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LABAN : patriarche de la Bible, fils du Syrien Bathuel, de la famille d’Abraham, vivait en Mésopotamie. Isaac épousa sa sœur Rébecca. Jacob se réfugia auprès de lui, se mit à son service, et épousa ses filles, Lia et Rachel. Laban voulut empêcher Jacob de le quitter, le poursuivit, mais se réconcilia avec lui dans le lieu qu’ils appelèrent Galaad (le lieu élevé du témoin).
LABARUM : étendard impérial porté devant les empereurs romains depuis le règne de Constantin le Grand. Il se composait d’une pièce carrée de soie suspendue à une barre perpendiculaire à la hampe. Décorée d’or, cette soie était brodée d’une couronne, d’une croix et du monogramme du Christ.
LABIENUS (TITUS) : né en 98 avant notre ère, il fut l’un des généraux de César pendant la guerre des Gaules. En 54, il battit le Trévire Indutiomare, puis le chef des Parisien Camulogène en 52. Après le départ de César, il commanda l’armée romaine en Gaule. En 50, il administra la Gaule Cisalpine. Quand la guerre civile éclata, il rejoignit Pompée. Devenu ennemi de César, il participa aux batailles de Dyrrachium, de Pharsale, de Thapsus avant de périr à celle de Munda en 45.
LABIENUS (QUINTUS) : général romain. Fils du précédent. Il combattit avec Brutus et Cassius après le meurtre de César. Il était parti demander du secours à Orodès, roi des Parthes lorsqu’il apprit la défaite de Philippes (42). Orodès suivit ses conseils et attaqua les possessions romaines orientales. Labienus et Pacorus pénétrèrent en Syrie, furent obligés de battre en retraite sous la pression des légions de Ventidius. Rattrapé dans sa fuite, Labienus fut mis à mort en 38 av. J.-C.
LABRAID : dieu celte surnommé le Parleur. Il vivait dans l’Autre Monde.
LABRAID : ancêtre des rois de Tara. Il fonda la province du Leinster.
LABRANDOS : prince carien qui ,avec son frère Atabyre, accueillit Zeus dans son palais et lui éleva un temple.
LABRUM :
1. Bassin circulaire sur pied dans lequel les baigneurs puisaient de l’eau pour s’asperger le corps.
2. Grand vase qui contenait l’huile d’olive.
3. Vasque d’eau consacrée placée à l’entrée d’un temple. Elle avait les mêmes fonctions quele bénitier.
LABYRINTHE : temple funéraire d’Amménémès III (1842-1797) dans lequel il était facile de se perdre car il était composé de deux étages de mille cinq cents pièces chacun entourant douze cours couvertes.
LABYRINTHE : motif décoratif celte, le labyrinthe symbolisait le parcours de l’initiation druidique.
LAC : les lacs et les étangs sacrés contenaient de grandes quantités de richesses jetées rituellement par les Celtes et les Gaulois tout au long des siècles qui précédèrent la conquête romaine. Ces lacs et ces étangs furent vendus au profit du trésor public romain à des particuliers qui prélevaient un pourcentage sur toutes les trouvailles.
LAC SACRÉ : tous les temples possédaient un lac sacré. L’eau qui jaillissait du fond de la terre venait de Noun, l’océan primordial. Les lacs représentaient cet océan d’où surgissait la création. Ils étaient conçus comme de vastes piscines, flanquées d’escaliers, dans lesquelles les prêtres se purifiaient, à l’aurore.
LACÉDÉMON : fils de Zeus et de Taygète. Époux de Sparté dont il eut Amyclas, Eurydice et Asiné. Il fut le premier à élever un temple aux Grâces, entre Sparte et Amyclées.
LACERNA : manteau d’origine gauloise ; s’ouvrant et se fermant par-devant, il pouvait être porté sur la toge.
LACÉTAN : Lacetani, tribu de l’ancienne Espagne, entre le Sicoris et la côte de la Méditerranée, au Nord de l’Ebre, entre les Vascons à l’Ouest, les Cérétans à l’Est ; capitale, Iacca, aujourd’hui Jaca. Sous la domination romaine, ils étaient compris dans la Tarraconaise.
LACHÉSIS : Parque qui tenait la quenouille et plaçait le lin sur le fuseau.
LACINIENNE (LACINIA) : surnom de Junon, honorée au cap Lacinium (cap Colonna) où elle avait un temple magnifique. Un consul, qui en avait fait enlever les tuiles de marbre pour recouvrir le temple de la Fortune à Rome, fut frappé de mort subite. Le sénat fit aussitôt rendre les tuiles. Annibal, lui, eut la vision de la déesse qui lui apparut. Elle le menaça de le rendre aveugle s’il s’emparait de la colonne d’or placée dans le temple. Il n’osa pas commettre ce sacrilège. On prétendait également que les noms inscrits sur les tables de marbre de ce temple s’effaçaient lorsque ceux qui portaient ces noms approchaient de leur dernière heure.
LACINIOS : brigand qui ravageait les côtes de la Grande-Grèce. Il voulut enlever les bœufs d’Héraclès. Le héros le tua et éleva un temple en l’honneur d’Héra Lacinienne.
LACONICUM : extrémité demi-circulaire d’une chambre thermale dans les bains. Le labrum placé au centre, contenait l’eau quele baigneur utilisait pour son corps avant de le nettoyer avec le strigile pour enlever la transpiration.
LACONIE : Laconia, contrée de l’ancienne Grèce, au Sud-Est du Péloponnèse, bornée au Nord par l’Argolide et l’Arcadie, à l’Ouest par la Messénie, au Sud par le golfe de Laconie, à l’Est par le golfe d’Argolide. Capitale, Sparte. Sol tourmenté traversé du Nord au Sud par les chaînes de Taygète et du Parnon aboutissant aux caps Ténare et Malée et entre lesquels coulait l’Eurotas. La Laconie comprenait : le Canton de la Ville, où étaient Sparte et les 9.000 lots de terrain sur lequels s’étaient établis les Spartiates ; le Nome d’Amyclées à l’Ouest ; l’Egialée ou le Rivage sur la côte de la mer Égée ; et le pays des Périèques, au Sud. La Laconie, habitée d’abord par des Pélasges-Léléges, fut ensuite soumise par les Hellènes. La tribu des Achéens, qui l’occupa la première, fut remplacée par les Doriens, venus sous la conduite des Héraclides au XIIe siècle av. J.-C. Les Doriens réduisirent les Laconiens à l’état des sujets, et les habitants d’une portion du pays qui leur avait résisté 3 siècles à celui des serfs ou Hilotes. Sparte, la cité Dorienne, resta dès lors maîtresse du pays qui eut, jusqu’à la fin de la domination romaine, la même fortune que sa capitale. Ville Sparte.
LACONIENS : ou Périèques, nom de tous les habitants de la Laconie qui n’étaient ni Spartiates, ni Hilotes. C’étaient les Achéens qui n’avaient pas émigré lors de la conquête Dorienne et les étrangers venus à la suite des conquérants ou appelés par eux à peupler le pays. Ils avaient reçu les 30.000 lots de terre placés en dehors du canton de Sparte, et cultivaient leurs terres en qualité de colons libres ou fermiers d’État, moyennant une redevance en nature. Ils ne jouissaient pas des droits politiques réservés aux Égaux ; aussi, enrichis par le commerce et l’industrie, enhardis par l’habitude des armes qui leur était commune avec les Spartiates, accrus par beaucoup de Spartiates rejetés de la classe des Égaux et devenus Inférieurs ou Néodamodes, ils se révoltèrent plusieurs fois, et firent courir de grands dangers à l’aristocratie qui les opprimait.
LACRYMATOIRE : les modernes ont donné ce nom à de petits vases, en verre ou en terre, à long col, qu’on a retrouvés dans les urnes cinéraires des gallos-romains surtout. Ils servaient, non comme on l’a cru longtemps, à recueillir les larmes des parents, mais à renfermer des parfums pour mieux conserver les cendres des morts.
LACTANCE (LUCIUS CAECILIUS FIRMIANUS LACTANTIUS) : orateur et apologiste chrétien. Il mourut à Trèves en 326. Rhéteur réputé, il fut nommé professeur d’éloquence à Nicomédie (290). Chargé de l’éducation du fils de Constantin Crispus, il le suivit en Gaule. Il a écrit L’Ouvrage de Dieux, La Mort des persécuteurs, les sept livres des Institutions divines, etc.
LACTANS ou LACTURNUS : dieu romain de la conservation des blés.
LACTURCIA ou LACTURCINA : déesse qui avait les mêmes fonctions que Lactans.
LACUS : partie d’un bâtiment dans lequel on faisit le vin ou l’huile en pressant les fruits.
LACUSCULUS : caisson dans lequel on gardait les olives jusqu’au moment de les mettre sous le pressoir.
LADANUM : arbuste poussant sur lesbords de la Méditerranée. On frappait ses feuilles avec des lanières de cuir pour que s’écoule une matière visqueuse qui, transformée en gomme, servait en médecine.
LADON : fleuve d’Arcadie. Fils d’Océan et de Téthys. Il eut deux filles de Stymphalis ou de Méthone : Daphné et Syrinx.
LADON : dragon à cent têtes. Fils de Typhon et d’Échidna ou de Phorcys et de Céto. Héra l’avait chargé de garder les pommes d’or des Hespérides. Héraclès le tua et Zeus le plaça parmi les constellations.
LADRA : pilote de Banba qui aborda les rives de l’Irlande. Marié à cinquante femmes, il fut le premier mort de l’île par excès sexuel. Une autre version de la légende nous raconte qu’il mourut d’un coup de rame au bas du dos.
LÆLAPS : chien de Céphale. Il fut utilisé par Amphitryon contre le renard de Teumesse. Comme il allait l’atteindre, Zeus pétrifia les deux animaux.
LAELIANUS (ULPIUS CORNELIUS) : l’un des Trente Tyrans. Il fut proclamé empereur de la Gaule après Postumus. Il sa battit contre les Barbares. Ses soldats le tuèrent en 267.
LAELIUS (CAIUS) : né en 235 av. J.-C. Ami de scipion l’Africain, il commanda la flotte en Espagne (210) et participa à la prise de Carthagène. En Afrique, il brûla le camp de Syphax et d’Asdrubal, fit prisionnier le roi de Numidie et commanda la cavalerie à Zama. Préteur en Sicile (196), consul en 190, il devint gouveneur de la Gaule Cisalpine.
LAELIUS (CAIUS) : surnommé le Sage. Fils du précédent. Né en 185 av. J.-C., mort en 115. Ami et amant de Scipion Émilien, il suivit ce dernier au siège de Carthage, combattit Viriathe en Espagne et devint préteur (145), puis consul (140).
LAENA : étoffe de laine à longs poils utilisée pour la confection de nombreux vêtements.
LAËRTE : fils d’Arcésios et de Chalcoméduse. Il épousa Anticlée et en eut Ulysse et Ctimène. Il prit part à la chasse au sanglier de Calydon et à l’expédition des Argonautes. Quand les parents des princes massacrés attaquèrent Ulysse, le vieux Laërte combattit au côté de son fils.
LAETITIA : la joie. Déesse romaine qui fut de nombreuses fois représentée sur les médailles.
LÆTUS (QUINTUS AELIUS) : préfet du prétoire sous Commode, il fut l’un des assassins de l’empereur (192). Faisant proclamer Pertinax empereur, il souleva les soldats contre lui et fut mis à mort par Didius Julianus en 193.
LÆVINUS (PUBLIUS VALERIUS) : consul romain en 280 av. J.-C., il fut vaincu par Pyrrhus à Héraclée.
LÆVINUS (PUBLIUS VALERIUS) : en 215 av. J.-C., préteur, il tua les envoyés de Philippe de Macédoine à Annibal, traversa l’Adriatique et reprit Oricum (en Épire). Après avoir délivré Apollonie, il s’allia aux Étoliens de 214 à 213 et tint Philippe en échec pendant quatre ans. Consul en 210, il soumit toute la Sicile. Il mourut en 200.
LAGENA : grand vase d’argile à deux anses utilisé pourle vin.
LAGÉNOPHORIES : fêtes célébrées à Alexandrie du temps des Ptolémées.
LAIDE DEMOISELLE : reine du Château Orgueilleux. Elle avait pour garnison 166 chevaliers. Elle maintenait prisionnière une jeune fille qui devait être libérée par le meilleur chevalier du monde.
LAIOS : fils de Labdacos, roi de Thèbes. Il monta sur le trône à la mort de son oncle Lycos. Son fils Œdipe le tua sans le connaître en Phocide. Damasistrate, roi de Platée, l’ensevelit ainsi que Polyphontès, qui conduisait son char.
LAÏS : courtisane grecque, née à Corinthe, contemporaine d’Aspasie, au Ve siècle av. J.-C., fut célèbre dans l’antiquité. Aristippe lui dédia deux ouvrages.
Une autre Laïs, née à Hyccata, en Sicile, vivait un peu plus tard et fut vendue comme esclave à un riche Corinthien.
On parle d’une troisième Laïs, qui vivait du temps de Démosthène, et fut tuée par des femmes de Thessalie, jalouses de sa beauté.
LAIT : les Égyptiens buvaient beaucoup de lait et savaient le transformer en beurre et en fromage. Le lait prenait un caractère sacré lors des offrandes à Osiris, au moment où les prêtres le versaient sur les 365 tables entourant son tombeau. On l’offrait aussi aux autres dieux, et il était l’un des éléments divins nécessaires au passage du roi dans l’autre monde.
LAITUE : plante sacrée du dieu Min. Elle était abondamment cultivée dans les potagers, et les Égyptiens pensaient qu’elle rendait amoureux ceux qui la consommaient.
LALLUS : divinité romaine qu’on invoquait pour empêcher les nourissons de crier.
LAM : la Main. Échanson du dieu Nechtan, ce druide veillait sur la source magique de la Segais en compagnie de Flesc et de Luam.
LAMACHOS : général athénien (475-414 av. J.-C.). Périclès le chargea de protéger avec treize vaisseaux le peuple de Sinope contre le tyran Timésilaüs. Il fut l’un des généraux de la guerre du Péloponnèse, et partagea avec Alcibiade et Nicias le commandement de l’expédition de sicile en 415. Il périt au commencement du siège de Syracuse.
LAMECH : cinquièmen descendant de Caïn, en ligne directe, fut, d’après la Bible, le premier Polygame et le second meurtrier.
Patriarche, fils de Mathusalem, descendant de Seth, avait 182 ans à la naissance de son fils Noé, et vécut encore 595 ans.
LAMIA : ville de l’ancienne Grèce, en Thessalie, sur la petite rivière de l’Acheloüs, près de Sperchius et du golfe Maliaque. Aujourd’hui Zeitoun. On appela Guerre Lamiaque la lutte que les Athéniens et leurs alliés soutinrent contre la Macédoine, après la mort d’Alexandre. Antipater, gouverneur de Macédoine, fut assiégé dans Lamia par Léosthène, qui fut tué. Mais les Grecs furent peu après complètement vaincus à Cranon, 322 av. J.-C.
LAMIE : fille de Poséidon. Aimée de Zeus, elle en eut la sibylle Hérophile.
LAMIE : reine de Libye. D’une beauté remarquable, elle fut aimée de Zeus. Héra fit périr ses enfants. Devenue jalouse du bonheur des autres mères, Lamie se précipitait sur les nourrissons et les dévorait. Zeus lui avait donné le pouvoir d’ôter ses yeux pendant son sommeil. Elle fut mère de Scylla et devint d’une laideur affreuse.
LAMIES (LAMIAR) : vampires femelles qui sortaient la nuit pour se repaître de chair et de sang humains.
LAMPADOMANCIE : divination en observant la forme, la couleur et les divers mouvements d’une lampe à huile. Les Romains et les Anciens en général en tiraient des présages pour l’avenir.
LAMPADOPHORE : celui qui portait la lampe dans les sacrifices, ou le flambeau dans les lampadophories.
LAMPADOPHORIES : fêtes dans lesquelles les Grecs allumaient un nombre considérable de lampes en l’honneur d’Athéna qui leur avait donné l’huile des lampes, d’Héphaïstos l’inventeur du feu et de Prométhée qui avait dérobé le feu du ciel.
LAMPÉTIE ou LAMPÉTUSE : fille du soleil de Néère ou de Clymène. Elle gardait les troupeaux de son père lorsque les compagnons d’Ulysse abordèrent les côtes de Sicile. Par ses imprécations, elle causa la perte du navire. À la mort de Phaéton, elle fut changée en peuplier.
LAMPRIDE (AELIUS LAMPRIDIUS) : l’un des auteurs latins de l’Histoire auguste. Il vécut au début du IVe siècle ap. J.-C.
LAMPSACÉ : fille de Mandron, roi de Bébrycie. Elle aida les colons grecs Phobé et Bleps à triompher des indigènes.
LAMPSAQUE : Lampsacus, ancienne ville de l’Asie Mineure, en Mysie, au débouché de l’Hellespont dans la Propontide. Vins célèbres : temple de Priape ; patrie d’Anaximène et de Straton.
LAMYRUS : chef latin tué par Nisus.
LANCE : représentation dela foudre, la lance était l’arme du dieu Lug qui avait la particularité de ne jamais manquer sa cible.
LANCELOT : chevalier de la Table ronde qui était le seul à pouvoir manier Excalibur, il devint l’amant de la reine Guenièvre dans le cycle arthurien tardif. Ayant appris son nom en soulevant la dalle qui serait celle de son tombeau, Lancelot leva les sortilèges du Val sans Retour et de la Douloureuse Garde.
LANCULA : plateau suspendu à l’extrémité d’une balance romaine.
LANGUE ÉGYPTIENNE : à mi-chemin des langues sémitiques et des langues nubiennes et berbères, elle a évolué tout au long de l’Antiquité jusqu’à sa forme définitive : le copte. Chose surprenante, jusqu’à la bassa époque, les Égyptiens ne conjuguaient pas les temps. Le concept passé-présent-futur leur échappait. Aussi utilisèrent-ils essentiellement le présent, avant d’introduire les verbes auxiliaires, puis des formes verbales analytiques.
LANIARIUM : boutique de boucher.
LANIFICA : femme spécialisée dans le travail de la laine.
LANIPENDIA : surveillante en chef d’une filature de laine généralement dans une maison. Elle pesait et distribuait la laine aux ouvrières et aux esclaves.
LANIPENDIUM : pièce dans laquelle la laine était pesée.
LANISTA : entraîneur des gladiateurs. Il était parfois propriétaire d’un certain nombre de combattants.
LANISTA AVIUM : éleveur et entraîneur de volailles de combat. Ces combats furent très pmrisés par les Grecs et les Romains.
LANIUS : boucher qui achetait et abattait lui-même le bétail.
LANTERNE : on a retrouvé de nombreuses lanternes sur les sites archéologiques. La plupart en bronze et de forme cylindrique, elle contenait la lampe protégée par une feuille de corne transparente.
LANX : large plat circulaire et peu profond sur lequel on déposait les mets à servir ou les comestibles lors des sacrifices.
LANZELET : héros celte d’Armorique initié par la fée des eaux. Lanzelet tua Galagadreiz et le comte de Limors. Ayant épousé la fille de sa première victime, il entra en armes dans la ville de Limors, transgressant la loi qui interdisait le port des armes. Pour racheter sa faute, il dut combattre à mains nues un géant, deux lions et le guerrier Iweret. Il eut pour seconde épouse la reine Pluris dont il avait massacré les cent gardes. Les veuves de ces derniers devinrent aussi ses femmes. Devenu roi de Dumnomie, de Cornouailles et de Léon, il mourut le jour où il accéda au pouvoir suprême.
LAOCOON : argonaute. Fils de Porthaon.
LAOCOON : fils de Priam et d’Hécube, ou de Capys et de Thémis. Il était prêtre d’Apollon ou de Poséidon. Il chercha vainement à dissuader les Troyens de faire entrer le cheval de bois dans la ville. À l’instant où il offrait en sacrifice un taureau à Poséidon, deux énormes serpents sortis de Ténédos ou de l’île de Calydna l’étouffèrent avec ses deux enfants, Éthron et Mélanthos.
LAODAMAS : fils d’Alcinoüs et le plus beau des Phéaciens. Il provoqua à la lutte Ulysse qui refusa par respect pour son hôte.
LAODAMAS : fils d’Anténor. Ajax le tua devant Troie.
LAODAMAS : fils d’Étéocle, roi de Thèbes. L’expédition des Épigones eut lieu sous son règne. Il livra un combat aux Argiens, près du fleuve Glisas et tua Égialée. Lui-même périt de la main d’Alcméon.
LAODICÉ : l’une des vierges hyperboréennes qui se rendirent à Délos pour faire des offrandes à Artémis.
LAODICÉ : fille de Priam et d’Hécube. Célèbre par sa beauté, elle épousa Hélicaon, puis Télèphe et eut Munytos d’Acamas. Elle mourut de chagrin à la mort de son fils, ou fut engloutie vivante dans une fissure souterraine lors de la prise de Troie.
LAODICÉ : femme et peut-être sœur d’Antiochos II. Elle fut répudiée lorsque le roi épousa Bérénice, sœur du roi d’Égypte, Ptolémée, en 248 av. J.-C. Après la mort de ce dernier, Antiochos rappela Laodice et ses enfants. Avide de vengeance, elle empoisonna Antiochos (246) , fit proclamer roi son fils Séleucos, fit périr Bérénice et son enfant, mais fut elle-même mise à mort par ptolémée Évergète, frère de Bérénice, qui avait envahi la Syrie en 240.
LAOGORAS : roi des Dryopes. Héraclès le tua avec son fils dans une expédition contre le temple de Delphes.
LAOMÉDON : roi d’Ilion. Gouverneur de Syrie apèrs la mort d’Alexandre le Grand, en 323 av. J.-C. Fils d’Ilos et d’Eurydice. Sa femme Placie ou Strymo lui donna cinq fils : Priam, Tithon, Lampos, Clytios, Hicétaon ; et trois filles : Hésione, Cilla et Astyoché. De sa maîtresse Calybe, il eut Bucolion. Apollon et Poséidon, chassés du ciel pour avoir conspiré contre Zeus, se présentèrent à lui alors qu’il construisait la ville et le servirent pendant un an. Apollon éleva les remparts autour de la cité tandis que Poséidon gardait les troupeaux du roi. Une fois le travail fini, Laomédon refusa de payer leur salaire aux dieux. Ceux-ci se vengèrent par une inondation qui renversa les murs de la ville et par une peste dont les habitants d’Ilion ne furent délivrés qu’à la condition d’exposer chaque année une jeune fille à la fureur d’un monstre marin. Hésione, condamnée à cette mort terrible, y échappa grâce à Héraclès. Mais Laomédon n’en refusa pas moins au héros les superbes chevaux qu’il lui avait promis et la main de sa fille. Irrité, Héraclès assiégea Troie, la prit et donna Hésione à son ami Télamon.
LAPHRIA : surnom de Diane à Patras. L’empereur Auguste institua une fête annuelle en son honneur. Elle durait deux jours.
LAPHRIES : fête annuelle à Patras en l’honneur d’Artémis Laphria (chasseresse). Elles duraient deux jours et consistaient en processions et cérémonies de toutes sortes.
LAPHRIOS : fils de Delphos. Il éleva le premier une statue d’Artémis à Calydon.
LAPIDARIUS : tailleur de pierre. Le tailleur se servait d’un maillet de bois et d’un burin de bronze pour mettre son bloc en forme.
LAPIS-LAZULI : ou lazurite. Silicate d’aluminium et de sodium contenant du soufre. Les Égyptiens l’importaient de Bactriane (au nord de l’Afghanistan actuel). Ils allaient le négocier dans la ville des lapis, Téfrer, entre l’Euphrate et le Tigre.
LAPITHÈS : chef de la race des Lapithes. Fils d’Apollon et de Stilbé. Il épousa Orsinome et eut d’elle Phorbas, Triopas et Périphas.
LAPITHES : peuple de Thessalie, célèbre par sa lutte contre les centaures. On leur attribue l’invention du mors. Vainqueurs des Perrhèbes, ils s’établirent à leur place sur les bords du Pénée.
LAQUEARIUS : spécialiste qui recouvrait de stuc ou de dorure les compartiments d’une plafond.
LAQUEATORES : gladiateurs qui se servaient d’un laqueus, version ancienne du lasso, pour immobiliser leurs adversaires avant de porter leurs coups.
LAQUEATUS : plafond décoré, divisé en compartiments et en panneaux.
LAQUEUS : lacet à nœud coulant pour étrangler ou prendre au piège les animaux.
LARARIUM : petite chapelle dans laquelle on plaçait les lares.
LARENTALES ou LARENTINALES ou LAURENTALES (LARENTINALIA) : fête romaine en l’honneur de Jupiter, le 23 décembre. Le mot fut tiré du nom d’Acca Larentia, la nourrice de Romulus, élevée au rang de divinité.
LARES : dieux latins d’origine étrusque. Ils avaient la garde des maisons et des familles dont ils étaient les génies tutélaires. Identifiés aux mânes, leur pouvoir s’étendait sur de nombreux lieux. Ainsi on trouvait les lares urbani (protecteurs des villes), les lares compitales (protecteurs des carrefours), les lares viales (protecteur des chemins), les lares vicarum (protecteurs des rues), les lares cubiculi (protecteurs des chambres à coucher), les lares permarini (protecteurs de la mer), les lares rurales (protecteurs des champs). Il y avait aussi les lares publics, fils de Mercure et de Lara, qui furent deux à l’origine, puis trois lorsqu’on leur adjoignit le génie de César. Les lares étaient considérés comme des âmes justes, affranchies du pouvoir de Pluton. Ils venaient sur terre pour protéger parents et amis. Leurs statues, petites images de pierre ou de bois ayant un chien à leurs pieds, étaient placées dans le lararium, chez les riches, ou dans une niche contiguë à la porte ou au foyer. On les honorait lors des compitalia (fêtes compitales) et à diverses occasions. Pour les grands sacrifices, il était d’usage de leur offrir un agneau, un bélier ou un veau.
LARVE (LARVA) :
1. Être humain qui, par ses exactions sur terre, se voyait refuser la vie éternelle et errait sous forme de spectre effrayant.
2. Masque grotesque destiné à effrayer les enfants.
LASUS : poète lyrique grec, né à Hermione en Argolide, vivait au VIe siècle av. J.-C., fut le maître de Pindare, vécut à Athènes du temps d’Hipparque, et fut l’ennemi de Simonide. Il perfectionna le dithyrambe, traita des sujets philosophiques et fut mis au nombre des sages. Il ne reste de lui que quelques vers.
LATER : le brique. Les briques grecques ou romaines en argile étaient moulées et séchées au soleil. Chacune portait la marque de l’artisan et sa date de fabrication.
LATERARIA : briqueterie.
LATERNARIUS : esclave qui portait la lanterne devant son maître pendant les sorties de nuit.
LATÈS : poisson sacré de la ville de Latopolis, actuellement Esna.
LATIALIS : surnom de Jupiter ; Jupiter Latial, protecteur de Latium. Rome et les autres villes latines se réunissaient annuellement par députation pour célébrer en son honneur des « féries latines ». Se déroulant sur quatre jours, elles étaient annoncées et présidées par le consul.
LATICLAVE : tribun légionnaire qui pouvait revendiquer le poste de commandant en second de la légion.
LATINUS : roi du Latium, fils de Faune et de Marica, époux d’Amate et père de Lavinie qu’il fiança à Énée (selon Virgile). Hésiode fit de lui le roi des Tyrrhéniens, fils d’Ulysse et de Circé. Denys d’Halicarnasse nous dit qu’il était le fils d’Hercule et d’une nymphe.
LATOMIES : carrières de l’ancienne Syracuse, qui furent converties en prison. L’une d’elle fut appelée l’Oreille de Denys, parce que le tyran recueillait par des tuyaux acoustiques les paroles des prisonniers qui y étaient enfermés. C’est dans les Latomies que furent jetés les Athéniens prisonniers, après leur tentative malheureuse sur Syrachuse en 413.
LATONE : voir LÉTO.
LATOPOLIS : le nom de cette ville a été tirée de Latès, le poisson sacré. Elle prit son essor sous la domination grecque. Les Ptolémées y construirent le temple de Khnoum.
LATRINA (LATRINES) : ce mot d’abord utilisé pour désigner un lavoir fut ensuite employé pour nommer l’endroit où les citadins faisaient leurs besoins (latrinus). On trouvait des latrines publiques et payantes dans les grandes villes. Particulièrement luxueuses, elles servaient de lieux de rencontre et de discussions d’affaires aux riches Romains.
LAUDINÉ : l’une des gardiennes de la Fontaine Sacrée, Laudiné avait les attributs de la Dame à la Fontaine et détenait les secrets de la vie, la connaissance et le pouvoir.
LAUTIA : objets précieux et provisions que l’État romain offrait aux ambassadeurs étrangers qui séjournaient à Rome.
LAUTUMIAE : carrière dans laquelle les esclaves prisonniers creusaient des galeries et cassaient des pierres.
LAVANDARIA : linge sale. Mot populaire employé par les classes inférieures.
LAVERNE (LAVERNA) : déesse latine invoquée contre le vol. Elle avait un autel et un bois sacré près d’une porte de Rome .
LAVINIE (LAVINIA) : fille de Qlatinus et d’Amate. Dans son enfance, une flamme entoura un jour sa tête. L’oracle annonça que sa destinée serait brillante à condition qu’elle épousât un prince étranger. Aussi épousa-t-elle Énée, quoique fiancée à Turnus, sur ordre de son père.
LAZARE (SAINT) : frère de Marthe et de Marie, reçut Jésus-Christ à Béthanie, et fut par lui ressuscité le quatrième jour après sa mort. L’Église l’honore le 2 septembre.
LE BERNARD : ancien lieu de culte des Gaulois de Vendée. On y a retrouvé des armes, des monnaies, des bijoux et des objets de la vie quotidienne enfouis dans des puits.
LÉABHAR GABALA : livre irlandais relatant l’histoire des sept peuples ayant envahi l’île. On trouve, dans l’ordre, les récits concernant une race ancienne disparue pendant le déluge, ceux des défricheurs de Partholon, puis des géants marins Fomores, l’épopée des fils de Némed, celle des Tuatha Dé Danann, puis des Gaëls et enfin l’histoire des Belges, des Bretons et des Gaulois.
LÉADÈS : fils d’Astacos. Il défendit la porte Homoloïde de Thèbes contre les attaques d’Étéocle.
LÉBORCHAM : la Longue-Boiteuse. Fille d’Oa l’Oreille et d’Adarc la Corne. Difforme et d’une repoussante laideur, elle était cependant la messagère, confidente et magicienne du roi Conchobar. Ce dernier l’avait choisie pour sa rapidité car elle était capable de porter ou de rapporter un message de n’importe quel point d’Irlande en une seule journée. Elle éleva secrètement Deirdre, la fille du conteur officiel de la cour.
LECTICA :
1. Palanquin d’origine orientale. D’abord utilisée par les femmes, la lectica devint un moyen courant de locomotion pour les riches. Elle était portée par deux, quatre, six ou huit esclaves selon sa dimension.
2. Simple litière pour transporter les blessés et les malades.
LECTICARII : porteurs de litière. Esclaves dans le privé, ils travaillaient en hommes libres pour le public moyennant un prix selon les distances à parcourir.
LECTISTERNIUM : repas religieux offert par les Romains aux dieux. On plaçait leurs statues sur des lits et les prêtres (epulones) leur servaient des mets rares.
LECTULUS : petit lit qui servait à dormir ou à manger.
LECTUS : lit pour dormir. Très haut sur pieds, on ne pouvait y accéder qu’avec l’aide d’un escabeau.
LECTUS ADVERSUS : lit nuptial symbolique placé dans l’atrium. Il servait de poste d’observation à la maîtresse de maison.
LECTUS GENIALIS : le lit nuptial. Il était richement décoré et accessible par un petit escalier.
LECTUS TRICLINIARIS : lit destiné à trois personnes lors du repas. Certains de ces lits étaient recouverts d’or ou d’argent.
LÉDA : fille de Thestios, roi d’Étolie. Mariée à Tyndare, elle lui donna trois filles : Timandre, Clytemnestre et Philonoë. Selon Hygin, elle eut une relation sexuelle la même nuit avec Zeus et son époux. Du premier, elle eut Pollux et Héllène et du second, Castor et Clytemnestre. Selon d’autres, Zeus se changea en cygne alors qu’Aphrodite, changée en aigle, le poursuivait, et alla se réfugier dans les bras de Léda qui, au bout de neuf mois, accoucha de deux œufs. De l’un sortirent Pollux et Hélène et de l’autre, Castor et Clytemnestre.
LÉGAT : legatus legionalis, officier supérieur romain appartenant à la classe sénatoriale. Il commandait une légion.
LÉGAT (LEGATUS LEGIONIS) : officier supérieur romain appartenant à la classe sénatoriale. Il commandait une légion.
LÉGION : formation militaire romaine de fantassins. Pendant la guerre des Gaules, elle comprenait 4 500 hommes. Sous l’Empire, elle compta jusqu’à 6 100 hommes répartis dans 10 cohortes.
LÉGLISE : riche nécropole celte du Ve siècle avant notre ère sur le plateau de l’Ardenne en Champagne. On y a découvert, recouvertes de buttes de 14 à 24 mètres de idamètre, près d’une vingtaine de fosses à inhumation et à incinération : elles contenaient des armes, des phalères, des céramiques et des chars.
LÉLÈGE : probablement l’une des anciennes tribus pélasgiques, habitaient dans les temps reculés, la Carie, les côtes de la mer Égée, plusieurs îles, comme Samos. Puis, ils seraient passés dans le Péloponnèse, où l’on trouve un Lélex, à Sparte, d’autres en Messénie, à Mégare. Il paraît qu’ils se mêlèrent à des Hellènes du rameau éolien, en Thessalie, en Locride, en Acarnanie, dans les îles voisines.
LÉLEX : premier roi de Laconie. Époux de la naïade Cléocharie, il en eut trois enfants : Mylès, Polycaon et Eurotas. Lélex est à l’origine de la nation des Lélèges.
LÉLEX : fils de Poséidon et de Libye. Roi de Mégare. Les traditions le font venir d’Égypte et lui donnent pour fils Cléson.
LEMBUS : navire léger et très maniable utilisé par les pirates d’Illyrie.
LEMNISCUS : ruban décerné à titre honorifique. À l’origine, il était fait à partir dela membrane qui se trouve entre l’écorce et le bois du tilleur, puis on le tissa en laine teinte avant de le fabriquer en feuilles d’or ou d’argent.
LÉMOVICES : Gaulois du centre-ouest de la Gaule. Ils avaient pour capitale Augustoritum,la future Limoges.
LÉMURES (LEMURES) : êtres fantastiques semblables aux larves. Les Étrusques et les Romains pendaient que les lémures n’étaient autres que des âmes ayant appartenu à des hommes cruels et méchants. Au mois de mai, on célébrait à Rome en l’honneur des larves et des lémures des fêtes nocturnes qu’on appelait lémuries (lemuria), pendant lesquelles tous les temples étaient fermés et les mariages suspendus.
LÉNÉES : fêtes athéniennes en l’honneur de Dionysos. C’était pendant leur célébration qu’avaient lieu les concours dramatiques.
LENTULUS (PUBLIUS CORNELIUS SURA) : questeur sous Sylla, préteur en 75 av. J.-C., consul en 71, le sénat l’exclut de ses rangs pour ses mœurs déréglées. Voulant assouvir sa vengeance, il entra dans la conjuration de Catilina et il tenta de gagner à sa cause lesdéputés des Allobroges qui révélèrent tout à Cicéron. Lentulus fut arrêté et étranglé dans la prison du Capitole.
LENTULUS (CNEIUS CORNELIUS) : consul en 26 ap . J.-C. Il commanda les légions de Germanie supérieure. Il brava Tibère. Caligula le fit mettre à mort en 39.
LÉOCRITE : l’un des prétendants de Pénélope. Télémaque le tua.
LÉODÈS : l’un des prétendants de Pénélope. Ulysse le tua.
LÉON Ier (FLAVIUS) : surnommé le Thrace et le Grand, empereur d’Orient, 457-474, était du pays des Besses, en Thrace. Le puissant Aspar, dont il avait été l’intendant, le fit proclamer empereur, à la mort de Marcien. Il fut couronné par le patriarche Anatolius. Léon, orthodoxe sévère, poursuivit les Eutychéens. L’expédition qu’il dirigea contre Genséric, le roi des Vandales, de concert avec Anthémius, qu’il avait fait nommer empereur d’Occident, échoua par la faute du général Basiliscus et d’Aspar. Aspar fut massacré à Chalcédoine avec ses fils, 471. Mais les ariens et les barbares se soulevèrent. Un incendie, des inondations, une terrible éruption du Vésuve désolèrent l’Empire.
LÉON II : son petit-fils par sa mère Ariadne, lui succéda, à l’âge de 4ans, mais disparut bientôt pour céder la place à son père Zénon, 474.
LÉON (SAINT) : dit le Grand. Né à Rome en 390. Simple diacre, on le chargea de réconcilier Actius et Albinus. Nommé pape après Sixte III (440), il rétablit la discipline dans l’Église. Il parvint à convaincre Attila de quitter l’Italie en 452, mais échoua face à Genséric qui pilla Rome en 455. Il mourut en 461. On lui doit des lettres, des Sermons et plusieurs textes.
LÉONIDAS Ier : roi de sparte. Il succéda à Cléomène en 491 av. J.-C. Lors de l’invasion de Xerxès, Léonidas fut envoyé pour défendre le défilé des Thermopyles avec 300 Spartiates et 4000 soldats grecs. Guidé pendant la nuit par le Trachinien Ephialte, les Perses tournèrent la position de Léonidas qui se fit tuer avec les siens ; 20 000 Perses périrent dans cette opération (480).
LÉONIDAS II : roi de Sparte. Fils de Cléonyme. Il succéda à Aréos II en 257 av. J.-C. Il s’opposa aux projets de son collègue Agis, qui le fit exiler. Rappelé en 239, il fit périr Agis et mourut en 238.
LÉONTÉE : prince des Lapithes à Gyrtone. Fils de Coronos. Il conduisit avec Polypœtès quarante vaisseaux à Troie.
LEONTIUM : courtisane grecque du IIIe siècle av. J.-C., maîtresse et élève d’Epicure, s’occupa de philosophie, et, suivant Cicéron, écrivit en style élégant un livre contre Théophraste.
LÉOS : héros éponyme d’Athènes. Il sacrifia ses trois filles, Praxithée, Théope et Eubulé pour délivrer sa patrie d’un fléau. On consacra aux trois victimes un sanctuaire qui reçut le nom de Léocorion.
LÉOSTHÈNE : général athénien. Soutenu par Hypéride, il entraîna le peuple à la guerre contre les macédoniens, à la mort d’Alexandre le Grand, en 323 av. J.-C. Rassemblant les alliés, il pénétra en Thessalie, battit les Béotiens, puis Antipater qu’il assiégea dans Lamia. Il fut blessé mortellement en visitant des tranchées.
LÉOTYCHIDE : roi de Sparte. Il monta sur le trône en 492 av. J.-C. Commandant la flotte grecque en 479, il remporta la victoire de mycale. Il fut envoyé en Thessalie pour punir ceux qui avaient soutenu Xerxès. Se rapprochant politiquement des Aleuades, il fut condamné à l’exil et mourut à Tégée.
LÉPIDE (MARCUS AEMILIUS LEPIDUS) : en 49 av. J.-C., Lépide se déclara pour César et eut la garde de Rome en 48. Gouverneur de l’Espagne citérieure, il se montra avide et implacable. À la mort de César, il s’unit à Antoine et occupa le Forum avec ses troupes. En 43, après de vaines tentatives de séduction, le sénat le déclara ennemi public. Lépide, Antoine et Octave formèrent alors le premier triumvirat. Il gouverna d’abord l’Italie, puis l’Afrique (40). Octave lui demanda du secours en 36 pour lutter contre Sextus Pompée. Lépide s’empara de la Sicile et se retrouva à la tête de vingr légions. Faisant du chantage, il se montra ambitieux, mais ses soldats l’abandonnèrent. Il dut se jeter aux pieds d’Octave. On lui laissa ses biens et le titre de grand pontife en le reléguant à Circei. Méprisé de tout le monde, il mourut en 12 av. J.-C.
LÉPIDOTE : poisson du Nil. Il fut l’un de ceux qui dévorèrent les parties génitales d’Osiris.
LEPIDUS (MARCUS AEMILIUS) : consul en 137 av. J.-C., il remplaça Mancinus battu par les Levantins et attaqua les Vaccéens. Il ne put cependant pas prendre la ville de Pallantia.
LEPIDUS (MARCUS AEMILIUS) : neveu du précédent. Préteur en Sicile en 81 av. J.-C., il était renommé pour ses crimes et ses exactions. Soutenu par Pompée, il fut nommé consul en 78, contrairement à l’avis de Sylla. À la mort de ce dernier, il demanda l’abrogation des lois dictatoriales après s’être opposé aux célébrations des funérailles sur le Champ de Mars. Rencontrant l’opposition de Pompée et du consul Lutatius Catulus, il rassembla une armée en Étrurie. Déclaré ennemi public par le sénat (77), il fut battu sous les murs de Rome. Il se réfugia en Sardaigne où il mourut de honte et de chagrin.
LEPIDUS (PAULUS ARMILIUS) : fils du précédent. Il soutient le parti aristocratique et fut l’assusateur de Catilina (63 av. J.-C.). Édile en 55, préteur en 53, consul en 50, il trahit son parti en se laissant acheter par l’or de César et put achever sa magnifique basilique. Après le meurtre du dictateur, il se joignit aux conjurés. Proscrit, il s’enfuit auprès de Brutus et mourut à Milet en 40.
LEPISTA : grand vase qui contenait le vin destiné à être mélangé à l’eau avant d’être servi.
LEPORARIUM : enclos dans lequel les Romains élevaient le gibier.
LEPORIUS : écrivain latin, gaulois de naissance, vivait au Ve siècle. Il fut moine à Marseille, sous Cassien, romba dans l’hérésie de Pélage, puis renonça à ses erreurs, grâce aux conseils de saint Augustin. Il fit une rétractation solennelle, qui forme le traité Libellus Emendiatonis sive satisfactionis ad episcopos Galliæ, publié par Sirmond en 1630.
LÉPRÉE : fils de Caucon et d’Astydamie, ou de Glaucon, ou de Pyrgée, ou de Poséidon. Fondateur et héros éponyme de Léprée. Un jour qu’il avait soutenu contre Héraclès une sorte de combat simulé, composé de diverses épreuves, furieux de se voir vaincu, il saisit ses armes et attaqua son ami qui le tua.
LEPTIS : Magna ou major, colonie des Phéniciens, dans la Tripolitaine, au Nord de l’Afrique. Elle devint florissante par le commerce, mais fut soumise par Carthage à un tribut d’un talent par jour. Elle conserva sa prospérité sous les Romains ; Septime-Sévère y naquit ; aujourd’hui Lebedah.
Leptis Parvar ou Minor, sur la côte de la Byzacène, entre Adrumète et Thapsus ; aujourd’hui, ruines près de Lempta.
LERNÉES : mystères célébrés à Lerne en l’honneur de Dionysos, de Déméter et de Perséphone.
LESBOS : fils de Lapithès. Il donna son nom à l’île de Pélasgie. Il épousa Méthymne, fille de Macarée.
LESBOS : aujourd’hui Mytiline, grande île de l’archipel, sur la côte d’Anatolie, à l’entrée du golfe d’Edremid. L’ancienne Lesbos renfermait les 5 villes de Mytilène, Eresus, Antissa, Méthymne et Pyrrha. Les premiers habitants furent des Pélasges venus d’Argolide, l’île fut ensuite conquise par des Eoliens et des Achéens, et Pittacus lui donna des lois lorsqu’elle eut passé par diverses formes de gouvernement. Prise par Cyrus, elle se révolta contre Darius, qui la soumit. Après la guerre médique, elle devint l’alliée d’Athènes, se révolta au début de la guerre du Péloponnèse et fut traitée cruellement par les Athéniens qui la reprirent. Plus tard, elle appartint à Alexandre et enfin aux Romains. Elle fut la patrie des poètes Terpandre, Arion, Leschès, Alcée, de Sapho, des historiens Hellanicus de Mytilène, Charès et Théophanes, des philosophes Pittacus et Théophraste.
LESTRYGONS : peuple anthropophage qui résidait en Sicile avant l’arrivée des Sicules. Homère les dépeint comme des géants dont la capitale était Lamos. Ulysse, arrivé sur leurs côtes, envoya deux de ses compagnons vers leur roi qui, se saisissant de l’un d’eux, le dévora. Les Lestrygons accablèrent les Grecs de pierres, en firent prisonniers plusieurs, les enfilèrent sur des perches ou des cordes et les emportèrent pour les dévorer.
LÉTHÉ : un des fleuves des Enfers. Il coulait au bord des champs Elysées. Pour d’autres, il était contigu au Tartare. Ses eaux faisaient oublier le passé.
LÉTHÉE : Phrygienne qui, s’étant vantée d’être plus belle que les déesses, fut changée en montagne. Olénos, son époux, s’offrit vainement à sa place et subit le même sort.
LÉTO (LATONE) : fille de Coeos et de Phœbé. Elle naquit dans l’île des Hyperboréens. Zeus lui fit deux enfants : Apollon et Artémis. Les plus anciennes traditions la représentent comme la première femme de Zeus. Protectrice des Troyens, elle seconda Artémis pendant la guerre de Troie. Hésiode nous la dépeint comme une déesse enveloppée d’un voile sombre. Son culte était étroitement lié à celui d’Apollon.
LÉTOPOLIS : nom d’une ville antique située sur l’emplacement actuel du village d’Aousîm, à une dizaine de kilomètres au nord-est de Guizâh.
LETTRES AUX MORTS : parce qu’il n’existait aucune séparation entre les mondes, les vivants écrivaient aux morts sur des papyrus et des poteries. Ces suppliques avaient pour but de demander aide et protection, ou d’éloigner l’esprit responsable d’un tourment.
LEUCADE : île célèbre par son promontoire d’où les amants malheureux se précipitaient dans les flots pour y éteindre leur amour. Cette coutume devait son origine à une tradition suivant laquelle Aphrodite n’avait pu se consoler de la mort d’Adonis qu’après avoir fait le saut fatal. A une époque plus proche de la nôtre, les amants se contentèrent de jeter une somme d’argent du haut du promontoire.
LEUCARIE (LEUCARIA) : épouse d’Italus, mère de Roma.
LEUCATE : jeune homme qui, pour échapper aux poursuites d’Apollon, se précipita du haut du promontoire de Leucade.
LEUCE : Celtes de la Gaule Belgique.
LEUCÉ : Océanide enlevée par Hadès qui la changea en peuplier après sa mort.
LEUCÉ : l’île Blanche, aujourd’hui île des Serpents dans le pont-Euxin, à l’embouchure du Danube, nommée aussi île des Bienheureux. Sorte d’Élysée où les héros tels qu’Achille, Patrocle, les deux Ajax, jouissaient d’un bonheur éternel.
LEUCETIUS : dieu de la Gaule au temps des Romains. Surnom du dieu Mars. Il symbolisait la lumière.
LEUCIPPE : fils de Périérès et de Gorgophone. Frère d’Apharée. Il participa à la chasse de Calydon, puis s’établit en Messénie où il donna son nom à la ville de leuctres. Il fut père de trois filles : Hilaïre, Phœbé et Arsinoé.
LEUCIPPE : fils de Lampros et de Galatée. Il avait d’abord été une fille et fut changé en garçon par Léto.
LEUCIPPE : fils de Xanthos, prince de Lydie. Amoureux d’une de ses sœurs, il fut surpris par son père et le tua sans le reconnaître. Désespéré, il s’en alla à Éphèse et y mourut accablé de remords.
LEUCIPPE : philosophe grec d’Abdère, de milet ou d’Élée. Il vécut au commencement du Ve siècle av. J.-C. Il eut pour maître Zénon d’Élée, et pour disciple démocrite. On lui attribue l’invention du système atomistique.
LEUCIS : poisson sacré que les pêcheurs immolaient à Bérénice, femme de Ptolémée Évergète après son apothéose, pour obtenir une pêche abondante. Il fallait le déchirer du bout des ongles.
LEUCON : un des sept Archagètes, auxquels les Platéens offrirent un sacrifice par ordre de l’oracle avant la bataille de Platée.
LEUCOPHRYNÉ : surnom de l’Artémis asiatique à Leucophryne en Phrygie, où elle avait un temple magnifique, ainsi qu’à Magnésie en Lydie. Sa statue était semblable à celle de l’Artémis d’Éphèse. Le buffle lui était consacré. Les fils de Thémistocle lui érigèrent une statue sur l’Acropole d’Athènes.
LEUCOPTRA : champ de bataille où Diœos, stratège de la ligue achéenne, fut battu par le consul romain Mummius en 146 av. J.-C.
LEUCOTHÉE : fille de Cadmos et d’Harmonie. Une tradition rhodienne l’identifie avec Halia, sœur des Telchines et amante de Poséidon.
LEUCOTHOÉ : fille d’Orchamos, roi de Babylone, et d’Eurynomé. Aimée d’Apollon, elle fut trahie par sa sœur qui révéla sa liaison avec le dieu. Son père l’enterra vive. Apollon la changea en arbre à encens.
LEUCTRE : héros éponyme de la ville de Leuctres. Les filles qu’il avait de Sédase ayant été outragées par les Spartiates, toute la famille se donna la mort. Le père des Leuctrides apparut à Pélopidas, la veille de la bataille de Leuctres, et lui prédit la victoire des Thébains.
LEUCTRES : ville de Béotie, site de la victoire d’Épaminondas, qui y périt, sur les Spartiates en 371 av. J.-C.
LEVANA : déesse latine que les Romains invoquaient au moment où le père, en signe de reconnaissance de l’enfant, le relevait du sol où la sage-femme l’avait couché.
LÉVI : patriarche hébreu, troisième fils de Jacob et de Lia, né en Mésopotamie, s’unit à son frère Siméon pour punir k’outrage fait à leur sœur Dina, et fit un massacre épouvantable des Sichemites. Jacob leur reprocha cette action et prédit, à sa mort, que la race de Lévi serait dispersée. Les Lévites n’eurent pas, en effet, leur part de la Terre promise et furent consacrés au service de Dieu.
LÉVIATHAN : animal mystérieux dont il est parlé dans la Bible, probablement le crocodile. Suivant mes rabbins, c’est un esprit qui préside à l’une des quatre parties du monde, au Midi. Dans le sens moral, c’est l’image du démon.
LÉVITES : chez les Juifs, les descendants de Lévi, consacrés au culte, chargés d’enseigner et de juger, eurent la dîme des biens de la terre, et 48 villes dispersées dans tout le pays. Plusieurs de ces villes servaient de lieux de refuge.
LÉVITIQUES (VILLES) : c’étaient 48 villes dispersées dans les douze tribus d’Israël. Six d’entre elles étaient villes de refuge : Bazra, Bosor, Cédès, Gaulon, Hébron et Ramoth-Galaad.
LEXOVIENS : Gaulois qui vivaient au sud de l’embouchure de la Seine.
LIAGAN : guerrier, ami de Finn. Il fut entraîné au sein de la mer par le cheval de Gilla le Dur.
LIAIG : nom qui qualifiait des druides médecins.
LIBANE : fille d’Ecca et d’Ébliu. Druidesse magicienne, elle exerçait les fonctions de grande prêtresse des eaux de Lough Neagh. Après l’engloutissement de la ville, elle vécut un an sous les eaux avec son chien, puis se transforme en une sirène au corps de saumon. Trois cents ans plus tard, elle trouva la mort quand Gongall la repêcha et l’appela Muirge.
LIBANIUS : rhéteur grec, né à Antioche en 314, mort en 390, étudia à Athènes, ouvrit une école à Constantinople, attira un si grand nombre d’élèves qu’on l’accusa de magie, et fut banni par le préfet Liménius, 346. Il enseigna à Nicomédie, revint à Constantinople et finit par se fixer à Antioche, 354. Sa réputation était très grande, on défendit au jeune Julien de fréquenter son école, que suivaient de jeunes chrétiens, comme saint Basile et saint Jean Chrysostome, qui gardèrent pour leur maître une affection durable. Son attachement aux divinités helléniques était surtout littéraire. Aussi, lorsque Julien fut sur le trône, Libanius fut en honneur auprès de lui, mais n’eut pas beaucoup de crédit. Cependant la mort de Julien le mit au désespoir. Libanius ne fut pas persécuté, et put même rendre des services à plusieurs païens compromis. Comme Simmaque à Rome, il adressa des remontrances énergiques à Théodose, en défendant contre les moines les magnifiques monuments de la religion grecque, mais il ne put rien empêcher. C’est le premier des rhéteurs du IVe siècle. Il imite le style de Démosthène, mais s’occupe moins du fond que de la forme. On a de lui : Modèles d’Exercices de Rhétorique ; Discours ; Déclarations ; Lettres ; Vie de Démosthène ; Vie ou Discours sur la destinée. Les Discours ont été publiés par Reiske, 1791-97, les Lettres par J.-Ch. Wolf, 1711.
LIBARIUS : vendeur ambulant de pâtisseries.
LIBELLA :
1. Niveau de maçon ayant la forme d’un triangle isocèle dont le somme servait de point d’accrochage à un fil à plomb.
2. Monnaie d’argent qui valait le dixième d’un denier.
LIBELLIO : librairie qui vendait des livres d’occasion.
LIBELLUS : petit livre composé de quelques feuilles de papyrus ou de parchemin reliées les unes aux autres. Ce mot évolua et se généralisa pour désigner les pétitions, les placets, les proclamations et les annonces faites au public.
LIBENTINE (LIBENTINA) : surnom de Vénus comme déesse de la volupté.
LIBER : rouleau d’écriture.
LIBER PATER : ancienne divinité italique de la plantation et de la fécondité. Les Sabins la nommèrent Laebasius. Les Romains l’honorèrent avec Cérès et Libera.
LIBERA : ancienne déesse italique que les Romains identifiaient à Sémélé, à Ariane et à la Proserpine mystique. Elle présidait à la naissance des filles. Zone éditable
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