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I
IACCHOGOGUES : ceux qui portaient la statues de dionysos dans les Éleusinies. Leur tête était couronnée de myrte.
IACCHOS : nom mystique que portait Dionysos dans les fêtes célébrées en son honneur à Athènes et à Éleusis, où on l’adorait comme un dieu enfant, fils de Déméter et de zeus. Frère et fiancé de perséphone. Il tirait ce nom du iacchos, chant de fête.
IALMÉNOS : fils d’Arès et d’Astyoché. Frère d’Ascalaphe. Il fut l’un des prétendants d’Hélène et prit part à l’expédition des Argonautes et à la guerre de troie. Après la chute de la ville, il fonda des colonies orchoméniennes sur les côtes de la Colchide.
IALOU : nom propre attribué à un champ dans le domaine d’Osiris. Le champ d’Ialou peut être considéré comme un morceau de paradis.
IALYSOS : fils de Cercaphos et de Cydippe. Il régna sur Rhodes avec ses frères Lindos et Camiros.
IAMBÉ : femme thrace. Fille de Pan et d’Écho. Elle servit comme esclave chez Céléos ou chez Hippothoon lorsque Déméter s’y présenta, et égaya la déesse par son langage cru et osé.
IAMOS : fils d’Apollon et d’Évadné. Chef de la famille des Iamides, prophètes qui résidaient à Olympie. Exposé par sa mère, il fut alors nourri de miel par deux serpents, puis élevé par Æpytos auquel l’oracle révéla la haute destinée qui l’attendait. Parvenu à l’âge de l’adolescence, Iamos descendit une nuit dans l’Alphée et supplia Poséidon et Apollon de réaliser la destinée qui lui avait été promise. Apollon le conduisit à Olympie et lui donna la faculté d’expliquer le chant des oiseaux et de prédire l’avenir d’après l’inspection des peaux des victimes offertes sur l’autel.
IAPIS : fils d’Iasos. Il fut aimé d’Apollon qui le dota de facultés prophétiques et de profondes connaissances médicales.
IAPODES : Celtes qui vivaient dans la vallée du fleuve Una.
IAPYX : fils de Lycaon. Il fonda avec ses frères Daunos et Peucétios une colonie en Italie.
IAQUET : le poireau. Il était cultivé avant la fondation de la Ire dynastie et était réputé pour ses vertus médicinales.
IARBAS : roi de Gétulie, fils de Zeus Ammon et d’une nymphe du pays des Garamantes. Il fit la guerre à Didon qui refusait de l’épouser.
IARBONEL LE DIVIN : fils de Némed. Père de Bethach. Il était l’ancêtre des Tuatha Dé Danann.
IARÊT : cobra femelle. Posé surle front de Rê, il devient l’uræus, symbole de la puissance et de la protection.
IARSOU : cet aventurier syrien renversa la reine Taourset vers 1190 avant notre ère. Il exerça une véritable tyrannie sur l’Égypte jusqu’à la venue du fondateur de la Xxe dynastie, Sethnakht.
IAXARTE : l’Araxe d’Hérodote, le Tanaïs des Macédoniens, fleuve d’Asie qui bornait au nord le monde connu de l’antiquité, et servit de limite, du côté de la Scythie, à l’empire des Perses, puis, plus tard, à l’empire d’Alexandre. Les anciens disaient qu’il se jetait dans la mer Caspienne, soit qu’il vint rejoindre l’Oxus, soit que la mer d’Aral et la mer Caspienne aient jadis été réunies, ce qui est plus probable. C’est aujourd ‘hui le Syr Daria.
IAZYGES : peuple sarmate, qui vers le Ier siècle av. J.-C., vint envahir les terres de Scythes et s’établir entre le Tanaïs et le Borysthène. Sous Auguste et Claude, ils s’établirent même bien au-delà du Danube, dans les plaines de la Hongrie actuelle. Attaqués par les Daces, subjugués par les Goths, puis par les Huns d’Attila, on perd leurs traces au milieu de toutes ces invasions.
IBAS : prêtre syrien, nommé en 436 évêque d’Edesse, fut accusé d’être partisan de Théodore de Mopsueste. Malgré sa bonté envers ses accusateurs, il dut comparaître jusqu’à trois fois devant une commission d’évêques pour se justifier, mais finit par être condamné par le concile d’Ephèse, qui le fit jeter en prison. Le concile de Charcédoine l’en tira et le rétablit sur son siège en 451. Il mourut en 457.
IBÉRIE : aujourd’hui Géorgie. Désignés par Hérodote sous le nom de Sapires, ses habitants, de la race médo-persique, par conséquent, adorateurs du soleil et divisés en quatre castes, ne prirent le nom d’Ibères qu’au Ier siècle av. J.-C. Soumis à l’empire des Perses, et, plus tard, à celui d’Alexandre. Réunis à l’empire romain par Pompée, 65 av. J.-C., ils paraissent, sous Auguste, être parvenus à un degré de civilisation assez avancé. On se gardait bien, du reste, alors, comme on le fait encore aujourd’hui, de confondre les habitants de la plaine, pacifiques agriculteurs, avec ceux, plus guerriers, du Caucase. Ils reçurent le christianisme des Grecs de Byzance, sous Constantin, mais pour le perdre bientôt, car leur position, exposée aux attaques des rois Sassanides de la Perse, ne permit pas aux empereurs de conserver cette contrée. Elle fut au VIIe siècle soumise par les Arabes.
IBEX : sorte de bouquetin qui vivait dans le désert.
IBIS : adoré à Hermopolis, l’ibis sacré blanc à tête et à queue noires incarnait le dieu Thot. Il a aujourd’hui complètement disparu de l’Égypte et on ne doit pas le confondre avec l’ibis falcinelle ou ibis brun qui protégeait le Double-Pays des invasions des serpents ailés.
IBLIS : femme du Monde Invisible qui vivait dans le Verger Enchanté.
IBYCOS : poète lyrique grec du VIe siècle av. J.-C. Il naquit à Rhégion et passa la plus grande partie de sa vie à la cour de Polycrate de Samos. On raconte que des grues, qu’il prit à témoin au moment où des voleurs l’assassinaient près de Corinthe, firent plus tard découvrir ses meurtriers. Il ne nous reste de lui que quelques fragments de son œuvre.
ICARE : fils de Dédale. Il périt en s’échappant de Crète avec son père. La chaleur du soleil fit fondre la cire de ses ailes artificielles. Son cadavre rejeté par les flots sur l’île de Doliché fut enseveli par Héraclès.
ICARIENS (jeux) : jeux fondés à Athènes en l’honneur d’Icarios.
ICARIOS : fils d’Œbalos et père d’Érigone. Il vécut à Athènes au temps de Pandion. Ayant donné l’hospitalité à Dionysos, celui-ci lui apprit l’art de planter la vigne et de faire le vin. Icarios en fit boire à des bergers qui s’enivrèrent et se crurent empoisonnés. Ils se jetèrent sur lui et le tuèrent. Sa fille Érigone, étonnée de son absence, se mit à le chercher. Elle trouva son tombeau gardé par la chienne fidèle Méra, et se pendit de désespoir. Dionysos se vengea en tourmentant les femmes de l’Attique jusqu’à ce que l’oracle ordonnât des fêtes expiatoires. Ainsi Icarios fut mis au rang des dieux. Zeus le plaça parmi les astres où il forma la constellation du Bouvier, sa fille formant celle de la Vierge.
ICARIOS : fils de Périérès ou d’Œbalos et de Gorgophone. Hippocoon chassa ses deux frères Tyndare et Icarios de Lacédémone. Icarios s’installa en Acarnanie. Il épousa Polycaste ou Astérodie qui lui donna trois enfants : Pénélope, Alyzéus et Leucadios. Voulant marier Pénélope, il établit un concours (une course à pied) dont Ulysse sortit vainqueur.
ICCUS et ANTÉBROGE : délégués du peuple gaulois des Rèmes qui ont donné ledur nom à la ville de Reims. En 57 av. J.-C., ils se soumirent à Jules César.
ICHED : nom de l’arbre sur les fruits duquel Thot gravait le nom du roi pour qu’il prospère. En grec, on le nomme « perséa ».
ICHNEUMON : « qui suit la piste ». Ce petit mammifère carnivore était l’animal sacré du dieu Atoum.
ICHNOGRAPHIA : plan de construction conçu par les architectes grecs ou romains.
ICHTAR : déesse akkadienne de l’amour et de la guerre, originaire de Ninive. On lui prêtait des dons de guérisseuse. Afin de sauver le roi Aménophis III, elle fut envoyée en Égypte.
ICHTHYOPHAGES : c’est-à-dire mangeurs de poissons, nom chez les anciens de divers petits peuples peu connus des côtes de la mer. Les principaux habitaient sur les bords du golfe Persique, de la mer Erythrée et du golfe de Siam.
ICOVELLAUNA : déesse gauloise secondaire des sources.
IDA : nymphe. Fille de Mélissée. Elle fut l’une des nourrices de Zeus.
IDÆOS : fils de Dardanos et de Chrysé. Frère de Dimas. Il accompagna son père dans sa fuite et donna son nom au mont Ida en Phrygie.
IDÆO : fils de Thestios. Méléagre le tua.
IDALIE : ville de l’île de Chypre. L’oracle ayant ordonné à Chalcénor de bâtir une ville à l’endroit où il verrait le soleil se lever, il bâtit Idalion, des deux mots grecs idon et élion : « j’ai vu le soleil. » C’est dans les bois idaliens qu’un sanglier tua Adonis.
IDAS : grec tué par Phinée aux noces de Persée.
IDAS : compagnon de Diomède, changé en oiseau par Aphrodite.
IDAS : fils d’Apharée et d’Aréné. Frère de Lyncée et de Pisos. Il épousa Marpesse et en eut Cléopâtre et Alcyone. Pour gagner le cœur de la jeune fille, il dut affronter Apollon et lorsque le dieu la demanda, Idas l’enleva dans un char ailé que Poséidon lui avait donné. Événos, père de Marpesse, le poursuivit jusqu’au fleuve Lycormas sans pouvoir le rejoindre. Mais Apollon rencontra Idas à Messène et commença à lutter contre lui. Le combat cessa au moment de l’intervention de Zeus qui demanda à Marpesse de faire son choix. La jeune fille choisit Idas. Idas et Lyncée prirent part à la chasse au sanglier de Calydon et à l’expédition des Argonautes.
IDDAWC CORDD PRYTEIN : messager du roi Arthur. Semeur de discordes, déclencheur de guerres et de batailles, il provoqua celle de Camelot en insultant Medrawt (Camlan), bataille au cours de laquelle Arthur succomba.
IDISTAVISUS CAMPUS : plaine de Germanie, chez les Chérusques, près du Weser, célèbre par la victoire de Germanicus sur Arminius, 16 ans ap. J.-C. Aujourd’hui Hastenbeck.
IDMON : fils d’Apollon et d’Astérie, ou d’Abas et d’Antianire. Célèbre par son talent prophétique, il accompagna les Argonautes en sachant qu’il allait périr pendant l’expédition. Il fut tué par un sanglier ou par un serpent.
IDOMÉNÉE : prince crétois. Fils de Deucalion. Petit-fils de Minos et de Pasiphaé. L’un des prétendants d’Hélène. À la tête de quatre-vingts vaisseaux, il rejoignit l’armée grecque à Troie. Guerrier valeureux, il tua Asios, Othryonée, Érymas, Alcathoüs, Œnomaüs et prit part à la lutte autour du cadavre de Patrocle.
IDOTHÉE : fille de Protée. Amante de Canobos. Elle fit connaître à Ménélas, échoué en Égypte au retour de Troie, les moyens de retourner dans sa patrie.
IDUMÉE : petit pays situé au Sud et à l’Est de la Palestine, ainsi nommé du nom de ses habitants, les Iduméens ou Edomites, peuple sémitique descendant d’Edom ou Esaü. Toute leur histoire n’est qu’une suite de petites guerres avec la Judée, qui parvint à les soumettre sous David. Mais tandis que l’Idumée méridionale, villes principales : Elath, Aziongaber, Petra, fit partie du royaume de Juda jusqu’à Joram, l’Idumée orientale, ville principale : Bostra, réussit à secouer le joug dès la fin du règne de Salomon. Dès lors on retrouver les Iduméens parmi les ennemis les plus acharnés des Juifs. Alliés à Nabuchodonosor, ils profitent de la prise de Jérusalem pour s’emparer du pays jusqu’à Hébron. Ils furent enfin domptés par Jean de Hyrcan qui les incorpora à la nation juive. Les Hérodes étaient des Iduméens. Après la prise de Jérusalem par Titus, l’Idumée fut réunie à l’empire romain.
IDUS : être fabuleux qui nourrit les Romains pendant huit jours lors d’une famine et donna son nom aux ides.
IF : l’if représentait la lettre I (idho). Arbre funéraire, il était le symbole de l’éternité et de l’intelligence. Les druides chantaient leurs incantations près d’un if le dernier jour de l’année. Sur son bois, les initiés gravaient les signes sacrés (ogams). Il servait aussi à fabriquer les arcs et les guerriers empoisonnaient les pointes de leurs flèches avec sa sève.
IGNISPICIUM : divination par l’observation du feu.
IHMET : parfum que les Égyptiens importaient du pays de Pount.
IHY : dieu musicien, fils d’Hathor. Les ruines de l’un de ses temples sont visibles à Dendérah. On le reconnaît à son sistre.
IKHERNOFRET : chancelier royal de Sésostris III qui, vers 1850 av. J.-C., fut chargé d’organiser les mystères divins à Abydos.
ÎLES DU NORD : Falias, Findias, Gorias et Murias étaient les îles sur lesquelles les Tuatha Dé Danann furent initiés par les quatre druides primordiaux.
ILIONE : fille de priam. Femme de Polymnestor. Elle mourut de chagrin après la mort de son jeune frère Polydore, ou fut tuée par son époux.
ILITHYIE (ÉLEUTHO) : déesse qui présidait aux accouchements et se montrait tour à tour favorable ou funeste. Les traditions homériques reconnaissent deux Ilithyie, filles d’Héra. Lorsque héra voulut retarder la naissance d’Héraclès, elle éloigna ses filles qui allaient soulager les douleurs d’Alcmène. Dans les récits postérieurs, on ne nomme qu’une seule Ilithyie. Hésiode la fait fille de Zeus et d’Héra, sœur d’Hébé et d’Arès. Dans l’hymne homérique à Apollon, Ilithyie, obéissant à l’ordre de sa mère, se tient neuf jours et neuf nuits assise sur le sommet de l’Olympe et empêche l’accouchement de Léto.
ILLAHOUM : c’est à cet endroit que Sésostris II (1897-1878) fit élever sa pyramide dans laquelle fut retrouvé un remarquable sarcophage de granit rouge.
ILLYRIE : les Grecs appelaient ainsi une contrée embrassant les régions montagneuses au nord-ouest de l’Hellade. Lorsque Philippe eut réuni à la Macédoine la partie méridionale de l’illyrie, ils en distinguèrent deux : l’Illyrie grecque qui s’étendait depuis l’Épire jusqu’au mont Scodros ; l’Illyrie barbare au nord-ouest, habitée par les Dalmates, les Lopades et les Liburnes.
ILOS : fils de Dardanos et de Batée. Frère d’Érichthonios.
ILOS : héros d’Ilion. Fils de Tros et de Callirrhoé. Frère d’Assaracos, de Ganymède et de Cléopâtre. Il épousa Eurydice dont il eut Laomédon. Plusieurs versions le concernent :
a) Ilos vint un jour en Phrygie et remporta la victoire dans des jeux. Il reçut pour prix cinquante jeunes garçons et cinquante jeunes filles. Le roi de Phrygie lui donna aussi une vache de diverses couleurs et lui dit de bâtir une ville à l’endroit où elle se coucherait. Cette vache se coucha sur la colline d’Acté et Ilos bâtit Ilion (Troie).
b) Ilos surveillait ses troupeaux en Mysie lorsqu’il reçut un ordre d’Apollon Priépæos : bâtir une ville où l’une de ses vaches se coucherait. Il suivit la première vache qui s’écarta du troupeau et fonda Ilion à l’endroit où elle s’arrêta. Zeus le protégea en lui faisant tomber du ciel le Palladium. Plus tard, il perdit la vue en sauvant cet objet sacré du feu qui avait pris dans le temple de Zeus. Athéna lui rendit la vue. Il chassa Tantale ou son fils Pélops de la Paphlagonie et fut enterré dans la plaine de Troie.
IMAGINARII : porte-étendard dans l’armée romaine.
IMAGINES MAJORUM : masques de cire qui reproduisaient les visages des défunts, généralement des personnages puissants, des hauts magistrats romains. Ces masques étaient portés lors des funérailles.
IMASIB : chef de l’autel, chef des scribes du temple d’Amon sous le règne de Ramsès IX, vers 1110 av. J.-C. Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah dans la nécropole thébaine.
IMBOLC : fête du printemps et de la fécondité. Cette grande fête symbolisée par un trèfle avait lieu le 1er février.
IMBREUS : centaure tué par Dryas aux noces de Pirithoüs.
IMÉNI : chambellan du palais sous Ramsès III (1194-1166). Il fut condamné à mort après avoir comploté avec la reine Tiyi contre le roi.
IMENTET : déesse de l’Occident qui accueillait les morts en leur versant de l’eau sur le corps.
IMHOTEP : conseiller du roi Djéser vers 2800 av. J.-C., il conçut la pyramide à degrés de Saqqara. Ce chef-d’œuvre fit de lui le patron des architectes. Divinisé sous l’Ancien Empire, il devint un dieu guérisseur vers le VIIe siècle avant notre ère et son culte se propagea dans toute l’Égypte.
IMMADAROS : fils d’Eumolpe et chef des Éleusiniens. Érechthée le tua.
IMMISSARIUM : bassin qui recevait l’eau d’un réservoir d’aqueduc.
IMMOBILES : enseignes des Gaulois Insubres. Fabriquées dans l’or le plus fin, on ne les sortait qu’en temps de guerre. En 233 avant notre ère, à leur apparition, 50 000 guerriers se réunirent pour combattre Rome.
IMMOLATION : acte par lequel le prêtre romain répandait de la farine de pur froment, mêlée avec du sel, sur l’animal avant de le sacrifier.
IMMOLATION : d’après Diodore de Sicile, les Celtes pratiquaient la divination par immolation. Pour prévoir l’issue des grands événements, les druides consacraient un homme, puis le frappaient avec une épée au-dessus du diaphragme. Ils devinaient l’avenir d’après la manière dont la victime tombait, à l’agitation de ses membres et à l’écoulement de son sang.
IMOUTHÈS : autre nom d’Imhotep, en grec.
IMPEDIMENTUM : ensemble des chariots de transport et des bagages d’une armée romaine.
IMPERATOR : surnom sous lequel Jupiter était adoré à Préneste. Sa statue, transportée à Rome en 376 av. J.-C., fut placée au Capitole, entre les chapelles de Jupiter et de Minerve.
IMPETRITUM : terme religieux des anciens Romains. Il signifiait que les augures étaient favorables.
IMPILIA : chaussons ou protections en feutre pour garder les pieds au chaud.
IMPLUVIATUS : littéralement, « qui a la couleur des choses mouillées par la pluie ». Vêtement féminin dont on ne connaît à ce jour ni la forme ni la couleur.
IMPLUVIUM : bassin au centre de l’atrium d’une maison. Il recevait les eaux pluviales qui tombaient par l’ouverture du toir (compluvium).
IMPORCITOR : dieu agricole romain. Les laboureurs l’invoquaient en traçant les sillons.
IMPÔTS : comme de nos jours, les recettes de l’État étaient constituées par les impôts. On distinguait les recettes ordinaires : Akou (ce qui rentre) et les recettes extraordinaires : Inou (ce qui est apporté). Essentiellement payés en nature, ces impôts s’aloudirent au fur et à mesure que l’État bureaucratique se renforçait, multipliant le nombre des fonctionnaires, les documents comptables et les moyens de coercition policiers. C’était presque essentiellement les paysans qui faisaient les frais de ce système extrêmement complexe, mis au point par une armée de scribes inspecteurs chargés d’évaluer le futur rendement des récoltes, de mesurer les champs, la hauteur des blés, de compter le nombre de grains par épis et celui des boisseaux, une fois les récoltes faites. Ce suivi administratif était si performant qu’il était pratiquement impmossible de tricher.
IMRAMA : mot désignant un voyage maritime vers les îles Merveilleuses et les terres bienheureuses.
IMYT-PER : acte juridique relatif au droit de propriété.
INACHOS : dieu-fleuve et roi d’Argos. Fils d’Océan et de Téthys. Il eut de Mélie ou de sa sœur Archia trois enfants : Phoronée, Ægialée et Io. Inachos se réfugia sur les montagnes avec une armée d’Argiens lors du déluge de Deucalion. Lors de l’écoulement des eaux, il fit rentrer dans son lit le fleuve qui inondait le pays et lui donna son nom. Poséidon et Héra le prirent pour juge lorsqu’ils revendiquèrent l’un et l’autre l’Argolide. Inachos désigna la déesse. Le dieu des mers irrité priva alors le pays des eaux.
INARUS : chef libyen, élu roi par les Égyptiens révoltés contre Artaxerxès Longue-Main, roi de Perses, 463 av. J.-C. Avec l’aide des Athéniens, il réussit à se soutenir jusqu’en 459, année où il fut vaincu par le satrape Mégabyse, et mis en croix.
INAURES : boucles pour les oreilles aux lobes percés. Elles étaient portées par les Grecques et les Romains et existaient dans une grande variété de formes et de matières.
INCERNICULUM : large panier. Il servait au transport et à la vente des grains sur les marchés.
INCILE : fossé public qui amenait l’eau à répartir d’une source.
INCINÉRATION : le rituel de l’incinération apparut vers l’an 1000 ; il remplaça celui de l’inhumation dans les tumuli. Les cendres des défunts étaient enfermées dans une urne pansue déposée dans la tombe. Seules les premières populations celtes la pratiquèrent. Les Celtes revinrent à l’inhumation vers 450 avant notre ère, puis à nouveau à l’incinération de l’an 120 à 20 avant notre ère.
INCISURA : technique de brossage employée par les peintres romains. Elle consistait à reproduire les ombres par des traits plus ou moins rapprochés afin de donner une impression de volume.
INCITEGA : casier qui permettait de maintenir en équilibre les récipients à fond conique et pointu.
INCOMMA : poteau gradué qui servait à mesurer la taille des conscrits.
INCUBATION : l’incubation oraculaire consistait à passer la nuit près des cendres des défunts afin de connaître l’avenir. Les Celtes la pratiquaient couramment. Les Grecs la pratiquaient aussi près de leur dieu Asklépios dans un but de guérison.
INDAGO : piège qui consistait à enfermer le gibier d’un bois par un vaste cercle de filets.
INDECH : le Vengeur. Roi des Fomores qui se battit contre les Tuatha Dé Danann. Il périt à la seconde bataille de Mag Tured.
INDEX : titre d’un livre. On le trouvait à la fin du rouleau. Teinté de cœcum ou de minium, il était collé au centre et à l’extérieur du manuscrit.
INDICTION : tribut de blé que la Sicile et la Sardaigne payaient à Rome.
INDO-EUROPÉENS : peuples aryens qui s’ébranlèrent vers le sud après avoir quitté les régions dela mer Caspienne et de la mer Noire. Ils envahirent la Perse, l’Asie Mineure, le Mintanni, de 2000 à 18000 avant notre ère, avant de pénétrer en Égypte par le delta. Ces envahisseurs, appelés « Hékaous Khasouts » en égyptien, sont plus généralement connus sous le nom grec d’Hyksôs.
INDORTES : chef des Celtibères Celtici, cousin et successeur d’Isolat. À la mort de ce dernier, en 220 avant notre ère, il leva une armée de 50 000 hommes, mais ne parvint pas à battre les Carthaginois d’Hamilcar. Fait prisionnier, il fut mis en croix.
INDUS (JULIUS) : Trévire qui, lors du soulèvement de la Gaule et de la Belgique en 21 ap. J.-C., s’allia aux Romains pour traquer son compatriote, le chef rebelle Florus.
INDUSIATUS : homme efféminé qui portait la blouse des femmes.
INDUSIUM : blouse légère à manches courtes portée par les femmes. Passée par-dessus la tête, elle recouvrait la chemise.
INDUTIOMARE (INDUTIOMARUS) : chef des Trévises pendant la guerre des Gaules. Il souleva les Éburons, attaqua le lieutenant de César, Titus Labienus, et fut tué en 54 av. J.-C.
INÉBSÉNI : vice-roi de Nubie sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484).
INÉNI : noble, ami de Thoutmôsis Ier, il devint l’un des conseillers de la reine Harschepsout (1505-1484).
INFÉRIES : sacrifices faits par les anciens sur les tombeaux des morts. On y immolait d’abord des prisonniers de guerre, puis, quand les mœurs s’adoucirent, des animaux. Les Romains finirent par y faire combattre des gladiateurs.
INFULA : prêtresse qui portait l’infula pendant en deux longues tresses de part et d’autre de sa tête.
INFULE : Infula, diadème qu’à Rome et dans la Grèce on mettait aux victimes avant de les sacrifier. Les prêtres s’en paraient aussi. À la guerre, les vaincus les prenaient pour annoncer qu’ils se rendaient à discrétion.
INFUNDIBULUM : instrument médical en forme d’entonnoir. Il servait à aspirer de la vapeur pour guérir la toux (ancêtre de l’inhalateur).
INGAUNES : peuple ligure établi dans la Gaule Cisalpine, entre les Apennins et le golfe de Ligurie. Ils furent soumis par le Romain Postumius en 180 avant notre ère. Leur capitale était Albium Ingaunum (Albenga).
INGÉNU : Ingenuus. Etait ingénu tout citoyen romain né de parents libres. C’était encore l’enfant né seulement d’un père ou d’une mère libre. On appelait Ingénus César les affranchis à qui l’empereur avait accordé les droits de citoyen.
INGENNUS (DECIMUS LÆLIUS) : l’un des 30 tyrans, prit la pourpre en Pannonie, mais fut défait et tué à Mursia (260 ap. J.-C.) par Gallien, fils de Valérien.
INGGEL : le Borgne. Allié à Fer Gal, Fer Lé et Fer Rofain, Ingcel était un pirate qui avait un seul œil pouvant se déformer et pénétrer dans les moindres recoins.
INHERKHA : contremaître du Maître du Double-Pays dans la Place de Vérité sous les règnes de Ramsès III et de Ramsès IV, de 1180 à 1155 av. J.-C. Son tombeau est situé dans la nécropole de Deir el-Médineh à Thèbes.
INO : fille de Cadmos et d’Harmonie, mère de Léarque et de Mélicerte. Victime de la haine d’Héra, elle eut une vie de malheurs. Après sa mort, elle fut élevée au rang de déesse sous le nom de Leucothée. La tradition classique nous dit qu’après la mort de son père, elle jeta Mélicerte dans une cuve d’eau bouillante, puis elle se précipita dans les flots avec le cadavre de son enfant. Une deuxième tradition explique qu’Athamas voulant égorger Mélicerte dans un accès de folie, Ino le lui arracha et se jeta avec lui dans les flots. Poséidon les sauva tous les deux à la prière d’Aphrodite. Une variante raconte que les deux cadavres furent portés par un dauphin jusqu’à Corinthe où Amphimaque, Donacinos et Sisyphe leur donnèrent une sépulture et instituèrent en leur honneur les jeux Isthmiques. Pour d’autres, elle fut sauvée des eaux avec son fils par Dionysos après avoir échappé à Phrixos. La légende mégarienne rapporte que le corps d’Ino fut enseveli par Cléso et Tauropolis. Purifiée, elle fut reçue parmi les Néréides et devint une déesse protectrice des navigateurs, pouvant parfois se révéler fatidique. Elle sauva ainsi Ulysse poursuivi par Poséidon. À Thalames, elle avait un temple près de la source du Séléné et rendait les oracles pendant le sommeil. Près d’Epidaure, un bassin de divination lui était consacré. On y jetait des gâteaux. Leur disparition au fond de l’eau était de bon augure.
INSITOR : dieu de la greffe des arbres et du jardinage. Les Romains l’invoquaient à la fête de Cérès.
INSTITA :
1. Volant de tissu cousu en bas d’un pan de tunique.
2. Ruban attaché au-dessous des feuilles d’un thyrse.
INSTITOR : revendeur au détail, boutiquier ou colporteur.
INSUBRES : Gaulois d’Italie du Nord qui avaient pour capitale Mediolanum (Milan). Rome les battit en 223 av. J.-C. et fonda aussitôt les colonies de Plaisance et de Crémone. Les Insubres s’allièrent aux Romains en 197 pour attaquer les Boïens de Bologne.
INSULA :
1. Maisons de ville à étages ou pâté de maisons à étages.
2. Esclave faisant office de concierge ou de responsable dans un pâté de maisons à étages.
INTAPHERNE : aidé de six seigneurs Persans, débarassa la Perse de la tyrannie des Mages, et conspira ensuite contre Darius qui le condamna à mort.
INTERCALÉS (JOURS) : l’année grecque étant de 354 jours, l’année romaine de 355, pour leur donner la durée de l’année solaire on fut obligé d’intercaler un certain nombre de jours supplémentaires. Chez les Romains les pontifes étaient chargés de ce soin, et ils les intercalaient tous entre le 24 et le 25 février. Mais soit négligence, superstition, ou motifs intéressés, l’œuvre fut si mal faite que César dut réformer le calendrier. C’est de lui que date l’année julienne.
INTERCIDONA : l’une des trois déesses qui protégeaient les femmes en couches.
INTERDUCA : surnom de Junon lors du mariage. On la priait au moment où la nouvelle mariée pénétrait dans la maison de son époux.
INTERMETIUM : mur de partage entre les bornes d’une arène ou d’un cirque.
INTESTINARIUS : menuisier spécialisé dans les boiseries intérieures et les charpentes d’un édifice.
INTESTINUM : charpente et boiseries d’un édifice.
INTONSUS : qui portait les cheveux longs jusqu’à l’âge de la puberté. Les cheveux longs symbolisaient l’éternelle jeunesse.
INUUS : dieu que les Romains identifiaient avec Pan et Sylvain.
IO : célèbre amante de Zeus. Fille d’Inachos et d’Argée. Héra, pour la soustraire aux poursuites de Zeus, la changea en vache et la confia à la garde d’Argos Panoptès. Délivrée d’Argos, Io, rendue furieuse par un taon envoyé par Héra, entreprit un long périple qui la mena de la Grèce en Égypte. Sur les bords du Nil, elle accoucha d’Epaphus. Zeus lui rendit sa forme humaine, puis les Curètes lui dérobèrent son enfant sur l’ordre d’Héra. Les Curètes ayant péri foudroyés, Io retrouva son fils en Syrie et revint en Égypte où elle épousa Télégone.
IODAMIE : prêtresse d’Athéna. Elle fut pétrifiée par la déesse irritée de ce qu’elle s’était introduite dans son temple pendant la nuit.
IOLAS : fils d’Iphiclès et d’Automéduse. Il fut le conducteur du char d’Héraclès et l’assista dans son combat contre l’hydre de Lerne et dans l’expédition contre Géryon. Il ressuscita son maître en Libye en lui faisant respirer une caille. Il épousa Mégare. Vainqueur aux jeux olympiques, il devint le chef des Héraclides après la mort du héros. Il vécut très vieux. Un jour, deux astres s’arrêtèrent sur son char et l’enveloppèrent d’un nuage épais. C’était Héraclès et Hébé. Iolas sortit de ce brouillard sous la forme d’un jeune homme plein de vigueur et de feu. Suivant Diodore, Iolas conduisit une colonie d’Hellènes en Sardaigne.
IOLCOS : ville de l’ancienne Thessalie. Elle avait un bon port, sur le golfe Pagasétique, dans lequel, selon la fable, s’embarquèrent les Argonautes. Jason fut roi à Iolcos.
IOLE : fille d’Eurytos, roi d’Œchalie, et sœur de Dryope. Comme son père refusait de la donner en mariage à Héraclès, celui-ci le tua et enleva la jeune fille. Jalouse, Déjanie lui envoya alors la tunique empoisonnée. Après la mort d’Héraclès, Iole épousa son fil Hyllos. Chassé de Thessalie, son père se réfugia à Égialée sur la côte nord du Péloponnèse. Ion se maria avec Sélinonte, la fille du roi du pays, et hérita du royaume en donnant le nom d’Ioniens aux Égialéens. Commandant l’armée athénienne dans la guerre d’Éleusis, il battit Eumolpe et obtint le pouvoir souverain à Athènes où il partagea les habitants en quatre classes. Il mourut en Attique.
ION : fils de Xouthous, ou d’Appolon, et de Créuse.
IONIDES : nom de quatre nymphes : Calliphée, Sunallaxis, Pégée et Iatis. Elles avaient un temple sur les bords du fleuve Cythère, en Élide, dont les eaux guérissaient les malades.
IONIE : le nom d’Ionie, dans l’antiquité, appartint à trois pays différents : 1er à l’Attique après l’invasion des Ioniens. 2ème à la côte septentrionale du Pénopolèse, nommée Egialée ou rivage par les Pélasges, lorsqu’elle eut été envahie par les Ioniens de l’Attique. 3ème à la partie de l’Asie-Mineure comprise entre les fleuves Hermès et Méandre ; lorsque trop nombreux en Attique, où les avaient refoulés une invasion dorienne, les Ioniens y émigrèrent vers 1140 av. J.-C. conduits par les fils de Codrus. Mêlés à des Abantes de l’Eubée, à des Cadméens, des Phocidiens, des Doriens d’Epidaure, etc., ils y fondirent 12 villes, dont les principales furent Ephèse, Phocée, Chio, Samos, et surtout Milet. Chacune de ces 12 villes conserva son gouvernement intérieur, mais elles s’unirent toutes par une confédération contre l’étranger. Favorisée par la douceur de son climat, qui l’avait fait surnommér la Molle Ionie, cette contrée, au temps de son indépendance, jeta le plus vif éclat. Les lettres, les sciences et les arts y furent cultivés avant que les Grecs d’Europe en soupçonassent l’existence. Patrie d’Homère, et plus tard de Mimnerme et d’Anacréon, elle s’éleva même avec Anaxagore à l’idée d’un dieu suprême, tout intelligence et créateur de toutes choses. Mais les avantages naturels auxquels elle avait dû ce rôle si brillant, y attirèrent la conquête. Nous voyons les Cimmériens la ravager. Crésus la rendre tributaire de la Lybie. Cyrus la faire passer sous l’empire des Perses avec le reste du royaume de Crésus. Après les guerres Médiques, le traité de Cimon, 449 av. J.-C., lui rendit un moment l’indépendance, mais le traité d’Antalcidas, 387, la lui fit reperdre. Puis, elle changea de maître avec Alexandre. Après la mort du conquérant, elle appartint tour à tour à Antigone, Lysimaque, Séleucus, et à Eumène, roi de Pergame, qui la reçut de Rome, 190 av. J.-C., après la bataille de Magnésie. Enfin, en l’an 133 av. J.-C., elle alla se perdre dans l’empire romain, et fit partie du proconsulat d’Asie.
IONIENS : une des quatre grandes tribus helléniques. Athènes était ionienne. Ils se répandirent sur tout le bassin méditerranéen entre 800 et 600 av. J.-C. la seule ville de Milet fonda quatre-vingts colonies.
IOPHON : poète tragique athénien, fils de Sophocle. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Il a composé des tragédies dont nous n’avons plus que les titres.
IOT : l’orge. Cette céréale entrait dans la composition d’une grande variété de pains.
IOUA : variété de bœufs très gras qui étaient destinés à la consommation.
IOUN : marais dans lequel nichaient les oiseaux.
IOUNIT : déesse associée au dieu de la guerre Montou.
IOUSÂAS : l’une des épouses du Soleil à Héliopolis. Son nom signifie : « elle marche, elle croît ».
IOXOS : fils de Mélanippe et de Périgone. Il conduisit avec Ornytos une colonie thessalienne en Carie. Périgone s’étant cachée dans un champ d’asperges et de pimprenelles, après la mort de son père, les Ioxides gardaient religieusement l’usage de ne jamais brûler ces végétaux .
IPÉT-NÉSOUT : lieu de résidence de la reine et des enfants royaux. Dans cette partie du palais, on trouvait aussi les femmes secondaires et les ornements ‘ »beautés vives ») chargées de charmerle pharaon par le chant et la danse (voir HAREM).
IPÈT-SOUT : nom du temple d’Amon à Karnak. Il signifie « place d’élection ».
IPHICLÈS : fils d’Amphitryon et d’Alcmène, plus jeune d’une nuit que son frère héraclès. Il prit part à la chasse au sanglier de Calydon, accompagna Héraclès en Troade et dans l’expédition contre les fils d’Hippocoon. Il périt en les combattant. Époux d’Automéduse, il en eut Iolas.
IPHICLOS : fils de Thestios et de Laophonte. Il prit part à la chasse de Calydon et à l’expédition des Argonautes.
IPHICLOS : fils de Phylacos et de Clymène. Il épousa Diomédé ou Astyoché et en eut Podarcès et Protésilas. Il prit part à l’expédition des Argonautes. Célèbre par sa rapidité à la course, il avait remporté le prix aux jeux funèbres de Pélias.
IPHICRATE : général athénien, né en 419 av. J.-C. Fils d’un cordonnier, il se distingua à la bataille de Cnide (394) en s’emparant d’un vaisseau ennemi, ce qui lui valut le commandement de deux expéditions : l’une au secours des Béotiens, l’autre pour défendre Corinthe. Il changea la lourde cotte de maille, des guerriers pour la cuirasse de toile, les grands boucliers pour des petits, et les arma d’épées et de piques plus longues. En 393, il battit les Spartiates d’Agésilas et s’empara de la ville d’Œnée. Après la défaite d’Antalcidas (387), il offrit ses services à seuthès, roi des Odryses, puis à Cotys dont il épousa la fille. En 387, Athènes l’envoya au secours de Pharnabaze qui s’apprêtait à envahir l’Égypte insurgée, mais il ne put s’entendre avec ce satrape. Il reprit plus tard la tête de l’armée athénienne contre les Spartiates, puis lors de l’invasion du Péloponnèse par Épaminondas. En 369, il réussit à chasser Pausanias du trône de macédoine et rétablit la reine Eurydice. Au siège d’Amphipolis, il fut remplacé par Timothée et dut s’exiler pour échapper à un jugement. Rappelé après la mort de Chabrias, il eut un commandement dans la guerre sociale. Charès, mécontent de lui, l’accusa. Iphicrate fut acquitté en 354. Il mourut vers 350.
IPHIDAMAS : fils d’Anténor et de Théano. Élevé en Thrace chez cissée, il fut tué par Agamemnon devant Troie.
IPHIGÉNIE : fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Suivant Stésichore, Iphigénie était la fille d’hélène et de Thésée et avait été confiée à Clytemnestre. Pausanias la fait naître d’Agamemnon et de la fille de Chrysès. La flotte des Hellènes se trouvant dans le port d’Aulis, une peste frappa l’armée embarquée pour l’expédition de Troie. Elle avait été envoyée par Artémis parce que Agamemnon s’était vanté d’être plus habile qu’elle à la chasse. Une autre tradition dit qu’il avait juré à la déesse d’immoler ce qu’il avait de plus beau. Iphigénie naquit et le roi oublia son serment. L’oracle déclara qu’il fallait sacrifier la jeune fille. Mais au moment de l’immolation, Artémis lui substitua sur l’autel une biche, une ourse, un taureau, ou une vieille femme et transporta Iphigénie en Tauride où elle l’établit comme sa prêtresse, obéissant à la loi qui exigeait le sacrifice de tous les étrangers qui abordaient les côtes du pays. Selon une autre tradition, elle fut enterrée comme prêtresse d’Artémis à Brauron. On déposait sur son tombeau les vêtements des femmes mortes en couches.
IPHIMÉDIE : fille de Triops et femme d’Aloeus. Aimée de Poséidon, elle en eut les Aloades. Un jour qu’elle célébrait les fêtes de Dionysos sur le mont Dryas en Achaïe, des pirates l’enlevèrent et la conduisirent à Strongyle. Elle fut délivrée par ses fils.
IPHINOÉ : fille d’Alcathoüs. Morte vierge. Les jeunes filles lui consacraient une boucle de leur chevelure, la veille de leur noce.
IPHIS : fils d’Alector, roi d’Argos. Il succéda à son père et eut deux enfants : Étéocle et Évadné. Ce fut par ses conseils que Polynice réussit à entraîner Amphiaraüs au siège de Thèbes. Après la mort de ses enfants, il abandonna son royaume à Sthénélos.
IPHIS : fille de Lygdos et de Téléthuse. Sa mère l’éleva comme un garçon pour cacher son sexe. Isis la changea en homme lorsque son père voulut la marier à la belle Ianthe.
IPHITOS : fils d’Eurytos, roi d’Œchalie, et l’un des Argonautes. Il périt de la main d’héraclès.
IPHITOS : fils de Naubolos ; père de Schédios, d’Épistropho et d’Eurynomé. Il prit part à l’expédition des Argonautes.
IPHITOS : fils d’Hémon, de Praxonidès ou d’Iphitos. Il rétablit les jeux olympiques et la trêve sacrée, d’après l’ordre de l’oracle de Delphes.
IPHITOS : roi d’Élide. Conseillé par Lycurgue, il rétablit les jeux Olympiques (vers 885 av. J.-C.) institués par Héraclès, mais que les Grecs avaient négligé de célébrer depuis l’invasion dorienne.
IPOU : ville du Ixe nome panopite située non loin des célèbres couvents Rouge et Blanc de Haute-Égypte. Elle prit le nom de Khemmis ou Panopolis sous la domination grecque. Le dieu Min y était adoré. Elle devint le centre de la magie.
IPOUKY : sculpteur du Maître du Double-Pays sous les règnes d’Aménophis III et d’Akhénaton, de 1400 à 1354. Son tombeau est situé dans la nécropole thébaine.
IPOUT : épouse du roi Téti, mère de Pépi Ier, vers 2475 av. J.-C. Sa pyramide fut élevée à Saqqara.
IPOUY : sculpteur sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé à Deir el-Médineh dans la nécropole thébaine.
IRÉNÉE (SAINT) : deuxième évêque de Lyon. Né à Smyrne en 140, il eut pour maîtres saint Polycarpe et saint Papius. En 178, il remplaça, sur le siège épiscopal de Lyon, Pothin martyrisé, et parvint à en faire une ville entièrement chrétienne. En 202, il fut victime de la persécution de l’empereur Septime Sévère.
IRIS : déesse de l’arc-en-ciel, fille de Thaumas et d’Électre. Sœur des Harpies. Chargée des messages divins, elle descendait sur terre pour annoncer aux mortels la volonté des dieux. Elle avait accès aux eaux profondes et se glissait sous les vagues pour communiquer avec les dieux marins. Plus tard, Iris descendit aux enfers pour puiser de l’eau du Styx dans une coupe d’or. Elle était plus particulièrement la messagère d’Héra dont elle préparait la toilette et le bain. Ce fut elle qui se rendit en Sicile pour brûler les vaisseaux d’Énée. Les Déliens lui présentaient des offrandes consistant en basynies, gâteaux de farine de froment et de miel, et en coccores ou figues séchées. Ses attributs sont la corbeille de fruits et le caducée.
IRLANDE : l’Irlande des Celtes était divisée en cinq provinces : Connacht, Laigin, Meath, Muma et Udha qui sont devenues le Connaught, Leinster, Meath, Munster et Ulster.
IROS : fils d’Actor et frère de Polymélis. Iros purifia cette dernière du meurtre de son frère.
IROU-KA-PTAH : chef des abattoirs royaux sous la Ve dynastie, vers 2500 av. J.-C. Son tombeau est situé à Saqqara.
IRPEX : machine agricole. Semblable à une herse, elle était tirée par deux bœufs et servait à arracher les herbes.
IRRIGATION : l’irrigation naquit du besoin de maîtriser la crue du Niel et de rentabiliser les terres. Elle fut entreprise à grande échelle lors de l’unification de l’Égypte par Ménès, vers 3200 av. J.-C. À partir de cette époque l’État centralisateur organisa, grâce au système de la corvée, l’aménagement de la vallée du Nil, tout en protégeant les zones de chasse et de pêche. Ainsi furent creusés une multitude de canaux et de bassins d’irrigation qui demandaient un entretien permanent. À ce quadrillage complexe vint s’ajouter, vers le XIVe siècle avant notre ère, le chadouf, qui simplifia le travail des paysans. Mais une telle organisation, basée sur le centralisme administratif, avait ses limites. À la moindre crise politique, les corvéables désignés pour réparer les digues et les canaux disparaissaient, la rentabilité des sols diminuait et le pays souffrait de disette.
ISAAC : patriarche hébreu, fils d’Abraham. Isaac en hébreu signifie rire. Sa mère Sarah lui donna ce nom parce qu’elle se mit à rire, lorsque le Seigneur lui annonça qu’elle enfanterait d’un fils. Elle avait en effet à cete époque 90 ans. Après la naissance d’Isaac, elle devint jalouse d’Agar, et exigea d’Abraham qu’il la renvoya avec son fils Ismaël. Isaac avait 25 ans lorsque le Seigneur ordonna à Abraham de le lui sacrifier. Abraham obéit, et le sacrifice allait se consommer, lorsqu’un ange arrêta son bras. À l’âge de 40 ans, Isaac prit pour femme Rébecca, fille de Bathuel, parent d’Abraham. De ses deux fils, Esaü et Jacob, il préférait le premier. Mais devenu aveugle et trompé par une ruse qui fut suggérée à Jacob par Rébecca, il bénit le plus jeune de ses deux enfants en croyant bénir Esaü. Il mlourut dans la vallée de Mamré à l’âge de 180 ans.
ISAAC (SAINT) : le Parthe, né à Constantinople, fils de Narsès le Grand, gouverna l’Église arménienne, de 390 à 440, en qualité de patriarche. Il a laissé une traduction de la Bible en arménien, et des Hymnes que l’on chante encore dans les offices de l’Église arménienne.
ISANDRE : fils de Bellérophon et de Philonoé. Arès le tua lors du combat contre les Solymes.
ISARNO : nom du fer en celte vers l’an 1000 avant notre ère.
ISAURIE : ancienne contrée de l’Asie Mineure, entre la Pamphylie et la Cilicie, avec Isaura pour capitable. C’était un nid de brigands et de pirates fort redoutés dans l’antiquité. Après leurs prmiers succès contre Mithridate, les Romains tournèrent contre eux leurs armes, et le proconsul Servilius, surnommé Isauricus, réduisit en province romaine, apèrs une guerre de plus de trois ans (de 75 à 78 av. J.-C.). Mais cette conquête n’eut rien de définitif ; car, l’an 67 av. J.-C., Pompée fut obligé de diriger contre ces pirates une nouvelle expédition. Aussi incommodes sous les empereurs que pendant la république, on les voit, du temps de Gallien, renouveler leurs brigandages, et soutenir Trebellianus, l’un des trente tyrans, qui établit même sa résidence à Isaura. Mais vaincus par Probus, ils ne tardèrent pas à disparaître de l’histoire. À l’époque de la réorganisation de l’empire sous Constantin, l’Isaurie forma avec la Cilicie-Trachée une province dépendant du diocèse et de la préfecture d’Orient, avec Séleucie-Trachée pour chef-lieu.
ISCHÈNE : fils d’un géant. Il se dévoua pour délivrer la Grèce d’une famine.
ISCHÉNIES : fêtes annuelles célébrées à Olympie en mémoire d’Ischène.
ISÉES : fêtes en l’honneur d’Isis. Les Romains s’y retrouvaient deux fois par an lors de foires où ils se vendaient des amulettes avant d’aller se livrer à des orgies.
ISÉE : un des dix orateurs attiques, vécut dans la première moitié du Ive siècle av. J.-C. On ne sait sur lui que bien peu de choses. Né à Chalcis ou peut-être à Athènes, il passa dans cette dernière ville la plus grande partie de sa vie, y eut pour maîtres Lysias et Isocrate, s’y adonna à l’éloquence judiciaire, fort lucrative à cette époque, et y ouvrit une école de rhétorique suivie par Démosthène. De ses soixante-quatre discours ou plaidoyers, onze seulement nous sont parvenus. Il n’y traite que des questions d’héritage : aussi n’a-t-il eu qu’un seul commentateur, Didyme d’Alexandrie. Mais son style, simple et précis, élégant et animé, lui assure une place à côté des plus grands orateurs attiques.
ISI : prince d’Edfou divinisé et vénéré de 2400 à 1780 avant notre ère.
ISIEMKHEB : fille du roi de Tanis Psousennès Ier, elle épousa le roi-prêtre de Thèbes Pinedjem Ier, vers 1050 av. J.-C.
ISIS : déesse égyptienne dont le culte se développa sous le règne de Sylla (Sulla) vers 85 av. J.-C., avant d’être interdit en 60 av. J.-C. pour une courte période. Dès le règne d’Auguste, elle devint l’une des grandes déesses de la cité, même si ses temples étaient réputés pour être des lieux de prostitution. Les Romains la représentaient sous les traits d’une Junon allaitant Horus, avec un voile garni de franges. Ses attributs étaient le sistre et le lotus.
ISIS : déesse, épouse d’Osiris. Elle retrouva les fragments de ce dernier alors qu’il avait été assassiné et dépecé par Seth. Les ayant réunis, elle ressuscita Osiris grâce à ses connaissances magiques. Elle lui donna un fils, Horus, et devint le première déesse d’Égypte. Sa renommée était telle que les Grecs, puis les Romains adoptèrent son culte. Les iséums fleurirent dans tous les pays du bassin méditerranéen. Dans ces temples se déroulaient des cérémonies secrètes appelées mystères. Alors que le monde occidental devenait chrétien, on adorait encore Isis dans l’île de Philae jusqu’à ce que les Coptes mettent un terme à son culte.
ISIS-NOFRET : fille et grande épouse royale de Ramsès II (1298-1235).
ISMÈNE : fille d’Œdipe et de Jocaste ou d’Euryganie. Sœur d’Antigone dont elle partagea le supplice.
ISMÉNOS : fils d’Amphion et de Niobé. Percé de flèches par Apollon, il se précipita dans le fleuve qui prit son nom.
ISOLAT : chef des Celtibères Celtici qui, en 220 avant notre ère, perdit la guerre contre Hamilcar le Carthaginois.
ISRAËL (Royaume d’) : l’un des deux royaumes formés en Judée après la mort de Salomon, entraîna dix tribus, tandis que deux seulement, celles de Juda et de Benjamin, restèrent à la maison de David. Le royaume de Juda garda Jérusalem, mais en revanche celui d’Israël sz’étendit sur la Galilée, la Samarie, la Pérée, et sur une partie de la Judée propre. Sa capitale fut tour à tour à Sichem, à Thizza ou Thirza, et à Samarie ou Sébaste. Sans cesse en guerre avec les rois de Juda et ceux de Syrie et d’Assyrie, il fut, après une durée de 224 ans, détruit en 718 av. J.-C. par Salmanasar. Osée fut emmené alors captif en Assyrie avec les principales familles d’Israël. Le reste des dix tribus fut dispersé.
Voici la liste de ses rois :
Jéroboam Ier 962 à 943 av. J.-C.
Nadab 943 942
Baasa 942 919
Ela 919 918
Zamri 918
Amri 918 907
Achab 907 888
Ochosias 888 887
Joram 887 876
Jéhu 876 848
Joachas 848 832
Joas 832 817
Jéroboam II 817 776
et après un intermède de 10 ans,
Zacharie 767 766
Sellum 766
Manahem 766 754
Phacéia 754 753
Phacée 753 726
Osée 726 718
On appelle aussi quelquefois royaume d’Israël la Judée sous David et Salomon.
ISSACHAR : 5ème fil de Jacob et de Lia. Il donna son nom à l’une des 12 tribus. Elle s’étendait de la mer au Jourdain et avait au Nord la tribu de Zabulon, au Sud la demi-tribu occidentale de Manassé.
ISSÉDONS : peuple fabuleux voisin des Hyperboréens. Lorsqu’un homme décédait dans leurs clans, tous ses parents coupaient le cadavre en morceaux et mêlaient les chairs avec celles d’animaux égorgés. Puis ils les servaient dans un festin. La tête du mort enchâssée dans de l’or devenait une idole.
ISSUS : bataille gagnée par Alexandre le Grand sur Darius III le Perse en 333 av. J.-C. Elle permit aux Grecs d’envahir l’Égypte.
ISTHMIQUES (jeux) : jeux ou spectacles institués par Thésée. Ils se déroulaient dans l’isthme de Corinthe en l’honneur de Poséidon.
ISTRIE : Histria, province d’Autriche-Hongrie. Habitée dans l’antiquité par des hardis pirates, l’Istrie fut réduite en province romaine, 178-177 av. J.-C. par le consul Claudius, qui força son roi Æpulon à se tuer et vendit à l’encan 6.600 de ses habitants.
ISTROS : érudit, au III e siècle avant notre ère, de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie, élève de Callimaque, il continua les recherches de son maître sur l’origine des cités, des cultes et des mythes.
ITALUS : roi des Œnotriens ou des Sicules. Il donna son nom à l’Italie. Selon Servius, il était le fils de Télégone et de Pénélope. Il épouse Électre, fille de Latinus, avec qui il eut Remus. D’autres sources font de lui l’époux de Laconie et le père de Roma, la fondatrice de Rome.
ITHOMÉ : nymphe messénienne qui donna son nom au mont Ithome. Avec sa sœur Néda, elle éleva Zeus près de la fontaine Clepsydre.
ITHOMÉES : fête annuelle en l’honneur de Zeus Ithomatas. La cérémonie consistait à porter de l’eau du bas de la montagne jusqu’à un vaste réservoir construit au sommet.
ITHYNTÉRION : baguette que les prophètes des dieux portaient à la main pour marquer leur fonction.
ITHYPHALLOPHORES : ministres des orgies qui, dans les processions ou les courses des Bacchantes, s’habillaient en faunes, contrefaisant les personnes ivres. Ils chantaient des hymnes en l’honneur de Dionysos.
ITIUS ou ICCIUS PORTUS : petit port de la Belgique IIe, chez les Morins, en face de Douvres. Césa s’y embarqua pour la conquête de la Grande-Bretagne. On croit le retrouver dans Boulogne-sur-Mer. Wissant, Calais ou encore Mardick.
IT-NETER : « père divin ». Religieux d’un rang élevé servant au sein du temple.
ITURÉE : Ituræa, pays situé au Nord Est de la Palestine, dans les montagnes qui la séparent du territoire de Damas. Ses habitants étaient une tribu arabe descendant d’Ismaël par Jétur. Ils furent longtemps en guerre avec les tribus de Ruben, de Gad, et la demi-tribu orientale de Manassée, qui habitaient à l’Est du Jourdain, mais finirent par se confondre avec elles. Aristobule les força de se faire circoncire. Ils étaient renommés comme archers. L’Iturée était gouvernée, à l’époque de J.-C., par le tétrarque Philippe, frère d’Hérode Antipas. Elle fut réunie à l’empire l’an 37 ap. J.-C., donnée plus tard à Agrippa-Hérode Ier, et, l’an 44, réunie à la province de Syrie.
ITY : reine du pays de Pount, épouse du roi Pa-réhoun, au temps du règne d’Hatschepsout (1505-1484).
ITYOU : scribe royal du roi hyksôs Apopi, vers 1700 av. J.-C.
ITYS : fils de térée et de Progné. Il fut tué par sa mère et servi à son père dans un festin. Une autre tradition le fait périr égorgé par les femmes thraces et changer en chardonneret.
IULE (IULIUS) : fils d’Ascagne. Il céda la couronne à Silvius et garda pour lui le pontificat. La gens Julia, dont faisait partie le célèbre Jules César, prétendait descendre de lui. (Voir JULIA).
IVAOS : dieu gaulois des sources et de la santé de l’actuelle ville d’Évaux-les-Bains dans la Creuse.
IVRESSE : déesse allégorique grecque et romaine.
IVRESSE : l’ivresse était sous le patronage de la déesse Hathor. Toutes les fêtes concernant la déesse se terminaient dans l’ivresse. Vin et bière y coulaient à flots pour la plus grande joie des pélerins.
IVRESSE : l’ivresse permettait de communiquer avec le Monde Invisible.
IWANOWICE : nécropole celte du IIIe-Ier siècle avant notre ère découverte dans la région de Cracovie en Pologne. Les tombrs contenaient des panoplies complètes de guerriers, des monnaies, des parures de verre et des poteries.
IXION : fils de Phlégyas, ou d’Antion et de Périmélé, ou d’Arès, ou de Léontée et de Dia. Roi des Lapithes et père de Pirithoüs. Souillé du sang de son beau-père Déionée, Ixion errait dans son royaume sans trouver quelqu’un pour le purifier. Zeus, touché de pitié, lui donna asile dans l’Olympe. Mais Ixion tomba amoureux d’Héra. Trompé par elle, il eut une relation sexuelle avec une nuée de laquelle naquit le premier centaure. Il osa se glorifier d’avoir obtenu les faveurs de la déesse et fut par Hermès enchaîné sur une roue, avec des serpents. Cette roue était garnie d’ailes ardentes et tournait continuellement dans les airs ou dans le Tartare. Supplicié, Ixion criait : « Honorez les bienfaiteurs. »
IYNX : fille de Peitho ou de Pan et d’Écho. Elle fut changée en torcol par Héra pour avoir tenté de se faire aimer de Zeus.
IYNX : fille de Piéros, changée en torcol pour avoir osé disputer aux Muses le prix du chant. Cet oiseau était l’emblème d’un amour malheureux et non partagé. Aphrodite donna cet oiseau à Jason pour qu’il s’attirât l’amour de Médée. Les anciens lui assignaient un rôle dans les opérations magiques lorsqu’une vierge délaissée tentait de ramener son amant.
IZANIG : entité du Monde Invisible. Izanig portait en elle l’énergie vitale et dut combattre le Corps Sans Âme. Zone éditable
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