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LIBERALIA (LIBÉRALIES) : fêtes romaines en l’honneur de Bacchus.

 

LIBÈRE (MARCELLINUS-FÉLIX) : pape, né à Rome, succéda à Jules Ier, en 362, et mourut en 366. Il défendit Athanase contre les Ariens. Le concile de Rome se prononça contre Arius, mais les conciles d’Arles et de Milan se déclarèrent en sa faveur. L’empereur Constance envoya l’eunuque Eusèbe pour le séduire. Libère résista et fut envoyé en exil à Bérée en Thrace. Les ariens mirent à sa place le diacre Félix. Libère eut la faiblesse d’adopter la profession de foi rédigée à Sirmium par les ariens. Il excommunia Athanase et rentra à Rome en triomphe. Plusieurs historiens ecclésiastiques ont soutenu la fausseté de cette assertion, qui reposerait sur des interpolations faites dans les écrits d’Athanase. Il revint bientôt à des opinions plus orthodoxes. On le fête le 24 septembre.

 

LIBERTÉ (LIBERTAS) : déesse romaine, fille de Jupiter et de Junon. Le père des Gracques lui éleva le premier temple. Détruit par un incendie, il fut reconstruit par Asinius Pollion vers 35 av. J.-C. Ses attributs étaient le bonnet phrygien, le sceptre et le joug rompu.

 

LIBETHRA : fontaine de Boétie, près de l’Hélicon, consacrée aux Muses, surnommées pour cela Libéthrides.

Ville de la Macédoine, ancienne, près du mont Olympe, où l’on voyait, dit-on le tombeau d’Orphée.

 

LIBÉTHRIDES : surnom des Muses, tiré d’une montagne située en Thrace, où une grotte et une fontaine leur étaient consacrées. En Macédoine, il y avait aussi une fontaine et une ville du nom de Libéthra où se trouvait le tombeau d’Orphée.

 

LIBITINARIUS : entrepreneur de pompes funèbres.

 

LIBITINE (LIBITINA) : déesse italique de la mort identifiée à Proserpine ou à Vénus. Près de Rome, elle avait un bois sacré et un temple contenant un trésor. Pour chaque mort, on devait payer un impôt à Libitine. Dans son temple, on achetait ou on louait tous les objets nécessaires à la célébration des funérailles.

 

LIBYE : fille d’Épaphos et de Memphis. Elle donna son nom à la Libye. Elle eut de poséidon trois enfants : Agénor, Bélos et Lélex.

 

LIBYE, LIBYENS : les Égyptiens appelaient Théhénous ceux qui vivaient à l’ouest du delta. Ces Tjéhénous ou Libyenssentèrent une menace à partir de 1400 av. J.-C. Auparavent, dès l’époque thinite, des expéditions de représailles furent dirigées contre la Libye, mais ce pays donna aussi de nombreux contingents de mercenaires aux Égyptiens. En 950 av. J.-C., la XXIIe dynastie sera fondée par un Libyen, le roi Chéchonq. À la différence des Égyptiens, les Libyens étaient blonds aux yeux bleus.

 

LICHAS : héraut d’Héraclès. Déjanire lui remit la tunique empoisonnée qui allait causer la mort du héros. Précipité par Héraclès dans la mer, il fut changé en rocher.

 

LICHT : village actuel au sur du Caire, près duquel s’élevèrent les pyramides de Sésistris Ier et d’Amménémès Ier. Ces deux rois résidaient non loin des monuments, dans leur capitale Itjtaoui.

 

LICINIANUS (GRANIUS) : historien romain du Ier siècle av. J.-C. On a retrouvé des fragments des quarante livres de ses Annales qui allaient de l’invasion des Cimbres aux campagnes de Sylla contre Mithridate.

 

LICINIUS : prisonnier des Romains pendant la guerre des Gaules, il avait été affranchi par Jules César. Intelligent et poussé par la soif du pouvoir, il entra au service de l’Empire romain et fit une carrière fulgurante qui le propulsa au poste de procurateur des Gaules. En 16 avant notre ère, les Gaulois qu’il administrait se plaignirent de ses exactions à l’empereur Auguste. À Lugdunum (Lyon), Licinius exerçait un véritable règne. Comme les impôts et les tributs se payaient chaque mois, il partagea l’anné’e en quatorze mois, créant deux mois en l’honeur de César et d’Auguste. Il encaissa ainsi 14 contributions. En 15, il remit la totalité du trésor amassé à l’empereur qui menait son enquête et sauva ainsi sa vie.

 

LICINIUS STOLON (CAIUS LICINIUS CALVUS STOLO) : riche plébéien de Rome. Élu tribun du peuple avec Sextius Lateranus en 376 av. J.-C., il tenta de faire passer une grande réforme agraire favorable au peuple. Les patriciens s’opposèrent à cette loi en engagèrent une lutte politique qui dura dix ans. Le vieux Camille décida les sénateurs à céder et la loi passa. On voua un temple à la Concorde et l’égalité politique fut établie à Rome en 366.

 

LICINIUS MACER (CAIUS) : né en 110 av. J.-C. Questeur, tribun du peuple, puis préteur, il poursuivit Rabirius après la mort de Saturninus. Cicéron l’accusa de concussion en 66 et licinius se suicida avant sa condamnation.

 

LICINIUS CALVUS MACER (CAIUS) : fils du précédent, né en 82 av. J.-C., mort en 47. Grand orateur et poète, on le compara à son ami Catulle.

 

LICINIUS (PUBLIUS FLAVIUS GALERIUS VALERIANUS LICINIUS LICINIANUS) : empereur romain. Né en 260 en Dacie. Paysan, il devint le compagnon d’armes de Galère, fit des prodiges dans la guerre contre les Perses et fut nommé Auguste par son ami en 307. Il eut le gouvernement des provinces illyriennes. Après la mort de Galère, il partagea l’Empire avec Maximin Daza (DAIA). Il se rapprocha de Constantin, épousa sa sœur Constantia (313), puis il attaqua Maximin qu’il tua avec toute sa famille ainsi que celle Galère, son ancien ami. La guerre éclata entre lui et Constantin. Vaincu à Cibalis et à Mardia, il perdit la Grèce, la Macédoine et la plus grande partie de la vallée du Danube (314). Neuf ans plus tard, dans une seconde guerre contre Constantin, sa flotte fut détruite par Crispus, et il perdit la bataille de Chrysopolis. Fait prisonnier, il abdiqua. Relégué à Thessalonique, il fut mis à mort sous prétexte d’une conspiration en 325.

 

LICORNE : animal fabuleux incarnant la pureté, la licorne demeurait sousles branches du pommier dans le bosquet sacré des druides.

 

LICYMNIOS : fils d’Électryon et de Midée. Échappé au fer des Ptérélaïdes, il suivit Amphitryon à thèbes. Il épousa Périmède dont il eut Œonos, Argios et Mélas. Il fut tué à argos par Tlépolème.

 

LIERRE : le lierre représentait la lettre G (gort). Associé à l’ajonc (le printemps), le lierre (l’automne) était un arbre de vie.

 

LIÈVRE : animal des sorcières, le lièvre associé à la lune et au soleil était une manifestation de la fécondité de la terre. Pour échapper à la sorcière Cerridwen, Gwion se transforma en lièvre.

 

LIGARIUS (QUINTUS) : il était légat en Afrique lorsqu’il s’allia au Pompéien Varus contre César. Il prit Adrumète, mais, après la défaite de Thapsus, il fut exilé. Accusé par Aelius Tuberon, il fut défendu par Cicéron qui obtint son rappel à Rome. Ligarius entra dans la conspiration contre César.

 

LIGAUNIENS : tribu celto-ligure qui vivait dans l’Estérel au-dessus de la ville de Fréjus, dans le Var.

 

LIGURES : descendants des Indo-Européens, appartenant à la famille celte, ce peuple du sud-est de la Gaule et du nord de l’Italie (ville de Pise) résista farouchement aux Romains jusqu’en 21 avant notre ère. Ces Celto-Ligures s’illustrèrent dans de nombreuses batailles dans les Bouches-du-Rhône et le Var.

 

LIGYS : brigand qui attaqua Héraclès pour lui ravir les bœufs de Géryon et périt dans le combat contre le héros. Les Liguriens tiraient de lui leur origine.

 

LILYBÉE : Lilybæum, ancien port de Sicile, au Nord-Ouest, près du cap du même nom (aujourd’hui cap Boeo). Les Carthaginois y soutinrent, pendant la première guerre punique, un siège de huit ans contre les Romains, 250-242 av. J.-C. Aujourd’hui Marsala.

 

LIMENTINA : déesse latine du seuil de la porte.

 

LIMONUM ou LEMONUM : Poitiers, Capitale des Gaulois Pictons. Duratios, leur roi, s’y réfugia en 51 avant notre ère pour échapper à l’armée des coalisés gaulois.

 

LIN : textile de base de l’Égypte, ses graines servaient à l’alimentation. Il entrait aussi dans la préparation de médicaments. De l’arrachage à mains nues au tissage, les opérations demeurèrent archaïques jusqu’à l’époque byzantine. Vers 1500 av. J.-C. apparurent les métiers montés sur cadre, avec lesquels les fileuses tissaient et qui firent la prospérité de l’Égypte. Le lin s’exportait dans tout le bassin méditerranéen et vers l’Orient. Au Ve siècle ap. J.-C., le coton apparut sur les bords du Nil, reléguant peu à peu au second plan la culture du lin.

 

LINGONS : Gaulois de Champmagne. Leur capitale était Andematunum (Langres). Ils se soulevèrent contre Rome au Ier siècle de notre ère.

 

LINGULA : petit glaive des Grecs. En forme de langue ou de feuille de laurier. Les Romains l’adoptèrent lors de la guerre contre les Gaulois au IVe siècle avant notre ère.

 

LINIGERA : surnom romain d’Isis, d’après la tunique de lin que les initiés de la déesse portaient dans ses fêtes.

 

LINOS : le chant personnifié. Fils d’Apollon, d’Amphimaros, de Poséidon, d’Œagre ou d’Isménios, il a tour à tour pour mère Terpsichore, Euterpe, Uranie, Psamathe, Calliope. Il inventa la mélodie et le rythme et périt de la main d’Apollon pour avoir osé le défier au chant. Les habitants de l’Hélicon organisaient des fêtes en son honneur. Ils avaient placé sa statue dans une cavité de la montagne et y offraient un sacrifice lors de la fête des Muses.

 

LINTRE : barque gauloise. Les lintres à fond plat naviguant sur les fleuves jouèrent un rôle important lors de l’attaque de Lutèce par les légions de Labienus en 52 avant notre ère.

 

LION : symbole du courage et du pouvoir royal, son existence fut connue des Gaulois dès le IIIe siècle avant notre ère. Animal divin pour les Égyptiens, le lion vivait encore aux abords de la vallée du Nil à la fin du Ve siècle avant notre ère. Il était l’animal sacré de Sekhmet à Memphis, de Chou et Tphénis à Léontopolis. Pakhet au Spéos Artémidos et Mout à Karnak étaient des déesses lionnes. Le soleil se couchait et se levait symboliquement entre deux lions adossés et on sculptait des têtes de lions sur les pieds des lits royaux pour rappeler que les fauves participaient au rajeunissement de l’astre. Sur les reliefs relatant les exploits guerriers des pharaons, les lions sublimaient la victoire du roi et participaient à l’extermination de l’ennemi. À cet effet, les premiers Ramsès les domestiquèrent. Mais dès les premières dynasties, les rois se mesurèrent aux lions au cours de combats rituels. Ils s’identifiaient aux fauves en participant aux mythes cosmiques élaborés par les théologiens.

 

LIPAROS : fils d’Auson. Il fut détrôné par ses frères et s’en fut se tailler un royaume à Lipari. Il revint ensuite en Italie avec l’aide d’Éole et s’empara de Sorrente.

 

LIR (LER ou LYR) : dieu celte irlandais des flots, père des dieux et roi suprême des Tuatha Dé Danann, il devint un héros shakespearien sous le nom du roi Lear.

 

LISC : vergobret des Éduens qui, avec le druide Diviciac, alla implorer de l’aide auprès des Romains en 60 avant notre ère pour parer la menace helvète.

 

LISHT : ville du Fayoum où résidèrent les successeurs d’Amménémès Ier, de 1961 à 1786 av. J.-C.

 

LITÆ : les prières. Déesses allégoriques. Filles de Zeus. Suivant Homère, boiteuses, humbles et ridées, elles avancent lentement derrière l’impitoyable Até pour réparer les maux qu’elle répand.

 

LITAVICCOS : chef gaulois des Éduens en 52 avant notre ère. Il fut l’un des partisans de Convictolitavis lors de l’élection annuelle du vergobret. Il rejoignit Vercingétorix à Gergovie après avoir été trahi par ses lieutenants Éporédorix et Viridomaros.

 

LITAVIS : déesse guerrière gallo-romaine, compagne des dieux Mars et Teutatès.

 

LITTERATUS :

1.     Marqué avec des lettres. Il s’agissait d’objets personnels marqués au nom du propriétaire.

2.     Esclave instruit. Particulièrement recherchés par les riches romains, ces esclaves effectuaient toutes les tâches intellectuelles de la maison.

 

LITYERSÈS : fils naturel de Midas, roi de Célènes en Phrygie. Il forçait les étrangers à moissonner avec lui ; s’ils n’abattaient pas autant de travail que lui, il leur tranchait la tête d’un coup de faux et cachait ensuite leurs troncs dans les gerbes en chantant. Héraclès le tua et jeta son corps dans le Méandre.

 

LIVIE : Livia Drusilla, née en 56 av. J.-C., morte en 29 ap. J.-C., fille de Livius Drusus Claudianus, qui se tua pour échapper aux fureurs des triumvirs, épousa Tiberius Néron, qui fut à son tour proscrit par Octave. Elle était déjà mère d’un fils, qui fut Tibère, et enceinte d’un autre enfant, qui fut Drusus, lorsque Octave força Tiberius à la lui céder comme femme. Dès lors l’histoire de Livie se confond avec celle d’Auguste. Elle exerça sur lui l’ascendant d’une haute raison et le charme d’une humeur facile, égale et complaisante. Active et réservée, elle l’aida à gouverner. Indulgenteà son égard, elle dirigea sa maison de manière à lui faire honneur et à éviter tout reproche et tout soupçon. Elle n’oublia jamais les intérêts de ses fils, et, après la mort de Drusus, prépara l’avènement de Tibère. Elle voulut dominer son fils. Tibère n’osa pas cependant rompre ouvertement avec elle, et préféra s’éloirner de Rome.

 

LIVIE : Livia Livilla, fille du premier Drusus, sœur de Germanicus, née en 10 av. J.-C., morte en 31 ap. J.-C., épousa le fils de Tibère, Drusus. Séduite par Séjan, elle empoisonna son mari, en 23. Le crime ne fut révélé à Tibère qu’à la chute du tout-puissant ministre, qui avait en vain demandé sa main. Elle fut mise à mort par l’ordre de l’empereur, ou périt de faim dans le cachot où sa mère Antonia l’avait enfermée.

 

LIVRE DES MORTS : autrefois apelé « Formules pour sortir au jour », le Livre des morts était placé près de la momie. Il avait été rédigé par les prêtres du Nouvel Empire et contenait les hymnes aux dieux, les rituels d’identification afin que le défunt puisse se présenter aux suivants d’Osiris, des formules de métamorphoses animales, des descriptions des régions infernales et des conseils pour être admis au royaume d’Osiris. Il était destiné à être lu par le prêtre chargé des funérailles sous forme incantatoire, mais sa simple présence près de la momie suffisait à contrer les dangers du voyage dans l’au-delà. Crodociles, babouins géants, monstres, serpents et démons étaient autant d’adversaires dont on devait triompher pour pouvoir vivre heureux dans l’autre monde, idéale réplique de celui qu’on venait de quitter.

 

LLAMREI : jument blanche du roi Arthur à la bataille de Camelot (Camlan).

 

LLENLEAWG LE GAËL : héros du cycle arthurien des origines qui s’empara de Kaledfwlch (Excalibur) dans l’Autre Monde. Grâce à cette épée, il put tuer le possesseur du chaudron magique, Diwrnach.

 

LLEVELYS : fils du roi de Bretagne Béli ou Belus, Llevelys aida son frère Lludd à éliminer les trois fléaux de la Bretagne. Après avoir vaincu (toujours avec Lludd) les Corannieits et deux dragons, il terrassa un magicien qui affamait toute une région avec un panier à nourriture sans fond.

 

LLEW LLAW GYFFES : le Lion à la Main Ferme. Roi de Gwynedd. Héros renié par sa mère la déesse Arianrod, il avait pour demi-frère Dylan. Initié par son oncle, le magicien Gwyddyon, Llew parvint à contourner les trois interdits de sa mère qui voulaient qu’il n’eût pas de nom, pas d’arme ni d’épouse parmi les femmes de la terre. Après les exploits qui lui permirent d’avoir un nom et des armes, Llew reçu Blodeuwedd pour épouse. La jeune femme, formée de fleurs, de feuilles et de bourgeons, avait été créée par Gwyddyon et Math. Mais la femme-fleur le trompa avec le seigneur du lac, Gronw Pebyr le chasseur de cerf, tout en dévoilant comment tuer Llew. Après sa mort, ce dernier se transforma en aigle. L’ayant retrouvé sur un chêne grâce à une truie magique. Gwyddyon lui redonna sa forme humaine, puis changea Blodeuwedd en chouette. Llew Llaw Gyffes repris possession de son royaume après avoir transpercé Gronw Pebyr d’un coup de lance.

 

LLUDD : fils du roi de Bretagne. Avec l’aide de son frère, il élimina les trois fléaux qui ravageaient le royaume.

 

LLWYT : ermite magicien. Fils de Kilcoet. Il aida Gwawl en jetant un charme sur le pays de Dyver pour faire cesser le ravage causé par des milliers de personnes transformées en souris. Celles-ci dévoraient les champs de blé du dieu Manawyddan.

 

LLYWARCH HEN : l’Ancien. Barbe du pays de Powys. Après la défaite et la mort du roi des Bretons Uryen qu’il servait, Llywarch eut vingt-quatre fils qui périrent avant lui de mort violente. À la mort du dernier appelé Gwen, Llywarch devint berger.

 

LOCH LE DEMI-VERT : poète fomore. Après la seconde bataille de Mag Tured, il mit fin à la guerre en chantant.

 

LOCHA GAGAR : femme du Sid qui, rejetée par Connal, lança une malédiction contre ce dernier.

 

LOCHAN : forgeron qui hébergea le dieu Finn et lui fabriqua deux lances extraordinaires. Finn devint son gendre en épousant sa fille Cruithne.

 

LOCRE : héros éponyme des Locriens. Fils de Physcios. Père de Locre qu’il eut de Cabye ou de Cambyse.

 

LOCRE : fils de Zeus et de Méra. Il aida Amphion à élever les murailles de Thèbes.

 

LOCUSTE ou LOCUSTA : célèbre empoisonneuse de Rome, longtemps instrument de gouvernement, fit périr Claude, Britannicus, eut des élèves sous Néron, reçut de grands biens, et fut mise à mort sous le règne de Galba, 68.

 

LOEG MAC RIANGABRA : le Fils du Cheval de Mer. Cocher du héros Cuchulain. Il se rendit avec Fand dans la Plaine des Fées à bord d’une barque de bronze. Lugaid, le fils du dieu de la mort, le blessa avec son javelot magique.

 

LOGISTÉRION : il s’agissait du bureau central de l’administration du nome sous les Ptolémées. L’économe et l’antigraphe y traitaient les affaires financières.

 

LOLLIUS (MARCUS) : gouverneur de la Galatie en 23 av. J.-C. Chargé de combattre les Parthes, il fut accusé de connivence avec l’ennemi et s’empoisonna.

 

LOLLIUS (MARCUS) : fils du précédent. Conseul en 21, il fut battu en Germanie.

 

LOMMA : fou du devin Find.

 

LONNANDSCLECH : autre nom du dieu Lug.

 

LORARIUS : esclave chargé de donner le fouet ou la bâton à un autre esclave. Il devint un personnage comique dans les pièces de théâtre.

 

LORICA : cuirasse simple du fantassin romain. Elle était constituée de lanières de cuir épais et dur.

 

LORICA HAMATA : cuirasse de cuir garnie d’anneaux de fer des légionnaires romains.

 

LORICA PLUMATA : cuirasse de cuir romaine recouverte de plaquettes de métal ayant la forme de plumes.

 

LORICA SEGMENTALAE : cuirasse de fer articulée. Elle était destinée au cataphractus romain, le soldat ou le cavalier le plus lourdement armé.

 

LORICA SQUAMATA : cuirasse de cuir romaine recouverte de crochets.

 

LORIOT : passereau répandu dans les vergers et les marais de l’ancienne Égypte. Sa graisse était réputée pour chasser les mouches et les puces.

 

LOTERIE : les Romains avaient l’usage, surtout dans les grands festins, de faire aux convives une distribution des lots à gagner. Auguste aimait beaucoup ces loteries. Agrippa fit des loteries pour le peuple, dans les théâtres. Néron et d’autres empereurs, plus tard d’autres souverains, dans tous les pays, à Bagdad comme en France, distribuaient soit au peuple dans les spectacles, soit aux courtisans, des billets qui faisaient gagner des lots plus ou moins considérables.

 

LOTH : neveu d’Abraham, suivit d’abord à Haran son grand-père Tharé et son oncle Abraham. Il visita l’Égypte avec ce dernier, se sépara de lui à Béthelet vint s’établir à Sodome. Enlevé par le roi des Elamites, Chodorlahomor, il fut délivré par son oncle. Lorsque Dieu voulut détruire Sodome, Loth fut sauvé par deux anges qu’il avait protégés contre les Sodomites. Il s’enfuit avec sa famille, mais sa femme, ayant regardé derrière elle malgré la recommandation des anges, fut changée en statut de sel. De l’union de Loth avec ses deux filles naquirent les Ammonites et les Moabites.

 

LOTUS : le lotus blanc et le lotus bleu étaient deux espèces connues dans l’Égypte antique. Les Égyptiens consommaient les tiges inférieures des lotus après les avoir fait bouillir. Le lotus de couleur bleue avait une valeur symbolique ; il redonnait vie au mort qui respirait son parfum. Il accordait aussi la protection des dieux qui le recevaient en offrande. Lorsqu’il s’épanouissait à la surface de l’eau, les Égyptiens le voyaient semblable au soleil primordial qui sortait du lotus d’or, apparaissant à la surface de Noun. Il inspira les constructeurs des temples qui ornèrent les colonnes de motifs dits lotiformes.

 

LOUGH NEAGH : cité celte irlandaise engloutie parle débordement d’une fontaine sacrée. Elle est comparable à la ville d’Ys.

 

LOUP : animal lié à la lune, le loup symbolisait les forces de la nuit. Loup et louve, Gilwaethwy et Goéwin donnèrent naissance au louveteau Bleiddwein.

 

LOUTRE : Cuchulain mourut en tuant une loutre. La loutre symbolise la fin d’un cycle temporel.

 

LOUXOR ou LOUQSOR : ville de Haute-Égypte où est érigé un grand temple qui, construit sous les règnes d’Aménophis III, de Toutânkhamon, d’Horemheb et de Ramsès II, recouvre une période s’étalant de 1408 à 1235 av. J.-C. Une allée de sphinx le reliait au temple de Karnak. Autrefois appelé « Harem du Sud », le temple de Louxor recevait une fois l’an la visite d’Amon de Karnak qui y prenait la forme de Min, le divin géniteur au phallus dressé. L’un des deux obélisques qui ornaient le pylône de Ramsès II est actuellement sur la place de la Concorde, à Paris.

 

LUAINE : la Lune. Fille de Domanchenn. Elle personnifia l’Irlande après la mort de Deirdre. Le roi Conchobar en tomba amoureux alors qu’Athirne et ses fils voulaient la mettre dans leur couche. S’étant refusée à eux, ils lui lancèrent un sort imparable qui la fit mourir de honte et de chagrin. Athirne et ses fils furent tués par les Ulates.

 

LUAM : le Pilote. Druide échanson du dieu Nechtan qui veillait sur la source de la Segais avec Flesc et Lam.

 

LUC (SAINT) : 3ème évangéliste, né à Antioche, mort après 70. Très instruit, il avait probablement étudié dans les écoles grecques. Une tradition erronée lui attribua même des talents de peintre. Disciple fidèle de saint Paul, il l’accompagna en Troade, en Macédoine, à Rome, où il l’assista dans ses derniers moments. Il prêcha, dit-on, l’Évangile en Dalmatie, en Gaule et même en Égypte et en Libye. Suivant les uns, il mourut martyr, suivant d’autres, il s’éteignit paisiblement à Patras. On le fête surtout le 18 octobre, il a pour symbole une tête de bœuf. Son Évangiles, en 24 chapitres, écrit en Achaïe, vers 53 ou 56, adressé à Théophile, en langue grecque, est, comme récit historique, plus complet que les autres. Il a aussi composé les Actes des Apôtres, qui comprennent l’histoire de la prédication évangélique depuis l’ascension de Jésus-Christ jusqu’à la 4ème année du règne de Néron. Quelques commentateurs lui attribuent l’Epître aux Hébreux.

En France, saint Luc a été longtemps le patron des médecins. Une académie de peinture, appelée Saint-Luc, fondée à Rome au XVIe siècle, a été réunie en 1676 à l’école fondée par Louis XIV.

 

LUCAIN (MARCUS ANNÆUS) : poète latin, né à Cordone, 39-65, fils d’un chevalier romain, Annæus Mela, qui était frère de Sénèque le Philosophe, fut élevé à Rome. Il devint l’ami de Perse à l’école de Cornutus le Stoïcien. Bien accueilli par Néron, qui le nomma Questeur, il eut de bonne heure une grande renommée. Mais, après un concours poétique où il l’emporta sur l’empereur, Lucain fut disgracié, Néron lui interdit la poésie. Pour se venger, il entra dans la conspirationb de Pison, que Tacite a longuement raconté. On prétend, ce qui n’est pas prouvé, qu’il dénonça sa mère, Acilia. Il sut, du moins, mourir avec courage, en récitant quelques vers du poème qui a conservé sa mémoire. C’est la Pharsale, que l’on a parfois admirée sans aucune réserve, et que l’on a souvent aussi condamnée trop sévèrement. Il a raconté, dans ce poème en 10 chants, la guerre civile entre César et Pompée, il va même jusqu’à la bataille de Munda. C’est plutôt un récit poétique qu’un véritable poème épique, et il y a plus d’enflure oratoire que d’imagination dans la conception du sujet. Le style est âpre, violent, parfois d’une sécheresse extrême, plus souvent d’ujne exubérance brutale. Il est presque toujours monotone, emphatique, forcé et souvent obscur, parce que la pensée n’est pas nette. Mais il y a de la passion, des idées grandes et généreuses, des passages d’une verve remarquable.

Les premières éditions sont celles de Rome, 1469, in-fol., et des Aldes, 1502 ; citons l’édition de Renouard, 1795, in-fol., imprimée par Didot, et celle de Naudet, dans la Bibliothèque de Lemaire. La Pharsale a été traduite en vers par Brébeuf, 1658, et d’une manière bien supérieure par Demogeot, 1865 ; parmi les traductions en prose, les principales sont celles de Marmontel, 1766 ; de Phil. Chasles, Greslou et Courtaud-Divernesse, dans la Bibliothèque de Panckoucke ; de Hauréau, dans la collection Nisard. Th. May a ajouté à la Pharsale un supplément en 7 chants, jusqu’à la mort de César.

 

LUCCEIUS (LUCIUS) : orateur et historien romain, du 1er siècle av. J.-C., est sourtout connu par la correspondance de Cicéron. Il avait voulu écrire l’histoire de la guerre Sociale et l’histoire du consulat de Cicéron. Il prit partie pour Pompée, mais put revenir en Italie. Il mourut peu de temps avant la mort de César.

 

LUCHORPANS : korrigans irlandais.

 

LUCHTA : dieu charpentier des Tuatha Dé Danann. Il leur livra le bois pour fabriquer les lances avant la seconde bataille de Mag Tured.

 

LUCIA VOLUMNIA : déesse honorée par les saliens.

 

LUCIEN : écrivain grec, n é à Samosate (Syrie), vécut de 120 à 200 ap. J.-C. Il abandonna bientôt pour les lettres l’étude de la sculpture, et quelque temps fut avocat à Athènes. Puis il se dintingua dans l’éloquence sophistique, et parcourut l’Asie Mineure, la Grèce, l’Italie, la Gaule, pour y réciter des discours préparés, métier qui fut très profitable à sa fortune. À cette époque de sa vie appartiennent beaucoup de déclamations et de petits morceaux de littérature sophistique, d’un tour facile et spirituel, d’un style attique, mais sans grande valeur réelle. Il abandonna alors ce genre futile, suivit les leçons de philosophe Démonax,et entreprit une guerre infatigable contre les préjugés et les vices de son temps, les superstitions, les charlatans, les faux philosophes. Ses satires, vives et mordantes, sont des tableaux comiques, pleins de vie et de vérité, de l’état moral et religieux de la société au IIe siècle. Ses Dialogues des dieux, Dialogues marins, Dialogues des courtisanes, Dialogues des morts, son traité De la manière d’écrire l’histoire, le Songe, le Timon, l’Ane, ont une réputation méritée. On l’a comparée à Voltaire. Il a, en effet, l’esprit vif et précis, la moquerie, la haine du faux, mais aussi l’incrédulité et la verve destructive. Quoiqu’il ait plus d’une fois montré de la sympathie pour Epicure et ses doctrines, il n’est d’aucune secte philosophique. Il attaque les philosophes de toutes les écoles, leurs subtilités, leurs vaines discussions, ou plutôt, au nom du bon sens, il tourne en ridicule les imposteurs qui se couvrent du nom de philosophes, pour tromper les hommes et arriver à la réputation et à la fortune. Il est l’ennemi des superstitions, et, vivant à une époque où le paganisme était universellement discrédité,mais où la magie, l’astrologie, la théurgie étaient en honneur, il frappe indistinctement les cultes anciens comme les cultes nouveaux, pour épargner le christianisme qu’il ne connaissait que d’une manière assez imparfaite. Son style, remarquabqle par la clarté et la simplicité, d’une élégance soutenue, d’un atticisme piquant, est malheureusement, dans plus d’un passage, obscène et licencieux. Il a été, pour la première fois, imprimé à Florence, en 1496 in-fol. ; depuis il a eu de très nombreuses éditions.

 

LUCIEN D’ANTIOCHE (SAINT) : né à Samosate, vers 235, fut prêtre et professeur de théologie à Antioche, se distingua par sa charité et sa science, mais plus d’une fois sembla pencher vers les hérésies. Il mourut martyr, en 302. On le fête le 7 janvier.

 

LUCIFER : évêque de Cagliari, mort vers 370, se distingua par son zèle, souvent exagéré, contre les ariens. Il fit exilé en Orient par Constance, lui adressa une apologie vigoureuse, mais violente, de l’orthodoxie, Ad Constantium pro sancto Athanasio libri II, et fonda, en Sardaigne, où il revint, la secte de Lucifériens ou Luciféraniens, qui mourut avec lui. Ses Œuvres ont été publiées, à Paris, 1568, in-8°, à V enise 1778, in-fol.

 

LUCILIUS (CAIUS) : poète latin. Né à Suessa Aurunca en 149 av. J.-C. Il fut l’amant de Scipion Émilien et de Lælius. Il écrivit en vers hexamètres et fut admiré des poètes de la décadence. Deux cents fragments de ses Satires en vingt livres sont parvenus jusqu’à nous.

 

LUCILIUS JUNIOR : chevalier romain. Procurateur de Sicile. Ami et disciple de Sénèque, il lui écrivit de nombreuses lettres. On lui attribue un poème, L’Etna, en 640 vers haxamètres.

 

LUCILLE (ANNIA LUCILLA) : fille de Marc Aurèle et de Faustine. Née en 146, elle épouse Verus avec qui elle vécut dans la débauche, puis Pomponus d’     Antioche. Elle conspira contre son frère Commode qui la relégua dans l’île de Caprée et la fit tuer.

 

LUCINE (LUCINA) : déesse de la lumière du jourpris dans le sens de la naissance. Surnom de Junon et de Diane. Junon Lucine avait un temple à Rome dans la Ve région. À la naissance des enfantgs nobles, les parents préparaient un lit à la déesse dans l’atrium de la maison.

 

LUCRÈCE : fille de Spurius Lucretius, femme de Tarquin Collatin, fut déshonorée ar Sextus Tarquin, se tua sous les yeux de son père, de son mari et de Brutus, après avoir demandé vengeance. Ce fut l’occasion qui détermina la chute des Tarquins et la fondation de la république romaine, 510 av. J.-C.

 

LUCRÈCE (TITUS LUCRETIUS CARUS) : poète latin, né à Rome 98-58 av. J.-C., était chevalier, ne joua aucun rôle politique à Rome, et ne nous est véritablement connu que par son poème, car toutes les anectodes dont il a été l’objet semblent être sans fondement. Il a dédié son poème, De natura rerum, en 6 livres, à son ami Memmius. C’est l’exposition du système d’Epicure, on a souvent discuté pour savoir si Lucrèce était athée, ou s’il reconnaissait un Dieu suprême, puissance mystérieuse et inconcevable. Ce qui est certain, c’est qu’il a attaqué avec uns sombre vigueur les croyances païennes, les superstitions, l’odieux fanatisme. C’est que dans l’explication du système du monde, d’après Epicure, il a su trouver de magnifiques épisodes et des descriptions d’une richesse incomparable. Mais son argumentation est souvent sèche, d’un style précis, et qui manque parfois d’élégance. Ses doctrines ont été combattues surtout dans le poème de l’Anti-Lucrèce, par le cadinal de Polignac, 1747. Il y a de nombreuses éditions de Lucrèce, depuis l’édition princeps, qu’on attribue à Thomas Ferrand de Brescia, vers 1470, celles de Lambin 1563, de Lachman 1850, de Munro 1866. Il a été traduit en vers par Pongerville et André Lefèvre, en prose par Lagrange et Crouslé.

 

LUCTÉRIOS : chef gaulois cadurque, lieutenant de Vercingétorix en 53-52 avant notre ère. Audacieux, il parvint à rallier à sa cause les Rutènes, les Gabales des Causses, les Nitiobriges de l’Agenais et menaça Narbo (Narbonne), la capitale de la province, en janvier 52. Il s’enferma avec Vercingétorix à Alésia, put s’en échapper aprèsla reddition et rejoignit l’armée du Gaulois Ande Dumnacos. Cette armée de coalisés avait été formée pour combattre les Gaulois Pictons de Duratios, alliés de Rome. Après la défaite de Dumnacos sur la Loire face aux légions de Caïus Fabius, il continua l’aventure avec les pillards de Drappes jusqu’à la prise de la ville d’Uxellodunum par les Romains. Traqué, il se livra au chef arverne Épasnactos qui le remit à César. Libéré à la fin de la guerre, il coula des jours tranquilles chez les Cadurques. On a retrouvé des monnaies à son nom datant de la paix.

 

LUCTUS : le Deuil. Virgile le plaça à l’entrée des Enferts, et Stace le représenta portant des vêtements en lambeaux couverts de sang.

 

LUCULLUS (LUCIUS LICINIUS) : consul en 151 av. J.-C. Il fit la guerre aux Vaccéens d’Espagne et massacra 20 000 habitants de Cauca. Il échoua au siège de Pallantia et revint à Rome avec d’énormes richesses.

 

LUCULLUS (LUCIUS LICINIUS) : petit-fils du précédent. Né en 115 avQ. J.-C. Après la guerre sociale, Sylla le choisit pour combattre Mithridate. Sa victoire près de Ténédos ouvrit à Sylla la route de l’Asie (84). Nommé édiloe curule avec son frère Marcus, il donna des jeux magnifiques. Consul en 74, il eut la province de Cilicie et le commandement de l’armée dans la seconde guerre contre Mithridate. Il délivra Cotta assiégé dans Chalcédoine et battit les troupes adverses près de Cyzique et de Cabira. Il prit Amisus, Héraclée, Sinope et acheva la conquête du Pont. Enfin il marcha vers l’Arménie pour affronter le roi Tigrane. Il vainquit, prit Tigranocerta et Nisibe, mais ne put se lancer contre les Perses car ses soldats ne voulaient plus poursuivre la guerre. Rappelé à Rome, il fut remplacé par Pompée en 66. Désormais il allait vivre dans le luxe et l’amour des lettres. Dans sa célèbre villa de Tusculum, il donnait des festins qui dépassaient l’imagination. Il mourut en 57.

 

LUCUMON : caste sacerdotale chez les Étrusques. Les douze États d’Étrurie avaient pour rois, selon Servius, douze lucumons. Ces prêtres étaient les conservateurs de la doctrine de Tagès, dieu sorti de la terre dans le sillon tracé par un laboureur.

 

LUDIA : à l’origine, danseuse ; ce nom désigna une femme de gladiateur.

 

LUDIO : acteur ou mime sous le République ; ce nom fut attribué aux saltimbanques, aux diseurs de bonne aventure et, dans un sens méprisant, à tous ceux qui se produisaient dans la rue.

 

LUDUS LITTERARIUS : école primaire. On y envoyait filles et garçons de toutes les classes de la société.

 

LUERN : roi gaulois des Arvernes qui vécut vers le milieu du IIe siècle avant notre ère. Il fit enclore un espace carré de mille pas de côté à l’intérieur duquel étaient disposés des cuves de boissons et des monceaux de provisions pour un festin qui dura plusieurs semaines.

 

LUG : le Lumineux. Fils de Dagda et de Éithné, ou, selon d’autres sources, fils de Ethné Attenchaithrech et de Cian le Lointain. Il fut l’un des principaux dieux celtes et gaulois. Son temple le plus connu se trouvait à Lugdunum (Lyon). On le fêtait lors d’une grande assemblée (Assemblée de Lug) dans la forêt des Carnutes, le Ier août. Ses attributs étaient la harpe magique, le sanglier, la lance infaillible et la fronde. La légence nous dit qu’au début de son existence Lug dut faire ses preuves lors d’une fête célébrée dans le château de Nuada et il montra tour à tour ses capacités d’aubergiste, de charpentier, de devin, de forgeron, de guerrier, de médecin, de métallurgiste, de musicien et de poète. Ayant remporté une partie d’échecs contre le roi Nuada, il eut droit à la place d’honneur.

 

LUGAID : fils du roi celte d’Irlande Lugaid Mac Daire. Lugaid, son père et ses frères furent contraints de coucher avec une horrible sorcière qui se transforma en une magnifique jeune femme. Cette initiatrice lui permit d’acquérir la connaissance amoureuse nécessaire aux rois.

 

LUGAID : fils du dieu de la mort, Curoi Mac Daere. Il s’allia avec Medb et coupa la tête de Cuchulain. Connal lui coupa à son tour la tête qui fit fondre la pierre sur laquelle on la posa.

 

LUGAID DALLÉCES : frère d’Ailill l’époux de Medb. Lugaid tua son ami Fergus Mac Roig d’un coup de lance dans le dos sur ordre de son frère.

 

LUGAID REO NDERG : frère de lait de Cuchulain, on l’appelait Lugaid aux Raies Rouges. Il devait ce surnom aux raies qui séparaient les trois morceaux dont il était fait. Les trois parties appartenant à ses trois pères : la tête de Nar, le tronc et les bras de Bress et le bas du corps de Lothar. Il mourut de chagrin et de douleur lorsque la jeune fille qu’il aimait, Derb Forgaill, fut mutilée par des femmes jalouses.

 

LUGDUNUM : Lyon. Le Mont de Lug. Fondée parle consul Lucius Munatius Plancus en 41 avant notre ère, Lugdunum devint la capitale des Gaules en 12 avant notre ère sous le règne d’Auguste. Agrippa en fit le centre des quatre grandes voies qui aboutissaient à la mer du Nord, à l’océan, aux Pyrénées et à la Méditerranée. Le dieu gaulois Lug y fut particulièrement adoré sous les traits de Mercure.

 

LUGNASAD : fête celte du Ier août en l’honneur du dieu Lug. Tous les chefs et les druides de la Gaule se rassemblaient dans la forêt des Carnutes afin de célébrer les moissons, la paix et la prospérité. En Irlande, de nombreuses compétitions alliant force et adresse avaient lieu autour des terres élevés pour les déesses de la fertilité.

 

LUGOVIUS : dieu gaulois des sources et de la santé qui était honoré par les Séquanes à Luxovium (Luxeuil).

 

LUK : lieutenant cimbre de Boïorix lors de l’invasion de la Gaule (103-101 avant notre ère). Il se suicida au cours de la dernière bataille contre les Romains.

 

LUMIÈRE : de tout temps, les Égyptiens jouèrent avec les effets de la lumière. Dans les temples construits tardivement, la mise en valeur symbolique de la lumière était systématique. Au fur et à mesure qu’on progressait vers le cœur del’édifice, la lumière diminuait d’intensité ; cette progression rappelait l’évolution du soleil lorsqu’il passe du zénith au couchant. Le couchant, c’était le fond du sanctuaire, plangé dans l’obscurité, où le soleil et le dieu se régénéraient.

 

LUNE : la lune personnifiait la Grande Déesse Blanche. Les celtes l’associèrent à l’eau et à toutes les initiations secrètes.

 

LUNE : voir ARTÉNIS

 

LUNE (LUNA) : déesse antique des premiers âges. Les Romains s’inspirant du syncrétisme de l’oracle d’Alexandrie firent de Lune et de Diane une seule et même divinité. Elle était représentée avec un visage rond, des formes généreuses, vêtue entièrement, un voile faisant arc-en-ciel au-dessus de sa tête surmontée d’un croissant.

 

LUNED : fée servante de la Dame du Chevalier Noir, Luned donna la bague d’invisibilité à Owein. Après l’avoir initié sur les plans corporel et spirituel, elle l’aida à s’enfuir lorsqu’il tua le Chevalier Noir. Pour cette faute, la Dame l’enferma dans un dolmen. Prisonnière pour l’éternité, Luned pleura si fort qu’Owein l’entendit et la délivra.

 

LUPERCAL : lieu de sacrifices que les Romains consacraient au dieu Pan.

 

LUPERCALES : fêtes romaines qui se célébraient au mois de janvier en l’honneur du dieu Pan. Le culte de Faune correspond à la procession des lupercales.

 

LUPERCI (LUPERQUES) : prêtres de Pan. Ils étaient formés de trois groupes, les Fabiens, les Quintiliens et les Juliens. Ces derniers avaient été établis en l’honneur de Jules César. Pendant les lupercales, ces prêtres immolaient des chèvres, puis couraient nus dans la ville, munis de fouets de peau de chèvre avec lesquels ils frappaient ceux et celles qu’ils rencontraient.

 

LUPERCUS : nom romain du dieu Pan. Il avait un temple sur le mont Palatin.

 

LUPUS FERREUS : instrument de guerre formé d’une poutrelle et de crampons. Il servait à dévier et à freiner les coups de bélier.

 

LUSTRATION : bain rituel donné au nouveau-né ou au défunt. Il avait pour but de purifier le corps.

 

LUSTRES : les Romains nommaient lustres les sacrifices d’expiation qui se faisaient tous les cinq ans. Après le recensement de la population, on prescrivait un jour auquel tous les citoyens devaient se présenter en armes sur le Champ de Mars, chacun dans sa classe et dans sa centurie. Au cours de ce rassemblement, un censeur faisait des vœux pour le salut de la République, puis il sacrifiait une truie, une brebis et un taureau. Ce sacrifice destiné à purifier le peuple s’appelait suovitaurilia.

 

LUSUS : dieu romain du jeu.

 

LUTARIO et LÉONORIO : ces deux chefs gaulois passèrent en Asie Mineure avec leurs troupes et entrèrent au service de Nicomède de Bithynie au IIIe siècle avant notre ère.

 

LUTÈCE : capitale des Gaulois Parisiens. Elle était presque entièrement construite sur pilotis dans la partie marécageuse de la rive droite de la Seine. Les bâtiments en dur occupaient les deux grandes îles (la Cité et Saint Louis) sur lesquelles se concentraient les ateliers, les boutiques, les maisons de la noblesse et les temples. Camulogène, chef des Gaulois Aulerques, l’incendia en 52 avant notre ère pour qu’elle ne tombe pas aux mains des Romains.

 

LUXOVIUS : voir LUGOVIUS.

 

LYCARAS : Tyrrhénien qui, s’étant exilé de sa patrie à la suite d’un meurtre, se fit marin au service d’Acétès. Dionysos le métamorphosa en dauphin.

 

LYCAON : roi des Arcadiens. Fils de Pélasgos et de Milibée, ou de Cyllène. Époux d’Orthonia. Apollodore le reconnaît comme un roi d’Arcadie ayant eu plusieurs épouses et cinquante fils. On lui attribue aussi trois filles : Dia, Callisto et Hélice. Lycaon apparut plus tard comme l’instigateur des sacrifices humains et on fit de lui un monstre. Plusieurs traditions tardives courent à son sujet :

a)     Zeus, voulant témoigner sa reconnaissance à Lycaon qui avait institué son culte en Arcadie, descendit un jour chez lui et lui demanda l’hospitalité. Lycaon lui servit les membres d’un jeune enfant. Indigné, Zeus le changea en loup.

b)    Les cinquante fils de Lycaon tuèrent un enfant et mêlèrent ses entrailles à celles des animaux sacrifiés lors d’une visite de Zeus déguisé en manœuvre. Zeus renversa la table dans un endroit appelé depuis Trapézonde et foudroya Lycaon et ses fils, à l’exception du plus jeune de tous, Nyctimos.

c)     Zeus descendit en Arcadie et fut adoré par les habitants du pays. Lycaon osa douter des pouvoirs du dieu et, après lui avoir présenté un repas composé de chair humaine, forma le projet de l’égorger pendant son sommeil.

d)    Changé en loup, il pouvait se métamorphoser périodiquement en être humain (tous les dix ans), s’il s’était abstenu de manger de la chair humaine.

 

LYCAON : fils de Priam et de Laothoé. Prisonnier d’Achille, il fut vendu à Phinée, roi de Lemnos, et fut racheté par Éétion. Douze jours après son rachat, il retomba entre les mains d’Achille qui le perça de son épée.

 

LYCAON : était roi d’Arcadie. Il bâtit la ville de Lycosure, et offrait des victimes humaines à Jupiter Lycæus, qui le foudroya avec ses fils, ou le changea en loup.

 

LYCASTE : fils de Minos et d’Itone. Père de Minos II.

 

LYCASTE : Crétois qui avait une relation amoureuse secrète avec Eulimène, fille de Cydon, roi de Crète et fiancée d’Aptéros. Une révolte ayant éclaté, Cydon consulta l’oracle et reçut l’ordre d’immoler une vierge aux mâne des héros. Le sort tomba sur Eulimène. Pour la sauver, Lycaste révéla qu’elle n’était plus vierge. Pour venger son honneur, Aptéros tua Lycaste, puis Eulimène.

 

LYCÉE : promenade d’Athènes sur les bords de l’Ilissos, avec des portiques sous lesquels Aristote donnait ses leçons en se promenant ; de là le nom de Lycée donné à son école, et le nom de Péripatéticiens (« qui se promènent ») donné à ses disciples.

 

LYCÉE : Lycæus mons, aujourd’hui Diaforti, montagne du Péloponnèse, au Sud de l’Arcadie, consacrée à Pan. On y célébrait en son honneur les jeux Lycéens, qui consistaient en courses à pied et à cheval.

 

LYCIE : pays de l’Asie mineure sur la Méditerranée et la mer Égée. Il était borné par la Carie, la Pisidie et la Pamphylie. Ses villes principales étaient Limyra, Myra, Patara, Xanthe. D’abord appelée Myliade, la Lycie fut habitée par les Crétois que chassa Lycos, fils de pandion, roi d’Athènes. Sous les successeurs d’Alexandre le Grand, elle appartint aux Séleucides. Antiochos le Grand, vaincu par les Romains en 190 av. J.-C., la céda aux Rhodiens. Le sénat romain la fit entrer dans une république fédérative Claude la réunit à la province de Pamphylie.

 

LYCOMÈDE : roi de l’île de Seyros. Père de Déidamie. Il donna asile à Achille, que Thétis envoya à sa cour sous des habits de femme pour éviter qu’il ne parte pour Troie. Il fit périr Thésée en le précipitant du haut d’un rocher.

 

LYCOPHRON : poète et grammairien grec, né à Chalcis en Eubée. Savant de la Grande Bibliothèque et chargé par Zénodote d’Éphèse de rassembler et d’éditer toutes les comédies connues, il vécut en Égypte au IIIe siècle av. J.-C. Il fut l’un des sept poètes de la Pléiade. Ses tragédies sont perdues ainsi qu’un traité sur la comédie. Il nous reste de lui un poème Cassandre ou Alexandra, monologue de 1450 vers iambiques, dans lequel Cassandre prophétise la ruine de Troie.

 

LYCOPHROS : fils de Mastor. Il s’enfuit de Cythère à cause d’un meurtre qu’il avait commis et devint le suivant d’Ajax, fils de Télamon. Hector le tua.

 

LYCORÉE : fils d’Apollon et de la nymphe Corycie, qui donna son nom à la ville de Lycorie.

 

LYCORTAS : général achéen de Mégalopolis au (IIe siècle av. J.-C.). Il défendit l’indépendance de la ligue achéenne. Stratège en 184, il vengea la mort de Philopœmen sur les messéniens, et devint suspect aux Romains. Il fut le père de l’historien Polybe.

 

LYCOS : fils de Prométhée et de Célæno. Il régna sur les îles heureuses, qui lui furent concédées par son père.

 

LYCOS : fils de Poséidon. Il s’empara de Thèbes en l’absence d’Héraclès, alors aux enfers, et, après avoir tué le roi Créon, voulut contraindre Mégare à l’épouser. Héraclès, qui reparut soudain, le fit mettre à mort.

 

LYCOS : l’un des Telchines. Phénicien d’origine, il quitta Rhodes ou la Crète pour venir s’établir en Lycie, sur les bords du Xanthe, où il éleva le premier temple en l’honneur d’Apollon.

 

LYCOS : fils de Pandion. Ayant été chassé d’Athènes, Lycos parcourut la Grèce, établit en Messénie les mystères des grandes déesses et se rendit en Asie chez les Termiles. Il laissa son nom à leur pays ainsi qu’au Lycée d’Athènes. Prêtre et prophète, ce fut lui qui confia aux Lycomides le soin de présider aux mystères de Déméter et de chanter les hymnes sacrés aux fêtes des grandes déesses célébrées à Athènes.

 

LYCOS : roi des Mariandyne. Fils de Dascylos. Il reçut les Argonautes et se lia d’amitié avec Héraclès. Attaqué par les Bébryces, il implora le secours du héros qui les vainquit et lui fit don de leur royaume.

 

LYCURGUE : roi de Thrace. Fils de Dryas. Ayant osé poursuivre les Bacchantes qui célébraient les fêtes de Dionysos sur le mont sacré de Nysa, il fut frappé de cécité par le dieu.

 

LYCURGUE : roi d’Arcadie. Fils d’Aléos et de Néère. Frère de Céphée et d’Augé. Il épousa Cléophilé, Euynomé ou Antinoé et en eut Ancée, Épochos, Amphidamas, Iasos, Iocrite et Céphée. Il tua Aréithoüs dans une embuscade et fit présent de sa massue à Éreuthalion qui le servait.

 

LYCURGUE : fils de Pronax et frère d’Amphithée. Il prit part à la première expédition contre Thèbes.

 

LYCURGUE : législateur de Sparte au IXe siècle av. J.-C. Il était frère du roi Polydecte, à la mort duquel sa belle-sœur, qui était enceinte, lui proposa de faire périr l’enfant, s’il consentait à l’épouser. Lycurgue se contenta de gouverner au nom de l’enfant, Charilaos, à la mort de son frère. Il voyagea en crète, où il étudia les lois de minos et des Doriens, en Asie Mineure où il recueillit les poèmes d’homère, en Égypte et dans bien d’autres contrées. À son retour, il remania la constitution de Sparte qu’il quitta pour toujours. Lycurgue fit des Spartiates une sorte de communauté militaire. Chaque enfant mâle, à 7 ans, entrait dans une caserne où il apprenait durement à devenir un guerrier. À 17 ans, il entrait dans le service actif. À 60 ans, il devenait instructeur ou entrait dans le sénat formé de vingt-huit membres. Ainsi les Spartiates, obligés par leurs fonctions militaires, abandonnèrent l’agriculture, l’industrie, les arts aux Laconiens et aux ilotes. Les femmes vivaient dans une grande liberté et restaient les maîtresses du foyer.

 

LYCURGUE : orateur, né à Athènes (396-323 av. J.-C.). adversaire de l’influence macédonienne, il fut trois fois intendant des finances d’Athènes. Les athéniens refusèrent de le livrer à Alexandre le Grand. Nous avons son Discours contre Léocrate et quelques fragments de ses autres discours.

 

LYDIE : pays de l’Asie Mineure. Ses principales villes étaient Sardes, Apollonie, Larisse, Magnésie, Métropolis. La lydie, habitée d‘abord par les Pélasges, eut successivement trois dynasties de rois, les Atyades, les Héraclides et les Mermnades. Les Lydiens repoussèrent les Thraces, battirent les grecs de Smyrne, de Milet et d’Éphèse. Cyrus détruisit la puissance de la Lydie à la bataille de Thymbrée, en 548 av. J.-C.

 

LYNCÉE : époux d’Hypermnestre et seul Égyptide qui échappa à la mort. Étant parvenu à s’échapper du palais de Danaüs et arrivé dans un lieu nommé Lyrcée, plus tard Lyncée, il alluma un fanal pour signifier à Hypermnestre qu’il était hors de danger. Elle y répondit du haut du fort de Larisse. Cet échange de signaux lumineux donna lieu à l’institution d’une lampadophorie célébrée chez les Argiens.

 

LYNCOS : roi de Scythie. Il voulut tuer Triptolème qui s’était arrêté chez lui pour répandre les dons de Déméter. Mais la déesse le changea en lynx.

 

LYON : fut fondée par le consul Lucius Munatius Plancus, en 41 av. J.-C., et devint sous Auguste la capitale de la Gaule. Agrippa en fit le centre des quatre grandes voies qui aboutissaient à la mer du Nord, à l’Océan, aux Pyrénées et à la Méditerranée. Caligula et Claude l’habitèrent, et leurs successeurs l’embellirent de monuments.

 

LYONNAISE (LUGDUNENSIS) : Gaule Lyonnaise. Cette division administrative voulue par l’empereur romain Auguste s’étendait de la Loire à la Seine et de l’actuel département du Rhône aux côtés normandes et bretonnes. Chef-lieu : lugdunim (Lyon).

 

LYRE : les Celtes associaient cet instrument de musique à la tradition druidique.

 

LYSANDRE : général de Sparte, mort en 395 av. J.-C. En 407, il commanda la flotte des alliés contre Alcibiade. Il battit l’Athénien Antiochos à Notium. En 405, il remporta la victoire décisive d’Ægos-Potamos, puis vint bloquer Athènes par la mer, s’empara de la cité, de concert avec le roi Agis, abattit les Longs Murs ; il établit le gouvernement oligarchique des trente tyrans en 404. Il vécut dans un luxe fabuleux et fit chanter ses louanges par les poètes. Il fut tué à la bataille d’Haliarte en Béotie.

 

LYSIAS : orateur grec, né à Athènes ( 459-378 av. J.-C.). Il fit partie de la colonie de Thurioi, y enseigna la rhétorique, en fut chassé, et revint à Athènes. Chassé par les Trente en 404, il se réfugia à Mégare où il seconda de tous ses efforts Thrasybule, qui lui fit obtenir le titre d’isotèle ou métèque privilégié. Il attaqua Ératosthène, l’un des Trente, qui avait fait périr son frère, dans un discours et écrivit des plaidoyers pour les citoyens d’Athènes. Il nous reste 33 de ses discours et des fragments de 53 autres.

 

LYSICRATE : Athénien qui fit élever en 335 av. J.-C., en souvenir du prix du chant obtenu par sa tribu, le monument connu sous le nom de « Lanterne de Démosthène » ou « de Diogène »

 

LYSIMAQUE : roi de Thrace, né à pella en Macédoine, mort en 282 av. J.-C. Il faisait partie des gardes du corps d’Alexandre le Grand. Après la mort de ce dernier, il gouverna la Thrace, combattit les Odryses, prit part aux deux ligues contre Antigone et contribua à la victoire d’Ipsos en 301. Ayant combattu les Gètes sur le Danube, il s’allia à Séleucos, à Ptolémée et à Pyrrhus contre Démétrios. Resté maître de la Macédoine en 286, il expulsa son allié le roi d’Épire. Sa troisième femme, arsinoé, fille du roi d’Égypte, secondée par son frère Ptolémée Céraunus, le poussa à faire mourir Agathocle, fils d’un premier mariage. Lysandra, veuve d’Agathocle, se réfugia auprès du roi de Syrie, Séleucos, qui envahit le royaume de Lysimaque en Asie. Lysimaque fut vaincu et tué en Phrygie, près de Cyropédion.

 

LYSIPPE : célèbre statuaire grec, né à Sicyone. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. Il exécuta 1500 statues presque toutes en bronze. Il représenta Alexandre le Grand à toutes les époques de sa vie. Aucune de ses œuvres ne nous est parvenue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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