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H
HA : dieu du VII ème nome d'Égypte de Basse-Egypte, protecteur des pistes libyques( sur les textes des sarcophages, il est cité comme le gardien de la frontière ouest). Grand dieu maître de l'Occident" ou "prince des Libyens" ou "maître de la montagne de Manou", il assistait le pharaon contre ses ennemis. Il est représenté avec le couteau ou une plume d'autriche sur la tête, voire sur un pavois.

Le dieu Ha à Bannentiu
HABENA : courroie fixée à la hampe d’une lance. Elle permettait de lancer l’arme.
HACELDAMAR : nom hébreu d’un champ voisin de Jérusalem, servant de sépulture aux étrangers, et acheté avec l’argent que Juda reçut pour livrer Jésus, et qu’il rendit. De là ce nom, qui signifie Champ du sang.
HADÈS (Pluton) : quatrième enfant de Cronos et de Rhéa, et le frère d'Hestia, Déméter, Héra, Zeus et Poséidon, dieu des enfers. Il était aussi, au même titre que Déméter, distributeur de richesses (minérales). Du point de vue de Platon, Hadès dispense aussi les vrais biens de l’âme. Fils de Cronos et de Rhéa, il échappa à la mort comme ses frères et reçut en partage l’empire des ombres, gardant en commun avec Zeus et Poséidon la terre et l’Olympe. Dans son royaume, il vit avec Perséphone qu’il a enlevée dans le vallon d’Enna. Il ignore tout des choses extérieures et porte un casque (la kunée) qui le rend invisible et qu’il prête parfois aux autres dieux. Il a pour attribut la verge avec laquelle il conduit les morts dans les enfers. De tous les dieux, il est le plus détesté car il se montre impitoyable. Il aima Perséphone, la nymphe Mintha et l’océanide Leucé. On le fait quelquefois père des Érinyes. À Athènes, on l’honorait dans le sanctuaire des Érinyes et à Trézène, dans celui d’Artémis. Originellement, les Grecs l’invoquaient en frappant la terre avec leurs mains, et en lui immolant la nuit des chèvres noires entre les cornes desquelles on faisait brûler de l’encens. Le nom d’Hadès désigne aussi les Enfers dans lequel les morts sont maintenus prisonniers par le Dieu. Hadès enlèva Perséphone avec l'autorisation de Zeus, alors que la jeune fille était occupée à cueillir des fleurs en compagnie d'Océanides, d'Athéna et d'Artémis dans la plaine de Nysie. Sa mère Déméter la chercha partout sur Terre ; Hélios, dieu du soleil, lui apprit enfin que sa fille se trouvait dans le royaume des morts. Entrant dans une terrible colère, Déméter quitta le séjour des dieux pour se réfugier sur la terre et pour se venger, elle empêcha les semences de germer.Face à cette catastrophe, Zeus tenta une réconciliation et, par l'intermédiaire d'Hermès, ordonnant à son frère de rendre Perséphone à sa mère avant que la Terre entière ne meure de faim. Hadès accepta de la laisser partir, mais lui donna un grain de grenade à manger. Quand Déméter revit de nouveau sa fille, elle comprit immédiatement le problème: sa fille ayant mangé la nourriture des morts, elle devrait rester aux Enfers un tiers de l'année (l'hiver).
 Hadès et Antigone
 Hadès et Perséphone
HADRIEN : voir ADRIEN.
HÆMON : fils de Créon, roi de Thèbes. Fiancé d’Antigone, il se tua sur le tombeau de cette princesse après avoir maudit son père. Une autre tradition le fait mourir au siège de Thèbes en se sacrifiant volontairement pour sauver la ville. d'après Euripide, Créon imposa à son fils de châtier sa future épouse. Haemon fit semblant d'obéir et cacha Antigone à la campagne où elle lui donna un enfant. Créon apprit qu'il avait été trompé et condamna à moert les deux coupables, mais ces derniers furent sauvés par l'intervention de Dionysos.
HÆMOS : fils de Borée et d’Orithyie. Époux de Rhodope, père de l’Hèbre. Lui et sa femme, étant donné les noms de Zeus et d’Héra, furent changés en montagnes. C'est aussi le nom d'une montagne de Thrace sur laquelle Borée vivait dans une caverne.
HAGNO : nymphe d’Arcadie. Nourrice de Zeus. On lui avait consacré sur le mont Lycée une fontaine intarissable qui portait son nom. Lorsqu’une grande sécheresse affligeait le pays, le prêtre de Zeus Lycéen, après s’être concilié la faveur du dieu par des sacrifices et des prières, touchait la surface de la fontaine avec une branche de chêne. Aussitôt, une condenstion se formait, grossissait en nuages donnant des pluies sur le pays.
HAGNON : l’un de ceux qui travaillèrent, disent les traditions, à construire la tour de Babel. Les Arméniens, le regardant comme le fondateur de leur nation, se sont appelés jusqu’à présent Haï ou Haïk, et donnent à leur pays le nom d’Haïasdan. Il mourut à l’âge biblique de 400 ans.
HAGNON : fils du chef athénien Nicias, fondateur de la ville d'Antipolis à l'embouchure du Strymon en 436 avant J.-C pour assurer l'approvisionnement en bois d'Athènes.
HALIA : fille de Thalassa et de Pontos, sœur des Telchines à Rhodes(quelquefois confondue à la nymphe Himalia aimée de Zeus pendant la guerre contre les Titans) . Aimée de Poséidon, elle en eut une fille, Rhodé, qui laissa son nom à l’île, et six fils. Ces derniers ayant outragé Aphrodite, la déesse irritée les frappa de démence et les poussa à violenter leur mère. Cet acte horrible accompli, Poséidon eut pitié d’eux. Il leur assigna pour séjour l’intérieur de la terre. Halia se suicida en se précipitant dans les flots. On l'associa à l'Océanide Caphira, la nourrice rhodienne du dieu Poséidon.

HALIAEMON: nom d'un fou qui après s'être noyédonna son nom au fleuve appelé autrefois Carmanor. Ce fleuve s'appela ensuite Inachos.
HALIARTE : ancienne ville dela Grèce (Boétie), au Sud du lac Copaïs, que les Romains ruinèrent, et qu’avait rendue célèbre la défaite, en 394 av. J.-C., de Lysandre et des Spartiates contre Thèbes, cette guerre de Corinthe fut gagnéepar les Grecs coalisés. La disparition de la flotte spartiate favorisa la domination perse sur la Grèce.
Extrait du voyage en Béotie par Pausanias: si après Thespie, au lieu de longer la côte, vous entrez bien avant dans les terres, vous trouverez Haliarte. Je n’examinerai point ici par qui Haliarte et Coronnée ont été bâtie ; c’est un point que je traiterai plus commodément dans l’histoire des Orchoméniens, et qui n’en doit pas être séparé ; je vais donc rapporter quelques autres particularités. Durant la guerre des Perses, Haliarte s’étant montrée fort fidèle et fort affectionnée aux Grecs, les troupes de Xerxès y entrèrent et mirent tout à feu et à sang. On voit en cette ville le tombeau de Lysander. Ce général des Lacédémoniens s’étant approché de la place pour en faire le siège, les Athéniens et les Thébains qui la défendaient, firent une sortie qui donna occasion à un grand combat où Lysander fut tué. On peut dire de lui qu’il mérita beaucoup de louanges et beaucoup de blâme. Car dans le temps qu’il commandait l’armée navale du Péloponnèse, il donna des preuves de beaucoup d’habileté, en ce qu’il sut profiter de l’absence d’Alcibiade, et que par sa manœuvre il fit croire à Antiochus, qui montait la capitane de la flotte athénienne, qu’il étoit pour le moins égal en force aux Lacédémoniens ; d’où il arriva que ce présomptueux accepta le combat auprès de Colophon, et qu’il fut entièrement défait.

HALICARNASSE : fondée par les Doriens, Halicarnassus, ancienne ville d’Asie Mineure (Carie), au Nord du golfe Céramique, patrie d’Hérotode et de l’historien Denys, aujourd’hui Bodrum Boudroum. Elle fut chassée de l'Hexapole dorienne quand l'un de ses ressortissants, Agasiklès, emporta le trépied d'airain gagné au jeu d'Apollon au lieu de le consacrer au dieu. Royaume indépendant, Halicarnasse passa entre les mains du tyran Lygdamis, puis de sa fille Artémise I vers 485-480 avant J.-C. Elle passa sous le contrôle des Perses achéménides avec qui elle participa à la bataille de Salamine. en Ce fut dans cette ville capitale des rois de Carie, que la veuve de Mausole lui fit élever le magnifique tombeau, doù nous est venu le nom de mausolée. Assiégée par Alexandre le Grand, elle fut entièrement détruite par le feu sur ordre de Memnon de Rhodes. En 1939, l’anglais Brock en a retrouvé l’emplacement et quelques bas-reliefs.

 Ce tombeau, fut élevé par Artémise II, la soeur de Mausole qui était également son épouse, satrape de Carie, après la mort de celui-ci en 353 av. J.-C. Elle appela pour ce travail les artistes les plus connus de son temps: pour l'architecture Satyros et Pythéos; pour la sculpture Scopas, Timothéos, Bryaxis et Léocharès. Le tombeau ne fut achevé qu'après la mort d'Artémise (350 av. J.-C.). D'une hauteur totale de près de 43 m, il était entouré de trente-six colonnes et surmonté d'une pyramide ornée d'un quadrige de marbre. La chambre funéraire contenait sans doute les tombes de Mausole et d'Artémise. On attribue une grande partie de la frise représentant un combat des Grecs contre les Amazones et les Centaures au sculpteur Scopas. Ce monument ne fut détruit, par un séisme, que vers le XIVe siècle. Au 15ème sciècle, les chevaliers de l'ordre de Malte envahissent la région, et décident de construire une forteresse. A partir de 1494, ils commencent à prendre les pierres du mausolée, et en 1522 il n'en reste plus une seule pierre. La forteresse existe toujours à Bodrum, et on peur voir dans ses murs des pierres sculptées et du marbre provenant du mausolée . Des fouilles systématiques entreprises par les Anglais en 1857 ont permis de dégager des fragments importants que l'on peut voir de nos jours au British Museum.
 Artémise se préparant à boire les cendres de son mari -Francesco Furini Le roi Mausole
 Frise des amazones du Mausolée
 Tétradrachme de Mausole
HALIES : jeux solennels célébrés à Rhodes en l’honneur d’Apollon.
HALIOS : chef lycien tué par Ulysse.
HALIRRHOTHIOS : fils de Poséidon et de la nymphe Euryte. Deux traditions le concernent. Dans la première, il fut mis en pièces par des paysans pour avoir coupé des oliviers de l’Attique. Dans la seconde, ayant fait violence à Alcippe, fille d’Arès, il fut tué par ce dieu.
HALITHERSÈS : fils de Mastor. Habile devin, il prédit le retour d’Ulysse et assista Télémaque contre les prétendants de Pénélope.

MENTOR, HALITHERSÈS, EGYPTIOS ET UN VIEILLARD D'lTHAQUE DISCUTENT DU RENVOI PAR TÉI.ÉMAQUE DES PRÉTENDANTS DE PÉNÉLOPE.
HALL : mot celte qui désignait le sel.
HALLSTATT : région située entre la Bohême et les Alpes autrichiennes de la région de Salzkammergut. La civilisation celtique s’y développa grâce à la proximité de mines de sel gemme dans la vallée du Salzbergtal. Période caractérisée par des épées de bronze et de grandes épées de fer. Les cavaliers à longue épée apparaissent sporadiquement dans les tombes, entourés de rites et accompagnés d’éléments tels que des services à boisson, produits exotiques importés, chars. On estime que cette période s'étend de -1100 à -800. Puis de -800 à -600 avec l'apparition de la vaisselle de bronze. C'est l'extraction du sel et son emploi dans la conservation des aliments qui permit à cette civilisation de s'étendre à toute l'Europe. Vers -600, une grande mine de sel s’ouvre à Hallein, non loin de Hallstatt sur la rive ouest de la Salzach, qui offre des débouchés plus faciles. Le site de Hallstatt décline, les tombes s’y font moins nombreuses et moins riches à partir du Ve siècle. Les premières forteresses apparaissent et les rois y demeurent. Elles sont en briques crues montées sur des assises de pierres et permettent de protéger quelques dizaines de maisons et d'ateliers.

HALLSTATT(voir ci-dessus) : village d’Autriche dans lequel furent mises au jour les premières sépultures celtes de l’âge du fer contenant des armes, des objets de la vie quotidienne et du mobilier funéraire.
HALOCRATÈS : fils d’Héraclès et de la thespiade Olympuse.
HALS : enchanteresse tyrrhénienne, suivante de Circé. Elle changea Ulysse en cheval et le garda chez elle jusqu’à sa mort.
HALYS : Cyzicénien tué par Pollux.
HAMA : vivier de la ville de Pharès, consacré à Hermès avec tous les poissons qu’il contenait.
HAMA : ville se trouvant en Syrie, connue dans l'Antiquité sous le nom d'Epiphania. Elle était défendue par une puissante forteresse dont il ne reste presque aucune trace.
HAMA : seau des pompiers.
HAMADOCOS : héros hyperboréen qui apparut à Delphes avec Pyrrhos et Hypérochos et défendit cette ville contre les Gaulois.
HAMADRYADES : nymphes des forêts, d’origine arcadienne. Elles ne pouvaient jamais s’écarter des arbres qu’elles personnifiaient. Hésiode avait fixé la durée de leur vie à 933 120 ans. Pour d’autres, elles mouraient avec leurs arbres. La légende nous apprend qu'il y avait une nymphe par arbre.
 Emile Jean Baptiste Philippe Bin: Hamadryade Evelyn De Morgan: Hamadryade
HAMILCAR BARCA : voir AMILCAR BARCA.
HAMIOTA : pêcheur à la ligne.
HAMOTRAHONES : surnom donné aux geôliers qui traînaient le cadavre des condamnée par un croc aux Gémonies après l’exécution.
HANCHE : on appelait l’amitié de la hanche » l’acte, par lequel une déesse initiait sexuellement un élu. Plus généralement, cette amitié de la hanche désignait les rapports amoureux corporels.
HANNIBAL : voir ANNIBAL.
HANNIBAL :(qui a la faveur de Baal) fils d’Hamilcar Barca, né en 247 avant notre ère. Initié aux lettres grecques et aux stratégies militaires d'Alexandre le Grand par son précepteur spartiate, Sosylos, il jura qu'il emploierait le feu et le fer pour briser le destin de Rome. À la mort de son beau-frère Hasdrubal le Beau qui l'avait initié à la guerre, assassiné en 221(date de la fondation de la nouvelle capitale Carthagène), il fut proclamé général tout en s'opposant à Hannon. Pendant deux ans, il consolida les positions carthaginoises en Espagne, puis il déclencha la seconde guerre punique en détruisant Sagonte et en massacrant de nombreux Celtes dans sa traversée de l’Espagne (219). En 218, il voulut soulever les Gaulois contre Rome mais ces derniers se méfiaient trop de lui. Il put toutefois engager 20 000 fantassins et 5 000 cavaliers grâce aux efforts diplomatiques des Boïens et se lança à la conquête de l’Italie. Publius Cornelius Scipion, consul dirigeant les forces romaines destinées à intercepter Hanniba, ne s’attendait pas à ce qu’Hannibal tente de traverser les Alpes, les Romains s’étant préparés à l’affronter dans la péninsule Ibérique. Disposant d’un faible détachement en Gaule, Scipion tenta d’intercepter Hannibal. . Il vainquit Scipion (qui fut grièvement blessé et fut obligé de se replier sur Plaisance)dans le Tessin. Cette victoire lui permit de convaincre les Gaulois et les Ligures à se joindre aux Carthaginois, ce qui augmente la taille de l’armée de 40 000 hommes dont 14 000 Gaulois. Il battit ensuite Sempronius(Tibérius Longus) près de la Trébie, perdit son dernier éléphant et un œil dans les marais de Clusium avant d’écraser les légions de Flaminius(qui perdit la vie avec 15 000 de ses soldats) sur les bords du lac de Trasimène en 217. Les Romains nomment alors Fabius Cunctator comme dictateur. Rompant avec les traditions militaires romaines, Fabius adopta une nouvelle stratégie en refusant la bataille frontale avec son adversaire tout en harcelant l'ennemi avec plusieurs petites armées romaines afin de limiter ses mouvements. Mais les tactiques de Fabius déplaisent aux Romains qui le forcent à partager son commandement avec son maître de cavalerie Marcus Minucius Rufus. En 216, il remporta la bataille décisive de Cannes sur Paul Émile et Varron. Sur le terrain militaire, les Romains, sous la direction de Marcus Claudius Marcellus, reprirent Syracuse en 212 puis Capoue en 211 après deux sièges successifs. Une contre-offensive d’Hannibal pour reprendre Capoue en 211 échoua ainsi qu’un raid de cavalerie sur Rome même. Les Romains parvinrent à détruire une armée carthaginoise en Sicile et pacifièrent l’île en s’alliant avec la Ligue étolienne afin de contrer Philippe V qui tenta de profiter de la situation pour conquérir l’Illyrie mais, attaqué sur plusieurs fronts, fut rapidement submergé par Rome et ses alliés grecs. En 210, Hannibal prouva à nouveau sa supériorité tactique en infligeant une sévère défaite à l’armée proconsulaire de Gnæus Fulvius Centumalus à Herdoniac en Apulie et détruisit en 208 une force romaine engagée dans le siège de Lokroi Epizephyrioi. Malgré tous ces avantages, il dut quitter l’Italie pour défendre Carthage en 203. Vaincu en 202(19 octobre) par Scipion à Zama, il s’enfuit quelque temps plus tard en Syrie chez le roi Antiochos III qui lui refusera un commandement militaire, puis chez Prusias le roi de Bithynie qu’il aida dans sa guerre contre Eumène de Pergame. Réclamé par l’ambassadeur romain Flaminius pour être jugé, il préféra s’empoisonner en 183.
Extrait par Polybe: « Les soldats, consternés par le souvenir des maux qu’ils avaient soufferts, et ne se figurant qu’avec effroi ceux qu’ils avaient encore à endurer, semblaient perdre courage. Hannibal les assemble, et comme du haut des Alpes, qui semblent être la citadelle de l’Italie, on voit à découvert toutes ces vastes plaines que le Pô arrose de ses eaux, il se servit de ce beau spectacle, unique ressource qui lui restait, pour remettre ses soldats de leur frayeur. En même temps, il leur montra du doigt le point où Rome était située et leur rappela qu’ils avaient pour eux la bonne volonté des peuples qui habitaient le pays qu’ils avaient sous les yeux. »

 Bataille de Cannes



HANNON : général Carthaginois, battu sous les murs de Messine, 264 av. J.-C. par Ap. Claudius Caudex. Amiral cargthiginois qui perdit un combat naval, à la hauteur des îles Egades, contre le consul Lutatis Catulus, 242 av. J.-C.
HANNON : surnommé le Grand, né vers 270, mort vers 190 av. J.-C. Il ne désirait pas affronter les Romains et préférait conquérir de nouveaux territoires en Afrique. Immensément riche, longtemps chef du partie aristocratique, opposé à Amilcar Barca et à Annibal, il commit l'erreur de démobiliser la flotte carthaginoise en -244, combattit en Sicile dans la première guerre Punique, se montra dur à l’égard des mercinaires, fut forcé de partager le commandement avec Amilcar dans la terrible guerre qu’ils firent à Carthage et les vainquirent en -238, s’opposa de toutes ses forces à la lutte contre les Romains, et contribua, dit-on, à faire échouer la grande expédition d’Annibal en Italie. Après la défaite de Zama en -202, il fut envoyé à Rome pour signer le traité de paix.
HANNON : fils de Bomilcar, l’un des principaux lieutenants d’Annibal, dans les campagnes d’Italie, de 218 à 203. Beaucoup d’autres généraux ou officiers carthaginois de ce nom sont cités par les historiens romains.
HANNON : navigateur carthaginois qui vivait 1000 ans, selon les uns, 500 selon les autres, av. J.-C. Connu par le voyage de découvertes qu’il fit au-delà des colonne d’Hercule, et dont il existe, sous le titre de Périple d’Hannon, une relation engrec, imprimée pour la première fois à Bâle, 1533. M. Müller l’a insérée dans les Geographi minores, publiés par Didot, 1855. Elle a été traduite en français par Gosselin, dans ses Recherches sur les connaissances des anciens le long des côtes d’Afrique, et par Chateaubriand dans son Essai sur les révolutions.
Faits historique: ce fut vers l'an 500 que l'explorateur Hannon à la tête d'une flotte de 50 navires transportant 30 000 personnes fut chargé de coloniser une partie du monde connu. Lors de son long périple, il se rendit à Gadès (Cadix), puis à Thymatérion au cap de Beddouza à partir duquel il atteignit l'île de Cerné, puis l'embouchure du fleuve Sénégal. Son boyage se poursuivit jusqu'au Cameroun.
Traduction d'un texte grec d'après les tables gravées (aujourd'hui disparues)dans le temple de Melqart à Carthage:
- Les Carthaginois décidèrent que Hannon devrait naviguer au-delà des colonnes d'Hercule et fonder une colonie de Libyo-Phéniciens . Il embarqua donc sur soixante pentécontores, environ trente mille hommes et femmes, des provisions et l'équipement nécessaire.
- Après avoir navigué au-delà des colonnes d'Hercule pendant deux jours, il fonda la première ville que nous appelâmes Thymiatherion. Elle dominait une large plaine.
- Naviguant alors en direction de l'ouest, nous arrivâmes à Soloeïs, un promontoire libyen couvert d'arbres, là nous fondâmes un temple dédié à Poséidon (Le Baal Shaphon des carthaginois).
- Après avoir navigué en direction de l'est pendant une demi-journée, nous atteignîmes un lac, peu éloigné de la mer, encombré d'une grande quantité de hautes herbes, dont se nourrissaient des éléphants et de nombreux autres animaux sauvages.
- A une journée de navigation, au-delà des colonnes d'Hercule, nous fondâmes, sur la côte, cinq nouvelles cités : Karikon-Teichos, Gytte, Akra, Melitta et Arambys.
- Continuant notre chemin, nous arrivâmes à la large rivière Lixus, qui vient de Libye et au-delà de laquelle des nomades appelés Lixites font paître leurs troupeaux. Nous restâmes un certain temps avec eux et ils devinrent nos amis.
- Dans l'arrière-pays infesté de bêtes sauvages et hérissé de grandes montagnes, vivaient des Ethiopiens inhospitaliers. Ils disent que le Lixus coule de cette région et qu'au milieu de ces montagnes habitent des troglodytes, d'allure étrange, qui, d'après les récits des Lixites, peuvent courir plus vite que les chevaux.
- Prenant des interprètes parmi les Lixites, nous naviguâmes pendant deux jours en direction du sud, le long d'un rivage désertique, puis une autre journée en direction de l'est. Nous trouvâmes une petite île de cinq stades de pourtour, à l'extrémité d'un golfe. Nous créâmes un établissement et l'appelâmes Cerné. Nous avons estimé, en nous référant à notre itinéraire, que nous nous trouvions alors à l'opposé de Carthage, étant donné que le voyage de Carthage aux colonnes d'Hercule et de là jusqu'à Cerné semblait identique.
- De là, nous remontons la grande rivière appelée Chrétès; nous atteignons un lac sur lequel se trouvent trois îles plus grandes que Cerné. Continuant à naviguer pendant une journée, nous arrivâmes à l'extrémité du lac, surplombé par une haute montagne remplie de sauvages vêtus de peaux de bêtes, qui nous jetèrent des pierres et luttèrent contre nous. Ils nous empêchèrent de débarquer.
- Continuant toujours à naviguer, à partir de là, nous arrivâmes à une nouvelle grande rivière pleine de crocodiles et d'hippopotames. Nous retournâmes alors et revînmes à Cerné.
- Nous naviguâmes vers le sud pendant douze jours, au plus près de la côte tout au long de laquelle apparaissaient les Ethiopiens qui s'enfuyaient quand ils nous voyaient. Leur langage était incompréhensible même pour nos interprètes Lixites.
- XII- Le dernier jour, nous jetâmes l'encre à proximité de hautes montagnes recouvertes d'arbres dont le bois dégageait un parfum délicieux.
- Nous naviguâmes dans les parages pendant deux jours. Nous atteignîmes un immense golfe sur les rivages duquel nous pouvions observer, une fois la nuit venue, de grands feux et d'autres plus petits, s'allumant partout, à tour de rôle.
- Après avoir refait nos provisions d'eau, nous naviguâmes alors pendant cinq jours le long des côtes, jusqu'à ce que nous arrivions à une grande baie, que nos interprètes appelaient "corne de l'Occident"(7). Dans cette baie, il y avait une grande île et dans l'île, un lac d'eau salée dans lequel se trouvait une nouvelle île où nous mîmes pied à terre. De jour, on ne pouvait rien voir d'autre que la forêt, mais une fois la nuit venue, nous avons vu des feux s'allumer partout et nous entendîmes une grande clameur. La peur nous gagna et nous prîmes le parti de quitter cette île.
- Nous naviguâmes alors très vite en contournant une côte sauvage, d'où se dégageait un parfum d'encens. Des torrents de feu et de laves se répandaient jusque dans la mer et le pays était inabordable en raison de la chaleur.
- Effrayés, nous quittâmes cette région à la hâte et naviguâmes encore pendant qautre jours. Nous vîmes un pays la nuit, totalement en flammes. Au milieu, il y avait une flamme plus haute que les autres et il nous semblait qu'elle atteignait les étoiles. De jour, cela ressemblait à une grande montagne qui était appelée "le char des dieux".
- Nous naviguâmes encore pendant trois jours dépassant cet endroit où coulait cette lave dangeureuse et nous atteignîmes un golfe appelé "corne du sud".
- A l'extrémité de cette baie, se trouvait une île plus grande que la première, avec un lac où se trouvait une autre île remplie de singes. Il y avait un beaucoup plus grand nombre de femelles dont les corps étaient velus, et nos interprètes les appelaient des gorilles. Essayant de les poursuivre, nous ne parvînmes à attraper aucun mâle, car ils étaient tous habitués à escalader les précipices. Ils s'enfuirent en nous envoyant des pierres pour protéger leur retraite. Mais nous attrapâmes trois femelles qui mordirent et griffèrent ceux qui les portaient, car elles ne voulaient pas les suivre. Nous les tuâmes alors, et les dépeçâmes. Nous ramenâmes leurs peaux à Carthage, car nous arrêtâmes là notre navigation, notre ravitaillement étant épuisé".

HAOUÂRAH ou HAWÂRAH : la pyramide d’Haouârah est située au sud-est du Fayoum. Amménémès III y fut inhumé en 1797 av. J.-C. Un système de herses très épaisses glissant latéralement dans le plafond, et surtout un nouveau type de chambre sépulcrale furent mis au point lors de l'édification de la pyramide. Le vaste caveau de 7 mètres sur 2,50 mètres fut taillé dans un gigantesque monolithe de quartzite pesant plus de cent tonnes. Ce caveau était couvert par trois énormes dalles également en quartzite, dont la dernière, vers l’antichambre, était en équilibre sur des piles provisoires jusqu’aux funérailles. Le caveau contenait le sarcophage royal, disposé sur un socle orné de redans, ainsi que la caisse à canopes. Au-dessus du caveau, deux rangées opposées de blocs disposées en V renversé constituaient une décharge sous le massif de brique crue de la pyramide, où trois assises fortement arquées formaient une seconde décharge. Devant cette pyramide s’élevait un temple funéraire que les voyageurs grecs appelèrent le labyrinthe, vaste construction de deux étages formée de plus de 3 000 pièces.
 Pyramide de Amménémès III
HÂPI : un des quatre fils d’Horus, protecteur des organes momifiés. Sud les vases canopes, il est représenté avec une tête de singe et protégeait les poumons.
HÂPI ou HÂPY : nom de l’inondation du Nil représenté par un homme à la silhouette androgyne, aux seins pendants et au ventre ballonné . Considéré comme le fécondateur de l’Égypte, le Nil faisait l'objet de rituels lors de la montée de ses eaux. Il était d’usage de faire des offrandes au dieu en jetant dans le fleuve des aliments, des bêtes sacrifiées, des amulettes ou encore des figurines pour entretenir la puissance du Nil .


HÂPI-DJEFA : prince d’Assiout et gouverneur à Kerma sous Sésostris Ier (1961-1928). Il mourut en Nubie lors d’une expédition. Son tombeau inachevé est situé dans la nécropole des princes d’Assiout creusée dans la falaise libyque.
HAPIS ou APIS: nom du taureau sacré de Rê. Le nom de féconsateur s'écrit avec l'hiéroglyphe du Taureau. Hapis est représenté ou par un taureau ou par un homme à tête de taureau, coiffé du disque solaire. Le taureau dédié à Hapis était reconnaissable à la marque blanche ayant la forme d'une lune sur son flanc droit. Les prêtres l'entretenaient jusqu'à l'âge de 25 ans avant de le noyer dans le Nil. Il était alors pleuré et enseveli comme un roi. C'est à Memphis que fut découverte la plus grande des nécropoles des taureaux Hapis : le Sérapéum.


HAPOUSÉNEB : fils d'Hapou, prêtre aux mains pures, troisième prêtre lecteur d'Amon, premier prophète d’Amon sous le règne d’Hatschepsout. Il fut l’un des artisans de la prise du pouvoir par la reine et dirigea les travaux du temple de Deir el-Bahari. Il occupa la charge de vizir du royaume, premier à cumuler de hautes fonctions à la fois civiles et religieuses. En autre, il reçut également la dignité de « directeur de tous les prêtres du Sud et du Nord », affermissant encore son influence, et affirmant la primauté du dieu Amon sur les autres divinités d'Égypte.
Inscription dans sa tombe: « Le noble, le prince, qui s'approche du corps divin, dont les faveurs sont stables et grand l'amour qu'il inspire, qui rend éminent le palais royal, le savant, initié aux mystères de l'Ennéade divine… supérieur des secrets des deux uraus, le directeur des plus hautes charges, le grand prêtre d'Amon, Hapouseneb."

HAREM (ipètnésout): les femmes de la haute société mariées au même homme se réunissaient dans une salle particulière, mais ce n’était pas à proprement parler un harem, car elles étaient libres d’aller et de venir au sein comme à l’extérieur de la maison. C'était un lieu de pouvoir et d'éducation, où les concubines rivalisent d'adresse pour étendre leurs prérogatives et essayer de placer leurs enfants à des postes importants. Plus conformes à l’idée qu’on s’en fait, les harems des pharaons répondaient à des critères plus stricts, bien que les fonctionnaires et serviteurs chargés de la bonne marche des lieux pussent y pénétrer. Parmi eux, on trouvait le scribe de la Porte et le gardien des Portes, postes attribués par la grande épouse royale, régente de toutes les autres épouses et des ornements royaux ou courtisanes. La régente était secondée par la supérieure du harem. Seuls les enfants de la grande épouse royale ont, en temps normal, et s'ils sont de sexe masculin, la possibilité de devenir princes héritiers. Un harem d’accompagnement se déplaçait avec le roi lors de ses voyages. Les harems existèrent jusque sous le Bas-Empire, mais ils ne ressemblaient en rien aux harems arabes car les femmes, égales des homme en droit, bénéficiaient de toute leur liberté. Dès le nouvel empire les étrangères entreront au harem, scellant ainsi des traités de paix ou d'alliance.Notons à ce sujet qu'il faudra attendre la XXI dynastie et l'affaiblissement de l'Égypte pour qu'à l'inverse, le pharaon accepte d'accorder en mariage une princesse égyptienne à un roi étranger.
Extrait d'un texte de fonctionnaire relatant un complot contre Pépi I er ourdi dans le harem: Sa Majesté me nomma Attaché de l'État à Hiéraconpolis (juge) [car] elle avait confiance en moi plus qu'en tout autre serviteur. J'écoutais des querelles, étant seul avec le vizir de l'État, en toute affaire secrète [et tout incident qui concernait] le nom du roi, puisque le cœur de Sa Majesté avait plus confiance en moi qu'en tout sien magistrat, tout sien dignitaire, tout sien serviteur [ ... ] Il y eut un procès dans le harem royal contre l'Épouse Royale, Grande Favorite, en secret. Sa Majesté me nomma pour entendre [la déposition], sans qu'il y eût aucun vizir, ni aucun magistrat là, seulement moi seul, parce que j'étais capable, et à cause de ma fidélité dans le cœur de Sa Majesté et parce que Sa Majesté avait confiance en moi. C'est moi qui mis le procès-verbal par écrit, seul avec un magistrat, bien que mon rang fût [seulement] celui d'un Directeur des Employés du Grand Palais. Jamais auparavant un de mes semblables n'entendit un secret du harem royal...
Contre Amenhemat I( Le septième jour du troisième mois de la saison Akhet, durant la trentième année de son règne, le fondateur de la XII dynastie est assassiné): Garde tes distances envers les subordonnés, qui ne sont rien et aux intentions desquels on ne prête pas attention ! Ne te mêle pas à eux quand tu es seul, ne fais confiance à aucun frère, ne connais aucun ami. Ne te fais pas de client : cela ne sert à rien. Lorsque tu te reposes, garde-toi toi-même, car l'on n'a pas d'ami le jour du malheur ! J'ai donné au pauvre et élevé l'orphelin, j'ai fait parvenir celui qui n'avait rien comme celui qui avait du bien, et celui qui mangeait ma nourriture, voilà qu'il complote ! Celui à qui j'ai tendu la main, voilà qu'il en profite pour fomenter des troubles ! Ceux que vêt mon lin fin, voilà qu'ils me regardent comme un paillasson ! Ceux que oint ma myrrhe, voilà qu'ils me crachent dessus ! Les images vivantes qui m'ont été attribuées - les hommes - ils ont ourdi contre moi un complot inouï et un grand combat, comme on n'en a jamais vu !

HARIÉSUS : « Horus fils d’Isis », autre nom de l’Horus commun.
HARMAKHIS : « Horus de l’Horizon » était le nom qu’on donnait au Sphinx de Guizâh, le gardien de la nécropole à partir du Nouvel Empire. Auparavant, il était le dieu du soleil à l'aube et au crépuscule, personnification de la fonction royale d'origine divine qu'on symbolisait par les lions ailés et les béliers.
 Harmakhis et Horus
HARMODIOS : voir ARISTOGITON.
HARMONIE : fille d’Arès et d’Aphrodite, ou de Zeus et d’Électre. Épouse de Cadmos dont elle eut Polydore et quatre filles : Ino, Agavé, Autonoé et Sémélé. Elle fut changée en serpent ainsi que son époux. Ceux qui possédèrent tour à tour le fameux collier qu’elle avait reçu d’Aphrodite subirent la fatalité et périrent. Ce collier fut déposé dans le temple d’Athéna à delphes. Le tyran Phayllos s’en empara et en fit présent à la femme d’Ariston, sa maîtresse, mais un incendie dévora son palais et détruisit le bijou.
 Cadmos et Harmonie
HARMOSTES : magistrats, ordinairement annuels, envoyés par Sparte pour gouverner les villes et provinces conquises.
HAROÉRIS : « Horus le Grand ». Cinquième enfant de Geb et de Nout. Sa parèdre, la déesse Tasenètnéferèt, la "sœur parfaite", est une forme de la déesse Hathor. Disque ailé adoré à Edfou, il était l’Horus du soleil et de la guerre célébré le dernier du mois d'Épiphi. Anciennement Horour, Hor, le dieu tutélaire de Khem (Létopolis). Son culte fut adopté par les habitants de Hor kenti Iti, puis ceux de Ionou( Héliopolis) avant de se répandre dans toute la vallée du Nil. Ayant le caractère du soleil et de la lune, il permet à ces astres de ne pas se croiser. Plutarque fait d'Haroëris le fils d'Osiris et d'Isis conçu dans un rapport prénatal dans le ventre même de Nout.
 Haroëris et Tasenètnéferèt
Sobek et Haroëris
HARPALES ou HARPALE : général macédonien, neveu de philippe, gouverneur de Babylone pendant l’expédition d’Alexandre le Grand dans l’Inde en 327 av. J.-C. Coupable de concussion alors qu'il faisait office de trésorier, il s’enfuit à Athènes(en -324) avec 5000 talents d'or et 6000 mercenaires embarqués sur 30 navires avant le retour du conquérant. Mais Démosthène s'opposa à sa venue en faisant voter une loi alors qu'Hypéride désirait s'emparer de l'or pour soutenir une guerre d'indépendance. Obligé de fuir à nouveau, il revînt à Atthènes après un long périple et acheta les orateurs pour obtenir son statut de réfugié. mais il ne put soulever la ville contre Alexandre qui avait demandé que le trésor volé soit conservé dans l'enceinte de l'Acropole(trésor qui avait fondu au point de ne représenter que 350 talents). Il passa alors en Crète avec une troupe de mercenaires et y fut assassiné en -323.
HARPALION : fils de Pytæménès. Allié des Troyens, il fut tué par Mérion.
Extrait des Dionysiaques par Nonnos: Cependant Bellone souffle ses ardeurs sur les deux armées, Morrhée frappe de son glaive Dasylle du Ténare , Dasylle qui ne quitta jamais son bouclier devant l’ennemi; puis il brise de sa lance les os de la joue droite à un citoyen d’Amyclée que rien n’ébranlait. Il immole aussi Alcimachie la montagnarde, qui surpasse toute la jeunesse contemporaine par sa vaillance autant que par sa beauté. C’est la fille d’Harpalion, riche producteur de la grappe. Elle osa pénétrer dans le temple de Junon, et y secouer dans les airs le lierre, qui est en horreur à la divinité d’Argos, autant qu’elle favorise la rougissante grenade. Alcimachie flagella du feuillage de son thyrse l’élégante statue de la déesse, meurtrit l’effigie d’airain sous les tiges de la vigne, et outragea l’implacable marâtre de Bacchus. Elle ne devait pas échapper à la terrible colère qu’elle avait allumée chez Junon. La Lemnienne impie allait être ensevelie dans une terre étrangère; elle ne revit pas son père après la genre des Indes; elle ne revit pas sa patrie Lemnos, témoin de l’union de Jason et d’Hysipyle; mais, atteinte d’un destin vengeur, elle reposa sous la poussière d’un sol lointain. Infortunée, elle perdit Harpalion, et fut abandonnée de Bacchus .
Extrait de l'Iliade par Homère: En ce moment s’élançait le fils du roi Pylémènes, Harpalion, qui suivit son père bien aimé pour combattre devant Ilion?; mais il ne revit plus les champs paternels. Il s’approche, frappe de sa lance le bouclier de l’Atride, et ne peut en traverser l’airain?; alors il se réfugie parmi ses soldats pour éviter la mort, et regarde avec inquiétude, de peur qu’un trait ennemi n’atteigne son corps. Mérion, comme il s’enfuyait, lui jette un javelot, et l’atteint à la hanche droite?; le dard pénètre au-dessous de l’os jusque dans les entrailles?: Harpalion tombe sur la place, entre les bras de ses compagnons chéris, en exhalant le dernier soupir, et, comme un ver, il reste étendu sur la poudre. Le sang noir qui coule de sa blessure inonde la terre. Bientôt les vaillants Paphlagoniens s’empressent autour de lui?; ils le placent sur un char, et le conduisent tristement dans les murs sacrés d’Ilion?: son père marchait avec eux en répandant des larmes. Hélas?! la mort de son fils restera sans vengeance.

HARPALOS : astronome grec qui corrigea le cycle de Cléostrate vers 480 av. J.-C.
HARPALYCE : sorte d’Artémis thrace. Fille d’Harpalycos, roi d’une contrée de Thrace, elle fut nourrie de lait de jument et formée très jeune au métier des armes. Elle sauva son père en mettant en fuite le fils d’Achille, Néoptolème. Retirée dans une forêt profonde, elle vécut de rapines et de brigandages. Des paysans la tuèrent.
HARPALYCE : jeune fille argienne. Elle mourut de chagrin en voyant son amour méprisé par Iphiclè. Les vierges argiennes donnèrent le nom d’Harpalyce à un hymne funèbre qu’elles chantaient en l’honneur de leur compagne.
HARPALYCE : fille de Clyménos. Elle fut changée en oiseau pour avoir tué le fils qu’elle avait eu de son père.
La légende: Clyménos de Téléos, ayant épousé Épicaste à Argos, fut le père de deux garçons, Idas et Théragros, et d’une fille, Harpalycé ; elle se distinguait vraiment par sa beauté d’entre les jeunes filles de son âge. Son père, qui était tombé amoureux d’elle, pendant un certain temps réprima et vainquit sa passion ; mais quand la maladie se fit irrépressible, par l’entremise de la nourrice il persuada la jeune fille d’avoir des relations amoureuses avec lui, en cachette. Quand le moment du mariage arriva, et qu’Alastor, un des Néléides, à laquelle Harpalycé était promise, vint pour l’emmener avec lui, Clyménos d’abord accepta et organisa des noces splendides. Mais peu de temps après, il changea d’avis, car il n’était plus maître de lui-même. Il poursuivit Alastor et, quand les époux était déjà rendus à la moitié du chemin, ou presque, il reprit la jeune fille, l’emmena à Argos, et il faisait à présent l’amour avec elle au vu et au su de tout le monde. Harpalycé comprit alors le terrible outrage dont son père faisait d’elle la victime : elle mit en morceaux son plus jeune frère et, alors qu’on célébrait une fête et qu’un sacrifice était accompli par les Argiens, au cours duquel tous festoyaient ensemble, elle les servit à manger à son père. Après quoi, elle invoqua les dieux pour qu’ils l’enlèvent du monde des vivants ; Harpalycé fut alors transformée en l’oiseau nommé chalcis [1] , tandis que Clyménos, ayant pris conscience de ses propres malheurs, se donna la mort.
HARPASTUM : jeu de balle pratiqué parles Grecs et les Romains. Il opposait deux équipes qui essayaient d’envoyer la balle hors des limites du camp adverse. Ce sport se pratiquait avec la pila, balle dure faite de bandes de cuir enroulées, et non avec le follis, ballon rempli d'air. Le camp qui réussissait le premier à la jeter hors des limites figurées par des bandes poudreuses(blanches?) remportait la victoire.


HARPE : instrument magique. Air aux Quatre Coins, harpe autonome des dieux Dagda et Lug ; elle se mettait à jouer toute seule l’air queles dieux lui commandaient, faisant rire, pleurer, ou anéantissant toute volonté chez les auditeurs. La harpe arquée et la harpe angulaire apparurent dès la plus haute antiquité. Dès 3500 avant Jésus-Christ, les égyptiens en firent usage,appliquant la technique du pincement par les doigts. La XVIII ème dynastie nous a révélé l'existence d'une harpe naviforme représentée dans une tombe à Thèbes: celle-ci était dotée de dix cordes et comportait quatorzetaquets à l'extrémité du manche; ils étaient peints alternativement en rose foncé et en blanc, en commençant par un taquet rose au sommet du manche. Les musiciens de Babylone et de Sumer l'utilisaient en se servant du plectre . Il est fort probable que les civilisations celtiques la connurent tels que le suggèrent les dessins sur les pierres pictes en Ecosse. Le nombre de cordes(entre 21 et 28 cordes en boyaux dans son évolution la plus récente et entre six et douze cordes avant l'ère chrétienne , 21 pour les harpes angulaires mésopotamiennes) et la forme varièrent en fonction de l’évolution des techniques et des rituels.
 Peinture murale de la nécropole thébaine, vers 1420 - 1411 avant J.C. Harpe arquée, luth, double hautbois et lyre.

HARPÉ : femme de Clinis. Poséidon la métamorphosa en faucon.
HARPÈ : épée à la lame courbe. Elle était l’arme des Hyksôs.
HARPRÉ : fils du dieu de la guerre Montou et de la déesse Rattaoui. Sa naissance fut repréentée au mammisi d'Ermant aujourd'hui détruit.e prtit temple d'Harpré dont la plus grande partie fut bâtie sous Achôris, pharaon de la XXIX dynastie, se trouvait à l'est du temple de Montou.
HARPIES : monstres fabuleux. Filles de Thaumas et d’Électre ou de Pontos et de Gaïa, ou de Poséidon, ou de Typhon. Sœurs d’Iris. Elles étaient au nombre de trois : Aello, Ocypède et Celéno. Déesses des tempêtes, elles apparaissent chez Homère. Pénélope fit enlever par les Harpies les filles de Pandare. Chez Hésiode, elles ont conservé la beauté que leur donne Homère ; il les suppose au nombre de deux : Aello (tempête) et Ocypète (au vol rapide) ; elles sont parfois trois. Chez Eschyle, elles apparaissent avec des formes hideuses. Ces monstres au visage de vieille femme, aux oreilles d’ours, au bec et aux ongles crochus, au corps de vautour et aux mamelles pendantes causaient la famine partout où ils passaient, enlevaient les viandes sur les tables et répandaient une odeur si infecte qu’on ne pouvait en approcher. En Thrace, le roi Phinée, possédait des dons de prophétie; Il découvrit des secrets concernant la race humaine. Pour l'empêcher de les révéler Zeus lui envoya les Harpyes après l'avoir rendurendu aveugle, et les Harpyes saisirent les mets déposés sur sa table ou les souillèrent. Le roi accueillit les Argonautes, les informa de l'avenir du voyage, puis les pria de l'aider, sachant que deux d'entre eux, ses beaux-frères ailés, Calaïs et Zétès, pourraient chasser les Harpyes.Les Argonautes voulurent les exterminer, mais à la prière d’Iris, ils les laissèrent vivre.
 Enée et les argonautes combattant les harpies par François Perrier (1646-1647)

HARPINNA : fille d’Asopos. Amante d’Arès dont elle eut Œnomaüs. Elle donna son nom à la ville d’Harpinna en Élide.
HARPISTE : le Chant du harpiste fut gravé dans la tombe du roi Antef II vers 2060 av. J.-C. Ce chant pose le problème de la mort dans l’au-delà. Au grand inconnu, il oppose le connu, c’est-à-dire la vie, la joie de vivre, les plaisirs et l’amour.
Extrait du chant:
Des corps sont en marche; d’autres entrent dans l’immortalité Depuis le temps des anciens; Les dieux qui vécurent autrefois reposent dans leur pyramide, ainsi que les nobles, glorifiés, ensevelis dans leur pyramide. Ils se sont bâti des chapelles dont l’emplacement n’est plus. Qu’en a-t-on fait ? J’ai entendu les paroles d’Imhotep et de Hordjedef, Dont on rapporte partout les dires. Où est leur tombeau ? Leurs murs sont détruits, leur tombeau comme s’il n’avait pas été. Nul ne vient de là-bas nous dire comment ils sont, Nous dire de quoi ils ont besoin Ou apaiser nos coeurs, Jusqu’à ce que nous allions là où ils sont allés. Réjouis ton coeur, pour que ton coeur oublie que tu seras un jour béatifié. Suis ton coeur tant que tu vis, Mets de la myrrhe sur ta tête, Habille-toi de lin fin, Oins-toi de ces vraies merveilles qui sont le partage d’un dieu; Multiplie tes plaisirs, ne laisse pas s’atténuer ton coeur; Suis ton coeur et les plaisirs que tu souhaites. Fais ce que tu veux sur terre. Ne contrains pas ton coeur. Il viendra pour toi, ce jour des lamentations ! Le dieu au coeur tranquille n’entend pas les lamentations,
Les cris ne délivrent pas un homme de l’autre monde.
HARPOCRATE : celui qui boite du pied. Horus l’enfant, fils d’Isis et d’Osiris. Il est représenté comme un petit enfant, le doigt à la bouche. Ce geste devint celui du silence mystique. Protecteur des humains contre les morsures venimeuses, il fut lui-même sauvé par sa mère après avoir été piqué par un scorpion. Le lotus et le pêcher lui étaient consacrés. C'est cette fleur qu'il porte sur le front dans les représentations gréco-romaines. Comme le Dionysos des Mystères, il porte la couronne de lierre et la corne d'abondance. Il est parfois armé d'une massue. Les romains ajoutèrent la bulle réservée aux enfants.
HARSAPHÈS : dieu à la tête de bélier adoré à Héracléopolis. Dieu du ciel dont le Soleil et la Lune forment les yeux. Son nom signifie : « Celui qui est sur son lac ». Il était considéré comme une divinité de la fertilité. Son nom d'origine est Hérychef. Les Grecs l'assimilèrent à Héraclès.

HARSOMTOUS : « Horus qui réunit les deux terres ». Après sa victoire sur Seth, Horus prit cette forme afin de parvenir à réunifier l’Égypte. Il est en fait le fils de l'Horus d'Edfou et de la déesse Hathor. Célébré lors des rites agricoles et des fêtes lunaires, il fut assimilé à CHED car il protègeait les hommes des animaux dangereux. Lors de la procession des moissons, le vingt-septième jour, Harsomtous prenait place dans la barque de sa mère, dans Iounet, et faisait le tour de la ville en passant d'abord par l'est puis en se dirigeant vers le sud. Le rituel se répétait pendant quatre jours.

HASDRUBAL : voir ASDRUBAL.
HASDRUBAL BARCA : voir ASDRUBAL BARCA.
HASTA : lance courte, défensive des soldats romains. Elle servait au corps à corps ou au lancer.

HASTA AMENTATA : javeline romaine munie d’une courroie pour le lancer. Elle permettait des jets de 80 m. Le modèle ci-dessous la représente sans courroie, le légionnaire la lançait tout en faisant une torsion avec la main.

HASTA ANSATA : lance munie d’une poignée transversale.
HASTA CAELIBARIS : lance avec laquelle le fiancé séparait la chevelure de la fiancée le jour du mariage.
HASTA CENTUMVIRALIS : lance symbolisant l’autorité des tribunaux des centumvirs.
HASTA GRAMINEA : très grande lance que les Romains plaçaient entre les mains des statues de Minerve .
HASTA PAMPINEA : thyrse de Bacchus. À l’origine, c’était une lance dont la tête était couverte de feuilles de vignes.

HASTA PRAEPILATA : lance d’exercice dont la pointe était enrobée d’une balle de tissu.
HASTA PUBLICA : lance dressée lors des ventes aux enchères publiques.
HASTA PURA : lance en métal précieux sans tête. Elle était octroyée à un soldat qui s’était distingué dans une bataille.

HASTA VETITARIS : lance légère qui avait la particularité d’être inutilisable après un lancer. Sa pointe fine se recourbait si elle rencontrait un obstacle résistant.

HASTARIUM : salle où se déroulaient les enchères publiques.
HASTATI : corps d’infanterie lourdement armé dans les premières armées romaines. Ces soldats choisis parmi les plus jeunes hommes de la première des trois classes formaient la première ligne.
HATHOR : Fille de Nout et de Râ, Thot et Chou la ramenèrent de l’Afrique. Connue dès les débuts de l'Ancien Empire, son culte s'est développé pendant près de 4000 ans. Reine des pays étrangers : Dame de Nubie, Reine de Libye, Épouse de Syrie et Grande de Palestine, elle mit au monde Horus. Pour cette raison son nom signifie : « La demeure d’Horus ». Déesse de la beauté, de la joie et de l’amour, les Égyptiens l’apparentèrent à la vache céleste dont elle conserva les oreilles. Elle était la mère et, sous le Moyen Empire, on pensait que les morts retournaient vers elle. Adorée surtout à Dendérah, elle régnait aussi sur le Sinaï, à Byblos et dans le pays d’Oponé. Déesse de l’ivresse et de la musique, elle recevait du vin à l’occasion de sa fête joyeuse accompagnée de chants et de danses. Mais en sa qualité de divinité funéraire elle accueillait dans l’au-delà les défunts auxquels elle prodiguait des boissons et de la nourriture. A Dandarah, elle possédait le statut particulier d’être associée à la déesse des femmes et de l’accouchement. Elle fut particulièrement adorée par la reine Hatchepsout qui lui fit ériger un sanctuaire. Les Grecs l’assimilèrent à Aphrodite sous ses différents aspects car il y avait une infinité d’Hathor adorées du delta aux cataractes et du pays de Pount au Sinaï. Il y eut même sept Hathor associées dont le rôle était de se pencher sur les berceaux afin de fixer les destinées des nouveau-nés. était représentée par une vache ou sous forme humaine coiffée d’une couronne représentant le disque solaire entouré des cornes d’une vache. Plus précisément, les Égyptiens la représentèrent vêtue une longue tunique à bretelles et une collerette, et parfois une longue perruque en trois parties sur laquelle apparaît l’idéogramme de son nom. Son attribut est le collier à contrepoids.



 Nefertari fait des offrandes à Hathor
HAT-KA-PTAH : autre nom de la vielle de Memphis, qui signifie : « Le château du double pays de Ptah ».
HAT-OUÂRIT : ville du delta, située sur la branche tanitique du Nil. Seth y était adoré. Les Hyksôs en firent leur capitale. Elle se développa surtout sous le règne de Ramsès II (vers 1270 av. J.-C.) qui en fit un port important.
HATMÉHIT : déesse poisson de la ville de Mendès. On la découvre aussi coiffée d'un poisson posé sur un modius ou surmonté d'un disque solaire(entre deux cornes de vache) au centre duquel figure un poisson chat électrique du Nil ou un Dauphin. Elle était l’épouse du dieu bélier.
HATNÉFER : dame de compagnie de la reine Ahmôsis vers 1530 av. J.-C. Elle joua vraisemblablement un rôle important dans l’ascension de son fils Sénenmout auprès de la reine Hatschepsout.

Tombe de Senenmout a` Cheikh abd-el-Gournah. Chaise d'Hatnéfer
Ste`le sculpte´e dans la roche de la deuxie`me salle avec le le titre de grand intendant
et les noms des parents de Senenmout, Ramose et Hatne´fer.
Les noms d'Amon et de Senenmout sont martele´s.
HÂTNOUB : nom des carrières d’albâtre(calcite égyptienne) dans la région de Tell el-Amarna. Elles furent exploitées dès 2700 av. J.-C. Elles se trouvaient placées sous la responsabilité des nomarques du nome du Lièvre. L’un d’eux, à la XIIe dynastie, Djéhoutyhotep, y fit tailler le bloc qui permit de sculpter un colosse à son effigie.
HATSCHEPSOUT : fille de Thoutmôsis Ier et de la reine Ahmôsis. Mariée à un prince, Thoutmôsis II, qui n’était pas de lignée royale et mourut prématurément, elle s’imposa comme son successeur entre le mois de Péret et le mois de Chemou en l'an VII du règne royal, mais elle officialisa cette prise du pouvoir le jour de l'an pour bénéficier politiquement de cette date symbolique . Afin d'assurer son emprise sur la cour et le peuple, elle fit courir le mythe de sa naissance divine. Ainsi, elle aurait été engendrée par le dieu Amon qui avait pris les traits de son père, Thoutmôsis I ; après ce « mariage sacré » ou théogamie, Khnoum la façonna sur son tour de potier et elle fut présentée à Amon qui lui promit « cette bienfaisante fonction royale dans ce pays tout entier ». Elle régna avec le fils du pharaon défunt, Thoutmôsis III, de 1505 à 1484 av. J.-C., en s’attribuant tous les signes du pouvoir masculin(Après son couronnement (Hatchepsout remplace la robe fourreau et sa couronne de reine par le pagne court, le némès et la barbe postiche). Puis elle s'appuya sur son ami et amant, Sénènmout, le premier conseiller, afin de mener un vaste programme pacifiste et commercial, n'ayant qu'à mâter une révolte des Nubiens en l'an XII de son règne. A Karnak, elle fit ériger le huitième pylône de même qu'une chapelle-reposoir pour la barque d'Amon, dite la chapelle rouge. Son temple funéraire fut élevé à côté de celui de Montouhotep II, dans une falaise de la montagne thébaine, à Deir el-Bahari, temple que les Égyptiens nommaient "djéser djéserou", Le saint des saints. Malgré les 120 sphinx qui montaient la garde devant l'entrée de son tombeau, son nom fut martelé après sa mort afin d'être effacé du monument, sans doute à l'instigation de son neveu et beau-fils, Thoutmôsis III.


Deir el-Bahari Hatchepsout
HEB-SED : fête royale qui tirait ses origines de la préhistoire(vraisemblablement lié aux rituels de chasses africains), elle était célébrée au bout de trente ans de règne du pharaon, puis répétée à intervalles rapprochés(entre trois et quatre ans). La fête rendait force et jeunesse au roi à travers diverses cérémonies en l’honneur des dieux. Le pharaon se devait de montrer sa forces à ses sujets en participant à des courses à pieds et à des exercices physiques. Il démontrait que son énergie vitale était intacte, voire régénérée en chassant le lion et toutes sortes d'animaux sauvages et dangereux. Le moment le plus important de la fête pour le roi consistait à ériger le pilier Djed symbolisant la victoire sur Seth et la resurrection du dieu Osiris.

Cour du Heb-Sed à Djeser Course à pieds d'Hatchepsout lors de la fête
HEBDOME : fête grecque se déroulant le septième jour de chaque mois lunaire en l’honneur d’Apollon.
HÉBÉ : fille de Zeus et d’Héra. En charge de l'ambroisie et du nectar, elle était échanson dans l’Olympe et aidait Héra à atteler son char. Ayant fait un faux pas à un banquet, elle fut remplacée par Ganymède le protégé de Zeus. Elle avait en général la direction de toutes les affaires domestiques des habitants des cieux. Elle épousa Héraclès lorsque ce dernier fut admis dans l’Olympe. Ils eurent deux fils Alexiarès et Anikétos qui devinrent les gardiens des portes de l'Olympe et les patrons des citadelles. Les mythes postérieurs la représentent comme la déesse de la Jeunesse et des jeunes épouses. Elle fut adorée dans divers lieux en Grèce et en Italie. Les Athéniens lui avaient élevé dans le Cynosarge un autel commun avec Héraclès.

Hébé par Thorvaldsen
HÈBRE : fleuve de Thrace dans lequel les Bacchantes jetèrent la tête d’Orphée.
 Jeune fille recueillant la tête d'Orphée par Gustave Moreau(1865)
HÉBROS : fils de Cassandre, roi de Thrace. Ayant repoussé la passion de sa belle-mère Damasippe, il fut accusé par elle auprès de son père et se jeta dans le Rhombe qui prit le nom d’Hèbre.
HÉCAERGÉ : vierge hyperboréenne qui, avec Loxo et Opis, apporta des offrandes à Artémis à Délos.
HÉCALÉ : vieille femme pauvre chez qui Thésée logea en se rendant à la guerre contre les Sarmates. Thésée, victorieux, institua en son honneur et en celui de Zeus Hécalos un sacrifice qui demeura longtemps chez les habitants de la Tétrapole. Après avoir tué le taureau de Marathon, Thésée repassa à la chaumière d'Hécalé, mais la pauvre vieille femme était morte.
HÉCAMÉDÉ : fille d’Arsinoüs, roi de Ténédos, esclave d'Achille. Elle devint l’esclave de Nestor lorsque Achille conquit le royaume de son père.
HÉCATE : déesse thrace, inconnue d’Homère. Hécate est souvent représentée comme une déesse tricéphale : une tête de lion, une de chien et une de cheval ou de jument sur un corps de femme. Elle est montrée tenant à la main des torches, des vases et des coupes destinées aux libations, ainsi que parfois des fruits, notamment des pommes.Elle fait partie de la Triade Lunaire, avec Séléné et Artémis. Hécate représente la nouvelle lune ou lune noire, qui symbolise la mort; tandis que Séléné et Artémis représentent respectivement la pleine lune, qui symbolise la naissance, et le croissant de lune symbolisant la maturité dans le cycle de vie. Selon diverses sources, elle naquit de Persès et d’Astéria, ou de Zeus et de Déméter qui l’envoyèrent sur la terre à la recherche de Perséphone, ou de Zeus et de Phérée, qui l’exposa à un carrefour, de Léto, du tartare. Désignée par le nom d’angélos (l’envoyée), Hécate vola du fard à sa mère pour le donner à Europe, puis redoutant la colère d’Héra, elle s’enfuit chez une nouvelle accouchée, et se cacha ensuite sous un linceul, ce qui la rendit impure. Les Cabires la purifièrent dans l’Achéron sur ordre de Zeus. Ainsi, elle devint la déesse du Tartare. Hécate était à la fois puissante dans le ciel, sur la terre et sur la mer. Elle donnait ou refusait les richesses, la victoire, la gloire, la sagesse, présidait à la navigation et veillait à la prospérité des enfants et des troupeaux. Seule de toutes les divinités titaniques, elle conserva son pouvoir sous le règne de Zeus. On la confondit plus tard avec d’autres divinités. Considérée comme reine de la nature, elle fut l’objet d’un culte mystique. Les tragiques lui attribuèrent une grande puissance dans les enfers et la firent régner sur les ombres. Les purifications et les expiations se faisaient sous son patronage. Son cortège était composé de chiens dévorants. Comme déesse nocturne et magique, elle présidait aux enchantements, aux incantations et envoyait sur la terre les monstres et les démons des enfers. Elle enseignait les arts magiques. La nuit, entourée de chiens infernaux, elle s’arrêtait dans les carrefours, auprès des tombeaux, et dans les lieux souillés par les crimes et elle faisait aboyer ses chiens pour jeter l’épouvante dans les âmes des meurtriers. À Athènes, on l’invoquait comme protectrice de la ville. Le chien et l’agneau noir lui étaient consacrés aux carrefours. Les peupliers noirs lui étaient consacrés. Dans la Théogonie d'Hésiode, prise en amitié par Zeus, elle reçoit un pouvoir souverain sur la terre, la mer et le ciel, devient la déesse protectrice des orateurs populaires au sein des assemblées, donne la victoire au guerrier qu'elle choisit dans la bataille, s'assied auprès des rois au tribunal de justice.
HÉCATÉE d’ABDÈRE : penseur grec, conseiller de Ptolémée Ier Soter (305-282 av. J.-C.), il étudia le monde hébraïque et publia un traité sur les Juifs avant d’écrire un ouvrage historique appelé Études égyptiennes, dont s’inspirera Diodore de Sicile. On lui attribue sans certitude un traité sur la Philosophie des Égyptiens; un ouvrage sur les Hyperboréens, sorte de conte philosophique semblable à l'Atlantide de Platon et à l'île fortunée d'Iambule; enfin un livre sur les Juifs(contesté par certains chercheurs).
Sur les Juifs par Hécatée d'Abdère: « 1. Comme une épidémie s’était déclarée en Égypte en des temps anciens, la plupart attribuèrent ce mal à une cause divine. En effet, une foule d’étrangers de toutes sortes vivait dans le pays, pratiquant des rites religieux et sacrificiels différents, et il s’en était suivi que les honneurs que les Égyptiens rendaient traditionnellement à leurs dieux étaient tombés en désuétude. 2. Les indigènes du pays en conclurent que leurs maux ne trouveraient de remède que s’ils renvoyaient les étrangers. Les étrangers furent donc chassés et les plus distingués et les plus actifs d’entre eux se rassemblèrent et, comme le disent certains, furent jetés en Grèce et en d’autres régions, ayant pour chefs des hommes dignes d’estime, parmi lesquels l’emportaient Danaos et Cadmos. Mais le plus grand nombre s’abattit sur le pays aujourd’hui appelé Judée, situé non loin de l’Égypte, et qui était totalement inhabité en ce temps-là. 3. Cette émigration avait pour chef le nommé Moïse, que distinguaient sa sagesse et sa vaillance. Ayant pris possession du pays, il y fonda diverses cités, dont celle qui est aujourd’hui la plus renommée, appelée Hiérosolyma. Il fonda aussi le sanctuaire qui est particulièrement vénéré d’eux et institua les cérémonies et les rites de leur culte et il légiféra pour tout ce qui constituait les règles de leurs institutions. Il divisa aussi le peuple en tribus, au nombre de douze, chiffre tenu pour parfait et conforme au nombre des mois qui forment une année. 4. Il n’institua cependant aucune image de dieux, convaincu que la divinité n’avait pas forme humaine, mais que seul le ciel qui enveloppe la terre est divin et maître de toutes choses. Il établit des sacrifices différents de ceux des autres peuples, comme est différent tout leur genre de vie : en effet, à cause de leur expulsion, il introduisit une sorte de mode de vie misanthrope et inhospitalier."
HÉCATÉE de MILET : historien et géographe grec. Il vécut vers 550- 500 av. J.-C. Il composa deux ouvrages importants dont il ne subsiste que d’infimes fragments. Le premier décrivait l’Europe, l’Asie, l’Égypte et la Libye ; l’autre était un récit sous forme de généalogie concernant des fables et des traditions. Il fut le premier à mentioner l'existence des Celtes. Sa methode d'exploration consistait à partir des côtes et à s'enfoncer dans les terres. Ce fut ainsi qu'il dressa la carte d'un monde circulaire qui n'est pas parvenue jusqu'à nous, sauf sous forme d'explications fragmentaires.

HÉCATÉES : apparitions qui avaient lieu dans les mystères d’Hécate.
HÉCATÉES : statues ou colonnes érigées à Hécate devant les maisons athéniennes, à l’intérieur des habitations ou aux carrefours. On y rendait des oracles. Le soir de chaque nouvelle lune, les riches y faisaient des offrandes de victuailles que les pauvres se partageaient.

Prière à Hécate: Ô Hécate, Déesse dans les cieux, Déesse sur la terre et Proserpine aux enfers, Ô Mère des ombres, reine suprême de l'armée des morts Ne lance pas contre moi tes légions, Ô Hécate fait plutôt qu'elles me servent. Ô triple Hécate, grande déesse qui procède aux enchantements, Que ta divinité vienne à moi, que ta puissance m'environne, le ciel n'en sera point offensé ! Impermanence, tout est impermanence. La queue se dresse pour retomber, la femme ne s'emplit que pour se vider en une convulsion qui ébranle le monde, la poétesse croît et ne devient voix que pour perdre cette voix quand la mort la saisit. Hécate je viens à toi au milieu des larmes, des abandons, des vents hurlants. Autour de mon cou, je noue les herbes de la sorcière pour exorciser l'impermanence, notre lot commun. Ô Hécate, apprends-moi à louer la dépossession, la mort et la fugacité de tout car avec ce flux je sais que coulent tes bienfaits.
HÉCATÉSIES : fêtes et sacrifices en l’honneur d’Hécate qu’Athènes célébrait tous les mois dans le but de protéger la famille et les enfants.
HÉCATOMBE : sacrifice de cent victimes (à l’origine cent bœufs). On élevait cent autels de terre ou de gazon sur lesquels cent prêtres immolaient les victimes.
Hécatombe dans l'Odyssée par Homère:
Quand la prière fut finie et l'orge répandue, On releva les mufles, on égorgea, on dépeça, On trancha les cuisseaux, on les couvrit sur chaque face De graisse et l'on mit par-dessus les morceaux de chair crue Et l'on tint au-dessus du feu la fressure embrochée. Les cuisseaux une fois brûlés, on mangea la fressure ; Le reste fut coupé menu, enfilé sur des broches, Et dès que tout fut bien rôti, on l'enleva du feu. Ce travail une fois achevé, et le repas une fois prêt, On mangea, et chacun eut part égale à ce festin. »
HÉCATOMBÉES : fêtes athéniennes en l’honneur d’Apollon.
HÉCATOMBÉES : fêtes célébrées en l’honneur d’Héra par les Argiens et à Égine, colonie d’Argos. On offrait à la déesse cent bœufs dont une partie était distribuée aux citoyens. La Laconie avait aussi institué un sacrifice annuel du même nom pour les cent villes qui florissaient sur son territoire.
HÉCATOMBÉON : nom donné au premier mois de l’année chez les Athéniens (juillet-août). Il devait son nom aux fêtes des Hécatombées. Il était auparavant le septième mois des Athéniens, jusqu'à l'an 450 av. J. C.
HÉCATONCHIRES : (qui a cinquante mains) nom de trois géants à cinquante têtes et à cent bras qui aidèrent Zeus à battre les Titans et reçurent la mission de les garder aux enfers. Fils d’Ouranos et de Gaïa, ils s’appelaient Égéon, Cottos et Gygès. Divinités marines, ils sont les frères des Titans et des Cyclopes.
 L'un des trois Hécatonchires

HECTOR : célèbre défenseur de Troie. Fils de Priam et d’Hécube. Il épousa Andromaque et en eut Astyanax ou Scamandrios. L’oracle avait prédit que tant qu’Hector vivrait, l’empire de Priam résisterait aux attaques des Grecs. Trente guerriers mordirent la poussière en essayant de le tuer. La dixième année du siège, Hector profita de l’inaction d’Achille pour mettre le feu aux vaisseaux ennemis et tua Patrocle. Achille jura de venger son ami et livra combat à Hector. Ce dernier, abandonné des dieux pour avoir désobéi à Apollon, fut poursuivi par Achille. Trois fois,les deux héros firent le tour de la ville. Hector tomba enfin, touché mortellement à la gorge. Apollon l'abandonna. Minerve, sous la figure de son frère Déiphobe, le trompa et le livra à la mort. Achille lui perça les talons, l’attacha à son char et le traîna dans son camp où il livra le cadavre aux chiens. Chaque matin, il attachait à nouveau les restes du cadavre et le traînait trois fois autour du tombeau de Patrocle. Apollon empêcha toutefois la décomposition du corps en le couvrant chaque fois de son égide d’or. À la fin, les dieux compatissants inspirèrent à Priam de réclamer le corps de son fils. Achille se laissa fléchir. La dépouille d’Hector fut transportée solennellement à Troie, puis réduite en cendre sur un bûcher.
 Hector adresse des reproches à Pâris d'après Delorme

Achille tuant Hector par Rubens
 Les Troyens ramènent le corps d'Hector

Andromaque pleurant Hector par David
HÉCUBE : fille de Dymas ou de Cissée, ou du fleuve Sangarios et de Métope. Épouse de Priam, elle mit au monde dix-neuf fils (50 selon Homère)- ils périrent presque tous lors de la guerre de Troie- et un grand nombre de filles. Les plus connus sont Hector, Pâris, Hélénos, Déiphobe, Polydore, Polyxène, Cassandre et Créuse. Hécube vit mourir sous le fer son époux, ses enfants et les plus braves défenseurs de Troie. Avant de quitter les ruines de Troie, elle avala les cendres d'Hector pour les soustraire à ses ennemis, et vit périr Astyanax, son petit-fils. Certaines sources nous révèle qu'elle assista à l'immolation de sa fille Polyxène sur le tombeau d'Achille. Le meurtre de son fils Polydore, lâchement assassiné par Polymnestor à qui elle l’avait confié, lui inspira une haine terrible. Attirant Polymnestor dans une tente( une autre version nous explique qu'elle demanda à Agamemnon de faire venir Polymestor à Troie afin de lui révéler la cachette du trésor troyen) où étaient rassemblées les captives troyennes, elle lui creva les yeux et massacra ses deux enfants. Poursuivie par les gardes qui la lapidait, elle mordit ceux qui s'approchaient d'elle et fut transformée en chienne. Ses hurlements emplirent la Thrace où on la prit en compassion. D’autres traditions nous enseignent qu’Hécube fut capturée par Ulysse alors qu'elle se recueillait sur les tombeaux de ses enfants, elle fut emmenée en Chersonnèse. ou qu’elle se jeta dans l’Hellespont. Euripide raconte, dans "Les Troyennes", qu'Hécube accusera Hélène avec tant de conviction que Ménélas jurera de tuer sa femme en revenant à Sparte.

Hécube aveuglant Polymnestor d'après Crespi Le cadavre d'Hector traîné derrière le char d'Achille A gauche, Priam et Hécube .Hydrie attique à figures noires
HEDJOU : l’oignon. Il était cultivé avant la fondation de la Ire dynastie. Les Égyptiens le consommaient pour ses vertus médicinales.

HÉGÉLOCHOS : général grec. Fils d’Hippocrate. Lieutenant d’Alexandre le Grand, il passa le Granique, chassa les Perses des îles de la mer Égée et fut tué à la bataille d’Arbelles en 331 av. J.-C. Après sa victoire en mer, Hégélochos ramena de nombreux prisonniers qui furent placés dans la ville d'Eléphantine.
HÉGÉMON de Thasos : poète comique de l’ancienne comédie qui s'illustra pendant la guerre du Péloponnèse( concernant les faits de guerre, peut-être s'agit-il d'un autre Hégémon. l'ami de Phocion, Harpocration en parle comme étant du parti macédonien). Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Aristote lui attribue l’invention de la parodie. Il eut un succés immense avec une pièce intitulée "la Gigantomachie" et une comédie " Philinne" à travers laquelle il attaqua vertement une courtisane renommée.
HÉGÉMONIES : fêtes arcadiennes en l’honneur d’Artémis.
HÉGÉSIANAX : historien grec d’Alexandrie. Il vécut au IIe siècle av. J.-C. Il est peut-être le véritable auteur des Troica publiées sous le nom de Céphalon, Céphalion de Gergitha ou Céphalion Gergitios. Dans les Libyca, Hegesianax nous raconte qu’un lieutenant de Regulus au cours de la première guerre punique, Culpurnius Crassus, chargé de s’emparer d’une place forte appelée Garaition, tomba aux mains des Massyles, qui s’apprêtèrent à le sacrifier au dieu Kronos ( Baal Hamon ). Il fut sauvé par la fille de roi, Bisaltia, qui s’était éprise de lui et qui se suicida après son départ. Massinissa le Grand se réfugia dans la région du Cap Bon près de Klebia et dans l’arrière-pays des "Emporia" de la Petite Syrte où des clans massyles devaient être dissémines.
HÉGÉSIAS ( Peisithanatos): philosophe de l’école cyrénaïque. Il fonda vers 300 av. J.-C., une secte appelée hégésiaque. Il soutenait que la somme des maux dépassant celle des biens, la mort était préférable à la vie. Le suicide lui paraissait la meilleure des échappatoires. Il fut le premier à défendre l'euthanasie.
« Le bonheur est chose absolument impossible, car le corps est accablé de nombreuses souffrances, l’âme qui participe à ces souffrances du corps en est aussi troublée, enfin la Fortune empêche la réalisation de bon nombre de nos espoirs, si bien que pour ces raisons le bonheur n’a pas d’existence réelle. »
HÉGÉSIAS de MAGNÉSIE: orateur, rhétoricien et historien grec ayant vécu vers 300 avant J.-C. L'historien romain Strabon l'évoque comme fondateur du style rhétorique appelé asianisme. Cette méthode oratoire empruntée à Lysias consistait à écourter les phrases tout en les enrobant d'un style sentencieux.
HÉGÉSIPPE : orateur athénien. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. et fut l’adversaire de Philippe de Macédoine. Deux discours qui figurent parmi ceux de Démosthène lui sont attribués : Sur l’Halonèse et sur le traité avec Alexandre.
Extraits de l'Halonèse: Philippe débute par l’Halonèse, disant qu’il vous la donne comme sa propriété, que vous la revendiquez injustement; qu’en effet, elle n’a été à vous ni quand il l’a prise ni depuis qu’il la possède. Ce langage, il nous le tenait déjà lors de notre ambassade auprès de lui. C’est aux pirates que j’ai enlevé cette île, disait-il, et, à ce titre, elle m’appartient. Prétention injuste et facile à repousser. Tous les pirates surprennent les possessions d’autrui, s’y retranchent, et, de là, inquiètent les navigateurs. Certes quiconque les aurait châtiés et vaincus raisonnerait fort mal s’il soutenait que ces places, usurpées par un vol, sont devenues sa propriété. Admettez ce principe; dès lors, toute partie de l’Attique, de Lemnos, d’Imbros ou de Scyros, dont les corsaires s’empareraient appartient de droit, quoique votre domaine, au vengeur qui en arrache ces brigands. Philippe n’ignore point l’injustice de son propre langage; il la connaît aussi bien que personne: mais il espère vous fasciner par l’organe de ceux qui devaient diriger ici vos affaires à son gré qui le lui ont promis, et qui l’exécutent maintenant. Il ne lui échappe pas non plus qu’en vertu de deux titres, quel que soit celui que vous fassiez valoir, vous posséderez l’île, ou comme don ou comme restitution. Rendue ou donnée, que lui importe? Et pourquoi ne pas employer le premier de ces termes, le seul conforme au droit? Ce n’est pas pour être compté parmi vos bienfaiteurs (il serait plaisant, le bienfait !), c’est pour montrer à tous les Hellènes qu’Athènes se trouve trop heureuse de tenir d’un Macédonien ses places maritimes. Or, voilà ce qu’il ne faut pas permettre, ô Athéniens !...
Je vais reproduire, ô Athéniens, les paroles qu’adressait alors au peuple Python, chef de l’ambassade, paroles que vous avez applaudies. Vous vous en souvenez, j’en suis sûr; elles ressemblaient beaucoup à la lettre actuelle de Philippe. Il accusait les orateurs de calomnier ce prince; il blâmait votre conduite: « Philippe, disait-il, désire ardemment vous faire du bien, et gagner votre amitié, plus précieuse à ses yeux que celle des autres Hellènes: mais vous-mêmes comprimez cet élan par l’accueil que vous faites aux harangues de ces sycophantes, qui le dénigrent en mendiant ses largesses. Lorsqu’on lui rapporte ces ignobles discours et toutes les injures que vous écoutez avidement, il change de dispositions, se voyant suspect à ceux-là mêmes qu’il voulait généreusement servir. » Python invitait donc les orateurs à ne point blâmer la paix, puisqu’il n’y avait pas de motif suffisant pour: la rompre; mais à amender les articles qui pourraient déplaire, assurant que Philippe en passerait par tout ce que vous auriez décidé. « S’ils continuent de crier, ajoutait-il, sans rien proposer pour maintenir la paix et dissiper les soupçons qui planent sur le roi, n’écoutez pas de pareils hommes. »
HÉGÉSIPPE : poète athénien de la comédie nouvelle. Il vécut vers 500 av. J.-C. les titres et quelques fragments de deux pièces sont parvenus jusqu’à nous.
HÉGÉSIPPE : le plus ancien historien ecclésiastique, qui, né juif en 115, mort en 180 à Jérusalem, dans le cours du IIe siècle de notre ère, se fit chrétien. Après sa conversion, il vînt à Rome à l’époque du pape Anicet et y aurait demeuré durant une vingtaine d’années jusqu’à l’épiscopat d’Éleuthère. De son Histoire de l’Église depuis le mort de J.-C., on n’a que cinq fragments, conservés par Eusèbe et insérés dans le Spicilegium Patrum de Grabe, tome II, p. 205, et dans la Bibliotheca Patrum de Galland, tome II, p. 59. Il fut le premier à parler de la famille de Jésus. Eusèbe nous dit: « Après le martyre de Jacques et la destruction de Jérusalem qui arriva en ce temps, on raconte que ceux des apôtres et des disciples du Seigneur qui étaient encore en ce monde vinrent de partout et se réunirent en un même lieu avec les parents du Sauveur selon la chair . Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l’unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l’Évangile, était capable d’occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph. »
HÉGÉTORIA : nymphe rhodienne. Amante d’Ochime. Mère de Cyrbie ou Cydippe.
HÉHOU et HÉHET : composants de l’infinité spatiale, auxiliaires du lever du soleil; ils sont associés à l'océan primordial. Cette paire appartient à l'ogdoade. Cette conception de la création du monde naquit dans la ville que les grecs nommèrent Hermopolis. En égyptien, cet endroit s’appelait Khemenou ou « la ville des Huit ». On retrouve aussi leur nom dans la tombe de Benaty. L’ogdoade est représentée dans l’œil droit d’Atoum en tant que Hehou et Hehet dans la région de Per-Hâpi et Kher-Aha au sud d’Héliopolis.

Hehou Hehou
HEILIGENBUCK : important tumulus celte princier près de Heïgelsheim dans la vallée du Rhin. On y a découvert un char, de la vaisselle de bronze et un grand chaudron.
HÉKA ou HEQAT : dieu enfant de la puissance magique. Fils de Rê à Héliopolis ou de Khnoum à Esna. Il symbolisait l’énergie des dieux accessible aux humains sous certaines conditions. Il était adoré à Memphis et à Esna. La canne recourbée que tenaient les pharaons le représentait. Bien qu’il n'existait aucun culte officiel, sa faveur fut sollicitée par les médecins et autres guérisseurs, qui furent alors appelés les "prêtres de Heka". Ces prêtres étaient des médecins-magiciens et avaient la direction des écoles sacerdotales à Heliopolis, Memphis et Esna. Les textes des sarcophages nous apprennent qu'il voyageait au bord de la barque solaire et il était chargé de combattre Apophis.

Sceptre Heka
HÉKA-NÉFER : prince de la province de Miâm (Nubie) sous Toutândhamon, vers 1354-1350 av. J.-C. ; il eut le privilège d’appartenir à l’école royale du Kep. Le tombeau de Heka-Nefer, le prince d’Aniba sous le règne de Toutankhamon, ressemble aux tombeaux rupestres égyptiens. Il confirme par sa forme l'influence de plus en forte des Égyptiens sur le Soudan.
HÉKET ou HÉQET : déesse à la tête de grenouille originaire de Hirour (Antinoüpolis sous les Grecs) en Moyenne-Égypte. Épouse de Khnoum, elle participait avec ce dieu au mystère de la naissance divine dans les Mammisis. Khnoum modelait la vie qu’Héket tendait au jeune pharaon( dans la ville d'Antinoé). Elle symbolisait l’eau et les forces vitales et protégeait les nouveau-nés et leurs mères. Les futures mères la portaient en pendentif.


Khnoum et Héket
HÉLÉCATÉES : fêtes lacédémoniennes en l’honneur d’Hélécatas, favori d’Héraclès.
HÉLEDD : poétesse qui perdit la raison en pleurant et confondit le passé et le présent après la mort de ses huit sœurs et de sept frères.
HÉLÈNE : fille de Léda et de Zeus, sœur des Dioscures et Clytemnestre. D’une beauté égale à celle des déesses, elle fut enlevée par Thésée à l’âge de dix ans et eut un enfant de son ravisseur. Ses frères la ramenèrent à la cour de Tyndare, son père putatif, où les princes grecs commencèrent à briguer sa main. Après avoir sacrifié un cheval,Tyndare, sur la proposition d'Ulysse, fit jurer à tous les prétendants que, lorsque son choix serait tombé sur l’un d’eux, ils se réuniraient tous pour le défendre contre ceux qui voudraient la lui disputer. Ménélas qui était le plus riche fut l’élu et épousa Hélène. Trois ans plus tard, Pâris vint à Sparte pour négocier le rachat d’Hésione et devint amoureux d’Hélène qui répondit à son désir. Il l’enleva et l’emmena dans le palais de Priam à Troie. Ainsi débuta la guerre entre Grecs et Troyens. À la mort de Pâris, tué pendant la neuvième année du siège, Hélène épousa Déiphobe qu’elle livra aux Grecs la nuit de la prise de la ville. Elle se réconcilia avec Ménélas. Après la mort de son époux, elle fut admise parmi les astres avec ses frères les Dioscures. Chez Euripide, elle est tuée par Oreste. Selon Pausanias, bannie de Sparte par ses beaux-fils, Mégapenthe et Nicostrate, elle se retira à Rhodes où la reine Polyxo la fit étouffer dans un bain et fit suspendre son cadavre à un arbre. Une autre tradition, remontant à l'époque du poète Stésichore (VIsiècle av. J.-C.), veut que, pour être gardée en toute sécurité, Hélène ait été emmenée auprès du roi Protée d'Égypte. Zeus et Héra ne laissèrent qu'un fantôme lui ressemblant accompagner Pâris à Troie, prétexte à la guerre de Troie, que Zeus avait imaginée afin de réduire la méchanceté et la multitude des hommes. Après la guerre, Ménélas retrouva Hélène en Égypte et la ramena chez lui.

Hélène et Pâris par DAVID (1788) Hélène sur les remparts de Troie par Gustave Moreau
HÉLÈNE (SAINTE) : mère de Constantin le Grand. Née vers 249, à Drépane (Derpanum) en Bithynie (devenue Hélénopolis), Hélène, de condition modeste était, selon saint Ambroise, fille d'auberge avant que le tribun militaire Constance Chlore qui ne pouvait l'épouser, en fît sa concubine et l’associa à sa glorieuse destinée. Quand Dioclétien fit de Constance Chlore le César des Gaules (293), il lui imposa de répudier Hélène pour qu’il épousât Théodora, file de Maximien Hercule.A la mort de Constance Chlore (306), ses fidèles de l’armée de Bretatgne acclamèrent comme leur empereur son fils, Constantin, qu’il avait eu avec Hélène qui fut, dès lors, comblée d'honneur et reçut le titre d'Augusta et un palais à Trêves. Eusèbe qui affirme qu'elle devint chrétienne après la conversion de Constantin, souligne la piété d'Hélène, ses prières dans les églises, sa charité pour les pauvres et les prisonniers. Entrée à Rome avec son fils, elle reçut le titre de Nobilissima Femina et la résidence impériale du Sessorium, près du Latran. Après que Constantin eut battu l’empereur d’Orient, Licinius (324), Hélène, proclamée Augusta, investie du droit de battre monnaie à son effigie et de porter le diadème, entreprit un pèlerinage en Palestine (326) et visita les lieux saints où elle aurait découvert les reliques de la vraie croix ; on lui doit la construction des basiliques du Mont des Oliviers et de Bethléem.
Elle commença par visiter les Lieux saints ; l’Esprit lui souffla de chercher le bois de la croix. Elle s’approcha du Golgotha et dit : « Voici le lieu du combat; où est la victoire ? Je cherche l’étendard du salut et ne le vois pas. » Elle creuse donc le sol, en rejette au loin les décombres. Voici qu’elle trouve pêle-mêle trois gibets sur lesquels la ruine s’était abattue et que l’ennemi avait cachés. Mais le triomphe du Christ peut-il rester dans l’oubli ? Troublée, Hélène hésite, elle hésite comme une femme. Mue par l’Esprit-Saint, elle se rappelle alors que deux larrons furent crucifiés avec le Seigneur. Elle cherche don c le croix du milieu. Mais, peut-être, dans la chute, ont-elles été confondues et interverties. Elle revient à la lecture de l’Evangile et voit que la croix du milieu portait l’inscription : « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs ». Par là fut terminée la démonstration de la vérité et, grâce au titre, fut reconnue la croix du salut. (Saint Ambroise)
L’impératrice Hélène mourut pieusement vers 329, à Nicomédie et sa dépouille, d'abord déposée à Constantinople, fut déposée à Rome dans un mausolée magnifique que Constantin fit construire sur la via Lavicana. Le sarcophage de sainte Hélène est aujourd'hui au musée du Vatican. Le moine Altmannus raconte que, vers 840, un de ses confrères de l'abbaye de Hautvillers (Marne) qui était allé en pèlerinage à Rome y déroba le tronc embaumé de sainte Hélène, exposé dans l'église des saints Marcellin et Pierre, près du mausolée de porphyre, et le rapporta dans son abbaye où, dès lors, on célébra, le 7 février, la fête de la translation des reliques de sainte Hélène. Quand, en 1791, les révolutionnaires détruisirent la châsse de sainte Hélène, un moine déroba les reliques pour les confier au curé de Ceffonds qui, avant de mourir, les légua aux Chevaliers du Saint-Sépulcre, prétendument fondés par sainte Hélène, lesquels les déposèrent dans leur église parisienne de Saint-Leu-Saint-Gilles où ils se réunissent. Elle avait retrouvé le bois de la vraie croix qu’elle envoya à Rome. On la fête le 18 août.

Sainte Hélène et Saint Euverte Constantin et sa mère, sainte Hélène

HÉLÉNIES : fête lacédémonienne en l’honneur d’Hélène. Elle était célébrée par des jeunes filles montées sur des mules ou des chariots formés de roseaux entrelacés.
HÉLÉNOS : fils de Priam et d’Hécube, frère jumeau de Cassandre. Avec sa soeur, reçut le don de prophétie par un serpent qui leur léchera les oreilles et la bouche dans le temple d'Apollon Thymbréen. Habile devin en ornithomancie, il prédit que voyage de son frère Pâris à Sparte serait néfaste. Il commandait le troisième bataillon troyen et fut blessé par Ménélas. Conon rapporte qu’Hélénos, ayant disputé la main d’Hélène à Déiphobe après la mort de Pâris, fut vaincu et se retira sur l’Ida. Les Grecs l’y surprirent(Ulysse le fit prisonnier) et le forcèrent à prédire l’avenir. Hélénos dévoila alors les conditions nécessaires à la prise de Troie, notamment la possession de l'arc et des flèches d'Héraclès, détenues par le héros Philoctète. Devenu esclave et confident de Pyrrhus, il l’avertit de ne point prendre la mer après la chute de Troie. Après la mort du fils d’Achille, il hérita d’une partie de l’Épire et épousa Andromaque.
HÉLÉPOLE : grande tour mobile, quadrangulaire, en charpente et madriers, contenant plusieurs étages et haute de 30 à 50 mètres, dont se servaient les militaires pour assiéger les remparts. Elle était recouverte de peaux crues ou d’osier vert, enduits de boue pour résister au feu. Un pont mobile permettait aux guerriers d’attaquer l’ennemi. Quelquefois un bélier se trouvait dans la partie inférieure. Ce fut l’une d’elles qui effraya les Aduatuques (près de Namur) au début de la guerre des Gaules en 58 avant notre ère.
 Hélépole lors du siège de Jérusalem par Vespasien
HÉLIADES : filles du soleil et de Rhodé. Elles étaient au nombre de sept : Astris, Dioxippe, Églé, Éthérie, Hélié, Mérope et Phœbé; leurs frères: Actis, Macarée, Ténagès, Triopas, Phaéton, Cercaphos, Ochimos.Les fils perfectionnèrent l’architecture navale et divisèrent les jours en heures. A la mort de Phaéton,les soeurs se montrèrent inconsolables, le pleurant sans cesse, de sorte que leurs larmes se solidifièrent en ambre et qu'elles-mêmes se changèrent en peupliers.
 Les Héliades pleurent la mort de Phaéton
HÉLIASTES : membres de l’Héliée, tribunal d’Athènes spécialisé dans l’adultère, le rapt, la concussion et les causes civiles les plus graves. Les héliastes, choisis par tirage au sort entre les citoyens, étaient au nombre de 5 000, et se divisaient en dix sections de 500. Pour chaque séance, ils recevaient une indemnité de trois oboles.
HÉLICE : fille de Lycaon. Aimée de Zeus, elle fut changée en ourse par Héra. Zeus la plaça dans le ciel où elle forma avec Callisto la constellation de la grande Ourse.

HÉLICON : montagne de la Béotie où se trouvait le chœur des Muses.
HÉLIMOS : centaure tué par Cænée aux noces de Pirithoüs.
HELIOCAMINUS : chambre exposée au midi. Elle ne nécessitait pas d’être chauffée.
HÉLIODORE : trésorier de Séleucos IV Philopator. Chargé d’enlever les trésors du temple de Jérusalem, il en fut empêché par un miracle en 175 av. J.-C. Il empoisonna son maître pour monter sur le trône. Mais Eumène et Attale de Pergame y placèrent Antiochos Épiphane, frère de Séleucos. Autre version: Le grand-prêtre Onias III refuse catégoriquement cette réquisition du trésor qui comprenait non seulement les dépôts du peuple mais aussi la fortune du tobiade Hyrcan.

Héliodore expulsé du Temple, Gérard de Lairesse, 1674

Héliodore chassé du temple par Gustave Doré
HÉLIODORE d'ÉMÈSE: sophiste natif d'Émèse, en Phénicie, au IVe siècle de notre ère. Il vécut sous le règne des empereurs Théodose I et Arcadius. Il composa dans sa jeunesse en langue grecque l'Histoire des amours de Théagène et de Chariclée, roman très populaire qui fut célèbre et a servi de modèle aux autres écrivains. Ce livre est également appelé Les Éthiopiques, Chariclée étant la fille d'un roi éthiopien.
HÉLIODORE d'ALTINO: Né en Dalmatie, il fut l'élève de l'évêque Valérien d'Aquilée et le compagnon de saint Chromace. Grand admirateur de saint Jérôme, il le suivit en Palestine. Nommé évêque d'Altino, il combattit avec ardeur l'Arianisme durant le IV ème siècle après J.-C.
HÉLIOGABALE : voir ÉLAGABAL.
HÉLIOPOLIS : ville dédiée à Atoum, puis à Rê qui entra en covurence avec le diau Ptah de Memphis. Rê adoré sous toutes ses formes dont Khépri. Ce fut à partir de la IV ème dynastie avec l'occupation u site de Gizeh face à Héliopolis que le culte de Rê prédomina. Elle fut la cité du soleil pendant 2 800 ans sous le nom d'Onou, nom égyptien signifiant « On du Nord ». Connue dès les temps les plus reculés, elle joua un rôle primordial à travers son école de théologie, influençant l’école de Thèbes. La ville était également le siège du culte d'Hathor, Dame du Sycomore, et c'est à Onou qu'au sein d'un bois sacré se trouvait le légendaire perséa sur les fruits duquel Djehouty (Thot) inscrivait les noms de chaque souverain, héritier du trône d'Horus. Platon et Eudoxe y séjournèrent. De cette cité sacrée, la troisième ville du pays après Ouaset, (Thèbes) et Men-Nefer (Memphis), décrite par Hérodote comme des plus savantes, avec son grand temple dédié au Soleil Rê( l'enceinte du temple mesurait 1000 mètres sur 550 mètres dont l'entrée principale est sous le quartier moderne de Mataharya) et ses quartiers pour les prêtres, il ne reste plus rien sauf une partie du tracé de l'enceinte du principal sanctuaire et un obélisque de Senousert I(Sésostris I) de la XII dynastie du Moyen Empire. La ville est en grande partie enfouie sous le Caire. Les nombreux obélisques ornant le plus vaste des centre religieux égyptiens ont été elevés par les Grecs et les Romains. Trois d'entre eux se trouvent aujourd'hui à Rome.

Triade et enneade d'Héliopolis
 Le soleil de l'aube initiale, à Héliopolis
 Héliopolis en 1850 Héliopolis aujourd'hui. obélisque de Sésostris I
HÉLIOS (voir Soleil) : le Soleil. Selon Homère, Hélios est le fils d’Hypérion et de Thia. Son char était en or ; il avait été fabriqué par Héphaïstos. Les Heures y attelaient ses coursiers. Son rôle principal était celui de révélateur de tout ce qui se passait sur Terre. Dans l'Odyssée, ce fut lui qui révèla à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite. Selon l'Hymne homérique dédié à Déméter, ce fut également lui qui apprit à la déesse qu'Hadès avait enlevé sa fille Perséphone. Dans l'hymne, il est qualifié "d' observateur divin des Dieux et des hommes », tandis qu'Homère le nomme « celui qui voit et entend toutes choses".

HELLÉ : fille d’Athamas et de Néphélé. Sœur de Phrixus. Elle eut un fils de Poséidon : Almops.
HELLEN : fils de Deucalion et de Pyrrha, ou de Zeus et de Dorippe, ou de Prométhée et de Clymène. Frère de Deucalion. Il eut de la nymphe Orséis trois fils : Æolos, Doros et Xouthos. Il régna sur la Phthie, contrée située entre le Pénée et l’Asopos.
HELLÈNES : nom d’un ancien peuple de la Grèce, probablement originaire de la Scythie ou des environs du Caucase, et qui était déjà établi en Thessalie au XVIe siècle av. J.-C.On croit généralement que les Pélasges, qui l’y avaient précédé, étaient de même origine et peut-être d’une même famille. Les Hellènes donnèrent à la Grèce leur religion, leur langue et leur nom qui devint par la suite celui de tous les Grecs. Les Grecs modernes, depuis leur émancipation, l’ont repris. Il est propable que les écrivains grecs, pour rendre compte de l’origine commune des tribus helléniques, ont imaginé une généalogie ingénieuse. Hellen aurait eu trois fils : Dorus et Eolus, pères des Doriens et des Eoliens, dont les rapports étaient grands ; et Xuthus, père lui-même d’Ion et d’Achæus, qui avaient donné naissance aux Ioniens et aux Achéens. Homère réserva le nom d'Hellènes aux compagnons d'Achille. Le noms de Grecs(Graecos) fut utilisé pour la première fois pour nommer les membres de la première Amphictionie (Assemblée où les délégués délibéraient) qui était composée des Thesprôtes, des Molossoi, et des Chaones qui habitaient en Epire, dans l’Ouest de la Grèce.
HELLÉNISTES : on nommait ainsi les Juifs qui se réfugièrent en Égypte après la destruction du royaume de Juda, et ceux appelés par Alexandre pour peupler Alexandrie, parce que, sans renoncer à leur religion, ils avaient adopté la langue, la culture et les usages des Grecs. En général , ils représentaient la Diaspora. Les juifs hellénistes s'adjoignirent à la communauté des « Galiléens ». Les hellénistes n'avaient point tous, tendance à abandonner la Loi Mais ils l'appliquaient d'une façon moins rigoureuse plus humaine, plus universaliste et plus morale. Ils n'avaient pas au même degré, la haine de l'étranger. Ce qui leur valut d'être traités de juifs inférieurs par les orthodoxes.
HELLOTIES : fêtes en l’honneur d’Athéna Hellotis ; fêtes en l’honneur d’Europe.
HELLÉNION : temple érigé par les huit colonies grecques fondatrices du port de Naucratis.
HÉLOUAN : village au sud du Caire où ont été retrouvées 328 tombes de l’époque thinite (3200-2800 av. J.-C.). Pendant la période de l'antiquité récente(romaine) les lieux furent réputés pour leurs eaux ferrugineuses. Il s'y développa par la suite des thermes à vocation guerrisseuse.
HÉLVÉTES : peuple barbare du sud de la Germanie (originellement établis en Wurtemberg d'où ils ont émmigré vers la Rhétie lors de la mise en mouvement des Suèves vers le sud-ouest de la Germanie au début du Ier siècle av. J.-C.) Entre 65 et 60 av. J.-C., chassés par les envahisseurs suèves, ils pénétrèrent en Gaule où ils furent vaincus par César (58). Ils furent cependant présents en Gaule à la fin du deuxième siècle avant J.-C lors d'une invasion, durant l'épisode dit de la guerre des Cimbres, au côté des Cimbres, des Ambrons et des Teutons, de la Gaule narbonnaise par les troupes tigurines de Divico. Vainqueurs des troupes romaines de Lucius Cassius à la bataille d'Agen en -107. Après une seconde victoire à Orange en -105, les troupes tigurines se replièrent dans leur territoire du avant les défaites contre Gaius Marius en -102 et -101.
 "Les Romains passant sous le joug" de Charles Gleyre, 1858.
Triomphe des Helvètes sur les Romains à la bataille d'Agen. A gauche, armé de l'épée, Divico.

Campagne contre les Helvètes en -58
HÉMÉRODROMES : coureurs, qui, chez les anciens Grecs, portaient les dépêches de l’État. Ils se relayaient chaque jour.
HÉMÈT-NÉTÈR : titre que portaient les princesses à partir de la XI è dynastie , puis les reines de la XVIIIe dynastie (1580-1372 av. J.-C.). Il leur conférait le droit d’exercer le culte d’Amon en tant qu’épouse du dieu. Ce titre fut porté par quelques grandes dames sous le Moyen Empire avant d’être attribué pour la première fois vers 1580 av. J.-C. à une reine, Ahmôsis Néfertari. a Hémet-Nétèr arborait sur sa perruque la dépouille du vautour, emblème de Mout, la mère protectrice.nAvant d'entrer dans le sanctuaire l'épouse du dieu se purifiait, puis participait à des offices au cours desquels on consumait les images de l'ennemi du dieu.

Nefaru, princesse de la XI è dynastie fut la première à porter le titre de Hémèt-Nétèr.
HEMHÉMET : couronne « du cri de guerre » formée de trois couronnes atef superposées au-dessus d’une corne de bélier avec deux uræus.
 Couronne hemhémet à droite
HÉMINE (HEMINA) : mesure de capacité contenant un demi-sextarius. Elle valait 27 centilitres.
HEMIOLIA : galère surmontée d’un pont à demi occupé par les rameurs afin que les combattants puissent se déplacer sans gêne. Elle était employée par les pirates grecs.
 Hémiolia
HÉMITHÉE : surnom de Molpadie, fille de Staphylos.
a) Son père lui avait confié, ainsi qu’à ses sœurs, la garde de ses vignes. Elles s’endormirent. En se réveillant, elles constatèrent les ravages commis par un troupeau de porcs. Redoutant la colère de leur père, elles se précipitèrent dans la mer, mais Apollon qui aimait Rhœo, l’une d’entre elles, les sauva de la mort. Molpadie reçut les honneurs des habitants de Castabe en Thrace. Elle présidait aux accouchements. On lui faisait des offrandes de vin mêlé de miel. Il n’était pas permis d’entrer dans son temple après avoir mangé ou touché un porc.
b) Staphylos remit sa fille Hémithée à Lyrcos qui voulait avoir un enfant à l’insu de sa femme Hébie ou Hilébie qui ne pouvait pas concevoir. Hémithée accoucha de Basileus à qui son père laissa le trône.
La légende: Comme un long temps s’était écoulé et qu’il n’avait pas d’enfant, Lyrcos alla consulter le temple d’Apollon à Didyme, pour savoir s’il pouvait devenir père ; le dieu lui répondit qu’il aurait des fils de la première femme avec laquelle il s’unirait, dès sa sortie du temple. Aussi Lyrcos, plein de joie, se hâta-t-il de revenir auprès de sa femme, persuadé que l’oracle se réaliserait suivant son désir. Mais quand, par mer, il arriva à Bybastos, chez le fils de Dionysos, Staphylos, ce dernier, après lui avoir accordé une généreuse hospitalité, le poussa à boire beaucoup de vin ; et dès que Lyrcos, bien ivre, se fut effondré, il le fit étendre à côté de sa fille Hémithée. S’il se conduisit ainsi, c’est qu’il avait eu connaissance de la réponse de l’oracle et qu’il désirait que Lyrcos ait ses enfants de sa fille. Toutefois, Rhoeo et Hémithée, les filles de Staphylos, s’étaient tout d’abord querellées afin de savoir qui d’elles deux s’unirait à l’étranger : si grand était en effet le désir qui les avait prises ensemble. Le jour suivant, Lyrcos, ayant réalisé tout ce qui s’était passé en voyant Hémithée couchée à côté de lui, ne parvenait pas à le tolérer. Il s’indigna grandement contre Staphylos qui avait ourdi ce traquenard. Puis, constatant qu’il n’y avait plus rien à faire, il ôta sa ceinture et la confia à la jeune fille, en lui commandant de la conserver jusqu’à ce que son fils soit devenu un adulte ; qu’ensuite lui la garde comme un signe de reconnaissance au cas où il se rendrait à Caunos, auprès de son père. Après quoi, il reprit la mer. Égialos, pour sa part, dès qu’il eut connaissance de l’oracle et de ce qui était arrivé avec Hémithée, voulait le chasser de ses terres. Dès lors, éclata une guerre sans merci entre les partisans de Lyrcos et ceux qui défendaient la cause d’Égialos ; Hilébie, quant à elle, fut l’alliée de son mari. Après ces aventures, désormais adulte, le fils d’Hémithée et de Lyrcos (il s’appelait Basilos), se rendit en Caunie, et Lyrcos, vieux à présent, l’ayant reconnu, le plaça à la tête de son peuple.
HEMNÉTER : serviteur divin employé au sein du temple.
HÉMOU : mot qui désignait les esclaves sous le Nouvel Empire. La détention d'esclaves proviendrait de captifs de guerre que le pharaon aurait donné comme butins ou récompenses aux soldats et généraux vainqueurs ou à d'autres personnages importants, mais on ne peut pas employé le terme "esclave"dans son sens propre avant l'arrivée des Grecs en Ègypte. Plus dure était la condition de ceux qui étaient condamnés aux travaux forcés pour crimes. Cet état pouvait se transmettre à la génération suivante.

HÉMOUT-KA : prêtresse chargée des cultes funéraires. Elle était entourée d'assistantes dont les pleureuses qui jouaient un rôle important.
HENBEDDESTYR : invincible guerrier qui était si rapide à la course qu’aucun animal ne pouvait le rattraper.
HENKET : la bière, en égyptien.
HÉNIOCHÉ : qui dirige. Surnom d’Héra. Fille de Créon. Elle gouverna Thèbes pendant la minorité de Laodamas. Les Thébains lui élevèrent une statue dans le temple d’Apollon Isménien.
Extrait de l'Argonauticon de Valérius Flaccus: Dès qu'elle voit de loin, à l'embouchure du fleuve, les Argonautes en remonter le cours et s'avancer lentement, elle s'arrête, et dit à sa nourrice avec une tristesse mêlée de crainte : "Quelle est cette troupe, ô ma mère? Elle vient à moi sans doute; je ne connais ni ces armes, ni ces habits. De grâce, voyez où fuir et chercher quelque asile". La vieille Hénioché, gardienne de la pudeur de la jeune fille, et naguère protectrice de son enfance, l'entend, et la rassure par ces paroles ...
 Héra Hénioché
HENNIL : dieu des Vandales. Son effigie était un bâton d’où sortait une main tenant un anneau de fer. On le portait en cortège lors de l'apparition d'un danger en criant: "Réveille-toi Hennil! Réveille-toi!"
HÉNOUT-MI-RÉ : fille dy riu Smendès (vers 1085 av. J.-C.). Elle épousa le roi-prêtre de Thèbes Piânkhi, son demi-frère.
HÉNOUTTAOUY : fille et épouse de Ramsès II, vers 1260.
HÉNOUTTAOUY: fille de Ramsès XI, épouse de Pinedjem I. Elle donna naissance au grand prêtre Menkheperré, au roi Psoussenès I et à la reine Moutnedjmet. Elle était le chef du harem d'Amon-Rê et prêtresse de Mout et Khonsou à Karnak et d'Onouris-Shou à Thinis.
 Défilé des neuf premières filles de Ramsès II : Bentanat, Baketmut, Néfertari, Mérytamon, Nebettaouy, Iset-nofret, Henouttaouy, Ouerenro et Nedjemmout.
HÉNOUTTAOUY (DÉCRET): texte oraculaire au nom Hénouttaouy se trouvant sur le X ème pylône à Karnak. Depuis sa découverte par Champollion, il a été fortement altéré.
HÉNOUTTAOUY: chanteuse d'Amon et d'Isis de la XXII ème dynastie dont nous possédons un sistre remarquable.
 Détail du sistre de la chanteuse Hénouttaouy
HENWEN : la Vieille Blanche. Truie géante qui enfanta du chat Perlue, d’un grain de blé, d’un grain d’orge, d’une abeille, d’un louveteau et d’un aiglon. Elle était l’une des manifestations terrestres de la Grande Déesse. Née au Pays de Galles, gardée par Coll fils de Colefrewy, un Magicien, elle s'échappe dans la mer, revenant périodiquement à la côte pour apporter l'orge et le seigle aux hommrs.
HÉPATOSCOPIE : divination par l’inspection du foie des victimes dans les sacrifices. Un foie sain sans tache, à grosse tête ou double annonçait un bon présage. Au contraire, un foie altéré, resserré ou enveloppé de graisse annonçait un malheur.
HÉPHAÏSTOS (VULCAIN) : dieu du feu, des forges et des volcans, considéré comme un élément sortant du sein de la terre par les éruptions volcaniques. Héphaïstos était le fils de Zeus et d’Héra selon Homère. Pour Cinéthon, il est le fils du géant de bronze, Talos. Il naquit faible et boiteux( cet handicap serait dû à sa chute après sa naissance). Sa mère, honteuse, le précipita dans la mer où il fut recueilli par Thétis et par Eurynomé. Il demeura neuf ans dans une grotte profonde, occupé à fabriquer des bijoux pour les Néréides. Revenu dans l’Olympe, il manifesta son affection pour sa mère et la défendit contre Zeus. Un jour le roi des dieux le saisit par un pied et l’envoya à travers les airs. Héphaïstos tomba dans l’île de Lemnos. Il revint malgré tout dans l’Olympe et se réconcilia avec Zeus. Il devint le forgeron des dieux qui se moquèrent de sa laideur et de sa difformité. Il possédait un palais merveilleux d’airain parsemé de brillantes étoiles. Là était sa forge contenant vingt fourneaux et deux esclaves d’or qu’il avait fabriqués. Lorsqu’il quittait sa forge, il enfermait ses instruments dans un coffre d’argent. Suivant Apollodore, Héra enfanta Héphaïstos seule, pour se venger de Zeus qui avait crée Athéna sans son concours. Virgile donne les Cyclopes pour ouvriers au dieu et place sa forge dans une île volcanique.
Extrait des écrits d'Homère:
« À ces mots, le Bancal monstrueux et poussif quitta Le pied de son enclume en agitant ses jambes grêles. (…) Puis avec une éponge il se lava le front, les bras, Le cou puissant et, pour finir, la poitrine velue. Il enfila sa blouse, prit son bâton et sortit En claudiquant. Le maître s'appuyait sur deux servantes (…) Leur maître, entouré de leurs soins, parvint péniblement "
 Héphaïstos remet à Thétis les armes d'Achille, médaillon d'un kylix du Peintre de la Fonderie, 490-480 av. J.-C
 Héphaïstos par Andréa Mantegna Héphaïstos et Athéna par Paris Bordone


Hermès rend visite à Héphaïstos
HÉPHESTIES : fêtes d’Héphaïstos où trois jeunes garçons portant des torches allumées couraient de toutes leurs forces. Celui qui atteignait le but le premier sans avoir éteint sa torche gagnait le prix.
HÉPHESTION : l’ami et le compagnon d’Alexandre le grand. Il naquit vers 357 av. J.-C. et mourut à Ectabane en 324. Alexandre lui fit élever un magnifique tombeau à Babylone.
HÉPOU : lois dans l’ancienne Égypte.
HEPTARCHIE : on appelle ainsi l’ensemble des sept États que fondèrent, aux Ve et Vie siècle, dans la GrandeBretagne, les Saxons et les Angles. Les sept royaumes étaient : quatre royaumes fondés par les Saxons au Sud, Kent, Sussex, Wessex, Essex ; trois royaumes fondés par les Angles au Nord, Northumberland, Est-Anglie, Mercie. Elle cessa d’exister au commencement du Ixe siècle.
HEPTASTADE : chaussée artificielle qui reliait l’île de Pharos où s’élevait le phare d’Alexandrie. Elle mesurait 7 stades, soit 1 103 mètres.
HEPTERIS : galère à sept rangs de rames.
HÉQUAÏB : vizir divinisé et adoré jusque sous le Bas-Empire.
HÉRA (JUNON) : fille aînée de Cronos et de Rhéa. Sœur de Zeus. Argos et Samos se disputaient l’honneur de l’avoir vue naître. Avalée par son père, ainsi que ses frères et sœurs, elle fut rendue au moyen d’un vomitif que Métis administra à Gronos. La jeune déesse fut confiée aux soins d’Océan et de Téthys. Amoureuse de son frère Zeus, elle l’épousa à l’insu de ses parents en Eubée, à Gnosse, à Samos, ou sur le mont Thornax en Argolide. Ce furent les Grâces ou Iris qui préparèrent la couche nuptiale. Les dieux firent à cette occasion de somptueux cadeaux. Par ce mariage, Héra devint la femme du roi des dieux, mais non la reine des dieux. Les principaux traits de sa personnalité sont liés la jalousie, l’orgueil et l’opiniâtreté. Un jour, s’alliant avec Poséidon, elle conspira contre Zeus. Ce dernier se contenta de la suspendre entre le ciel et la terre au moyen d’une chaîne en or, avec deux enclumes liées à ses pieds. Elle est la seule, suivant les légendes primitives, qui n’ait jamais été infidèle à son époux, à qui elle donna pour enfants Hébé, Arès et Héphaïstos. Plus tard, on lui attribua des amants. Héra fut toujours regardée comme la personnification du mariage ; les siècles passant, on la regarda bientôt comme la reine du ciel et des astres. On lui sacrifiait des taureaux, des génisses blanches, des veaux, des béliers, des porcs. À Sparte et à Corinthe, on lui offrait des chèvres. Le coucou, la corneille, l’oie, le grenadier et le paon lui étaient consacrés. Son temple le plus célèbre se trouvait entre Argos et Mycènes, dans la vallée au pied du mont Eubée. Le vestibule de cet édifice renfermait d’antiques images des Grâces, le lit d’Héra et le bouclier de Ménélas. À l’intérieur, on découvrait une statue d’or et d’ivoire, œuvre de Polyclète, dans des proportions gigantesques ; sa tête supportait un diadème sur lequel l’artiste avait figuré les Grâces et les Heures ; d’une main, elle tenait une pomme de grenade et de l’autre un sceptre dont la garde était surmontée d’un coucou. C’était près de ce temple qu’on célébrait tous les cinq ans les Hérées, où le vainqueur aux jeux recevait un bouclier et une couronne de myrte.
HÉRACLÉE : Heraclæa, ancienne ville de Bithynie (Asie-Mineure), sur la côte Sud du Pont-Euxin, colonie de Milet ; aujourd’hui Erekli. Ancienne ville de Lucanie (Italie), colonie de Tarente, près de laquelle Pyrrhus remporta sa première victoire sur les Romains, 280 av. J.-C., aujourd’hui Policoro. Ancienne ville de Sicile, près d’Agrigente, au Sud, fondée par les Crétois et surnommée Minoa. Plusieurs autres villes, dans l’antiquité, ont porté le même nom.
HÉRACLÉOPOLIS : ville au sud du Fayoum, autrefois appelée Nennésout, aujourd’hui Ahnas et Médina. Capitale sous les Ixe et Xe dynasties (2200-2050), elle perdit sa prépondérance au profit de Thèbes, puis rayonna à nouveau sous la dynastie saïte et sous l’occupation grecque. On y adorait Harsaphès, le dieu bélier.
HÉRACLÈS (HERCULE) : né à Thèbes ou à Tirynthe de Zeus et d’Alcmène, Héraclès fut privé par Héra de la puissance souveraine à laquelle il était destiné. Héra, enragée par cette naissance, envoya deux serpents pour étouffer le bébé. Héraclès qui n’avait encore que huit mois se leva et tua les serpents en les étranglant chacun d’une main. Héraclès fut élevé à Thèbes. Diodore rapporte qu’Alcmène l’ayant déposé dans un champ, il y fut recueilli par Athéna et Héra qui voulurent l’allaiter et finirent par le rendre à sa mère. Il apprit d’Amphitryon à conduire un char, d’Antolycos l’art de la lutte, d’Eurytos le tir à l’arc, de Linos et d’Eumolpe la musique et les sciences. À dix-huit ans, il tua le lion du Cithéron et revêtit sa peau. Il eut de nombreuses aventures avant d’accomplir les douze travaux imposés par son cousin Eurysthée à l’instigation d’Héra. Il dut tuer le lion de Némée, l’hydre de Lerne, capturer la biche cérynite et le sanglier d’Érymanthe, nettoyer les étables d’Augias, combattre les oiseaux stymphalides, dompter le taureau de Crète, s’emparer des juments de Diomède, retrouver les bœufs de Géryon, prendre les pommes d’or des Hespérides et descendre aux enfers pour ramener Cerbère. Déjanire, son épouse, redoutant l’amour que pouvait inspirer Iole à Héraclès, envoya au héros la tunique empoisonnée du sang de l’hydre de l’Herne au. La tunique tua Héraclès qui monta sur un bûcher pour mettre fin à ses souffrances. Le fleuve Dryas soulagea le héros. Enveloppé d’un nuage, Héraclès fut transporté au ciel au milieu de grands éclats de tonnerre. Il fut introduit dans l’Olympe par Athéna et Zeus et devint immortel. Réconcilié avec Héra, il reçut d’elle sa fille Hébé en mariage.
HÉRACLIDE de Pont : philosophe, historien et astronome du IVe siècle av. J.-C. Il naquit à Héraclée et fut le disciple de Platon, de Speusippe et d’Aristote. Il ne nous reste de lui qu’un extrait de son traité historique sur la constitution des Etats.
HÉRACLIDE ou HÉRACLITE : grammairien alexandrin d’une époque incertaine dont il est resté un curieux ouvrage : les Allégories homériques.
HÉRACLIDES : descendants d’Héraclès. Le terme s’applique surtout aux descendants d’Hyllos, qui conquirent le Péloponnèse avec l’aide des Doriens.
HÉRACLITE d’Éphèse : philosophe grec de l’école ionienne. Il vécut vers 540 av. J.-C. Son père était le premier citoyen d’Éphèse. Héraclite, qui ne pouvait lui succéder comme chef politique, céda les droits à son frère. Devenu philosophe, il vécut dans l’isolement au milieu des montagnes. Il avait déposé dans le temple d’Artémis un livre qui contenait ses doctrines philosophiques et qui fut retrouvé deux siècles plus tard par l’académicien Cratès. Écrit en prose ionienne, ce livre obscur se traitait de la nature et se divisait en trois parties : la physique, la politique et la morale. Nous n’en connaissons que des extraits. Héraclite considérait le feu comme un principe universel et unique, créateur et destructeur de toute chose.
HÉRATÉLÉE : sacrifice que les Grecs faisaient le jour des noces à Héra.
HÉRAY : intendant des greniers sous le règne d’Ahmôsis (1580-1558).
Zone éditableinsi,
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