse, al rencontra et, la voyant si belle, lui demanda ce qu'elle faisait là toute seule et ce qu'elle avait à pleurer ! " Hélas, Monsieur, c'est ma mère qui m'a chassée du logis. " Le fils du roi, qui vit sortir de sa bouche cinq ou six perles et autant de diamants, lui pria de lui dire d'où cela lui venait. Elle lui conta toute son aventure. Le fils du roi en devint amoureux ; et, considérant qu'un tel don valait mieux que tout ce qu'on pouvait donner en mariage à une autre, l'emmena au palais du roi son père, où il l'épousa.



FÉLICITÉ : déesse dont le temple fut incendié sous le règne de l’empereur Claude (41-54). Elle était représentée avec la corne d’abondance et le modius.

Claude II le Gothique, 268-270 après JC. La Félicité
debout tient le caducée et la corne d'abondance
FÉLIX(MARCUS ANTONIUS) : procurateur de Judée(52) et frère de Pallas , affranchi deClaude Ier. Il épousa Drusilla, fille d’Agripa Ier, bien qu’elle fût mariée au roi d’Emèse, et fit mettre à mort le grand-père de Jonathan. Suètone nous apprend qu'il épousa trois reines. La première Drusilla était sans doute fille de Ptolémée de Maurétanie et arrière-petite-fille de la grande Cléopâtre et de Marc Antoine. La deuxième était Drusilla, une princesse juive, fille du vieux roi Hérode Agrippa Ier, que Felix fit divorcer pour l'épouser, et qui lui donna un fils nommé Agrippa. La troisième est inconnue. il laissa les violences se développer entre les Samaritains, sous sa juridiction, et les Galiléens, sous la juridiction du procurateur Ventidius Cumanus. Comme Felix et Cumanus ne parviennent pas à ramener l'ordre avec leurs soldats, Claude missionna le gouverneur de Syrie Quadratus pour sévir contre les fauteurs de troubles, et aussi contre les procurateurs irresponsables. Selon Tacite, Quadratus ménagea Félix en le nommant juge, et ne condamne que Cumanus. Felix rétabli dans ses fonctions dut réprimer les brigandages endémiques, et les prophètes qui agitaient le pays et menaçaient de créer une situation insurrectionnelle. Selon Flavius Josèphe, il paya des sicaires pour assassiner le grand-prêtre Jonathan, qui critiquait constamment sa mauvaise gestion de la Judée. Après cet attentat, les sicaires multiplièrent leurs actions violentes. En 60, des émeutes opposent à Césarée des Juifs et des Syriens, que Felix réprime durement avec ses soldats. Une délégation des Juifs de Césarée rencontre Néron et accuse Felix d'injustices envers les Juifs.
Rappelé en 62 et accusé auprès de Néron , il fut sauvé par l'intervention de Pallas.

Monnaie du procurateur Félix
FÉLIX Ier (SAINT) : pape, 269-274. Évêque de Rome du 5 janvier 269 au 30 décembre 274. Il est considéré conmme le 26e pape et succède à Denys mort le 26 décembre 268. Il exerça son pontificat sous l'empereur Aurélien, qui supprima la liberté de culte pour les chrétiens, ordonnant de les persécuter. Félix commença à ensevelir les martyrs sous les autels, et ainsi institua la coutume de célébrer la messe sur leurs tombeaux. Il approuva en 269, par le synode d'Antioche, la condamnation de Paul de Samosate. Il lutta contre les hérésiarques Sabellius et Paul de Samosate. Il mourut en prison pendant la neuvième persécution. Fête, le 30 mai.
FÉLIX II: antipape de 355 à 365 . Félix fut élu et ordonné pape à la place de Libère , qui, ne voulant pas approuver l’hérésie arienne, fut, par. l’ordre de Constance, fils de Constantin, envoyé en exil, où il resta trois ans. C'est pour cela que tout le clergé romain ordonna Félix à sa place, du vouloir et du consentement de Libère lui-même. Ce Félix, ayant convoqué un concile, condamna, en présence de quarante-huit évêques, Constance empereur arien hérétique et deux prêtres qui le soutenaient. Constance indigné chassa Félix de son évêché et rappela Libère à la condition d'être en communion seulement avec Constantin et les autres que Félix avait condamnés. Libère, accablé par les ennuis de l’exil, souscrivit à l’hérésie; et il en résulta que la persécution augmenta à tel point que beaucoup de prêtres et de clercs furent tués dans l’église sans que Libère s'y opposât. Quand Libère est libéré en 357 le clergé réunit la population dans le grand cirque de Rome et annonce que l'Église sera administrée par deux évêques. C'est un tollé qui accueille cette décision et lorsque Libère arrive à Rome une émeute éclate et chasse Félix. Il tente de revenir par la force quelque temps après mais devant l'échec de sa tentative renonce définitivement et se retire sur ses terres dans les environs de Rome. Il meurt , la tête tranchée, après avoir subi le martyre à Rome le 22 novembre 365.
Extrait du livre second de la la polémique entre Félix et Augustin: Au jour fixé, c'est-à-dire la veille des ides de décembre, les choses se passèrent ainsi dans l'église de la paix.
Augustin, évêque de l'Eglise catholique dans la province d'Hippone, prit la parole et dit Dans notre première conférence vous avez demandé un répit, il vous en souvient, parce que vous ne pouviez répondre immédiatement aux questions que je vous adressais. Si donc, après ce long intervalle de cinq jours, vous vous en sentez capable, répondez. Voici la question que je vous posais : Si rien ne pouvait nuire à Dieu, pourquoi a-t-il déclaré la guerre à cette nation que vous appelez la nation des ténèbres, de telle sorte que pendant cette guerre il mêla sa substance à la nature des démons; c'est vous-même qui l'avez dit? Au contraire, si quelque chose pouvait nuire à Dieu, le dieu que vous adorez n'est donc pas un dieu incorruptible comme l'atteste la doctrine apostolique ?
Félix. Depuis que j'ai quitté votre sainteté, je n'ai pas oublié le jour fixé pour une seconde conférence dans laquelle je devrais répondre à toutes vos questions. Mais je n'ai pu me procurer aucun des écrits qui m'étaient nécessaires pour me mettre en état de combattre; de même donc qu'on ne peut aller au combat sans être armé, de même qu'un mon avocat ne peut plaider sans avoir de dossier, moi je ne puis répondre sans écriture.
Augustin. Cette tergiversation est tout ce que vous avez trouvé de mieux après cinq jours de réflexion; ce n'est pas elle qui vous aidera beaucoup à vous tirer honorablement d'une cause perdue et d'une erreur sacrilège. En effet, tous les chrétiens qui nous entouraient et que je retrouve encore aujourd'hui, savent que vous avez demandé un répit; que ne demandiez-vous alors les écrits, si vous pensiez en avoir besoin pour préparer vos réponses? Vous ne l'avez pas fait. Je sais que vous les avez demandés longtemps avant de réclamer un répit, mais alors vous n'aviez pas pour but de vous instruire. Quand vous avez demandé ce répit, vous n'avez manifesté aucun désir d'avoir ces livres pour les étudier et les approfondir.
Félix. Je demande que ces livres me soient rendus immédiatement, et dans deux jours je reviens au combat. Si je suis vaincu, je subirai la sentence qu'il vous plaira de porter.
Augustin. Je ne vous regarde pas comme un ignorant dans votre secte criminelle; vous avouez vous-même que vous connaissez sa doctrine. Mais lors même que vous n'avoueriez pas que vous ne pouvez répondre, cette impossibilité ne serait un mystère pour personne. Maintenant, vous demandez vos écrits qui sont gardés sous le sceau public, et vous promettez, après les avoir étudiés, de revenir dans deux jours; mais avant tout, constatez une chose évidente : c'est que vous ne pouvez répondre à mes questions. Emportez donc vos livres et dites-nous en quoi ils pourront vous aider pour vous instruire et pour répondre.
Félix. Je réclame toutes les écritures qui m'ont été enlevées. D'abord cette lettre Fondamentale ; car votre sainteté n'ignore pas, je le lui ai dit du reste, qu'elle renferme le commencement, le milieu et la fin; qu'on la lise et qu'on prouve qu'elle renferme des erreurs ; quand cette preuve m'aura été fournie, j'anathématise cette lettre.
Augustin. Puisque vous avouez que cette lettre renferme le commencement, le milieu et la fin de votre doctrine, je prouve d'abord que le commencement en est sacrilège, car vous y dites que Dieu a combattu contre la nation des ténèbres, qu'il a mêlé sa substance à la nature des démons sans reculer devant les souillures qui devaient atteindre cette substance, qui n'est autre que lui-même. Il y a là une affirmation tellement sacrilège, qu'elle soulève l'indignation dans l'âme de tous ceux qui l'entendent. Et c'est là le premier reproche que j'adresse à votre secte, qu'il s'agisse du commencement, du milieu ou de la fin, peu m'importe. Or, vous avouerez, je pense, que nous avons lu ce passage de la lettre Fondamentale, que vous attribuez à Manès. C'est ce passage que je vous oppose; défendez-le, si vous pouvez, avant que nous passions à autre chose. Je demande donc de nouveau : Si c'est un Dieu incorruptible que vous adorez, comment pourrait lui nuire cette nation ennemie que vous imaginez à plaisir? Si elle ne pouvait rien contre Dieu, pourquoi alors mêlait-il sa substance à la nature des démons ? Si elle pouvait lui nuire, Dieu n'est donc pas incorruptible ?
Félix. Manès affirme l'existence de deux natures, l'une bonne et l'autre mauvaise; et c'est cette dualité que vous lui reprochez. Dans l'Évangile Jésus-Christ parle de deux arbres: « L'arbre bon ne porte pas de mauvais fruits, et l'arbre mauvais n'en porte pas de bons ». Voilà bien deux natures. Nous lisons également dans l'Évangile : « N'avez-vous pas semé une bonne semence dans votre champ? pourquoi donc y voit-on de la zizanie ? C'est là l'oeuvre de l'ennemi ». Qu'on me prouve que cet ennemi n'est pas étranger à Dieu : s'il lui appartient, quelle semence a-t-il semée? De même il est écrit dans l'Évangile, qu'à la fin des temps, Jésus-Christ établira son trône au milieu du siècle, enverra ses anges à l'Orient et à l'Occident, au Septentrion et au Midi, qu'il rassemblera toutes les nations en sa présence, et les séparera comme le berger sépare les agneaux du milieu des boucs. Je ne fais qu'analyser; il dira donc aux agneaux : « Entrez dans le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde ». Il dira aux boucs placés à sa gauche : « Retirez-vous de moi, vous qui avez commis l'iniquité »; vous portiez mon nom, mais vous n'avez pas accompli.
FÉLIX III: aristocrate romain, fils du prêtre Félix, il fut bisaïeul du futur saint Grégoire le Grand. Veuf et père de famille (il a deux enfants), il est élu pape à la succession de Simplice le 13 mars 483. Il arrive sur le trône de Pierre avec l'appui évident du roi des Hérules, Odoacre, mais la forte personnalité du pape parvient rapidement à faire oublier ce soutien embarrassant. Félix III est confronté rapidement d'ailleurs en 488 à l'invasion de l'Italie par Théodoric le Grand et à la chute de son ancien protecteur. En Afrique les Vandales, ariens, déclenchent une violente persécution contre les catholiques. Mais c'est la rupture avec Constantinople qui occupe surtout son pontificat. En effet l'empereur Zénon, sous l'influence du patriarche de Constantinople Acace, a tenté d'apaiser le conflit monophysite en publiant un texte, l'Henotikon (ou « acte d'union »), supposé trouver un compromis entre monophysisme et catholicisme. Mais Félix III y décèle une trop forte influence du monophysisme et lance l'anathème (484) contre Acace (contre l'empereur cela comportait sans doute plus de risque). Le patriarche réagit en rayant le nom de l'évêque de Rome des diptyques liturgiques, ce qui revient à l'excommunier. Cette rupture va durer jusqu'au règne de Justin Ier en 519, soit 35 ans de schisme. Félix III parvient cependant, avec l'aide de Zénon qui signe une trêve avec les Vandales, à mettre un terme aux persécutions contre les catholiques africains. Il se trouve alors confronté au problème des catholiques devenus ariens sous les persécutions de Genséric et de son fils Hunéric et qui souhaitent redevenir catholiques. Ceux qui sont restés fermes dans leur croyance sous la persécution refusent ce retour et Félix III doit envoyer une lettre aux évêques d'Afrique exposant sous quelles conditions ils peuvent recevoir dans l'Église ces « brebis égarées ». Félix III meurt à Rome le 1er mars 492. Il est considéré comme saint par l'Église catholique, qui le fête le 1er mars.

FEMME(ÉGYPTE) : dans l’ancienne Égypte, la femme avait les mêmes droits civils et religieux que l’homme. Étant avant tout destinée à devenir maîtresse de maison et n’allant pas à l’école, elle fut toujours socialement en retrait. Cependant, rien n’interdisait aux femmes de devenir prêtresses ou artisanes et, tout au long de l’histoire égyptienne, il y en eut qui exercèrent leur charge ou leur métier en toute liberté. La civilisation égyptienne a fait une grande place à la femme. Dans les oeuvres d'art, elle est encore un des premiers thèmes d'inspiration, au début, comme symbole de la transmission de la vie, ensuite, pour son charme seul. Le musée égyptien de Turin conserve des bijoux dont se paraient les élégantes Egyptiennes. Il faut dire que la position sociale de la femme en Egypte est très élevée, tant dans la vie privée que dans la vie publique. Très souvent nous trouvons la représentation de la femme avec son époux; citons le prince Rahotep avec son épouse Nophret.
FEMME(GRÈCE): En Grèce antique, les femmes ne jouissaient d’aucun droit civil et politique, et par conséquent leur statut était inférieur. Elles sont mères et compagnes, gérant la maison. ne pouvait se livrer à des actes judiciaires, ni posséder ni acheter ni vendre des biens. Au cas échéant, son kyrios (maître, tuteur) la représentait. Elle se trouvait donc toujours sous la tutelle de quelqu’un. Les femmes n’étaient pas déclarées au registre d’état civil. Les seuls droits qu’on leur reconnaissait étaient le droit de contracter un mariage légitime afin de donner des héritiers à son époux, ainsi que celui d’épicléria : si une fille unique héritait de son père, elle devenait épiclère, celle qui est assise sur la propriété, mais n’en avait de toute façon pas la jouissance puisqu’elle n’avait aucun droit judiciaire, elle ne pouvait donc pas la vendre. Elle devait donc épouser le plus vite possible son plus proche parent du côté paternel pour que l’héritage reste dans la famille. Les jeunes filles ne s’instruisaient pas comme les garçons, leur mère ou une vieille servante leur enseignait comment tenir la maison, tisser la laine, et parfois même, mais c’était rare, à lire et écrire. Les jeunes filles ne sortaient pas, sauf si elles devaient se rendre au temple, à une fête religieuse ou familiale, ou pour faire leurs achats personnels, et toujours accompagnées de leur tuteur ou d’une esclave. Même dans la maison, elles étaient assignées à la partie réservée aux femmes, le gynécée, situé d’habitude au premier étage. Par contre à Sparte, les filles faisaient de l’exercice, ce qui scandalisait les athéniens puisque pendant l’exercice, on voyait leurs cuisses.Il était hors de question pour la jeune fille en antiquité de choisir elle-même son époux, son tuteur décidait à sa place. Les mariages étaient des unions de convenance et non d’amour véritable. Une fois mariée, le mari devenait le tuteur, et la femme continuait à vivre à la maison comme avant. La seule différence c’était que maintenant c’était elle qui la tenait. Elle veillait à tout au quotidien, élevait les enfants, s’occupait des provisions, et surveillait les esclaves, faisait le tissage pour les vêtements de toute la famille. C’est elle qui détenait les clefs de la maison, privilège que son époux pouvait toutefois lui retirer.Qu’elle s’attarde un peu sur le pas de sa porte et une femme perdait sa réputation. Quand il y avait des invités, elles ne pouvaient apparaître, l’homme sortait toujours seul, non seulement pour aller à son travail, ou participer à des affaires publiques, mais aussi pour rencontrer ses amis, ou se distraire aux jeux et repas.Il était autorisé aux femmes d’assister à des tragédies au théâtre, mais une femme respectable n’allait pas au théâtre quand on y jouait des comédies. A tout moment l’homme pouvait répudier son épouse, néanmoins pas sans raison et sous certaines conditions, tout en étant marié, il pouvait entretenir une ou plusieurs concubines, se distraire avec des courtisanes ouvertement et sans avoir de comptes à rendre à personne. Seules quelques voix à cette époque prêchaient une moralité égalitaire entre les époux, comme Aristote, Isocrate, Plaute. Une femme qui trompait son mari était automatiquement répudiée, et l’homme surpris avec une femme mariée dans le meilleur des cas pouvait s’en tirer avec une amende, et dans le pire, avec le rapanismos, punition selon laquelle on lui glissait publiquement un radis dans l’anus ! Un homme pouvait aussi répudier sa femme si elle était stérile. Par contre, selon une loi de Lycurgue (législateur spartiate), un époux âgé ou infécond pouvait présenter sa femme à un jeune amant dont elle pouvait concevoir un enfant que le mari reconnaissait ensuite comme le sien. Un Spartiate aussi, lorsqu’il avait assez d’enfants de son épouse, pouvait la présenter à un de ses amis pour qu’il l’honore à son tour.

FEMME(HÉBREUX): La plupart du temps, elles ne sont pas considérées comme des citoyennes. Leurs droits civiques sont nuls à quelques exceptions près. Quant aux droits simplement humains, ils sont aussi très peu nombreux. Le mariage est un marché qui se conclut par achat ou, plus souvent, par un échange, par un troc. Jacob, par exemple, n'achète pas sa femme avec de l'argent. Il arrive chez son oncle Laban. "Laban avait deux filles: l'aînée s'appelait Lia et la cadette Rachel. Lia avait les yeux ternes mais Rachel avait belle tournure et beau visage et Jacob aimait Rachel. Il dit: je te servirai sept années pour Rachel, ta fille cadette. Laban répondit: il vaut mieux la donner à toi qu'à un étranger; reste donc chez moi. (Gen. 29,16)". Jacob sert donc son oncle pendant sept ans et, au bout de ce laps de temps, après un grand banquet, on lui amène dans son lit une femme. Tout va donc très bien, "mais voilà que le matin arriva, et c'était Lia". Jacob s'étant plaint, Laban lui répond: "Ce n'est pas l'usage de marier la plus jeune avant l'aînée". Et Jacob devra servir encore sept années pour obtenir le droit d'emmener ses deux femmes.La polygamie est donc admise et même tout à fait naturelle. La femme d'Abraham, Saraï, étant stérile, Yahvé lui conseille d'essayer d'avoir une descendance d'Agar, sa servante égyptienne. L'un des principaux rôles de la femme est donc, on le voit, d'assurer la descendance de l'homme. Il en sera de même en Grèce: le concubinage est recommandé au cas où la femme légitime est stérile. Ces concubines peuvent être, soit des prisonnières de guerre, soit des esclaves, soit toute autre femme. Même une veuve se doit d'assurer une descendance à son époux défunt; elle est parfois obligée de se prostituer pour cela. Tamar, veuve d'Er, fils de Juda, doit aller s'offrir aux passants afin d'arriver à coucher avec son beau-père, Juda, dans le but d'avoir un fils qui sera descendant d'Er. (Gen. 38,14). De même, Ruth, prise pour femme par des nomades, et abandonnée au bout d'une dizaine d'années, (chose courante dans l'antiquité), devra jouer une petite comédie à Booz, pour se faire épouser par lui. La prostitution d'ailleurs, à cette époque, n'a rien de choquant et a même, parfois, un caractère sacré, nous le verrons par la suite.

FEMME(ROME): A la période archaïque, la femme est dans l'état absolu de dépendance, mais après la période étrusque elle gagnera les mêmes libertés que les hommes.Un métissage culturel a donc présidé à l'organisation de la vie familiale et sociale des romains. Il en est résulté chez ce peuple, la construction d'une famille monogame, la Familia, et une répartition bien dessinée des rôles respectifs de l'un et l'autre des conjoints. Les comportements des époux étaient strictement contrôlés et sanctionnés par une société s'appuyant sur des vertus nécessaires, selon les responsabilités des deux sexes et selon la conception établie des droits intangibles de l'épouse et de la mère. Ainsi, les tuteurs ne pouvaient épouser leur pupille; un sénateur ne pouvait convoler avec une esclave affranchie. Rome étant soumise à un pouvoir militaire fort, l'influence des femmes dans un rôle politique était rare, ne pouvant concerner que quelques-unes d'entre elles qui appartenaient à la famille impériale et aux grandes familles patriciennes.
Mais la direction pratique de la maison était du domaine de l'épouse. Elle était la domina domus ou la patrona. Elle était également la matrona dirigeant l'éducation des enfants. Le père gardait la sentence, la punition relevant de lui seul. L'école élémentaire (litterarum ludi) était obligatoire sous l'Empire. La scolarité durait cinq ans et était accessible aux filles. Il y avait très peu d'analphabètes. Les classes supérieures (philosophie, rhétorique) étaient réservées aux familles patriciennes et fortunées. Il y avait une sorte d'obligation de fonder une famille, car le devoir de la citoyenne romaine était de donner aux moins trois enfants à l'Etat. Celui-ci versait une prime de naissance instituée depuis le règne de l'Empereur Auguste, uniquement en faveur de celles qui détenaient la citoyenneté. Dans la classe favorisée notamment, les séparations et les remariages étaient fréquents. Un homme aisé se remariait quatre ou cinq fois. Les femmes d'un rang élevé, qui divorçaient moins facilement ne pouvaient se mésallier en épousant un prétendant de rang social inférieur. Elles vivaient dans ce cas en concubinage, malgré les critiques. D'autant que les veuves avaient le droit à l'héritage de l'ex-conjoint jusqu'au remariage suivant. Depuis le premier siècle de notre ère, les fiançailles se déclaraient avec engagement mutuel, rédaction d'un contrat financier et cérémonie religieuse, festin pour le jour du mariage et le lendemain. Pour ce qui était de la vie courante les femmes sortaient librement, même seules, faisaient leurs achats dans les boutiques, allaient aux thermes, recevaient et rendaient leurs visites. Dans l'univers du travail, la majeure partie des travaux des champs revenait aux femmes (vigne, blé, lin). Les travaux de la restauration et de la gastronomie n'étaient pas jugés convenables alors que la branche des textiles leur était entièrement ouverte. Elles pouvaient aussi exercer les métiers de sage-femme, nourrice, préceptrice et même médecin. Elles pouvaient aussi être gladiateurs. La prostitution était reconnue et règlementée. La loi considérait comme "meretrix" toute femme qui faisait commerce d'elle-même dans une maison, une auberge, un lieu public. Beaucoup se prostituaient sans aucune dissimulation. Les prostituées, qui ne comprenaient ni les actrices ni les danseuses, de réputation pourtant détestable, étaient tenues de se présenter aux magistrats de police pour une inscription sur un registre ce qui les condamnait au paiement d'une taxe. Beaucoup étaient des esclaves ou des affranchies. Les plus raffinées étaient courtisanes et participaient à des banquets exclusivement masculins. Elles étaient frappées d'incapacité juridique, ne pouvaient témoigner en justice, ni hériter ni se montrer au théâtre. Le mariage leur redonnait une respectabilité légale. Les Romains jugeaient normale la liberté des moeurs. Il était admis d'engager des esclaves jeunes et belles dans la maison d'un homme marié, sans susciter de réprobation de la société.

FEMME(CELTE) (GAULOISE): chez les Celtes et les Gaulois, les femmes avaient presque les mêmes droits que les hommes. Enfants, puis adolescentes, elles recevaient le même enseignement que les garçons et pouvaient accéder au rang suprême d’archidruidesse. Elles perdront peu à peu leur liberté à l’époque gallo-romaine. La femme celte était relativement indépendante de l'homme, elle pouvait posséder des biens propres : bijoux, bétail... Si la propriété foncière était collective chez les Celtes, à côté, la propriété mobilière individuelle était admise. La femme pouvait user de ses biens personnels à sa guise, elle les conservait en cas de mariage et pouvait les reprendre en cas de divorce. Le mariage était une institution souple, résultat d'un contrat dont la durée n'était pas forcément définitive. En théorie, la femme choisissait librement son époux et lorsque c'est elle qui possédait plus de biens que son mari, c'est elle qui dirigeait toutes les affaires du ménage sans demander l'avis à son époux. Si la fortune de l'homme et de la femme étaient à égalité, le mari ne pouvait gérer les biens sans en référer à son épouse. En se mariant, la femme n'entrait jamais dans la famille de son mari, elle appartenait toujours à sa famille d'origine, et le prix que versait le mari pour l'achat de sa femme n'était qu'une compensation donnée à la famille de celle-ci. En cas de divorce, la femme retournait dans sa famille d'origine. Si l'homme décidait d'abandonner sa femme, il devait s'appuyer sur des motifs graves, si non, il devait payer des dédommagements très élevés. La femme pouvait se séparer de son mari en cas de mauvais traitements, elle pouvait alors reprendre ses biens propres et sa part des biens acquis pendant toute la durée du mariage. Le divorce pouvait aussi s'effectuer par consentement mutuel, la séparation n'était pas liée à une quelconque culpabilité, c'était simplement un contrat qui cessait.
La femme gauloise était, dans la société, bien plus importante que la femme romaine. Leurs statuts étaient eux aussi très différents. L'une avait un rôle social et politique essentiel, l'autre n'était que le deuxième sexe dédié aux tâches subalternes de la vie domestique. La Gauloise participait d'abord activement aux actes de guerre. Armées d'épées et de haches, éructant de colère, elles se jetaient tout à la fois sur l'ennemi romain et sur le fuyard gaulois pour l'obliger à se battre. Le courage de la femme gauloise est également attesté par ces histoires de femmes employées aux champs dans le cadre d'exploitations foncières, qui ne s'interrompaient que quelques minutes dans leur travail pour aller accoucher. En principe, les enfants appartenaient à la famille du père, de ce fait, ils n’étaient jamais abandonnés, d’autant plus que le système du « fosterage » était pratiqué. Il consistait à envoyer les enfants dans une autre famille afin qu’ils reçoivent une éducation manuelle, intellectuelle ou guerrière, ce qui élargissait le cadre de la vie familiale. Les enfants pouvaient hériter de leurs deux parents et les filles n’étaient pas écartées de la succession, même si elles étaient défavorisées par rapport aux garçons.

FEMORALIA ou FEMINALIA : caleçons qui entraient dans l’habillement des troupes romaines impériales servant dans les régions nordiques.
FENUGREC(TRIGONELLE ou SÉNÉGRAIN) : plante de la famille des papilionacées dont les graines donnent une huile qui était réputée pour lutter contre les effets du vieillissement. Plante de fourrage chez les Grecs. Elle entrait dans la composition des recettes d'embaumement en Égypte.

Graines de fénugrec
FER : le fer fit son apparition en Égypte dès la préhistoire. On le récupérait sur les météorites. Sous l’Ancien Empire, lors du rituel de la résurrection, l’ouverture de la bouche devait se faire avec une herminette en fer. Très rare et très cher, le fer commença à être véritablement usiné à partir de 1600 avant notre ère. D’abord réservé à l’élite, il deviendra populaire et commun vers 600 av. J.-C., au même titre que le cuivre et le bronze. Très officiellement, le début de l'âge du fer est daté de 1100 avant notre ère pour les régions méditerranéennes et de 700 avant notre ère pour l'Europe centrale. A cette époque il est difficile de parler déjà de métiers relatifs aux métaux et de différencier les forgerons, les fondeurs, les ferronniers ou les métallurgistes. Les premiers écrits qui font mention du mot «fer» sont des tablettes cappadociennes découvertes dans l'ancienne ville de Kanesh, datées de la première moitié du II e millénaire avant notre ère. Le minerai de fer, l'asium, y est distingué du lingot de fer, l'amatum. Au XVIII e siècle avant notre ère, à Alalakh (sur la frontière turco-syrienne), des tablettes cunéiformes hittites signalent une production d'armes en fer. Les textes hittites des XV e et XIV e siècles avant notre ère mentionnent un trône en fer forgé sur place, tandis qu'une lettre d'Amarna (Egypte) mentionne, au XIV e siècle, un poignard à lame de fer. Il est également fait référence à la «lettre» de Hattousili, dans laquelle ce roi hittite s'excuse de ne pas pouvoir envoyer plus de fer de Kizzouwatna. Cette lettre date de 1275 à 1250 avant notre ère. Il est nécessaire de rappeler qu'à l'époque, les armes de poings (épées et boucliers) et les pointes des flèches et des javelots sont coulées exclusivement en bronze. Il va de soi que celui qui maitrise la fabrication d'armes en fer possède un avantage stratégique lors des combats. Parmi les sources les plus citées de l'Antiquité, Hésiode 800/700 ans avant notre ère et Homère font de nombreuses allusions à la fabrication et à l'utilisation du métal. On trouve des écrits Chinois qui concernent le fer en 700 avant notre ère. Grâce aux Grecs puis aux Romains, l'usage du fer va se libéraliser. Les premières corporations de métalliers, forgerons et ferronniers sont reconnues partout en Europe et autour de la méditerranée.C'est à cette époque que l'on note les premières annotations concernant les portails, les grilles défense, les panneaux décoratifs, les pointes de lance, les garnitures décoratives, les poteaux et autres accesoires en fer forgé.

Météorites de fer

Minerai de fer Granules de minerai de fer
FER CAILLE : géant très laid qui annonçait les catastrophes.
FER GAL, FER LÉ et FER ROFAIN : ces trois êtres maléfiques changés en loups s’allièrent au redoutable Ingcel.
FERALIA (FÉRALES) : fêtes lugubres que les Romains célébraient le 21 février, après les parentalia, pour honorer la mémoire des morts.
FERCHERTNE : poète des Ulates sous le règne de Conchobar.
FERCHERTNE : barde qui se suicida après avoir précipité du haut d’une falaise l’épouse du dieu de la mort Curoi, Blathunait.
FERCULUM : brancard porté par plusieurs hommes sur lequel était posé le ferculum qui servait de présentoir à des objets de culte, à des images de dieux, aux dépouilles et aux trésors des nations conquises lors des cortèges solennels ou des triomphes.

La gravure, prise d'un bas-relief de l'arc de Titus, représente huit soldats romains dans le triomphe de cet empereur, portant les dépouilles du temple de Jérusalem, la table d'or et les trompettes de Jéricho, placées sur un ferculum.
FERDÉAH : frère de lait de Cuchulain, il lutta contre ce dernier pendant trois jours avant d’être tué par un coup magistral appelé la « lance dans le sac ». Ce coup avait été dévoilé à Cuchulain par Scatach la magicienne.
FEREN : la Ceinture. Feren était l’un des quatre régents du monde.
FERENTARII : corps de soldats romains armés à la légère. Ils harcelaient l’ennemi avec leurs javelots et étaient généralement placés sur les ailes d’une armée.
FERENTINA : déesse romaine à laquelle avait été consacré un bois, près de Ferentinum (Ferentino). C’est contre Aricie que Tarquin le Superbe commet son plus noir forfait : alors qu’il avait réuni les Latins ad lucum Ferentinæ, au bois de Ferentina, Tarquin marqua sa morgue en faisant attendre ses alliés toute une journée. Turnus Herdonius, le représentant d’Aricie, cherche alors à soulever les Latins contre Tarquin. Celui-ci dissimule des armes dans la tente de Turnus, l’accuse de complot et le fait mettre à mort sur le champ : les Latins abusés le précipitent dans la source de Ferentina, ad caput aquæ Ferentinæ. C’est ici une source sacrée de Diane qui est profanée et le viol de Lucrèce ne fera que répéter cette première profanation. Enfin la vertu de Lucrèce, matrone à qui l’histoire ne prête aucun enfant, pourrait figurer la chasteté de Diane. Le viol de l’austère Lucrèce ravive l’offense à Diane commise par Tarquin le Superbe au bois de Ferentina : c’est bien le père qui est ici le principal coupable, et du père au fils, c’est bien sa succession qu’il s’agit de ruiner pour venger cette profanation. Ferentina, déesse protectrice de la confédération latine, avec son bois et sa source, semble ici redoubler la Diane d’Aricie. Comme c’est le représentant d’Aricie qui joue dans cet épisode le rôle essentiel, on peut penser que Ferentina n’est qu’un autre nom donné au bois sacré et au temple d’Aricie. La chronologie livienne pose d’ailleurs ici problème : Tite-Live faisant remonter au roi Servius Tullius le transfert du sanctuaire fédéral de Diane d’Aricie à Rome, c’est à Rome que les confédérés auraient dû se réunir. Voir Brutalité et Représentation, volume collectif dirigé par Marie-Thérèse Mathet.

Le viol: Tarquin et Lucrèce, fresque du palais ducal de Mantoue, voûte du Camerino dei Falconi, 1536
FERETRIUS : surnom de Jupiter victorieux à Rome. Romulus lui éleva un temple après sa victoire sur Acron pour y conserver les dépouilles opimes, restauré par Auguste.il serait dérivé de fero, feretrum, le cadre sur lequel les dépouilles opimes étaient fixées. D'après Plutarque, ce terme proviendrait de ferire, un terme synonyme de ferre pacem, utilisé dans le sens de porter des coups dans la bataille, ou frapper un ennemi, et qui pourrait être rapproché du rituel Foedus ferire, lequel consistait en l'immolation d'un ennemi pour conclure un traité. Le silex du temple en serait la marque, et Jupiter Férétrien a été assimilé à Jupiter Lapis, utilisé pour les serments particulièrement solennels.
FERGUS MAC ROIG : géant qui dévorait chaque jour sept bœufs et sept cochons. Le roi Conchobar s’empara de son territoire et, en représailles, Fergus brûla la ville d’Émain Macha. Après une guerre de seize ans contre les Ulates, blessé par traîtrise, il se réfugia au sommet d’une colline pour mourir.
FERICULUM : grand plateau réservé à l’usage du transport des plats cuisinés.
FÉRIES : Feriæ, jours de fête ches les anciens Romains. Les unes étaient publiques et fixes (stativæ). Les autres étaient mobiles. Parmi celles-ci on distinguait les feriæ privatæ ou sacra gentilitia, particulières à certaines familles, les feriæ conceptivæ ou fêtes votives. Les feriæ imperativæ, ordonnées par un magistrat à l’occasion de quelque évènement extraordinaire, comme une victoire, des prodiges, etc. Les Féries Latines, Ferise latinse, fêtes annuelles instituées par Tarquin le Superbe, roi de Rome, pour consacrer l'alliance qu'il avait conclue avec tous les peuples du Latium. Elles étaient placée sous l'invocation de Jupiter Latialis (protecteur du Latium). La durée de ces fêtes, bornées d'abord à un seul jour, fut dans la suite portée à quatre. On les célébrait sur le mont Albain, dans le temple de Jupiter Latialis; 47 peuplades du Latium y étaient représentées. Le consul en exercice en déterminait l'époque.
FERONIA (FÉRONIE) : déesse infernale d’origine sabine. Elle eut un fils, Herilus. Ce dernier, qui possédait trois âmes, dut être tué trois fois par Évandre. Célébrée aux anthesphories, on lui offrait des fleurs et des prémices de fruits. Dans son temple de Trebula, les dévots marchaient sur des charbons ardents. Dans ceux de Luna, en Étrurie, et de Terracina, les esclaves recevaient la liberté avant de consacrer leurs cheveux à la déesse. Dans l'ancienne ville de Feronia au pied du mont Socrate, on lui avait élevé un temple célèbre. Plus tardivement, on la considéra comme une déesse de la fertilité et des affranchis.

Ce denier commémore la restitution des enseignes prises aux romains (20 avant J.C) à la bataille de Carrhae en 53 avant J.-C. ainsi que celles de Décidus Saxa (40 avant J.C.) et de Marc Antoine (36 avant J.C.). En même temps, Phraates IV (38 avant J.C.), roi des Parthes fit rendre les prisonniers qui étaient encore vivants ce que rappelle la déesse figurée au droit, Feronia, déesse des affranchis.
FERRARIA : mine de fer, fonderie ou forge.
FERRARIUS : forgeron. À Rome, les forgerons formaient une puissance corporation.
FERRITERIUM : prison où les esclaves étaient mis aux fers.
FERRITERIUS : détenu ou esclave mis aux fers.
FERRULA ou FERULA(FENOUIL) : plante (mais ce n'est vraisemblablement pas le fenouil) avec laquelle les maîtres d’école frappaient les élèves. Férule couramment utilisée pour punir les esclaves coupables de fautes légères.
FESCENNINS (Vers) : Fescennini versus, vers licencieux et grossiers, chantés dans les fêtes privées ou les noces, qui passèrent de Fescennia, ville d’Etrurie à Rome. Dans les mariages, on faisait asseoir la mariée sur une représentation du phallus pour la rendre féconde. Ils étaient chantés par des danseurs masqués lors des vendanges, des moissons et probablement à l'occasion d'autres fêtes rustiques. Ils ressemblaient aux chansons grivoises des cérémonies nuptiales. Il ressort clairement d'allusions littéraires de Catulle, dans l'un de ses épithalames, qu'ils étaient composés dans une langue très verte, voire obscène. Horace affirme qu'ils devinrent si choquants qu'une loi interdisant le malum carmen(« chant maléfique », c'est-à-dire charme destiné à nuire) fut invoquée contre eux. On pensait que ces vers éloignaient le mauvais œil. C'est pourquoi quelques historiens anciens rapprochèrent ce nom de fascinum.
Olim truncus eram ficulnus, inutile lignum, cum faber, incertus scamnum faceretne Priapum maluit esse deum ; deus inde ego, furum auiumque Maxima formido ; nam fures dextra coercet obscenoque ruber porrectus ab inguine palus Ast importunas uolucres in uertice harundo Terret fixa uetatque nouis considere in hortis. Horace, Satires, I, 8, 1-7). J'étais jadis un tronc de figuier, un bout de bois inutile, Quand un artisan, ne sachant s'il allait fabriquer un escabeau ou un Priape Opta pour le dieu ; et voilà, je suis un dieu ! des voleurs et des oiseaux Terrible épouvantail ; car mon bras droit écarte les voleurs Et le pieu vermillon qui se dresse à partir de mon aîne impudique ; tandis que les maudits oiseaux, c'est le roseau fixé sur ma tête Qui les effraie et leur défend de se poser dans les nouveaux jardins.
FESSONIA : déesse des soldats et des voyageurs fatigués.
Extrait de "A qui est due la grandeur des Romains": Encore une fois, qu’était-il nécessaire, pour obtenir les biens de l’âme ou ceux du corps, ou les biens extérieurs, d’adorer et d’invoquer cette foule de dieux que je n’ai pas tous nommés, et que les païens eux-mêmes n’ont pu diviser et multiplier à l’égal de leurs besoins, alors que la déesse Félicité pouvait si aisément les résumer tous? Et non-seulement elle seule suffisait pour obtenir tous les biens, mais aussi pour éviter tous les maux; car A quoi bon invoquer la déesse Fessonia contre la fatigue, la déesse Pellonia pour expulser l’ennemi, Apollon ou Esculape contre les maladies, ou ces deux médecins ensemble, quand le cas était grave? à quoi bon enfin le dieu Spiniensis pour arracher les épines des champs, et la déesse Rubigo pour écarter la nielle? La seule Félicité, par sa présence et sa protection, pouvait détourner ou dissiper tous ces maux.
FESTUCA : fine baguette avec laquelle le licteur d’un préteur touchait la tête d’un esclave à qui son maître venait de rendre sa liberté.
FESTUS PORCIUS : procurateur de Judée, succéda à Félix de 60 à 62. Il s’opposa au transfert de Paul de Césarée à Jérusalem exigé par les Juifs qui projetaient de tendre une embuscade sur le trajet et assassiner Paul. Il proclama l’innocence de saint Paul après l'avoir envoyé en résidence surveillée à Rome. Il meurt en 63.

Monnaie du procurateur Festus Porcius
FESTUS (SEXTUS POMPEIUS) : grammairien latin du IIIe siècle ap. J.-C. Il nous a laissé un glossaire en vingt livres De significatione verborum. C’est l’abrégé d’un ouvrage de Verrius Flaccus, contemporain d’Auguste. L’Epitome de Festus a fait oublié le traité de Flaccus, et à son tour, a failli périr grâce à un abrégé que Paul Diacre en donna au VIIIe siècle. Un manuscrit unique et mutilé a servi de base aux éditions modernes. Des éditions ont été données par Egger. Paris, 1838, et par K.-O. Müller (Leipzig, 1839, in-4°). Il a été traduit en français dans la bibliothèque de Panckoucke.
Extrait de la signification des mots par Festus Grammaticus:
DUCO employé pour puto vient du grec dokÇ , qui a le même sens.
DUPLI,O. Les anciens employaient ce mot dans le sens où nous disons duplum Il vient du grec diploèn.
DUICENSUS, recensé avec un autre, c'est-à-dire avec son fils.
DUIS a deux sens. Car il s'employait pour dÛw et pour dederis
DUIDENS, victime ayant deux ans.
DUELLUM, guerre. Ce mot vient de ce que deux partis qui se disputent la victoire en viennent aux mains. De là le mot perduellio, celui qui continue opiniâtrement la guerre.
DUONUM, bon.
DUPLABIS pour duplicabis.
DUODEVIGINTI. Cette manière de parler parait nous être venue des Grecs, qui s'expriment ainsi : duoÝn deñntoi eàkosin et ¥nòw deñntow eàkosin.
DUMOSA, couverte de buissons.
DUBAT, pour dubitat.
DUBENUS. Ce mot était, chez les anciens, le même que le mot actuel dominos.
DUSMO IN LOCO signifie, dans Livius, un lieu couvert de buissons. Car, dans certains mots, les anciens intercalaient la lettre s, et disaient cosmittere pour committere , et Casmenae pour Camenae.
DUMECTA. Les anciens employaient ce mot comme par contraction de dumiceta, Nous disons aujourd'hui dumeta.
DOMUS vient du grec dñmow.
DRACONES. Les dragons ont été appelés ainsi de d¡rkesyai, qui signifie voir. Car on dit qu'ils ont la vue extrêmement nette et perçante; et pour cette raison les anciens ont imaginé qu'ils étaient préposés à la garde des trésors. On les a aussi donnés pour attributs à Esculape, parce qu'on les considère comme une espèce douée de la plus grande vigilance, qualité au plus haut point nécessaire à la médecine.
DICI. Les Romains avaient coutume de dire, dans tous leurs sacrifices et dans toutes leurs prières, cette formule: Populo Romano Quiritibusque, c'est-à-dire Curensibus : Cures avait été une cité très puissante des Sabins.
DALIVUM. Selon Aurelius, ce mot signifie renversé, couché sur le dos ; et selon Elius, niais, imbécile. Dans la langue des Osques, il signifie aussi fou, insensé. Santra, au contraire, pense que l'on emploie ce mot dans le même sens que le grec deÛlaiow c'est à-dire homme atteint de quelque folie digne de pitié.
DAPS. Les anciens appelaient ainsi un festin religieux qui se faisait, soit aux semailles d'hiver, soit au printemps. Ce mot vient du grec ; car, dans cette langue, ce genre de festin est nommé daÛw. Aussi les anciens disaient-ils qu'ils avaient été reçus dapatice, pour dire qu'ils avaient été reçus magnifiquement ; et ils appelaient dapaticum tout ce qui était grand et magnifique.
DAEDALA, épithète donnée par Lucrèce à la terre, à cause de la variété des objets et des ouvrages qui la couvrent, par Ennius à Minerve, et par Virgile à Circé. On en conçoit la raison, quand on sait qu'en grec daid‹llein signifie varier.
DAMIUM ,sacrifice qui se célébrait à couvert en l'honneur de la Bonne-Déesse. On l'appelait ainsi par antiphrase, parce qu'il n'était nullement damñsion, c'est-à-dire public. La déesse elle-même était appelée Damia, et sa prêtresse damiatrix.
DACRIMAE. Livius a souvent écrit ainsi pour lacrymae , de ce que les Grecs appellent les larmes d‹krua ; on a écrit de même dautia pour lautia, présents faits aux ambassadeurs en signe d'hospitalité.
FÊTES ÉGYPTIENNES : les fêtes étaient liées au calendrier agricole, aux événements dynastiques, aux dieux, et entraînaient un grand nombre de jours chômés. Les Égyptiens se rendaient par milliers d’un nome à l’autre pour honorer telle ou telle divinité. Certaines manifestations duraient plusieurs jours : 15 pour le pèlerinage de Dendérah à Edfou en compagnie d’Hathor, 25 pour la fête d’Opet à Thèbes.
Les fêtes de Min, dieu de la fécondité, sont réputées pour leurs danses rythmées ; le pharaon se rend en litière dans la "Demeure de Min", accompagné d'un fastueux cortège, pour célébrer le début de la moisson. Le pharaon coupait la première gerbe qu'il offrait au dieu. La fête de Min est évoquée par des inscriptions depuis l'époque archaïque, et est représentée sur de nombreuses parois de temples surtout sous le Nouvel Empire. La fête de Min,était l'une des fêtes religieuses les plus importantes du pays. Associée à des offrandes et divers actes rituels. Cette fête consistait en une sortie solennelle de la statue du dieu hors de son temple. Accompagnée d'étendards divins et des souverains antérieurs, l'effigie était transportée par des prêtres dans d'autres édifices sacrés. Cette " sortie de Min " était étroitement liée aux rites remerciant le dieu pour les moissons, et l'implorant pour la régénération de la nature " meurtrie " par les récoltes. Il s'agissait parallèlement d'un rite de confirmation du pouvoir royal.
La fête de Sokar, en l'honneur du dieu funéraire et chthonien (du grec khthôn signifiant terre, concerne des divinités d'origine souterraine) Sokar, qui sera étroitement lié plus tard à Ptah et Osiris, est attesté depuis le début de l'Ancien Empire. La fête de Sokar est souvent représentée sur les parois des temples du Nouvel Empire, comme dans le temple de Ramsès III à Médinet Habou. On y voit notamment la procession de la barque de Sokar autour du sanctuaire. Celle-ci se reconnaît à sa haute proue ornée d'une tête d'antilope ou de taureau, et à ses longs avirons situés à la poupe.
La fête d'Opet célèbre le voyage annuel d'Amon sur le Nil par des journées entières consacrées à la danse, à la musique et au commerce. On pense que la fête d'Opet correspond au désir d'Aménophis III d'asseoir définitivement son pouvoir divin. En effet, ce pharaon est marié à une femme non de sang royal mais issue de dux dignitaires de la Cour. Et surtout sa mère, Moutmouïa, est une étrangère, fille du roi de Mitanni, un empire qui s'étend du sud du Taurus à la Syrie. Aussi, en unissant symboliquement sa mère à Amon, Pharaon démontre qu'il n'est pas le fils d'un père humain en l'occurence Thoutmôsis IV), mais celui d'Amon-Râ, qui aurait fécondé Moutmouïa. N'oublions pas que le parcours de la fête d'Opet part de karnak pour aboutir à Louxor, justement érigé par le même Aménophis III. On ne sait pas vraiment pendant combien de temps fut célébrée cette fête, mais on peut supposer qu'elle prit fin avec la décadence égyptienne, peut-être sous la XXIème dynastie, lorsque la capitale fut transférée à Tanis, dans le Delta. La Belle fête de la Vallée : La Grande Fête d’Opêt était balisée de telle manière qu'elle suive les berges du Nil : on se dirigeait vers le Sud des origines pour revenir, une fois les rites accomplis, vers le Nord. La Belle fête s’orientait selon la course du Soleil dans le ciel : on partait de l’Est pour atteindre l’Ouest. Et cette fois-ci l’on traversait le fleuve dans sa largeur pour atteindre l’Occident.
Les Mystères d'Osiris font revivre la bataille rituelle entre le Bien et le Mal et les représentations sacrées de l'histoire d'Osiris apparaissent comme des pièces de théâtre, se déroulant dans les temples avec des scénarios, des acteurs, peut-être même des tribunes pour les spéctateurs. Pierre Montet cite la stèle d'un acteur mise au jour à Edfou : "J'ai accompagné mon maître dans ses tournées sans me tromper dans mes tirades. J'ai répondu à mon maître dans toutes ses déclamations. S'il était un dieu, j'étais un souverain, s'il tuait, je ressuscitais."
La grande fête de Bubastis célébrée dans le temple, datant de l’Ancien Empire et aujourd’hui en ruines, est à la Basse Epoque, la plus importante des fêtes égyptiennes. A l'Epoque Tardive, 700 000 personnes se retrouvent à Bubastis en l'honneur de Bâstet, consommant alors plus de vin "que pendant tout le reste de l'année.A l'Epoque. Cette fête de la fécondité est célébrée lors de la crue du Nil.
 Panneau, fête de l'Opet(Louxor)
 Fête de l'Opet
FÊTES CELTES : les principales fêtes celtes étaient Imbolc au printemps, Beltaine l’été, Lugnasad en automne et Samain en hiver.
Samain: Dans la tradition celtique, notamment en Irlande, la fête de Samain commémorait le passage de l'ancienne à la nouvelle année. Elle était inaugurée la moitié sombre du cycle annuel. Elle avait lieu en principe 1er novembre. Son prolongement direct en fut la fête de la Toussaint dans le monde Chrétien. La veille correspondra à Halloween où l'on nettoyait les recoins de la maison en prenant soin de laisser de la nourriture pour satisfaire les esprits familiers; tandis que sur la colline on allumait de grands feux pour chasser les mauvais esprits et les âmes errantes. En cette saison d'automne, les fruits des récoltes étaient engrangés et des offrandes aux ancêtres disparus avaient rituellement lieu. Durant trois jours, on célébrait la mémoire des héros, on reconnaissait la communication possible entre le monde des vivants et des défunts (l'Ankou) en l'assumant pleinement, et enfin on fêtait dans la liesse populaire le début du temps sombre de la nouvelle année.
Imbolc: Nature, sous l'égide de la Déesse Brigit. Celle-ci incarne la fécondité et l'abondance, telle la grande Déesse invoquait sous le nom de Dana, à laquelle Elle était traditionnellement célébrée la nuit du 1er févrieroù brûlait la flamme du feu purificateur censée favoriser la fertilité de la elle s'asimilait. Le folklore celtique des rencontres nuptiales autour du feu d'Imbolc, était censées porter bonheur au couple.
Beltaine: Célébrée le 1er mai, elle inaugurait la moitié "claire" de l'année. Dédiée au dieu solaire Bélénos, ainsi que son nom l'indique (feu de Bel), cette célébration marquait la victoire de lumiére à l'approche de l'été, de la croissance du jour, sur l'obscurité hivernale, la vie renaissante de la Nature triomphant de la mort et du froid. On allumait traditionnellement deux grands feux entre lesquels devait passer le bétail afin de protéger le cheptel et de le prémunir contre toute maladie. En outre, un jeune arbre vigoureux était choisi pour servir de "mai" enrubanné autour duquel on organisait des danses: c'était "l'arbre de mai" détenteur de l'énergie vitale, qu'on célébrait à l'occasion de cette fête.
Lugnasad: Célébrée le 1er août, elle était entiérement voué au dieu Lug et incarnait la lumiére estivale de la moisson et des fruits. Le roi ou chef de clan y était particuliérement à l'honneur, distribuant richesses et dons divers. En outre, s'y déroulait des spectacles où la foule en liesse s'adonnait à des concours de musique et de poésie. Durant les festivités, on célébrait des mariages commémorant celui de Lug avec sa nourrice Tailtiu, qui symbolisait la Terre Mére. Avec la venue des récoltes et de la foire au bétail (Lammas), en Irlande et en Ecosse, cette fête marquait le début du déclin du temps "claire".

FETH FIADA : brouillard magique assurant l’invisibilité. Les dieux l’utilisaient pour se rendre dans le monde des hommes.
FEU : élément purificateur chez les Celtes, le feu, vecteur de l’énergie vitale, était associé au soleil et à la foudre. Principa masculin, il était indissociable de l’eau, son opposé féminin et lunaire. Le dieu du feu, de la foudre et du tonnerre, Taranis, fut l’une des principales divinités gauloises.
FEU SACRÉ : les feux sacrés brûlaient dans les temples d’Apollon à Athènes et à Delphes, dans celui de Cérès à Mantinée… Les Romains s’en inspirèrent et Numa fonda, vers 700 av. J.-C., un collège de vestale, dont la fonction était d’entretenir le feu sacré. Le soin principal des Vestales était de garder et d'entretenir le feu sacré nuit et jour; la négligence dans cette fonction devenait un présage funeste pour les affaires de l'Etat. Si le feu venait à s'éteindre, la Vestale en faute était battue de verges par ordre du Grand Pontife. Après ce châtiment, on rallumait le feu à l'aide d'un miroir d'airain qui concentrait les rayons du soleil ou bien en frottant ensemble deux morceaux de bois pris à un arbre d'heureux présage (arbor felix).
Extrait des Antiquités romaines par Denys d'Halicarnasse: Et ils considèrent le feu comme consacré à Vesta parce que cette déesse, étant la Terre et occupant le point central dans l'univers, allume elle-même les feux célestes. Mais il y en a qui prétendent qu’en plus du feu il y a des objets sacrés dans le temple de la déesse qui ne peuvent être vus par le public et que seulement les pontifes et les vierges en ont la connaissance. Comme témoignage probant de cette histoire ils citent ce qui s'est produit lors de l’incendie du temple lors de la première guerre punique entre les Romains et les Carthaginois à propos de la Sicile. Quand le temple prit feu et que les vierges fuyaient les flammes, un des pontifes, Lucius Caecilius, surnommé Métellus, homme de rang consulaire, celui-là même qui exhiba cent trente-huit éléphants dans le triomphe mémorable qu'il célébra lors de la défaite des Carthaginois en Sicile, négligeant sa propre sécurité pour le bien public, se précipita dans la bâtiment en feu, et, saisissant les objets sacrés que les vierges avaient abandonnés, les sauva du feu; pour cela il reçut les honneurs de l'état, comme en témoigne l’inscription sur sa statue sur le Capitole.

FEUILLE : elle symbolisait le foisonnement de la vie et l’éveil de la conscience. Elle était abondamment utilisée dans la décoration artistique.
FÉVRIER : Februaris. Ce mois était, à Rome, le souzième de l’année. Le nom dérivait de februare (purifier), parce qu’il était consacré à des cérémonies expiatoires, notamment à l’égard des morts (V. Februales). Ce mois, le deuxième de l’année actuelle, a 29 jours dans les années bissextiles et 28 dans les autres.
FIACHA MUILLÉTHAN : Fiacha à la Tête Large provoqua la mort de sa mère Macha au moment de sa naissance et celle de son père le roi de Munster, Éogan Mor, le lendemain. Refusant de se plier aux exigences du roi suprême de Tara, Cormac Mac Airt, il fut exécuté par Connla.
FIANNA : ordre équestre fondé par le roi Finn. Ses membres suivaient une règle très stricte et vivaient la plupart du temps au cœur des forêts, n’en sortant que pour remettre de l’ordre dans les royaumes. Ossian le héros appartenait à cet ordre qui fut anéanti par le roi Cormac Mac Airt. Les prophètes de ce temps là annoncèrent que ces guerriers renaîtraient un jour pour purifier le monde.
FIBULE (FIBULA) :
1. Agrafe d’or, d’argent, de bronze ou de fer, quelquefois sertie de pierres précieuses, la fibule permettait d’accrocher les pans d’un vêtement ou de le fermer (surtout les saies – manteaux – sur l’épaule droite) pour les Celtes et les Gaulois.
2. Boucle spéciale cousue sur le bandeau dans lequel les femmes enserraient leurs cheveux.

Fibule zoomorphe en argent - IIème-IIIème siècle Fibule à bec de canard

Fibule cruciforme Fibule juive

Fibule en bronze
FICTOR : ce mot désignait tout homme qui travaillait les matières molles : argile, cire, pâte…
FIDELIA : large récipient employé pour contenir le mortier.
FIDÉLITÉ : déesse romaine dont le temple fut bâti au temps de Numa (717-673). On la représentait couronnée de laurier ou d’olivier et tenant une corbeille de fruits ou des épis. On l'appelait Vesta mais elle n'avait rien de commun avec la Vesta des vestales entretenant le feu sacré. Sur les deniers des Licinia et d'autres familles romaines, sa tête apparaît quelquefois couronnée avec avec une couronne d'olivier, qui symbolise la préservation de la paix. Sur d'autres monnaies elle est couronnée avec du laurier, qui est une garantie de victoire. Le type de la personnification de la Fidélité se présente de très nombreuses manières sur les monnaies impériales romaines : Fides (la déesse elle-même), est présentée sur une monnaie de Claude II une lance à la main.
 La Fidélité debout. tenant deux enseignes militaires (revers d'une monnaie de Probus 276-282)
FIDIS : nom latin de la constellation de la Lyre.
FIÈVRE (FEBRIS): cette déesse invoquée pour détourner les fièvres( surtout celle du paludisme due à la configuration marécageuse de la ville) avait trois temples à Rome : au Palatin ,sur le forum de Marius et à l’extrémité de la via longa(plus présicément sur le plateau de l'Esquilin, à l'endroit où l'on enterrait les esclaves et les petites gens (les puticuli de l'époque classique), et un autre dans le haut du Vicus Longus (à la tête de la vallée du Quirinal), où il y avait des suintements d'eau et des sources. . On y consacrait des amulettes protectrices.
Extrait de l'Histoire Naturelle par Pline l'Ancien:
C’est pourquoi je pense que c’est une faiblesse humaine que de chercher le portrait et la forme de Dieu. Qui que soit Dieu, seulement s’il est ailleurs, et où qu’il soit, le Dieu est sens, il est tout vue, tout oreille, tout âme, tout cœur, tout lui-même. Croire que les dieux sont innombrables, et même qu’ils soient d’après les vices des Hommes, tels que la déesse Pudicité, la Concorde, l’Intelligence, l’Espoir, l’Honneur, la Clémence, la Loyauté, ou comme le crut Démocrite, qu’il y a uniquement deux dieux, le Châtiment et le Bienfait, cela amène à une plus grande stupidité.
L’Humanité fragile et souffrante, se souvenant de sa faiblesse, a réparti les dieux en différentes parties, de telle sorte que chacun adore en proportion de ce qui lui manque le plus. Aussi nous trouvons d’autres noms chez d’autres peuples, et des divinités innombrables chez les mêmes. Les divinités des enfers elles-mêmes sont divisées en classes, de même que les maladies et beaucoup de fléaux, alors qu’ils nous épouvantent et qu’on désirerait les apaiser.
Ainsi l’État a consacré un sanctuaire à la Fièvre sur le mont Palatin, un autre à la déesse Orbona près du temple des dieux lares, et un autel à la Mauvais Fortune dans les Esquilies. Aussi, on peut croire que la population des divinités est même plus importante que celle des Hommes, puisque chacun se fait d’après lui-même un dieu, adoptant une Junon, un génie, juste pour lui, et que d’autre part certains peuples ont pour divinités des animaux, et même des animaux immondes, et bien d’autres choses plus honteuses à rapporter : ils jurent par des nourritures fétides, par l’ail et des choses semblables.
FIÈVRE(FEBRIS): à ne pas confondre avec la précédente. Pour les Romains, février était aussi consacré à Junon Februata, la déesse de febris (fièvre de l’amour), des femmes et du mariage. Le 14 février, des billets (petites pièces de papier sur lesquels était écrit le nom d’une adolescente) étaient mis dans un récipient.Des adolescents choisissaient alors au hasard un billet. Le garçon et la jeune fille dont les noms avaient été choisis formaient alors un couple lors de jeux érotiques et de fêtes qui étaient célébrées partout dans Rome. Après la fête, ils demeuraient des partenaires sexuels pour le reste de l’année.Cette coutume a été observée dans l’empire romain pendant des siècles.
 Febris
FILE : poète druide irlandais, semblable au barde des Gaulois, qui maintenait la tradition du clan, de la tribu ou de la nation par ses connaissances historiques. Mais contrairement aux bardes, les files évoluaient au sein d’une hiérarchie très spécialisée. Au sommet (septième degré de la connaissance) on trouvait les ollamh (ou ollaves) portant la baguette d’or, puis les anruth, ou fochloc (sixième degré) à la baguette d’argent et les porteurs des baguettes de bronze (fuimid) appartenant aux cinq premiers degrés.
FILOTTRANO : site gaulois de l’Adriatique en Italie. On y a découvert une vaste nécropose du IVe siècle avant notre ère. Vingt-quatre tombes contenaient encore des corps, du mobilier, des armes, des ustensiles ménagers, ainsi que des céramiques attiques et des bronzes étrusques.

Torque(Filottrano) Casque(Filottrano)

Torque en or de Filottrano, Collier en or décoré de motifs végétaux évoquant des visages de divinités stylisés. Le torque en or était un objet sacré pour les celtes, porté par les prêtres ou les guerriers et souvent offert aux divinités. Deuxième quart du IVe siècle av. J.-C. Provenance : Nécropole de Santa-Paolina di Filottrano (Italie), tombe 22.
FIMBRIA (GAIUS FLAVIUS) : partisan de Marius. Criminel notoire. Aux funérailles de Marius, il essaya de tuer Mucius Scaevola, grand pontife en 86. Lieutenant du consul Valerius Flaccus en Asie,, il laissa ses soldats piller les territoires des alliés de Rome. Puis après avoir été réprimandé par le consul, il souleva les troupes et le fit mettre à mort (85). Il battit ensuite l’armée de Mithridate et ruina Ilion qui s’était déclarée pour Sylla. Il essaya d’assassiner ce dernier et n’ayant plus la confiance de ses soldats, il se suicida en 84 av. J.-C dans la ville assiégée de Pergame.
FIND : il devint clairvoyant en faisant griller un saumon. S’étant brûlé au doigt et l’ayant porté à sa bouche pour le sucer, il se fit pousser une dent de prophétie. Il lui suffisait de la toucher pour prédire l’avenir.
FINDCHOEM : la Blanche Douce. Fille du druide Cathbad et de la reine Ness. Mère de Conall et mère adoptive de Cuchulain.
FINDIAS : la Blanche. Dans cette île du Nord gouvernée par Usias, les Tuatha Dé Danann furent initiés au druidisme par les quatre druides primordiaux.
FINÉGAS : druide qui transmit son savoir au jeune Demné qui allait devenir le dieu cerf sous le nom de Finn le Brillant.
FINGEN : druide guérisseur. Il sauva la vie du roi Conchobar, blessé par le projectile infailliblede Cêt. Grand clairvoyant et observateur, rompu à de nombreuses disciplines scientifiques, Fingen fut l’un des meilleurs médecins des légendes celtes.
FINN : le jeune Demné prit le nom de Finn après son accession à la connaissance. Dieu cerf dans le récit d’Ossian, il s’opposa à la truie et au sanglier. Sous son nouveau nom, capable de prédire l’avenir et de dévoiler le passé, il devint le premier dieu d’Irlande après avoir éliminé l’un des chefs des Tuatha Dé Danann, Aillen.
FINNABAIR : le Blanc Fantôme. Semblable à la reine Guenièvre (Gwenhwyfar), elle poussa Ferdéah à défier Cuchulain.
FINNÉCES : file qui initia Finn. Finnéces essaya pendant sept ans de capturer le saumon de la connaissance caché dans la rivière Boyne, mais Finn le pêcha et le mangea.
FINTAN : druide qui survécut au déluge. Il échoua sur l’île de Findias. Il enseigna la morale politique aux Celtes d’Irlande afin que ces derniers puissent maintenir un équilibre entre les cinq territoires de leur pays. Ayant traversé le temps sous des formes animales diverses, il devint saumon de la connaissance, saumon qui ressuscitait après avoir été pêché et mangé.
FINTAN : héros qui défia et se battit contre Cuchulain en présence du roi Conchobar.
FIR BOLG : peuple préceltique mythique qui, avec les Fir Donnan et les Fir Galion, succéda aux Namel. Ils disparurent à l’arrivée des Tuatha Dé Danann.
FIRMUS (MARCUS) : usurpateur égyptien, né à Séleucie, avait acquis d’immenses richesses par le commerce. Au moment où Aurélien attaqua Zénobie, il se fit proclamer à Alexandrie. Vaincu et pris, il fut mis à mort , 273.
Extrait de la vie de Firmus par Flavius Vospiscus: Vous n’ignorez pas, mon cher Bassus, quelle discussion j’ai eue dernièrement avec Narcus Fonteius, cet amant de l’histoire, qui prétendait que Firmus, qui s’était emparé de l’Égypte sous Aurélien, n’était qu’un brigand, et non un prince. Je soutenais, au contraire, et Rufus Celsus, Cejonius Julianus et Fabius Sosianus étaient de mon avis, qu’il avait pris la pourpre, qu’il avait frappé monnaie, et qu’il eut le titre d’auguste ; Severus Archontius produisit même des médailles à son effigie, et prouva par des citations d’ouvrages grecs et égyptiens qu’il portait le titre d’autocrate dans ses ordonnances. Notre adversaire nous opposait cette seule raison, qu’Aurélien a déclaré dans son édit, non qu’il avait tué un tyran, mais qu’il avait délivré la république d’un brigand : comme s’il n’était pas naturel qu’un prince si illustre n’appelât pas tyran un homme obscur, et comme si jamais les grands empereurs avaient donné d’autre nom que celui de brigands à ceux qui voulaient prendre la pourpre et qui succombaient sous leurs coups. Moi-même, dans la Vie d’Aurélien, avant de bien connaître l’histoire de Firmus, je l’ai considéré non comme ayant été revêtu de la pourpre, mais comme un brigand, et j’en fais ici la remarque pour qu’on ne m’objecte pas que je suis en contradiction avec moi-même. Mais, pour ne pas donner trop d’étendue à ce volume, que je me suis engagé à resserrer dans d’étroites limites, je passe sans plus tarder à la biographie de Firmus.
Firmus naquit à Séleucie : la plupart des historiens grecs, il est vrai, lui donnent une autre patrie ; mais ils ont ignoré qu’à la même époque vivaient trois Firmus, dont le premier était préfet de l’Égypte, le second préposé à la défense des frontières d’Afrique et proconsul, le troisième, enfin, cet ami et cet allié de Zénobie, qui, dans sa fureur, pénétra jusque dans Alexandrie d’Égypte, et qui fut mis à mort par l’ordre d’Aurélien, dont la fortune semblait se plaire à favoriser les armes. On rapporte sur ses richesses un grand nombre de choses extraordinaires. Tous les murs de sa maison, s’il en faut croire la renommée, étaient couverts de carrés de cristal qu’il avait fait fixer avec du bitume ou autres matières gluantes. Il avait tant de livres, qu’il disait souvent en public qu’avec le papier et la colle il pourrait nourrir une armée. Il avait contracté une étroite alliance avec les Blemmyes et les Sarrasins. Il envoya souvent des vaisseaux dans les Indes pour y faire le commerce. On dit aussi qu’il avait deux dents d’éléphant de dix pieds, qu’Aurélien réservait, en attendant qu’il en eût deux autres, pour faire un siège destiné à recevoir une statue d’or de Jupiter, qui devait être ornée de pierreries, couverte de la prétexte et placée dans le temple du Soleil avec les sorts de l’Apennin, et qu’il voulait qu’on appelât cette statue Jupiter Consul ou Consulens. Mais Carinus, par la suite, donna ces deux dents à une femme, qui en fit, dit-on, un lit : comme ce fait est maintenant bien connu, et qu’il servirait peu à l’instruction de la postérité, je n’en dirai pas davantage à ce sujet. Ainsi, ce présent venu de l’Inde, qui avait été consacré à Jupiter Très-Bon, Très-Grand, un prince détestable osa en faire un moyen de séduction et le prix de ses débauches ! Firmus était de haute taille ; il avait les yeux saillants, les cheveux crépus, le front balafré, le teint brun, quoique le reste de son corps fût blanc. Il était couvert de poils et barbu, au point qu’on l’appelait généralement le Cyclope. II faisait une grande consommation de viande, et l’on dit qu’il mangeait une autruche dans un jour. Il buvait peu de vin, beaucoup d’eau ; son caractère était très ferme, et sa force musculaire telle, qu’il l’emportait sur Tritanus, dont parle Varron. Renversé en arrière, non couché, mais appuyé sur ses mains qui le tenaient suspendu, il supportait sans fléchir une enclume qu’on lui plaçait sur la poitrine, et sur laquelle on frappait avec des marteaux. Un jour, les officiers d’Aurélien le mirent au défi de boire avec eux, voulant éprouver s’il supporterait bien le vin : un des auxiliaires, nommé Burburus, grand buveur, l’ayant provoqué, il vida deux seaux de vin, et se montra ensuite, pendant toute la durée du repas, dans la plénitude de son bon sens. Burburus lui ayant dit : « Pourquoi n’avez-vous pas bu la lie ? — Imbécile, lui répondit-il, on ne boit pas de la terre. » Mais nous nous arrêtons à des futilités, quand nous avons des choses plus importantes à faire connaître. Firmus, donc, prit la pourpre contre Aurélien, dans le but de défendre le territoire qui restait à Zénobie ; mais il fut défait par cet empereur, qui revenait de Carres. Un grand nombre d’écrivains prétendent que Firmus mit fin à ses jours en s’étranglant ; mais des édits d’Aurélien prouvent qu’il n’en est point ainsi : en effet, après sa victoire ce prince fit afficher à Rome la proclamation suivante : « Au peuple romain, son très affectionné Aurélien auguste, salut. — Nous avons pacifié toute I’étendue de l’empire, et, de plus, un brigand égyptien, Firmus, suscité par les troubles des barbares, et qui, c’est tout dire, ralliait les débris de l’armée d’une femme sans pudeur, a été par nous mis en fuite, assiégé, crucifié et mis à mort. Vous n’avez donc plus rien à craindre, Romains : le tribut d’Égypte, naguère intercepté par cet indigne brigand, vous parviendra sans obstacle. Que la concorde règne entre vous et le sénat, que l’amitié vous lie à l’ordre équestre, et l’affection aux prétoriens ; pour moi, je veillerai à ce que rien ne trouble la tranquillité de l’empire, Livrez-vous aux divertissements, aux loisirs des jeux du Cirque : à nous le labeur forcé des affaires publiques ; à vous les soins du plaisir. C’est pourquoi, vertueux Quirites,... » Vous avez déjà dû m’entendre rapporter ce que je viens de dire sur Firmus ; mais j’ai cru qu’il était utile de le rappeler ici. Quant aux anecdotes recueillies sur lui par Aurélien Festivus, affranchi d’Aurélien, si vous voulez les connaître, vous les lirez dans cet auteur. Vous y verrez, par exemple, que Firmus, frotté de graisse de crocodile, nageait parmi ces reptiles ; qu’il conduisait un éléphant, qu’il mangeait de l’hippopotame, et que, monté sur de grandes autruches et porté par elles, il semblait voler. Mais tout cela mérite-t-il d’être connu ? Tite-Live et Salluste n’ont-ils pas omis toutes les futilités dans l’histoire de ceux dont ils ont écrit la vie ? Ainsi ils n’ont pas dépeint les mulets de Clodius, ni les mules de Titus Annius Milon ; ils n’ont pas dit si le cheval que montait Catilina était toscan ou sarde ; ils n’ont pas fait, non plus, la description de la chlamyde ou de la trabée de Pompée. Nous terminons donc ici ce que nous avions à dire de Firmus, pour passer à Saturnin qui s’empara du pouvoir en Orient contre Probus.
FIRMUS le Maure : Né dans l'actuelle Kabylie, il est le fils d'un regulus maure et chrétien donatiste, Nubel, et frère de Gildon et Sammaque. Après avoir assassiné ce dernier, il se révolta avec le soutien de nombreuses tribus ainsi que celui des donatistes de la région de Rusicade contre Valentinien II en 370 et prit Césarée (Cherchell). Battu par le comte Théodose, il demanda la paix, puis se révolta encore. Contraint de fuir sous la pression des légions de Théodose, il s’étrangla pour ne pas être livré aux Romains, vers 374.
FIROUZ ou PÉROSÈS : roi de la dynastie persanne des Sassanides, fils de Yesdegerd II, fut d’abord dépouillé par son frère Hormisdas, 457, qu’il vainquit et fit mourir, 460. Il périt lui-même dans une bataille après un règne agité, en 484.
Détails: Varane IV, qui gouverna vingt-trois ans la Perse avec honneur, repoussa les Turcs . conclut avec Théodose le Jeune une paix de cent ans, et transmit le diadème à son fils Yezdedgerd II. A sa mort, ses deux fils Ormouz et Firouz (Pérosès) se le dispu-tèrent. Ce dernier l'emporta, grâce au secours des Huns, tua son frère , et s'affermit sur le trône par la cruauté ; il fit ensuite une guerre malheureuse aux Huns, devenus ses ennemis.
Extrait du Modjmel Al-Tewarikh trlatif à l'histoire de la Perse: Firouz, fils de Iezdejird. —Son règne dura dix-sept ans, ou, selon une autre tradition, vingt-sept. J'ai lu, dans le Kitab al Maarif, que Firouz avait un frère nommé Hormuzd, qui lui disputait l'empire : à la fin Hormuzd fut tué, de même que trois autres membres, de la famille royale, qui pouvaient aussi prétendre au gouvernement. Firouz bâtit beaucoup de villes du côté de l'Inde, entre autres Firouz et Rouschenfirouz ; il en bâtit d'autres dans le Maveralnahr, dans la province de Reï, dans le Gourgan et dans l'Azerbaïdjan, auxquelles il donna aussi des noms décrives du sien. Il construisit une muraille entre le pas des Turcs et l'Iran, et acheva le château de Djeï à Ispahan. Il y eut pendant son règne une grande stérilité qui dura sept ans, pendant les quels il ne tomba pas de pluie, à la fin, Dieu, dans sa miséricorde, fit arriver la pluie, qui ramena l'abondance. On prit alors l'habitude de se jeter de l'eau de pluie pendant ce jour, qui fut consacré par une fête, laquelle est encore aujourd'hui conservée ; c'est le jour qui est marqué dans le calendrier sous le nom de Sabb al maï (l'effusion de l'eau). Ensuite il marcha contre le pays des Heyatheleh pour faire la guerre à Khouschnewaz ; il viola le traité que son grand-père Bahram Gour avait fait, fit arracher la Colonne d'airain et de plomb qui avait été posée, et la fit porter devant son armée, sur le dos d'un éléphant, parce que ce traité lui défendait de dépasser cette colonne ; c'était une interprétation frauduleuse. Khouschnewaz fit creuser un fossé et le fit couvrir de broussailles : Firouz y tomba et périt. Son fils Kobad (sa fille) Firouz Dokht, le grand mobed et beaucoup d'autres personnages furent faits prisonniers ; les autres s'en retournèrent en Perse.
FISCELLA :
1. Panier d’osier ou de jonc employé par les paysans. On l’utilisait surtout pour transporter le fromage blanc à base de crème caillée. Vannerie en général.
2. Muselière destinée aux bœufs. Elle empêchait l’animal de manger les jeunes pousses.
3. D'autre part, le nom de fiscus, et aussi ceux de fascina et fiscella, ont été donnés à des récipients monétaires pouvant contenir en numéraire des sommes importantes 6, et ceux-ci devaient être nécessairement d'une certaine profondeur, fermés et munis d'anses pour être facilement transportables. Sans doute aussi, après avoir été faits primitivement d'osier, ces fisci le furent de matières plus résistantes, telles que le bronze ou le fer.

FISCINA : ( voir ci-dessus)large panier de jonc, d’osier ou de genêt servant à la récolte des fruits.
FISCUS : large panier utilisé pour presser les olives et les grappes de raisin. Enfin, on prit l'habitude de désigner par le mot fiscus plus spécialement le vase contenant l'argent du Trésor public et, parla suite, il servit d'appellation au Trésor lui-même On a reconnu l'image du fiscus ayant cette destination officielle sur des monnaies et d'autres menu ments oti il figure parmi les insignes de la questure.
Historique d'après un article de wikipédia: Auguste met en place un système, qui laisse au sénat le contrôle des finances, mais uniquement en apparence. Le trésor, l'Ærarium, comme l'empire, est alors découpé en province. Les trésors publics locaux, toujours appelés Ærarium, sont sous la dépendance du fiscus, trésor central, aux mains de l'empereur. Il signifie littéralement, en latin, le panier ou la bourse. Ceci modifie profondement la répartition des pouvoirs entre le sénat et le Dominat, durant le Haut-Empire, entre le Sénat et l’Empereur. Les sénateurs gardent le contrôle de l'Ærarium dans chaque province, qui verse ses recettes fiscales au fiscus. Le fiscus est dirigé par un affranchi, le rationalis indépendant du système des classes sociales romaines. Après Tibère, le fiscus devint un fonds personnel incluant les fonds de réserve, les recettes fiscales, les terres privées de l'empereur et les terres publiques. A partir de Septime Sévère, le pouvoir central se renforce encore, le fiscus devient l'ensemble des recettes de l'état romain et il est séparé en patrimoine privé de l'empereur et héritage de la maison royale. Les détails de cette séparation sont très discutés par les historiens. Sous Hadrien, le Rationnalis, très impopulaire et corrompu, est chapeauté par un membre de l'ordre équestre. Sous Dioclétien apparaît ce qui peut s'apparenter à un ministre des Finances, le comes sacrarum largitionum, comte des largesses sacrées. Son pouvoir s'étend sur le sacrum aerarium, réunion des aerarium et du fiscus.
FISS : le Savant ; Grand druide des Tuatha Dé Danann.
FISTUCA : lourd outil en forme de barre qui pemettait de niveler les murs de maçonnerie en exerçant une pression sur les briques ou les pierres qu’on venait de poser sur le mortier.
FISTULA :
1. Conduit d’eau. Les conduits étaient généralement en plomb. Ils ont été l’une des causes de la dégénérescence de la nation romaine en diffusant le saturnisme à grande échelle.
2. Flûte de Pan tirée d’une tige de roseau, de ciguë ou de canne.
3. Plume de roseau servant à écrire.
4. Cathéter de différentes tailles employé par les chirurgiens.
5. Rouleau à pâtisserie.

Flûtes Conduites romaines en plomb
 Cathéters de l'époque romaine
FISTULATOR : joueur de flûte qui accompagnait un orateur romain. Il permettait à ce dernier de garder un ton de voix juste et égal.

Fistulator(Satyre jouant de la double flûte) Fresque du temps de Vespasien
FLABELLIFER : esclave chargé d’éventer son maître ou sa maîtresse.
FLABELLUM : éventail. Dans un pays réputé pour sa chaleur, cet ustensile apparut dès l’Ancien Empire. La plupart étaient en plumes d’autruche. Certains ne possaidaient qu’une plume ; il s’agissait alors d’insignes militaires ou de symboles de protection. Fouet symbolique des pharaons. Dans l'Église catholique ces éventails étaient portés devant le pape, jusqu'à la simplification des cérémonies induites par le dernier Concile sous le pontificat de Paul VI.

Flabellum/Flagellum(à droite)
Si la crosse évoque la houlette des bergers, le fouet, très particulier, évoque un fléau ou un chasse mouches ! Celui présenté sur l’illustration est authentique car il a été trouvé dans le tombeau de Toutankhamon, pharaon de la XVIIIème dynastie (1354-1343).

Éventail de cérémonie A l'origine, cet éventail de cérémonie comportait des plumes d'autruche. Il est en bois recouvert de feuilles d'or et est incrusté de verre de couleur, de turquoise, de lapis-lazuli, de cornaline et de calcite translucide. La poignée est entourée de bandes d'or espacées. L'éventail est orné des cartouches jumeaux du roi qui sont protégés par des vautours portant les couronnes blanche et rouge de la haute et la basse Egypte, respectivement. Plusieurs signes sont représentés : le Was, symbole de "domination"; le Shen, symbole "d'éternité"; le Neb, signifiant "or" et Pet, pour "ciel".
FLACCUS (QUINTUS FULVIUS) : consul en 237 av. J.-C., 224, 212 et en 209. En 231, censeur. En 215, préteur. En 213, maître de cavalerie. En 210, dictateur. Il battit les Carthaginois. En 211 av. J.-C., il est préfet, il vainc Hannon près de Beneventum, capturant son camp, puis il s'empare de Capoue après un long siège. Il s'opposa à l'expidition africaine de Scipion en 205. Il fut particulièrement cruel. Il mourut en 201.
FLACCUS (QUINTUS FULVIUS): homme politique romain. Il exerça la fonction de consul en 180 et en 179av. J.-C.
FLACCUS (CNEUS FULVIUS) : préteur en 212 av. J.-C. Écrasé par Annibal près d’Herdanée en 212. On l’accusa de lâcheté et il s’exila.
FLACCUS (LUCIUS VALERIUS) : En 201 av. J.-C., il est édile curule. En 199 av. J.-C., il est préteur en Sicile. Consul en 195 av.J.-C., général romain qui vainquit les gaulois Boïens les Insubres et les Gaulois Boïens à Milan en 194 av. J.-C. Comme triumvir en 190, il aide à la défense de Plaisance et de Crémone, et fonde Bononia (Bologne). En 184 av. J.-C., il est censeur avec Caton l'Ancien, et devient princeps senatus à la mort de Scipion l'Africain. Il meurt en 180 av. J.-C.
FLACCUS (QUINTUS FULVIUS) : préteur en Espagne, il battit les Celtibères, puis les Liguriens. Pour élever un temple magnifique à Jupiter, il fit enlever la toiture en marbre d’un temple de Junon Lacinienne dans le Brutium. Accusé par les consults et contraint de restituer ce vol sacrilège, il se suicida en 173.
FLACCUS (MARCUS FULVIUS) : sénateur et allié des Gracques. neveu du préteur Quintus Fulvius Flaccus. En -133, selon Plutarque, Fulvius prévient Tiberius Gracchus que les patriciens conservateurs et leurs partisans viennent l'attaquer sur le forum, mais trop tard : Tiberius est tué dans l'émeute qui suit. En -130, Fulvius devient membre de la commission chargée des travaux de recensement des terres prévue par la réforme agraire(Lex Sempronia). Les travaux traînent en longueur, et certains opposants à ce projet de répartition des terres suggèrent d'accorder en remplacement le droit de cité aux citoyens des cités et peuples alliés de Rome en Italie; Fulvius appuye cette idée lorsqu'il est consul, mais se heurte au refus du Sénat, et abandonne ce projet. Consul en 125. Il se porta au secours de Marseille et battit les Ligures Salluviens, les Salyens et les Voconces. Il soutint Caius et le suivit pour fonder une colonie à Carthage (122). En -121, lui et Caius Gracchus n'ont pas gagné les élections au tribunat de la plèbe. Flaccus mène une protestation avec ses partisans sur la colline de l'Aventin, mais le consul Lucius Opimius avec l'accord du Sénat, tua Caius Gracchus, Flaccus et ses deux fils, et beaucoup d'autres de leurs partisans.
FLAGELLUM : fouet de cordes entortillées. On s’en servait surtout pour frapper les esclaves. Verges, ou fouet avec plusieurs cordes tortillées et nouées comme les nombreuses antennes du polype, qui sont désignées par le même nom ; il servait principalement pour châtier les esclaves. Quoique le mot soit un diminutif de flagrum, ce fouet était en réalité beaucoup plus dur ; le diminutif en effet ne s'applique qu'à la finesse des fibres qui le composaient, mais cette finesse même augmentait la douleur des coups. Aussi est-il caractérisé par l'épithète horribile. Dans certains cas, il donnait la mort. Les blessures qu'il faisait sont toujours exprimées par des mots qui indiquent l'action de couper, ainsi caedere, secare, scindere, par opposition à ceux qui accompagnent flagrum et qui expriment l'action de frapper lourdement ou avec force, comme pinsere ou rumpere.Fouet symbolique des pharaons.


Osiris portant la crosse et le flagellum
FLAGRUM : fouet de punition. Muni de plusieurs chaînes et de boules de métal, il provoquait des lésions profondes sur le corps de la victime.

FLAGRUM TALIS TESSELLATUM : fouet à plusieurs lanières munies d’osselets de mouton sur les trois quarts de leur longueur. Les prêtres de Cybèle l’utilisaient pour frapper et exhorter la foule lors des processions.

FLAMINES : prêtres romains institués par Romulus et Numa. On les classait en deux catégories : les grands flamines de Jupiter (dialis), de Mars (martialis) et de Romulus (quirinalis) qui appartenaient à la classe des patriciens et les petits flamines, au nombre de douze, qui pouvaient être choisis parmi les plébéiens.Le premier des trois grands flamines était le flamen Dialis; les minutieuses observances qui lui étaient imposées le rendaient l'esclave de ses fonctions sacerdotales. Il devait être patricien, né d'un mariage par confarréation, ne jamais sortir de Rome, ne pas monter à cheval, éviter le contact ou la vue de tout objet impur, suivre exactement pour son costume, pour la coupe des cheveux et de la barbe, les prescriptions religieuses, renoncer à toute autre fonction publique. Les seules compensations qu'on lui accordait pour cet esclavage assujettissant, c'était de porter la toge prétexte, d'avoir un licteur, la chaise curule et un siège au Sénat. En plus de la toge prétexte, il portait un manteau lourd et épais (laena) fait de laine tissé par sa propre femme, puis un bonnet, épais en laine au sommet duquel était fixée une sorte de tige de bois enveloppée d'un fil de laine dont le bout flottait au gré du vent (apex). Sous l’Empire, de nouveaux flamines servirent les empereurs devenus dieux. Le flamine (flamen) portait la laena (vêtement pontifical), le bâton d’olivier et le bonnet (apex) surmonté d’une touffe de laine.
Liste des flamines mineurs par ordre hiérarchique(source Le Grenier de Clio): Flamen Carmentalis Flamen Volcanalis Flamen Portunalis ( au service du Dieu fluvial Portunus ) Flamen Cerialis Flamen Volturnalis ( son dieu veillait sur le fleuve Volturne ) Flamen Palatualis Flamen Furrinalis Flamen Floralis ( sa Déesse veillait sur les arbres fruitiers et les fleurs et elle occupait une place importante dans la cérémonie rustique du mois d'avril ). Flamen Falacer Flamen Pomonalis. Extrait des nuits attiques par Aulu-Gelle: La religion interdit au flamine de Jupiter de monter à cheval ; de même la religion lui interdit de voir l’armée équipée, hors du pomerium, c'est-à-dire les troupes sous les armes ; c’est pourquoi le flamine de Jupiter a rarement fait consul quand les consuls avaient charge des guerres…. De même il est sacrilège que le flamine de Jupiter prête serment. De même il est sacrilège qu’il porte un anneau si ce n’est rompu et vide [….] Il ne porte pas de nœud sur son bonnet, ni à sa ceinture, ni ailleurs. Quelqu’un qui serait emmené pour être fouetté, s’il se jetait à ses pieds en le suppliant, c’est impiété de le fouetter ce jour la. Seul un homme libre couperait les cheveux du flamine de Jupiter. Le flamine de Jupiter n’a pas coutume de toucher ni de nommer la chèvre, la viande crue, le lierre ni la fève. Il ne passe pas sous les pousses de la vigne tendue en hauteur. Les pieds du lit dans lequel il couche doivent être enduits d’une légère épaisseur de boue ; de ce lit il ne découche pas trois nuits consécutives et il est sacrilège qu’un autre y couche. Il doit y avoir auprès du montant du lit une boîte avec des gâteaux de sacrifice. Les coupures d’ongles et de cheveux sont cachées dans la terre sous un arbre fécond. Pour le flamine de Jupiter tous les jours sont jours de fête. Il ne lui est pas permis d’être dehors sans bonnet […] Il ne lui est pas permis de toucher la farine mêlée de levain. Il n’enlève sa tunique de dessous que dans les lieux couverts, pour ne pas être nu sous le ciel, c'est-à-dire sous les yeux de Jupiter. […] Il n’entre jamais en un endroit dans lequel se fait une incinération, il ne touche jamais un mort ; cependant la religion ne lui interdit pas de suivre des funérailles. "
 Tête de flamine
FLAMINIENNE (VOIE) : la via Flaminia menait de Rome à Rimini à travers l’Étrurie et l’Ombrie. Elle fut construite par le censeur Flaminius en 221 av. J.-C.
 Entre les deux points rouges: la voie Flaminia
FLAMINII PUERI et FLAMINIAE PUELLAE : jeunes garçons et jeunes filles qui assistaient le flamine de Jupiter dans ses fonctions.
FLAMININUS (LUCIUS) : né en 240, mort en 170. Frère de Quinctius Flamininus. Il commanda la flotte pendant la guerre de Macédoine. Consul en 192, il combattit les Ligures et les Boïens. Ayant commis un crime atroce, Caton le Censeur le chassa du sénat en 184.
Extrait de la Vieillesse par Cicéron: Rien donc de plus détestable que le plaisir puisque son intensité et sa durée ont pour effet d'éteindre la lumière de l'âme. Néarque le Tarentin, à qui je suis uni par le lien de l'hospitalité, demeuré fidèle à l'amitié romaine, me disait avoir appris de ses aînés qu'Archytas tenait ce langage à C. Pontius, un Saumite, le père de celui qui vainquit Spurius Postumius et Titus Veturius à Caudium. L'Athénien Platon qui, d'après mes recherches, est venu à Tarente sous le consulat de Camille et d'Appius Claudius assistait à l'entretien. Où tout cela tend-il? A vous faire comprendre que, si nous ne pouvons être assez raisonnables et assez sages pour mépriser le plaisir, nous devons être très reconnaissants à la vieillesse de ne pas permettre que se déchaîne un appétit que nous ne devrions pas souffrir en nous. Le plaisir empêche la réflexion, il est l'ennemi de la raison, tient étroitement fermés, si l'on peut dire, les yeux de l'esprit et ne s'accorde en rien avec la vertu. C'est à regret que, sept ans après son consulat, j'ai exclu du sénat Lucius Flamininus, le frère de Titus Flamininus, cet homme d'un si grand courage, mais j'ai cru devoir flétrir son appétit du plaisir. En Gaule, alors qu'il était consul, une prostituée avait obtenu de lui qu'il fît décapiter un individu emprisonné pour un crime capital. Tant que son frère Titus, mon prédécesseur immédiat a été censeur, il a pu se soustraire aux conséquences de son acte, mais pareille conduite, effet d'une sensualité sans remède, salissant l'homme et déshonorant le chef d'armée, ne pouvait trouver grâce auprès de moi et de Flaccus.
Extrait de la vie de Flaminius par Plutarque(voir article suivant): Flamininus avait un frère nommé Lucius Quintius Flamininus, qui, ne ressemblant en rien à son frère, était surtout plongé dans les plus infâmes débauches, et foulait aux pieds toute pudeur; il avait avec lui un jeune homme qu'il aimait éperdument, et qu'il menait toujours à sa suite, lorsqu'il allait faire la guerre ou commander dans une province. Un jour, dans un festin, ce jeune homme, voulant flatter Lucius : « Je vous suis si attaché, lui dit-il, que, pour vous suivre, j'ai laissé un combat de gladiateurs, quoique je n'aie vu jamais tuer un homme; mais j'ai sacrifié ma propre satisfaction au désir de vous plaire. — Console-toi, lui dit Lucius ravi de joie; je satisferai ton envie. » Aussitôt il ordonne qu'on amène de la prison un criminel condamné à mort, et ayant mandé l'exécuteur, il lui fait trancher la tête. Valérius Antias dit que ce fut pour une jeune fille, et non pour un jeune homme, qu'il eut cette complaisance barbare. Tite-Live rapporte que Caton, dans le discours qu'il fit à ce sujet, dit qu'un transfuge gaulois s'étant présenté dans ce moment à la porte de Lucius avec sa femme et ses enfants , il le fit entrer dans la salle du festin; et pour faire plaisir à ce jeune homme, il le tua de sa main. Mais il est vraisemblable que Caton n'a fait ce récit que pour donner plus de poids à son accusation. Car la plupart des écrivains assurent que c'était, non un transfuge, mais un prisonnier, de ceux qui étaient condamnés à mort; et Cicéron, en particulier, le dit dans son Traité de la Vieillesse, où il fait raconter cette histoire par Caton lui-même.
FLAMININUS (TITUS QUINCTIUS) : frère du précédent. Général romain (230-175 av. J.-C.) Élu consul en 198, il chassa le roi de Macédoine, Philippe V d’Épire. Proconsul en 197, il le battit à Cynocéphales et lui imposa un traité très dur. Proclamant la liberté de la Grèce aux jeux Isthmiques de 196, il s’attaqua ensuite au tyran de Sparte, Nabis (194). En 183, on lui confia la mission peu glorieuse de ramener Annibal vendu par Prousias, le roi de Bithynie.
Extrait de la vie de Flaminius par Plutarque: Flamininus, qui savait que les généraux chargés avant lui de cette guerre, Sulpicius et Publius, ne s'étaient rendus que fort tard en Macédoine, et que, traînant la guerre en longueur, ils avaient consumé leurs forces en combats de postes, en escarmouches pour forcer un passage ou enlever un convoi, ne voulut pas, comme eux, passer l'année de son consulat à Rome, occupé à traiter les affaires, à jouir des honneurs de sa charge, pour ne se rendre à son armée que dans l'arrière-saison; il ne chercha pas à gagner une année, outre celle de son consulat, en passant la première à gouverner dans Rome, et l'autre à faire la guerre. N'ayant d'autre ambition que d'employer à l'expédition de Macédoine l'année entière de son consulat, il renonça aux honneurs et aux distinctions que sa charge lui aurait procurés à Rome. Il demanda au sénat d'avoir avec lui son frère Lucius pour commander la flotte, et de prendre parmi les soldats qui, sous les ordres de Scipion, avaient défait Asdrubal en Espagne et Annibal en Afrique, trois mille hommes qui, encore en état de servir et très disposés à le suivre, feraient la principale force de son armée; il s'embarqua avec ces troupes, et arriva heureusement en Épire. Il trouva Publius campé en présence de Philippe, qui depuis longtemps gardait les défilés qui sont le long de l'Apsus, tandis que le général romain restait sans rien faire, arrêté par la difficulté des lieux. Flamininus prit le commandement de l'armée; et après avoir renvoyé Publius à Rome, son premier soin fut d'aller reconnaître le pays. Il n'est pas moins fort d'assiette que celui de Tempé; mais il n'a pas ces bois agréables, ces forêts d'une belle verdure, ces retraites et ces prairies qui rendent si délicieux les environs de Tempé. II est formé, à droite et à gauche, d'une longue chaîne de hautes montagnes, dont les racines forment une vallée large et profonde, au travers de laquelle coule l'Apsus, qui, par sa forme et par la rapidité de son cours, ressemble au fleuve Pénée. Il couvre de ses eaux tout l'espace situé entre les pieds des montagnes, excepté un chemin étroit taillé dans le roc, et si escarpé, qu'une armée y passerait difficilement, quand même il ne serait pas gardé; et pour peu qu'il fût défendu, il deviendrait impraticable...
... Le lendemain, dès le point du jour, après une nuit humide, les nuages s'étant épaissis en brouillard, toute la plaine fut couverte d'une sombre obscurité; dès que le jour eut paru, le brouillard tomba des montagnes, et couvrant tout l'espace qui était entre les deux camps, il en déroba entièrement la vue. Les détachements que les deux armées avaient envoyés pour reconnaître les lieux et s'emparer de quelques postes, s'étant bientôt rencontrés, s'attaquèrent près de Cynocéphales, nom qu'on a donné à de petites éminences terminées en pointe placées les unes devant les autres, et qui ressemblent assez à des têtes de chien. Les événements de cette escarmouche variant beaucoup, comme il était naturel dans des lieux difficiles, chaque parti fuyait et poursuivait à son tour; et des deux camps on envoyait continuellement du secours à ceux qui étaient pressés et qui reculaient : bientôt l'air en s'éclaircissant ayant laissé voir aux deux généraux ce qui se passait, ils en vinrent aux mains avec toutes leurs forces. Philippe, qui, avec la phalange de son aile droite, fondait de ses hauteurs sur les ennemis, fit plier les Romains, qui ne purent soutenir le poids de ce front de bataille, couvert de boucliers serrés l'un contre l'autre, et tout hérissé de piques. Mais, à son aile gauche, les rangs se trouvaient rompus et séparés par les enfoncements que formaient ces éminences. Flamininus, qui s'en aperçut, laissa son aile gauche qui était déjà vaincue; et passant avec rapidité à son aile doite, il tombe vivement sur les Macédoniens, que l'inégalité et les coupures du terrain empêchaient de conserver leur forme de phalange, et de donner à leurs rangs cette profondeur qui faisait toute leur force. D'un autre côté, embarrassés par la pesanteur de leurs armes, ils agissaient difficilement, et avaient de la peine à combattre d'homme à homme; car cette phalange, tant qu'elle ne fait qu'un seul corps, qu'elle conserve ses rangs serrés et ses boucliers joints, ressemble à un animal d'une force indomptable. Mais vient-elle à se rompre, chaque combattant perd sa force individuelle, soit par le poids de son armure, soit parce qu'il tirait des différentes parties de ce tout, qui se soutenaient mutuellement, plus de vigueur que de lui-même. XI. L'aile gauche des ennemis étant ainsi mise en fuite, une partie des Romains s'attache à sa poursuite; les autres courant sur l'aile droite qui combattait encore la chargent en flanc, et en font un grand carnage. Bientôt cette aile, déjà victorieuse, est enfoncée, et prend la fuite en jetant ses armes. Il n'y eut pas moins de huit mille Macédoniens tués à cette bataille, et environ cinq mille prisonniers. Les Étoliens furent accusés d'avoir laisse échapper Philippe, parce qu'ils s'arrêtèrent à piller son camp, pendant que les Romains étaient à sa poursuite : en sorte qu'à leur retour ceux-ci ne trouvèrent plus rien...
...Les dépouilles qui furent portées en pompe à ce triomphe frappaient les spectateurs par leur beauté : c'étaient des casques grecs, des boucliers macédoniens, et de ces longues piques qu'ils nomment sarisses. On y voyait aussi une grande quantité d'or et d'argent; car Itanus assure qu'on y porta trois mille sept cent treize livres d'or Le texte ajoute, voici quel fut ce présent. Environ quatre cent cinquante livres de notre monnaie. en lingots, quarante-trois mille deux cent soixante-dix livres d'argent, quatorze mille cinq cent quatorze pièces d'or monnayé, qu'on appelle des philippes, sans compter les mille talents que Philippe devait payer. Mais dans la suite les Romains, à la sollicitation de Flamininus, firent remise de cette dette à ce prince; ils le déclarèrent leur allié, et lui rendirent son fils, qu'ils avaient en otage...

Statère d'or représentant Titus Quinctius Flamininius
FLAMINIQUES : femmes des flamines. Elles ne pouvaient pas être répudiées.
FLAMINIUS NEPOS (CAIUS) : général romain. Tribun du peuple(232 av.J.-C). S'opposant aux sénateurs, il proposa une loi qui partageait entre les plébéiens les terres des Gaulois du Picenum au sud d'Ariminum (232 av. J.-C.). Consul en 223, il vainquit les Insubres près de l’Adda. Censeur en 220, il entreprit la construction du cirque Flaminien et de la voie Flamienne (via Flaminia). En 218 av. J.-C., il s'attira à nouveau l'hostilité des conservateurs en soutenant la lex Claudia, motion interdisant aux sénateurs et à leurs fils de posséder des navires de haute mer de plus de 300 amphores, sauf pour transporter les produits de leurs propres domaines. En 217, de nouveau consul, il livra face à Annibal la bataille de Trasimène où il périt avec des dizaines de milliers de légionnaires.

Le Cirque Flaminius fut créé au Sud du Champs de Mars, à Rome, par Caîus Flaminius Népos qui était une importante personne politique. Le Cirque Flaminius fut dédié aux Jeux dés 221 av JC. ll mesurait 300 x 120 m, ce qui était vraiment impressionnant. Il tenait une grande place dans la vie publique. Dans ce cirque on y célébrait les Ludi Plebeii, ce qui était des Jeux. Ils consistaient en courses de chars, combats de gladiateurs et pièces de théatre, et autres spectacles. Ils étaient organisés par les autorités de la ville dans un but religieux afin d’honorer un Dieu ou dans un but politique afin de rendre l’empereur populaire. Le cirque Flaminius tomba en ruine au cours du IV siècle, il n’en reste presque rien.
FLAMMEUM : très grand voile nuptial jaune foncé et brillant porté par la fiancée romaine le jour de son mariage. Pendant la cérémonie et jusqu’à l’arrivée dans son nouveau domicile où l’époux le retirait, la jeune fille s’en couvrait de la tête aux pieds pour se dérober aux regards.

Flammeum
FLAMMULA : bannière des cavaleries romaines sous l’Empire. Elle avait la même couleur que le flammeum du mariage.
FLAVIE CÉSARIENNE : Flavia Cæsariensis, province de la Bretagne sous les Romains, au Ive siècle, comprise entre la mer et le cours supérieur de la Tamise.
FLAVIEN (saint): martyr en 254. Lui et ses compagnons étaient disciples de saint-Cyprien et appartenaient presque tous au clergé. Ils furent rendus responsables de désordres provoqués dans la ville et pour cette raison mis à mort.
FLAVIEN (saint): 362. Il était préfet de Rome quand vint le temps de l'empereur Julien l'Apostat. Marqué aux fers sur le front du signe des esclaves, il fut envoyé en exil, dans un profond dénuement. Il était en prière quand il rendit son âme à Dieu.
FLAVIEN (Saint) : élu évêque d’Antioche en 381, alla à Constantinople solliciter la clémence de Théodose après la dédition de sa ville épiscopale en 387. Il fut victime de son zèle pour l'Orthodoxie en luttant contre l'hérésie monophysite d'Eutychès. Alors qu'il assistait au concile convoqué par l'empereur Théodose II, le 8 août 449, dans une église d'Ephèse, une foule de soldats, de matelots et de moines exaltés envahirent l'église et rouèrent de coups les Pères conciliaires hostiles à Eutychès. Ce furent ces gaillards qui, ce jour-là, décidèrent qu'il n'y avait qu'une seule nature en Jésus-Christ. Ils s'acharnèrent sur saint Flavien qui fut jeté en prison et mourut peu de jours après des coups reçus, parce qu'il restait attaché à la foi de l'Église. Le Pape saint Léon approuva la conduite de Flavien qui fut réhabilité par le concile œcuménique de Chalcédoine en 451 qui le proclama saint et martyr. Lorsque l'empereur Théodose lui demanda une offrande en or, il lui envoya les vases sacrés de la Grande Eglise Saint Sophie avec ces paroles :" En fait d'or, nous avons ces vases sacrés qui sont la propriété de Dieu." Théodose retira son exigence. Quand Eutychès refusa les décisions du concile de 448 et écrivit au pape de Rome pour lui donner sa version, Flavien écrivit également au pape dont la réponse est restée célèbre sous le nom de ‘tome à Flavien" et fut lue au concile de Chalcédoine en 451. Quelques années plus tard, Eutychès intrigua auprès de l'empereur et, lors d'un pseudo-concile, connu sous le nom de "brigandage d'Ephèse", il obtint que saint Flavien soit destitué, les légats du pape renvoyés. Comme saint Jean Chrysostome, saint Flavien mourut sur le chemin de l'exil en raison des mauvais traitements et des coups qu'il avait reçus. Commémoraison de saint Flavien, évêque de Constantinople. Pour avoir défendu la foi catholique à Éphèse, il fut déposé, frappé à coups de poing et de pied par les partisans de l’impie Dioscore et mourut peu après, sur la route de l’exil, en 449. Il mourut en 454. Il reste quelques passages de ses écrits.

FLAVIUS (CNEIUS) : secrétaire d’Appuis Claudius Caecus. Il découvrit par ruse(307 av.J.-C) les formules secrètes employées en justice par les praticiens et les grands pontifes. Il les publia et on appela son livre le Droit flavien. Cet exploit lui valu d'être élu Tribun de la plèbe. Il fut nommé édile curule en 305 av. J.-C.
FLÈCHE : sagitta, constellation de la Voie Lactée. C’était selon la Fable, la flèche d’Hercule qui tua le vautour attaché au foie de Promothée, ou celle d’Apollon qui perça les Cyclopes coupables d’avoir préparé la foudre de Jupiter contre Esculape.
FLESC : la baguette. Druide échanson du dieu Nechtan qui avait la garde de la source sacrée de la Segais avec Lam et Luam.
FLEURS : chez les Celtes et les Gaulois, les fleurs symbolisaient la fécondité et la pureté.
FLEUVES : les fleuves, symboles de connaissance et de vie, étaient honorés par les Celtes et les Gaulois. Ils servirent de voies de communication principales avant la construction de routes par les Romains.
FLORALIES (FLORALIA) : fêtes romaines en l’honneur de Flore, déesse d'origine sabine, pendant lesquelles toutes les débauches et tous les excès étaient permis. Son culte fut établi par Titus Tatius. La danse romaine la plus remarquable fut peut-être celle que l'on institua en l'honneur de Flore. C'était à l'origine une danse simple et naïve, exprimant la joie que causait à la jeunesse le retour du printemps. Mais, le peuple ne put conserver longtemps dans ses plaisirs la modération qui en marque la sagesse. Bientôt la fête de Flore dégénéra en une licence effrénée ; des femmes parurent nues sur la scène du théâtre, et l'obscénité de leurs danses rendit ce spectacle révoltant. Caton, qui assista une fois aux jeux floraux que l'édile Metius faisait célébrer, ne crut pas qu'il convînt à la dignité de son caractère, et à la sévérité de ses mœurs, d'en soutenir le spectacle jusqu'à la fin.
FLORALIES : flamine de Flore.
FLORAUX(voir Floralies) : jeux institués en l’honneur de Flore. On les célébrait la nuit à la lumière des flambeaux dans la rue patricienne.
FLORE : déesse des fleurs et de la floraison, femme de Zéphire. Semblable à Diane par son aspect, elle portait des fleurs. Son culte, établi chez les Sabins, fut introduit à Rome par Tatius. On célébrait en son honneur les jeux floraux (floralia), qui avaient lieu à l'époque de la floraison (avril). Ils se célébraient la nuit : il y régnait une grande licence. Renouvelés vers 230 av. J.-C., ces jeux ne devinrent annuels qu'à partir de 114 av. J.-C. Selon Lactance, le culte de la déesse Flore aurait pour origine un legs qui aurait été fait au peuple romain par une courtisane nommée Flora, à la condition qu'on célébrerait tous les ans une fête en son honneur.

Fore à Versaille Le bassin de Flore

Le printemps de Botticelli. 1482.
Les figures mythologiques ont ainsi été identifiés (de droite à gauche) : Zéphyr courant derrière la nymphe Chloris qu'il a lui-même transformé en Flore, déesse des fleurs ; au centre, Vénus, déesse de l'amour, ici représentée comme une reine en son royaume avec Cupidon, tirant une flèche vers les trois Grâces, alors que Mercure élève le Caducée vers les nuages.
FLORIEN ou FLORIAN(Marcus Annius Florianus Pius) :préfet du prétoire, il prit la pourpre après la mort de l’empereur Tacite, son frère utérin, 276 ap. J.-C. Son autorité ne fut pas reconnue par les légions de Syrie. Florien périt, après un règne de deux mois, à Tarse, assassiné par ses soldats qui refusaient de se battre contre Probus.
Extrait de la vie de Florien par Flavius Vospiscus: Après la mort de Tacite son frère utérin, Florien prit la pourpre sans attendre l’agrément du sénat, et de sa propre autorité, comme si l’empire était un héritage. II savait pourtant qu’on avait, en plein sénat, conjuré Tacite de choisir pour son successeur, en cas de mort, non pas un de ses enfants, mais l’homme le plus digne du trône. Enfin, il ne garda le pouvoir que deux mois : il fut tué par les soldats dans la ville de Tarse, à la nouvelle de l’avènement de Probus, nommé par le suffrage unanime de l’armée. Or, tels étaient les talents militaires de Probus, que lé sénat, l’armée, et le peuple romain lui-même, l’avaient à l’envi désigné, élu, proclamé. Florien avait le caractère de son frère, mais il ne l’imitait pas en tout point : aussi le frugal Tacite lui reprochait-il sa prodigalité ; et cette ambition même de régner accuse une différence profonde entre les deux frères. La même famille donna donc deux empereurs, dont l’un régna six mois, l’autre deux mois à peine. On dirait deux interrois, appelés à l’empire pendant un interrègne qui s’étendrait d’Aurélien à Probus.
On leur éleva deux statues de marbres à Intéramne, où furent érigé leurs cénotaphes, dans une terre qui leur appartenait. Ces deux statues, hautes de trente pieds, furent renversées par la foudre, et leurs fragments mutilés furent dispersés sur le sol. Vers le même temps, les aruspices annoncèrent que de leur famille il naîtrait un jour, soit par les femmes, soit par les hommes, un empereur romain, qui donnerait des lois aux Parthes et aux Perses, asservirait les Franks et les Alemans, ne laisserait pas dans toute l’Afrique un seul barbare, imposerait un chef aux habitants de Taprobane, et enverrait un proconsul dans une île romaine ; qui commanderait à toute la Sarmatie, subjuguerait tous les pays qu’entoure l’océan, et, après se les être appropriés par la victoire, finirait par rendre l’empire au sénat, rappellerait l’antique constitution, et ne mourrait qu’à l’âge de cent vingt ans, sans héritier. Mais cet homme ne devait naître, disaient-ils, qu’au bout de mille ans, à compter du jour où les statues avaient été renversées et brisées par la foudre. Or, les aruspices ne se compromettaient guère par cette flatterie, qui ajournait à dix siècles la venue d’un tel empereur. S’ils avaient dit que ce serait pour dans cent ans, on pourrait les convaincre de mensonge, en supposant même que de pareils contes puissent vivre cent ans. J’ai cru pourtant devoir les mentionner ici, pour que le lecteur ne m’accusât point de les avoir ignorés.

FLORUS (LUCIUS ANNÆUS) : berbère, historien romain, contemporain des Antonins, a composé, sous le règne de Trajan, un Epitome de gestis Romanorum en quatre livres. Il était peut-être de la famille de Sénèque, et, par conséquent, Espagnol. L’Abrégé de Florus s’étend de la fondation de Rome jusqu’à l’établissement définitif de l’Empire sous Auguste. Malgré quelques erreurs de géographie et de chronologie, il présente un tableau intéressant et suffisamment exact de la vie du peuple romain. Le style est souvent déclamatoire. Il abonde en métaphores forcées. Les meilleures éditions sont celles de Jahn, 1852, et de Halm, 1854, publiées l’une et l’autre à Leipzig.
On attribue aussi à Florus diverses poésies, des épigrammes, etc. Le Pervigilium Veneris ne paraît ne pas être de lui. Camille Paganel, Ragon et Durozoir ont donné chacun une traduction de l’Epitome .
Extrait des textes rassemblés et présentés par Jean-Marie HANNICK sur Florus: Aux yeux de Florus , les sept siècles environ qui séparent Romulus d'Auguste se sont déroulés comme une vie humaine : l'enfance, sous les rois ; puis l'adolescence, des débuts de la République jusqu'à la première guerre punique, période qui a abouti à la mainmise sur l'Italie ; ensuite les années de la jeunesse, ou de la maturité, au cours desquelles Rome s'impose à l'univers entier. Et l'auteur s'arrêtera là : il ne racontera pas le temps de la vieillesse, caractérisé par l'inertie des Césars. Mais il termine sa Préface sur une note d'espoir : sous Trajan, l'Empire a de nouveau « fait jouer ses muscles et voit maintenant ses forces reverdir ». Ce schéma « biologique », qui a donné bien des soucis aux éditeurs (cf. P. Jal, Florus, Introduction, p.LXIX-CXI), n'est pas vraiment original. Polybe, déjà, notait que les sociétés humaines, comme les individus, connaissent trois phases dans leur développement : « L'évolution de tout individu, de toute société politique, de toute entreprise humaine est marquée par une période de croissance, une période de maturité, une période de déclin, et c'est au moment de la maturité que le plus haut degré d'efficacité est atteint dans tous les domaines » (Histoire, VI, 51 ; trad. D. Roussel). L'idée se retrouve chez Cicéron (République, II, 1, 3), chez Velleius Paterculus (II, 11, 3), ailleurs encore. Elle est donc assez banale mais ce qui frappe dans le Tableau de Florus, c'est que cette division en âges n'est pas qu'une vision théorique de l'histoire romaine, elle constitue réellement l'ossature du récit, rappelée à chaque passage d'une période à l'autre.
Florus ne cite jamais ses sources. C'est l'analyse de son texte qui permet de déceler les emprunts qu'il a faits à ses prédécesseurs, et d'abord à Tite-Live, mais aussi à bien d'autres écrivains, Caton, Salluste, César, Lucain, Tacite. Par contre, bien que connaissant le grec, il ne semble pas avoir utilisé Polybe, ni Denys d'Halicarnasse (cf. Bessone, Storia epitomata, p. 220). Sa méthode de travail nous échappe tout autant. On constate qu'à certains endroits, Florus suit fidèlement le récit de ses devanciers, qu'ailleurs, il s'en écarte - on ne sait pourquoi - et verse parfois dans l'erreur. Deux exemples. Relatant, avec une certaine emphase, la proclamation de la liberté de la Grèce par Flamininus (196 a.C.), Florus (T 5) situe l'événement à Némée alors que cela s'est passé à Corinthe, lors des Jeux isthmiques (Polybe, XVIII, 46;Tite-Live, XXXIII, 32). Un peu plus loin (I, 33, 17), Florus raconte que le consul Fabius Maximus [Servilianus] aurait écrasé le chef des Lusitaniens révoltés, Viriathe (140 a.C.), et que son successeur, Popilius Laenas, aurait réussi, lui, à le faire assassiner. En réalité, le proconsul Fabius Maximus n'a pas vaincu Viriathe. Il a dû traiter avec lui et Rome a d'abord ratifié cet accord. Mais l'année suivante, le successeur de Fabius, qui était aussi son frère, Servilius Caepio - et non Popilius Laenas - reprit le combat et, finalement, fit tuer le chef rebelle par traîtrise. Des fautes de ce genre ne sont pas rares chez Florus. Il n'a pas les préoccupations d'un véritable historien, soucieux de vérité. « The panegyrist of the Roman people was less concerned with facts than with emotional comment » (M. von Albrecht, A History of Roman Literature from Livius Andronicus to Boethius, II, Leyde, 1997, p.1413). De fait, Florus est plutôt un commentateur de l'histoire romaine, parfois lucide d'ailleurs dans ses analyses (T 6), volontiers moralisateur mais toujours fidèle à un style très oratoire.
FLORUS(JULIUS): chef trévire qui, en 21 ap. J.-C., s’allia avec Sacrovir, chef des Gaulois Éduens, pour soulever la Belgique et la Gaule contre Rome. Il massacra les commerçants romains, puis il essaya de se retrancher dans la forêt des Ardennes. Traqué par les légions, il se suicida.
Extrait des Annales de Tacite: Cette même année les cités gauloises, fatiguées de l'énormité des dettes, essayèrent une rébellion, dont les plus ardents promoteurs furent, parmi les Trévires, Julius Florus, chez les Éduens, Julius Sacrovir, tous deux d'une naissance distinguée, et issus d'aïeux à qui leurs belles actions avaient valu le droit de cité romaine, alors que, moins prodigué, il était encore le prix de la vertu. Dans de secrètes conférences, où ils réunissent les plus audacieux de leurs compatriotes, et ceux à qui l'indigence ou la crainte des supplices faisait du crime un besoin, ils conviennent que Florus soulèvera les Belges, et Sacrovir les cités les plus voisines de la sienne. Ils vont donc dans les assemblées, dans les réunions, et se répandent en discours séditieux sur la durée éternelle des impôts, le poids accablant de l'usure, l'orgueil et la cruauté des gouverneurs; ajoutant "que la discorde est dans nos légions depuis la mort de Germanicus; que l'occasion est belle pour ressaisir la liberté, si les Gaulois considèrent l'état florissant de la Gaule, le dénuement de l'Italie, la population énervée de Rome, et ces armées où il n'y a de fort que ce qui est étranger."
Il y eut peu de cantons où ne fussent semés les germes de cette révolte. Les Andécaves et les Turons éclatèrent les premiers. Le lieutenant Acilius Aviola fit marcher une cohorte qui tenait garnison à Lyon, et réduisit les Andécaves. Les Turons furent défaits par un corps de légionnaires que le même Aviola reçut de Visellius Varro, gouverneur de la basse Germanie, et auquel se joignirent des nobles Gaulois, qui cachaient ainsi leur défection pour se déclarer dans un moment plus favorable. On vit même Sacrovir se battre pour les Romains, la tête découverte, afin, disait-il, de montrer son courage; mais les prisonniers assuraient qu'il avait voulu se mettre à l'abri des traits en se faisant reconnaître. Tibère, consulté, méprisa cet avis, et son irrésolution nourrit l'incendie.
Cependant Florus, poursuivant ses desseins, tente la fidélité d'une aile de cavalerie levée à Trèves et disciplinée à notre manière, et l'engage à commencer la guerre par le massacre des Romains établis dans le pays. Quelques hommes cédèrent à la corruption; le plus grand nombre resta dans le devoir. Mais la foule des débiteurs et des clients de Florus prit les armes; et ils cherchaient à gagner la forêt d'Ardenne, lorsque des légions des deux armées de Visellius et de C. Silius, arrivant par des chemins opposés, leur fermèrent le passage. Détaché avec une troupe d'élite, Julius Indus, compatriote de Florus, et que sa haine pour ce chef animait à nous bien servir, dissipa cette multitude qui ne ressemblait pas encore à une armée. Florus, à la faveur de retraites inconnues, échappa quelque temps aux vainqueurs. Enfin, à la vue des soldats qui assiégeaient son asile, il se tua de sa propre main. Ainsi finit la révolte des Trévires.
FLORUS (GESSIUS) : né à Clazomène, fut nommé procurateur de Judée après Albinus, 64, par la faveur de Poppée. Ses exactions insolentes et ses cruautés furent la principale cause de la révolte des Juifs.
Extrait de la Guerre des Juifs par Flavius Josèphe: Tel était Albinus, et cependant son successeur, Gessius Florus[63], le fit paraître, par comparaison, fort homme de bien : le premier avait accompli la plupart de ses méfaits en secret, avec dissimulation ; Gessius, au contraire, se glorifia des injustices dont il accabla la nation, et, comme s'il eût été un bourreau envoyé pour châtier des condamnés, ne s'abstint d'aucune forme de brigandage ou de violence. Eût-il fallu montrer de la pitié, c'était le plus cruel des hommes ; de la pudeur, c'était le plus éhonté. Nul ne répandit sur la vérité plus de mensonges, nul n'inventa pour le crime chemins plus tortueux. Dédaignant de s'enrichir aux dépens de simples particuliers, il dépouillait des villes, détruisait des peuples entiers ; peu s'en fallut qu'il ne fît proclamer par le héraut dans toute la contrée le droit pour tous d'exercer le brigandage, à condition de lui abandonner une part du butin. Son avidité fit le vide dans tous les districts : tant il y eut de Juifs qui, renonçant aux coutumes de leurs ancêtres, émigrèrent dans des provinces étrangères...
...Tel était Albinus, et cependant son successeur, Gessius Florus[63], le fit paraître, par comparaison, fort homme de bien : le premier avait accompli la plupart de ses méfaits en secret, avec dissimulation ; Gessius, au contraire, se glorifia des injustices dont il accabla la nation, et, comme s'il eût été un bourreau envoyé pour châtier des condamnés, ne s'abstint d'aucune forme de brigandage ou de violence. Eût-il fallu montrer de la pitié, c'était le plus cruel des hommes ; de la pudeur, c'était le plus éhonté. Nul ne répandit sur la vérité plus de mensonges, nul n'inventa pour le crime chemins plus tortueux. Dédaignant de s'enrichir aux dépens de simples particuliers, il dépouillait des villes, détruisait des peuples entiers ; peu s'en fallut qu'il ne fît proclamer par le héraut dans toute la contrée le droit pour tous d'exercer le brigandage, à condition de lui abandonner une part du butin. Son avidité fit le vide dans tous les districts : tant il y eut de Juifs qui, renonçant aux coutumes de leurs ancêtres, émigrèrent dans des provinces étrangères. A ces nouvelles, les gens de Jérusalem s'indignèrent, tout en se contenant encore. Mais Florus, comme s'il avait pris à tâche d'attiser l'incendie, envoya prendre dans le trésor sacré dix-sept talents, prétextant le service de l'empereur[68]. Là-dessus le peuple s'ameute, court au Temple et, avec des cris perçants, invoque le nom de César, le supplie de les délivrer de la tyrannie de Florus. Quelques-uns des factieux lançaient contre ce dernier les invectives les plus grossières et, faisant circuler une corbeille, demandaient l'aumône pour lui comme pour un pauvre malheureux. Florus ne démordit pas pour cela de son avarice, mais ne trouva là, dans sa colère, qu'un prétexte de plus à battre monnaie. Au lieu, comme il aurait fallu, de se rendre à Césarée pour éteindre le feu de la guerre qui y avait pris naissance et déraciner la cause les désordres, tâche pour laquelle il avait été payé, il marcha avec une armée de cavaliers et de fantassins contre Jérusalem, pour faire prévaloir sa volonté avec les armes des Romains et envelopper la ville de terreur et de menaces. . Le peuple, espérant conjurer son attaque, se rendit au-devant de la troupe avec de bons souhaits et se prépara à recevoir Florus avec déférence. Mais celui-ci envoya en avant le centurion Capiton avec cinquante cavaliers et ordonna aux Juifs de se retirer, en leur défendant de feindre une cordialité mensongère pour celui qu'ils avaient si honteusement injurié ; s'ils ont des sentiments nobles et francs, disaient-ils, ils doivent le railler même en sa présence et montrer leur amour de la liberté non seulement en paroles, mais encore les armes à la main. Épouvantée par ce message et par la charge des cavaliers de Capiton, qui parcouraient ses rangs, la foule se dissipa, avant d'avoir pu saluer Florus, ni témoigner son obéissance aux soldats. Rentrés dans leurs demeures, les Juifs passèrent la nuit dans la crainte et l'humiliation. Florus prit son quartier au palais royal ; le lendemain, il fit dresser devant cet édifice un tribunal où il prit place ; les grands prêtres, les nobles et les plus notables citoyens se présentèrent au pied de l'estrade. Florus leur ordonna de lui remettre ses insulteurs, ajoutant qu'ils ressentiraient sa vengeance s'ils ne lui livraient pas les coupables. Les notables protestèrent alors des sentiments très pacifiques du peuple et implorèrent le pardon de ceux qui avaient mal parlé de Florus. Il ne fallait pas s'étonner, disaient-ils, si dans une si grande multitude il se rencontrait quelques esprits téméraires ou inconsidérés par trop de jeunesse ; quant à discerner les coupables, c'était impossible, car chacun maintenant se repentait et par crainte nierait sa faute. Il devait donc, lui, s'il avait souci de la paix de la nation, s'il voulait conserver la ville aux Romains, pardonner à quelques coupables en faveur d'un grand nombre d'innocents, plutôt que d'aller, à cause d'une poignée de méchants, jeter le trouble dans tout un peuple animé de bonnes intentions.
Ce discours ne fit qu'irriter davantage Florus. Il cria aux soldats de piller l'agora dite « marché d'en haut », et de tuer ceux qu'ils rencontreraient. Les soldats, à la fois avides de butin et respectueux de l'ordre de leur chef, ne se bornèrent pas à ravager le marché : ils se précipitèrent dans toutes les maisons et en égorgèrent les habitants. C'était une débandade générale à travers les ruelles, le massacre de ceux qui se laissaient prendre, bref toutes les variétés du brigandage ; beaucoup de citoyens paisibles furent arrêtés et menés devant Florus, qui les fit déchirer de verges et mettre en croix. Le total de tous ceux qui furent tues en ce jour, y compris les femmes et les enfants, car l'enfance même ne trouvait pas grâce, s'éleva à environ trois mille six cents. Ce qui aggrava le malheur des Juifs, ce fut le caractère inouï de la cruauté des Romains. Florus osa ce que nul avant lui n'avait fait : il fit fouetter devant son tribunal et clouer sur la croix des hommes de rang équestre, qui, fussent-ils Juifs de naissance, étaient revêtus d'une dignité romaine.
FOCALE : sorte de foulard en étoffe que les Romains portaient autour du cou pour se protéger du froid. Sous l’Empire, il fut adopté par les soldats servant dans les armées du Nord.
FOCARIUS : esclave qui veillait au feu dans la cuisine.
FOCHLOC ou ANRUTH : file (poète irlandais) du sixième degré portant la baguette d’argent. Un poème lui valait une génisse. Ce grade lui donnait droit à une escorte de deux guerriers.
FOCHMARC : la Recherche. Druide initiateur des Tuatha Dé Danann.
FOCULUS :
1. Sur un autel, cavité destinée aux offrandes à brûler (encens, myrrhe…).
2. Réchaud à charbon. On l’allumait pour réchauffer une pièce.
3. Petit fourneau portatif employé pour cuisiner.

Foculus(réchaud) Représentation d'un foculus de Pompéi
FOCUS TURICREMIS : brasero de métal transportable. Il servait surtout à brûler les pastilles d’encens devant l’autel ou la statue d’un dieu.
FODINA : mine d’où l’on extrait les métaux.
FOLLIS :
1. Ballon gonflé d’air que les Romains frappaient avec la main bandée. Peut-être s’agissait-il d’une variante ancienne du volley-ball sans filet entre les joueurs.
2. Coussin ou matelas gonflé d’air.
3. grosse bourse de cuir qui contenait la solde d’un corps d’armée.
4. pièce de bronze introduite dans l'Empire romain vers 294, lors de la réforme monétaire de Dioclétien. D'un poids d'environ dix grammes, elle contenait 4 % d'argent, généralement sous la forme d'un placage.

Follis de Sévère

Follis de Galeria Valeria, vers 308-311
FOLLIS FABRILIS : soufflet de forgeron fabriqué en peau de bœuf et en bois.

FOMORES : peuple qui vivait sous terre. Personnifiant les forces des ténèbres, les Fomores avaient l’apparence de géants monstrueux. Les Tuatha Dé Danann les combattirent avant de s’allier avec eux dans le Monde Invisible.
FONDATIONS( temple égyptien) : avant d’élever un temple, les prêtres et les architectes devaient en déterminer l’orientation, tracer le plan au cordeau, puis creuser les fondations dans lesquelles on déposait l’offrande qui ensemençait le sol de la future construction. Cet ensemencement fait de débris d’anciens temples et de morceaux de statues divines était suivi d’un rite de purification. Les prêtres versaient du natron et consacraient le lieu sous la conduite du roi, du vizir ou d’un conseiller royal.
Les dix points à effectuer par le roi ou le substitut du roi pour la fondation d'un temple: voir Paul François - http://temple.egyptien.egyptos.net 1- Le pedj-sesh ou la fixation du plan du temple. L'objectif de cette opération est de définir au sol l'espace qu'occupera la construction, sous l'oeil bienveillant et le contrôle de Séshat. Cette déesse, la maîtresse des écrits, contrôle également l'utilisation du Merket, l'outil de visée utilisé pour obtenir le Nord théorique, lors d'observation astronomiques effectuées une nuit de pleine lune, et ainsi en déduire l'axe du temple. 2- Eparpiller du gypse sur l'aire de la construction pour la purifier. Même si cette étape peut paraître surprenante, les propriétés diverses du gypse ont pu servir à établir des bases saines (d'un point de vue physique) à la construction. On connaît en effet les propriétés déshydratantes du gypse, mais également son intérêt dans la fabrication du plâtre. La traduction du terme utilisé par les égyptiens, bsn, n'est pas certaine, et l'on parle également parfois de natron plutôt que de gypse. Dans ce cas, l'effet purificateur est alors purement symbolique, puisque le natron a un effet désinfectant qui, s'il est utile pour un être vivant, n'a aucun intérêt pour une construction. 3- Creuser la première tranchée de fondation. Les égyptiens avaient mis au point une technique de fondation efficace qui consistait à creuser le sol plus ou moins profondément, puis à construire des murs formant caisson et remplis d'une couche de sable sur laquelle reposent les premières pierres. On cherche également, lors de ce creusement, à atteindre la nappe d'eau souterraine, incarnation du Noun (l'océan primordial) pour ainsi en tirer les effets purificateurs. Le roi déclare ainsi sur une scène du temple d'Edfou :
"J'ai saisi la pioche. J'ai empoigné la houe du Nord. J'ai creusé la fondation du temple. J'ai défoncé pour toi la terre jusqu'à la limite du Noun pour parachever ton travail pour l'éternité. Joie de fortifier ton monument." 4- Mouler les quatre premières briques de fondation. Les premières briques de fondation, comme la plupart des briques en Egypte ancienne sont des briques crues obtenues à partir d'un mélange de limon et de paille. Certaines substances odorantes et purificatrices sont également ajoutées lors du moulage des briques : oliban, résine de térébinthe et autres plantes aromatiques. Ces briques de fondations sont symboliquement disposées aux quatre coins de l'édifice afin d'en répartir les effets purificateurs sur toute la surface à construire. Cette étape est liée à la précédente. 5- Tasser le sable au fond de la tranchée. Il s'agit ici de s'assurer de la planéité du dispositif de fondations dont on conçoit bien l'importance pour la suite de la construction. Certains auteurs voient également dans le sable la manifestation d'éternité nécessaire au fondement du temple : la multitude des grains de sable correspond au désir de longévité de cette construction. Cette étape est liée aux deux précédentes et toutes les trois assurent un dispositif de fondation efficace. 6- Construire et remplir le dépôt de fondation. 7- Initier la construction du temple. Le roi lui-même déplace un des blocs de pierre du temple (sans doute de dimensions suffisamment modestes pour lui éviter les écueils d'un travail particulièrement physique...) afin de s'identifier aux futurs ouvriers comme constructeur de l'édifice. Par cet acte, le souverain signalait le départ de la construction du gros-oeuvre, donc du temple proprement dit et en devenait également le maître d'oeuvre.
8- Purifier complètement le temple. Une fois le temple achevé, le lieu de culte devait être purifié afin d'en garantir l'intégrité et de pouvoir y accueillir la divinité souhaitée. Certains textes évoquent une cérémonie d'ouverture de la bouche pratiquée sur une maquette de l'édifice avec les mêmes instruments que ceux utilisés lors du rituel similaire pratiqué sur les momies. La purification du temple était effectuée en aspergeant d'eau sainte la base des parois du temple. 9- Présenter le temple aux divinités concernées. 10- Effectuer des offrandes et des sacrifices. Cette étape correspond probablement tout simplement aux premiers rituels pratiqués dans le temple, et n'est sans doute pas très différent des rites qui seront pratiqués chaque jour par les prêtres.
FONTAINE(CELTE) : souvent sacrées, les fontaines avaient un caractère féminin et lunaire. Dispensatrices de connaissance et de vie, elles étaient gardées jour et nuit. Dans les légendes celtes, la garde d’une fontaine est toujours confiée au Chevalier Noir qui était l’élu de la Dame de la Fontaine. Le dieu Diancecht possédait une fontaine qui ressuscitait les morts.
FONTANALES ou FONTINALES : Fontanalia, fête en l’honneur des nymphes qui présidaient aux sources, célébrée, à Rome le 3 des ides d’octobre (13 octobre) de chaque année. On les célébrait à la porte Fontinalis. Ce jour là, on tressait des couronnes de fleurs trempés dans l’eau des fontaines qu’on posait ensuite sur la tête des enfants.
Extrait de la lettre LXVI de la Rome au siècle d'Auguste par Charles Dezobry(1798-1871): Un peuple superstitieux comme les Romains est toujours porté à voir, à se créer des dieux partout, suivant les exigences de ses craintes, les bizarreries de ses goûts, le caprice de ses désirs ; je t'en ai déjà cité des exemples. Dans un pays où il fait aussi chaud, où la fraîcheur est un délice et la chaleur un supplice, le peuple devait diviniser les fontaines, et c'est ce qu'il a fait : elles ont un culte comme des déesses, et une fête appelée les Fontanales. Cette fête revient annuellement le III des ides d'Octobre. Elle se célèbre hors de la porte Fontinale ou Fontanale, sur la pente du mont Coelius, dans un lieu dit le Champ des Fontaines. Sa durée est d'une demi-journée, pendant laquelle, on couronne partout les puits de fleurs et de feuillage, et l'on jette de semblables couronnes dans les sources d'eaux vives, et de plus, des offrandes de quelques petites monnaies d'airain.
FONTEIUS (MARCUS) : il fut le gouverneur romain le plus cruel de la province de Narbonne en 76-73 av. J.-C. Il sauva Massalia (Marseille) d’une attaque de coalisés gaulois : Voconces, Tectosages, Arécomices, Allobroges et Celtibères. Sa rapacité ruina la province et provoqua la mort de milliers d’habitants par famine. Six ans plus tard, le chef des Gaulois Trévires, Indutiomare, demanda réparation à Rome. Appuyé par un Romain, Fabius, et le questeur Pletorius, il représenta les Gaulois au procès. Mais Fonteius, défendu par le remarquable Cicéron qui dressa un abominable portrait des Gaulois (Pro Fonteio), fut acquitté.
Extrait de pro Fonteio par Cicéron: C'est quand Fonteius a été préteur que la Gaule fut accablée de dettes. Mais, dit-on, à qui ont-ils emprunté de telles sommes? à des Gaulois? Pas du tout. A qui donc? à des citoyens romains qui font du négoce en Gaule. Pourquoi n'entendons-nous pas leurs témoignages? Pourquoi ne pas présenter leurs livres de comptes? C'est moi qui attaque le premier et qui presse l'accusateur, messieurs les juges ; j'attaque, dis-je, et je réclame des témoins. Dans ce procès, je dépense plus d'efforts et de peine à réclamer des témoins que les autres défenseurs à les récuser. Je le dis hardiment, messieurs les juges, et ce n'est pas sans raisons que je l'affirme. La Gaule est remplie de marchands, pleine de citoyens romains. Aucun Gaulois ne fait des affaires sans l'aval d'un citoyen romain, aucun franc ne change de mains sans être inscrite dans les livres de comptes de citoyens romains. Voyez jusqu'où je m'abaisse, messieurs les juges, voyez combien je semble m'éloigner de mon habitude et de ma prudence. Qu'on présente un seul registre de comptes dans lequel on trouve une seule trace qui montre que de l'argent a été donné à Fonteius; qu'on fasse venir un témoin parmi les nombreux marchands, les colons, les publicains, les agriculteurs, les éleveurs de bétail, alors je concéderai la vérité de l'accusation. Par les dieux immortels, quel procès et quelle défense ! Fonteius dirigea la province de Gaule qui est composée d'hommes et de cités de toutes sortes : en laissant de côté le passé, plusieurs ont fait récemment des guerres longues et terribles contre le peuple romain; plusieurs ont été soumis par nos généraux ou domptés par la guerre ou flétries officiellement par nos triomphes et nos monuments ou privés par le sénat de leurs terres et de leurs villes; plusieurs ont combattu Fonteius et c'est avec beaucoup de peine et d'effort qu'ils sont tombés sous la domination du peuple romain.
 Denier de Fonteius (85 av.J-C)
FONTUS : dieu romain. Fils de Janus ou de Saturne. Patron des sources et des fontaines. On le fêtait lors des Fontanales( 13 octobre) en jetant des couronnes de fleurs dans les rivières. Son temple se situait au nord du Capitole.
FORCEPS :
1. Tenailles de forgeron. Elles étaient utilisées pour maintenir la pièce de métal à travailler sur le feu.
2. Instrument en forme de pinces effilées que les chirurgiens grecs et romains utilisaient pour extraire les racines des dents.
3. Pinces spéciales servant à ôter des chairs le fer d’une flèche.
4. L'idée d'extraire le fœtus par les voies naturelles à l'aide de pinces spéciales est fort ancienne, mais pendant très longtemps, pareille opération resta incompatible avec la survie de l'enfant, que l'on considérait comme inévitablement voué à la mort, quand on devait employer des instruments métalliques. (Pour mémoire, Rueff, en 1554, aurait imaginé un appareil permettant de faire naître un enfant vivant, mais le véritable inventeur du forceps a été Peter Chamberlen l'aîné, né vers 1560 et mort en 1631).
 Crochet chirurgical romain
FORCULUS : avec les dieux Cardo et Limen(Cardea et Limentinus), dieu qui protégeait les portes des maisons romaines.
FORDICIDIES : fêtes romaines au cours desquelles des vaches pleines étaient sacrifiées au dieu de la terre, Tellus.
FORÊT(CELTE) : refuge et sanctuaire pour le druides gaulois qui s’opposèrent à l’invasion romaine, la forêt fut tout au long de l’histoire celte un lieu d’initiation. Les Celtes la considéraient comme un vaste temple naturel. Certaines forêts, les plus profondes et les plus impénétrables, étaient jugées comme magiques et on ne s’y aventurait pas sans peur. Les légendes nous les décrivent peuplées d’entités, de fées, de géants qui étaient autant d’épreuves que devait affronter le héros dans son initiation.
La forêt de Gréasque (Grahasca) a livré un superbe autel votif Forêt de Brocéliande
consacré au dieu celtique BELENOS.Sur l'autel apparaît
une inscription : "Q...NV BELINO PRO SE ET SUO".
FORFEX(Force) :
1. Ciseaux particuliers que les coiffeurs (tonsores) utilisaient pour tondre.(Les Égyptiens en connurent l'usage vers 1500 av.J.-C. Ils apparurent sous leur forme actuelle vers l'an 100 après J.-C dans l'empire romain).
2. Manœuvre militaire qui consistait à former un V avec un corps de troupe pour envelopper l’ennemi.

Forfex gallo-romain Forfex de Viuz-Faverges (Haute-Savoie) IIIè siècle.
FORGALL MANACH : le Rusé. Père d’Émer, la promise de Cuchulain. Ne voulant pas que sa fille épouse le héros, Forgall s’associa avec la sorcière Scatach pour le faire périr. Cuchulain échappa au sort de Scatach et enleva Émer.
FORGERON : maître du feu et de la métallurgie, le forgeron était redouté et souvent associé aux forces de l’Au-Delà. Goibhniu était le dieu forgeron qui préparait et servait la bière sacrée aux banquets divins.
FORGOLL : le Témoignage. Imbu de son talent, Forgoll, poète de son état, proféra des menaces contre les habitants de son pays parce que le roi avait émis un doute concernant l’un de ses poèmes. Il fut confondu par un habitant du Monde Invisible qui dévoila que l’ensemble de son œuvre était faux.
FORICAE et LATRINAE: les toilettes publiques de Rome étaient nombreuses et payantes. On revendait régulièrement les matières fécales et l’urine. Elles entrèrent en usage dans toutes les villes de l'empire. Les latrines avaient beaucoup de magnificence, les murs étaient souvent en marbre et ornés de mosaïque ou de peintures. La classe moyenne y allait de façon décontractée et y parlait des nouvelles du jour ou de leurs affaires. Les bains et les latrines étaient pour cette raison associés. On en trouve également dans les maisons de corporations. À Rome, on les lavait de façon permanente avec le trop-plein des sources thermales, des aqueducs et des puits. Les égouts passaient sous les sièges de toilettes en marbre ou en bois et évacuaient les matières fécales dans de grands canaux collecteurs qui se jetaient dans le Tibre. Au milieu de la pièce, une autre rigole récoltait les éclaboussures ou l'urine. Les grandes villas étaient équipées de latrines, mais dans les immeubles de la plèbe et les maisons modestes, on se contentait d'un baquet ou d'un seau pour se soulager.
 Foricae(latrines) à Vaison-la-Romaine Latrines à Éphèse
FORICAIUS : personne qui, par un bail payé à l’État, tenait et entretenait les toilettes publiques.
FORIS CARCERIS : portes du cirque derrière lesquelles les conducteurs de char attendaient le départ de la course.
FORMELLA : plat à poisson ; il en avait la forme.

Poissons. Mosaïque à Pompéi
FORMIDO : leurre employé par les chasseurs romains et grecs. Il servait à effrayer les animaux en les poussant vers les filets.
FORNACALÈS ou FORNACALIA : fête célébrée dans l’ancienne Rome, au mois de février de chaque année, en l’honneur de Fornax, déesse des fours. On faisait des sacrifices devant les fours. Ces cérémonies étaient mobiles et fixées selon le gré du grand curion (curio). On appelait également cette fête la fête des Sots.
Extrait des Fastes d'Ovide: Voici pourquoi ce même jour(17 février) s'appelle aussi la Fête des Sots: la cause est sans doute bien minime, mais cohérente. Sur la terre des anciens, les gens n'étaient pas instruits : de rudes guerres épuisaient l'énergie de ces hommes. Le glaive était plus à l'honneur que ne l'était l'araire recourbé ; le champ négligé rapportait peu à son propriétaire. Pourtant les anciens semaient l'épeautre, moissonnaient l'épeautre, et l'épeautre récolté, ils l'offraient en prémices à Cérès. Instruits par l'usage, ils le confièrent aux flammes pour le torréfier, mais, par leur propre faute, subirent de nombreux dommages. Tantôt en balayant, ils recueillaient des cendres noires en lieu de blé, tantôt les flammes ravageaient même leurs huttes. Fornax devient une déesse : confiants en Fornax, les paysans la supplient de protéger leurs récoltes. De nos jours, le Grand Curion fixe les Fornacalia par une proclamation légale, sans en faire une fête fixe ; Et tout autour du Forum, sur de nombreux écriteaux suspendus, une marque spéciale signale l'emplacement de chaque curie. Ceux qui, dans le peuple, sont des sots, ne connaissent pas leur curie, et accomplissent la cérémonie qu'ils reportent au dernier jour.
FORNACARIUS ou FORCACATOR : esclave chargé de la bonne marche du four dans les bains.
FORNACULA : fonderie en terre et en brique dans laquelle on faisait fondre les métaux ou cuire les poteries.
FORNAX : déesse romaine des fours.
FORNAX : four à poterie. Il pouvait être de grande dimension et contenir des dizaines de pièces à cuire.
FORNIX :
1. Arche ou arc d’architecture.
2. Voûte d’une chambre étroite. Ces chambres destinées aux esclaves ou aux pauvres étaient nombreuses à Rome. Elles étaient aussi utilisées par les prostituées.
3. Petite porte extérieure d’une tour ou d’une fortification.

La gravure représente une des tours qui faisaient partie Voûtes dans lesquelles se tenaient les prostituées
des murailles de Pompéi, dans son état actuel, avec la
porte de sortie sur la gauche, au bas ; les deux
arches obscures qu'on voit au-dessus contiennent
les escaliers et étaient cachées par le mur extérieur,
quand la tour était dans son état primitif.
FORS : fils d’Électra (proche de l’Électre des Grecs, mère des Harpies et d’Iris). Il était l’un des quatre régents du monde.
FOTLA : reine des Tuatha Dé Danann à l’époque de l’invasion des Goïdels (Gaël).
FORTERESSE (ÉGYPTE): grands bâtisseurs, les Égyptiens développèrent très rapidement l’architectonique. De très nombreuses forteresses de taille moyenne, en brique, s’échelonnèrent le long du Nil en amont de la première cataracte. Elles servaient de bases aux expéditions en Nubie et de cantonnement aux troupes chargées de forteresses, telles que le Mur du Souverain, érigé par Amménémès Ier vers 1980 av. J.-C., furent construites autour du delta et surtout à l’est où pesait la menace asiatique. Sous le Nouvel Empire, les architectes copièrent les migdols syriens, châteaux forts à murs crènelés organisés autour d’un donjon, et en multiplièrent les constructions dans les États tampons que les rois avaient conquis à l’est de l’Égypte. En Nubie, ces forteresses avaient en commun de larges fossés, d'imposantes murailles crénelées munies de meurtrières et renforcées par des glacis et des bastions aux angles, quelquefois aussi en façade. Un exemple type en est donné à Aniba. Le plan rectangulaire se retrouve, à quelques exceptions près, dans tous les forts. Deux portes fortifiées permettaient d'accéder à l'intérieur du fort. La première muraille était parfois doublée d'une seconde enceinte comme à Bouhen et Mirgissa. Celles-ci étaient composées de briques de 37x18x12 cm posées en assises horizontales, liées entre elles par un mortier de terre. L'intérieur du mur était habillé d'une armature de bois afin de renforcer la structure. Les égyptiens composaient ainsi une "maçonnerie armée" capable de résister à toutes les tentatives de destruction. Les meurtrières étaient conçues et espacées de telle manière que l'archer égyptien n'avait aucun angle mort. Chaque poste avait trois angles de tirs différents à l'horizontal et deux angles différents à la verticale offrant en totalité six angles de visée.

Forteresse égyptienne en Nubie

Une forteresse romaine, en charge de la surveillance de la "route des 40 jours" Migdol
(Darb el Arbain). Cette route reliait la province du Darfour (le pays de Iam)
au Soudan et la région d'Assiout. Elle a été utilisée pour les échanges
commerciaux dès l'ancien empire et est devenue tristement célèbre en
devenant une des principales voies d'acheminement des esclaves.
FORTUNE : fille d’Océan et de Téthys ou de Jupiter et d’une Parque ou encore, selon les Orphiques, fille d’Eubulée. Cette déesse représentait le Destin, le Hasard ou la Fortune d’après ses attributs : gouvernail, globe ou corne d’abondance. Fors fortuna, elle représente le destin avec toutes ces inconnues. Son nom dérive de fero (porter, apporter). Dès la plus haute antiquité, elle était vénérée dans plusieurs provinces italiques, mais son culte le plus important se célébrait à Préneste dans le Latium, où un certain Numerius Suffustus, en creusant un rocher, avait découvert des tablettes en chêne, sur lesquelles se trouvaient inscrites des formules mystérieuses qui servaient à rendre des oracles. À Rome et à Préneste, elle était la prophétesse et rendait des oracles célèbres sous le nom de sortes antiates. Dans la ville même de Rome, elle avait vingt-six temples. Le premier fut élevé par Servius Tullius en 295 av. J.-C., mais officiellement Fortuna Primigenia fut introduite à Rome en -204. Sa fête était célébrée le 24 juin par les Romains qui couronnaient ce jour-là leurs navires. La Fortune a comme attributs principaux la roue, la sphère, le gouvernail, la proue de navire, la corne d'abondance. La déesse est tantôt assise, tantôt debout ; elle porte parfois des ailes.

Bronze romain isis fortune tyché debout portant un gouvernail La Fortune
et une corne d'abondance
Tychè, déesse de la chance et de la fortune Toi que tous recherchent Déesse à la corne de fruits Accorde à ceux qui t'aiment De voir se réaliser leurs désirs. Fais tomber favorablement pour eux les dés Sur ce plateau de jeu qu'est le monde. Tychè, beauté auguste, Porte tes pas vers tes fidèles, Et que ta présence soit pour eux un bienfait. Gloire à toi, Fille de Prométhée, Demeure en paix, Et accorde-moi ton regard bienveillant.
FORULUS : petit meuble bibliothèque à deux battants et trois ou quatre étagères.
FORUM :
1. Vaste place située au centre d’une ville. Elle était destinée aux assemblées publiques, au règlement des affaires judiciaires et aux tractations commerciales. On y trouvait les grands temples, les édifices publics, les échoppes des marchands et les officines des banquiers.
2. Place de marché où les paysans et les artisans venaient vendre leurs produits.
 Forum antique

Autre vue du forum de Rome

Forum de Pompéi

Reconstitution du forum de Arles
FORUS ALEATORIUS : tables à dés. Les Romains étaient d’inlassables joueurs de dés.
FOSSOR : terrassier qui creusait des galeries au pic ou paysan qui retournaitle sol d’un champ avec une bêche.
FOUDRE : la foudre était l’arme du dieu gaulois Taranis et du Dagda celte irlandais.
FOUGÈRE : les druides recueillaient les spores de la grande fougère pendant la nuit du 23 juin afin de se rendre invisibles.
FOULON (FULO) : les foulons préparaient, nettoyaient et blanchissaient les étoffes. Ils les foulaient dans des bacs remplis d’eau et d’urine. Cette dernière était récupérée dans des vases mis à la disposition des passant dans les rues. L’étoffe était ensuite mise à sécher sur un cadre en forme de demi-s^hère, brossée puis compressée avec d’autres sous une presse à vie.
FOURCHE : 1.furca, bois fourchu qu’on attachait au cou des esclaves que les Romains voulaient punir. Les patients étaient promenés par la ville et battus de verges.
2.Instrument avec deux manches de bois ou fourchons, comme une fourche, dont on se servait pour porter des fardeaux sur le cou.

FOYER (FOCUS) : le foyer romain était consacré aux Iares. Sacré, de forme carrée, en pierre ou en brique, sans tuyau d’évacuation des fumées. Il était légèrement surélevé par rapport au sol et situé dans l’atrium.
FRAECH MAC IDATH : la Bruyère. Fils d’If. Ce héros, qui avait une liaison amoureuse avec Finnabair et la reine Medb, fut noyé au combat par Cuchulain.
FRAMÉE (FRAMEA) : lance à courte tête de fer. Utilisée contre les soldats romains par les Germains, elle demeura en usage jusqu’au XIIe siècle ap. J.-C.
FRANCS ou FRANKS : nom d’une confédération germanique. On n’est pas bien fixé sur le sens de ce mot, qui signifie suivant les uns errants, suivant les autres libres. Compos2e des Bructères, des Cattes, des Chauques, des Chamaves, des Chérusques, des Attuariens, des Ambsibares, des Sicambres, etc., la confédération des Francs habitait la région située entre le Weser, le Main et le Rhin. Ils apparaîssent dans l’histoire en 241 ap. J.-C. Aurélien, alors tribun militaire, battit une de leurs bandes près de Mayence. Ces aventureux barbares, en 254, traversèrent la Gaule et l’Espagne en les dévastant, et se perdirent en Afrique. D’autres, établis par Probus sur les bords de Pont-Euxin, revinrent par mer dans leur patrie, vers les bouches du Rhin, 277. Les Romains finirent par traiter avec ces audacieux ennemis. Julien permit, 338, à l’une de leurs tributs, celle des Saliens, qui avait quitté les bords de l’Yssel ou Sala (d’où son nom), de séjourner dans la Toxandrie (partie du Brabant). Les Ripuaires (du latin ripa) obtinrent aussi de s’établir sur la rive du Rhin aux environs de Cologne. Admis dans les armées romaines, les Francs arrivèrent parfois aux premières dignités. Au moment de la grande invasion, 406, ils essayèrent de l’arrêter, mais ils furent écrasés par les Vandales : ils prirent part aussi à la bataille des Champs Catalauniques contre Attila (V. ce nom) dans les rangs d’Aétius, 451. Après leurs premiers chefs, Clodion, Mérovée, Childéric (V. es noms), vient Clovis, qui fonde la première monarchie franque, 481-687, à la tête des Saliens, appelés plus tard Neustriens. La seconde monarchie franque, 687-843, celle des Ripuaires ou Austrasiens, est due à la maison d’Héristal ou de Carlovingiens, qui remplace la dynastie Mérovingienne (V. France Histoire). Après le traité de Verdun, le nom des Francs ne s’applique plus qu’aux Gallo-Romains ou Français.
 Invasion des Francs

Le roi Clovis porté paar les guerriers francs

Bataille entre Francs et Saxons
FRANCISQUE : arme des Francs. C’était une hache à deux tranchants dont le fer était épaus, et le manche en bois et très court. Ils la lançaient de loin contre l’ennemi.

Francisque
FRANZHAUSEN : site archéologique de première importance sur la commune de Nussdorf en Autriche. On y a découvert deux nécropoles. La première date de l’âge du bronze avec 2000 corps inhumés en position fœtale, la seconde, de l’âge du fer celte (VIe et Ve siècles avant notre ère), abrite 185 tombes et des espaces cultuels. La plupart de ces tombes ont été violées et dévastées. On y a cependant trouvé des armes et quelques objets en bronze. Le peuplement de la Suisse occidentale au Néolithique a été abordé ici par deux études parallèles, portant toutes deux sur les traits non-métriques de huit ensembles datant du Néolithique moyen au Campaniforme (4500-2200 ans av. J.-C.). L’une a été menée sur 34 traits crâniens, l’autre sur 61 traits dentaires. L’analyse des proximités et l’analyse hiérarchique du clustering de ces deux ensembles ont permis d’arriver à trois scénarios concernant la mise en place du Campaniforme dans ces régions : un apport de sang nouveau en deux temps, une évolution du rituel funéraire, ou une combinaison de ces deux propositions. Nous avons vu que le rituel funéraire évolue au cours du Néolithique en Suisse occidentale. Des nécropoles aux multiples tombes du Néolithique moyen, nous passons aux dolmens renfermant entre 40 et 100 sujets au Néolithique récent. On suppose actuellement que ces ensembles contenaient les sujets appartenant aux différentes familles vivant au sein de la communauté inhumante. Au Campaniforme, toutefois, le nombre de sujets inhumés au sein des dolmens est nettement inférieur (une dizaine d’individus seulement). Il semble que l’on soit en présence de critères d’inhumation beaucoup plus stricts, critères sociaux (inhumation réservée à une élite sociale) ou familiaux (les dolmens représenteraient alors des « caveaux familiaux »). Il en découle que les fréquences d’expression des traits crâniens et dentaires seraient celles de sous-groupes de la population vivante, et ne représenteraient plus la variabilité de l’ensemble des vivants.Voir J. Desideri et S. Eades. http://bmsap.revues.org/document332.html
FRÊNE : le frêne représentait la lettre N (nion). Symbole de la vie et de la sagesse, il incarnait la puissance de l’eau et la vitesse des chevaux. Les druides taillaient des baguettes de frêne afin d’affirmer leur pouvoir.

FRIGIDARIUM :
1. Garde-manger pour conserver la viande et le poisson.
2. Pièce froide dans laquelle le baigneur se vivifiait après son passage au bain de vapeur (laconicum). Pour lui assurer un maximum de fraîcheur, les architectes le bâtissaient en général du côté nord des thermes, avec un minimum d'ouvertures sur l'extérieur pour en assurer l’éclairement et éviter l’accumulation de la chaleur solaire.Le frigidarium pouvait avoir une forme ronde (thermes de Stabies à Pompéi, thermes urbains d'Herculanum) ou le plus souvent rectangulaire, avec un ou plusieurs bassins d’eau fraîche. 3. Cuve contenant l’eau froide des bains.

Frigidarium des bains d'Hadrien à Leptis-Magna
 Les bains d'Hérode à Hérodium Le plancher était pavé de mosaïques blanches et noires.
Quant aux murs, ils étaient décorés de fresques multicolores
à motifs géométriques.
FRISONS : en latin, Frisii, et au moyen âge Frisones, peuplade germanique qui habitait le territoire compris entre la mer du Nord, le Rhin inférieur et l’Ems, et confinait aux Bataves, aux Bructères et aux Clauques. Réduits par Drusus à payer un tribut (10 av. J.-C.), ils se soulevèrent en 28. Vaincus par Corbulon, 47, ils se révoltèrent de nouveau avec le Batave Civilis. Après avoir été cités par Jules César dans le De Bello Gallico (ou Guerre des Gaules) où le général romain montre son intérêt pour la race de chevaux ; devenus célèbres sous le nom de « frisons » ; qui portent au combat les cavaliers de cette région. L'Empire romain reconnaît aux Frisons un artisanat, notamment militaire, supérieur à leurs autres voisins germains. Les armes forgées en Frise sont souvent mise en vente sur les marchés de la mer du Nord que les Frisons gouvernent en maître lorsque les armées romaines pénètrent en Europe du Nord. C'est d'ailleurs à cette époque que cette mer est appelée mer frisonne. Établis à l'extérieur des frontières originelles de l'Empire romain, les Frisons firent partie des peuples soumis au tribut sous l'imperium d'Auguste (avant -14): pressés par les exigences du primipilaire Olennius, ils se révoltèrent sous l'imperium de Tibère en 28 (source : Tacite, Annales, IV). Leur victoire lors de la bataille du bois de Baduhenne leur permit de vivre « libres » sur leurs terres jusqu'au milieu de III siècle, Rome ayant renoncé à étendre son empire au-delà du Rhin. Des cavaliers frisons servirent dans les légions romaines comme « Equites Singulares » sous l’Empereur Néron (54-68) et en Grande-Bretagne, où ils furent préposés à la protection du mur d’Hadrien, construit en 120. La pierre tombale d’un cavalier frison « Frisii » , qui avait servi dans les légions romaines, a été retrouvée à Cirencester (Gloucestershire) en Angleterre. Vers 250, probablement suite à une montée des eaux, les Frisons durent abandonner leurs terres inondables protégées par des « tertres » ; l'intérieur du continent leur étant difficile d'accès en raison des mouvements d'autres ethnies germaniques, ils harcelèrent avec les Saxons les frontières maritimes de l'Empire romain où ils finissent par s'établir (notamment dans la Flandre maritime, dans le Kent et sur la côte de la mer du Nord en Angleterre). Mêlés à diverses peuplades, notamment aux Chauques, ils se répandirent dans la suite de l’Elbe à l’Escaut, pendant la décadence des Francs marovingiens. Ils furent repoussés et battus en 689 par Pépin d’Héristal, et, en 734, par Charles Martel, qui leur firent prêcher le christianisme.
Extrait du blog de Psylvia sur les chevaux Frisons: Le Frison, appelé un temps Hard draver (bon trotteur), a contribué à l’élaboration de toutes les races de trotteurs de courses par l’intermédiaire du Hackney qui descend de lui. Dans les Pyrénées, on élève le cheval Mérens qui offre des ressemblances frappantes avec le Frison. Dans certains cas, les ressemblances peuvent être ramenées à l’influence des Chevaux Frisons et d’autres cas à une descendance analogue. Déjà en 1625, les Chevaux Frisons étaient exportés vers les pays qui plus tard devinrent les Etats Unis d’Amérique. Les Hollandais fondèrent en 1609 sur le territoire découvert une ville nommée Nouvelle-Amsterdam, qu’ils durent abandonner aux Anglais en 1664 et son nom devint alors New-York. A l’époque, des annonces de journaux américains comportaient alors des offres de trotteurs d’origine « hollandaise », sans doute des Frisons. Ceux-ci sans doute à l’origine du Morgane Horse. En raison de leurs qualités, les étalons Frisons furent importés par l’Electeur George Guillaume de Prusse (1624) par les fameux Haras de Frederiksborg, de Salzbourg, de Kladrub en 1771 et dernièrement l’étalon Romke 234 pour améliorer les Kladrubers noirs. En 1957 et 1958, par l’intermédiaire du Stamboek, des chevaux Frisons ont été exportés en Afrique du Sud pour le compte du Baron Clemens Von Nagel dans le but d’améliorer l’espèce importée là-bas autrefois sous le nom de « Cheval Flamand » (Flandres belges)De 1890 à 1898, 8 étalons Frisons ont été exportés en Angleterre : Onsta 58, Floris 57, Piet 61, Johan 69, De Jonge Keizer 72, Landskind 88, Nooitgedacht 94, Frizo II 96. Et plus récemment en 1960, Waste 207 et Wybren 208, ainsi que Bjinse 241 en 1977 exporté en Ecosse. Dans les années 60, les étalons Geert 184, Meint 196, Noldus 198, et Lutzen 192 furent exportés en Afrique du Sud.

Peuples germaniques au premier siècle après J.-C.

Cheval frison
FRITILLUS : godet à dés.
FRIUCH et RUCHT : ces deux éleveurs de porcs luttèrent l’un contre l’autre quatre années durant (deux ans sous la forme de corbeaux puis deux ans sous l’apparence de poissons). Friuch se transforma en ver de terre, devint conseiller et champion de la reine Medb, avant d’être avalé par une vache qui mit au monde Brun de Cualngé. Rucht, lui aussi changé en ver, eut la même destinée ; une vache l’avala et mit au monde le taureau Beau Cornu d’Aé.
FRONDE : arme de Cêt. S’en étant emparée, Conall s’en servit avec une balle faite de terre pétrie avec la cervelle du roi Mesgegra.
FRONDE (FUNDA) : cette arme qui projetait des balles de plomb était utilisée par les Celtibères et les nations espagnoles. Dès la fin de la République, l’armée romaine se dota de frondeurs. De nombreuses balles de plomb datant de la guerre des Gaules ont été retrouvées sur les champs de bataille. La fronde constitue l'arme de jet la plus anciennement connue, puisque mention en est faite dans la Bible. Connue durant l'antiquité, elle a été employée par les Grecs et les Romains. Engin aussi simple qu'efficace, elle lance de petits projectiles, cailloux arrondis, balles d'argile durcie, ou de plomb, coulé au moule en forme d'olive très allongée, sur lesquels sont gravées des invectives : "reçoit", "avale" ou des propos beaucoup plus grossiers... Dans l'Antiquité, les frondeurs des Baléares sont renommés pour la précision de leurs tirs; il en est de même au XVe siècle de leurs descendants espagnols. Dans les armées françaises, la fronde ne disparaît qu'au XVIIe siècle.
FRONDEURS (FUNDITORES) : à l’origine, ces soldats furent recrutés parmi les hommes de la cinquième classe du cens. Postés au dernier rang avec les trompettes et la musique, ils harcelaient l’ennemi à distance. Sous l’Empire, ce corps fut recruté en Espagne.

FRONTALE : plaque de métal protectrice sur le front des chevaux.
FRONTIÈRES(ÉGYPTE) : dans les temps reculés de l’histoire égyptienne, la frontière suivait la mer circulaire au-delà de laquelle rien n’existait ; puis, le monde s’ouvrant à l’Égypte, ce fut le devoir du pharaon de tracer les frontières politiques. Sous l’Ancien Empire, comme aujourd’hui, le pays était limité au nord par la mer et au sud par la première cataracte d’Assouan. Puis la frontière se déplaça vers le sud avec ses bastions et ses douaniers. Les rois successifs voulurent préserver leur territoire de toute ingérence étrangère et s’appliquèrent tout au long de leur histoire à rejeter les nomades et les migrants et à taxer les produits d’importation. Obsédés par les envahisseurs venus de l’est, les Égyptiens essayèrent de rpousser très loin la frontière orientale, mais ils ne parvinrent jamais à se maintenir très longtemps au-delà de la Palestine. Thoutmosis Ier accomplit une campagne militaire a |