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HERBIFERA : qui produit l’herbe. Surnom de Cérès.
HERCULANUM : ville de l’ancienne Campanie (Italie méridionale), sur la mer Tyrrhénienne, près et au Sud-Est de Naples. Les anciens la crtoyaient fondée par Hercule, et Pétrone la nomme Herculis Ponticum. Elle était devenue l’une des résidences favorites des riches patriciens de la Rome impériale, lorsque, sous le règne de Titus, en 79 ap. J.-C., le sol sur lequel elle était bâtie s’affaissa par l’effet d’un tremblement de terre, et le Vésuve, qui faisait sa première éruption historique, la couvrit en même temps d’une couche épaisse de lave sous laquelle elle resta ensevelie près de 17 siècles. Elle fut retrouvée en 1713 par l’architecte François Pichetti, de Naples. Les fouilles qui depuis n’ont cessé d’y être pratiquées, ont enrichi le Musée Bourbon de Naples, d’une foule d’objets curieux, et mis à découvert, outre des maisons particulières, des arcs de triomphes, un magnifique théâtre qui pouvait contenir 8.000 spectateurs, et une basilique dont la longueur est de 228 pieds, et la largeur de 132.
HERCULE : voir HÉRACLÈS.
HERCULE : pour les Romains, au culte de ce héros, fils de Jupiter et d’Alcmène, il était d’usage de consacrer la dixième partie de ses biens. Cette coutume venait du culte de l’Hercule Tyrien auquel on offrait une dîme. À Rome, Hercule fut aussi considéré comme Musagère (« conducteur des Muses »). Ainsi, Marcius Philippus, sous le règne d’Auguste (27 av. J.-C.-14 ap.), lui éleva un temple magnifique où il était représenté tenant la lyre. Dans diverses parties de la ville, on trouvait ses temples. Hercule Victorieux avait deux temples, l’un situé près de la porte Trigemina et l’autre sur le forum boarium. Le plus célèbre de ses autels, l’Ara maxima, fut desservi d’abord par la famille des Potitiens, puis par des esclaves publics assistés des Pinariens et enfin par le préteur de la ville. La fête d’Hercule se célébrait à Rome le 4 juin ; celle de Sancus-Hercule et de Cérès le 21 décembre et celle d’Hercule et des Muses le dernier jour de juin. Il était interdit aux femmes, aux esclaves et aux chiens de s’introduire dans le cortège sacré.
HERCYNE : déesse de l’empire des ombres. Fille de Trophonios. Compagne de Perséphone, elle jouait un jour dans le bois sacré de Trophonios près de Lébadée en Béotie. Elle laissa échapper une oie qui se réfugia dans un antre d’où s’écoula une eau qui devint le fleuve Hercyne. On la représentait, tenant en main une verge miraculeuse, entourée de serpents.
HERCYNIA : fête en l’honneur de Déméter célébrée à Lébadée en Béotie. On sacrifiait conjointement à Déméter Hercyna et à Zeus Trophonios.
HERCYNIENNE : forêt qui couvrait la Germanie, entre les monts Hercyniens et le Rhin.
HERDONÉE : Herdoniæ, ville de l’ancienne Apulie (Italie méridionale), au Sud-Est de Luceria. Annibal battit les Romains dans son voisinage en 212 et 210 av. J.-C.
HERDONIUS : Sabin, qui à la tête de 4.000 banit, surprit la nuit le Capitole, en 450 av. J.-C.
HÉRÉDITÉ : l’héridité était assurée par la reine qui « véhiculait la divine substance « à l’enfant royal.
HERENNIUS (PONTIUS) : général samnite qui, en 321 av. J.-C., fit passer sous le joug deux armées romaines dans le défilé de Caudium (fourches Caudines). L’année suivante, le consul Publius Philo lui infligea la même humiliation.
HERES MARTEA : déesse de l’hé(rédité à Rome. Ceux qui héritaient lui offraient des sacrifices en action de grâces.
HÉRICHEF : voir HASAPHES.
HÉRIHOR : grand prêtre d’Amon, pontife suprême qui prit le pouvoir à Thèbes et fonda une dynastie parallèle à la XXIe dynastie des rois de Tanis vers 1060 av. J.-C.
HERILUS : roi de Préneste, fils de la déesse Féronie. Cette dernière lui ayant donné trois âmes, Évandre dut le mettre à mort trois fois de suite.
HÉRIT : épouse du roi hyksôs Apopi, vers 1680 av. J.-C.
HERMANN (ARMINIUS) : fils de Sigismer, chef des Chérusques. Il fit son éducation à Rome et obtint à vingt-six ans le droit de cité et l’anneau de chevalier. Voyant sa patrie menacée par Rome, il rejoignit les Chérusques, les souleva et écrasa l’armée de Varus au milieu du Teutoburger Wald. Ayant vu mourir 30 000 de leurs légionnaires, Varus et ses officiers se suicidèrent (9 ap. J.-C.). En 16, Germanicus vainquit Hermann à Idistavisus. Hermann mourut assassiné en 20.
HERMAPOLLON : statue composée d’Hermès et d’Apollon et réunissant les attributs des deux divinités.
HERMATHÉNÉ : buste d’Athéna se terminant par la tête d’Hermès.
HERMÉES : fêtes en l’honneur d’Hermès dans le Péloponnèse, en Béotie, en Crète et dans un certain nombre de villes grecques.
HERMÉRACLE : statue composée d’Hermès et d’Héraclès. On mettait les Herméracles dans les académies et les lieux d’exercice parce que l’adresse et la force devaient y présider.
HERMÉROS : statue composée d’Hermès et d’Eros.
HERMÈS (MERCURE) : fils de Zeus et de Maïa. Il naquit dans une grotte du mont Cyllène en Arcadie. A peine au berceau, Hermès en sortit, se rendit en Piérie et vola les bœufs d’Apollon. Craignant d’être repéré par les traces, il mit des chaussures aux animaux et les força à marcher à reculons. Il les emmena à Pylos et en immola deux aux dieux de l’Olympe. Ce forfait commis, il retourna rapidement dans sa grotte à Cyllène où il trouva une tortue qu’il tua et vida. Après avoir tendu sur sa carapace des cordes faites avec les boyaux des bœufs, il inventa la lyre (chélys, l’heptacorde) et le plectre. Par divination, Apollon sut qui était le voleur et alla trouver Maïa à Cyllène. La mère lui montra le bébé enveloppé de langes, mais Apollon ne la crut pas. Zeus ayant ordonné à Hermès de rendre les bœufs, l’enfant les échangea contre la lyre qu’il avait inventée. Il donna aussi le chalumeau, autre de ses inventions, à Apollon. En compensation, il demanda au dieu de lui enseigner l’art de prédire, ce que fit ce dernier en lui apprenant une partie de cette science par le moyen des dés. Hermès fut le messager des dieux, leur cocher et échanson. En qualité de héraut de Zeus, il présidait aux songes et réveillait ou endormait les humains avec son caducée. Il introduisit Priam dans le camp des grecs, accompagna Persée dans la demeure des Gorgones, et Héraclès dans le royaume infernal. Il avait pour mission habituelle de conduire aux enfers les âmes des morts. Il assistait les hommes dans les traités de paix, dans la médecine et veillait sur les chemins et les routes afin de protéger la libre circulation des biens. Il fut adoré comme le dieu du commerce, du gain, des richesses, de la fortune inattendue. Dans l’hymne homérique, Hermès reçut son caducée des mains d’Apollon. Ce sceptre était entouré de trois feuilles d’or pur. À toutes les époques, la forme de ce caducée varia et fit partie des attributs du dieu avec le pétase, chapeau de voyage garni d’ailes, et les talonnières ailées.
HERMÈS TRISMÉGISTE : dieu né de l’association de Thot, le scribe d’Osiris, et d’Hermès, l’interprète grec des lettres sacrées. Cette union provoqua un courant de pensée ésotérique. Dès le IIIe siècle avant notre ère, sous l’impulsion d’Hératée d’Abdère, les écrits hermétiques fleurirent. Avec le temps, les recueils de magie et d’astrologie devinrent de véritables traités mêlant la pensée grecque et la tradition religieuse égyptienne. Le développement de cette théosophie des premiers âges entraîna de nombreux intellectuels d’Alexandrie dans la voie des sciences occultes. Elle est encore de nos jours à la source d’une multitude de croyances, de superstitions et de recherches symboliques.
HERMIAS : roi d’Atarnée et d’Assos en Mysie. Il naquit en Bithynie. Il était eunuque et esclave d’Eubulos, à qui il succéda. Attiré dans une embuscade par Mentor, général d’Ochos, roi de Perse, il fut mis à mort en 345 av. J.-C. Aristote épousa sa sœur ou sa fille adoptive.
HERMIAS : philosophe chrétien du IIe siècle, connu pour son ouvrage : Destruction des philosophes païens, contre l’insuffisance de la philosophie ancienne et ses contradictions sur toutes les questions importantes. Ce livre, en forme de dialogue à la manière de Lucien, en a souvent la mordante et spirituelle ironie. Il a été imprimé plusieurs fois. La meilleure édition est celle de Dommerich, avec des notrs de H. Wolf, Gale et Worth. La traduction la plus fidèle est due à M. Stiévenard, dans les Mémoires de l’Académie de Stanislas.
HERMIONE : fille de Ménélas et d’Hélène. Épouse de Pyrrhus. Différentes traditions la concernent :
a) Ménélas, qui, avant de partir pour la guerre de Troie, avait promis la main d’Hermione à Oreste, l’offrit à Néoptolème pendant le siège. Oreste fit tuer son rival par les Delphiens.
b) Ménélas avait promis devant Troie la main d’Hermione à Néoptolème, mais celle-ci avait été fiancée à Oreste par Tyndare. À son retour, le fils d’Achille enleva la jeune femme. Il mourut à Delphes, dans un combat contre Oreste ou Machæreus.
c) Hermione appartenait à Néoptolème lorsque Oreste survint et tua son rival sur l’autel de sa maison à Phthie. Hermione eut un fils d’Oreste : Tisamène.
HERMIPPOS : péripatéticien, disciple de Callimaque. Ce savant du Musée d’Alexandrie, à la fin du IIIe siècle avant notre ère, traduisit, commenta et annota les deux millions de vers zoroastriens qui étaient conservés à la Grande Bibliothèque.
HERMOCHARÈS : jeune Athénien amoureux de Ctésylle, fille d’Alcidamas d’Ioulis. Il fut obligé d’enlever Ctésylle que son père allait marier à un autre et l’emmena à Athènes où il l’épousa. Ctésylle mourut en donnant le jour à un fils. Lorsqu’on voulut l’ensevelir, une colombe s’envola de son cercueil et son corps disparut.
HERMOCRATE : général et homme d’État syracusain du Ve siècle av. J.-C. À la révolution de 409, il fut banni. Il mourut en 407, en voulant rentrer de force à Syracuse.
HERMODORE : philosophe grec, né à Éphèse. Il est célèbre surtout pour la part qu’il prit dans l’élaboration de la loi des XII tables lors d’un voyage à Rome en 450 av. J.-C.
HERMOGÈNE : célèbre rhéteur grec, né à Tarse vers le milieu du IIe siècle ap. J.-C. Dès l’âge de 15 ans, il était connu comme un orateur de premier ordre. A 25 ans, il perdit la mémoire. Il nous reste de lui cinq traités.
HERMOLAÜS : jeune Macédonien, page d’Alexandre le Grand qui le fit battre de verges pour avoir frappé à la chasse un sanglier avant lui. Pour se venger, Hermolaüs conspira contre le conquérant. Dénoncé, il fut mis à mort en 328 av. J.-C.
HERMONTHIS : ville du dieu de la guerre Montou. Elle était située au sud de Louxor. Les taureaux Boukhis étaient consacrés à Montou. Les déesses Iounit et Tjénèment lui étaient associées quand il prit pour épouse Rattaoui qui mit au monde le dieu Harprê. En égyptien, la ville s’appelait : « On du Sud ».
HERMOPOLIS MAGNA : capitale du Xve nome de Haute-Égypte, autrefois appelée Chmoun ou Khmounou, elle était « la ville des huit dieux ». « Les huit », ou l’Ogdoade, était le nom des quatre paires de dieux primitifs mis au monde par Thot. Sous la domination grecque, Thot fut assimilé à Hermès et la ville prit le nom d’Hermopolis Magna.
HERMOPOLIS PARVA : ville du delta consacrée aux dieux Thot et Hermès.
HERMOTIME de Clazomène : philosophe grec qui vécut vers 500 av. J.-C. Aristote nous dit qu’Hermotime fut le premier à émettre l’idée que l’esprit était la cause de toute chose. Son âme se séparait de temps en temps de son corps, voyageait dans les pays lointains et revenait pour ranimer son corps. Un jour, sa femme fit voir le corps inerte de son époux à des curieux qui le brûlèrent. L’âme d’Hermothime fut alors obligée de chercher un nouveau corps.
HERMUNDURES : peuple de l’ancienne Germanie, entre l’Elbe, la Saale et l’Unstrutt. Unis aux Marcomans, ils attaquèrent les Romains, 152.
HÉRO : jeune fille de Sestos. Prêtresse d’Aphrodite. Léandre l’aimait et, vivant à Abydos, venait la voir chaque nuit en traversant l’Hellespont à la nage. Il finit par se noyer et Héro se tua sur son cadavre.
HÉRODE : dit le Grand ou l’Ascalonite, le plus illustre de la famille des Hérodes, roi des Juifs, né à Ascalon, 72 ans av. J.-C. mort 1 an ap. J.-C. Il était le second fils de l’Iduméen Antipater. Son père lui donna dès l’âge de 15 ans, le gouvernement de la Galilée. Il la purgea des brigands qui l’infestaient, et le sénat romain le nomme roi de la Judée, 38. Il en chassa Antigone qui avait renversé Hyrcan II, et fit mourir successivement l’usurpateur, le neveu de celui-ci, Aristobule, et jusqu’au vieil Hyrcan. Là, ne s’arrêtèrent pas ses crimes : sa femme Marianne, malgré l’amour qu’il ressentait pour elle, périt victime de sa jalousie, et il fit mourir les deux fils qu’il en avait eus, de peur qu’ils ne fussent tentés de venger leur mère. Il étouffa dans le sang les révoltes des Juifs soulevés contre l’espèce de culte qu’il voulut rendre à Auguste. Enfin, le meurtre des trois autres de ses fils, qu’il accusa de conspiration, couronna dignement cette suite de crimes. La tradition chrétienne lui attribue le massacre des innocents, qui aurait été exécuté pour atteindre Jésus, qui venait de naître. Hérode ne manquait ni de courage, ni de capacité politique, mais il dut son surnom de Grand aux embellissements que reçut de lui la Judée.
HÉRODE-ANTIPAS : fils du précédent, fut tétrarque de la Pérée et d’une partie de l’Iturée, bâtit Tibériade qu’il nomma ainsi pour se faire bien venir de Tibère, répudia la fille du roi d’Arabie, pour épouser sa nièce, Hérodiade, femme de son fr_re, Hérode-Philippe. Il fit ensuite, pour lui complaire, mourir saint Jean-Baptiste, qui avait voulu le détpurner de ce mariage, et alla finir avcec elle ses jours en Espagne, sur l’ordre de Caligula. Ce fut devant lui que Pilate renvoya Jésus.
HÉRODE-AGRIPPA : Ier petit-fils d’Hérode le Grand, né 14 av. J.-C., mort en 44 de l’ère chrétienne. Roi de Judée, par la grâce de Caligula, 37, il fut le premier persécuteur des chrétiens. On croit que Jacques le Mineur fut mis à mort, et saint Pierre emprisonné par son ordre.
HÉRODE : fils d’Aristobule et frère du précédent, mort 48 ap. J.-C. Il reçut de l’empereur Claude le royaume de Chalcide et la dignité prétorienne. En 44, il succéda à son frère dans la surveillance du temple de Jérusalem.
HÉRODE AGRIPPA II : roi des Juifs, fils d’Hérode-Agrippa Ier, 30-100 ap. J.-C. Il fut élevé à Rome. Mais Claude le trouva trop jeune pour succéder à son père. À la mort du roi de Chalcis, Hérode, 48 ap. J.-C., Claude lui donna cette province avec la surintendance du temple de Jérusalem. 4 ans après, la Chalcide lui fut reti’rée, et il reçut en échange la Batanée, à laquelle Néron ajouta quelques autres provinces. Il assista, dans l’armée de Titus, à la prise de Jérusalem, 70 ap. J.-C. Il eut pour sœur Bérénice, célèbre par l’amour qu’elle inspira à Titus.
HÉRODE ATTICUS : né à Marathon, il vécut à la fin du Ier et au début du IIe siècle de notre ère. Il découvrit un trésor caché dans ses domaines, ce qui en fit l’homme le plus riche de son temps. En mourant, il légua une mine (monnaie d’or qui valait 100 drachmes) en revenu annuel pour chaque citoyen d’Athènes, mais son fils se contenta de payer à chacun cinq mines, une fois pour toutes.
HÉRODE ATTICUS (TIBERIUS CLAUDIUS) : fils du précédent, né à Marathon (101-177). Immensément riche, il fut l’un des rhéteurs les plus célèbres de son temps. Ayant ouvert une école à Athènes, il eut pour élève Marc-Aurèle. Antonin le nomma consul en 143. Il orna la ville d’Athènes d’un stade en marbre blanc, d’un théâtre magnifique et reconstruisit plusieurs villes grecques. Il eut l’idée de percer l’isthme de Corinthe.
HÉRODIADE : petite-fille d’Hérode le Grand, épousa ses deux oncles, Hérode-Philippe, puis Hérode-Antipas. C’est elle qui obtint la mort de saint Jean-Baptiste. Elle partagea la disgrâce et l’exil d’Hérode-Antipas.
HÉRODIEN : historien grec, né à Alexandrie (IIe – IIIe siècle de notre ère). Il résidait à Rome lorsqu’il entreprit d’écrire l’histoire des empereurs romains, depuis la mort de Marc-Aurèle (180) jusqu’à l’avènement de Gordien (238).
HÉRODIEN : grammairien grec, né au IIe siècle de notre ère. Il ne nous reste de lui qu’un abrégé de sa Prosodie générale.
HÉRODORE le Pontique : mythographe et géographe grec du Ve siècle av. J.-C. Né à Héraclée dans le Pont. Il est l’auteur de deux ouvrages : l’un sur la vie légendaire d’Héraclès, et l’autre sur le voyage des Argonautes. Nous n’en connaissons que des extraits .
HÉRODOTE : « le père de l’Histoire ». Né à Halicarnasse vers 485 av. J.-C en Asie Mineure. Pour échapper à la tyrannie de Lygdamis, il se réfugia à Samos, revint à Halicarnasse pour la délivrer de l’oppression et fut obligé de la quitter une seconde fois. Il fit alors de nombreux voyages, étudiant partout l’histoire, les traditions, les lois, les mœurs… Il résida ensuite quelque temps à Athènes avant de se joindre, à l’âge de 40 ans, à une expédition à Thurioi, dans la Grande-Grèce, en 444. Il nous reste les neuf livres de ses histoires. Euterpe, son livre sur l’Égypte, est un témoignage précis qui concorde avec les études modernes entreprises par les archéologues et les historiens.
HÉRON : les Celtes et les Gaulois firent du héron le patron de la vigilance.
HÉROPHILE : sibylle d’Érythres. Fille de Cétophage et d’une nymphe, ou de Théodore, ou d’Apollon Sminthée. Contemporaine de la guerre de Troie, elle prédit à Hécube les malheurs qui allaient la frapper. Elle finit ses jours dans le temple d’Apollon en Troade.
HÉROPHILE : médecin grec, né à Chalcédoine en Bithynie. Il vécut à Alexandrie vers 300 av. J.-C., et y fonda une école. Il fit faire à l’anatomie de très grands progrès. Peut-être fut-il le premier à disséquer des cadavres humains ; Tertullien dit qu’il disséqua des criminels vivants. Il nous reste des fragments de ses écrits.
HERSÉ : fille de Cécrops et d’Agraulos. Elle fut aimée d’Hermès dont elle eut Céphale.
HERSILIE (HERSILIA) : femme de Romulus. Elle eut deux enfants : Aolle et Prima. À la mort de son époux, Iris l’emmena dans un bois sacré du Quirinal où elle monta aux cieux. Elle était adorée sous le nom d’Horta dans le temple de Quirinus.
HERZOGENBURG : commune autrichienne sur laquelle ont été découvertes 11 tombes celtes du Ve siècle avant notre ère.
HÉSIONE : fille de Danaüs. Elle fut aimée de Zeus dont elle eut Orchomène.
HÉSIONE : fille de Laomédon. Sœur de priam. Exposée aux attaques du monstre marin que Poséidon avait envoyé pour ravager la Troade, elle fut délivrée par Héraclès. Plus tard, le roi Laomédon refusa de donner Hésione au héros. Alors Héraclès assiégea Troie, tua Laomédon et donna Hésione en mariage à Télamon. Selon d’autres sources, Hésione, enceinte de Télamon, s’enfuit à Milet auprès du roi Arion qui éleva cet enfant appelé Trombélos.
HESMÉNYT : vase à bec verseur servant aux ablutions et à la toilette des anciens Égyptiens.
HESPÉRIDES : nymphes, filles de la Nuit et de l’Érèbe, ou de Phorcys et de Céto, ou d’Atlas et d’Hespéris, ou de Zeus et de Thémis. Quelques auteurs les identifient avec les Atlantides ou Pléiades et en comptent sept : Maïa, Électre, Taygète, Alcyone, Célæno, Stérope et Mérope. Les Hespérides étaient dotées d’une voix mélodieuse. Elles avaient pour mission de garder les fameuses pommes d’or du jardin d’Héra. Mais Héraclès s’en empara. Désespérées, les Hespérides furent changées en arbres. Selon d’autres sources, elles reprirent leur fonction lorsque Athéna leur rendit les pommes d’or.
HESTIA (VESTA) : déesse qui présidait au foyer et au feu qu’on y entretenait. Fille de Cronos et de Rhéa. Elle fut dévorée la première par son père. Elle refusa d’épouser l’un des dieux, jurant de garder éternellement sa virginité. La cité avait un foyer commun, symbole de la fixité de la résidence, de la concorde des citoyens et de la religion commune. Ce foyer se trouvait dans le prytanée. Les prytanes accueillaient l’envoyé d’une république, l’hôte officiel, l’exilé qui se mettait sous la protection de l’État. Lorsque des colons allaient fonder une ville, ils emportaient de ce feu du foyer commun. Hestia était la personnification de ce foyer. Elle présidait à la vie domestique et au bien-être des familles. Déesse domestique, elle avait sa place au milieu des maisons. Diodore lui attribue l’invention des constructions.
HÉSYCHIUS : grammarien alexandrin, qui a vécu au IIIe siècle de l’ère chrétienne et sur lequel il n’existe que des doutes et des conjectures plus ou moins vraisemblables. Il n’est connu que par un grand dictionnaire grec, très précieux pour la connaissance de l’antiquité. Les principales éditions sont celles d’Alberti, continuée par Ruhnken, Leyde, 1746-66, de Schmidt, Iéna, 1858-68, de Flach, 1852.
HÉTÉPHÉRÈS Ier : reine, épouse du roi Snéfrou, vers 2700 av. J.-C.
HÉTÉPHÉRÈS II : reine, fille de Khéops, elle épousa son frère, le roi Didoufri, vers 2650 av. J.-C.
HÉTHÉENS : peuple chananéen des montagnes d’Hébron, qui fut compris dans la tribu de Juda.
HEUNEBURG : située en Autriche, Heuneburg est l’une des premières forteresses celtes de la période de Hallstatt du VII e siècle avant notr ère. Bâtie en brique crue sur des fondations de pierre, elle est flanquée de bastions carrés. Elle abritait une population qui commerça avec Massalia et les Étrusques.
HEURES : déesses d’origine hellénique. Dans Homère, elles sont surtout les déesses du climat et des températures. Plus tard, elles ont été confondues avec les saisons. On distinguait surtout l’heure du printemps et celle de l’automne qui étaient adorées à Athènes sous le nom de Thallo (croissance) et de Carpo (fructification). Dotées de la jeunesse éternelle, d’une beauté éblouissante, les Heures formaient des chœurs et des danses avec les grâces pendant que les Muses chantaient. Elles étaient les protectrices de la jeunesse. Thallo était au nombre des divinités que les éphèbes invoquaient dans le temple d’Agraulos. Elles présidaient aussi à l’application des lois, à la justice et aux bonnes mœurs. Ces heures sont alors filles de Zeus et de Thémis et ont pour noms : Eunomie, Dicé et Irène. Plus tard, elles furent quatre (tétrade) pour correspondre au nombre des saisons. Hygin nous donne deux listes d’heures ; dans la première, elles sont dix : Titanis, Auxo, Eunomie, Phérusa, Carpo, Dicé, Euporia, Irène, Orthosia et Thallo ; la seconde en compte onze : Augé (l’aube), Anatolé (le lever du soleil), Musia (l’heure de l’étude), Gymnasia (l’heure du gymnase), Nymphæa (l’heure du bain), Mesembria (le milieu du jour), Spondé (l’heure des libations), Électé (l’heure de la prière), Acté, (l’heure du repas), Cypris (l’heure des plaisirs), Dysis (le coucher du soleil).
HEURES : douze heures de jour et douze heures de nuit divisaient la journée égyptienne. La première heure du jour se nommait « la brillante » et la première heure de la nuit « la débâcle des ennemis de Râ ».
HEURIPPA : qui trouve les chevaux. Surnom d’Artémis, à laquelle Ulysse bâtit un temple à Phénée, lorsqu’il eut retrouvé ses chevaux.
HEXERIS : galère à six rangs de rames.
HH : cri que devait pousser le nouveau-né s’il voulait vivre selon le papyrus médical Ebers.
HIBERNACULUM :
1. Appartement d’hiver. Il était moins décoré à cause des fumées qui noircissaient les objets et les murs.
2. Tente militaire à ossature de bois couverte de peaux. Elle était utilisée pour les quartiers d’hiver.
HIBIS : située dans l’oasis de Khargéh, Hibis était le nom grec d’une ville antique égyptienne où s’établirent des Samiens sous le règne de Qpsammétique Ier (663-609). Amon y était adoré. Sous le règne de Darius (522-486), le temple du nom d’Hibis y fut érigé.
HIBOU : animal associé aux connaissances lunaires et nocturnes. Il aidait les héros solaires à percer les mystères de la nuit.
HIÉRA : épouse de Télèphe. Mère de Tarchon et de Tyrrhénos. Elle jouissait d’une grande réputation de beauté et de valeur guerrière. Nirée la tua alors qu’elle conduisait au combat un corps d’armée de femmes mysiennes.
HIÉRACONPOLIS : Nékhen, en égyptien. Capitale de la Haute-Égypte sous les premières dynasties, cette ville joua un rôle important avant de s’effacer devant la puissance de Thèbes.
HIÉRATIQUE : forme cursive de l’écriture hiéroglyphique. Elle se développa en raison des difficultés engendrées par l’exécution des hiéroglyphes lors des notations rapides (par exemple, lors de la retranscription des plaidoiries pendant les procès). Durant 2 000 ans, jusqu’à l’effondrement du Nouvel Empire, les scribes de l’administration s’en servirent pour leurs rapports, inventaires, testaments, édcrivant à l’aide d’un pinceau sur du papyrus. Cette écriture évolua dans sa forme. D’abord simple abréviation des hiéroglyphes, elle se complexifia au fil du temps, devenant hiératique lapidaire, puis hiératique anormal vers l’an 800 av. J.-C. Elle fut peu à peu remplacée par le démotique.
HIÉRAX : Mariandyne célèbre par sa piété. Déméter le combla de dons. Ayant secouru les Troyens, il fut changé en épervier.
HIÉROCÉRYCE : chef des hérauts sacrés dans les mystères de Déméter.
HIÉROCLÈS : philosophe néo-platonicien. Il enseigna à Alexandrie au Ve siècle de notre ère. On suppose qu’il est l’auteur d’un commentaire sur les Vers dorés de Pythagore et d’un Traité de la Providence et du libre arbitre.
HIÉRODULES : esclaves employés comme serviteurs des prêtres et comme gardiens des temples. Il y avait aussi des femmes hiérodules ou courtisanes sacrées dans les temples d’Aphrodite. Elles livraient leur corps aux hommes contre de l’argent qui servait à entretenir le temple et honorer la déesse. La plupart de ces hiérodules s’offraient une seule fois en un acte sacré et s’en retournaient chez elles.
HIÉROGAMIE : fête qui était donnée par les femmes d’Alexandrie en l’honneur d’Adonis. Elle se déroulait dans le palais où la statue du dieu, époux d’Aphrodite, reposait sur un lit d’argent. Puis elle se poursuivait par un concours de chants funèbres sous la haute autorité de la reine.
HIÉROGLYPHES : nom donné aux caractères d’écritures égyptiens à l’époque où on croyait qu’ils étaient essentiellement religieux. On en dénombre un peu plus de 700 (voir ÉCRITURE). Ces hiéroglyphes s’écrivaient indifféremment de droite à gauche, de gauche à droite, de bas en haut ou haut en bas.
HIÉROGRAMMATES : scribes du livre divin.
HIÉROMANCIE : divination par la voie dusacrifice. Le prêtre observait les mouvements de la victime avant d’examiner les entrailles. Lorsque la victime résistait en étant emmenée à l’autel ou si elle expirait après une longue agonie, le présage était fatal. Dans le cas contraire, les auspices étaient favorables. Si la queue passée sur le brasier se recourbait, le présage était fâcheudx ; si elle s’étendait horizontalement, le consultant pouvait s’attendre à un drame ; enfin, si elle s’élevait droite vers les cieux, la victoire était assurée. Si, lors de l’examen des entrailles, on découvrait deux fiels ou un fiel volumineux, on pouvait s’attendre à un combat sanglant mais victorieux. À la vue de poumons fendus, toute action devait être suspendue.
HIÉRON Ier : tyran de Géla et de Syracuse. Il régna de 478 à 467 av. J.-C. Haï de ses sujets au début de son règne, pour sa cruauté, il se les concilia ensuite en modérant sa politique. Ses victoires à Olympie et à Delphes ont été chantées par Pindare qui lui rendit visite, ainsi qu’Eschyle, Xénophane, Épicharme, Simonide.
HIÉRON II : roi de Syracuse, né vers 306 av. J.-C. Il se distingua sous Pyrrhus, puis contre les Mamertins. Élu roi par le peuple en 269, il n’en voulut jamais porter les insignes. Il s’allia d’abord avec les Carthaginois avant de passer dans le camp des Romains. Il gouverna sagement et encouragea les travaux d’Archimède.
HIÉRONYME : roi de Syracuse, petit-fils et successeur de Hiéron II. Il vécut de 231 à 215 av. J.-C. Monté sur le trône à l’âge de 15 ans, il fut manipulé par ses oncles qui exercèrent le pouvoir à sa place ; il fut assassiné au bout de treize mois.
HIÉRONYME de Cardia : historien grec, né vers 370 av. J.-C. Vers 266, il écrivit sur les évènements qui suivirent la mort d’Alexandre le Grand jusqu’à celle de Pyrrhus. Son ouvrage longtemps célèbre a été perdu.
HIÉROPHANTE : révélateur des choses sacrées. Pontife souverain chez les Grecs. Il enseignait la théologie et préparait les futurs initiés avant de leur révéler les mystères. Le titre d’Hiérophante était surtout affecté aux prêtres d’Éleusis. Nommés à vie, ils devaient rester célibataires. Les hiérophantes gravaient leurs formules d’imprécations sur des colonnes de pierre.
HIÉROPHORES : prêtres subalternes qui portaient les statues des dieux dans les cérémonies.
HIKUPTAH : nom égyptien de la ville de Memphis qui signifie « le château du Ka de Ptah ». La tradition admet que c’est de ce nom que les Grecs auraient tiré « Ægyptos » (Égypte), mais rien ne permet de l’affirmer.
HILAIRE (SAINT) : archevêque d’Arles, 401-449. Disciple fervent de Saint-Honorat, il n’avait que 28 ans quand, à la mort de ce saint, il fut élu, malgré lui, par le peuple, archevêque d’Arles. La déposition de l’évèque Chélidoine et les accusations du préfet des Gaules le brouillèrent avec le pape saint Léon, qui prononça même sa séparation de la communion des fidèles. On croit cependant que, mieux instruit des faits, le pape révoqua plus tard sa sentence. En tous cas, elle n’a pas empêché l’Église de le mettre au rang des saints. Du petit nombre d’écrits qu’il a laissés, son Eloge de saint Honorat passe pour le meilleur. On le fête le 5 mai.
HILARIES : fêtes en l’honneur de Cybèle, que les anciens Romains célébraient le 25 mars. C’était une sorte de mascarade où chacun s’habillait à sa guise : les vêtements de deuil étaent seuls défendus.
HILDEBRAND (HANS) : archéologue suédois qui en 1872 distingua le premier âge de fer. Cet âge prit le nom de Hallstatt tandis que le second âge du fer fut nommé la Tène.
HIMATION : long drap qui recouvrait le corps du dieu Sarapis au temps des Ptolémées.
HIMÉRIUS : sophiste grec, né à Pruse en Bithynie, créa à Athènes, dans le Ive siècle ap. J.-C., une école de rhétorique que fréquentèrent saint Basile et saint Grégoire de Nazianze. Il la quitta pour aller s’établir à Antioche, sur la demande de l’empereur Julien, qui fit de lui son secrétaire. Après la mort de ce prince, il retourna à Athènes et repris son enseignement. Il nous reste 24 de ces discours et des fragments de 10 autres, Gœltingue, 1790, in 8°, grec-latin, et Bibliothèque de Didot.
HIMÉROS : fils d’un héros de Sparte. Époux de Cléodice. Père d’Asopos. Il commit un inceste avec sa sœur Cléodice en l’épousant et se jeta de désespoir dans le Marathon, qui prit son nom avant de s’appeler l’Eurotas.
HIMILCON : trois généraux carthaginois ont porté ce nom. Le premier, n’ayant pu réduire Syracuse, défendue par Denys l’Ancien, se laissa mourir de faim, lorsque, rentré de Carthage, il se vit en butte aux reproches de ses concitoyens, 398 av. J.-C. Le second mourut de la peste devant cette même ville de Syracuse, qu’il venait secourir contre Marcellus, 213 av. J.-C. Le troisième, général de la cavalerie carthaginoise, dans la troisième guerre punique, en 147 av. J.-C., après avoir été un temps la terreur des Romains par son courage et son activité, gagné par Scipion Emilien, trahit les Carthaginois en passant, avec 2.000 cavaliers, dans les rangs des Romains.
HIPPALUS : pilote grec du Ier siècle ap. J.-C., auquel on attribue la découverte des vents périodiques ou moussons de la mer des Indes.
HIPPARCHIA : femme grecque, née à Maronée à Thrace, qui épousa, malgré sa famille, Cratès, philosophe de l’école cynique, d’une difformité repoussante. Ce mariage a inspiré un poème latin au P. Petit, Cynogamia, Paris, 1677, et un roman à Wieland, Cratès et Hipparchia, traduit en français par Vanderbourg, Paris, 1818, 2 vol. in-12.
HIPPARQUE : fils de Pisistrate. Il lui succéda conjointement avec son frère Hippias en 528 av. J.-C. Selon Platon, Hipparque recueillit à Athènes les poémes d’Homère et fit venir auprès de lui Anacréon et Simonide. Il périt assassiné par Harmodios dont il avait violenté la sœur et par son ami Aristogiton en 514. Harmodios fut aussitôt massacré par les gardes d’Hipparque. Aristogiton, arrêté et soumis à la torture, nomma les propres amis d’Hippias comme complices bien qu’ils fussent innocents. Ils furent aussitôt exécutés.
HIPPARQUE de Nicée : astronome. Il vécut de 160 à 125 av. J.-C. Considéré comme le plus grand astronome de l’antiquité, il perfectionna l’usage de la dioptrique, inventa l’astrolabe et traça le premier sur les cercles des instruments de mesure la division à 360°. Il créa la trigonométrie, découvrit la précession des équinoxes et trouva la longueur de l’année tropique avant de calculer avec précision les éclipses de soleil et de lune. Nous conservons de lui un commentaire sur les phénomènes d’Aratos et d’Eudoxe et une Description des constellations.
HIPPIAS : fils de Pisistrate. Il succéda à son père avec son frère Hipparque. Les cruautés dont il se rendit coupable, après l’assassinat de celui-ci, provoquèrent son expulsion d’Athènes en 510 av. J.-C. Retiré chez Darius, il l’excita à envahir l’Attique, marcha contre les Grecs avec les Perses et périt à la bataille de Marathon en 490.
HIPPIAS d’Élis : sophiste grec au Ve siècle av. J.-C. Il a écrit de nombreux ouvrages en vers et en prose, tous perdus. Platon l’a mis en scène dans l’Hippias majeur et l’Hippias mineur.
HIPPOCOON : fils aîné d’Œbalos et de Batée. Frère de Tyndare, d’Icarios et d’Aréné. Il s’empara du trône de Sparte au préjudice de Tyndare qui implora le secours d’Héraclès. Le héros tua Hippocoon et ses fils.
HIPPOCRATE : le plus grand médecin de l’antiquité. Il naquit dans l’île de Cos en 460 av. J.-C. On ignore la date et le lieu de sa mort. Socrate désigna l’école d’Hippocrate comme la meilleure des écoles de médecine. Les écrits qui sont vraisemblablement de lui ne regroupent en cinq classes : la première traite des articulations et des fractures ; la seconde a trait aux aphorismes, aux pronostics, au régime des maladies aiguës, aux airs, aux eaux, aux lieux, aux plaies de la tête, à la mochlique, à la pharmacie et à la médecine ; les troisième, quatrième et cinquième comprennent des écrits qui ne sont certainement pas de sa main.
HIPPOCRATIES : fêtes athéniennes en l’honneur de Poséidon.
HIPPOCRÈNE : fontaine consacrée aux Muses sur le mont Hélicon en Béotie. Près de cette source, Bellérophon se saisit de Pégase. Cette fontaine naquit lors du concours musical entre les Muses et les Piérides.
HIPPODAMIE : fille d’Atrax, épouse de Pirithoüs, roi des Lapithes. Ses noces donnèrent lieu au célèbre combat des Centaures et des Lapithes.
HIPPODAMIE : fille d’Œnomaüs, roi de Pise en Élide. Un oracle prédit à Œnomaüs qu’il mourrait si sa fille s’unissait par les liens du mariage. Aussi imposa-t-il à ceux qui la convoitaient une terrible condition : ils devaient le vaincre dans une course de chars ; s’ils perdaient, ils étaient immolés. Une autre tradition nous raconte qu’il avait une relation incestueuse avec sa fille et ne voulait pas la livrer à d’autres. Treize ou dix-sept prétendants périrent à l’issue des courses de chars. Pélops enfin remporta la victoire et épousa Hippodamie qui eut un nombre considérable d’enfants. Des années plus tard, Hippodamie, fuyant la colère de son époux, parce qu’elle avait pris part au meurtre de Chrysippe, se réfugia à Midée, en Argolide.
HIPPODÉTÈS : qui lie les chevaux. Surnom d’Héraclès après qu’il eut lié les chevaux des Orchoméniens pour les empêcher de combattre.
HIPPODROME (HIPPODROMUS) : grand jardin d’une villa. Traversé d’allées bordées d’ombre, il permettait aux propriétaires de se livrer à des exercices équestres.
HIPPOLYTE : fils de Thésée et d’Antiope ou de Phèdre. Élevé à Trézène, il n’aimait que la chasse et les jeux guerriers. Phèdre se donna la mort parce qu’il refusait de l’aimer. Mais elle écrivit auparavant une lettre à Thésée où elle accusait Hippolyte d’avoir attenté à son honneur. Le père demanda à Poséidon de le venger et bannit son fils. Un monstre affreux surgi du fond des mers attaqua Hippolyte qui périt sous son char renversé. Transporté au ciel, il forma la constellation du cocher.
HIPPOLYTE : reine des Amazones. Fille d’Arès et d’Otréra. Sœur d’Antiope et de Mélanippe. Thésée la rendit mère d’Hippolyte. Arès lui avait offert un baudrier et un voile qu’Admété désira posséder. Ce fut l’occasion du neuvième travail d’Héraclès. Par une tromperie d’Héra ayant pris la figure d’une amazone, les guerrières de Thémiscyre attaquèrent la troupe d’Héraclès. Ce dernier tua Hippolyte et lui enleva son baudrier.
Selon une autre tradition, Hippolyte échangea son baudrier contre la libération de sa sœur Mélanippe. Pour Plutarque, elle devint l’épouse de Thésée.
HIPPOLYTION : temple que Diomède fit bâtir près de Trézène en l’honneur d’Aphrodite.
HIPPOMÉDON : fils d’Aristomaque et de Mythicide. Père de Polydore. Il fut l’un des sept chefs de la guerre thébaine et périt devant la porte Oncée de la main d’Ismaros ou de celle d’Hyperbios.
HIPPOMÈNE : fils de Mégarée. Amant d’Atalante. Il fut changé en lion avec elle.
HIPPONAX : poète satirique grec. Il naquit à Éphèse au VIe siècle av. J.-C. Chassé par les tyrans, il se retira à Clazomènes, où il vécut dans la pauvreté. Il est l’un des meilleurs poètes iambiques. Il écrivit en dialecte ionien. On lui attribue l’invention du choliambe. Nous n’avons que des fragments de son œuvre.
HIPPOPOTAME : grand ennemi des paysans du Nil parce qu’il mangeait les récoltes pendant la nuit, l’hippopotame fut pourchassé impitoyablement. Déjà sous l’Ancien Empire, il était assimilé aux forces du mal dépendant de Seth et chassé au harpon selon un rituel magique. Particulièrement détesté à Edfou où les Égyptiens constituèrent le corps des harponneurs, il fut par contre adoré dans d’autres cités sous le nom de Thouéris.
HIPPOTÈS : fils de Phylas. Il prit part à l’expédition des Héraclides contre le Péloponnèse. Ayant tué le devin Carnos, il fut exilé pour dix ans par ordre de l’oracle.
HIPPOTÈS : fils de Créon. Il accusa Médée du meurtre de Créuse, mais ne put parvenir à la faire condamner.
HIPPOTHOÉ : fille de Nestor et de Lysidice. Elle fut aimée de Poséidon qui la conduisit dans les îles Échinades et eut d’elle un fils nommé Taphios.
HIPPOTHOIIS : fils de Léthos. Frère de Pylæos. Il commandait les peuples de Larisse dans l’armée troyenne. Ajax le tua au moment où il allait enlever le corps de Patrocle.
HIRAM : roi de Tyr, vers l’an 960 av. J.-C., fournit à David des ouvriers habiles dans l’art des constructions navales, etnà Salomon des matériaux pour l’édification du Temple.
HIRAM : célèbre architecte tyrien et habile ouvrier en métallurgie, envoyé par le roi Hiram pour contribuer à la construction du temple à Jérusalem. Il fut tué par des ouvriers, jaloux de la faveur dont il jouit bientôt auprès de Salomon. Son nom est resté fameux dans les traditions des francs-maçons.
HIRIA : nymphe arcadienne. Ne pouvant se consoler de la mort de son fils Hireus, elle fut métamorphosée en un lac.
HIRKHOUF : prince d’Éléphantine qui, sous le règne du roi Mérenrê Ier (vers 2420 av. J.-C.), mena plusieurs campagnes militaires en Basse et Haute-Nubie. Il servit aussi le roi Pépi II et rapporta un nain sacré qui lui valut les honneurs. Son tombeau est situé dans la nécropole de Gharbi Assouan.
HIRONDELLE : l’hirondelle qui marque le retour du printemps était un symbole de fécondité. Les druides observaient les vols des hirondelles afin de prédire les événements à venir.
HIRPIENS : peuplade sabine du mont Socrate, qui, dans ses fêtes, marchait sur des charbons ardents.
HIRPIES : familles romaines qu’un décret du sénat exemptait de toutes charges publiques lorsqu’elles marchaient sans se brûler sur un bûcher enflammé au sacrifice annuel fait en l’honneur d’Apollon. Ce rituel se déroulait sur le mont Soracte.
HISTIÉE : tyran de Milet, mort en 494 av. J.-C. Il suivit Darius, avec son corps, d’Ioniens, dans son expédition contre les Scythes, et, chargé de garder le pont du Danube pendant que ce prince s’avançait dans l’intérieur des terres, il dissuada ses compatriotes de le rompre, ce qui eût occasionné sans doute la perte de Darius et de son armée. Darius, en récompense de ce service, joignit à son petit Etat la ville de Mitylène et un district de la Thrace. Mais rendu suspect au roi de Perse, il fut retenu 16 ans à Suse, obtint de retourner en Ionie lors de la révolte des habitants de Sardes, qu’il promit d’apaiser, ne parvint qu’à exciter la défiance des deux partis, fit quelques temps le métier de pirate, et fut arrêté au moment où il pillait la plaine du Caïque, par les Perses, qui le mirent en croix.
HIRTIUS (AULUS) : homme politique romain. Lieutenant et secrétaire de César pendant la guerre des Gaules. Consul avec Pansa en 43 av. J.-C., il mourut à la bataille de Modène. On lui attribue le huitième livre sur la guerre des Gaules, le livre sur la guerre d’Alexandrie, celui sur la guerre d’Afrique.
HISTRION (HISTRIO) : mot d’origine étrusque. Chez les Romains, le métier de l’histrion correspondait à celui d’acteur dramatique.
HOCHDORF : chef celte mort vers 530 avant notre ère, dont on a retrouvé la sépulture dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne. Il reposait sur une banquette de bronze et portait un torque d’or, des fibules d’or, une ceinture et un poignard ornés de feuillez d’or. Sa tête reposait sur un coussin rempli d’herbe contre lequel un sac contenait ses ustensiles de toilette et trois hameçons de pêcheur. Près de lui se trouvaient une coupe d’or, de la vaisselle d’origine grecque, un chaudron et un char à quatre roues. Cette tombe à revêtement de bois et au sol recouvert de tissus était au centre d’un tumulus de 60 mètres de diamètre.
HOCHMICHELE : tumulus celte du VIe siècle avant notre ère près d’Heuneberg dans la région de Bade-Wurtemberg en Allemagne.
HOLOCAUSTE : sacrifice dans lequel la victime était entièrement consumée par le feu.
HOMAGYRIOS : qui préside aux assemblées. Surnom de Zeus à Ægion sur la côte nord du Péloponnèse, où Agamemnon convoqua l’assemblée des princes grecs afin de mettre sur pied l’expédition de Troie.
HOMÉRIDES : école de rhapsodes qui se disaient issus d’Homère, et se donnaient pour mission de chanter et d’expliquer ses poésies. Poètes eux-mêmes, pour la plupart, on les a accusés d’avoir interpolé beaucoup de leurs vers parmi ceux d’Homère. Cinethus de Chio, l’un d’eux, et le plus célèbre, passe pour l’auteur de l’Hymne à Apollon. Il vivait du temps d’Eschyle.
HOMME-AUX-BRAS-ÉTENDUS : nom de la constellation du Cygne chez les anciens Égyptiens.
HOMOLOIS : prophétesse d’Ényo. Elle fut envoyée de Thèbes à l’oracle à Delphes.
HONNEUR : dieu romain. Marcellus lui éleva un temple à Clastidium en Gaule Cisalpine. On venait y invoquer le courage. L’Honneur était représenté par un homme armé posant le pied sur un globe. Ses attributs étaient la landce, la corne d’abondance et l’olivier.
HONORIA (JUSTA GRATA) : née à Ravenne en 417. Fille de l’empereur Constance III et de Placidia. En 434, elle fut reléguée pour ses débauches dans un couvent. Elle y resta quatorze ans. Elle avait envoyé son anneau à Attila pour être son épouse.
HONORIUS (FLAVIUS AUGUSTUS) : empereur romain d’Occident. Né à Constantinople en 384. Fils de l’empereur Théodose et de Flacilla. Incapable et lâche, il quitta la capitale, Milan, quand Alaric envahit l’Italie (402) et se réfugia à Asti. Sauvé par son général Stilicon, il s’enfuit une nouvelle fois à Ravenne quand Radagaise attaqua l’Empire (405). Ayant fait tuer Stilicon, il s’enfuit une nouvelle fois à Ravenne quand Qradagaise attaqua l’Qempire (405). Ayant fait tuer Stilicon, son seul appui, il mourut en 423, laissant les Goths d’Alaric prendre Rome (410), les légions abandonner la Bretagnes et les hordes des Vandales, des Alains, des Suèves et des Wisigoths ravager la Gaule et l’Espagne.
HOPLITES : soldats pesamment armés. Ils avaient un casque, une cuirasse, un bouclier rond, des bottines garnies de fer, une longue pique et une épée.
HOPLOMACHUS : variante du gladiateur samnite lourdement armé.
HORACE : célèbre poète latin né à Venusium en 65 av. J.-C., mort en 8 av. J.-C. Fils d’un affranchi qui exerçait le métier de crieur public, il reçut malgré les revenus modestes de sa famille une très bonne éducation. Enrôlé dans l’armée de Brutus et de Cassius, il revint à Rome aprèsla bataille de Philippes. Ses premières poésies le firent remarquer par Virgile et Varius avec qui il se lia et qui le présentèrent à Mécène. Il devint l’ami de ce dernier qui l’introduisit auprès d’Auguste. À partir de cette époque, il vécut dans l’aisance sans faire d’excès et passa la plus grande partie de sa vie dans sa villa de Tibur, écrivant et composant.
HORAKHTY : « Horus de l’Horizon ». Dieu soleil à Héliopolis, il inspira le roi Akhénaton, car il était symbolisé par le disque solaire. Ce disque devint l’attribut d’Aton. Plus tard, il s’allia à Seth.
HORAPOLLON ou HORUS APOLLO : grammairien grec né à Phœnébytis en Égypte. Il enseigna à Alexandrie, puis à Constantinople au IVe siècle de notre ère. On croit qu’il est l’auteur d’un livre intitulé Hieroglyphica que Champollion tenta d’exploiter pour ses recherches.
HORATIUS COCLÈS : ou le Borgne, ainsi surnommé parce qu’il perdit un œil en défendant seul, contre l’armée de Porsenna, le pont sur le Tibre qui donnait accès dans Rome 507 av. J.-C.
HOREMHEB : scribe royal chargé des recrues sous les règnes de Thoutmôsis III, Aménophis II, Thoutmôsis IV et Aménophis III, de 1460 à 1407 av. J.-C. Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
HOREMHEB : général égyptien qui prit le titre de roi à la mort du pharaon Aï, en 1341 av. J.-C. Sa prise de pouvoir marqua la fin de la XVIIIe dynastie. Par décrets, il rétablit le culte d’Amon dans toute l’Égypte et s’employa durant vingt-six ans de règne à maintenir l’ordre social troublé par la réforme religieuse d’Akhénaton et l’effondrement de l’empire.
HORI : juge sous Ramsès III (1194-1166). Compromis avec la reine Tiyi dans le complot contre le roi, il fut l’un des rares acquittés faute de preuve.
HORIA : petit bateau de pêche côtier.
HORMISDAS : nom commun à 4 rois de Perse de la dynastie des Sassanides.
Le Ier, 271-272 ap. J.-C., accusé de conspiration contre son père, s’était coupé la main pour attester son innocence.
Le IIe régna de 303 à 311.
Le IIIe, 457-460, avant usurpé le trône au détriment de Firouz, son frère aîné, fut battu par lui et mis à mort.
Le IVe, 579-592, fils de Chosroès le Grand, fut renversé du trône et égorgé par ses frères, après s’être vu enlever, par les Grecs et les Tatares, la plupart des conquêtes de son père.
HOROLOGUE : prêtre chargé de déterminer l’heure et le jour des cérémonies.
HOROSCOPE : prêtre chargé de déterminer les jours fastes et les jours néfastes de l’année.
HOROUN : dieu cananéen sous le Nouvel Empire, à Pi-Ramsès. Il était adoré par les ouvriers des nécropoles et les colons asiatiques sous la forme d’un faucon. Il jouait un rôle protecteur contre les morsures etles piqûres venimeuses.
HORREAR II : gardiens des entrepôts publics et privés.
HORREUM :
1. Grange dans laquelle étaient entreposés les fruits et les légumes.
2. Pièce destinée au vieillissement du vin à l’étage supérieur d’une maison.
HORREUM PUBLICUM : grenier public. Il servait à conserver le surplus des grains que l’État distribuait aux pauvres lors des disettes.
HORTA : identifiée à Hersilie, la femme de Romulus, cette ancienne déesse étrusque avait à Rome un temple dont les portes étaient toujours ouvertes.
HORTENSIUS (QUINTUS) : célèbre orateur romain, épicurien, aristocrate aimant le luxe, Hortensius naquit en 114 et mourut en 50 av. J.-C.. Questeur en 61, édile en 75, préteur en 72 et consul avec Caecilius Metellus en 69, il fut ami de Cicéron mais s’opposa à lui lors de deux procès : le premier concernant Quinctius et le second, Verrès.
HORUS : nom de plusieurs dieux dont le nom signifie : « Celui qui est loin ». Dès l’origine, les rois furent assimilés à des Horus. Il formait une dualité avec Seth, puis il devint le fils d’Isis et d’Osiris, incarnant le principe du bien. Son animal sacré, le faucon, a été représenté tardivement à Edfou et à Athribis.
HORY : scribe de tous les monuments de l’État d’Amon et chef des dessinateurs dans la maison de l’Or des États d’Amon sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
HOSTIES : animaux de petite taille destinés aux sacrifices (« victime » désignant le gros bétail). On distinguait les Hostiae purae (agneaux et petits cochons de dix jours) : les Hostiae precidaneae (animaux immolés la veille des fêtes solennelles) ; les Hostiae bidentes (animaux de deux ans qui ont deux dents plus élevées sur les autres) ; les Hostiae injuges (animaux qui n’ont jamais subi le joug) ; les Hostia eximiae (animaux les plus beaux et dignes des dieux) ; les Hostiae succedaneae (sacrifices d’animaux qui se succédaient) ; les Hostiae amburdiales (animaux qu’on promenait autour de la ville avant le sacrifice) ; les Hostiae caviares (animaux présentés au secrificateur par la queue) ; les Hostiae prodigae (animaux qui étaient entièrement consumés par le feu) ; les Hostiae piaculares (animaux immolés pour se purifier des souillures). Ces sacrifices pouvaient être pratiqués par n’importe quel particulier.
HOSTILIEN (CAIUS VALENS MESSIUS QUINTUS HOSTILIANUS) : empereur romain. Fils de l’empereur Decius, il lui succéda avec Gallus en 251. Il régna quelques mois et mourut de la peste ou empoisonné par Gallus.
HOSTILINA : déesse romaine de la croissance complète des épis.
HOU : éloquence divinisée.
HOUIA : chambellan de la reine Tiyi sous le règne d’Akhénaton (1372-1354). Son tombeau est situé dans la nécropole de Tell el-Amarna.
HOUPANA : point d’eau situé entre le Nil et Israël. De tout temps, armées et caravanes y firent halte avant de remonter sur la bande de Gaza ou de descendre vers le delta.
HOUROURÊ : ingénieur qui, sous la XIIe dynastie, vers 1900-1850, fut chargé de l’exploitation et du rendement des mines de turquoises du Sinaï.
HOUX : le houx représentait la lettre T (tinne). Chaque année, selon un mythe gallois, au 1er mai à la fête de Beltaine, le chevalier du Houx battait le chevalier du Chêne en combat singulier.
HOUY : dame de haut rang qui, sous le Nouvel Empire, vers 1500 av. J.-C., exerça la fonction d’adoratrice d’Amon et reçut le nouveau titre de « supérieure des recluses d’Amon ».
HOUY : intendant du palais de la reine Tiyi, épouse d’Aménophis III, vers 1400 av. J.-C.
HOUY : vice-roi de Nubie sous le règne de Toutânkhamon vers 1350 av. J.-C.
HUEIL : fils de Kai. Il blessa Arthur à la cuisse lors d’un défi. Le roi lui fit jurer de ne jamais révéler cet épisode, mais Heuil, fier d’avoir vaincu Arthur, s’en vanta à la cour. Humilié, le roi lui coupa la tête qui se changea aussitôt en un menhir qu’on appela Maen Hueil.
HU-GADARN : nom du dieu Oengus lorsqu’il se déplaçait sur son char entouré de rayons lumineux. Il créa l’humanité après le déluge.
HUNÉRICH : 2ème roi des Vandales d’Afrique, mort en 488, succéda à Genséric, son père, en 477, et se signala par sa cruauté. Arien, il fit périr, dit-on, 40.000 catholiques.
HUNS : en latin Hunni ou Chuni, peuple barbare et nomade, de race mongole. Selon quelques auteurs, les mêmes que les Hiong-Nou, qui dévastèrent la Chine au IIIe siècle av. J.-C. et y régnèrent 90 ans. Au Ive siècle ap. J.-C., ils émigrèrent des contrées au Nord de désert de Gobi et se dirigèrent vers l’Ouest. On distinguait alors les Huns Cidarites établis à l’Ouest de la mer Caspienne, entre l’embouchure du Térek et le pas de Derbent, et les Huns Ephtalites, nommés Huns blancs par les Grecs, les plus civilisés de tous, à l’Est de la même mer, sur les bords de l’Oxus. Mais tous jetaient l’épouvante par leur aspect hideux et leur amour de la destruction : le nez écrasé, la tête large, les yeux petits, fils des démons et des sorcières de la Scytie, ils vivaient toujours à cheval, campant sous la tente avec leurs femmes et leurs enfants. À la fin du Ive siècle et durant la première moitié du Ve, les Huns se rendirent redoutables aux propres peubles barbares et aux empires d’Orient et d’Occident. Conduits par Balamir, ils soumirent les Alains, traversèrent le Palus Mæotis sur la glace, détruisirent l’empire des Goths d’Hermanric, vers 376, et précipitèrent l’invasion des Barbares dans l’empire romain. Leur domination s’étendit sur les tribus slaves et germaniques, surtout pendant le règne du terrible Attila. Mais leur puissance finit à la mort de ce conquérant, 453. Quelques débris de ses bandes retournèrent en Asie, sous la conduite de son jeune fils, Irmak. D’autres tribus restèrent au Sud de la Sarmatie, du Danube au Caucase (Hunigares, Khazars, etc.). De Guignes a écrit l’Histoire des Huns. Am. Thiery a donné sur eux des détails intéressants dans son Histoire d’Attila.
HYACINTHE : jeune Lacédémonien. Fils d’Amyclas et de Diomédé, ou de Piéros et de Clio. Il fut aimé de Thamyris et d’Apollon. Celui-ci le tua involontairement en jouant au disque avec lui. Les anciens regardaient la jacinthe, en laquelle bil fut changé, comme l’emblème de la mort.
HYACINTHIDES : jeunes filles de l’Attique qui furent immolées pour détourner une calamité qui menaçait leur patrie. Apollodore les désigne ainsi : Anthéis, Ægléis, Enthénis, Lytæa, Orthæa.
HYACINTHIES : culte d’Hyacinthe qui faisait partie de celui d’Apollon Carneios à Sparte. Cette fête représentait la mort symbolique apparente et la résurrection de la nature. Les cérémonies duraient trois jours. Le premier était consacré aux sacrifices funèbres qui se faisaient en s’accompagnant de chants et de bruits d’instruments. Le second et le troisième étaient réservés à des processions joyeuses, souvent nocturnes, auxquelles prenaient part de jeunes filles montées sur des chars. Cette fête se déroulait au mois d’Hyacinthos et fut transportée de Sparte à Tarente.
HYADES : les pluvieuses. Groupe de sept étoiles dont le lever annonçait la pluie. Par erreur les Romains les nommèrent Suculae (« Cochon de lait »). Elles étaient filles d’Atlas et d’Æthra, ou d’Océan, ou de Mélissée, ou d’Hyas et de Bœotia. Elles sont au nombre de deux d’après Thalès, de tois selon Euripide. Eustathe les nomme Ambrosia, Eudora et Æsylé. Pour Hygin, elles s’appellent Idothée, Adrasté et Althée. Diodore les nomme Philia, Coronis et Cléis. Hésiode en reconnaît cinq : Phæsylé, Coronis, Cléia, Phæo, Eudora. Ovide et Hygin nous expliquent que des douze filles d’Atlas, cinq furent placées parmi les astres sous le nom d’Hyadesn en témoignage de la pieuse douleur qu’elles manifestèrent à la mort de leur frère Hyas. Les sept autres devinrent les Pléiades. Comme nymphes de Nysa et de Dodone, elles élevèrent Zeus et Dionysos-Hyas. Quand Lycurgue voulut faire périr ce dernier, elles s’enfuirent avec le jeune dieu qu’elles confièrent à Ino. Dionysos les récompensa plus tard en leur rendant leur jeunesse et Zeus les plaça dans la constellation du Taureau.
HYAMOS : fils de Lycoros et d’Évadné. Les Parques assistèrent aux couches de sa mère, sur l’invitation d’Apollon.
HYAS : père ou frère des Hyades. Fils d’Atlas et de Pléione. Il fut tué à la chasse par un serpent ou par un lion.
HYDRALETES : moulins à eau pour moudre le grain. Ils furent introduits sous le règne d’Auguste chez les particuliers. Ils entrèrent dans le domaine public en 398 ap. J.-C. sous les règnes d’Arcadius et d’Honorius.
HYDRANOS : sacrificateur qui, dans l’initiation des Éleusinies, immolait à Zeus une truie pleine, sur la peau de laquelle on faisait mettre celui qui devait être purifié.
HYDRAULA : chanteur qui s’accompagnait de l’orgue hydraulique.
HYDRAULUS : orgue hydraulique.
HYDRE : animal effrayant, né de Typhon et d’Échidna, ou du géant Pallas et de Styx. Il avait neuf têtes parmi lesquelles celle du milieu était immortelle. L’hydre vivait dans un marais, près des sources de l’Amymone, non loin de lerne, dans le Péloponnèse. Héraclès la chassa de son repaire avec des flèches enflammées et commença à lui écraser les têtes avec sa massue mais pour chacune qu’il détruisait, il en renaissait deux ou trois. Un cancer envoyé par Héra vint piquer le héros au talon. Héraclès l’écrasa et, avec l’aide de Iolas et d’Athéna qui brûlèrent les plaies de l’hydre avec des tisons, il parvint à arrêter la croissance des têtes. Il écrasa ensuite celle du milieu sous un énorme rocher. Il trempa ses flèches dans le sang empoisonné du monstre.
HYDROMANCIE : art de prédire l’avenir en se servant de l’eau.
HYDROMEL : boisson sacrée réservée aux dieux et aux druides de haut rang.
HYGIE : déesse de la santé. Fille d’Asclépios et de Lampédie, ou d’Éros et de peitho. Elle avait des statues à athènes, à Corinthe, à Argos, à Gortyne et à Oropus. Son idole était entourée de bandelettes babyloniennes et de tresses de cheveux que lui offraient les femmes. Elle possédait un temple à Rome, sous le nom de Minerva Medica. Son attribut était le serpent.
HYGINUS ou HIGINUS (C. JULIUS) : grammairien latin du premier siècle après l’ère chrétienne, né en Espagne ou à Alexandrie. Conduit à Rome comme esclave par César, il fut placé, par Auguste, qui l’affranchit, à la tête de la bibliothèque palatine. Il reste de lui, outre des fragments de divers ouvrages perdus, un Liber fabularum qui est une suite de légendes mythologiques, et le Poeticon astronomicum. Ces deux ouvrages ont été réimprimés dans les Mytographi latini de Muncker. Amsterdam, 1681, in-8°, et dans les Mythographi latini de Van Staveren ; Leyde et Amsterdam, 1732, in-4°. On lui attribue aussi d’autres fables, découvertes et publiées en 1831 par Angelo Maï. Un autre Hyginus, de l’époque de Antonins, avait écrit un Traité de l’Arpentage dont on a conservé que des fragments, et probablement un traité sur la Fortification des camps, publié par Lange, Gœttingue, 1848.
HYKSÔS : « rois-pasteurs » ou « Régents des pays étrangers ». Envahisseurs d’origine cananéenne et amorite venus d’Asie. Ils s’implantèrent dans le delta du Nil vers 1750 av. J.-C. Prenant pour capitale Avaris, adorateurs du dieu Seth, ils fondèrent la Xve et la XVIe dynastie avant d’être chassés par les Thébains de la XVIIe dynastie. Définitivement écrasés par Ahmôsis Ier qui prit leur capitale vers 1580 av. J.-C., ils disparurent de l’histoire.
HYLÆOS : centaure arcadien qui blessa grièvement Milanion, l’amant d’Atalante. Cette nymphe le tua lorsqu’il voulut la violenter.
HYLAS : favori d’Héraclès. Fils de Théiodamas, roi des Dryopes, et de la nymphe Ménodice. Le fils d’Alcmène, après avoir tué son père, l’emmena avec lui sur le vaisseau des Argonautes. Alors qu’il puisait de l’eau à terre, en Troade, les nymphes Eunice, Malis et Nychéa s’éprirent de sa beauté et l’entraînèrent au fond de la source. Héraclès ne retrouva jamais son favori malgré de nombreuses recherches.
HYLLOS : fils de Gaïa. Il donna son nom au fleuve Hyllos en Lydie. On montrait ses gigantesques ossements à Thyrée.
HYLLOS : fils d’Héraclès et de Déjanire. Il fut élevé chez Céyx, roi de Trachine. Il reconquit son trône après son triomphe sur Eurysthée.
HYMEN ou HYMÉNÉE : dieu du mariage, fils de Bacchus et d Vénus ou d’Apollon et de Calliope. Il avait les traits de l’Amour, mais l’air plus sérieux et la taille plus grande. On lui donnait pour attribut un flammeum et un flambeau. Ses fêtes s’appelaient Hyménées.
HYMÉNÉE : dieu du mariage. Fils d’Apollon et de Calliope, ou d’Uranie. Frère de Ialème et d’Orphée. Nous connaissons divers mythes le concernant :
a) Hyménée, jeune Argien, délivra un jour des jeunes filles attaquées par des pirates sur la côte de l’Attique. En reconnaissance, les jeunes vierges chantèrent ses louanges dans des hymnes nuptiaux qui prirent son nom.
b) Hyménée, jeune athénien, était si beau qu’il pouvait passer pour une femme. Amoureux en vain d’une jeune fille, il revêtit le costume des célébrantes des thesmophories et se mêla à leur cortège sacré. Des pirates surgirent et enlevèrent les femmes ; Hyménée les tua pendant leur sommeil. De retour à athènes, il obtint la main de sa bien-aimée. On l’invoqua dès lors dans les hyménées.
c) Aux noces de Dionysos, Hyménée chanta le chant nuptial, mais il perdit tout à coup la voix.
HYMÉNÉES : fêtes en l’honneur du dieu du mariage.
HYMNE : chant sacré. Les grecs donnaient différents noms à l’hymne suivant la divinité qu’ils invoquaient. Ils appelaient « péan » l’hymne en l’honneur d’Apollon, « dithyrambe » , l’hymne pour Dionysos et « métroarque », l’hymne à la mère des dieux.
HYMNES : textes religieux destinés à être prononcés à haute voix afin d’attirerles faveurs des dieux, ils comportaient un grand nombre d’épithètes flatteuses souvent suivies des noms des sanctuaires ou des villes où étaient adorées les divinités. Malgré le peu d’intérêt littéraire qu’ils comportent, ils demeurent pour les chercheurs l’une des sources principales de renseignements. Ainsi les hymnes à Ptah, dans le temple que le dieu possédait à Karnak, traduisent la volonté de syncrétisme des théologiens de l’époque :
« Brillant, qui entretient la vie de Dieux,
Rayonnant, qui se lève dans son horizon,
Qui éclaire le Double-Pays de sa grâce, Seigneur de la lumière,
Brillant d’éclat lorsqu’il se lève en tout œil,
Vivant qui ouvre les ténèbres, disque solaire qui resplendit. »
HYMNIA : la nuptiale. Surnom d’Artémis, honorée en Arcadie, dans un temple situé entre Mantinée et Orchomène, et desservi à l’origine par une vierge ; Aristocrate ayant violé la prêtresse, les Arcadiens le lapidèrent et confièrent le sacerdoce à un couple marié qui devait se tenir isolé de tout contact avec les voyageurs.
HYPAETHRUM : fenêtre grillagée placée au-dessus de la porte du temple.
HYPATIE : célèbre femme philosophe. Fille du mathématicien Théon. Elle naquit à alexandrie vers 375 de notre ère. Elle professa les mathématiques et la philosophie avec un grand succès. Mais l’évêque d’Alexandrie ne lui pardonna pas d’être restée attachée au paganisme. Il ameuta contre elle la populace. Elle fut tuée à coups de pierres, son corps déchiré et traîné par les rues. Nous ne possédons aucun de ses ouvrages.
HYPATOS : le suprême. Surnom de Zeus. Zeus Hypatos avait, devant l’Érechtheion à Athènes, un temple dans lequel on ne lui offrait que des gâteaux et du vin.
HYPERBORÉENS : peuple imaginaire que les anciens plaçaient au-delà du vent du nord, dans une sorte de paradis, où ils vivaient mille ans au milieu des chants et des fêtes.
HYPÉRÉNOR : fils du troyen Panthoüs. Frère d’Euphorbe. Ménélas le tua.
HYPÉRÈS : fils de Poséidon et d’Alcyone. Il régna sur Trézène et laissa son nom à la ville d’Hypérée fondée par lui.
HYPÉRIDE : célèbre orateur athénien. Il naquit dans le dème de Collytos vers 395 av. J.-C. On le mit à mort en 322. Patriote, mais de mœurs dissolues, il fut avec Démosthène l’adversaire ardent de Philippe ; puis l’un des principaux créateurs de la ligue formée avec Thèbes contre Alexandre le Grand ; enfin le principal instigateur de la guerre Lamiaque. Après la défaite des Athéniens, il eut la langue arrachée avant d’être mis à mort sur ordre d’Antipater. Nous possédons quelques fragments de ses discours. On considère qu’un discours contre Alexandre longtemps attribué à démosthène est de lui : l’Éloge funèbre de Léosthène.
HYPÉRION : titan. Fils d’Ouranos et de Gaïa. Il épousa sa sœur Thia ou Euryphaessa et en eut le Soleil, la Lune et l’Aurore.
HYPÉRIPPE : fille de Munichos, roi des Molosses. Surprise avec ses sœurs par des brigands, elle se réfugia dans une tour à laquelle ses poursuivants mirent le feu. Zeus la changea en plongeon, et ses sœurs en autres oiseaux.
HYPERMNESTRE : fille de Thestios et d’Eurythémis. Épouse d’Oïclée. Elle donna naissance à Amphiaraüs. Son tombeau se trouvait à Argos.
HYPERMNESTRE : Danaïade. Elle fut la seule à refuser de tuer son mari, Lyncée, la nuit de ses noces, comme l’aurait voulu son père.
HYPÉROCHÉ : vierge hyperboréenne qui fit partie de la députation religieuse que les Hyperboréens envoyèrent à Délos.
HYPERPHIALOS : père des centaures. Fils d’Ixion et de Néphélé.
HYPOCAUSTE (HYPOCAUSTUM) : pièce dont la température était élevée par l’intermédiaire de tuyaux contenant de l’eau chaude sous le plancher.
HYPOGÉE : on attribue le nom d’hypogée à tous les tombeaux creusés dans le roc, tels que ceux de la nécropole thébaine.
HYPOMNÉMATOGRAPHE : haut fonctionnaire sous les Ptolémées, chargé des relations entre l’administration centrale d’Alexandrie et les responsables des nomes d’Égypte.
HYPOTHÈTES : sous-interprètes. Prêtres secondaires qui présidaient aux oracles de Zeus. Leur fonction consistait à recevoir les oracles des prêtres du premier ordre et de les transmettre au peuple.
HYPSÉE : roi lapithe. Frère d’Andréos et de Stilbé. Fils du Pénée et de la nymphe Créuse. Il épousa Chlidanope et en eut Cyrène, Alcée, Thémisto et Astyagée.
HYPSÉE : l’un des combattants lapithes aux noces de Pirithoüs. Il tua Proténor et fut tué par Lyncide.
HYPSÉNOR : fils de Dolopion, prêtre du Scamandre. Eurypyle le blessa au siège de Troie.
HYPSÉNOR : prince grec. Fils d’Hippasos. Déiphobe le tua au siège de Troie.
HYPSICLÈS : mathématicien grec qui vécut au IIe ou au VIe siècle de notre ère selon les sources. Il ne reste de lui qu’un traité astronomique sur l’ascension droite des constellations zodiacales.
HYPSIPYLE : fille de Thoas, roi de lemnos. Sœur de sicinos. Les lemniennes ne rendaient aucun culte à aphrodite. Pour se venger, la déesse leur donna à toutes une si mauvaise odeur que leurs maris, ne pouvant s’en approcher, enlevèrent des jeunes filles thraces dont ils firent leurs maîtresses. Les lemniennes tuèrent alors leurs pères et leurs époux. Seule Hypsipyle cacha son père Thoas. Elle régnait sur cette île dépeuplée d’hommes lorsque les Argonautes abordèrent. Hypsipyle prit pour amant Jason qui vécut deux ans auprès d’elle et en eut deux enfants : Eunéos et Nébrophonos. Après le départ des Argonautes, des pirates s’emparèrent de la fille de Thoas et la vendirent à Lycos, roi de Thèbes.
HYRCAN Ier (JEAN) : souverain pontife et prince des Juifs, 136-107 av. J.-C., succéda à Simon Macchabée, son père, dont il était le 3ème fils, et qui avait été assassiné avec ses deux fils, par son gendre Ptolémée, gouverneur de Jéricho. À peine sur le trône, Hyrcan se mit en devoir de venger la mort de son père et de ses frères. Mais, attaqué par Antiochus Sidétès, roi de Syrie, et complice sans doute de Ptolémée, il fut obligé de subir les conditions que lui imposèrent ses ennemis, 133. Il ne tarda pas à prendre sa revanche, triompha tout à tour des Syriens, des Iduméens, des Samaritains, et finit en paix son glorieux règne, laissant de lui une mémoire chère aux Juifs.
HYRCAN II : souverain pontife et roi des Juifs, 79-40 av. J.-C., fils d’Alexandre Jannée et petit-fils du précédent. Il succéda à sa mère Alexandra. Détrôné, rétabli, détrôné encore, il périt par l’ordre d’Hérode, en l’an 30.
HYRIE : nymphe thessalienne. Mère de Cycnos qu’elle eut d’Apollon. Elle fut changée en lac à la mort de son fils.
HYRIÉE : roi d’Hyria en Béotie. Fils de Poséidon et d’Alcyone. Il épousa Clonia dont il eut Nyctée, Lycos et Orion. Il possédait de grands trésors et chargea Agamède et Trophonios de lui construire un bâtiment où il pût les renfermer dans le secret.
HYRMINE : fille de Nélée, ou d’Épéos et d’Anaxiroé. Elle épousa Phorbas dont elle eut Augias et Actor.
HYSIE : ancienne ville du Péloponnèse (Argolide). Il existe encore, sur une colline, près du bourg d’Aglado-Cambos, des restes de son Acropole, et sur la route d’Argos, non loin d’Hysie, on voit une pyramide de construction cyclopéenne, qu’on croit être le Polyandrion.
HYSMINÉ : la mêlée. Personnification des engagements qui forment l’ensemble d’une bataille.
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