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M

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MA : surnom de la Terre dans les tragiques. De là le nom de Mastaura, où les Lydiens offraient des taureaux à cette déesse.

 

MAÂT : équilibre. À l’origine, chaque être, chaque objet, le monde étaient nantis d’un équilibre par le créateur. Maât était la loi, la vérité, la justice, la force intangible qui faisait que chaque chose était à sa place. Maât était représentée par une minuscule déesse portant une plume d’autruche sur la tête, plume qui servait à peser l’âme des défunts. Fille de Rê, elle répandait la juste lumière et était la gardienne de l’ordre du monde. À cette fin, elle demeurait au fond du temple, près du dieu. Dans ce sanctuaire, elle symbolisait l’offrande par laquelle le vivant communiquait avec le dieu. Son prêtre était le vizir chargé de l’administration des tribunaux.

 

MAÂT-HOR-NÉFÉROU-RÊ : « Celle qui voit Horus, force créatrice de Rê ». Fille du roi des Hittites Hattoushilish, elle fut l’une des nombreuses épouses de Ramsès II (1298-1235).

 

MAÂTY : « être conforme à Maât », c’est-à-dire être reconnu sans péché lors de la pesée de l’âme.

 

MAB : reine des fées et femme d’Obéron, selon quelques traditions, ou fée des songes, slon d’autres. On en a fait aussi la sage-femme des autres fées.

 

MABON : le Fils, Mabon le Gaulois fut enlevé à sa mère Modron et retenu prisonnier à Caer Llow. Le druide magicien Gwrhyr se chargea de le délivrer et fut aidé successivement par le merle Cilgwri, le cerf de Rdedynvre, le hibou de Kwm Kawlwyl et l’aigle Gwernabwy.

 

MABUZ : dieu solaire d’Armorique.

 

MACAIRE (SAINT) : d’Égypte ou l’Ancien, né vers 300 ap. J.-C., se retira à 30 ans dans le désert de Libye, à Scété, fut exilé par Valens dans une île marécageuse, puis revint dans sa solitudenoù il mourut en 390. Fête, le 15 janvier. On lui a attribué 50 Homélies et 7 Opuscules ascétiques.

 

MACAIRE (SAINT) : d’Alexandrie ou le Jeune, contemporain du précédent, vécut dans le désert de Nitria, partagea l’exil de Macaire d’Égypte, et mourut en 394 ou en 404. Fête le 3 janvier. On a sous son nom une Règle monastique, etc.

 

MACAR ou MACARÉE : fils du Soleil et de rhod. Il aida ses frères à tuer ténagès et se réfugia ensuite à Lesbos.

 

MACARIE : fille d’Héraclès et de Déjanire. L’oracle ayant promis la victoire aux Héraclides contre Eurysthée à condition qu’un membre de leur famille se sacrifie, Macarie s’offrit en sacrifice.

 

MACCABÉE ou MACCHABÉE : de makkab, marteau (mattathias). Juif de Modin, commença l’insurrection de la Judée, quznd Antiochus Epiphane voulut lui imposer la religion hellénique, 166 av. J.-C. Il est la tige des Asmonéens (de Asmonée, grand-père de Mattathias). Il avait 5 fils : Judas, Jonathas, Simon, Jean et Eléazar.

 

MACCABÉE (JUDAS) : fils du précédent, lui succéda dans le commandement des Juifs révoltés contre la Syrie (166 av. J.-C.). Vainqueur à Emmaüs, 165, et à Hébron, 164, il reprit et purifia Jérusalem, 164. Il avait obtenu la paix d’Antiochus Eupator, quand Démétrius Soter, nouveau roi de Syrie, envoya contre lui Bacchide : Judas périt accablé par le nombre 161.

 

MACCABÉE (JONATHAS) : frère du précédent, laissa d’abord Jérusalemn aux Syriens. Reconnu grand prêtre des Juifs par Alexandre Bala, il se fortifia en soutenant Démétrius Nicator, puis Antiochus VI.. Tryphon, tuteur du dernier,l’assassina en 143.

 

MACCABÉE (SIMON) : frère du précédent. Reconnu grand prêtre par Démétrius Nicator, il expulsa les Syriens de la citadelle de Jérusalem, repoussa Antiochus VII, et fut assassiné par son gendre Ptolémée, gouverneur de Jéricho, 133 av. J.-C.

 

MACCABÉES (Les SEPT) : on désigne ainsi sept frères, fils d’Eléazar, qu’Antiochus Epiphane voulut contraindre à adorer les idoles. Sur leur refus, ils périrent de divers supplices. Leur mère, Salmonée, subit le supplice après eux, 168 av. J.-C.

 

MACCABÉES (Livres des) : on en cite cinq, mais l’Église romaine n’en admet que deux comme canoniques. Le 1er, rédigé sous les Asmonéens, contient l’histoire des Juifs de 174 à 135 ac. J.-C. . le 2ème donne le martyre des Sept Maccabées, etc. L’un et l’autre sont en grec.

  

MACÉDOINE : pays au nord-est de la Grèce. Selon les traditions, elle devait son nom aux Macednes, tribu pélasgique qui s’établit dans l’Émathie, sur les bords de l’Haliacmon, au XIVe siècle av. J.-C. Le véritable fondateur du royaume serait l’Héraclide Caranos, venu d’Argos, qui lui donna Édesse pour capitale en 796. La Macédoine commença à jouer un rôle important sous le règne d’Alexandre Ier vers 500. Philippe II l’agrandit entre 360 et 336. Après la mort d’Alexandre le Grand, elle connut divers usurpateurs jusqu’à ce qu’Antigone Gonatas installe sa dynastie en 273. Elle fut réduite en province romaine en 148 av. J.-C., après la révolte d’Andriscos.

Rois de Macédoine d’après Eusèbe et le Syncelle

                            Caranus, entre 796 et 791,

                            Cienos,

                            Thyrimas,

                            Perdicas Ier,

                            Argée,

                            Philippe Ier,

                            Ærope,

                            Alcétas,

                            Amyntas Ier, vers                            540

                            Alexandre Ier, vers                          500

                            Perdicas II, vers                      452

                            Archélaüs, depuis                            429

                            Oreste et Ærope                     405

                            Archelaüs II                                     402

                            Amyntas II                             398

                            Pausanias                               397

                            Amyntas III                                     396

                            Argeus II                                390

                            Alexandre II                                     370

                            Ptolémée Alorite                     369

                            Perdiccas III                                     366

                            Philippe II                              359

                            Alexandre III le Grand            336

                            Philippe (III) Arrhidée   )

                            Alexandre Aigu             )        323

                            Cassandre                               311

                            Philippe (IV)                                    296

                            Démétrius Poliorcète                        295

                            Pyrrhus                                  287

                            Lysimaque                              287

                            Séleucus Nicator                     282

                            Ptolémée Céraunus                          281

                            Méléagre, Antipater, Sosthènes       278

                            Antigone Gonatas                            278

                            Pyrrhus (de nouveau)                      274

                            Antigone Gonatas (de nouveau)      273

                            Démétrius II                                     242

                            Antigone Doson                     232

 

MACEDONIUS : diacre ou prêtre de Constantinople, fut élu patriarche en 343 par les ariens, en opposition à Paul, qui était orthodoxe. Déposé en 347, rétabli en 350, il fut, à la fin, abandonné par l’empereur Constance, et déposé définitivement par les ariens purs ou Acaciens en 360. Son nom a désigné :1e les demi ariens, qui admettaient que le Fils est d’une substance semblable à celle du Père. Les Pneumatomaques, qui niaient la divinité du Saint-Esprit.

 

MAC CECHT : premier laboureur del’humanité. Ce roi d’Irlande vit son armée anéantie par les envahisseurs Goïdels à la bataille de Joli Sommet (Caodruim). Il y mourut et on ôta de son corps un loup alors que, tout au long de son existence, Mac Caecht avait cru qu’il était une fourmi.

 

MACELLARIUS : épicier dont le métier était proche de celui de nos traiteurs en alimentation.

 

MACELLUM : marché couvert. On y vendait toutes sortes de comestibles. À Rome, il y en avait deux : le marcellum Magnum sur le mont Caelius et le macellum livanum sur le mont Esquilin.

 

MACHA : Grande Déesse du commencement. Elle fut à l’origine de toutes les divinités celtes. Triple, on la représentait avec trois têtes. Tout au long de l’histoire celte, elle semanifesta sous plusieurs apparences, épousant même le paysan Crunniuc. Ayant pour animal la corneille, elle était surtout adorée par les Tuatha Dé Danann.

 

MAC OC : nom de jeunesse du dieu Oengus.

 

MACHÆREUS : l’homme au glaive. Nom d’un Delphien, fils de Daétas. À la suite d’une discussion relative à la viande provenant des sacrifices, il tua Néoptolème en le perçant de son épée.

 

MACHAON : fils d’Asclépios et d’Épione ou de Coronis, frère de Podalire. Époux d’Anticlée, il en eut cinq fils, Gorgasos, Nicomaque, Alexanor, Sphyros et Polémocrate. Célèbre par ses connaissances dans l’art de guérir, il accompagna l’armée grecque devant Troie à la tête de trente vaisseaux. Il guérit Ménélas blessé d’une flèche.

 

MACRIS : fille d’Aristée. Elle fut chargée par Hermès de nourrir le jeune Dionysos dans l’île d’Eubée. Effrayée par les menaces d’Héra, elle se réfugia chez les Phéaciens.

 

MACROBE (AURELIUS THEODOSIUS) : grammairien latin, contemporain d’Honorius et de Théodose le Jeune, fut vers l’an 422 præfectus sacri cubiculi. Il paraît avoir composé, pour l’instruction de son fils Eutathe, les ouvrages suivants : les Saturnales, en sept livres, qui traitent des matières les plus diverses, mais surtout de rhétorique et de grammaire, sous forme de dialogue ; le Commentaire sur le songe de Scipion, en deux livres, est un abrégé des connaissances que l’on avait alors sur le ciel et sur la terre. Enfin il avait écrit un ouvrage de Differentiis et societalibus græci latinique verbi ; on en a un abrégé dû à un nommé Jean.

 

MACRON (NÆVIUS SERTORIUS) : arrêta, sur l’ordre de Tibère, Séjean, à qui il succéda comme préfet du prétoire (31 ap. J.-C.). Plus tard il fit étouffer Tibère lui-même sous un amas de couvertures, 37. Il fut mis à mort l’année suivante, par ordre de Caligula.

 

MADELEINE (SAINTE MARIE-) : Maria Magdalena, née à Magdala ou Magdalum, ville de Galilée, près du lac de Genesareth. Délivrée de sept démons par Jésus-Christ, elle s’attacha à lui. On la retrouve au pied de la croix, puis au tombeau du Sauveur. Le Christ se montra d’abord à Madeleine après sa résurrection. Selon certains auteurs grecs, elle mourut en 90 à Ephèse, où elle aurait accompagné la sainte Vierge et saint Jean. Une tradition provençale du moyen age rapporte que Madeleine aurait fini sa vie dans la pénitence à la Sainte-Baume. Fête le 22 juillet.

 

MÆCIANUS (LUCIUS-VOLUSIUS) : jurisconsulte romain, maître de Marc Aurèle et conseiller d’Antonin, mort en 175. Les Pandectes donnent 44 extraits de ses ouvrages. On lui a attribué un traité : de Asse, 1831, Bonn

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MAELDUIN : fils d’une druidesse, cet aventurier partit explorer les îles de l’Océan pour retrouver et punir les assassins de son père. Avec ses compagnons, il aborda des îles extraordinaires où il dut subir de nombreuses épreuves avant d’être accueilli par la reine de la Terre Bienheureuse. La reine et ses dix-sept filles s’unirent avec eux et les retinrent douze mois. Année initiatique à la fin de laquelle ils purent retourner chez eux en suivant un faucon.

 

MAELGWYN : marié à la plus belle femme du monde dont la beauté était perpétuellement chantée par vingt-quatre bardes. Maelgwyn fit emprisonnier son neveu Elffin qui affirmait que son épouse était aussi belle et son barde Taliésin, le meilleur de tous. Taliésin parvint par son talent à ridiculiser les vingt-quatre bardes de Maelgwyn et à libérer Elffin.

 

MAFDET : déesse qui punissait les criminels. Elle était représentée avec une tête de léopard et se tenait près d’un poteau où des têtes pendaient. Elle était aussi la déesse de la médecine, d’où son second nom : »Dame de la demeure de vie ».

 

MAFKAT : nom de la turquoise, en ancien égyptien, et nom de la région du Sinaï d’où cette pierre précieuse était extraite.

 

MAGDALENSBERG : grand tertre de 100 mètres de diamètre élevé en 577 avant notre ère sur la tombe d’un prince celte. Situé sur le cours du Bugach, il contenait de nombreux objets dans une chambre centrale construite en troncs de chêne.

 

MAGES : prêtres chez les Mèdes et les Perses. Ils honoraient le feu comme le symbole de la Divinité, et reconnaissaient le dogme de l’immortalité de l’âme. On regarde Zoroastre comme le fondateur de leur religion. L’Évangile nous montre trois mages venant à Bethléem adorer l’Enfant Jésus, et lui offrant de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

 

MAG FAIL : la Plaine de Fail. Surnom de l’Irlande.

 

MAGHARAH : autre nom des carrières de turquoises dans le Sinaï. On y a retrouvé des maisons de mineurs de la Ve à la XIIe dynastie. Thot y était vénéré.

 

MAGIE : elle se développa dans des proportions considérables à Rome à la fin de la République et durant l’Empire. Sorciers, magiciens, mystagogues se multiplièrent, les uns prédisant l’avenir, les autres offrant leurs services pour correspondre avec les forces surnaturelles. L’arrivée du christianisme freina l’engouement pour la magie, mais dès le Moyen Âge, elle reprit ses droits lorsque les hommes crurent aux pouvoirs secrets sur les démons et au moyen d’entrer au contact avec le monde invisible.

 

MAGIE : véritable institution véhiculée par la parole, l’image et les objets, la magie fut presque essentiellement défensive, protectrice et prophylactique. Amulettes, phylactères, vignettes, incantations influençaient les événements de la vie courante, les contrats de vente ou de mariage, l’issue d’un combat… et jouaient un rôle primordial dans le voyage vers l’au-delà. Cependant, la magie servit aussi les desseins des envoûteurs et des sorciers. Qualifiée alors de noire, elle était âprement combattue par les Égyptiens au service du pharaon.

 

MAG INIS : la Plaine de l’Île. Lieu où vivait le roi des Fomores.

 

MAGISTER EPISTOLARUM : secrétaire qui répondait aux lettres de l’empereur.

 

MAGISTER LIBELLORUM : secrétaire qui recevait les pétitions et y répondait.

 

MAGISTER MEMORIALE : maître du palais qui recevait et transmettait les ordres et les décisions de l’empereur.

 

MAGISTER MILITUM et ARMENTORUM : titre donné par Constantin aux deux généraux qui commandaient l’infanterie et la cavalerie.

 

MAGISTER NAVIS : officier de marine qui remplissait les fonctions de maître d’équipage et dirigeait la navigation. Il se tenait assis à la poupe du bateau.

 

MAGISTER OFFICIORUM : chambellan qui veillait à l’étiquette et au déroulement des audiences impériales.

 

MAGISTER SCRINIORUM : gardien des papiers et des documents de l’empereur.

 

MAGISTER VICORUM : directeur nommé par habitants d’une petite circonscription ou par les membres d’une corporation pour diriger leurs affaires.

 

MAGISTRATS CURULES : ces magistrats tels que les dictateurs, les consuls, les préteurs, les censeurs et les édiles avaient le droit de s’asseoir sur la chaise curule.

 

MAGISTRATS DE LA PLÈBE : élus de la plèbe : édiles plébéiens et tribuns du peuple.

 

MAGISTRATS MAJEURS (MAGISTRATUS MAJORES) : principaux magistrats élus dans les comices par les centuries : consuls, censeurs et préteurs.

 

MAGISTRATS MINEURS (MAGISTRATUS MINORES) : magistrats nommés dans les comices par les tribus : édiles, tribuns et décemvirs.

 

MAGISTRATS ORDINAIRES et EXTRAORDINAIRES : les premiers entraient en charge pour un temps déterminé par la loi ; les seconds, comme le dictateur, étaient nommés pour un temps indéterminé.

 

MAG MELD : la Plaine du Plaisir. Surnom de l’Autre Monde.

 

MAG MELL : la Plaine des Fées. Surnom de l’Autre Monde. Long Mac Riangabra y navigua sur une barque de bronze.

 

MAG MOR : la Grande Plaine. Surnom de l’Autre Monde.

 

MAGNENCE (FLAVIUS MAGNENTIUS) : Franc d’origine, il commandait sous Constant Ier les Joviens et les Herculiens. Proclamé empereur à Autun (350), il fit tuer Constant fugitif, battit l’usurpateur Népotien devant Rome et s’allia avec Vétranion. Laissant gouverner son frère Decentius en Gaule, il attaqua Constance II, empereur d’Orient. Battu à Mursa en Pannonie (351), puis au mont Seleucus près de Gap (353), il se suicida en s’étranglant à Lyon.

 

MAGNÈS : fils d’Éole et d’Énarété. Amant d’une naïade dont il eut Polydectès, Dictys et Piéros, père des Piérides. Suivant Euripide, sa femme s’appelait Philodice et ses enfants, Eurynomé et Évadné.

 

MAGNÉSIE : plusieurs villes, dans l’antiquité, ont porté ce nom :

-         Magnésie de Thessalie

-         Magnésie du Sipyle

-         Magnésie du Méandre

 

MAGON : nom de plusieurs amiraux et généraux carthaginois. Le plus ancien aurait conquis les Baléares et fondé Port-Mahon (Portus Magonis), 702 av. J.-C. Deux autres combattirent en Sicile, le premier contre Denys le Tyran, il fut tué en 383, et le second Timoléon, 344, qui réduisit l’ennemi à une fuite honteuse. Le dernier personnage de Magon a été le plus jeune frère d’Annibal : il porta à Carthage la nouvelle de la victoire de Cannes, 216, combattit, avec Asdrubal, son autre frère, les Scipions, pendant dix ans, en Espagne. Sur l’ordre du sénat de Carthage, il débarqua en Ligurie, 204, fut battu par Quintilius Varus dans un combat où il reçut unhe blessure dont il mourut en abordant en Afrique, 203.

 

MAGON : auteur carthaginois d’un Traité d’agriculture en  28 livres. Le manuscrit revendiqué par le sénat romain après la ruine de Carthage, fut traduit en latin, et, plus tard, en grec. Ilne reste de cet ouvrage que les citations faites par les agronomes latins : Heeren les a recueillies (Ideen, vol. IV).

 

MAGOPHONIE : ou Massacre des Mages, fête annuelle des anciens Perses, instituée en mémoire de la chute du mage Smerdis.

 

MAG SLEG : la Plaine de la Prosternation. À cet endroit, douze statues entouraient le tertre de Crom Cruaich.

 

MAG TURED : nom de deux batailles. À la première, le roi des Tuatha Dé Danann eut la main tranchée par Streng le Fomore. La seconde opposa aussi les Tuatha Dé Damann aux Fomores, Balor le Géant à l’œil unique y fut battu par une coalition formée de Lug, Dagda et Ogma. Pendant ce long combat, les Fomores tentèrent en vain de combler de pierres la Fontaine de Santé où les Tuatha Dé Dannan venaient guérir leurs blessures.

 

MAHOU : commandant de l’armée sous les règnes de Thoutmôsis III et d’Aménophis II de 1460 à 1430 avant notre ère. Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.

 

MAI : Maïus, 3ème mois du calendrier romain, 5ème du calendrier grégorien. Nom donné par Romulus à ce mois, en mémoire de la division du peuple en vieillards et en jeunes gens (a majoribus) ou de Maia, fille d’Atlas. Ce mois avait Apollon pour divinité tutélaire. Les Romains le décrivaient comme un homme entre deux âges, vêtu d’une robe large à grandes manches, tenant d’une main une corbeille pleine de fleurs, et de l’autre une fleur qu’il portait à ses narines.

 

MAIA : pour les Romains, Maia ou Majesta était la fille de Faune et la femme de Vulcain. Au mois de mai, on lui sacrifiait une truie pleine.

 

MAÏA : fille d’Atlas et de Pléione et l’aînée des Pléiades. Elle fut mère d’Hermès qu’elle eut de Zeus, et éleva Arcas, fils de Callisto.

 

MAÏHERPÉRA : fils du favori de la reine Hatschepsout, Sénenmout, il exerça la fonction de « flabellifère à la droite de la reine », vers 1500 av. J.-C.

 

MAILLET : outil de Dagda. Il représentait la force spirituelle.

 

MAIMOUN ou MAIMONIDE (MOÏSE BEN) : rabbin juif, né à Cordoue en 1135, étudia les sciences sous son père, puis aux écoles des Arabes : il fut à la fois philosophe, théologien et médecin. Obligé de quitter sa ville natale à cause de l’intolérance des Almohades, 1160, il alla s’établir à Fostât (Vieux Kaire) où il devint médecin de Saladin. Il mourut en 1204. Il a introduit l’ordre dans le Talmud, et fondé ses coreligionnaires l’aurorité d’Averroès, dont il ne connut pas cependant lui-même les écrits avant 1190. En morale, comme en physique, il s’en tint à Aristode. Ses ouvrages écrits, sauf un seul en Arabe, étaient immédiatement écrits en hébreu : on ne les connaît plus que sous cette forme. Les principaux sont : Mischné-Mora (seconde loi), abrégé de Talmud ; Commentaire sur la Mischna ; Moré Névochim (guide des égarés), tableau de ses opinions philosophiques et religieuses : commenté en 1791, par Salomon Maimon, ce traité a été traduit en allemand, 1830-1838, puis en français par Munk, Paris, 1856-1861.

 

MAIN : les deux mains étaient indispensables pour régner. Nuada Airgetlam, roi des Tuatha Dé Danann, qui avait perdu une main à la première bataille de Mag Tured, s’en fit fabriquer une autre par le dieu dela médecine Diancecht.

 

MAISON : la maison celte ou gauloise construite en bois ou en pierre comportait généralement une salle principale au toit percé d’un trou pour l’évacuation des fumées et une chambre réservée aux époux. La première servait à la fois de salle à manger, de cuisine, de lieu de réunion et de dortoir pour les enfants et les familiers. La seconde contenait la couche faite de paille (un matelas pour les Gaulois à partir du IIe siècle avant notre ère) et le coffre renfermant les objets précieux et les vêtements de prix. Le Celte Bréa aurait été le premier humain à construire une maison.

 

MAISON : la maison égyptienne était conçue pour une grande famille. Une partie était destinée à la vie publique et l’autre à la vie privée. Les riches demeures comprenaient des salles de réception, une salle à manger et une salle de repos avec salle de bains donnant sur le jardin. Mais la plupart des maisons étaient d’humbles demeures, d’une à deux pièces, semblables aux actuelles constructions regroupées en villages dans la vallée du Nil. Construites en briques crues avec des charpentes de palmiers, elles ne peuvent résister à l’épreuve du temps.

 

MAISON DE VIE : la Maison de Vie tenait à la fois de l’université et du monastère. On y recopiait les textes, sur tout le Livre des morts, à raison de plusieurs dizaines de millions d’exemplaires : ce livre était indispensable au défunt lors de son voyage dans l’au-delà. Les scribes étaient formés dans les Maisons de Vie et on y étudiait les mécanismes du monde. Théologie, rituels, pratiques funéraires, médecine, astronomie, peinture et sculpture constituaient les matières principales de l’enseignement. Les Maisons de Vie jouèrent un rôle intellectuel et social considérable jusqu’à l’époque ptolémaïque.

 

MAIUS : le Grand. Surnom de Jupiter à Tusculum.

 

MAJONA : jour de mai. Sortie festive qui consistait à descendre le Tibre de Rome à Ostie et à se baigner dans la mer. Cette fête fut abolie à cause des excès qu’elle engendrait.

 

MAJORIEN (JULIUS VALERIUS MAJORIANUS) : empereur d’Occident. En 457, le Suève Ricimer le proclama empereur. Majorien voulait attaquer Genséric à Carthage quand sa flotte sombra en Espagne (460. Il abdiqua à Tortone et mourut assassiné cinq jours après (461).

 

MÂKARÊ : fille du roi Psousennès Ier (1050 av. J.-C.) et de la reine Hénouttaouy, elle devint épouse divine d’Amon.

 

MALA (FORTUNA) : la mauvaise fortune. Son temple s’élevait à Rome dans le quartier des Esquilies.

 

MALACHITE : carbonate basique naturel de cuivre. Pierre d’un beau vert vif. Les joailliers égyptiens s’en servirent pour enrichir les bijoux. Elle était extraite des mines du Sinaï.

 

MALADIES : divinisées par les anciens Romains, les maladies (chez Virgile) habitaient dans le vestibule des Enfers.

 

MALALIACH : inventeur de la bière de fougère sous le règne de Partholon. Il fut le premier à offrir des sacrifices aux dieux.

 

MALCANDRE : roi qui, dans la légende d’Osiris, fit soutenir le toit de son palais par le pin géant contenant le corps du dieu.

 

MALEE : général carthaginois, soumit les tribus africaines et une partie de la Sicile, 536 av. J.-C. Exilé après une défaite en Sardaine, il souleva l’armée et prit Carthage. Accusé d’aspirer à la royauté, il fut mis à mort.

 

MALIADES : nymphes protectrices des troupeaux ou des arbres fruitiers.

 

MALLEUS :

1.     Maillet de bois utilisé par les batteurs d’or, les relieurs, les menuisiers et les maçons.

2.     Gros maillet de bois à tête ronde pour abattre les bœufs.

3.     Gros marteau de fer ou de bois, cerclé de fer, employé par les forgerons.

 

MALIUS (CAÏUS) : complice de Catilina, rassembla des troupes en Etrurie et commanda une aile à la bataille de Pistoja, où il fut tué, 61 av. J.-C.

 

MALLUVIUM : cuvette que les Romains utilisaient pour se laver les mains.

 

MAMBRÉ : vallée de Palestine, près d’Hébron (Juda), où Abraham fut enterré.

 

MAMERS : nom de Mars chez les Osques. Il fut l’un des lares champêtres chez les Romains.

 

MAMERT (SAINT) : Mamertus, évêque, gouvenait l’église de Vienne en Gaule vers 463, et mourut vers 477. Il a institué les Rogations. Fête le 11 mai.

 

MAMERT (CLAUDIEN) : prêtre du diocèse de Vienne, frère du précédent, mort vers 473 ou 474, est l’auteur d’un traité de Statu animæ, dirigé contre Faustur, évêque de Riez. Descartes s’en inspira, dit-on, dans ses Méditations. On lui attribue Carmen contra poetas vanos, l’hymne Pange Lingua, etc.

 

MAMERTIN (CLAUDE) : panégyriste latin de la fin du IIIe siècle ap. J.-C. Il était professeur à Trèveq. On lui attribue les deux premiers discours en l’honneur de Maximien Hercule, insérés dans les Panegyrici veteres de Drepanius. Dans la même collection on trouve un panégyrique de l’empereur Julien, prononcé, en 362, par un autre Claude Mamertin, préfet d’Illyrie et consul, lequel, en 364, fut accusé de péculat.

 

MAMERTINS : on entendit par ce mot :

1.     les enfants qui, voués à Mamers dans un printemps sacré étaient condamnés, chez les tribus sabelliennes, à l’exil, quand ils avaient atteint l’âge de 20 ans ;

2.     des aventuriers venus en Sicile de Mamertium, ville de l’Italie méridionale, en face de Messine, sous le règne d’Agathocle ; qui, après la mort de ce prince, s’emparèrent de Messine, et désolèrent l’île entière. Combattus par Pyrrhus, 277 av. J.-C., par Hérion, 269, puis par les Carthaginois, ils appelèrent les Romains à leur secours. De là sortit la première guerre punîque, 264.

 

MAMILIUS (OCTAVIUS) : dictateur de Tusculum et gendre de Tarquin le Superbe, fut tué à la bataille du lac Régille, 496 av. J.-C. Sa famille prétendait descendre d’Ulysse.

 

MAMILLARE : bande de cuir souple qui permettait de contenir et de relever les fortes poitrines.

 

MAMMÉE (JULIA MAMMÆA) : fille de Julia Mésa et mère d’Alexandre Sévère, né à Emèse. Après avoir protégé contre Héliogabale son fils, qui devint empereur en 222, elle gouverna l’empire romain sous son nom, s’entoura d’hommes illustres, Paul, Upien, Dion Cassius, et fut initiée, dit-on, au christianisme par Origène. L’orgueil et l’avarice de cette princesse lui aliénèrent les soldats, qui l’égorgèrent avec Alexandre Sévère, près de Mayence, en 235.

 

MAMMISI : petite chapelle construite près d’un temple majeur. Le mammisi servait aux représentations des mystères de la naissance divine. On y célébrait également les fêtes en l’honneur d’Hathor. Les plus célèbres sont ceux de Philae et de Dendérah.

 

MAMMON : dieu des richesses chez les anciens Syriens.

 

MAMPHULA : gâteau de pain d’origine syrienne que les Romains adoptèrent sous la République.

 

MAMURRA : commandant romain, intendant des ouvriers (praefectus fabrum) qui dirigea le corps du génie pendant la guerre des Gaules (58-51).

 

MAMURUS VENTURUS : sculpteur romain auquel Numa (717-673 av. J.-C.) fit exécuter les onze anciles sur le modèle de celui qui était tombé du ciel. Son travail achevé, il demanda pour toute récompense que son nom fût mentionné dans les hymnes des saliens.

 

MANAHEM : roi d’Israël, 766-754 av. J.-C., tua l’usurpateur Sellum, mais dut payer tribut à Phul d’Assyrie.

 

MANAWYDDAN AB LYR : variante galloise du dieu celte irlandais Mananann Mar Clir. Fils de Lyr. Dieu des eaux primordiales, il libéra Prydéri et Rhiannon prisonniers d’un charme après avoir bu l’eau de la fontaine du Château Invisible. Il calma leur faim en leur faisant manger les milliers de souris qui chaque nuit venaient dévorer ses blés.

 

MANANANN MAC LIR : le Mannois. Fils d’Océan et des Flots, il a donné son nom à l’île de Man. Il élevait les cochons magiques destinés au festin d’immortalité des Tuatha Dé Danann. Époux de la Grande Déesse, d’Émer, puis de Fand, il possédait le chaudron d’abandance, assistait les guerriers au moment de leur mort et conduisait les âmes dans l’Au-Delà.

 

MANDOULIS : dieu de Kalabshâ en Nubie, il était associé à la déesse Outo dans le delta du Nil.

 

MANDUBIENS : petit peuple gaulois qui dépendait des puissants Éduens. Alésia était leur capitale.

 

MANDUBRACIOS : fils d’Iniavétitios, roi des Gaulois Trinobantes. Il demanda la paix à César, trahissant Cassivella Ier, le chef des Celtes de l’île de Bretagne.

 

MANDUCUS : dieu romain à l’aspect terrifiant dont on se servait pour faire peur aux enfants.

 

MANDUCUS : masque grotesque à l’énorme bouche ouverte sur des dents pointues. Il servait aux acteurs romains sous la République pour provoquer le rire.

 

MANÉROS : pratiquer le manéros, pour un Égyptien, c’était agir en toute chose avec modération.

 

MÂNES : les âmes des morts. On célébrait trois fêtes chaque année en l’honneur des mânes qui sortaient alors des Enfers. Les tombeaux étaient sous leur protection et le cyprès leur était consacré. Le bruit et le son du bronze et du fer leur étaient insupportables. Ils les fuyaient, ainsi que les ombres des Enfers. Par contre, la vue du feu leur était agréable. Aussi les habitants d’Italie déposaient-ils des lampes tétragones dans les tombeaux.

 

MANÈS : roi de Lydie. Fils de Zeus et de Gaïa. Époux de Callirrhoé dont il eut Cotys.

 

MANÈS : hérésiaque, né à Caroub (Perse) vers 240, s’appelait d’abord Curbicus. Acheté à l’âge de sept ans, et instruit par les soins d’une riche femme de Ctésiphon qui lui laissa sa fortune, il fut appelé auprès du fils de Sapor dangereusement malade. Malgré son savoir en médecine, il ne put guérir le jeune prince et fut mis en prison. Étudiant alors les livres chrétiens, il prétendit y retrouver la notion iranienne de deux principes éternels, le bon et le mauvais,, Dieu et Satan, égaux en puissance et toujours en lutte, et il se donna pour le Paraclet, promis par J.-C. Se dérobant à ses gardes, il s’enfuit dans l’empire romain, eut une controverse avec Archélaüs, évêquede Cascar, puis, désespérant de succès, il rentra en Perse où Varannes Ier le fit périr, vers 274. Ses disciples prirent le nom de Manchéens.

 

MANÉTHON      : prêtre égyptien de Sebennytus, vivait sous les premiers Lagides. Il composa pour eux une Histoire d’Égypte, dont nous n’avons plus que des fragments cités par Josèphe, Eusèbe et Georges de Syncelle. Ses listes de rois sont la meilleure base que l’on ait eue pour la chronologie égyptienne. On a sous le nom de Manéthon, un poème grec, sur l’influence des astres, en 6 livres, qui paraît avoir été écrit à partir du IIIe siècle ap. J.-C.

 

MANÉTHON DE SÉBENNYTOS : grand prêtre d’Héliopolis sous Ptolémée Ier Soter (305-282 av. J.-C.). Habile politicien, il fut l’un des artisans du rapprochement entre Égyptien et Grecs en introduisant le culte de Qarapis en Égypte. Il nous a laissé des listes chronologiques sur l’histoire de l’Égypte qui font encore référence. On lui attribue aussi le Livre de Sothis, mais son œuvre majeure reste Ægyotiaca traitant l’histoire du pays.

 

MANETIN-HRADEK : importante nécropole celte du VIIe au Ve siècle avant notre ère en Bohême dans l’actuelle Slovaquie. On y a découvert des objets de bronze et d’or, des armes et des céramiques.

 

MANGEUSE : la mangeuse était le monstre qui dévorait les âmes coupables après la psychostasie.

 

MANIA : déesse étrusque redoutée en Italie. Mère des mânes ou des lares, on lui sacrifiait des enfants après que Tarquin le Superbe (534-509 av. J.-C.) en eut reçu l’ordre de l’oracle, mais Junius Brutus substitua des têtes de pavots aux victimes humaines. Lors de la célébration des compitalia, on plaçait devant les portes des maisons les images de Mania, qui devaient préserver les familles de tout danger. Plus tard, son nom servit à épouvanter les enfants.

 

MANICA :

1.     Brassard de cuir fait de bandes. Il recouvrait le bras droit des gladiateurs.

2.     Grappin de fer employé dans les batailles navales.

 

MANICHÉENS : sectateurs de l’hérésiaque Manès. Répandue dans les pays voisins de la Perse par ses premiers disciples, Hermas, Buddas et Thomas, la doctrine de Manès s’étendit en dépit des persécutions. Renouvelée par les Pauliciens (Ixe siècle), elle ajouta aux dangers de l’empire grec, et, par l’Italie, gagna le midi de la France. En 1022 des Manichéens sont brûlés à Orléans. On croit que le Manichéisme était aussi la croyance de la plupart des sectes que l’on confondit aux XIIe et XIIIe siècles sous le nom d’Albigeois.

 

MANILIUS (       CAÏUS) : tribun du peuple, fit charger par un plébiscite Pompée de la guerre contre Mithridate, 66 av. J.-C. À cette occasion, Cicéron, prêteur, prononça son premier discours public. Prolege Manilia.

 

MANILIUS (MARCUS) : poète latin, écrivit, à la fin du règne d’Auguste, un poème en cinq chants, intitulé Astronomica, et aussi remarquable par le fond que par le style. Pingré l’a traduit en français en 1786, 2 vol. in-8° ; Lorain, en 1844. La meilleure édition est celle de F. Jacob, Berlin, 1846, in-8°.

 

MANIPULE : formation militaire romaine composée de deux centuries.

 

MANLAE : loups-garous. Ils apparaissaient dans les histoires destinées à effrayer les enfants.

 

MANLIUS CAPITOLINUS (MARCUS) : consul en 392 av. J.-C. Il triompha des Èques surle mont Algide, puis résista aux Gaulois sept mois dans le Capitole. Il les repoussa après avoir été alerté par les oies sacrées (390). Accusé par les tribuns de vouloir devenir roi, il fut précipité du haut de la roche Tarpéienne en 383.

 

MANLIUS IMPERIOSUS (TITUS) : dictateur hautain en 364 av. J.-C. Il fit la guerre aux Herniques.

 

MANLIUS TORQUATUS (TITUS) : fils du précédent. Il sauva la vie de son père en portant le poignard à la gorge du tribun Titus Pomponius lors d’une accusation (362 av. J.-C.). Tribun militaire, il tua un Gaulois en combat singulier et lui prit son collier (torques). Consul en 347, il fit mettre à mort son propre fils qui avait, contre son ordre, accepté le défi d’un Latin.

 

MANLIUS TORQUATUS (TITUS) : consul en 235 et 224 av. J.-C. Il conquit la Sardaigne et ferma le temple de Janus pour la seconde fois. En 216, il s’opposa au rachat des Romains pris par Annibal à Cannes.

 

MANNERSDORF : importante nécropole celte du Ve siècle avant notre ère en Autriche.

 

MANNUS : petit cheval gaulois que les Romains adoptèrent et élevèrent.

 

MANSIONES : ensemble de bâtiments qui servaient d’étape sur une route. Les troupes militaires et les voyageurs y trouvaient gîte et vivres.

 

MANSUETARIUS : dompteur de bêtes sauvages.

 

MANTICA : double sacoche que les voyageurs jetaient sur l’épaule.

 

MANTINÉE : Mantinæ, ville ded l’ancienne Arcadie, près de la frontière Est, au Nord de Tégée, sur l’Ophis, aujourd’hui Paléopoli. Victoire des Spartiates, en 418 av. J.-C., d’Epaminondas, en 363, de Philopœmen, en 206.

 

MANTO : fille de Tirésias, habile dans l’art prophétique. Il existe sur elle deux légendes :

a)     elle était prêtresse d’Apollon Isménios à Thèbes et rendait ses oracles sur une pierre appelée « siège de Manto ». Après la prise de la ville par les Épigones, elle fut emmenée à Delphes avec d’autres captifs et consacrée au culte d’Apollon delphien. Par la volonté du dieu, elle et les siens partirent pour l’Asie Mineure où ils fondèrent le temple d’Apollon Clarios où s’éleva plus tard la ville de Colophon. Épouse de Rhacios, elle eut un fils, Mopsos.

b)    Après la mort de son père, Manto se réfugia en Italie et y eut du Tibre un fils nommé Ocnos qui bâtit la ville de Mantoue en l’honneur de sa mère.

 

MANTURNA : déesse romaine invoquée pour la nouvelle épouse, afin qu’elle se plaise dans la demeure conjugale.

 

MANTUS ou MANUS : dieu du monde souterrain. Adoré par les Étrusques, il figurait sur les cercueils sous les traits d’un homme à l’air cruel, tenant un glaive ou un marteau, ayant des ailes et des oreilles de satyre. Il entraînait un mort recouvert d’un voile sur un cheval.

 

MANUBALLISTA : ancêtre de l’arbalète.

 

MANUBALLISTARIUS : arbalétrier.

 

MANULEARIUS : couturier qui confectionnait des vêtements à longues manches.

 

MANUS FERREA : « main de fer ». Projectile à crochets muni d’une longue chaîne que les servants d’une machine lançaient sur un navire adverse pour faciliter l’abordage en le tirant vers eux.

 

MAOL : le Chauve. Druide du roi suprême d’Irlande, Conn Cetchathach.

 

MAPONOS : le Grand Fils. Dieu gaulois de la lumière solaire, de la guérison et de l’invention. Ses attributions et son rôle étaient proches de ceux du dieu Bélénos.

 

MAPPA : serviette que le magistrat des jeux jetait dans le cirque pour lancer la course des chars.

 

MARATHON : héros éponyme du célèbre dème de Marathon. Nous connaissons deux traditions le concernant :

a)     fils d’Épopeus qui le força à quitter le Péloponnèse, il se rendit en Attique, puis il revint dans sa patrie pour partager la souveraineté entre ses fils Sicyon et Corinthos.

b)    Originaire d’Arcadie, il prit part avec Échédémos à l’expédition des Dioscures en Attique et assura la victoire des siens.

 

MARATHON : village de l’Attique qui était désolé par un taureau que Thésée prit vivant. À cet endroit,  Miltiade vainquit les Perses en 490 av. J.-C.

 

MARBAN : le Petit Mort. Porcher du roi de Connaught, Guaire.

 

MARC (SAINT) : évangéliste, était selon saint Jérôme, juif d’origine. Il vécut principalement à Alexandrie, et fut martyrisé en 68. Compagnon fidèle de saint Pierre, il paraît avoir écrit son évangile en grec, vers l’an 65, et non en latin, comme le prétend Baronius. Il donne des détails qui ne se trouvent pas dans saint Mathieu, bien qu’on ait dit qu’il en est l’abréviateur. Le récit des miracles et des paraboles de Jésus-Christ est plus complet que dans les autres évangélistes. Fête le 25 avril. Le lion est le symbole de saint Marc. C’était aussi celui de la république de Venise qui possède les reliques de cet évangéliste depuis 815.

 

MARC AURÈLE : empereur romain. Né à Rome en 121. Adopté en 138 par Antonin dont il épousa la fille, Faustine. À son avènement, il associa son frère Lucius Verus (161). Marc Aurèle améliora la justice et l’assistance publique en 161 à 165. Il lutta ensuite contre les Quades, les Marcomans, les Iazyges et divers peuples alliés pendant douze ans. Lucius Verus mourut subitement près d’Altinum en 169 et Marc Aurèle dut vendre ses biens pour se procurer des ressources en un temps où la peste et la famine frappaient l’Empire. En 174, son armée à bout de force vit l’ennemi mis en déroute par une tempête de foudre et de grêle. Ce prodige fut attribué à un magicien égyptien. En 178, il marcha vers le Danube pour repousser de nouvelles invasions. Il mourut de la peste à Sirmium en 180. Philosophe stoïcien, il a écrit les remarquables Pensées de Marc Aurèle.

 

MARCELLIN : général romain, ami d’Aétius, s’empara de la Dalmatie et d’une partie de l’Illyrie, sous les derniers empereus d’Occident, et fut nommé patrice de Majorien. Il fut assassiné par les Romains, en 468, au moment d’une expédition contre les Vandales.

 

MARCELLUS (MARCUS CLAUDIUS) : général romain. Consul en 222 av. J.-C. Il vianquit Viridomare, roi des Gésates, à Clastidium où il enleva les troisièmes dépouilles opime (trophées de guerre sacrés). Préteur, il arrêta Annibal à Nole. Consul pour la troisième fois (214), il assiégea Syracuse qui résista grâce au talent militaire d’Archimède jusqu’en 212. Il vainquit enfin Annibal à Canusium en 210. Il périt dans une embuscade (208).

 

MARCELLUS (MARCUS CLAUDIUS) : général romain qui vainquit les Insubres et les Gaulois Comasques à Comum en 196 av. J.-C.

 

MARCELLUS (MARCUS CLAUDIUS) : consul en 51 av. J.-C. Il proposa de destituer César, alors proconsul en Gaule, puis abandonna Pompée après Pharsale (48). Rappelé de Mitylène où il s’était exilé, il fut assassiné au Pirée pendant son retour (46).

 

MARCELLUS (MARCUS CLAUDIUS) : petit-cousin du précédent, fils d’Octavie, la sœur d’Auguste. Né en 41 av. J.-C. Fils adoptif d’Auguste, il mourut subitement en 23 av. J.-C.

 

MARCELLUS EMPIRICUS : né à Bordeaux. Médecin et maître des offices sous Théodose le Grand (379-395). Il nous a laissé une compilation pharmaceutique, De medicamentis empiricis.

 

MARC’H : le Cheval. Roi qui devait obligatoirement trouver une épouse pour pouvoir régner. Son choix se porta sur Yseult la belle aux cheveux d’or. Il chargea son neveu Tristan de la ramener au château, mais Tristan tomba amoureux de la jeune fille et l’emmena au cœur de la forêt de Kelyddon. Pour régler le différend entre l’oncle et le neveu, on en appela au roi Arthur et ce dernier proposa qu’Yseult soit alternativement l’épouse des deux rivaux. Marc’h voulut la garder durant la période où les arbres n’ont pas de feuilles car les nuits y sont plus longues, mais Yseult répliqua que cela était impossible car trois arbres sacrés gardent continuellement leurs feuilles : le houx, l’if et le lierre. Elle marqua ainsi son désir d’appartenir à jamais à Tristan.

 

MARCIEN : Marcianus, empereur d’Orient, 450-457. Thrace d’origine, il était âgé de 58 ans, et tribun militaire, quand il épouse l’impératrice Pulchérie. À Atilla réclamant le paiement d’un tribut, il répondit : « J’ai de l’or pour mes amis et du fer pour mes ennemis. » Il assembla le concile de Charcédoine contre Eutychès, 451. L’Église grecque honore sa mémoire, le 17 février.

 

MARCION : hérésiarque, né à Sinope, vo,t à Rome en 138, et fut chassé deux fois de l’Église. Il supposait une opposition irréconciliable entre l’ancienne loi et l’Évangile, et admettait l’existence de deux principes, l’un, auteur du bien, et l’autre du mal. Il proclamait l’éternité de la matière, etc. Il fut le chef de la secte des Marcionites. 

 

MARCULUS : petit marteau de forgeron.

 

MARDONUS : gendre de Datius Ier, combattit les Grecs pendant les guerres médiques. Défait par les Thraces, 496 av. J.-C., il fut vaincu et tué par les Grecs à Platée, 479.

 

MARIAGE : À Rome, il existait trois façons de contracter le mariage : par l’usage, en cohabitant avec une femme pendant un an et un jour (usus) ; par contrat (coemptio) ; par une cérémonie religieuse (confarreatio).

 

MARIAGE : les Celtes et les Gaulois se mariaient généralement par amour dans le même clan. Il suffisait aux candidats à la vie commune de prononcer des vœux en jetant des bijoux ou de l’or dans un lac ou un étang. Pour la rupture, on procédait de la même manière. Il faut toutefois signaler que certaines tribus pratiquaient la polygamie et d’autres la polyandrie.

 

MARIAGE : si les pharaons entretenaient un harem, il n’en était pas de même pour le commun des mortels. Dans l’ancienne Égypte, on se mariait librement par amour et on priait Hathor de favoriser les célibataires en âge de se marier. Toutefois, si romantiques que nous apparaissent les unions, la loi n’était pas tendre avec les épouses adultères qui pouvaient être condamnées au bûcher. Contrairement aux idées reçues, les Égyptiens –excepté les pharaons- ne se mariaient pas entre frères et sœurs. Cette pratique tardive se généralisa sous la domination grecque, dans les classes aisées.

 

MARIAMNE : petite-fille du roi juif Aristobule et d’Hyrcan II, épousa Hérode le Grand, 40 av. J.-C. Calomniée par la mère et la sœur de ce prince, elle fut mise à mort, en 30. Voltaire a fait une tragédie de Mariamne.

 

MARICA : nymphe adorée dans le latium, près de Minturnes, où une forêt lui était consacrée sur les bords du Liris. Enceinte de Faune, elle donna naissance à Latinus.

 

MARIE (SAINTE) : mère de Jésus-Christ, appelée aussi la Sainte Vierge et Notre-Dame. Fille d’Anne et de Joachim, elle fut fiancée à saint Joseph qui était, comme elle, de la tribu de Juda. Elle habita avec lui à Nazareth. Un ange lui annonça qu’elle concevrait, par la puissance de Dieu et sans cesser d’être vierge, un fils qu’elle nommerait Jésus. Ce fils naquit à Béthléem, où Joseph et Marie s’étaient rendus, à l’ocasion d’un dénombrement ordonné par Auguste. Après l’avoir présenté au temple de Jérusalem, le jour de la Purification, Marie s’enfuit en Égypte avec l’enfant et ne revint qu’après la mort d’Hérode le Grand. L’Évangile fait encore mention de la Sainte Vierge, au temple, quand Jésus, âgé de 12 ans, siège au milieu des docteurs, aux noces de cana, à Capharnaüm, enfin sur le Calvaire. Recommandé par le Sauveur mourant au disciple bien aimé, elle vécut dans la maison de saint Jean. Morte à l’âge de 59 ans, selon une tradition, elle fut alors enlevée au ciel. La vénération des fidèles pour Marie s’accrut quand l’Église, condamnant l’opinion de Nestorius, l’appela mère de Dieu. Au VIème siècle on établit, en son honneur, les fêtes de la Purification, de l’Annonciation et de la Visitation, et au VIIème, celles de la Nativité et de l’Assomption. Au XIème siècle, le culte qu’on lui rendit devint plus général encore. En 1855, Pie IX a proclamé le dogme de l’Immaculée Conception de Marie. Les protestants ne rendent pas à la Vierge de culte particulier.

 

MARIETTE (AUGUSTE-ÉDOUARD), dit MARIETTE-BEY : égyptologue français né à Boulogne-sur-Mer (1821-1881). Attaché au musée égyptien du Louvre en 1848, il fut chargé d’une mission scientifique en Égypte, au cours de laquelle il découvrit à Saqqara le temple de Sérapis avec les tombeaux des bœufs Apis (le Sérapéum), le 12 novembre 1850. Il fit cette découverte après avoir étudié Stradon.

 

MARIN DE TYR : géographe grec du IIème siècle de l’ère chrétienne, a été l’un des fondateurs de la géographie mathématique dans l’antiquité. Ptolémée a tiré parti des écrits de Marin. Nous ne les avons plus.

 

MARIN (SAINT) : anachorète dalmate du IVème siècle, travailla d’abord, comme ouvrier, à la construction du pont de Rimini. Ayant reçu les ordres de Gaudentius, évêque de Forli, il se retira dans une cellule qu’il bâtit sur le mont Titano, près de Rimini. Les maisons élevées par les visiteurs qu’attiraient les miracles opérés sur le tombeau du pieux ermite, ont été l’origine de la ville de saint Marin. Fête le 4 septembre.

 

MARIUS (CAIUS) : général romain né en 153 av. J.-C. à Cereatae. Il se fit remarquer au siège de Numance sous les ordres de Scipion Émilien en 133. Propréteur de l’Espagne ultérieure en 114, il purgea cette province de ses brigands. En 107, élu consul, il se fit livrer Jugurtha par Bocchus (106), puis changea radicalement l’organisation de l’armée en introduisant les prolétaires dans les légions. Rome l’envoya combattre en Gaule les Cimbres et les Teutons en 104. Il les vainquit à Aix en 102, puis à Verceil en 101. Malgré ses triomphes, il ne put rien contre l’ascension de Sylla qui le fit proscrire en 88. Se cachant dans les marais de Minturnes, il parvint à gagner la côte, à s’embarquer et à rejoindre Carthage. En 87, il put rentrer en Italie à la tête d’une troupe d’esclaves pour y massacrer ses ennemis. Nommé consul, il mourut en 86.

 

MARIUS LE JEUNE (CAIUS) : neveu et fils adoptif du précédent. Né en 109 av. J.-C. Il trouva asile chez Hiempsal, roi de Numidie, après la proscription de son père qu’il rejoignit dans l’île de Cercine. Consul avec Carbo (82), il fut battu à Sacriport par Sylla. Bloqué dans Préneste, il demanda à un esclave de le tuer.

 

MARIUS (MARCUS AURELIUS) : un des Trente Tyrans. Forgeron à la force prodigieuse, il devint empereur des Gaules grâce à l’appui de Victorina. Un Gaulois l’assassina presque aussitôt (268).

 

MARKABOT : mot emprunté à la langue sémitique. Les Égyptiens l’employèrent pour désigner le char de combat.

 

MARKHA : port de la mer Rouge, fondé sous la XVIIIe dynastie. Il était situé non loin de l’actuelle ville côtière d’Abou Zénina, dans la péninsule sinaïque, et fut pendant longtemps le lieu où étaient acheminées les turquoises du Sinaï.

 

MARNIEN : adjectif dérivé de Marne (département) qui désigne un ensemble de plusieurs miliers de tombes celtes creusées entre 475 et 400 avant notre ère. La plupart du temps dispersées, ces tombes mesurent en moyenne entre 0,70 et 0,60 mètres de profondeur. Elles nous ont livré un nombre incalculable d’objets depuis 1865, date à laquelle on comprit qu’il s’agissait de tombes celtiques.

 

MARON : fils d’Évanthès ou d’Œnopion, ou de Silène, ou de Dionysos et compagnon de ce dieu. Une tradition fait de Maron un prêtre d’Apollon à Maronée sur l’Ismaros.

 

MARPÉSIE : reine des Amazones. Elle vainquit les habitants du Caucase et laissa son nom à cette montagne.

 

MARRA : boue à large tête. Elle servait à arracher les mauvaises herbes.

 

MARS : voir Arès.

 

MARS : dieu de la Guerre, fils de Jupiter et de Junon. À Rome, il figurait au nombre de douze frères arvales et des lares tutélaires de la ville. Il commandait aussi aux éléments et présidait aux évolutions de l’année. Ainsi la vieille année romaine instituée par Romulus commençait-elle au mois de mars. Numa institua en son honneur le collège des prêtres saliens. Son culte fut l’un des plus prépondérants. On lui sacrifiait des chevaux, des taureaux et des boucs. Le loup, l’épervier, le coq, le gazon, la planète Mars, le mois de mars et le mardi lui étaient consacrés. Il était représenté avec le front large, une bouche petite et pleine, les yeux enfoncés et menaçants, portant la barbe. Ses attributs courants étaient le loup, le bouclier et la lance avec des trophées.

 

MARS : premier mois romain de l’année. Il était symbolisé par un homme vêtu d’une peau de louve, allusion à la nourrice de Remus et de Romulus. Ausone le décrivit en compagnie d’un bouc, d’une hirondelle et d’un vase plein de lait.

 

MARSEILLE : fondée et colonisée à deux reprises par les Phocéens, 600 et 535 av. J.-C., elle atteignit bientôt un haut degré de prospérité, attestée par l’établissement de nombreux comptoirs, Monaco, Nice, Antibes, Agde, Roses, etc., et accrue encore par la chutte de Carthage. Alliée des Romain, elle les appela contre les Ligures, ses voisins, en 153 et en 125, fut prise cependant par César en 49, mais garda son rang commercial pendant toute la durée de l’empire.

 

MARSUPIUM : bourse que les Romains portaient à l’intérieur de leurs vêtements.

 

MARSYAS  ou MASSÈS : silène phrygien, métamorphosé plus tard en satyre dans le drame satyrique. Il personnifiait l’art de la flûte. Fils d’Hyagnis, d’Œagre ou d’Olympos. Suivant la  légende, il protégea les Phrygiens contre l’invasion des Galates et chassa ceux-ci en faisant déborder l’eau au son de sa flûte. Suivant de Cybèle, il accompagna cette déesse à Nysa où eut lieu son concours, musical avec Apollon, et fonda Tabès en Lydie. Chez Apollodore, Apollon, vainqueur du concours suspendit Marsyas à un pin très élevé et l’écorcha vif. Chez Hygin, Marsyas est un satyre condamné par les Muses, arbitres du concours musical, et il est écorché vif par un esclave scythe. Son sang répandu forma le fleuve qui porte son nom.

 

MARTIAL (MARCUS VALERIUS MARTIALIS) : poète latin, né à Bilbilis (Espagne), en 43, vint vers 65 à Rome, où il séjourna 35 ans. Revenu dans sa patrie en 100, il y serait mort en 103. Protégé à cause de son talent et aussi de ses flatteries par Titus et Domitien, il avait une maison à Rome et une autre près de Nomentum. On a de lui un recueil de 1.500 petites pièces appelées Epigrammata, et  divisée en 15 livres. Un quinzième livre, renfermant 38 épigrammes, porte le titre de Liber de spectaculis. Au point de vue littéraire on pourrait, sans regret, retrancher les trois quarts de ces pièces, on n’en saurait dire autant de la connaissance qu’elles nous donnent des mœurs romaines. Martial a une imagination féconde, un esprit vif, un langage élégant et facile. La meilleure traduction est peut-être celle de la réimpression Panckoucke, in 18, précédée des Mémoires de Martial, par M. Jules Janin.

 

MARTIALIS CARGILIUS : écrivain latin du troisième siècle, qui a écrit l’histoire d’Alexandre Sévère, et dont on a retrouvé les fragments d’un ouvrage sur la chirurgie vétérinaire. Peut-être l’auteur de ce dernier n’est-il pas le même que l’historien. Maï a découvert trois fragments sur les fruits. Ils ont été réunis en un volume, Lunebourg, 1832.

 

MARTIN (SAINT) : évêque de Tours, né à Sabaria (Pannonie), vers 316. Enrôlé dans la milice, il y reçut le baptême à 18 ans. C’est alors qu’il coupa son manteau en deux parts pour en donner une à un mendiant. Renonçant au service, il se fit disciplede saint Hilaire de Poitiers, alla à Milan, où les ariens le maltraitèrent, puis dans l’île Gallinaria, et, en 360, revint près de saint Hilaire. S’établissant au désert de Ligugé, qui devint le plus ancien monastère de la Gaule, il y resta jusqu’en 374, où le peuple de Tours le prit pour son évêque, après l’avoir par ruse, tiré de la solitude. Dans ces fonctions, saint Martin unit la plus grande simplicité à un rare courage. Il protesta énergiquement auprès du tyran Maxime contre le supplice de l’hérésiarque Priscillien, la première condamnation à mort prononcée pour délit d’opinion religieuse. Il travailla à propager le christianisme parmi les paysans (pagani) et fut en Gaule l’apôtre des campagnes. Non loin de Tours, il fonda le couvent de Marmoutier. Il mourut en 397 ou en 400. On le considère comme l’un des patrons de la Gaule. On lui attribua de nombreux miracles. Son tombeau, à Tours, fut couvert d’offrandes précieuses. L’église de Saint-Martin fut un asile inviolable. Fête le 11 novembre.

 

MARTINIEN (MARTINUS MARTINIANUS) : maître des offices de Licinius, fut associé par lui à l’empire, puis vaincu et mis à mort avec lui par Constantin, en 323.

 

MARTIUS : devin latin qui ordonna d’instituer à Rome les jeux en l’honneur d’Apollon. On conservait les livres qu’il avait écrits dans le trésor du Capitole.

 

MARUNUS : surnom de Mercure. Les voyageurs l’invoquaient en traversant les Alpes.

 

MARZIN : Merlin en breton. L’ermine Breiz lui fit boire l’eau de la fontaine de Barenton pour le guérir de ses envies de solitude. Se liant à la fée Viviane, Marzin vécut éternellement son amour dans un cercle d’air magique tracé au centre de la forêt de Brocéliande.

 

MASINISSA : roi des Massyliens ou Numides orientaux, né vers 240 av. J.-C. Il combattit d’abord pour Carthage contre Syphax, roi des Massésyliens, 213, et contre les Romains, 212-206. Irrité du mariage de Sophonisbe avec Syphax, il abandonna le parti de Carthage  à la mort de son père : dépouillé de ses États par Syphas, il les recouvra grâce à l’appui des Romains, dont il conserva l’amitié en leur sacrifiant Sophonisbe, 203. Après avoir pris part à la bataille de Zama, 202, il ne cessa de préparer, pendant 50 ans, la ruine des Carthaginois. Il les battit en 150 à Croscope, et mourut en 149, laissant trois fils, Micipsa, Manastabal et Gulussa.

 

MASQUE SCÉNIQUE : invention des Grecs adoptée, plus tard, par les Romains, consistant en un casque de bois dont les acteurs tragiques et comiques se couvraient toute la tête, afin d’être mieux vus par la foule groupée dans les immenses théâtres des anciens. Le masque scénique donnait non seulement la figure et l’âge du personnage représenté, mais encore les sentiments qui l’animaient.

 

MASSALIA (MARSEILLE) : fondée au VIe siècle av. J.-C. par les Phocéen, elle joua un rôle prépondérant dans le monde celtique et méditerranéen, commerçant avec les tribus du centre le l’Europe, puis passant des traités avec l’ensemble des Gaulois dès l’expansion de la civilisation celtique au Ve siècle. Passage obligé des matières premières venant du nord et de l’ouest de la Gaule, de l’étain de l’île de Bretagne, elle prit un essor considérable à la chute de Carthage. Elle s’allia avec les Romains en 153 et 125 pour lutter contre les Ligures, ses voisins, puis appuya discrètement les Gaulois pendant la guerre des Gaules entre 58 et 52 av. J.-C. Prenant le parti de Pompée contre César, elle tomba aux mains de ce dernier en 49.

 

MASSORÈTES : (de Massora, en hébreu, tradition), désignation des savants juifs, qui inventèrent les points-voyelles pour fixer le texte sacré.

 

MASSUE : arme du dieu Dagda. Elle pouvait donner la vie ou la mort.

 

MASTABA : banquette, en arabe. Ce nom a été donné aux tombeaux de l’Ancien Empire à cause de leurs super-structures. Le mastaba était formé d’un assemblage de pierres ou de briques, à l’intérieur duquel un puits conduisait à la chambre funéraire précédée d’une chambre secrète, le serdâb contenant les statues de culte. Plusieurs mastabas royaux et des mastabas de particuliers de l’époque thinite ont traversé les âges, nous livrant les secrets de la vie agricole, ménagère et intime des Égyptiens du IIIe millénaire avant notre ère.

 

MASTIGOPHORE : « porteur de fouet ». Il assistait l’économe sous les Ptolémées. Il était chargé de faire avouer les administrés suspectés de détourner des biens de l’État ou de tromper le fisc.

 

MASTIGOPHOROS : porte-fouet. Surnom d’Ajax, qui frappé de folie par Athéna, flagellait impitoyablement les troupeaux des Grecs, croyant frapper les chefs de l’armée.

 

MASTIGOPHORUS : mot d’origine grecque. Chez les Romains, il désignait un officier chargé de maintenir l’ordre public.

 

MATERIARIUS : marchand de bois de menuiserie.

 

MATH : le Trésor. Fils du dieu gallois Marthonwy. Maître de la magie. Il devait toujours avoir ses pieds dans le giron de la belle et pure Goéwin. Cette dernière tomba amoureuse de Gilwaethwy avec qui elle s’enfuit. Math les métamorphosa plusieurs fois avant de la autoriser à s’épouser. Il remplaça Qgoéwin par la fille de Don, Arianrod, mais lorsqu’il la fit passer par-dessus sa baguette magique pour vérifier si elle était vierge, Arianrod accoucha de Dylan et de Llew Llaw Gyffes.

 

MATHÉMATIQUES : dans ce domaine, nos connaissances ne nous permettent pas de porter un jugement sur le niveau des mathématiques égyptiennes. Ignorant le zéro, les Égyptiens développèrent un système de fractions extrêmement compliqué. Ils utilisaient les carrés et les racines carrées de plusieurs nombres et, probablement au contact des Akkadiens, les équations au second degré. Leur point fort était la géométrie plane et la géométrie dans l’espace. Grâce à celle-ci, ils purent calculer les volumes et spéculer sur les propriétés des triangles, des rectangles, des trapèzes et du cercle, recherches indispensables pour un peuple qui allait construire les pyramides.

 

MATHGEN : né de l’Ours. Druide des Tuatha Dé Danann.

 

MATHIAS (SAINT) : un des disciples de Jésus-Christ, fut désigné par le sort pour prendre la place d’apôtre vacante par le suicide de Judas Iscariote. Il subit peut-être le martyre en Colchide. Fête, le 24 février.

 

MATHOS : soldat africain au service de Carthage, fut l’un des chefs dans la guerre des Mercenaires, avec le Campanien Spendius. Ils firent périr Giscon et les députés de Carthage, soulevèrent les Africains et rendirent la guerre inexpiable. Mais ils furent battus par Hamilcar Barca. Mathos fut pris, accablé d’outrages, et mis à mort, 238 av. J.-C.

 

MATHOLWCH : roi celte d’Irlande. Insulté par le demi-frère de Bran, Évnissyen, il usa de violence sur la sœur de Bran, Branwen, jeune fille qu’il demandait en mariage.

 

MATHUSALEM : patriarche, fils d’Hénoch, père de Lamech et grand-père de Noé, vécut 969 ans, c’est-à-dire la plus longue vie qui ait été donnée à un homme.

 

MATRALIES (MATRALIA) : fête romaine célébrée le 11 juin en l’honneur de Matuta. Seules les matrones participaient à ces cérémonies et pouvaient entrer dans le temple. Une seule esclave était admise ; on la renvoyait après l’avoir symboliquement giflée. Ce rituel se faisait en mémoire de la jalousie qu’Ino, identifiée à Matuta, avait conçue contre une de ses esclaves. Ensuite, les femmes prenaient dans leurs bras les enfants de leurs sœur et retraçaient la vie de souffrance qu’Ino avait eue à cause de Bacchus. Elles offraient un gâteau de farine, de miel et d’huile, cuit sous une cloche de terre.

 

MATRES UBELNAE : déesses mères gauloises de la rivière Huveaune qui prend sa source dans le massif de la Sainte-Baume près de Marseille.

 

MATRONALES : Matronalia, fête célébrée autrefois, aux calendes de mars (1er mars) par les dames romaines en l’honneur de Mars, de Lucine et des divinités qui président au mariage. Elles-mêmes recevaient des présents de leurs proches. Cette fête rappelait la réconciliation opérée par les Sabines entre leurs pères et leurs maris.

 

MATRONALIES (MATRONALIA) : fêtes célébrées par les matrones romaines en l’honneur de Mars, fils de la déesse qui présidait aux noces et aux accouchements. Dans ces fêtes, les servantes jouissaient des mêmes privilèges que les esclaves aux saturnales.

 

MATULA : vase pour faire ses besoins à la maison.

 

MATURNA : déesse romaine qui présidait à la maturité du blé.

 

MATUTINUS : surnom de Janus lorsqu’il présidait à l’aube.

 

MAURIUS (TERENTIANUS) : poète latin du IIe siècle. Il nous a laissé un traité de versification latine, De litteris, syllabis, pedibus, metris, en vers latins.

 

MAUSOLE : roi de Carie, régna de 377 à 353 av. J.-C. Il s’empara de la Lydie, d’une partie de l’Ionie, et fut l’un des instigateurs de la guerre sociale. Sa femme, Artémise II, lui fit élever à Halicarnasse un tombeau regardé par les anciens comme l’une des sept merveilles du monde. Tout tombeau somptueux s’appela dès lors mausolée.

 

MAUSOLÉE (MAUSOLEUM) : tombeau grandiose réservé aux empereurs. Les plus célèbres furent ceux d’Auguste au Champ de Mars et d’Adrien, connu aujourd’hui sous le nom de château Saint-Ange (castello sant (Angelo).

 

MAXENCE (MARCUS AURELIUS VALERIUS MAXENTIUS) : fils de Maximien Hercule. Il fut proclamé empereur à Rome par les prétoriens (306). Vainqueur de Sévère, puis de Galère, il triompha encore de l’usurpateur Alexandre en Afrique. Attaqué par son beau-frère Constantin, il fut battu à plusieurs reprises et se noya dans le Tibre à la bataille du pont Milvius (312).

 

MAXIME D’ÉPHÈSE : philosophe grec, l’un des maîtres de Julien, contribua à lui faire abjurer le christianisme et exerça sur lui la plus grande influence. Après la mort de l’empereur, il fut persécuté et enfin envoyé au supplice sous Valens, en 371. On lui a attribué un poème astrologique sur les Auspices, qui est plutôt l’œuvre du philosophe Maxime d’Epire, également maître de Julien.

 

MAXIME de TYR : philosophe grec du IIe siècle de notre ère. Il visita divers pays sous le règne de Commode. On a de lui quarante et un dissertations sur la théologie, la morale et la philosophie.

 

MAXIME PUPIEN (MARCUS CLODIUS MAXIMUS PUPIENUS) : empereur romain. Élu par le sénat avec Balbin à la mort des deux Gordien. Maximin ayant été tué à Aquilée (238), Pupien gagna Rome où il fut égorgé avec Balbin par les prétoriens révoltés.

 

MAXIME (MAGNUS CLEMENS MAXIMUS) : usurpateur proclamé empereur en Bretagne (383). Il résida à Trèves, puis envahit l’Italie. Pendant la bataille d’Aquilée contre Théodore le Grand, il fut pris et décapité (388).

 

MAXIME : usurpateur romain. Il fut proclamé Auguste par son ami Gerontius, général insoumis de Constantin, en Espagne (408). Il se soumit peu après et fut mis à mort en 422.

 

MAXIME PÉTRONE (PETRONIUS ANICIUS MAXIMUS) : empereur romain. Il succéda à Valentinien III qu’il avait assassiné pour venger un outrage fait à sa femme, mais il épousa ensuite Eudoxie, la veuve de sa victime. Eudoxie appela à son secours Genséric, le roi des Vandales. À l’approche des hordes, Maxime, qui avait fui, fut tué par les soldats furieux (juin 455).

 

MAXIMIEN HERCULE (MARCUS AURELIUS VALERIUS MAXIMIANUS) : empereur romain. Paysan des environs de Sirmium, il avait été le compagnon d’armes de Dioclétien. Ce dernier l’associa au pouvoir en 286 en l’appelant Hercule. Il eut l’Occident, l’Italie et l’Afrique, tandis que Constance Chlore gouvernait les Gaules. Il abdiqua en 305 sous la pression de Maxence, son fils qu’il défendit contre Sévère, puis contre Galère (307). Constantin Ier, le marie de Fausta, sa fille. Puis il essaya de détrôner et d’assassiner son beau-père. Ayant échoué, il fut contraint à s’étrangler (310).

 

MAXIMIN (CAIUS JULIUS VERUS MAXIMINUS), dit le THRACE : empereur romain d’origine gothique. Né en Thrace. Sa force prodigieuse le fit admettre dans les gardes de Septime Sévère. Nommé tribun par Alexandre Sévère, il l’assassina et prit le pouvoir en juillet 235. Cruel, coléreux, il mena plusieurs expéditions contre les Germains et pilla l’empire en massacrant la population. Les deux Gordiens étant proclamés en Afrique, le sénat nomma empereurs Maxime Pupien et Balbin ; Maximin marcha avec la volonté de détruire Rome, mais fut tué par ses soldats au siège d’Aquilée en mai 238.

 

MAXIMIN DAZA ou DAIA : empereur romain. Neveu de Galère. Il fut d’abord pâtre en Illyrie. Promu César et gouverneur de la Syrie et de l’Égypte, il prit le titre d’empereur (306) et s’empare de l’Asie Mineure à la mort de Galère (311). Allié de Maxence, il attaqua Licinius en 313. Battu à Héraclée, il mourut de désespoir à Trace en 314.

 

MAZACÈS : satrape qui gouverna l’Égypte au nom du roi des Perses, Darius III. Il ne put s’opposer à l’avance victorieuse d’Alexandre le Grand entre 332 et 331 av. J.-C.

 

MAZDAK : mage persan, né à Istakhar vers 470, amena, par des moyens illicites, le roi de Perse, Kobad, à décréter la communauté des femmes et des biens, 500. L’anarchie qui en résulta entraîna la mort du prophète, soit sous Kobad, 530, soit sous son successeur, Chosroès Nouchirvan, 540. Les disciples de Mazdak se confondirent, dans la suite, avec divers sectaires musulmans.

 

MAZONONUM : mot d’origine grecque. Chez les Romains, il désignait un plat de très grande dimension dans lequel on présentait les pâtés de gibier.

 

MBI : autre forme du cri du nouveau-né ; voir HII.

 

MÉCÉNE (CAIUS CILNIUS MÆCENAS) : conseillet d’Auguste. Né à Arretium. Ami de jeunesse d’Octave, il lui servit le négociateur. Préfet de Rome et d’Italie pendant les guerres entre Sextus Pompée et Antoine (36 et 31 av. J.-C.), il ne chercha pas à prendre le pouvoir et demeura simple chevalier jusqu’en 8 av. J.-C. Il écrivit deux tragédies, un traité des poissons et des pierres précieuses, des mémoires sur la vie d’Auguste. Il joua un rôle considérable dans la vie intellectuelle et artistique de son temps, aidant les jeunes créateurs à percer à Rome.

 

MÉCHÂOUS : fantassins de l’armée égyptienne à partir du Nouvel Empire.

 

MÉCHÈCHER : prince, fils du roi Ka-Aper des peuples de la mer, que le roi Ramsès III (1194-1166) fit immoler pour mettre fin à la guerre.

 

MÉCON : nom d’un Athénien aimé de Déméter. Il fut métamorphosé en pavot.

 

MÉDAMOUD : village près de Karnak. De l’Ancien Empire au Nouvel Empire, plusieurs temples, plus particulièrement consacrés à Montou, le dieu de la guerre, furent élevés à cet endroit. Un taureau Boukhis y rendait des oracles.

 

MEDB : l’Ivresse. Fille du roi suprême d’Irlande Éochaid Feidlech. Véritable tyran, elle épousa Ailill, le faible roi de Connaught, contre qui elle guerroya pour la suprématie du pouvoir. Malgré la haine qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre, ils eurent une fille, Finnabair (le Blanc Fantôme). Medb initia à la magie les trois fils et les trois filles de Calatin puis elle les rendit muets et borgnes avant de la envoyer en enfer pour que Bhalcan le forgeron leur façonne des armes infaillibles. La formation de ces magiciens faisait partie d’un vaste plan qui incluait l’entraînement d’une armée de mille guerriers commandée par Lugaid et Erc. Quand Medb fut prête, elle alla se battre contre Cuchulain à Émain Macha.

 

MÉDECIN (MEDICUS) : À Rome, le métier de médecin était généralement exercé par des étrangers. Ce mot désignait aussi les vétérinaires.

 

MÉDECINE : longtemps conservés dans le temple de Ptah, les livres de médecine inspirèrent les médecins grecs et romains jusqu’au IIIe siècle ap. J.-C. Descriptions anatomiques et cliniques, diagnostics et remèdes, toute la panoplie décrite dans ces livres exista dès le IIIe millénaire avant notre ère. Le médecin égyptien était assisté d’infirmiers. Le dentiste exécutait des plombages. Les chirurgiens mettaient au point des traités médicaux sur la circulation du sang après avoir opéré. Mais dans cette Égypte antique, tout bon traitement ne pouvait être efficace sans magie, d’où la multiplication des rituels accompagnant les gestes techniques, des amulettes censées pallier l’inefficacité de certains remèdes et des recours à l’intervention divine dans les cas désespérés. Pour les Égyptiens, les forces hostiles et occultes provoquaient les maladies. Contrairement aux idées reçues, liées à la pratique de l’embaumement, les Égyptiens connaissaient mal l’anatomie du corps humain. Par contre, ils excellaient dans le traitement des affections du système digestif, des yeux et des voies respiratoires, leur plus grande spécialité étant la chirurgie des os. En étudiant les traités laissés par les Égyptiens, des médecins tel Hippocrate, jetèrent les bases de la médecine moderne.

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