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JABIRU : oiseau, symbole du Baï, élément intellectuel invisible de l’homme. À partir de 1600 avant notre ère, les Égyptiens le représentèrent par un oiseau à tête humaine.
JACOB : (en hébreu : qui supplante ou qui tient par le talon), patriarche hébreu, second fils d’Isaac et de Rébecca, acheta d’Esaü, son frère aîné, son droit d’aînesse pour un plat de lentilles et lui enleva par ruse la bénédiction paternelle. Il fut forcé de se retirer en Mésopotamoie chez son oncle Laban. En route, à Béthel, il vit dans un songe l’échelle mystérieuse qui lui paraissait unir le ciel à la terre. Il servit son oncle pendant quatorze ans, épousa ses deux filles, Lia et Rachel, amassa des richesses considérables et retourna dans la terre de Chanaan. Dans sa route, il lutta contre un ange qui avait pris la forme d’un homme, fut vainqueur, et reçut le nom d’Israël (fort contre dieu). Esaü se réconcilia avec lui, et Jacobn continua de mener la vie pastorale, vers Sichem et Béthel. Père de douze fils (six de Lia : Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon ; quatre de Bila et de Zilpha : Dan, Nephtali, Gad, Aser ; deux de Rachel : Joseph et Benjamin), il eut la douleur de perdre Joseph, son fils de prédilection. Il eut plus tard la joie de la retrouver tout-puissant en Égypte. Il se rendit dans ce pays avec toute sa famille, et s’établit dans la terre de Gessen. Il mourut à l’âge de cent quarante-sept ans, après avoir recommandé de l’enterrer dans la terre de Chanaan, auprès d’Abraham et d’Isaac.
JACQUES (SAINT) : Jacobus l’Ancien ou le Majeur, né à Bethsaïde, en Galilée, fils de Zébédée et de Salomé, frère de Saint Jean l’Évangéliste, d’abord pêcheur, fut l’un des premiers apôtres de Jésus-Christ. Il assista à la Passion et à la Transfiguration, prêcha l’Évangile à Jérusalem avec tant de zèle que le sanhédrin demanda sa mort à Hérode-Agrippa, 44 ans ap. J.-C. On le fête le 25 juillet. Suivant une tradition, populaire en Espagne depuis Isidore de Séville, saint Jacques aurait prêché la foi dans ce pays. Et, après sa mort, son corps aurait été transporté sur les côtes de Galice, puis conservé dans une cathédrale de Saint-Jacques de Copostelle. Il devint le patron de l’Espogne, et son tombeau fut l’un des pélerinages les plus fréquentés au moyen âge.
JACTUS : coup de dés. Dans le jeu, chaque coup avait un nom. Ainsi on pouvait crier : Jactus ! Canis ! Vénus ! Vulturius : ou Seniones !
JACULATOIRES : soldats armés de la javeline. Ils appartenaient généralement à une troupe légère qui harcelait l’ennemi.
JACULUM :
1. Javeline ou dard que le soldat lançait à distance.
2. Filet que le pêcheur jetait d’une barque de manière à prendre le poisson par surprise.
3. Filet employé par le rétiaire dans les arènes.
JAFFA : Joppé, port de Syrie. Très ancienne, nommée par les Juifs Joppé (belle, agréable), elle rappelle des souvenirs bien divers, le tombeau de Noé, l’embarquement de Jonas, la fable de Persée et d’Andromède. Elle a été souvent prise dans les temps anciens, brûlée par Judas Macchabée, dévastée par le Romain Cestius, par Vespasien.
JAHEL : juive qui fit périr Sisara, général du roi d’Asor, Jabin, en lui enfonçant un clou dans la tête pendant son sommeil.
JAÏR : de Galaad, fut juge des Hébreux pendant 22 ans, 1283-1261 av. J.-C.
JAÏRE : chef de la synagogue de Capharnaüm, dont Jésus-Christ ressuscita la fille.
JAMBE-DE-BŒUF : nom de la Grande Ourse chez les anciens Égyptiens.
JANIDES : devins, descendants de Janus. Ils prédisaient l’avenir en inspectant les peaux des victimes.
JANIGENA : nom patronymique de Canens, fille de Janus.
JANITOR : surnom de Janus, patron des portes.
JANITOR : portier ou esclave qui avait la garde des clefs de la porte principale.
JANUA : porte principale d’une maison.
JANUALES : fêtes de Janus célébrées à Rome le 1er janvier. On offrait au dieu de l’encens, du vin, des fruits et le gâteau nommé janual. Ce jour-là, les parents et les amis s’envoyaient des étrennes consistant en figues sèches, en feuilles de laurier. Plus tard, ces modestes échanges furent remplacés par des présents de valeur. Ce jour-là le consul qui prenait sa charge montait un cheval blanc et se rendait au Capitole. Les empereurs conservèrent cet usage. Le 9 janvier, jour des Agonales (fêtes du dieu Agonius), on sacrifiait un bélier à Janus.
JANUS : ancien dieu latin qui veillait à la prospérité des familles et défendait les entrées des maisons contre les attaques des esprits malfaisants. Adopté par les Romain, identifié parfois au soleil, sa double faca marquait le début et la fin du jour ou l’alliance des Sabins et des Romains ou encore le passé et l’avenir. Mais il devint surtout le dieu qui présidait au commencement de toute chose. Le mois de janvier (januarius) lui fut consacré. On ouvrait les portes de ses temples lors d’une déclaration de guerre. Selon diverses sources, il était le fils de Cœlus et d’Hécate ou de Saturne et d’Entoria. Il se tua de chagrin à la mort de son grand-père lapidé par des paysans ivres. Une autre tradition de fait époux et frère de Camisa, accueillant Saturne chassé du ciel. Le dieu reconnaissant lui enseigna les premiers éléments de tous les arts. De Camisa, il eut pour enfants Aether et Clisthène. De Venilia, il eut Canens et de Jutunes, Fontus. Son premier temple fut élevé par Numa vers 700 av. J.-C. On le représentait à deux ou quatre visages barbus, le lituus dans une mains et une clef dans l’autre. Il avait souvent le nombre de 300 inscrit dans la main droite et 65 dans la main gauche.
JANVIER (JANUARIUS) : mois consacré à Janus et à Junon. Les Anciens le représentaient quelquefois sous les traits d’un homme âgé, allumant du feu sur un trépied, et ayant un coq auprès de lui. Il tenait une fleur trifoliée à la main.
JANVIER (SAINT) : né à Naples, évêque de Bénévent, fut martyrisé à Pouzzoles, sous le règne de Dioclétien, en 291 ou 305. Son corps fut transporté à Naples, où on l’honora comme patron du pays. On le fête le 21 avril et le 19 septembre. Ses reliques sont dans une chapelle fameuse. Plusieurs fois dit-on, sa châsse, portée au pied du Vésuve, a arrêté les ravages du volcan. On conserve dans les fioles du sang de saint Janvier. Le jour de sa fête, lorsque l’on approche une de ces fioles de son chef, le sang paraît liquide et bouillant. C’est ce qu’on appelle le Miracle de saint Janvier.
JAPET : l’un des Titans et le père de la race hellénique. Fils d’Ouranos et de Gaïa, ou du tartare et de la Terre. Il eut de Clymène ou d’Asie, ou d’Asopis, ou de Libye, quatre enfants : Prométhée, Épiméthée, Atlas et Ménœtios. Il fut précipité au fond du Tartare. On dit que son corps énorme est écrasé sous l’île Inarime.
JAPHET : en hébreu, qui s’étend au loin, l’un de Noé, eut, suivant l’Écriture, sept fils, dont les descendants peuplèrent l’Asie-Mineure jusqu’au Gange, puis la plupart des contrées de l’Europe. Gomer fut père des Cimbres et des Germains. Magog, père des Scythes. Madaï, père des Mèdes. Javan, père des Ioniens ou Grecs. Thiras, père des Thraces. Tubal et Mosoch, pères des Ibériens et des Cappadociens. On a rapproché Japhet du titan grec Japet.
JASION : célèbre personnage mystique qui joue un grand rôle dans les traditions relatives au culte de Déméter. Fils de Zeus ou d’Électre, ou de Zeus et d’Héméra, ou de Corythos et d’Électre, ou de Minos et de Phronia. Amoureux de Déméter, il eut d’elle Ploutos et Corybas. Zeus le foudroya. On dit qu’il apporta le Palladium à Samothrace où Zeus l’instruisit des mystères de la Grande Déesse.
JASON : chef de l’expédition des Argonautes. Fils d’Éson, roi d’Iolcos, et de Polymède. Dans son enfance, Jason assista à la chasse au sanglier de Calydon. Héra le protégea tout au long de sa vie et lui permit de conquérir la Toison d’or. Il épousa Médée. Après son retour de Colchide, il vengea ses parents en tuant leur assassin Pélias, mais il abandonna le trône à Acaste et se réfugia à Corinthe. Il y vécut heureux pendant dix ans jusqu’au jour où il devint amoureux de Glaucé ou Créuse. Devenue folle de jalousie, Médée égorgea les fils et les filles qu’elle avait eus avec lui.
JASON : tyran de Phères en Thessalie. Vers 375 av. J.-C., allié d’Alcécas, roi d’Épire, et des Thébains contre Sparte, il fut nommé Tagus ou chef suprême de Thessalie. En 374, il s’unit à la Macédoine et à Athènes, menaça les trésors du temple de Delphes. Sept jeunes gens l’assassinèrent en 370.
JASON : fils d’Onias. Il acheta par beaucoup d’or le titre de grand prêtre des Juifs à Antiochos Épiphane. Vers 175 av. J.-C., supplanté par Ménélaüs, il se réfugia chez les Arabes, en Égypte, et alla mourir à Sparte.
JAUNE : le jaune symbolisait l’or, la chair des immortels, l’immortalité.
JEAN-BAPTISTE (SAINT) : dit le Précurseur, mort vers l’an 32, fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, qui descendait d’Aaron, naquit six mois avant Jésus-Christ. Sa naissance avait été prédite à son père par l’ange Gabriel. Il se retira de bonne heure dans la solitude, et prêcha sur les bords du Jourdain la venue du Messie. Couvert d’un vêtement en poil de chameau et une ceinture de peau autour des reins, il baptisait les juifs, qui venaient en foule pour l’entendre. Jésus lui-même voulu être baptisé de sa main et le proclama le plus grand des enfants des hommes. Il fut jeté en prison par Hérode-Antipas, tétrarque de Galilée, à qui il avait reproché son mariage incestueux avec Hérodiade, la femme de son frère Philippe. Salomé, la fille d’Hérodiade, avait charmé Hérode en dansant devant lui. Il promit de lui donner ce qu’elle demanderat. Elle demanda la tête de Jean, qui lui fut apporté sur un plat. La nativité de Saint Jean-Baptiste est célébrée le 24 juin ; sa décollation, le 29 août.
JEAN L’ÉVANGÉLISTE (SAINT): l’apôtre chéri de Jésus-Christ, fils de Zébédée et de Salomé, frère de saint Jacques, néà Bethsaïde en Galilée, fut d’abord pêcheur, suivi de bonne heure Jésus-Christ, fut admis dans son intimité, l’accompagna jusqu’au calvaire, et fut chargé par son maître de consoler Marie. Il assista au concile de Jérusalem, parcourut l’Asie Mineure en prêchant l’Évangile, séjourna longtemps à Ephèse, fut, suivant Tertullien et saint Jérôme, conduit à Rome sous Diminitien, jeté dans un tonneau d’huile bouillante, sauvé miraculeusement, puis relégué à Pathmos. Il Mourut, très âgé, à Ephèse, au commencement du règne de Trajan. Il a écrit à Ephèse son Évangile, rédigé en grec. On lui attribue également l’Apocalypse prophésie pleine d’imagination mystique, et trois Epitres, qui sont au nombre de livres canoniques. L’aigle est son emblême. On le fête le 27 décembre.
JEAN CHRYSOSTOME (SAINT) : père de l’Église grecque, né à Antioche, 347-407, fils de Secundus, maître de la micile en Syrie, fut élevé avec soin par sa mère, Anthuse, restée veuve à 20 ans, et eut pour maître Libanius. Il se destinait au barreau, mais déjà il s’était attaché à l’évêque d’Antioche, Mélèce ; puis il s’enfuit dans la solitude, dès 374, et, enfin, après la mort de sa mère, il fut ordonné prêtre par Flavien, successeur de Mélèce, 386. Ses écrits l’avaient rendu célèbre, son éloquence lui avait mérité le surnom de Chrysostome (Bouche d’or). Il contribua surtout à sauver ses compatriotes de la colère de Théodose, et sa réputation se répandit dans tout l’Orient. Protégé par le ministre Eutrope, il fut nommé par Arcadius archevêque de Constantinople, 398. Il put alors déployer son génie et ses vertus sur un plus vaste théâtre, opérant de grandes réforme dans son Église, usant de sa popularité pour soulager les pauvres, faire la leçon aux riches, protéger les malheureux, comme le coupable Eutrope lui-même, qu’il sauva de la colère du prince et de celle du peuple. Mais il excita contre lui beaucoup de haine ; un rival jaloux, Théophile, patriarche d’Alexandrie, suscita contre lui Epiphane, evêque en Chypre, qui voulut le forcer à condamner Origène. L’Église d’Orient fut pleine de troubles. L’impératrice Eudoxie, fatiguée des censures indirectes de Jean Chrysostome, décida le faible Arcadius à réunir un concile à Constantinople. Jean fut condamné à avoir été entendu, et enlevé pendant la nuit, puis conduit en exil à Prinetos, sur le golfe de Nicodémie, 403. Mais le peuple se souleva, un tremblement de terre effraya l’impératrice, et il fut rappelé au milieu des acclamations universelles. Bientôt il blessa de nouveau l’impératrice par la franchise de ses paroles. Un nouveau concile le condamna, 404. Il réclama vainement l’appui du pape. Malgré des émeutes populaires en sa faveur, il fut enlevé par les soldats, traîné de ville en ville, à Cucuse, dans le Taurus, au fort d’Arabissus. De là on le dirigea vers Pityonte en Abasie, à pied, la tête nue, sous une escorte de soldats. Épuisé de fatigues, il expira près de Comana du Pont. Dès 414, le pape Innocent Ier le portait sur la liste des saints. Ses cendres furent transférées à Constantinople en 438. On l’honora comme un martyr, le 27 janvier. Il a laissé de nombreux ouvrages qui, malgré beaucoup de répétitions et trop de prolixité, justifient sa réputation. Élève de l’antiquité grecque et latine, abondant, véhément, d’une éloquence emportée, il a écrit avec pureté et élégance. Son style rappelle souvent la belle époque des lettres grecques. On lui a reproché la violence de ses invectives. Il était cependant tolérant, surtout à l’égard des personnes. Ses Œuvres, Traité sur le dogme, Discours, Homélies, Panégyriques, Lettres, Commentaires, etc, ont été souvent publiées.
JEAN : secrétaire de l’empereur Honorius, fut proclamé empereur et soutenu par Aétius, en 423. Surpris à Ravenne, il fut mis à mort à Aquilée, par l’ordre de Placidie, mère de Valentinien III, 425.
JÉBUSÉENS : peuple de la terre de Chanaan, qui avait pour capitale Jebus (Jérusalem), à l’Ouest de la mer Morte. Ils furent soumis par David.
JÉHOVAH ou IAHVEH : nom mystérieux de Dieu, qui Moïse fit le premier connaître, et que le grand-prêtre des Juifs seul prononçait une fois par an dans le temple, pendant la fête de l’expiation solennelle. Il signifie l’Etre existant par lui-même, ou plutôt Celui qui est, qui a été et qui sera, l’Éternel.
JÉHU : 876-848 av. J.-C., d’abord officier dans l’armée de Joram, fut sacré roi par l’ordre d’Elisée, et accomplit les vengences divines en faisant périr toute la famille de l’impie Achab : Joram, Ochosias, Jézabel, tous les fils d’Achab, furent égorgés. Mais lui-même se laissa entraîner à l’idolâtrie, et ses États furent ravagés par Hazaël, roi de Syrie.
JENTACULUM : pmremier repas de la journée. Il correspondait à notre petit déjeuner.
JEPHTÉ : 9ème juge d’Israël, d’une naissance illégitime, chassé par son père, se retira dans le pays de Tod et se mit à la tête d’une troupe d’aventuriers. Attaqués par les Ammonites, les Hébreux le mirent à leur tête. Il battit les ennemis, mais fit vœu d’offrir au Seigneur le premier être vivant qu’il verrait sortir de sa maison, à son retour. Il rencontra sa fille, venant au-devant de lui avec ses compagnes. Suivant les uns, il l’immola. Selon d’autres, il la consacra à Dieu. Jephté battit encore les Ephraïmites, et en tua 42.000. Il fut six ans juge d’Israël.
JÉRÉMIE : prophète d’Israël. Ses ossements furent apportés en Égypte par Alexandre le Grand lors de la fondation d’Alexandrie afin de chasser les serpents et les crocodiles.
JÉRICHO : (aujourd’hui Rihah, ville de Palestine, sur un affluent du Jourdain, au Nord de Jérusalem, d’abord l’une des places principales des Jébuséens, fut prise par Josué. Ses murailles tombèrent au bruit des trompettes. Elle fut rebâtie et fit partie de la tribu de Benjamin. Titus la pris en 70.
JÉROBOAM Ier : roi d’Israël, de 962 à 943 av. J.-C. Il était chargé de percevoir les impôts, pendant le règne de Salomon. Il fut disgracié, et forcé de se réfugier en Égypte. Sous Roboam, il profita du mécontentement causé par les exactions de ce prince, et fut reconnu roi par dix tribus. Il établit sa résidence à Sichem, et pour détacher encore plus ses sujets de l’héritier de David, il introduisit le culte des idoles, à Dan, à Béthel. Il fut toujours en guerre avec Roboam.
JÉROBOAM II : roi d’Israël, de 817 à 776 av. J.-C., fils de Joas, fit de Samarie sa capitale, fut un roi impie et cependant prit aux Syriens Hamath et Damas.
JÉROME (SAINT) : Hieronymus, Père de l’Église latine, né à Stridonia (Pannonie), vers 330, de parents riches, étudia à Rome sous Donat, s’occupant avec ardeur de beau langage, mais déjà chrétien. Puis il voyagea en Gaule, sur les bords du Rhin, et dès lors se livra surtout aux études théologiques. Il parcourut ensuite plusieurs provinces d’Asie, se fit moine dans la solitude de Chalcis, près d’Antioche, apprenant les idiomes de l’Orient, pour mieux se préparer aux travaux dont il avait déjà l’idée. Quelques écrits le firent connaître. Il revint à Antioche, se laissa ordonner prêtre, à la condition de n’être lié à aucune église locale, puis visita la Palestine et Constantinople, revint à Rome où l’avait appelé le Pape Damase, et lui servit de secrétaire jusqu’à sa mort, 385. Il retourna alors en Orient et s’établit définitivement à Bethléem, où il devait passer le reste de sa vie. C’est là qu’il composa ses nombreux écrits, d’une éloquence puissante et originale. C’est là qu’il exerça une grande autorité sur l’Église, si durement éprouvée pendant cette période. Il y traduisit en langue latine les Saintes Écritures. C’est la version appelée la Vulgate, qui a été adoptée par le concile de Trente comme seule canonique. Il ne cessa de combattre avec vigueur les opinions hétérodoxes ; et secondé par deux dames romaines, pleines de charité, qui étaient venues le rejoindre à Bethléem, Paula et sa fille Eustochie, il put prodiguer des consolations et des secours aux malheureux chrétiens que l’invasion chassait jusqu’en Palestine. Ses ouvrages renferment : des Lettres critiques ou exégétiques ; des Traités contre ses adversaires, ou des Vies de saints (Paul l’Ermite, Hilarion, Malchus, Pacome, etc.) ; trois livres de Dialogues contre les Pélagiens ; De Viris illustribus seu de scriptoribus ecclesiasticis ; des ouvrages sur la langue hébraïque, des Commentaires sur les Écritures ; la traduction de la Chronique d’Eusèbe, avec des additions jusqu’en 378, etc.
JÉRÔME DE CARDIE : ami d’Euùène, secrétaire de Philippe, l’un des compagnons d’Alexandre, gouverna Thèbes pour Démétrius et s’attacha à Pyrrhus. Il avait écrit une Vie d’Alexandrie.
JÉRUSALEM : (vision de la paix), appelée par les Grecs et les Latins Hierosolyma ou Solyma, par les Musulmans El Kods, la sainte, est située dans le sud de la Palestine. L’enceinte de Jérusalem a souvent varié. À l’époque de Josèphe, elle était de 33 stades. Au temps des croisades, elle ne renfermait plus le sud de la colline de Sion ni les collines de Bezetha, au Nord du Moriah. Elle fut prise, après un siège horrible, et presque entièrement détruite par Titus, 70 ap. J.-C. Le temple fut alors brûlé. Un dernier soulèvement des Juifs, sous Adrien, acheva la ruine de Jérusalem, 130. Ce prince fit construire une nouvelle ville qu’il nomma Ælia Capitolina, 135. Mais Constantin lui rendit le nom de Jérusalem, et sa mère, Hélène, l’embellit, l’agrandit et éleva l’église de la Résurrection.
JÉSUS-CHRIST : c’est-à-dire le sauveur des hommes et l’oint du Seigneur, selon les croyances chrétienne, le messie annoncé par les prophètes, fils de Dieu dans l’éternité, fils d’Abraham et de David dans le temps, naquit de la vierge Marie, dans une étable de Bethléem où ses parents, Joseph et Marie, étaient allés se faire inscrire pour le dénombrement ordonné par Auguste, la nuit du 25 décembre de l’an 3 avant l’ère chrétienne. Adoré par les mages, que guidait une étoile miraculeuse, salué par les bergers, l’enfant divin échappa à la persécution d’Hérode. Il fut emmené par ses parents en Égypte. À son retour, il fut élevé à Nazareth par Marie et Joseph, passant trente années dans une vie obscure, et travaillant comme un artisan à faire des jougs et des charrues. Déjà, cependant, dès l’âge de 12 ans, il avait étonné les docteurs de Jérusalem par la sagesse de ses paroles.
Quelques lignes éloquentes de Bossuet : « Après avoir été baptisé par Saint Jean-Baptiste, la quinzième année du règne de Tibère, Jésus-Christ commence à prêcher son Évangile, et à révéler les secrets qu’il voyait de toute éternité au sein de son père. Il pose les fondements de son Église par la vocation de 12 pêcheurs, et met saint Pierre à la tête de tout le troupeau… Il parcourt toute la Judée, qu’il remplit de ses bienfaits ; secourable aux malades, miséricordieux envers les pêcheurs… Il annonce de hauts mystères, mais il les confirme par de grands miracles : il commande de grandes vertus, mais il donne en même temps de grandes lumières, de grands exemples et de grandes grâces… Tout se soutient en sa personne ; sa vie, sa doctrine, ses miracles. La même vérité y reluit partout : tout concourt à y faire voir le maître du genre humain et le modèle de la perfection…
« Quoiqu’il soit envoyé pour tout le monde, il ne s’adresse d’abord qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël, auxquelles il était principalement envoyé ; mais il prépare la voie à la conversion des Samaritains et des Gentils… Il ne cache point aux siens les tristes épreuves par lesquelles ils devaient passer. Il leur fait voir les violences et la séduction employées contre eux, les persécutions, les fausses doctrines, les faux frères, la guerre au-dedans et au dehors, la foi épurée par toutes ses épreuves ; à la fin des temps, l’affaiblissement de cette foi et le refroidissement de la charité parmi ses disciple ; au milieu de tous ces périls, son Église et la vérité toujours invincibles… Les pontifes et les pharisiens animaient contre Jésus-Christ le peuple juif, dont la religion se tournait en superstition. Ce peuple ne peut souffrir le Sauveur du monde, qui l’appelle à des pratiques solides, mais difficiles. Le plus saint et le meileur de tous les hommes, la sainteté et la bonté même, devient le plus envié et le plus haï. Il ne se rebute pas, et ne cesse de faire du bien à ses concitoyens ; mais il voit leur ingratitude ; il en prédit le châtiment avec larmes, et dénonce à Jérusalem sa fin prochaine. Cependant, la jalousie des pharisiens et des prêtres le mène à un supplice infâme ; ses disciples l’abandonnent ; un d’eux le trahit ; le premier et le plus zélé de tous le renie trois fois. Accusé devant le conseil, il honore jusqu’à la fin le ministère des prêtres, et répond en termes précis au pontife qui l’interrogeait juridiquement. Mais le moment était arrivé où la Synagogue devait être réprouvée. Le pontife et tout le conseil condamnent Jésus-Christ, parce qu’il se disait le Christ Fils de Dieu. Il est livré à Ponce Pilate, président romain : son innocence est reconnue par son juge, que la politique et l’intérêt font agir contre sa conscience : le juste est condamné à mort ; le plus grand de tous les crimes donne lieu à la plus parfaite obéissance qui fut jamais. Jésus, maître de sa vie et de toute chose, s’abandonne volontairement à la fureur des méchants, et offre le sacrifice qui devait être l’expiation du genre humain. À la croix il regarde dans les prophéries ce qui lui restait à faire : il l’achève et dit enfin : Tout est consommé. À ce mot, tout change dans le monde : la loi cesse, ses figures passent, ses sacrifices sont abolis par une oblation plus parfaite. Cela fait, Jésus-Christ expire avec un grand cri ; toute la nature s’émeut ; le centurion qui le gardait, étonné d’une telle mort, s’écrie qu’il est vraiment le Fils de Dieu ; et les spectateurs s’en retournent frappant leur poitrine. Au troisième jour il ressuscite ; il paraît aux siens qui l’avaient abandonné et qui s’obstinaient à ne pas croire à sa résurrection. Ils le voient, ils lui parlent, ils le touchent ; ils sont convaincus… Après s’être mis entre leurs mains en toutes les manières qu’ils le souhaitent, en sorte qu’il ne puisse plus leur rester le moindre doute, il leur ordonne de porter témoignage de ce qu’ils ont vu, de ce qu’ils ont ouï et de ce qu’ils ont touché. Afin qu’on ne puisse douter de leur bonne foi, non plus que de leur persuasion, il les oblige à sceller leur témoignage de leur sang… Sur ce fondement, 12 pêcheurs entreprennent de convertir le monde entier, qu’ils voyaient si opposé aux lois qu’ils avaient à lui prescrire, et aux vérités qu’ils avaient à lui annoncer. Ils ont ordre de commencer par Jérusalem, et de là de se répandre par toute la terre pour « instruire toutes les nations, et les baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Jésus-Christ leur promet « d’être avec eux jusqu’à la consommation des siècles, » et assure par cette parole la perpétuelle durée du ministère ecclésiastique. Cela dit, il monte aux cieux en leur présence ». (Bossuet, Discours de l’histoire universelle).
L’année de la naissance de Jésus-Christ a été fixée par Denys le Petit à l’an de Rome 753. Mais d’autres calculs ont reporté la date de sa naissance à l’an 747 ou à l’an 749, 6 ans ou 4 ans avant l’ère chrétienne. Comme il mourut l’an 33 de cette ère, il aurait vécu alors 39 ou 37 ans. Lavie de Jésus, son enseignement, ses doctrines, sont racontés dans les 4 évangiles authentiques dans les actes et les épîtres des Apôtres.
JÉSUS : fils de Sirach, a peut-être vécu au IIIe siècle av. J.-C. Il est l’auteur de l’Ecclésiastique ; le texte hébreu est perdu, mais on a la traduction grecque. Les protestants l’ont mis au nombre des livres des apocryphes.
JÉTRO : prêtre ou prince matianite, accueillit Moïse, forcé de fuir loin de l’Égypte, et lui donna en mariage sa fille Séphora.
JEÛNE QUINQUENNAL : jeûne solennel observé à Rome en l’honneur de Cérès. Le temple de Jupiter et quelques maisons du Forum ayant été frappés par la foudre sous le consultat d’Acilius et de Cornelius en 193 av. J.-C., les décemvirs consultèrent les livres sibyllins, et décrétèrent ce jeûne, qu’on observait religieusement tous les cinq ans.
JEUX : les Romains organisaient un grand nombre de jeux, les uns périodiques, les autres votifs et extraordinaires. Parmi les premiers, les « grands jeux » ou « jeux romains » étaient célébrés du 4 au 14 septembre en l’honneur de Jupiter, Junon et Minerve pour le salut du peuple. Pour les organiser, les édiles amassaient d’incroyables sommes d’argent prélevées dans les provinces. Il y avait aussi les jeux séculaires qui se déroulaient tous les cent ou cent dix ans pour le salut de l’État. Les jeus votifs étaient célébrés après une réussite sociale ou militaire, ou après la délivrance d’une calamité. Les jeux extraordinaires étaient offerts par les magistrats entrant en charge ou par les empereurs avant une expédition. Les jeux se déroulaient dans les amphithéâtres dont le plus ancien, celui de Caius Statilius Taurus, élevé en 29 av. J.-C., fut détruit par un incendie en 64 ap. J.-C. Vespasien le fit reconstruire et on le baptisa « amphithéâtre Flavien » ; il est connu sous le nom de Colisée. L’amphithéâtre de Taurus, agrandi en l’an 2 av. J.-C., pouvait recevoir des naumachiae (batailles navales). Plus tard Trajan fit bâtir l’amphithéâtre Castrense et la naumachiae Vbatailles navales). Plus tard Trajan fit bâtir l’amphithéâtre Castrense et la naumachia Vaticana. Dans les arènes de ces édifices, les spectacles consistaient surtout à tuer des bêtes sauvages par milliers dans un but de civilisation et de perfection du monde. Ainsi en 80 ap. J.-C., Titus inaugura le Colisée par un massacre de 5 000 animaux. Les combats de gladiateurs se déroulaient l’après-midi, mais la matinée débutait par le spectacle de condamnés livrés aux fauves, suivi par les combats de midi. Ces combats mettaient aux prises les gladiateurs meridiani qui n’étaient autres que des condamnés à mort qu’on opposait par paires. L’un était armé et l’autre non. Quand le second était tué, le premier était désarmé et se retrouvait face à un adversaire armé. On continuait ainsi à opposer des hommes jusqu’au dernier.
JEUX : sous l’Ancien Empire, on jouait au jeu du serpent. Semblable à notre jeu de l’oie, il impliquait de deux à six personnes. Plus tard, les Égyptiens jouèrent aux jeux de dames et d’échecs, à un jeu de stratégie opposant cinq pions chacals à cinq pions chiens. Poupées d’étoffe, pantins de bois articulés, maquettes de chars, armes factices, balles, toupies composaient la panoplie des jouets pour enfants. Les plus beaux étaient les poupées grandeur nature qu’on offrait aux petites filles. Avec perruques, vêtements, parures, elles avaient les mêmes fonctions que les poupées Barbie actuelles. Il existait aussi des poupées plus petites jouant un rôle de fétiches : les filles les berçaient pour avoir beaucoup d’enfants lorsqu’elles seraient grandes.
JÉZABEL ou IZEBEL : fille de Ithobal ou Ethball, roi de Sidon, femme d’Achab, roi d’Israël, persécuta les prophètes et protégea les prêtres de Baal. Elle fit périr Naboth, qui refusait de lui vendre sa vigne. Elle eut moins de pouvoir sous ses fils, Ochosias, et Joram. Lorsque Jéhu se souleva et prit le titre de roi, Jézabel fut jetée par les fenêtres de son palais de Jezrael, et dévorée par les chiens, suivant la prédiction d’Élie.
JOAB : neveu de David, bon général, battit Isboseth, fils de Saül, et fit périr par trahison le général Abner, qui s’était soumis. Il fut vainqueur des Jébuséens, des Ammonites. Tua, malgré les ordres de David, Absalon qu’il avait défait. Odieux au roi à cause de ses cruautés, mais fut toujours employé par lui. Sous Salomon, il se déclara pour son frère, Adonias, fut pris, et mis à mort à Gabaon.
JOACHAZ : fils de Jéhu, roi d’Israël, 848-832 av. J.-C., fut vaincu par Hazaël, roi de Syrie, en punition de son idolâtrie, fit pénitence, et régna ensuite paisiblement.
JOACHAZ : fils de Josias, roi de Juda, s’empara du trône au détriment de son frère Eliakim ou Joachim, 608 av. J.-C. et fut emmené captif par le roi d’Égypte, Néchao.
JOACHIM ou ELIAKIM : fils aîné de Josias, roi de Juda, fut rétabli sur le trône par Néchao, 608 av. J.-C., se conduisit avec impiété, persécuta le prophète Jérémie, qui annonçait la ruine de Jérusalem ; fut attaqué par Nabuchodonosor, qui prit la ville et fit massacrer Joachim 606 av. J.-C. Son fils Joachim ou Jechonias, un instant roi de Judas, par la volonté de Nabuchodonosor, fut emmené captif à Babylone avec toute sa famille. Plus tard, il devint grand maître du palais d’Evilmérodach.
JOACHIM (SAINT) : époux de Sainte Anne, père de la vierge Marie, et honoré le 20 mars.
JOAS : roi de Juda, fils d’Ochosias et petit-fils d’Athalie, fut sauvé de la mort de sa tante Josabeth, femme du grand prêtre Joad, élevé secrètement dans le temple, puis proclamé roi par les Lévites, 877 av. J.-C. Il régna d’abord avec sagesse, puis fit périr Zacharie, le fils de Joad ; mais fut battu par Hazaël, roi de Syrie. Il fut égorgé par ses serviteurs, vers 837 av. J.-C.
JOAS : roi d’Israël, fils et successeur de Joachaz, régna de 832 à 817 av. J.-C., vainquit le roi de Juda, Amaslas, et s’empara des trésors de Jérusalem.
JOATHAN : roi de Juda, fils d’Osias, régna de 752 à 737 av. J.-C., d’abord au nom de son père, malade, ensuite en son propre nom. Il embellit et fortifia Jérusalem, et imposa tribut aux Ammonkes vaincus.
JOB ou HIOB : personnage biblique dont la légende est empruntée à l’ouvrage d’un auteur inconnu. Né en Idumée, riche, considéré, heureux, pénétré de la crainte de Dieu, il éveille la jalousie de Satan, à qui Dieu, permet de l’éprouver. Mais Job, frappé de toutes les douleurs, résiste, à force de patience et de résignation sublime. Puis Dieu le dédommage amplement de ses misères. Le poème de Job est compris dans l’Ancien-Testament ; rien, dans l’antiquité, ne le surpasse en richesse et en beauté. On ne sait quel est l’auteur. Plusieurs, comme Bossuet, l’ont attribué à Moïse, sans preuves convaincantes. On sait seulement qu’il est très ancien. Il a été souvent commenté et traduit en prose et en vers. Une des traductions les plus remarquables est celle de Renan, Paris, 1860.
JOCASTE : ou Épicaste chez Homère. Fille de Ménécée et sœur de Créon. Épouse de Laïos. De ce mariage naquit Œdipe auquel sa mère s’unit sans le connaître. Elle en eut Étéocle, Polynice, Antigone et Ismène. Les dieux firent connaître l’inceste à Jocaste qui se pendit.
JOCHANAN BEN NAPCHA : célèbre docteur juif, né en Judée, 185-279, peut-être descendant de Joseph, est un personnage dont la légende a dénaturé l’histoire. Il est l’auteur de Talmud de Jérusalem, commentaire de la Mischna, qui nous est arrivé avec des lacunes considérables ; il est écrit dans un chaldéen qui est loin d’être pur. Il a été imprimé pour la première fois à Venise vers 1523, in-fol.
JOËL : le deuxième des petits prophètes hébreux, peut-être contemporain de Jérémie, a laissé une prophétie divisée en trois chapitres.
JONAS : l’un des douze petits prophètes, né à Geth-Epher, vivait au VIIIe siècle av. J.-C., sous Osias, roi de Juda. Chargé de Ninive, il s’embarqua à Joppé pour se réfugier à Tarse, fut jeté à la mer par les matelots, au milieu d’une tempête, englouti par une baleine, rejeté sain et sauf au bout de trois jours, et alla remplir sa mission. Les Ninivites firent pénitence et Dieu leur pardonna ; Jonas eu peur de passer pour un faux prophète ; mais Dieu lui l’injustice de ses plaintes. Le livre de Jonas est venu jusqu’à nous.
JONATHAN ou JONATHAS : fils de Saül, fut l’ami de David, qu’il protégea contre son père. Il battit deux fois les Philistins ; mais il faillit être mis à mort, parce qu’en poursuivant l’ennemi il avait mangé un peu de miel, contrairement à l’ordre donné par Saül ; le peuple le sauva. Il fut tué, avec son père, à la bataille de mont Gelboé, 1055 av. J.-C., et David pleura la mort de son ami.
JORAM : fils d’Achab, roi d’Israël, de 887 à 877 av. J.-C., se livra à l’idolatrie. Allié à Josaphat, roi de Juda, il combattit les Moabites. Le roi de Syrie, Ben-Adad, vint assiéger Samarie, qui fut désolée par la famine ; Dieu le sauva, à la prière d’Élisée. Blessé dans une nouvelle guerre, Joram revenait au palais d’Achab à Jezraël, lorsque Jéhu, son général le perça d’une flèche ; il mourut dans le champ de Naboth, déchiré par les chiens.
JORAM : roi de Juda, de 880 à 877 av. J.-C., fils de Josapha, se laissa entraîner par sa femme Athalie, éleva des autels aux idoles dans toutes les villes du pays ; eut à lutter contre les Iduméens, les Arabes, les Philistins ; n’écouta pas les conseils d’Élie, et mourut d’une horrible maladie.
JOSAPHAT : roi de Juda, fils d’A sa, régna avec sagesse de 904 à 880 av. J.-C. Il s’unit avec Achab, roi d’Israël, contre le roi de Syrie, malgré le prophète Michée ; il battit les Ammonites et les Moabites ; il protégea la justice et agrandit beaucoup les villes. La Vallée de Josaphat, près de Jérusalem, entre le mont Moriah à l’Ouest, et le mont des Oliviers à l’Est, arrosée par le Cédron, est célèbre par la victoire remportée par ce roi ; mais c’est à tord qu’on a voulu y voir le lieu du jugement dernier ; car les paroles du prophète Joël signifiaient seulement vallée du jugement de Dieu.
JOSEPH : fils de Jacob et de Rachel, vécut de 1745 à 1635 av. J.-C. Son père le préférait à ses autres enfants, dont Joseph excita encore la jalousie en leur racontant des songes, présages de sa future grandeur. Ils voulurent le tuer, le jetèrent d’abord dans une citerne, puis le vendirent à des marchands ismaélites qui, de Galaad, se dirigeaient vers l’Égypte : ils annoncèrent à Jacob qu’une bête féroce avait dévoré son fils. Joseph, esclave de Putiphar, officier de Pharaon, gagna sa confiance et devint intendant de sa maison ; faussement accusé par la femme de Putiphar d’avoir voulu la séduire, il fut jeté en prison. Mais son habileté à interpréter les songes le fit connaître de Pharaon, qui le plaça à la tête de l’Égypte et lui fit épouser la fille d’un prêtre d’Héliopolis ; les sages mesures de Joseph préservèrent l’Égypte de la famine. Jacob fut forcé d’envoyer son fils pour acheter du blé en Égypte. Joseph les obligea à revenir avec leur jeune frère Benjamain, se fit connaître, leur pardonna, et Jacob vint s’établir avec toute sa famille dans la terre de Grddrn. Joseph mourut plein de jours, à cent dix ans. Ses deux fils, Manassé et Ephraïm, donnèrent leurs noms à deux tribus.
JOSEPH (SAINT) : époux de la vierge Marie, de la tribu de Juda et de la race de David, exerçait, à Nazareth, l’état de charpentier ou de menuisier, lorsqu’il fut fiancé à Marie. Un ange lui révéla le mystère de l’Incarnation. Il sauva l’enfant Jésus de la persécution d’Hérode en l’emmenant en Égypte. Il fut témoin de la sagesse merveilleuse du fils d’ Marie, mais il était mort sans doute, lorsque le Christ commenàa sa mission. On le fête le 19 mars, et Gerson a composé un officie en son honneur. Les peintres le représentent avec une verge fleurie dans les mains.
JOSEPH D’ARIMATHIE : du nom de sa patrie, de la tribu d’Ephraïm, juif riche et membre du Sanhédrin, ne voulut pas prendre part au jugement qui condamna Jésus, obtint de Pilate le corps du Juste et l’ensevelit dans un sépulcre de pierre. Il figure dans la légende du saint Graal. C’est lui qui aurait obtenu le vase dans lequel Jésus avait bu et rompu le pain, et y aurait recueilli les gouttes de sang qui sortaient des plaies du Sauveur. C’est cette précieuse relique que recherchaient les chevaliers de la Table Ronde.
JOSÈPHE (FLAVIUS) : historien juif, né à Jérusalem en 37, mort vers 100, descendant par son père d’une famille sacerdotale, par sa mère, des Asmonéens, eut une brillante éducation, entra dans la secte des Pharisiens, fut chargé d’une mission à Rome, sous Néron ; et, après avoir essayé vainement d’empêcher la révolte des Juifs, il accepta les fonctions de chef de la Galilée, eut à lutter contre un rival acharn. Jean de Giscala, se défendit courageusement dans Jotapata et fut pris par Vespasien, 67. Il prédit l’empire à Vespasien, gagna son amitié et celle de Titus, accompagna ce dernier au siège de Jérusalem, puis le suivit à Rome. Devenu citoyen romain, il continua à être bien traité par les Flaviens, dont il avait pris le nom. On a de lui : Histoire de la guerre des Juifs contre les Romains et de la ruine de Jérusalem, en 7 livres, écrits en hébreu puis en grec.
JOSIAS : roi de Juda, successeur d’Amon, à l’âge de huit ans, régna de 639 à 608 av. J.-C., détruisit les idoles et répara le temple. Le grand-prêtre Helcias retrouva alors l’exemplaire original de la loi de Moïse. Josias périt à la bataille de Mageddo, gagnée par Néchao, roi d’Égypte.
JOSUÉ : successeur de Moïse, né en Égypte, de la tribu d’Ephraïm, fut l’un des principaux lieutenants de Moïse depuis la sortie d’Égypte, l’accompagna sur la Sinaï, alla explorer la Palestine avec Caleb, et succéda à Moïse. D’après le livre de la Bible qui porte son nom et qui lui est attribué, il fit passer aux Hébreux le Jourdain à pied sec, s’empara de Jéricho au son des trompettes, conquit le pays de Chanaan, malgré la résistance des habitants ; et, vainqueur du roi des Jébuséens et de quatre autres rois, il commanda au soleil de s’arrêter, à la lune de planer sur la vallée d’Elom, pour achever sa victoire. Il partagea le territoire entre les 12 tribus, assigna 48 villes aux lévites, établit des villes de refuge, et mourut à l’âge de 110 ans, vers 1500 av. J.-C.
JOTAPATA : ville de la tribu de Nephtali (Palestine), dans la Galilée. L’historien Josèphe y fut assiégé et pris par Vespasien, 67.
JOURS : les Celtes et les Gaulois associaient les jours aux planètes et aux arbres. Dimanche (Soleil et bouleau), lundi (Lune et saule), mardi (Mars et houx), mercredi (Mercure et noisetier), jeudi (Jupiter et chêne), vendredi (Vénus et pommier), samedi (Saturne et aulne).
JOVIALIA : fêtes célébrées par les Romains en l’honneur de Jupiter.
JOUR DE L’AN : le premier jour de l’année correspondait au début de la saison d’akhit et de la montée des eaux du Nil. Ce jour-là on fêtait la déesse Sôpdit, l’étoile Sirius. L’usage voulait que le roi reçoive des cadeaux.
JOUVENCE : Juventa, nymphe d’Italie, aimée de Jupiter, qui la métamorphasa en fontaine, à laquelle il donna la vertu de rajeunir ceux qui s’y baignaient. La Fontaine de Jouvence joue un grand rôle dans les romans de l’Orient et du moyen âge. On la plaça dans beaucoup d’endroits ; on crut la découvrir dans le nouveau monde, surtout dans la Floride, où Ponce de Léon alla la chercher au commencement du XVIe siècle.
JOVIEN (FLAVIUS CLAUDIUS) : empereur romain, né à Singidunum, en 331, capitaine des gardes du palais sous Julien, fut proclamé empereur par les soldats, à la mort de ce dernier, 363. Il dirigea la retraite de l’armée et céda honteusement au roi de Perse, Sapor, les 5 provinces transtigritanes. Il révoqua les lois de Julien contre les chrétiens, et en revenant vers Constantinople, mourut à Dadastana en Galatie, 364.
JOVIN : général romain, né à Reims, lieutenant de Julien en Gaule, refusa l’empire à la mort de ce prince, repoussa les Alamans en 366, fut nommé consul et mourut en 379. Il embellit Reims de plusieurs monuments. On lui attribue la fondation de Joigny et de Joinville.
JOVIN : noble gaulois, se proclama empereur à Mayence, 411, fut soutenu par les Burgundes et les Alains, mais fut pris à Valence par Ataulf, roi des Wisigoths, et mis à mort par le préfet Dardanus. Son frère Sébastien, qu’il avait nommé César, eut le même sort.
JOVINIEN : hérésiarque romain, mort en 412, moine à Milan, prêcha contre l’abstinence, la virginité, le libre arbitre ; fut combattu par saint Jérôme et saint Augustin, et condamné en 390 par le pape Sirice et le concile de Milan.
JUBA : roi de Numidie, succéda à son père Iliempsal, vers 50 ans av. J.-C., Il embrassa le parti de Pompée, et vint en 49 au secours d’Utique, où commandait Varus, battit et tua Curion ; mais lorsque César passa en Afrique, Juba fut défait avec Métellus Scipion à la bataille de Thapsus. Il s’enfuit, fut repoussé de Zama par les habitants, et se donna la mort avec Pétreius, 46.
JUBA : son fils, né vers 52 av. J.-C., orna le triomphe de César à Rome, mais fut traité avec douceur et reçu une excellente éducation. Après Actium, Auguste lui fit épouser Cléopâtre, fille d’Antoine et de Cléopâtre, et lui rendit la Numidie ; plus tard, 30, il lui donna en échange la Mauritanie Césarienne, avec plusieurs tribus de Gélutie. Il gouverna longtemps avec sagesse, jusqu’à sa mort, en l’an 19 ap. J.-C. Il avait embelli la ville d’Iol et lui avait donné le nom de Césarée (aujourd’hui Cherchell) ; il n’avait cessé de cultiver les lettres avec succès ; il avait écrit en grec une Archéologie romaine, des histoires de Lybie, d’Assyrie, d’Arabie ; Pline, Elien, Plutarque, Philostrate, lui ont fait de nombreux emprunts. Les fragments de ses ouvrages ont été recueillis par Charles Müller, Fragmenta Histor Græcorum, tome III.
JUBILÉ : chez les Juifs, on nommait année jubilaire celle qui revenait au bout de 7 fois 7 années, c’est-à-dire au bout de 50 ans. Le travail cessait alors, la terre restait sans culture, les dettes étaient abolies, les esclaves et les captifs étaient remis en liberté, les terres aliénées retournaient à leurs anciens possesseurs ou à leurs héritiers. Il n’est pas bien sûr que cette institution n’ait jamais été en vigueur. En tout cas, elle n’a pas subsisté après la captivité de Babylone. Chez les chrétiens le jubilé est un temps de joie spirituelle, pendant lequel le pape accorde des indulgences plénières à ceux qui ont accompli certaines œuvres. Boniface VIII établit ces fêtes en 1500 ; elles devaient d’abord se renouveler tous les 100 ans ; Clément VI, 1343,en fixa le retour tous les 50 ans, Grégoire XI tous les 33 ans, Paul II tous les 25 ans. Sixte IV, en 1473, donna à ces fêtes le nom de jubilé. En outre, les papes accordent un jubilé extraordinaire à l’époque de leur exaltation, et ils peuvent en prescrire d’autres dans des circonstances extraordinaires.
JUDA : fils de Jacob et de Lia, empêcha ses frères de tuer Joseph, s’offrit, plus tard, à rester captif, en Égypte, à la place de Benjamin, et fut béni par son père mourant, qui sembla présager les grandes destinées de sarace. Il donna son nom à l’une des 12 tribus, et fut l’ancêtre de la famille royale de David.
JUDA : l’une des 12 tribus de la Palestine, avait pour bornes : la tribu de Benjamin au Nord ; celle de Siméon à l’Ouest ; la mer Morte à l’Est ; l’Idumée au Sud. Son territoire fut formé du pays des Jébuseens et des Héthéens. La population était considérable. Les principales villes étaient : Bethléem, Engaddi, Eglon, Hébron, Séboïm, etc. Elle donna son nom au royaume de Juda.
JUDA (royaume de) : l’un des deux Etats juifs formés apèrs le schisme de Jéroboam, en 962 av. J.-C. Il ne comprenait que les tribus de Juda et de Benjamin, avec Jérusalem pour capitale. Moins étendu que le royaume d’Israël, il avait une population plus dense, et il était protégé par lui contre les attaques venant de l’Assyrie. Enfin il fut moins troublé par les dissensions religieuses et politiques. Mais ces deux royaumes rivaux s’affaiblirent par leurs luttes continuelles. Le royame de Juda, menacé par les rois d’Égypte et de Babylone, finit par succomber sous les coups de Nabuchodonosor, qui commença la captivité en 606, et détruisit Jérusalem en 587.
Rois de Juda :
Roboam………………………. 976
Abiam………………………… 952
Asa..…………………………... 956
Josaphat……………………….. 915
Joram………………………….. 891
Ochosias………………………. 884
Athalie………………………… 883
Joas…………………………… 877
Amasias…………………...…... 837
Osias…………………………... 808
Joathan………………………… 756
Achaz………………………….. 737
Ezéchias……………………….. 726
Manassé……………...………... 697
Amon………………………….. 642
Josias……………..…………… 640
Joachaz……………………….. 609
Joachim ou Eliakim…………... 608
Joachim ou Jéchonias………… 598
Sédécias………………………. 597-587
JUDA HAKKADOSCH ou JUDA LE SAINT : rabbin de la tribu de Benjamin, 120-194, fondateur de l’école Tibériade, est l’auteur de la Mischna, collection de décisions, d’interprétations, de discussions des docteurs juifs. Le texte, imprimé d’abord en 1631, à Amsterdam, a été souvent réédité.
JUDA ISCARIOTTE : ainsi nommé parce qu’il était de la tribu d’Issachar, l’un des apôtres, chargé de la bourse commune, livra son maître aux prêtres pour 30 pièces d’argent. Il le fit connaître par le baiser qu’il lui donna au milieu de la foule. Déchiré de remords, il reporta l’argent, qu’on ne voulut pas le reprendre, le jeta dans le Temple et se pendit. Cet argent servit à acheter le champ d’un potier pmour la sépulture des étrangers. On appela ce champ Hakel Damah, Haceldama, le champ du sang.
JUDALICUS : l’un des principaux chefs italiotes pendant la guerre sociale. Né à Asculum. Courageux, il se montra aussi cruel envers les Romains. Assiégé dans Asculum, il donna un grand festin à ses amis, puis s’empoisonna surle bûcher qu’il avait fait élever.
JUDÉE : on désigne souvent toute la Palestine. Mais la Judée était, à proprement parler, l’une des 4 provinces du pays, après le retour de la captivité. Elle comprenait les tribus de Juda, Benjamin, Siméon et Dan, avec le pays des Philistin et l’Idumée. Elle appartint à Hérode, et, augmentée de la Samarie, à son fils, Archélaüs. Réunie à l’empire Romain, en l’en 6, elle fut gouvernée par des procurateurs, comme Ponce Pilate, sous l’autorité du gouvernement Syrie. Elle fit partie du royaume d’Hérode-Agrippa Ier, et fut définitivement réunie à l’Empire en 44. Sous Constantin, elle forma avec la Samarie la province de Palestine 1er.
JUDITH : héroïne juive, de la tribu de Siméon, veuve de Manassé, habitait Béthulie, lorsqu’Holopherne, général de Nabuchodonosor, roi des Assyriens, vint l’assiéger. La ville allait succombait ; Judith se dévoua ; elle vint trouver Holopherne, le gagna par ses promesses, le séduisit par sa beauté ; et, profitant de son sommeil pendant l’ivresse, elle lui coupa la tête qu’elle emporta à Béthulie. Les Assyriens, surpris et démoralisés, furent vaincus. On ne sait à quelle époque précise placer cette aventure célèbre. Le livre de Judith, qui la raconte, est d’un auteur inconnu, et a été probablement écrit d’abord en chaldéen. Il fait partie des livres canoniques, les protestants le regardent comme apocryphe.
JUGARIUS : esclave chargé de l’entretien et de la conduite des bœufs de labour.
JUGES : chefs des Hébreux, qui suscités par Dieu, se mettaient à la tête du peuple, pour le délivrer de la servitude. Ils réunissaient les différents pouvoirs et exerçaient une véritable dictature, mal déterminée. Leur histoire est contenue dans le 7eme livre de la Bible, le Livre des Juges, peut être écrit par Samuel, et dans le 1er Livre des Rois. Les dates sont contestées.
Othoniel………………. 1554-1514 av. J.-C.
Ahod………………….. 1496-1416
Débora………………… 1396-1356
Gédéon………………... 1349-1309
Alémélech…………….. 1309-1306
Thola………………….. 1306-1283
Jaïr……………………. 1283-1261
Jephté…………………. 1243-1237
Abésan………………… 1237-1230
Ahialon……………….. 1230-1220
Abdon………………… 1220-1212
Samson……………….. 1172-1152
Héli…………………… 1152-1112
Samuel………………... 1092-1080
JUGEMENT DES MORTS : les morts étaient jugés dans l’au-delà. L’enseignement pour Mérikarê établissait les règles d’un jugement purement éthique. Aucun acte humain ne pouvait être caché aux dieux. Dans le Livre des morts, le jugement est codifié. Il était enseigné aux initiés. La plupart des mortels savaient qu’il s’agissait de la pesée sur une balance de l’âme, qui devait être égale au poids d’une plume. On connaissait aussi les trois protagonistes divins : Osiris, Anubis et Thot. Nul n’ignorait qu’il était possible de sauver son âme par des moyens magiques afin d’échapper à la sagacité de ces juges.
JUGERUM : jugère ; mesure agraire correspondant à 25 ares environ.
JUGUM : joug ou balancier qui servait à porter les fardeaux comme le font encore les Asiatiques de nos jours.
JUGURTHA : roi de Numidie, petit-fils de Massinissa, fils de Manastabal et d’une concubine, était né vers 154 av. J.-C. Son oncle Micipsa l’éleva avec soin. Jugustha fut bientôt le plus brave des Numides, le plus infatigable cavalier de l’Afrique, Micipsa l’envoya au siège de Numance pour combattre avec les Romains. Il y montra son courage et revint plus glorieux et plus populaire en Numidie. Micipsa, qui le craignait pour ses fils, voulut le gagner par ses bienfaits. Il l’adopta, et partagea son royaume entre Jugurtha, Hiempsal et Adherbal, 119. Le prince ambitieux voulait régner seul. Hiempsal fut égorgé en 118, à Thirmida. Le faible Adherbal implora l’appui des Romains. Jugurtha acheta les commissaires du Sénat, qui lui adjugèrent la plus riche partie du royaume de Micipsa. La guerre recommença bientôt, et Adherbal, vaincu, pris dans Cirtha, fut à son tour égorgé, 112. Cité à Rome, Jugurtha osa comparaître, mais lorsque la tribu Memmius l’interrogea, un autre tribun, Bœbius, qu’il avait corrompu, lui défentit de parler. Jugurtha fit même assassiner son cousin Massiva, et, chassé de Rome, s’écria : « Ville vénale ! il ne te manque qu’un acheteur. » On lui déclara la guerre. Les premiers généraux envoyés contre lui, Calpurnius, Scaurus, Albinus, Aulus, furent incapables ou se vendirent.Mais Métellus fut incorruptible et pressa vivement le roi numide, 110-108. Après lui, Marius remporta des avantages décisifs. Jugurtha se réfugia chez son beau-père, Bocchus, roi de Mauritanie, qui, après quelques hésitations, lelivra enchaîné à Sylla, questeur de Marius, 106. Après avoir orné le triomphe du vainqueur, 104, Jugurtha privé de raison, fut brutalement jeté dans un cachot humide, où il lutta cinq jours contre la faim. L’histoire de Salluste a surtout contribué à le rendre célèbre.
JUIF ERRAN (LE) : personnage célèbre des légendes populaires. C’était, disent-elles, un juif, cordonnier de son état, nommé Ahasvérus, peut-être portier de Pilate, qui repoussa brutalement Jésus-Christ, lorsque, portant sa croix, il voulut se reposer le long du mur de sa maison. Le Seigneur le condamna à errer continuellement sur la terre jusqu’au jour où il reviendrait pour juger les hommes. C’est évidemment un symbole des destinées errantes du peuple juif. Cette légende a probablement une origine orientale et musulmane ; les croisés l’auront rapportée et répandue en Europe.
JUIFS : peuple d’origine sémitique. D’abord appelés Hébreux, puis Israélites (d’un surnom de Jacob), ils reçurent le nom de Juifs (Judæi) à l’époque de la captivité de Babylone, parce que le royaume de Juda perdit le dernier son indépendance. Dès le début du VIe siècle avant notre ère, une garnison de mercenaires juifs eut la garde de l’île Éléphantine en Haute-Égypte. Ces soldats accompagnèrent le roi Psammétique II (594-589) dans sa campagne contre le roi d’Éthiopie. Toutefois les premières colonies juives attestées en Égypte datent de l’invasion de la Palestine et de la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor en 587 av. J.-C. Sept cents ans plus tôt, lors de l’Exode, ils ne s’appelaient pas encore « Juifs » (voir EXODE), contrairement aux nouveaux migrants qui trouvèrent refuge à l’est du delta dans la ville de Takhpankhès (Daphné) tenue par des soldats grecs. Plus tard, sous les Ptolémées, la comunauté juive prospéra à Alexandrie dans l’un des cinq quartiers de la ville. La semi-citoyenneté égyptienne leur sera accordée par Ptolémée VI Philométor (181-145). Comme les Grecs, les Juifs eurent un ethnarque à leur tête.
Les grands périodes de l’histoire de la nationalité juive :
- De la vocation d’Abraham à la sortie d’Égypte
- De la sortie d’Égypte à l’établissement de la royauté ; 1545-1080
- De l’établissement de la royauté au schisme ; 1080-976
- Depuis le schisme jusqu’à la captivité de Babylone ; 976-606
- Depuis la captivité jusqu’à la ruine de Jérusalem, sous Adrien ; 606 av. J.-C. – 133 ap. J.-C.
JUILLET : mois consacré à Jupiter. Il était représenté par un hommenu aux cheveux liés de tiges d’épis.
JUIN : mois consacré à Mercure. Il était représenté par un homme nu montrant du doigt une horloge solaire et portant la torche ardente, symbole des chaleurs de la saison. Derrière lui, une faucille indiquait la proximité de la moisson.
JULES (SAINT) : soldat romain, qui subit le martyre en 302. On le fête le 27 mai.
JULES Ier (SAINT) : pape, né à Rome, successeur de saint Marc, 337, soutint 337, soutint saint Athanase contre les Ariens, le rétablit sur le siège d’Alexandrie, et convoqua, en 347, le concile de Sardique, qui confirma le concile de Nicée. On le fête le 12 avril.
JULIA ou IULIA (GENS) : famille illustre de Jules César, qui disait descendre de Iule, fils d’Énée.
JULIA : fille de Jules César et de Cornelia. Née en 82 av. J.-C. Elle épousa Pompée (60). Elle mourut en 55. Ses restes furent placés au Champ de Mars.
JULIA : fille d’Auguste et de Scribonia. Née en 39 av. J.-C., elle épousa Marcellus en 25, puis Agrippa et enfin Tibère (11) qui la quitta en 6. Dévoyée, elle fut exilée par Auguste dans l’île de Pandataria. Au bout de cinq ans, elle obtint la permission de vivre à Rhegium (Reggio). En 14 ap. J.-C., Tibère la fit mourir de faim.
JULIA : fille de la précédente. Née en 18 av. J.-C. Elle épousa Aemilius Paullus, imita le mauvais exemple de sa mère et, reconnue coupable d’adultère, fut reléguée par Auguste dans l’île de Trémère en 9 ap. J.-C. Elle y mourut en 28.
JULIA DOMNA (PIA FELIX AUGUSTA) : fille de Bassianus, prêtre du soleil à Émèse, en Syrie. Née en 170, elle épouse Septime Sévère, général de Marc Aurèle, encouragea son ambition et monta avec lui sur le trône (193). Protectrice des rhéteurs et des philosophes, elle contribua à la propagation des idées empruntées au mysticisme oriental. Ses débauches furent publiques. Elle eut deux fils : Caracalla et Geta. Après la mort de l’empereur, elle vit Geta assassiné dans ses bras par son propre frère (212). Toute-puissante sous le règne de Caracalla, elle se laissa mourir de faim quand Macrin fut victorieux (217).
JULIANUS (MARCUS AURELIUS) : gouverneur de Vénétie. Proclamé empereur à la mort de Numérien, il fut battu et tué par Carin près de Vérone en 284.
JULIE (SAINTE) : vierge et martyre, née à Carthage, vendue comme esclave par le vandale Genséric, fut emmené en Syrie, puis en Corse, où elle mourut vers 349. On l’honore le 22 mai.
JULIEN (FLAVIUS CLAUDIUS JULIANUS) dit L’APOSTAT : neveu de Constantin le Grand. Né à Constantinople en 331. À la mort de Constantin, il échappa aux massacres avec son frère Gallus (337). Il fut placé auprès de l’évêque arien Eusèbe. En 345, Constance II envoya les deux frères en résidence forcée dans la forteresse de Marcellum en Cappadoce. Quand Gallus fut nommé César (351), Julien fréquenta à Pergame l’école du vieil Edesius où il put se nourrir de mysticisme néo-platonicien. Appelé à Milan par Constance après la décapitation de son frère Gallus, il devint César et se maria avec Hélène, la sœur de l’empereur. Nommé gouverneur des Gaules (355), il repoussa les Alamans vers le Rhin et remporta une grande victoire à Argentoratum (Strasbourg). En 360, les soldats le proclamèrent empereur à Lutèce. Après la mort de Constance (361), il régna seul et sagement, œuvrant pour le rétablissement de polythéisme. Il retira aux chrétiens leurs privilèges, dépouilla les églises et restaura les anciens temples. Il venait d’ordonner la reconstruction du temple de Jérusalem lorsqu’il partit d’Antioche pour lancer une grande expédition militaire contre les Perses. Il soumit la Mésopotamie mais fut blessé mortellement. Il nous a laissé des ouvres remarquables : Panégyriques de Constance et d’Eusébie, des traités théologiques et moraux, Les Césars, etc.
JULIEN (SAINT) : premier évêque du Mans, mort vers 286. On l’honore le 27 janvier. Martyr, né à Vienne (Dauphiné), supplicié près de Brioude, pendant la persécution de Dioclétien. On l’honore le 28 août. Son corps, retrouvé par saint Germain d’Auxerre, et transporté à Brioude, fit, dit-on, beaucoup de miracles. On l’honorait à Paris, où une église et une rue portaient le nom de Saint-Julien-le-Vieux ou le-Pauvre. Un autre saint Julien, dont saint Ephrem a écrit la vie, né en Occident, se rendit célèbre par ses austérités près d’Edesse, où il mourut en 370. On l’honore le 9 juin.
JULIENS : prêtres romains qui formaient l’un des trois collèges des luperci (luperques) pour les lupercales.
JUMEAUX : Macha, la Grande Déesse des origines, accoucha des premiers jumeaux.
JUNON : voir HÉRA.
JUNONIUS : surnom de Janus sous lequel le dieu introduisit le culte de Junon.
JUNONS (JUNONES) : génies des femmes chez les Romains. Ils avaient l’apparence de jeunes filles aux ailes de chauves-souris.
JUPITER : selon Cicéron, il existait trois jupiter. Le premier, né de l’Éther, le second, fils d’Uranus, et le troisième, né en Crète, fils de Saturne. Le jupiter romain (Capitolinus, Optimus, Maximus) était un être mixte provenant de la fusion du dieu étrusque de la foudre, Tinia, avec le Zeus hellénique. Le culte de Jupiter Ammon fut transporté à Rome alors que les doctrines éguptiennes commençaient à se répandre en Italie. L’aigle, le chêne et les cimes des montagnes lui étaient consacrés. Ses attributs étaient l’aigle, le sceptre, la foudre, la patère, la victoire et la corne d’abondance.
JUSTICE : la justice dépendait presque essentiellement du chef de clan, du vergobret ou du roi et des druides qui édictaient les lois (géis). Celtes et Gaulois appliquaient la peine de mort pour les crimes les plus graves.
JUSTICE : déesse romaine ayant l’aspect d’une jeune vierge à l’air sévère. Elle tenait d’une main la corne d’abondance et de l’autre une balance. Auguste lui dédia un temple.
JUSTICE : le grand juge de l’Égypte était le pharaon. Il lui appartenait de faire respecter l’ordre dans le Double-Pays par la justice. En la matière, il déléguait le pouvoir judiciaire au vizir. Ce « premier ministre » rendait le droit en appel et contrôlait les fonctionnaires de la justice : conseillers de la juridiction des temples, magistrats des grandes cours de la Résidence royale, préposés aux querelles locales, greffiers, hérauts du ministère public et policiers enquêteurs chargés de la « question » en matière criminelle. Les procès étaient longs, le droit complexe, les appels nombreux, les affaires presque essentiellement d’ordre fiscal. Ce pouvoir judiciaire n’était pas tendre avec les femmes adultères, les rebelles et les profanateurs de sépultures qui risquaient la condamnation à mort ou la déportation après ablation du nez et des oreilles. Des camps de travail (carrières, creusement de canaux, mines) furent créés pour les voleurs, les prévaricateurs et les assassins. Pour les délits mineurs, les Égyptiens ne connaissaient qu’une peine corporelle : la bastonnade.
JUSTIN (SAINT) : docteur de l’Église et martyr, né à Flavia Neapolis (anciennne Sichem), en Palestine, au commencement du IIème siècle, était d’abord païen et commença par cultiver la phisolophie platonicienne, puis se fit chrétien, vers l’âge de 30 ans, sans cesser d’aimer la philosophie et de la pratiquer publiquement. Il se voua dès lors à la propagation et à la défense du christianisme. On ne sait s’il fut prêtre, mais sous le manteau de philosophe, il parcourut l’Empire pour répandre l’Évangile. Il écrivit sa première apologie, adressée à l’empereur Antonien le Pieux, et il y défendit la vérité chrétienne avec une note indépendance, en montrant surtout sa parenté avec ce que la philosophie a produit de plus escellent. Il pensait que le Verbe ou la Raison s’était révélé aux sages du paganisme, avant son incarnation ; « ceux qui ont vécu conformément à la raison sont chrétiens », écrivait-il. Dans son Dialogue avec le juif Tryphon, il exposa une nouvelle défense de la doctrine chrétienne. Lorsque les persécutions recommencèrent après la mort d’Antonin, saint Justin, de retour à Rome, adressa une nouvelle apologie au sénat. Cette fois il retournait avec éloquence contre les païens les accusations dont les chrétiens étaient les victimes. Cette colère généreuse lui coàûta la vie ; dénoncé par le philosophe cynique Crescentius, il fut mis à mort vers 168. Son style ne manque pas de clarté, mais il a peu d’élégance. Les autres traités, qu’on a imprimés sous son nom, paraisent apocryphes ; plusieurs des ouvrages qu’il avait écrits sont perdus. La première édition grecque de saint Justin a été publiée par Robert Estienne, 1551. On cite les éditions grecques-latines de F. Sylburg, Heidelberg, 1593 ; de Dom Maran, Paris, 1742 ; de Ch. Thjéodore Otto, Iéna, 1847-50, 5 volumes in-8°. Ses Œuvres ont été traduites en français pâr les abbés Chanut et Courcy.
JUSTIN Ier : empereur d’Orient, né à Tauresium (Dardanie), vers 450, d’abord berger, entra dans les gardes de l’empereur Léon et en devint le chef. À la mort d’Anasthase, 518, il employa l’argent du ministre Amantius pour se faire proclamer empereur. Il ne savait ni lire ni écrire, mais il confia l’administration au sage ministre Proclus. Il persécuta les Eutychéens, et adopta son neveu, Justinien, en 520. Il refusa d’adopter Chosroès, fils chéri de Cabadès ; ce fut l’occasion d’une longue guerre avec les Perses. Sous son règne, il y eut deux terribles tremblements de terre, en 525 et en 526.
JUSTINE (FLAVIA JUSTINA AUGUSTA) : impératrice romaine. Elle épouse le tyran Magnence, puis l’empereur Valentinien Ier (368). Elle fit proclamer Valentinien II avant de s’enfuir à l’arrivée de l’usurpateur Maxime. Elle mourut à Thessalonique en 388.
JUSTINIEN Ier (FLAVIUS ANICIUS JUSTINIANUS MAGNUS) : empereur d’Orient, né à Tauresium (Mésie), en 483, régna de 527 à 565. Fils d’un simple cultivateur, il fut élevé et adopté par son oncle, Justin Ier. Il fit périr le chef goth Vitalien, fut nommé maître des milices, consul, et s’efforça de gagner le peuple par ses prodigalités. Empereur, Justinien se rendit célèbre par ses guerres, son gouvernement ses lois. C’est un des plus marquants parmi les souverains de Constantinople. Il voulut rendre à l’Empire les pays que les barbares lui avaient enlevés en Occident ; de là des guerres qui ne furent pas sans gloire. Bélisaire, à la tête d’une belle expédition, s’empara du nord de l’Afrique sur le roi des Vandales, Gélimier, 532-534. Les Ostrogoths d’Italie furent ensuite attaqués et résistèrent plus longtemps, 534-553. Mais, malgré le courage de Vitigès et de Totila, ils furent vaincus par Bélisaire et par Narsès qui forma l’exarchat d’Italie. Le patrice Libérius enleva aux Wisigoths d’Espagne une partie du rivage oriental et de la Bétique 551. Mais Justinien eut dans le même temps des guerres plus difficiles à soutenir contre les Perses et les barbares du Danube. Après une première lutte, de 528 à 531, Justinien paya un véritable tribut au roi Chosroès. Sa seconde lutte, de 540 à 562, fut mêlée de succès et de revers ; par le traité de paix, Justinien paya un tribut de 30.000 pièces d’or, mais obtint la sûreté des provinces orientales, la possession de Colchide et de la Lazique, et la protection des chrétiens établis en Perse. Il chercha à contenir les uns par les autres les Barbares situés au nord du Danube, prépara la ruine des Gépides par les Lombards, soutint les Avares contre les Bulgares, et parvint, mais non sans peine et grâce à Bélisaire, à repousser les Bulgares de Zaberkhan, qui étaient arrivés jusqu’à Constantinople, en 559. Il y a également dans son administration un mélange de bien et de mal. Il se montra habile, actif, intelligent, mais se laissa gouverner par l’impératrice Théodora, ancienne danseuse, qui montra de la fermeté sur le trône. Il entretint les querelles des Bleus et des Verts, et fut sur le point d’être détrôné dans la fameuse sédition de 532, connue sous le nom de Nika. Orthodoxe sévère, il fut persécuteur et ferma l’école philosophique d’Athènes. Il mit fin à la série des consuls, mais donna le pouvoir à des ministres impopulaires comme Jean de Cappadoce et Tribonien. Il éleva de nombreuses fortifications sur les bords du Danube et de l’Euphrate, releva la muraille d’Anastase qui protégeait Constantinople, mais ne sut pas rendre leurs vertus guerrières aux populations de l’Empire. Il éleva dans beaucoup de villes un grand nombre de monuments, églises, hôpitaux, aqueducs, ponts. Parmi les 25 églises dont il orna Constantinople, on admire surtout Sainte-Sophie. Mais il multiplia les impôts et excita partout le mécontentement. Il favorisa le commerce et l’industrie nouvelle de la soie ; deux moines nestoriens rapportèrent alors de la Chine des œufs de vers à soie. Il est encore célèbre par sa législation ; sous sa direction le questeur Tribonien et des jurisconsultes savants travaillèrent à cette œuvre, qui comprend :
1° le Code, recueil des constitutions des empereurs romains ;
2° le Digeste ou les Pandectes, vaste compilation des lois anciennes et des ouvrages des grands jurisconsultes ;
3° les Institudes, ouvrage élementaire pour l’enseignement du droit ;
4° les Novelles, ou lois faites par Justinien pour améliorer et compléter la législation romaine.
Le Corpus juris civilis nous a conservé en grande partie les monuments remarquables de la législation de Rome ; mais on a reproché aux œuvres de Justinien le défaut de méthode, les lacunes volontaires, les falsifications des anciens textes, les contradictions, l’esprit enfin de cette législation, sacrifiant souvent le droit, l’équité, à la toute-puissance de l’empereur. En Occident, ces lois de Justinien ont eu une immense influence ; admirées, comme étant la raison écrite, à partir du XIIe siècle, commentées par une foule de glosateurs, soutenues, appliquées par les légistes, elles batirent en brèche les coutumes féodales, et ont beaucoup contribué au développement de la puissance des rois. La Vie de Justinien a été écrite par les historiens grecs Procope et Agathias, de nos jours par Isambert.
JUSTINOPOLIS : ancienne ville de l’Istrie, fondée par Justinien Ier, sur l’emplacement d’Ægida, en l’honneur de son oncle Justin. Aujourd’hui Capo d’Istria.
JUTES : peuple germanique de la famille des Goths, qui a fait donner à la Chersonèse Cimbrique le nom de Jutland.
JUTURNE (JUTURNA) : nymphe romaine aimée de Jupiter. Ce dernier lui donna l’immortalité et la charge de présider aux fleuves et aux fontaines. Virgile la disait fille de Daunus et sœur de Turnus, roi des Rutules. Junon lui demanda du secours pour Turnus, mais une Furie envoyée par Jupiter effraya le frère et la sœur. Tremblant de peur, Juturne se couvrit la tête d’un voile bleu et plongea dans le Numicus où elle fut métamorphosée en une source. Cette eau de source servait dans les sacrifices en l’honneur de Vesta. Juturne était invoquée lors des sécheresses et honorée aux juturnalies. Caius Lutatius Catulus lui éleva un temple sour le Champ de Mars vers 240 av. J.-C.
JUVÉNAL (DECIMUS JUNIUS JUVENALIS) : auteur satirique latin. Né à Aquinum (Apulie) en 42 ap. J.-C., mort en 122. D’origine pauvre, il fut l’ennemi des Grecs corrompus. On lui doit seize satires.
JUVENTA : déesse de la jeunesse chez les Romains.
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