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MÉDÉE : célèbre magicienne. Fille d’Æétès et de l’Océanide Idye, ou d’Hécate. Sœur de Circé et d’Ægialée. Amoureuse de Jason, elle lui donna les moyens de conquérir la toison d’or. L’ayant épousé, elle s’enfuit avec lui à Iolcos. Ce fut dans cette ville qu’elle rajeunit Éson et qu’elle fit périr Pélias. Forcée de se réfugier à Corinthe après ce crime, elle y vécut heureuse avec son époux jusqu’à ce que celui-ci s’éprît de Glaucé ou Créuse. Après s’être vengée de sa rivale, Médée égorgea les enfants qu’elle avait eus avec Jason. S’enfuyant à Athènes, elle se maria à Égée, dont elle eut Médos, que d’autres font naître d’un roi d’Asie, épousé par Médée après son départ d’Athènes.
MÉDÉIDÈS : pilote du navire tyrrhénien dont Dionysos changea les matelots en dauphins.
MÉDÉSICASTE : fille de Priam et femme d’Imbros de Pédase. Elle fut emmenée en captivité après la prise de Troie.
MEDICAMENTARII : vendeurs de médicaments aux propriétés douteuses.
MÉDINET-HABOU : village situé en face de la ville de Louxor. À cet endroit apparut Amon. Le temple d’Hatschepsout et de Thoutmôsis III s’y dresse ainsi que celui de Ramsès III. Le premier a été agrandi sous le règne d’Hakôris (392-378), puis sous les Ptolémées. Les Coptes y construisirent un village appelé Djémé.
MEDIOLANUM (MILAN) : ville fondée par les Gaulois Éduens. Elle devint la capitale des Gaulois Insubres d’Italie.
MEDIOLANUM : appellation gauloise de l’oppidum et qui signifie : le lieu uni du milieu. La fonction du médiolanum était plus ancienne que celle de l’oppidum. Elle préfigura le sanctuaire.
MÉDIQUES (guerres) : guerres entre les Grecs et les Perses de 492 à 449 av. J.-C., sous les règnes de Darius Ier, Xerxès et Artaxerxès Longue-Main. Sous Darius, Mardonios échoue au mont Athos, et Datis et Artapherne sont vaincus par Miltiade à Marathon en 490. Sous Xerxès, l’expédition conduite par le grand roi en personne se heurte à Léonidas aux Thermopyles et subit la défaite navale de Salamine que lui inflige Thémistocle en 480, puis celles de Platée sur terre et de Mycale sur mer (479). Pausanias et Cimon poursuivent dès lors le triomphe des grecs. Cimon impose aux Perses le traité de 449.
MÉDITRINALES : fêtes en l’honneur de Méditrine. On offrait du vin vieux et du vin nouveau à la déesse.
MÉDITRINE : déesse romaine des médicaments. On l’invoquait pour guérir.
MÉDJAÏ : les médjaï étaient les auxiliaires nubiens de la police égyptienne.
MÉDON : fils d’Oïlée et frère consanguin d’Ajax. Obligé de quitter sa patrie à la suite d’un meurtre, il se rendit à Troie à la tête des guerriers de Phthie. Énée le tua.
MÉDON : fils de Codros, roi d’Athènes. Il fut le premier archonte à vie en 1032 av. J.-C.
MÉDOS : fils de Jason et de Médée. Il tua Persès qui avait usurpé le trône de Colchide et le remplaça.
MÉDOUNÉFER : gouverneur des oasis sous le règne de Pépi II (2410-2320). Son tombeau est situé dans l’oasis de Dakhla.
MEDRAWT : neveu du roi Arthur. Medrawt garda le royaume lorsque Arthur partit se battre contre Rome. Devenu l’amant de la reine Gwenhwyfar (Guenièvre) qu’il fit s’enfuir du Pays de Verre, il s’allia aux Saxons. Il perdit la vie à la bataille de Camelot (Camlan).
MÉDURIS : dieu gaulois protecteur, souvent confondu avec Teutatès.
MÉDUSE : hideuse Gorgone. Sœur d’Euryale et de Sthéno. Des trois sœurs, elle seule n’était pas immortelle. Pour certains auteurs, elle était belle et fut aimée de Poséidon qui, pour la posséder, se transforma en oiseau et profana le temple d’Athéna. La déesse dans sa fureur changea les cheveux de la Gorgone en serpents. De cette union naquirent Chrysaor et le cheval Pégase. Méduse périt de la main de Persée et Athèna plaça sa tête sur son égide. D’autres traditions racontent qu’on l’enterra au milieu de la place publique d’Argos.
MÉGALOPOLIS : « la grande ville ». Ville d’Arcadie, sur l’Hélisson , fondée en 370 av. J.-C. par Épaminondas. Après avoir été soumise à des tyrans, dont le dernier, Lysiade, déposa le pouvoir en 243, elle s’associa à la ligue achéenne.
MÉGAPENTHE : fils de Prœtos. Père d’Anaxagoras et d’Iphianire. Il régna d’abord à Tirynthe et échangea cette ville pour Argos que Persée lui céda.
MÉGAPENTHE : fils de Ménélas et de Piéris ou de Téridée. Son père lui fit épouser la fille d’Alector. Selon une tradition rhodienne, à la mort de Ménélas, Mégapenthe et son frère Nicostrate chassèrent Hélène de Sparte et la contraignirent à se retirer dans l’île de Rhodes.
MÉGARE : fille de Créon, roi de Thèbes, et femme d’Héraclès. Pendant la descente d’Héraclès aux enfers, Lycos voulut s’emparer de Thèbes et forcer Mégare à l’épouser. Héraclès tua Lycos et rétablit Créon sur son trône. Héra, indignée de la mort de Lycos, inspira à Héraclès une folie furieuse. Le héros tua Mégare et les enfants qu’il avait eus d’elle.
MÉGARÉE : fils d’Oncheste, ou de Poséidon et d’Œnope, ou d’Hippomène, ou d’Apollon, ou d’Égée. Suivant une tradition béotienne, il fut tué en portant secours à Nisos, assiégé par Minos. Il eut trois enfants, Évippos, Timalcos et Évechmé.
MÉGAROS : fils de Zeus et d’une nymphe Sithnide. Il échappa au déluge de Deucalion.
MÉGASTHÈNE : géographe,historien et penseur grec d’Alexandrie. Secrétaire de Séleucos Ier Nicator, il fut envoyé auprès du roi indien Sandracottos vers 310 av. J.-C.. Il composa, sous le nom d’Indica, un recueil de ses observations dont nous n’avons que quelques fragments. Il compara les Juifs de Syrie aux brahmanes de l’Inde.
MÉGÈS : fils de Phylée et d’Eustyoché, ou de Ctimène, ou de Timandre. Il amena devant Troie quarante navires et les guerriers de Doulichion et des îles Échinades.
MEGIDDO : ville de Palestine , où le roi de Juda Josias fut battu par le pharaon Néchao II en 609 av. J.-C. Elle joua un grand rôle dans le système de défense du territoire égyptien.
MELA (POMPONIUS) : géographe latin du Ier siècle ap. J.-C. Né en Bétique. Il a écrit un De situ orbis en trois livres.
MÉLAMPE : fils d’Amythaon et d’Idoméné ou d’Aglaé ou de Rhodope. Frère de Bias. Il fut le premier devin et trouva l’art de guérir par des remèdes secrets et des purifications. Il introduisit le culte de Dionysos en Grèce. La mythologie indigène nous apprend que Mélampe était grec et qu’il régna sur Argos. Il épousa Iphianasse, Iphianire ou Cyrianasse, dont il eut Mantio, Abas et Antiphatès. Trois traditions le concernent :
a) Mélampe, fils d’Amythaon, habitait la campagne et possédait un chêne dans lequel était un nid de serpents. Ses domestiques tuèrent les adultes et Mélampe éleva leurs petits qui, devenus grands, s’entortillèrent une nuit autour de ses épaules et lui purifièrent les oreilles avec leur langue. À son réveil, Mélampe s’aperçut qu’il comprenait le langage des oiseaux. D’après ce que les volatiles disaient, Mélampe pouvait prédire l’avenir.
b) Bias, fils d’Amythaon, voulait se marier avec Péro, fille de Nélée. Nélée la promit à celui qui lui amènerait les bœufs de Phylacos ; Bias demanda à son frère Mélampe de lui rendre ce service, mais Mélampe tomba aux mains de Phylacos. Ce dernier l’enferma pour un an dans une maison. L’année était presque terminée lorsque Mélampe s’aperçut que des vers rongeaient les poutres de la maison. Il demanda à être changé de résidence en disant que la maison allait s’effondrer, ce qui se passa quelques jours après. Phylascos crut que Mélampe était un excellent devin, et il lui promit de lui donner ses bœufs s’il indiquait à son fils Iphiclos comment il pourrait avoir des enfants. Mélampe sacrifia deux taureaux, et les ayant coupés en morceaux, il invita les oiseaux à les manger. Un vautour venu se repaître des chairs lui apprit que dans son enfance Iphiclos avait été effrayé par le couteau ensanglanté de son père. Le vautour ajouta que, pour qu’Iphiclus pût avoir des enfants, il fallait racler la rouille du couteau et lui en faire prendre pendant dix jours. Mélampe retrouva le couteau planté dans un chêne sacré et guérit Iphiclos. Ce fut ainsi qu’il put emmener les bœufs de Phylacos à Pylos.
c) Pendant qu’Anaxagoras régnait à Argos, les femmes de cette ville furent saisies de folie. Mélampe parvint à les guérir et obtint la moitié des états du roi.
MÉLANÉE : roi des Dryopes. Fils d’Apollon et père d’Eurytos. Habile archer. Périérès lui donna une ville que Mélanée nomma Œchalie, du nom de son épouse.
MÉLANIE (SAINTE) : on distingue :
1. une dame romaine, parente de saint Paulin de Nole, qui, venve à 23 ans, se retira de Jérusalem, où elle mourut en 410 ;
2. sa petite-fille, qui, s’étant rendue à Tagasta, embrassa, avec son mari Pinianus et sa mère Albina, les austérités de la vie chrétienne, et mourut à Jérusalem en 439. Fête, le 31 d écembre.
MÉLANIPPE : cavale noire. Fille de Chiron. Séduite par Éole ou par Poséidon, elle se réfugia dans une grotte du Pélion pour échapper à la colère de son père. Elle fut métamorphosée en cavale par Artémis qui la plaça au nombre des constellations. D’autres traditions nous disent que Chiron lui fit crever les yeux mais que Poséidon lui rendit la vue.
MÉLANIPPE : fils d’Arès et de Tritée, en l’honneur de laquelle il fonda la ville de Tritée en Arcadie.
MÉLANIPPE : fils de Thésée et de Périgone, père d’Ioxos, et chef d’une colonie grecque en Carie. Il remporta le prix de la course aux jeux néméens célébrés par les Épigones.
MÉLANIPPE : jeune homme de Patras qui violenta la prêtresse d’Artémis Triclaria, Comætho. Il fut frappé de mort subite au pied de l’autel de la déesse, ainsi que la prêtresse. Une effroyable épidémie s’ensuivit et ne cessa que lorsque l’oracle ordonna d’immoler chaque année un jeune homme et une jeune fille de Patras.
MÉLANIPPIDE : poète dithyrambique grec, né dans l’île de Mélos, mort vers la fin du Vème siècle av. J.-C., à la cour de Perdiccas, roi de Macédoine. Xénophon et Plutarque le mettent au premier rang. Mais il ne reste de lui que quelques vers, recueillis par Bergk, dans ses Poetæ Lyrici Græci.
MÉLANTHE : roi de Messénie, fils d’Andropompos. Père de Codros. Chassé de son royaume par les Héraclides, il se retira en Attique à Éleusis. Thymœtès, qui régnait à cette époque sur Athènes, était en guerre avec Xanthos, roi des Béotiens, et refusait de vider la querelle par un combat singulier ; Mélanthe s’offrit à combattre à la place du roi. Dionysos apparut derrière Xanthos ; Mélanthe reprocha à son adversaire de n’être point venu seul. Sur ces mots, Xanthos se retourna et fut tué instantanément par son adversaire. Mélanthe devint roi de l‘Attique.
MÉLAS : Argonaute. Fils de Phrixos et de Chalciope, époux d’Euryclée dont il eut Hypérès. Il se noya durant la traversée.
MELCHIADE ou MILTIADE (SAINT) : pape, 311-314, né en Afrique, condamna les Donatistes, 313. Fête le 10 décembre.
MELCHISÉDECH : prêtre du Très-Haut et roi de Salem, bénit Abraham, après sa victoire sur Chodorlahomor, et offrit à Dieu du pain et du vin.
MELCHISTES ou MELCHITES : impérialistes, nom donné à des chrétiens de l’Église grecque qui s’attachent spécialement aux canons du concile de Chalcédoine tenu en 451 par l’empereur d’Orient Marcien. Ils ont un patriarche à Damas et sont, en Syrie, au nombre de 400.000. Ils sont rentrés dans le sein de l’Église catholique au commencement du XVIIIème siècle.
MELDI : petit peuple gaulois installé dans la région de Meaux.
MÉLÉAGRE : héros étolien qui prit part à l’expédition des Argonautes et à la chasse au sanglier de Calydon. Fils d’Œnée et d’Althée. Il épousa Cléopâtre nommée aussi Alcyone, et en eut Polydora. Le roi Œnée, faisant un jour des sacrifices à tous les dieux pour leur rendre grâces de la fertilité de l’année, oublia d’honorer Artémis. La déesse en colère envoya un sanglier terrible ravager toutes les terres du royaume. La bête déracinait les arbres et désolait les récoltes. Méléagre rassembla tous les chasseurs et leurs chiens et parvint à tuer le monstre. La colère d’Artémis redoubla à cette nouvelle ; elle excita les Étoliens et les Curètes. Méléagre tua plusieurs des frères de sa mère qui, désespérée, invoqua Héphaïstos et Perséphone en frappant le sol des mains. Méléagre n’en continua pas moins à combattre les Curètes. Il les vainquit, mais mourut sur le champ de bataille.
MÉLÉAGRE : l’un des généraux d’Alexandre le Grand. Il fit proclamer par l’armée Philippe Arrhidée comme successeur du conquérant, avec le fils qui devait naître de Roxane. Il fut mis à mort en 323 av. J.-C.
MÉLÉAGRE : frère de Ptolémée Céraunos. Il régna de 280 à 278 av. J.-C. sur la Macédoine.
MÉLÉAGRE : poète grec, né à Gadara en Palestine. Il vécut au Ier siècle av. J.-C. Il composa un recueil d’épigrammes, petites pièces dues aux poètes antérieurs, et lui donna le nom de Couronne. Nous possédons 131 petites poésies de Méléagre dans cette œuvre publiée sous forme d’anthologie.
MÉLÉAGRE : taxiarque opposé à Perdiccas, en 323 av. J.-C., lors de la succession d’Alexandre le Grand. Il refusait de reconnaître comme roi le fils d’Alexandre et de Roxane et fut mis à mort.
MÉLÉAGRIDES : sœurs de Méléagre. Elles étaient au nombre de quatre : Gorgé, Eurymède, Déjanire et Mélanippe. Inconsolable de la mort de leur frère, elles le pleurèrent jusqu’à ce qu’Artémis, irritées, les eut changées en pintades, excepté Gorgé et Déjanire qui échappèrent à ce châtiment sur la prière de Dionysos.
MÉLÈCE (SAINT) : dit le Grand, né dans le Mélitène, fut élu évèque de Sébaste en 357, et patriarche d’Antioche en 361, mais il n’occupa guère ce dernier siège, ayant été trois fois exilé, par Constance, 360-361, par Julien, 362-363, par Valens, 364-378. Président du premier concile général de Constantinople, il y fit condamner les erreurs deApollinaire de Laodicée, et mourut avant que l’assemblée se fût séparée, 379. On a de lui un discours que nous a rapporté saint Epiphane. Saint Jean Chrysostome a fait son panégyrique. Fête le 12 février.
MÉLÈCE : hérésiarque du IVème siècle, évêque de Lycopolis (Égypte), faiblit pendant la dernière persécution. Plus tard il s’allia aux Ariens contre saint Anasthase et mourut en 326.
MÉLÉTÉ : l’une des trois Muses qui furent primitivement révérées sur l’Hélicon.
MÉLIBÉE : jeune fille d’Éphèse qui aimait un jeune homme nommé Alexis. Ses parents ayant voulu la marier contre son gré, elle sauta du toit de la maison, le jour même des noces, et alla se cacher dans une barque. La jeune fille commença à descendre le fleuve et ne s’arrêta que pour retrouver son amant. Ils s’épousèrent et élevèrent un temple à Aphrodite Automaté et Épidatie.
MÉLICERTE : fils d’Athamas et d’Ino. Il fut mis, ainsi que sa mère, au nombre des divinités marines. Son corps porté par les vagues ou par un dauphin sur la côte de Corinthe, marqua l’endroit où on éleva plus tard un autel à Palémon, nom que prit Mélicerte revêtu du caractère sacré.
MÉLIE : nymphe, amante de Poséidon. Mère d’Amycos.
MÉLIE : Océanide enlevée par Apollon qui la rendit mère d’Isménios et du devin Ténéros.
MÉLISSA : nymphe qui découvrit le miel et en enseigna l’usage aux hommes. Elle laissa son nom aux abeilles qui, dans l’antiquité, étaient le symbole des nymphes.
MÉLISSÉE : roi de Crète, époux d’Amalthée. Père des nymphes Adrastée et Ida auxquelles Rhéa confia Zeus enfant.
MÉLISSO : philosophe éléatique, né à Samos. Il commanda la flotte que Périclès battit en 440 av. J.-C. disciple de Parménide d’Élée, il écrivit en prose ionique un traité sur la nature dont quelques fragments nous sont parvenus.
MÉLITÉE : fils de Zeus et d’une nymphe magnésienne. Sa mère l’exposa car elle craignait la colère d’Héra. Des abeilles nourrirent l’enfant qui fut recueilli par Phagrus. Ce dernier lui donna le nom de Mélitée en mémoire de sa miraculeuse conservation (mélissa signifie abeille).
MÉLITOS de Pitthée : l’un des accusateurs de Socrate. On le considérait comme un mauvais poète. Il aurait été lapidé.
MELIUM : collier garni de clous. Il protégeait le cou des chiens de chasse.
MELLOBAUDES : chef franc du IVème siècle, fut comte des domestiques sous Gratien, pour lequel il battit les Alamans, 378. On l’identifie quelquefois avec Merobaudes que l’usurpateur Maxime mit à mort en 383.
MÉLOBOSIS : Océanide. elle cueillait des fleurs avec Perséphone lorsque celle-ci fut enlevée par Hadès.
MÉLOS : habitant de Délos. Il s’enfuit à chypre chez Cinyras qui lui donna sa parente Pélée en mariage. De cette union naquit Mélos, qui fut élevé dans le temple d’Aphrodite. Lors de la mort d’Adonis, ses parents se pendirent de désespoir. Mélos père fut changé en pommier et Pélée en colombe.
MÉLOS : île de la mer Égée d’où était tirée l’obsidienne employée en Égypte.
MELPOMÈNE : cantatrice. Muse de la tragédie. On lui donne pour attributs le masque tragique, le sceptre, le poignard et la couronne.
MÉLUSINE : fée. Mélusine épousa Raymond de Forez en lui promettant gloire et fortune. De cette union naquirent dix fils portant chacun une tare différente. Femme d’une grande beauté pendant six jours de la semaine, Mélusine devenait mi-femme mi-serpent le samedi, jour où il était interdit à Raymond de la voir. Mais ce dernier, poussé par la curiosité, rompit le pacte et provoqua la disparition instantanée de son épouse.
MÉMACTÉRIES : fêtes en l’honneur de Zeus, célébrées à Athènes pendant le mois Mémactérion (novembre-décembre).
MEMNON : d’après Hésiode, fils de Tithon et de l’Aurore, Memmnon fut tué par Achille à Troie. Les Grecs pensaient que les colosses érigés à Thèbes représentaient ce personnage mythologique. En fait, les colosses étaient ceux d’Aménophis III (1408-1372). L’une des statues, brisée, faisait entendre un chant au lever du soleil. Ce phénomène attira de nombreux voyageurs grecs et romains qui n’hésitèrent pas à la recouvrir de graffitis. Réparée vers 200 ap. J.-C., sous le règne de Septime Sévère, la statue cessa d’émettre son chant. Les poètes post homériques racontent que Memnon se rendit à Troie à la tête d’une armée d’Éthiopiens et qu’il mourut de la main d’Achille.
MEMNON de Rhodes : général grec. Il combattit Artaxerxès Ochus avant de passer dans le camp des perses. Devenu satrape des côtes ouest d’Asie Mineure, il voulut se retirer devant l’avancée d’Alexandre le Grand, en dévastant les terres (334 av. J.-C.). Après la défaite du Granique, il défendit opiniâtrement Halicarnasse et projeta d’attaquer la Grèce. Il avait pris Chios et Mitylène quand il mourut en 333.
MEMPHIS : ville fondée à la fourche du delta du Nil par le roi Ménès vers 3200 av. J.-C., sous le nom de « Mur blanc ». Le nom de Memphis, « La perfection demeure », fut emprunté à la pyramide de Pépi Ier vers 2400 av. J.-C. La ville tomba en décadence à partir de 2220 av . J.-C., lors de la première période intermédiaire. Capitale de l’Ancien Empire, elle devint une simple ville de garnison gouvernée par les princes héritiers. Point de jonction entre la Haute et la Basse-Égypte, elle joua un rôle de verrou tout au long de l’histoire égyptienne. Détruite par les Arabes, elle fut remplacée par Le Caire.
MÉNADES : nom des Bacchantes. Ce surnom (de mania, folie) leur fut donné parce que dans la célébration des orgies, elles étaient agitées de transports furieux.
MÉNANDRE : poète comique, né à athènes en 342 av. J.-C. Élève de Théophraste, ami d‘Épicure et de Démétrios de Phalère, il se noya au Pirée en 290. On lui attribue 105 comédies dont il ne reste que des fragments. Créateur de la comédie nouvelle, Ménandre a donné des passions humaines et communes à ses personnages. Son style est le modèle du plus pur attique.
MÉNANDRE : roi grec de Bactriane. Il vécut au IIe siècle av. J.-C.
MÉNAS : affranchi de Sextus Pompée, appelé Ménodore par Appien, conseilla à son maître de se défaire d’Octave et d’Antoine venus sur sa galère pour traiter, 39 av. J.-C. Après avoir abandonné deux fois, 38 et 36, Sextus pour Octave, il périt au siège de Siscia.
MÉNAT : pectoral à contrepoids utilisé en liturgie. L’officiant le portait autour du cou ou à la main. Il était l’emblème de la déesse Hathor.
MENDÉS : ville du delta qui était formée de deux agglomérations : Ettmei et Tell-el-Robâ. Elle fut la capitale des derniers pharaons.
MENDICI : prêtres mendiants de Cybèle. Ils vivaient d’aumônes.
MENDICUS (MENDIANT) : dans toutes les villes de l’Empire, les mendiants étaient très nombreux.
MÉNÉCÉE : fils de Créon. Les sept chefs étant venus attaquer Thèbes, Tirésias déclara qu’Arès, irrité de la mort du dragon tué par Cadmos, donnerait la victoire aux Argiens, si le plus jeune des princes issus du sang du dragon ne se sacrifiait volontairement. Ménécée se dévoua.
MÉNÉDÈME : fils de Bunée. Il indiqua à Héraclès le moyen de nettoyer les étables d’Augias et périt en combattant les Épéens.
MÉNÉKHMIS : deuxième chancelier du roi Nebkheperrê Antef VII vers 1570 av. J.-C. Son nom signifie : « Min est bienfaisant ».
MÉNÉLAS : roi de Sparte et frère d’Agamemnon. Fils d’Atrée ou de Plisthène et d’Aéropé. Profitant de l’absence de Ménélas, Pâris séduisit Hélène, l’enleva et se réfugia avec elle à la cour de priam. La guerre fut déclarée après une vaine tentative d’arragement par voie diplomatique. Ménélas consacra le collier d’Hélène à Athéna Pronoia et se rendit à Troie à la tête de soixante vaisseaux. Homère s’est plu à décrire le combat de Ménélas et de Pâris dans le troisième livre de l’Iliade, combat dans lequel interviennent Aphrodite et Athéna. Ménélas fut l’un de ceux qui s’enfermèrent dans le cheval de Troie. Conduit par Hélène pendant la prise de la ville, il pénétra avec Ulysse dans la chambre de Déiphobe et massacra ce dernier. Il pardonna ensuite à Hélène et retourna dans sa patrie après un périlleux voyage qui l’emmena en Égypte. Il arriva à Argos le jour même où Oreste faisait périr Égisthe et Clytemnestre. À sparte, il vécut dans la gloire avec Helène dont il avait eu Hermione.
MÉNÉLAÜS : géomètre grec d’Alexandrie. Il vécut sous le règne de Trajan au début du second siècle de notre ère. Son Traité de la sphère en trois livres nous est parvenu.
MÉNÈS ou NARMER : fondateur de la Ière dynastie thinite vers 3190 av. J.-C., que la légende fait régner après les demi-dieux. Il fédéra les royaumes de Haute et de Basse-Égypte.
MÉNESTHÉE : Athénien, fils de Pétéos. Il conduisit les Athéniens au siège de Troie et périt devant cette ville. Peu avant la guerre, il avait détrôné Thésée avec l’aide des Tyndarides.
MENHIRS : pierres monumentales dressées verticalement. Ces mégalithes érigés bien avant l’arrivée des Celtes n’ont toujours pas révélé leurs secrets. Les druides les considérèrent comme sacrés et les utilisèrent à des fins religieuses ou magiques. Ils en firent le refuge des korrigans.
MÉNHYT : déesse à tête de lionne de la cité d’Esna, épouse de Khnoum, le dieu bélier créateur de vie.
MÉNIPPÉ : fille d’Orion et sœur de Métioché. Aphrodite les dota d’une grande beauté et Athéna leur enseigna l’art de tisser. Une épidémie ayant frappé les Aones (anciens Béotiens), l’oracle d’Apollon Gortynios répondit que la peste cesserait si deux jeunes filles acceptaient la mort pour apaiser les Érynies. Les deux sœurs s’offrirent aussitôt et, après avoir invoqué par trois fois les divinités infernales, se donnèrent la mort en se perçant la gorge avec leur navette. Hadès et Perséphone les changèrent en comètes.
MÉNIPPE : philosophe cinique du Ier siècle av. J.-C., né à Gadara (Syrie). Il s’enrichit par l’usure, et se pendit après avoir été volé. Célèvre chez les anciens, par l’âpreté mordante de ses sarcasmes, il a été souvent mis en scène par Lucien. Il avait composé 13 satires en prose mêlée de vers. Aucune ne nous est parvenue.
MENIS : ornement en demi-lune que les Romains plaçaient au début de leurs livres.
MENKHÉPERRÊSENEB : premier prophète d’Amon sousle règne de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau ezst situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
MENNA : scribe du cadastre du Maître du Double-Pays, fonctionnaire des impôts sous le règne de Thoutmôsis IV, vers 1430 av. J.-C. Sa tombe, remarquable par ses décors champêtres, se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
MÉNŒTIOS : fils de Japet et de Clymène ou d’Asie. Frère d’Atlas, de Prométhée et d’Épiméthée. Il fut foudroyé par Zeus lors de l’escalade des Titans contre le ciel et précipité dans le Tartare.
MÉNŒTIOS : fils de Ceuthonymos et gardien des troupeaux d’Hadès à Érythie. Il annonça à Géryon l’arrivée d’Héraclès. Plus tard Héraclès le trouva dans les enfers et lui brisa les côtes.
MÉNŒTIOS : Thessalien, fils d’Actor et d’Égine, ou de Damocratée. Époux de Polymélé ou de Sthénélé dont il eut Patrocle. Il se rendit en Thessalie dans la ville d’Oponte, puis, son fils ayant tué le fils d’Amphidamas, il dut s’enfuir en Phthie auprès de Pélée.
MENS : divinité romaine de l’intelligence. Elle avait deux temples à Rome. Sa fête était célébrée le 8 juin.
MENSA : table de salle à manger. Au début de la République, elle était de forme rectangulaire ou carrée. Elle fut remplacée par la table circulaire.
MENSA ARGENTARIA : comptoir d’un changeur ou d’un prêteur.
MENSA DELPHICA : table ornementale.
MENSA PRIMA : premier service d’un dîner.
MENSA SACRA : table précieuse. De marbre, d’or ou d’argent, elle était placée devant les statues des dieux lors du repas sacré qui leur était offert, appelé lectisternium.
MENSA SECUNDA : second ou dernier service. Il correspondait à notre dessert.
MENSA TRIPES : table circulaire à trois pieds.
MENSA VASARIA : table qui servait de support aux ustensiles du ménage.
MENSA VINARIA : table à boire.
MENSARII : officiers des finances. Leur fonction était effective lors des périodes difficiles. Ils prêtaient aux créanciers et accordaient des secours aux pauvres.
MENSORES AEDIFICIORUM : entrepreneurs de maçonnerie.
MENSULARII : changeurs de monnaie.
MENTÈS : chef des Cicone dont Apollon prit les traits pour exciter Hector à s’opposer à Ménélas, au moment où le fils d’Atrée, ayant tué Euphorbe, allait le dépouiller de ses armes.
MENTOR : fils d’Alcimos et ami d’Ulysse. Ce dernier lui confia le soin de sa maison en son absence. Athéna emprunta sa forme pour accompagner Télémaque à pylos, pour aider Ulysse à se défaire des prétendants de Pénélope et pour apaiser les Ithaciens révoltés.
MENW : l’Intelligence. Druide magicien. Fils de Teirgwaedd. Il servait Arthur dans le cycle d’oritine. Commandant aux hommes et aux bêtes, il participa à la recherche d’Olwen la poétesse.
MER : les Celtes ne furent jamais des navigateurs remarquables excepté le peuple gaulois des Vénètes d’Armorique et de Vénitie.
MER : cèdre rouge du Liban que les Égyptiens faisaient venir de Byblos.
MÉRA : Néréide.
MÉRA : fille de Prœtos et suivante d’Artémis. Elle fut tuée par celle-ci pour s’être donnée à Zeus qui la rendit mère de Locre. Selon d’autres sources, elle mourut vierge. Homère la vit aux enfers.
MÉRA : fille d’Atlas, femme de Tégéatès, fils de Lycaon. Suivant Pausanias, ce fut cette Méra et non la précédente qu’Homère vit aux enfers. On montrait son tombeau à Tégée et à Mantinée.
MÉRA : vizir de Pépi Ier, vers 2440 av. J.-C.
MERCENAIRES (GUERRE DES) : suscitée par les Mercenaires à qui Carthage, vaincue dans la première guerre punique, ne payait pas leur solde, elle entraîna la révolte des sujets de la république en Afrique, 241-238 av. J.-C. Giscon, envoyé pour traiter, fut retenu et mis à mort par les rebelles avec 700 prisonniers : de là des cruautés réciproques qui valurent à cette lutte le nom de guerre inexpiable. Carthage dut son salut à Amilcar Barca, qui prit et tua, au défilé de la Hache, le Campanien Spendius avec 40.000 hommes. L’Africain Mathos, l’autre chef, fut, à son tour, battu et égorgé.
MERCURE : voir Hermès.
MERCURE : fils de Jupiter et de Maia. Il naquit dans une grotte du mont Cyllène en Arcadie. Messager divin, cocher et échanson de Jupiter, il présidait aux songes et endormait ou réveillait à son gré les mortels en les touchant avec son caducée. En Italie, son culte s’amalgama avec celui des Iares. À Rome, on célébrait sa fête le 15 mai. Une source située près de la porte Capène lui était consacrée. Le quatrième jour de chaque mois, on lui sacrifiait des porcs, des agneaux et des béliers.
MÈRE : les mères ou déesses de la Gaule des Ve et IVe siècle avant notre ère étaient des représentations de la maternité et des forces de la nature. Elles étaient souvent sculptées schématiquement par trois sur des pierres.
MERENDA : repas de l’après-midi.
MEREROUKHA : vizir du roi Téti, vers 2480 av. J.-C. Sa tombe se trouve à Saqqara.
MÉRÉSANKH III : grande épouse royale de Khéphren (2620-2600).
MÉRIB : prince royal, sous le règne de Snéfrou, qui rallia Byblos à la tête de 40 navires, vers 2700 av. J.-C. Il avait pour mission de rapporter en Égypte les cèdres indispensables à la construction des charpentes et des portes monumentales.
MERIDIANI : classe de gladiateurs armés à la légère qui combattaient entre midi et quatorze heures.
MÉRION : fils de Molos et de Melphis. Il suivit Idoménée au siège de Troie. Mérion remit à Ulysse son arc, son carquois, son épée et son casque. Suivant des mythes postérieurs à Homère, il fit naufrage sur les côtes de Sicile en revenant de Troie et y fut accueilli par des Crétois. D’autres racontent qu’il s’établit en Crète.
MERLE : le merle Cilgwri aida le druide Gwrhyr Gwalstawt Ieithoedd à retrouver Mabon.
MERLIN (MYRDDIN ou MARZIN) : la Forteresse de la Mer. Barde à la cour du prince gallois Gwenddolé entre 565 et 573. On disait qu’il était né de la liaison d’une nonne et du diable. À la mort du prince lors de la bataille d’Arderyd, Merlin se retira en Écosse du Nord (Calédonie) où il vécut en ermite. Il inspira de nombreuses légendes.
MERMÉROS : fils de Jason et de Médée. Il fut tué par sa mère, ou lapidé avec son frère Phérès pour avoir apporté la cassette incendiaire à Créuse.
MERMNADES : dynastie qui a régné dans l’ancienne Lydie, depuis Gygès, fils de Mermnas, jusqu’à Crésus.
MÉROÉ : ville du Soudan, au nord de Khartoum, entre la cinquième et la sixième cataracte. Capitale des rois de Koush de 300 av. J.-C. à 350 ap. J.-C.
MÉROÏTIQUE : civilisation, langue et écriture du royaume de Koush qui avait pour capitale Méroé.
MÉROPE : l’une des Pléiades. Fille d’Atlas et épouse de Sisyphe, dont elle eut Glaucos. Des sept étoiles de la constellation des Pléiades, c’est celle qui brille le moins, car elle est honteuse, dit Ovide, d’avoir, seule parmi ses sœurs, donné ses faveurs à un simple mortel.
MÉROPE : fille de Cypsélos. Femme de Cresphonte et mère d’Æpytos. Elle se remaria en secondes noces avec Polyphonte qui l’épousa malgré elle après s’être emparé de Messène. Æpytos la délivra en tuant le tyran.
MÉROPIS : fille d’Eumèle. Sœur d’Agron et de Byssa. Elle fut métamorphosée en chouette.
MÉROPS : père d’Eumèle, roi de l’île de Cos, qui prit le nom de sa fille. Désespéré de la mort de sa femme, la nymphe Éthémé, il supplia Héra de le changer en aigle, et fut placé parmi les constellations.
MÉROPS : roi de Percote, père de Clité, d’Arisbé, d’Amphios et d’Adraste. Il était doué de la faculté prophétique et apprit à son petit-fils Æsacos à interpréter les songes.
MÉROVÉE ou MEROWIG : éminent guerrier, roi d’une partie des Francs Saliens (448-457), était, dit-on, fils ou neveu de Clodion. Il commanda probablement les Francs à la bataille des Champs Catalauniques gagnée sur Attila par Aétius, 451. Le nom de la dynastie des Mérovingiens dérive de celui de ce chef.
MERSÉGER : « Celle qui aime le silence ». Déesse de Deir el-Médineh, elle était adorée par les ouvriers sous la forme d’un serpent.
MERVEILLES DU MONDE (LES SEPT) : les anciens appelaient ainsi :
- les Pyramides d’Égypte,
- les Jardins suspendus de Babylone,
- le Jupiter Olypmien de Phidias,
- le Mausolée,
- le Phare d’Alexandrie,
- le Colosse de Rodhes,
- le temple de Diane à Éphèse.
MÉRY-AMON : fils aîné de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
MÉRYRÉ et ANKHÉNÈS : nom des deux sœurs qui épmousèrent le roi Pépi Ier vers 2450 av. J.-C.
MÉRYT-ATON : fille aînée et épouse royale d’Aménophis IV-Akhénaton, elle exerça la régence à la mort du roi en 1354 av. J.-C.
MÉRYTS : esclaves femmes reconnaissables aux minuscules queues de cheveux sur leurs crânes rasés.
MESA ou MŒSA (JULIA) : sœur de la syrienne Julia Domna qui épouse Septime Sévère, et aïeule, par sa fille Soémis, d’Héliogabale, et par sa fille Mammée, d’Alexandre Sévère. Elle fit proclamer Héliogabale, 218, qui, par ses conseils, adopta plus tard Alexandre Sévère. Elle fut massacrée par les soldats avec Héliogabale, 222.
MÉSÈDSOURÊ : « Rê l’a en abomination ». Grand chambellan sous Ramsès III (1194-1166). Il servit d’agent de liaison lors du complot ourdi parla reine Tiyi contre le roi. Il fut condamné à mort après un procès spectaculaire.
MÉSÈNE : pays de l’ancienne Asie, entre l’Euphrate et le Tigre. C’est aujourd’hui l’Irak-Arabie. Il y eut un royaume de Mésène et Kharacène, fondé par l’Arabe Spasinès, vers 129 av. J.-C. Il fut renversé par le premier des Sassanides, en 225 ap. J.-C. Il n’est connu que par les médailles de ses rois.
MESGEGRA : roi celte du Leinster. Il fut tué loyalement en combat singulier par Conall qui lui coupa la tête. Le sang de cette dernière traversa les pierres en s’écoulant. Avec la cervelle de Mesgegra et de la terre, Conall fabriqua une balle de fronde infaillible.
MESHOUÈHS et LIBOUS : peuplades guerrières venant de Libye, qui tentèrent de s’implanter entre les règnes de Séthi Ier et Ramsès III (1312-1166). Descendants des Tjéhénous (voir LIBYENS), ils avaient les cheveux blands et les yeux bleus et portaient de nombreux tatouages.
MÈSKHÉNÈT : nom de la chapelle de l’accouchement, à Dendérah, où naquit Isis.
MÈSKHÉNÈT : nom des quatre briques rituelles sur lesquelles les femmes accouchaient. Le mèskhénèt symbolisait les fondations du monde issues de l’océan primordial.
MÉSOPOTAMIE : cette région couvrait les vastes bassins du Tigre et de l’Euphrate, de l’Arménie au golfe Persique. Sillonnée de pistes qui favorisaient les échanges d’est en ouest entre les pays de l’Indus et le bassin méditerranéen, elle se peupla rapidement dès la fin du IVe millénaire, pendant la période dite d’Ourouk. Elle dut son unification à Sargon, vers 2400 av. J.-C.
MESSALA (MARCUS VALERIUS MESSALA CORVINUS) : né en 70 av. J.-C. Il suivit les meurtriers de César et combattit à leurs côtés à Philippes ( 42). Il s’attacha ensuite à Antoine, puis à Auguste qu’il seconda à Actium (30). Préfet de Rome en 26, il mourut en l’an 4 ap. J.-C.
MESSALINE (VALERIA MESSALINA) : troisième femme de Claude. Mère de Britannicus et d’Octavie. Elle se servit des affranchis Polybe et Narcisse pour commettre toutes sortes de crimes, faisant même tuer des membres de la famille impériale. Débauchée, elle épousa publiquement, en l’absence de l’empereur, le consul Silius. Narcisse la fit tuer en 48 ap. J.-C.
MESSÈNE : aujourd’hui Mavromati, capitale de la Messénie (ancienne Grèce), détruite par les Spartiates, puis rebâtie par Epaminondas au pied du mont Ithôme et près de la rive droite du Pamisus, 370 av. J.-C. On voit encore les ruines de son enceinte fortifiée qui avait 16 kilomètres.
MESSÈNE : fille de Triopas et épouse de Polycaon. Elle fonda le culte de Zeus en Messénie, et y introduisit les mystères des grandes déesses.
MESSÉNIE : contrée du Péloponnèse entre l’Élide, l’Arcadie, la Laconie et la mer Ionienne. Ses villes principales étaient Messène, Andania, Ithome, Pylos et Méthone. Habitée par les Pélasges, puis par les Éoliens, elle devint tributaire des Spartiates après une première guerre (743-725 av. J.-C.). Les Messéniens reprirent les armes en 684 sous la conduite d’Aristomène. Après une résistance de onze ans sur le mont Ira, ils furent réduits en esclavage en 668. Après la destruction de Sparte par un tremblement de terre en 465, ils tentèrent inutilement de reprendre leur indépendance ; cette troisième guerre dura dix ans. Ils furent affranchis par Épaminondas qui écrasa Sparte et rebâtit Messène (370). Faisant partie de la ligue achéenne, elle tomba aux mains des Romains en 146.
MESSIAE : divinités des moissons dont on pouvait voir les statues dans le Grand Cirque, à Rome.
MESSIE : mot dérivé de l’hébreu Meschiah, a le même sens que le grec Christ (oint). Les Juifs désignaient sous ce nom le roi, prédit par les Prophètes, qui devait leur donner l’empire sur le monde. Les chrétiens ont reconnu le Messie dans Jésus. Les Juifs attendent encore leur libérateur.
MESTHLÈS : Méonien. Fils de Pylæménès et frère d’Antiphos. Il amena au secours de Troie les peuples qui habitaient les versants du Tmolos.
MESTRA : fille d’Érysichthon, nommée aussi Hypermestra. Son père, dévoré par la faim, s’étant décidé à la vendre, elle alla demander appui à Poséidon dont elle était aimée et obtint de lui la faculté de se métamorphoser chaque fois que son père la présenterait à un acheteur.
MÉSYT : dernier repas de la journée chez les Égyptiens. Il précédait la tombée de la nuit.
META SUDANS : fontaine près de l’amphithéâtre Flavius à Rome. Elle avait la forme d’un cône.
MÉTAGITNIES : fêtes de l’Attique instituées par les habitants de Mélite.
MÉTALLURGIE : ce fut un domaine dans lequel les Égyptiens éprouvèrent toujours des difficultés. Par manque de minerai et de bois, cette industrie prit son essor plusieurs siècles après celles des Orientaux, vers 2000 av. J.-C., avec l’emploi du bronze dans l’armement. Mille années plus tard, les forgerons égyptiens commenceront à travailler le fer.
MÉTEMPSYCOSE : bien avant les théologiens orientaux, les Égyptiens admirent que l’âme pouvait habiter plusieurs corps vivants tout en étant liée à son corps d’origine enfermé dans la tombe. Ces métempsycoses étaient en fait des moyens permettant au mort d’effectuer des « sorties » dans le monde des vivants. Ainsi, il était possible pour un temps limité d’être une fleur, un papillon ou un oiseau afin de goûter aux joies de notre monde.
MÉTANIRE : femme de Céléos. Elle accueillit hospitalièrement Déméter à son passage dans la ville sainte d’Éleusis. Son imprudence empêcha son fils Triptolème de recevoir l’immortalité.
METATORES : officiers romains chargés de l’emplacement et du plan du camp.
METELLUS (LUCUS CAECILIUS) : consul pendant la première guerre punique. Il battit les Carthaginois à Panorme en 251 av. J.-C. Il perdit la vie en sauvant le Palladium dans l’incendie du temple de Vesta.
METELLUS (CAIUS CAECILIUS) : préteur romain, aidé par les Massaliotes, qui vainquit les Gaulois Salyens au Ier siècle av. J.-C.
METELLUS LE MACÉDONIQUE (QUINTUS CAECILIUS) : petit-fils du consul Lucius Caecilius Matellus. Préteur de Macédoine, il battit Andriscos en 147 av. J.-C., puis les Achéens (146).
METELLUS LE NUMIDIQUE (QUINTUS CAECILIUS) : neveu du précédent. Consul en 109 av. J.-C., il battit le roi de Numidie, Jugustha, sur les bords du Muthul. Il mourut en 91.
METELLUS PIUS (QUINTUS CAECILIUS) : fils du précédent. Préteur en 89 av. J.-C., il battit Quintus Pompedius, chef des Marses. Vaincu par les partisans de Marius, il rejoignit Sylla qui, en 82, le chargea de combattre Sertorius pendant six ans (78-72). Il mourut en 63.
METELLUS NEPOS (QUINTUS CAECILIUS) : tribun en 62 av. J.-C. Ennemi de Cicéron, il se réconcilia avec lui en 57.
METELLUS SCIPION (QUINTUS CAECILIUS) : petit-fils de Scipion Nasica. Adopté par Metellus Pius. Consul en 52, il maria sa fille Cornélie à Pompée dont il soutint la cause contre César. Battu à Thapsus, il se suicida en 46 av. J.-C. Connu également sous le nom de Pius Scipio.
MÉTHAPOS : Athénien qui importa à Thèbes le culte des Cabires, et réforma à Andanie les mystères des grandes déesses.
MÉTIOCHÉ : fille d’Orion et sœur de Ménippé, avec laquelle elle se sacrifia pour sauver son pays.
MÉTION : fils d’Érechthée et de Praxithée. Époux d’Alcippe dont il eut plusieurs fils connus sous le nom de Métionides. Ils détrônèrent Pandion II et furent eux-mêmes expulsés par les enfants de celui-ci.
MÉTIS : la sagesse personnifiée. Fille d’Océan et de Téthys. À la prière de Zeus, elle administra à Cronos le vomitif qui lui fit rendre les jeunes dieux qu’il avait dévorés. Elle fut la première épouse de Zeus après avoir pris en vain toutes sortes de formes pour échapper à ses poursuites. Etant enceinte, elle prédit qu’après la fille dont elle allait accoucher, elle aurait un fils qui serait le maître du ciel. Dans la crainte de cet événement, Zeus l’avala. L’heure de l’accouchement arriva, Zeus se fit fendre la tête par Prométhée ou par Héphaïstos, et athéna naquit.
METISCUS : conducteur du char de Turnus.
METITORES : officiers des aqueducs. Ils veillaient à la répartition des eaux dans la ville en réglant les diamètres des tuyaux de plomb.
METIUS FUFFETIUS : dictateur d’Albe. Il dut se soumettre à Rome après le combat des Horaces et des Curiaces. Sa conduite équivoque pendant la lutte de Tullus Hostilius contre les Fidénates le conduisit à la peine de mort par écartèlement.
MÉTON : célèbre astronome athénien, feignit la démence pour éviter de faire partie de l’expédition de Sicile (415 av. J.-C.) Son nom est attaché à une réforme du calendrier par laquelle on arrivait, au bout de 19 ans, à concilier à peu près les mouvements du soleil et de la lune. Dans cette ennéadecatéride, Euctemon fut son collaborateur. Ce cycle, inscrit en lettres d’or dans les calendriers grecs, fut appelé nombre d’or. Le commencement du cycle avait été fixé à l’année 432.
MÉTROPOLE : ce nom a désigné :
1. la ville qui fondait une colonie,
2. au IVème siècle de l’ère chrétienne, la capitale d’une province de l’empire romain,
3. le siège épiscopal placé dans la capitale d’une province, lequel depuis a été appelé aussi archevêché.
METUS GALLICUS : « la crainte du Gaulois ». Cette crainte était telle que pendant longtemps les Romains conjurèrent cet hypothétique danger en enterrant vivants un Gaulois et une Gauloise à date fixe. Ce sacrifice se déroulait sur le forum boarium (marché aux bœufs).
MEZEK : village du Rhodope oriental en Bulgarie dans lequel se trouve un tombeau celte à coupole. Ce tombeau contenait deux sépultur »es. La première du IVe siècle avant notre ère était celle d’un prince thrace de la famille royale des Odryses. La seconde du IIIe siècle avant notre ère était celle d’un roi celte à côté duquel avait été entreposé un char de guerre.
MIACH : le Boisseau. Fils du dieu de la médecine Diancecht. Il réussit à greffer un bras à Nuada. Jaloux de ce savoir-faire, son père le tua. Au moment où on termina l’élévation de son tertre, 365 nouvelles plantes poussèrent. Elles furent étudiées et classées par Airmed, la sœur de Miach.
MICHÉE L’ANCIEN : prophète juif, annonça à Josaphat, roi de Juda, que son allié, Achab, périrait devant Ramoth de Galaad en combattant le roi de Syrie, 896 av. J.-C.
MICHÉE LE JEUNE : l’un des douze petits prophètes, né à Morasthi (Juda), florissait de 750 à 690 av. J.-C. Dans sa prophétie de 7 chapitres, il annonce la captivité des dix tribus et la venue du Messie.
MICON : peintre athénien, du Vème siècle av ; j ;6c ; Avec Polygnote, il décora le Pœcile, le temple de Thésée, celui des Dioscures, etc. Il excellait à représenter les chevaux.
MIDÉE : ville de l’ancienne Argolide (Grèce). Les Spartiates y gagnèrent, sur les Arcadiens et les Argiens, la victoire Sans larmes, qui ne coûta aucun homme aux vainqueurs, 367 av. J.-C.
MIDER : le Violent. Frère de Dagda. Dieu de la guerre dans l’Autre Monde. Il éleva Oengus le fils de Dagda et d’Éithné. Blessé à l’œil au cours d’une fête chez Oengus, il exigea que ce dernier lui offre un char, un manteau et Étaine, la fille d’Ailill ; ayant obtenu la belle, il s’en alla vivre avec elle au Sid dans l’Autre Monde où son épouse légitime, la déesse sorcière Fuamnach, transforma Étaine en insecte. Mille douze ans plus tard, retrouvant sa forme humaine, Étaine se maria avec Éochaid, mais fut regagnée aux échecs par Mider.
MIDAS : célèbre roi de Phrygie. Fils de Gordios et de Cybèle. Élève d’Orphée et l’un des propagateurs du culte de Dionysos. Plusieurs légendes le concernent :
a) dans son enfance, des fourmis lui déposèrent un jour des grains de blé dans la bouche, en signe qu’il serait le plus riche de tous les mortels. Silène, venu de Thrace à la suite de Dionysos, s’était enivré et perdu dans les superbes jardins que Midas possédait sur les rives du Sangarius. Des paysans l’enchaînèrent avec des guirlandes de fleurs et l’amenèrent au roi phrygien qui l’accueillit et s’instruisit ainsi des cultes orgiaques. Il le renvoya ensuite à Dionysos. En reconnaissance, le dieu promit à Midas de lui accorder tout ce qu’il demanderait. Midas demanda que tout ce qu’il toucherait se changeât en or. Mais il vit bientôt que ses aliments même se changeaient en métal et supplia Dionysos de reprendre ce don fatal. Il redevint un homme ordinaire après s’être lavé dans le Pactole, qui depuis cette époque roula des paillettes d’or dans son lit.
b) Un jour, un satyre, étant venu rendre visite à Midas, qui était lui-même de la famille des satyres, se moqua des oreilles pointues du roi. Midas, qui avait appris de sa mère comment s’emparer des satyres, mêla du vin à de l’eau d’une fontaine. Le satyre but, tomba dans un profond sommeil et fut fait prisonnier. Cette fontaine, selon d’autres écrits, était à l’origine une source d’or trouvée par Midas qui demanda à Dionysos de la changer en eau limpide alors qu’il mourait de soif.
c) Dans la longue querelle qui opposa les Athéniens et les Thébains qur les avantages réciproques de la lyre et de la flûte, Midas apparaît comme un arbitre entre Apollon et Pan. Après qu’il se fut prononcé contre Apollon, le dieu irrité lui mit des oreilles d’âne. Longtemps, Midas les cacha sous le bonnet phrygien, mais son barbier qui connaissait le secret alla le confier à la terre. Des roseaux croissèrent à l’endroit où il avait parlé et le monde entier connut le malheur de Midas. Strabon prétend que Midas se donna la mort en buvant du sang de taureau.
MIEL : les Celtes le considéraient comme un don des dieux.
MIEL : son usage fut courant dès les premières dynasties. Grands consommateurs de miel, les Égyptiens ignorèrent l’usage du sucre jusqu’au IIIe siècle av. J.-C., élevaient des abeilles dans des ruches d’argile semblables à des poteries. Le miel entrait dans bon nombre de recettes culinaires et pharmaceutiques. Les prêtres le tenaient pour divin et l’employaient à divers usages lors des rituels.
MIGDOL : en hébreu, « tour ». Monument qui ornait l’entrée du temple de Ramsès III à Médinet-Habou.
MILET : Miletus, ancienne ville des Ioniens, sur la côte Ouest de Carie (Asie Mineure) au Sud de l’embouchure du Méandre. Fondée par les Cariens avant la guerre de Troie, elle dut sa prospérité à l’émigration des Ioniens, 1044 av. J.-C. Prise par les Perses, elle se souleva avec Aristagoras, son gouverneur, 504, et fut ruinée en 494. Depuis elle se releva à peine, mais au temps de sa grandeur (VIIIème-VIème siècle), elle avait eu, dit-on, jusqu’à 300 colonies dans le Pont-Euxin ou la Propontide : Lampsaque, Cyzique, Sinope, Odessus, Olbia, Theodosia, Panticapée, Phanagorie, Tomi, etc. Alors elle faisait tout le commerce du Nord en blé, poissons secs, esclaves et pelleteries. De ses quatre ports sortaient jusqu’à 100 vaisseaux de guerre. Patrie de Thalès, d’Anaximandre, d’Anaximène, d’Hécatée, d’Aspasie, d’Eschine, etc. Il en reste à peine quelques vestiges. Elle fut le siège de l’école philosophique d’Ionie. Un de ses habitants, Aristide, y composa les Comtes Milésiaques, qui eurent beaucoup de vogue chez les anciens, et dont la licence était proverbiale.
MILÉTOS : Crétois. Fils d’Apollon et d’Arée ou de Déioné. Mal vu de Minos qui le soupçonnait de méditer sa perte, il s’enfuit en Carie où il bâtit la ville de Milet. Il épousa Cyanée dont il eut Caunos et Byblis.
MILÉTOS : fils d’Apollon et d’Acacallis, fille de Minos. Il fut exposé par sa mère, nourri par des loups et élevé par des bergers. Minos ayant voulu le faire périr, il s’enfuit en Carie, se maria à Idothée qu’il rendit mère de Caunos et de Byblis.
MILLE D’OR : colonne militaire élevée, à Rome, sur le Forum, par Auguste : de là on comptait les distances sur les routes qui partaient de la capitale.
MILLÉNAIRES : sectaires qui, au IIème et au IIIème siècle, promettaient aux élus mille ans de félicité sur la terre avant le Jugement dernie. Jésus-Christ, revenant dans le monde, préparerait par ce millenium au bonheur plus parfait du ciel.
MILLIARIUM : chaudière cylindrique de plusieurs mètres de haut et de faible diamètre. On y faisait chauffer l’eau pour les bains.
MILLIARIUM (BORNE MILLIAIRE) : elle était érigée tous les milles sur les routes et indiquait la distance qui séparait le voyageur de la ville la plus proche. Caius Gracchus fut à l’origine de ce dispositif.
MILLIARIUM AUREUM (MILLIAIRE D’OR) : colonne dorée élevée par Auguste surle Forum romain. Elle marquait l’aboutissement de toutes les voies romaines.
MILLUS : collier à pointes effilées pour les chiens de chasse.
MILON (TITUS ANNIUS PAPANIUS MILO) : époux de Fausta, fille de Sylla. Tribun du peuple en 57 av. J.-C., il permit le rappel de Cicéron à Rome. Adversaire de Clodius qu’il combattait depuis longtemps, il le tua en 52 dans un combat de rue. Traduit en justice, mais mal défendu par Cicéron (Pro Milone), il s’exila à Marseille. En 49, il revint en Italie, rassembla des bandes de soldats dans la Grande Grèce et perdit la vie devant Campsa (48).
MILON DE CROTONE : athlète célèbre. Il fut six fois vainqueur aux jeux Olympiques et aux jeux Pythiques. Il commanda l’armée crotoniate qui battit les Sybarites au Cratis en 511 av. J.-C. Devenu vieux, il voulut séparer en deux un chêne entrouvert : le tronc, s’étant refermé sur ses mains, le maintint prisonnier et il fut dévoré par des loups dans cette position.
MILTIADE : gouverneur d’une colonie athénienne dans la Chersonèse de Thrace vers 512 av. J.-C., il fut emmené par Darius Ier dans son expédition contre les Scythes. Il conquit ensuite Lemnos et Imbros et rentra à Athènes. Nommé l’un des dix généraux annuels, il gagna la bataille de Marathon en 490 av. J.-C. Échouant devant Paros, il fut condamné à une énorme amende de 50 talents ( 13 085 kg d’or ou d’argent) qu’il ne put acquitter. Jeté en prison, il y mourut d’une blessure reçue au siège de Paros vers 489.
MIMNERME : poète grec, né à Colophon ou à Smyrne au VIIe siècle av. J.-C. Il fit de l’élégie la poésie de l’amour et de la mélancolie, comme dans les trois livres qu’il adressa à une joueuse de flûte du nom de Nanno. Nous ne connaissons que quelques fragments de son œuvre.
MIN : patron de Koptos, le dieu Min, au phallus dressé, était le protecteur des routes du désert arabique et le géniteur sous la tutelle duquel les prêtres procédaient à l’ouverture du temps des moissons.
MINE : poids et monnaie de l’ancienne Athènes. Le poids pesait 100 drachmes, équivalant à 436 g. La monnaie valait 100 drachmes.
MINEMHAT : « Min est le premier ». Chancelier et prince de Koptos, sous le règne de Nebkheperrê Antef VII, vers 1570 av. J.-C.
MINEPTAH : fils d’Isis-Nofret et de Ramsès II, roi de la XIXe dynastien, de 1235 à 1230 av. J.-C., il repoussa les peuples de la mer. Sous son règne, il fut fait mention d’Israël pour la première fois.
MINERVALES : fêtes romaines en l’honneur de Minerve. La première se célébrait le 3 janvier et la seconde le 19 mars.
MINERVE : voir Athéna.
MINERVE : Cicéron reconnaissait cinq Minerve différentes. Déesse de la guerre défensive, elle ne possédait pas d’armes, empruntant celles de son père Jupiter. Elle était surtout la déesse protectrice des villes et des forteresses. Les Étrusques l’adorèrent sous le nom de Menrva et lui attribuèrent l’invention de la flûte et de la trompette. Lorsque le culte passa à Rome, on célébra les quinquatries en l’honneur de Minerve en procédant à la cérémonie de la purification des trompettes. La chouette, le serpent, le coq, l’olivier et la corneille lui étaient consacrés. On lui sacrifiait des béliers, des taureaux et des vaches. Ses attributs romains étaient le casque orné de figures de griffon, de têtes de bélier, de chevaux, et sur son sommet des chevaux ailés encadraient le sphinx à triple crinière.
MINIANUS : épithète de Jupiter qui avait une statue peinte au minium sur le Capitole.
MINNAKHT : scribe royal, surveillant des greniers de Haute et Basse-Égypte, surveillant des chevaux du Maître du Double-Pays sous le règne de Thoutmôsis III vers 1460 av. J.-C. Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
MINOS : célèbre législateur et roi de Crète. Minos nous offre deux aspects de sa vie selon les auteurs. Roi de Crète, fils de Zeus et d’Europe, frère de Rhadamanthe. Père de Deucalion et d’Ariadne. Après sa mort, il devint juge aux enfers. Virgile le peint agitant dans sa main l’urne fatale où est renfermé le sort des humains. Diodore rapporte que Tectamos, fils de Doros, vint avec une colonie d’Éoliens et de Pélasges s’établir en Crète. Nommé roi de l’île, il épousa la fille de Crétée dont il eut Astérios. Pendant le règne de celui-ci, Zeus arriva en Crète avec Europe et la rendit mère de Minos, de Sarpédon et de Rhadamanthe. Plus tard, Astérios épousa Europe et adopta les trois enfants. Minos lui succéda sur le trône et prit pour femme Itone dont il eut Lycaste. Lycaste et Ida mirent au monde Minos II, époux de Pasiphaé. Pour prouver sa légitimité au trône, Minos II dit qu’il obtiendrait des dieux ce qu’il leur demanderait. Faisant un sacrifice à Poséidon, il le pria de faire sortir de la mer un taureau. On vit apparaître sur le rivage un taureau blanc d’une grande beauté et la couronne fut adjugée à Minos. Ce taureau devait être sacrifié à Poséidon selon une promesse du nouveau roi, mais ce dernier en sacrifia un moins beau. Poséidon, irrité, rendit Pasiphaé amoureuse de cet animal. Cette union donna naissance au Minotaure que Minos enferma dans le labyrinthe. Amoureux de Procris qui s’était réfugiée auprès de lui, Minos lui donna un chien de course et un javelot qui ne manquait jamais son coup. L’un des fils de Minos, Glaucos, étant mort étouffé dans une jarre de miel, son père le fit ramener à la vie par le devin Polyidos. Minos assiégea Athènes, prit Mégare et tua Mégarée. Il demanda à Zeus de l’aider et une peste frappa les Athéniens qui, après avoir vainement sacrifié les Hyacinthides pour détourner le fléau, reçurent ordre de l’oracle d’envoyer à Minos tous les ans (ou tous les trois ou neuf ans) sept jeunes hommes et sept vierges pour servir de pâture au Minotaure. Deux fois les Athéniens payèrent le tribut. À la troisième, Thésée tua le monstre. Furieux de la fuite de Dédale, Minos le poursuivit jusqu’en Sicile où le roi Cocalos le fit étouffer dans son bain.
MINOTAURE : monstre moitié homme, moitié taureau ; il naquit de Pasiphaé, femme de Minos, et d’un taureau blanc. Dédale construisit alors le fameux labyrinthe de Crète, pour y renfermer ce monstre qu’on nourrissait de chair humaine. Thésée le tua.
MINTHA ou MENTHA : nymphe du Cocyte qui fut aimée d’Hadès et métamorphosée en menthe par Déméter ou par Perséphone.
MINTURNES : Minturnæ, ville des Aurunces (Latium), près de l’embouchure du Liris, dans les marais duquel se cacha Marius proscrit. Elle reçut une colonie romaine en 296 av. J.-C. Aujourd’hui Trajetta.
MINYAS : fils de Chrysès. Chef mythique du peuple des Minyens. Il régnait à Orchomène. Son épouse Tritogénie, fille d’Éole, le rendit père de neuf enfants. Ce fut lui qui construisit le premier édifice destiné à renfermer des trésors.
MIREBEAU : commune de la Côte d’Or sur laquelle a été mis au jour un sanctuaire gaulois de type belge. On y a trouvé des bijoux : fibules, bagues, bracelets et de nombreuses armes et céramiques.
MIRGISSA : forteresse construite vers 2000 av. J.-C., qui assurait la sécurité des voies de communication menant au Soudan, au nord de la deuxième cataracte.
MIROIRS : disques d’argent, de bronze ou de cuivre, les miroirs étaient polis jusqu’à ce que l’image puisse se refléter. Objets de luxe, ils furent toujours réservés à l’usage des riches ou à l’offrande divine.
MISANTHROPE : œuvre éthique et philosophique, écrite sous le Moyen Empire, qui met en scène un homme dialoguant avec son Baï (élément intellectuel humain). Dégoûté de la vie et de ses semblables, le Misanthrope discute de l’immortalité et du suicide.
MISCHNA (LA) : recueil des lois écrites et des traditions rabbiniques des Juifs. Il paraît avoir été écrit au IIème siècle ap. J.-C., à Tibériade. C’est la première partie du Talmud.
MISÈNE : fils d’Éole, et l’un des compagnons d’Énée. Il n’avait point son égal dans l’art de sonner de la trompette. Étant au port de Cumes, il osa défier les dieux de la mer. Triton, jaloux de son talent, le saisit et le plongea dans les flots.
MISÉRICORDE : déesse allégorique romaine, fille d’Érèbe et de la Nuit.
MISSILIA : présents que les empereurs et les riches Romains faisaient jeter au peuple du haut d’une plateforme. Les denrées étaient représentées par des bons au porteur. Ils étaient échangeables aux entrepôts du donateur.
MISITHÉE : précepteur et beau-père de Gordien III, dont il devint préfet du prétoire, mourut en 243. Il gouverna avec sagesse et fut peut-être empoisonné par Philippe l’Arabe.
MISTARIUS ou MIXTARIUS : vase sacré servant à mélanger l’eau et le vin.
MITHRA : dieu persan subordonné à Ormuzd qui parcourait l’espace, voyant tout de ses mille yeux et entendant tout de ses mille oreilles. Garant de la prospérité des homme et de la fertilité de la terre, Mithra perpétuait et rajeunissait le monde. Son culte se répandit dans l’Empire romain après les guerres du Pont et de la Cilicie, car il devint à partir de cette période le dieu préféré des soldats. À Rome, son temple creusé sous le mont Capitolin eut les faveurs des empereurs Claude et Néron. La confrérie mithriaque se divisait en sept classes formant symboliquement une échelle. On trouvait dans l’ordre croissant : les soldats, les lions, les hyènes, les corbeaux, les Perses, les Bromes, les Soleils et les Pères. L’initié qui occupait le sommet se nommait Pater Patratus ou grand pontife. La fête principale était celle des gryphes le 24 avril. Mithra était représenté sous la figure d’un jeune homme coiffé du bonnet phrygien et vêtu du manteau flottant (candys), dela tunique courte (sadéré) et du pantalon (sarabara). Il écrasait du genou un taureau, tenant le mufle de la main gauche et perçant le cou d’un poignard avec la main droite.
MITRE : coiffure antique qui s’attachait sous le menton. En Italie, elle devint le couvre-chef des gens âgés et des prostituées.
MITHRIDATE Ier : roi ou plutôt Satrape du Pont, et petit-fils d’Artabaze, l’un des 7 Perses qui tuèrent Smerdis le Mage, accompagna le jeune Cyrus dans son expédition contre Artaxerxès Mnémon. Il mourut en 363 av. J.-C.
MITHRIDATE II : dit Clistès (fondateur), petit-fils du précédent, et fils d’Ariobarzane II, auquel il succédaen 337 av. J.-C., se soumit à Alexandre le Grand. Menacé par Antigone, vers 318, il se constitua un royaume en Paphlagonie, mais fut assassiné par son rival, 302.
MITHRIDATE III : roi du Pont, 302-266, fils du précédent, s’agrandit en Cappadoce et en Paphlagonie.
MITHRIDATE IV : roi du Pont, petit-fils du précédent, et fils d’Ariobarzane III, régna encore enfant vers 250 av. J.-C. Il battit les Galates, puis son beau-frère Séleucus Callinicus, mais échoua devant Sinope, 220. Il maria sa fille Laodice àb Antiochus III, 222, et mourut vers 190. Dans ce long règne, on a distingué quelquefois deux Mithridate, l’un beau-frère de Séleucus, et l’autre beau-père d’Antiochus III.
MITHRIDATE V : Evergète, roi du Pont, petit-fils du précédent et fils de Pharnace Ier, régna vers 156. Alié des Romainscontre Aristonic, il en reçut la Grende-Phrygie. Il fut assassiné vers 120.
MITHRIDATE VI : Eupator et Dionysius, surnommé le Grand par les modernes, roi du Pont, 120-63 av. J.-C., fils et successeur du précédent. Obligé de prévenir les embuches de ses tuteurs, il habitua son corps à tout supporter, jusqu’au poison. Il apprit aussi 25 langues parlées par les peuples sur lesquels il devait régner. Roi à 13 ans, il se signala presque aussitôt par le meurtre de sa mère et de son frère. Privé de la Phrigie par les Romains, il se prépara à lutter contre eux en réunissant à son patrimoine (Pont, partie de la Cappadoceet de la Paphlagonie) la Colchide, le Caucase et le littoral Nord du Pont-Euxin jusqu’au Tyras. Il eût voulu encore s’emparer de la Cappadoce : il fit assassiner Ariarathe VI, puis les fils de ce prince, Ariarathe VII et Ariarathe VIII, mais sans pouvoir empêcher les Romains d’y établir Ariobarzane, 93. La mort de Nicomède II, roi de Bithynie, amena enfin des hostilités entre Mithridate et Rome, 90. Le roi de Pont envahit la Cappadoce et la Bithynie, et pénétra dans la province d’Asie où, sur son ordre, 80.000 Romains furent, le même jour, mis à mort, 88. Il envoya ensuite ses armées en Grèce. Mais là ses succès s’arrêtèrent : Sylla prit Athènes, 87, et gagna les deux victoires de Chéronée et d’Orchomène, tandis que Fimbria, envoyé par le parti de Marius, assiégeait Mithridate dans Pitane. La paix de Dardanum arracha au roi de Pont la Cappadoce et la Bithynie, 85. Il n’avait pas encore réparé ses pertes, quand Muréna l’attaqua, 82. Averti de ce que vallait un traité avec Rome, il consacra les années suivantes à recruter son armée chez les Barbares du Caucase, et à la discipliner à la romaine. Il s’entendit aussi avec Sertorius, maître de l’Espagne. Se rejetant brusquement sur la Bithynie après la mort de Nicomède III, il enferma Cotta dans Charcédoine et assiégea Cyzique, 75. Battu deux fois par Lucullus en Bithynie, 73, défait complètement près de Cabyra, dans le Pont, 72, il demanda un asile à son gendre, le roi d’Arménie, Tigrane. Relevé un instant par l’irruption de Lucullus en Arménie, 69-67, Mithridate eu à lutter contre un nouvel adversaire, Pompée, qui le réduisit à se réfugier dans les gorges du Caucase. Arrivé dans le Bosphore Cimmérien, le roi de Pont, après avoir mis en fuite Macharès, son fils rebelle, songea à marcher sur l’Italie par la vallée du Danube en entrainant à sa suite les tribus barbares qu’il rencontrerait. Arrêté dans ce dessein par la révolte de Pharnace, son fils favori, il tenta vainement de s’empoisonner et se fit tuer par un esclave gaulois, 63.
MITHRIDATE : plusieurs Arsacides, rois des Parthes, ont porté ce nom : Mithridate Ier ou Arsace VI, 164-139 av. J.-C. Mithridate II ou Arsace IX, 126-86 av. J.-C. Mithridate III ou Arsace XIII, assassin de son père Phraate III, 61, fut déposé, n’eut que le commandement de la Médie ; puis se révolta, et fut mis à mort par son frère, Orodes, 53 av. J.-C.
MITHRIDATE : de Pergame, fils naturel de Mithridate le Grand, s’attacha à César, qu’il secourut dans la guerre d’Alexandrie, 47 av. J.-C. Récompensé par les titres de tétrarque de Galatie et le roi du Bosphore Cimmérien, il périt en voulant prendre possession de ce dernier État, vers 45.
MITHRIDATE : roi du Bosphore, en 41 ap. J.-C. était arrière-petit-fils de Mithridate le Grand. Remplacé par son frère Cotys, il tenta vainement de résister aux Romains, qu’il avait mécontentés.
MITTENDARIUS : officier dont le rôle consistait à recueillir les tributs des provinces.
MNASYLUS : jeune satyre dans Virgile.
MNÉMÉ : une des trois Muses qui furent primitivement adorées sur l’Hélicon.
MNÉMOSYNE : mémoire. Titanide. Amante de Zeus dont elle eut les Muses. Suivant Diodore, elle apprit aux hommes à raisonner et à donner un nom à chaque chose. Elle avait une statue à Athènes. Une source lui était consacrée près de l’antre de Trophonios où l’on voyait son trône.
MNÉSICLÈS : architecte des Propylées d’Athènes, 437-433, était contemporain de Périclès.
MNÉSIMAQUE : fille de Dexamène. Eurytion voulut l’épouser de force, Mais Héraclès la délivra.
MNÉSIS : musicienne à Alexandrie, elle fut l’une des nombreuses maîtresses de Ptolémée II Philadelphe, dans la première moitié du IIIe siècle avant notre ère.
MNÉVIS : nom du taureau sacré de Rê à Héliopolis.
MOBILIER : les gens de condition modeste se contentaient de bancs et de coffres en bois du pays : acacia, sycomore et tamaris. Les nobles, le haut clergé et les rois importaient pins, sapins, hêtres et chênes du Liban et lébène de l’Afrique. Dès l’époque thinite, les ébénistes fabriquèrent des fauteuils et des lits de grande qualité. Il nous est aujourd’hui facile de connaître cet art grâce à la quantité phénoménale de mobilier finéraire découvert dans les tombes. Vers 2700 av. J.-C., les baldaquins, les chaises à porteurs, les lits furent rehaussés d’inscriptions d’or. Les meubles gardèrent leur sobriété jusque sous le Nouvel Empire, exception faite du mobilier de Tourânkhamon, exempmle de l’extrême perfection du savoir-faire égyptien. Après le Nouvel Empire, cet art ne progressa plus. Reproduits en série, les meubles étaient de médiocre qualité.
MOCCUS : le Porc. Dieu gaulois. Faune barbu et poilu vêtu d’une peau de loup tenant des fruits entre ses bras. Chasseur divin de sanglier, il maniait l’arc, le couteau, l’épieu et la hache.
MODESTINUS (HERENNIUS) : jurisconsulte romain du IIIème siècle, élève d’Ulpien, conseiller d’Alexandre Sévère et de Maximin Ier, a été le dernier représentant du droit. Le Digeste donne 344 extraits de ses ouvrages.
MODIOLUS :
1. Instrument de chirurgie qui permettait de couper et d’extraire les os.
2. Caisson qui contenait la corde de tension d’une catapulte ou d’une baliste.
MODIUS : mesure de capacité de 8,75 l pour le blé et les grains. Elle contenait seize sextgarii.
MODRON : Modron la déesse mère mit au monde Mabon.
MOÉRIS : nom ancien de l’actuel lac Qaroum dans le Fayoum. Sous Amménèmès III (1842-1797), il servit de réservoir.
MOGH RUITH : le Serviteur de la Roue. Héritier de la pensée druidique des Tuatha Dé Danann. Il avait des pouvoirs immenses qui s’étendaient du monde des vivants à l’Autre Monde. Il enseigna son art magique et scientifique à Fiacha. Au siège de Druim Damhgaire, il transforma en pierres tous les druides magiciens de Cormac Mac Airt.
MOIS : treize mois lunaires composaient l’année celte de 364 jours.
MOÏSE : en hébreu Mosché (tiré de l’eau), législateur des Hébreux, né en Égypte, vers 1705 av. J.-C. Fils du Lévite Amram et de Jochabed, il fut exposé au bord du Nil, parce que le Pharaon avait ordonné de faire périr les enfants mâles des Israëlites. Découvert et adopté par Termutis, fille du roi, il fut instruit dans toutes les sciences des Égyptiens. À l’âge de quarante ans, il tua un Égyptien qui battait un Hébreu, et s’enfuit dans le pays de Madian dont le chef, Jéthro, 1665, lui donna en mariage sa fille Séphora. Il y gardait, depuis quarante ans, les troupeaux de son beau-père, quand une voix, sortant de son buisson ardent, sur le mont Horeb, lui ordonna d’aller délivrer les Hébreux opprimés. Secondé par Aaron, son frère, il obtint de Pharaon que les Hébreux sortiraient d’Égypte, mais ce ne fut qu’après avoir frappé le pays de dix plaies (eau du Nil changée en sang ; grenouilles ; moucherons ; insectes ; peste des bestiaux ; tumeurs et ulcères ; grêles ; sauterelles ; ténèbres ; mort de tous les premiers nés). Quittant alors la terre de Gessen, les Israëlites franchirent miraculeusement la mer Rouge dans laquelle fut englouti Pharaon, qui les poursuivait avec son armée, 1625. Dans le désert de Sin, ils commencèrent à recueillir la manne. À Raphidim, ils battirent les Amalécites, grâce à Moïse qui tenait les bras élevés au ciel. Au mont Sinaï, où le peuple fit un séjour d’un an, Moïse lui transmit, au nom de Dieu, le Décalogue inscrit sur deux tables de pierre. Après avoir châtié les adorateurs du veau d’or, et construit le Tabernacle, le chef des Israëlites les conduisit vers la Terre Promise, non sans avoir à lutter contre des murmures, et même contre une tentative de révolte, comme il arriva après le retour des espions envoyés en Palestine. Errants, en punition de leur faute, pendant trente-huit ans, dans le désert, les Hébreux se soulevèrent encore avec Coré, Dathan et Abiron. Enfin, dans la quarantième année qui suivit la sortie d’Égypte, Moïse arriva au bord du Jourdain, après des rencontres sanglantes avec les Amorrhéens, Og, roi de Basan, et Barac, chef des Madianites. Exclu lui-même de la Terre Promise, pour avoir hésité, lorsque Dieu lui ordonna de faire jaillir l’eau du rocher d’Horeb, en le frappant de sa baguette, il désigna Josué pour son successeur, et mourut sur le mont Nébo, à l’âge de 120 ans, 1585. La législation mosaïque est contenue dans le Pentateuque ou les Cinq Livres ; Genèse, Exode, Lévitique, Nombre, Deutéronome. Elle formule nettement la doctrine de l’unité de Dieu dont les prêtres sont les ministres. Jéhovah, roi unique de son peuple, frappe des plus terribles châtiments le crime de l’idolâtrie.
MOISSON : la moisson était l’occasion de se rassembler en l’honneur de Lug pour l’une des quatre plus grandes fêtes de l’année.
MOLA : déesse romaine des meuniers. Elle était la fille de Mars.
MOLA : meule.
MOLA ASINARIA : moulin actionné par le mouvement circulaire d’une bête de somme.
MOLA MANUARIA : moulin à bras pour les céréales. Il fonctionnait en faisant tourner une meule femelle conique sur une meule mâle conique et fixe de façon à broyer les grains qu’un esclave introduisait par la partie supérieure.
MOLDAVIE : comprise dans la Dacie des anciens, et conquise par Trajan, elle reçut des colons romainsqui se mêlèrent aux indigènes, et gardèrent leur nationalité à travers les invasions des Goths, des Huns, des Avares, des Cumans, et des Mongols.
MOLIONIDES ou ACTORIDES : fils d’Actor ou de Poséidon et de Molioné. Ils naquirent d’un œuf d’argent et n’avaient qu’un corps avec deux têtes, quatre jambes et quatre bras. Homère nous les décrit comme deux hommes normaux nommés Ctéatos et Eurytos. Nestor menaçant de les immoler, Poséidon les arracha à la mort en les enveloppant d’un nuage épais. Lors de l’invasion de l’Élide par Héraclès, Augias donna le commandement de ses troupes à ses neveux les Molionides qui, pendant une trêve, l’attaquèrent et tuèrent un grand nombre de guerriers.
MOLISTOMOS : chef celte qui à la tête de milliers de guerriers envahit l’Illyrie et chassa les Antariates en 310 avant notre ère. Ces derniers se réfugièrent chez le roi Cassandre de Macédoine.
MOLORCHOS : berger de Cléones qui donna l’hospitalité à Héraclès lorsque celui-ci vint combattre le lion de Némée. Après sa victoire, le héros fit de Molorchos le roi du pays.
MOLOS : fils de Deucalion ou de Minos. Frère d’Idoménée et père de Mérion. Suivant une tradition crétoise, Molos essaya de violenter une nymphe. On retrouva son corps dont la tête avait été séparée. Dans une fête célébrée en Crète, on promenait une statue sans tête portant son nom.
MOLOSSES : peuple de l’Épire à l’est des Chaones et des Thesprotes. Dodone, Photica, Ambracie et Chalcis étaient leurs principales villes. Ils étaient d’origine pélasgique, mais après la guerre de Troie, Pyrrhus, fils d’Achille, ou Molossos, fils de Pyrrhus, y amena une colonie d’Éoliens. Plus tard, les Molosses alliés aux Macédoniens s’emparèrent du reste de l’Épire, et, sous Pyrrhus II (295-272 av. J.-C.), agrandirent encore leurs possessions. Le pays nourrissait des chiens renommés appelés molosses.
MOLY : plante qu’Hermès remit à Ulysse pour contrer les effets des breuvages de Circé. La racine était noire et la fleur blanche comme du lait. On disait qu’elle était née du sang d’un géant que Médée avait tué avec le secours du Soleil.
MOMIE : mot d’origine arabe qui signifie « bitume ».
MOMIFICATION : voir EMBAUMEMENT.
MOMOS : dieu de la raillerie et du sarcasme. Fils de la Nuit. C’était une allégorie de la manie satirique de certains esprits contradicteurs. On raconte que choisi par Poséidon, Héphaïstos et Athéna pour juger de l’excellence de leurs ouvrages, Momos les critiqua tous les trois.
MONA : l’île des Angles, de nos jours Anglesey. Île sacrée où se réunissaient les druides. Des centaines d’entre eux y furent exterminés par les Romains.
MONDE : à l’origine, les Celtes imaginèrent le monde en trois parties : celui froid des Enfers, le nôtre et l’Autre Monde Invisible qui était une sorte d’Éden. Il était généralement admis qu’une âme aille d’un monde à l’autre avant de transmigrer vers un corps nouveau. Cette conception évolua au contact des autres civilisations. Sur un plan plus pratique, dès le IIIe siècle avant notre ère, sous l’influence des savants grecs d’Alexandrie, les druides admirent la rondeur du monde terrestre dont la circonférence avait été calculée en stades par Ératosthèyne (250 000 stades, soit 39 690 kilomètres.
MONERIS : galère à un seul rang de rames.
MONETA : l’Avertisseuse, surnom de Junon à Rome. Elle avait son temple au Capitole où se trouvait l’hôtel des monnaies.
MONGAN ; la Belle Créature. Roi légendaire d’Ulster. Il avait été engendré par Mananann, mais on le disait fils de Fiachna et de la reine Findtigernd.
MONILE : collier fait de baies, de fruits, de grains de verre coloré ou de perles. Tout au long de l’histoire de Rome, les colliers évoluèrent en fonction des modes.
MONIME : femme de Mithridate le Grand, né à Stratonicée (Carie). Ayant reçu du roi l’ordre de se tuer pour qu’elle ne tombât pas entre les mains des soldats de Lucullus, elle essaya en vain de s’étrangler avec son diadème. Un esclave lui donna la mort, 72 av. J.-C.
MONIQUE (SAINTE) : mère de saint Augustin, née en 332, amena d’abord au christianisme son mari Patrice, citoyen de Tagaste (Numidie), qui était païen. Veuve, elle demanda à Dieu la conversion de l’aîné de ses trois enfants, Augustin, qui, à d’autres égarements, joignait les erreurs du manichéisme. Elle le suivit à Milan, où, grâce à saint Ambroise, il reçut le baptème. Elle mourut en 384 à Ostie, où elle devait s’embarquer pour l’Afrique. Fête, le 4 mai.
MONOLINUM : simple collier de perles.
MONOPHAGIES : fête en l’honneur de Poséidon. On appelait monophages ceux qui la célébraient, parce qu’ils mangeaient ensemble sans domestiques pour les servir. Il n’était pas permis d’y assister si on était étranger à l’île d’Égine.
MONOPODIUM : mot tiré du grec. Il sésignait une table à un seul pied.
MONOTHÉLITES : hérétiques qui n’admettaient en Jésus-Christ qu’une seule volonté. Théodore, évêque de Pharan, enseigna cette doctrine, vers 620. Elle fut propagée par Sergius, patriarche de Constantinople, auteur de l’Ecthèse, que publia l’Empereur Héraclius, en faveur de l’hérésie. Elle fut condamnée surtout par le concile œcuménique de Constantinople, en 680.
MONTAGNE : les sommets des hautes montagnes étaient le refuge des dieux et des héros.
MONTAGNE DE LA CHAÎNE : Gebel Silsileh. De ces collines situées non loin de la ville d’Edfou furent tirés les blocs de grès qui servirent à l’édification des monuments de Thèbes et des grandes cités de Haute-Égypte.
MONTAGNES : en grec Oréa. Filles de la Terre (Gaïa), elles apparurent après le ciel et avant Pontos.
MONTAN : hérésiarque du IIème siècle de l’ère chrétienne, né à Ardaban (Mysie), se convertit au christianisme, puis se donna comme le Paraclet, et séduisit beaucoup de gens par la sévérité de sa doctrine. Il condamnait les secondes noces, refusait le pardon aux pêcheurs endurcis, établissait trois carêmes rigoureux et de nouveaux jeûnes. Condamné par les évêques, le Montanisme se répandit néanmoins en Phrygie, à Constantinople et jusqu’en Afrique. Montan mourut vers 212. On cite parmi ses disciples, les Montanistes, deux femmes, Priscille et Maximille, et un instant même Tertullien.
MONT BADON : victoire du roi Arthur sur les Saxons.
MONTE BIBELE : site gaulois des IVe et IIIe siècles avant notre ère découvert au sud-est de Bologne dans l’Apennin. Il est formé d’une nécropole, d’un groupe de maisons et de deux aires de culte. L’incendie de l’habitat a permis de conserver une quantité importante de bois, de céréales, de fruits et de légumes réduits à l’état de charbon. Ainsi on a pu répertorier que ces Gaulois importaient blé, orge, lentilles, petits pois, lin, olives, ail, noisettes et pommes des régions du Sud.
MONTHOUHOTEP Ier : prince de Thèbes qui rétablit l’ordre en Égypte et fonda la Xie dynastie vers 2120 av. J.-C.
MONTHOUHOTEP II : septième roi de la Xie dynastie vers 2050 av. J.-C.
MONTHOUHOTEP III : sous son règne ( 2010-2000) furent creusés des puits le long de la piste du Ouadi Hammamat (cette piste traverse le désert arabique jusqu’au port de Ouadi Gasous sur la mer Rouge). Auparavant, les expéditions se rendant au pays de Pount souffraient du manque d’eau durant les quatre jours de marche dans le désert. Les premiers voyageurs empruntant cette voie furent les envoyés du roi Sahourê sous la Ve dynastie (2545-2430). Voir PALERME.
MONTHOUHOTEP IV : dixième et dernier roi de la Xie dynastie (2000-1991).
MONTICULE DES JUIFS : Tell el-Yahoûdiyèd. Situé sur l’ancienne ville de Léontopolis dans la région du Caire, il abritait les Juifs qui avaient fui les persécutions d’Antiochos et demandé la protection de Ptolémée VI Philométor, vers 170 av. J.-C.
MONTOU : dieu de la guerre, de la ville d’Hermonthis, en Haute-Égypte. Il était représenté avec une tête de faucon et deux uræus. Le taureau Boukhis était son animal sacré.
MONTOUEMHAT : quatrième prophète d’Amon, prince de la ville de Saïs, sous les règnes de Taharqa, Tanoutamon, Néchao Ier et Psammétique Ier (689-650). Son tombeau a été creusé dans le site thébain de l’Assassif.
MONTOU-HER-KHOPECHEF : prince royal, fils de Ramsès IX (1127-1106). Son tombeau se trouve dans la Vallée des Rois.
MOPSOS : célèbre devin, fils d’Ampyx ou Ampycos et de Chloris, ou d’Apollon et d’Himantis. Originaire d’Œchalie ou de Titæron en Thessalie, il prit part à la chasse au sanglier de Calydon et combattit aux noces de Pirithoüs. Chez Apollonios, il est le devin des Argonautes. Mopsos mourut en Libye des suites de la morsure d’un serpent.
MOPSOS : devin, fils de Rhacios ou d’Apollon et de Manto. Il lutta avec Calchas pour la suprématie dans son art et périt en combattant Amphiloque.
MOPSOS : Lydien qui se révolta contre la tyrannie d’Addirdaga et d’Ichthys. Il s’empara du trône de Lydie.
MOPSUS : nom de deux devins grecs, l’un compagnon des Argonautes, l’autre contemporain de la guerre de Troie. Ce dernier, fils d’Apollon et de Manto, l’emporta sur Calchas dans son art. Déifié en Sicile, il y eu un oracle à Malte.
MORANN : la Tête de Chat. Fils du roi Cairpre Cenn Cait. Il était à la fois juge et poète. Le collier qu’il portait autour du cou rétrécissait lorsqu’il se trompait dans son jugement ou s’élargissait dans le cas contraire. Étrangement, il était un symbole de l’éloquence bien que n’ayant pas de bouche.
MORDA : il était l’un de ceux qui gardaient le Chaudron d’Abondance de Cerridwen.
MORFESSA : le Grand Savoir. Druide de l’île du Nord, Falia.
MORGANE : Née de la Mer. Reine de l’île des fées, de l’île de l’éternelle jeunesse et de l’île d’Avallon dans l’Autre Monde. Elle partageait le pouvoir avec ses six sœurs : Gliten, Glitona, Moronoe, Thitien, Thiton et Tyronoe. Elle emmena le roi Arthur dans l’île d’Avallon.
MORHOLT : géant fomore de l’île Samson. Il recevait annuellement en offrande 300 jeunes filles et 300 jeunes hommes qu’il dévorait. Tristan le tua.
MORIA : nom de l’olivier sacré que fit croître Athéna lors de sa contestation avec Poséidon. Il était conservé sur l’Acropole. Ayant brûlé pendant la seconde guerre médique, il repoussa aussitôt.
MORINS : Gaulois de la région de Gesoriacum (Boulogne) qui résistèrent aux légions de César en 55 av. J.-C.
MORIONES : esclaves contrefaits et simples d’exprit. Les Romains les achetaient plur rire de leur difformité et de leur stupidité.
MORITASGUS : dieu gaulois des sources et de la santé de la ville d’Alésia.
MORMYRE : poisson sacré sous le nom d’oxyrhynchos.
MORMO : épouvantail avec lequel les nourrices grecques faisaient peur aux enfants.
MORPHÉE : dieu des songes. Fils du Sommeil et de la Nuit. Ovide le place chez les fabuleux Cimmériens d’où il s’élançait pour tromper les mortels par mille formes différentes.
MORRIGAN : la Grande Reine. Déesse de la guerre et de l’amour des Tuatha Dé Danann. Au cours de la seconde bataille de Mag Tured, elle fut invoquée comme la Reine des Fantômes et dévoila l’avenir des Celtes d’Irlande après la victoire. Suite à de nombreuses transformations lors du combat du Tain Bô Cualngé, elle blessa et soigna Cuchulain. Quand ce héros mourut, elle apparut sous la forme de trois corneilles posées sur l’épaule du défunt.
MORRIGU : déesse et prophétesse d’Irlande, elle annonça la fin du monde après la bataille de Mag Tured.
MORT : pour les Celtes et les Gaulois, la mort n’était qu’une étape entre deux cycles. Elle marquait le passage de l’âme dans les Autres Mondes ou le moment de la transmigration vers un autre corps. Selon l’enseignement druidique, la vie qui suivait la mort était particulièrement heureuse pour les braves ayant péri au combat.
MORT : la mort idéale devait survenir à l’âge de 110 ans. L’espoir des Égyptiens de survivre après le trépas était si grand qu’ils organisaient leur vie pour se préparer à la mort. On pensait très tôt à ses funérailles, à l’aménagement du tombeau, à être agréable aux dieux dans la perspective du dernier voyage. Et chacun était attentif aux signes qui ne manquaient pas de se manifester lorsque les terribles messagers de Sekhmet descendaient sur terre pour prendre des vies.
MORTA : avec Decima et Nona, l’une des trois Parques latines.
MORVARC’H : le Cheval Marin. Cheval de Marc’h, il ne laissait aucune trace et se déplaçait sur terre et sur mer. Son maître le tua malencontreusement en chassant à l’arc une biche blanche qui, poursuivie sous la mer, trouva refuge chez Dahud. Cette dernière lui fit pousser les oreilles et la crinière de Morvarc’h.
MOSCANO FABRIANO : remarquable fosse à inhumation d’un chef gaulois du IVe siècle avant notre ère située dans la haute vallée de l’Esino en Italie. Découverte en 1955, elle contenait les restes d’un guerrier entouré d’armes et d’une grande quantité d’objets dont des bronzes étrusques, des vases attiques et des accessoires pmour les soins du corps.
MOSCHOS : poète bucolique de Syracuse. Disciple et ami de Bion, il vécut au IIe siècle av. J.-C. Nous possédons de ses poésies.
MOSE : scribe du trésor, gardien des États de Tiyi dans les États d’Amon sous le règne d’Aménophis III (1408-1372). Son tombeau se trouve dans la nécropole thébaine.
MOTS FRANÇAIS D’ORIGINE GAULOISE ou CELTE : alouette (alauda), ambassade (ambactos), ardoise (aritisia), arpent (arépennis), benne (benna), bec (becca), brone (bodina), boue (bawa), bouge (bolga), change (cambion), chat-huant (cauannus), combe (comba), gaillard (galia) , gober (gobbo), gosier (geusiae), gouge (gulbia), grève (graua), if (iuos), jante (cambita), etc.
MOTTE-SAINT-VALENTIN (LA) : site sur la commune de Courcelles-en-Montagne en Haute-Marne. Un grand tumulus contenait deux tombes princières (homme et femme) avec du mobilier de fabrication méditerranéenne.
MOUCHES D’OR : décoration militaire égyptienne pour fait d’armes considérables.
MOUOUS : baladins qui étaient chargés d’exécuter les danses funéraires. Ils portaient une couronne de roseaux sur la tête.
MOUSTACHE : la moustache longue et tombante de part et d’autre de la bouche était généralement portée par les chefs gaulois, mais certains se rasaient tandis que d’autres se laissaient pousser la barbe.
MOUT : déesse parèdre d’Amon. Son temple au lac circulaire, l’Achérou, se trouve au sud de Karnak. Elle était représentée avec une coiffure formée de la tête et des plumes d’un vautour. Son nom signifie : « la mère ».
MOUTÉMOUIA : reine, épouse de Thoutmôsis IV (1425-1408). Elle donna naissance au futur Aménophis III.
MOUTNÉDJÈMET : seconde épouse du général Horemheb (1340-1314) qui, par cette union, légitima son titre de roi car elle était de lignée royale.
MOUTNÉDJÈMET : épouse du pontife suprême de Thèbes, Hérihor, le fondateur d’une dynastie parallèle à la XXIe dynastie de Tanis vers 1050 av. J.-C.
MOUTNÉDJÈNET : épouse royale de Psousennès Ier vers l’an 1000 av. J.-C.
MOUT-NÉFRÈT : demi-frère de la reine Hatschepsout (1505-1484). Il prit le nom de Thoutmôsis II lorsqu’elle l’épousa.
MOUTONS : ils étaient surtout employés pour enfoncer les semences dans le sol humide. Les Égyptiens consommaient sa chair, mais sa laine était considérée comme impure. Amon en fit un animal sacré et les têtes de bélier ne tardèrent pas à orner les divers objets réservés au culte. Bien avant l’apparition d’Amon, le dieu Khnoum, qui gardait les sources du Nil, avait une tête de bélier. Elle symbolisait la gloire, la puissance et la force procréatrice.
MOYEN EMPIRE : le Moyen Empire couvre une période de cinq siècles, de la Xie dynastie, vers 2120 av. J.-C., à la XVIIe dynastie thébaine qui disparaît en 1580 av. J.-C. Elle a été marquée par les grands rois de la XIIe dynastie (1991-1786) et l’apparition des Hyksôs en 1700 av. J.-C.
MUCIANUS (PUBLIUS LICINIUS CRASSUS DIVES) : grand pontife et jurisconsulte romain. Fils de Mucius Scaevola, il fut adopté par Licinius Crassus. Consul en 131 av. J.-C., il combattit Aristonicos de Pergame. Vaincu au siège de Leucé, il fut pris et tué par l’un des gardes thraces en 130.
MUCIEN (MARCUS LICINIUS) : consul en 52, 70 et 74 ap. J.-C. Alors qu’il commandait en Syrie (68), l’empereur Claude le disgracia. Il poussa Vespasien à prendre le pouvoir et marcha avec son armée sur Rome après avoir battu les Duces.
MUGNA : nom d’un if merveilleux. Arbre des origines. Il portait les fruits de la connaissance et de la sagesse.
MUIRCHERTACH : roi qui fut enfermé dans ses propres rêves et cauchemars par une magicienne de l’Autre Monde. Il mourut noyé dans une cuve pour se protéger du feu imaginaire de son château.
MUIRECACH MUINDERG : le Chef au Cou Rouge. Roi d’Ulster. Père de Tuan Mac Cairill.
MULI MARIANI : soldats chargés comme des bêtes de somme. Marius fut le premier à réglementer le transport des vivres en exigeant que chaque soldat portât sa part au bout d’une perche attachée sur son dos.
MULIEBRIS : surnom de la Fortune à Rome, en mémoire de Coriolan qui s’était laissé fléchir par les prières et les larmes de sa mère et de sa femme.
MULLEUS : bottine rouge portée par les patriciens de Rome ayant exercé une magristrature curule : dictature, consulat, préture, censure ou édilité curule.
MULOMEDICUS : vétérinaire spécialisé dans le soin des mules.
MULTITIUS : étoffe très précieuse et très fine.
MUNERARIUS : organisateur d’un spectacle de gladiateurs.
MUNERARIUS LIBELLUS : programme sous forme d’affiche ou de bulletin remis au public. Il annonçait les noms des gladiateurs qui devaient se produire dans l’arène.
MUR BLANC : nom de Memphis avanbt la VIe dynastie (2480 av. J.-C.)
MURALES : arme lourde munie de gros crochets, qui servait à arracher les éléments défensifs d’un navire ou d’une forteresse et à faire tomber les soldats adverses.
MURCIA : déesse des anciens habitants du Latium. Les Romains l’identifièrent à Vénus. Elle avait son temple sur le mont Aventin.
MURCUS : nom donné à ceux qui se mutilaient eux-mêmes le pouce pour échapper au service militaire.
MURENA : (de murena, lamproie), branche de la famille romaine des Licinius, originaire de Lanuvium. On cite parmi ses membres : Lucius Licinius, lieutenant de Sylla à Chéronée, 87 av. J.-C. Resté en Asie, après la paix de Dardanum, il attaqua Mithridate, qui le battit en attendant que Sylla ordonnât de cesser la guerre, 81. Son fils, Lucius Licinius, lieutenant de Lucullus contre Mithridate, fut élu consul, 61 et accusé de brigue. Cicéron le sauva par un discours que nous avons encore. Il mourut peu après.
MUREX : coquillage qui servait à la décoration des grottes de jardin et à la conservation des parfums. Il était aussi employé dans l’élaboration de la teinture pourpre.
MUREX FERREUS : boule munie de quatre pointes de fer. On répandait ces armes défensives dans les champs et les plaines afin de blesser les pieds des chevaux ennemis.
MURIAS : la Mer. Île du Nord du monde de laquelle provenait le chaudron de Dagda. Le druide Sémias y vivait.
MÛRIER : arbuste portant des fruits noirs qu’il était interdit de manger en Armorique. Le mûrier était consacré aux fées.
MURIOS : chaudon magique dans lequel on pouvait ressusciter.
MURRANUS : chef latin tué par Émée.
MURS DU PRINCE : « inbou heqa ». Nom des forteresses qui assuraient la sécurité de l’Égypte entre Péluse et Héliopolis. Les premières furent construites sous le règne d’Amménémès Ier (1991-1962).
MURUS CRINALIS : couronne surmontée de murs et de tours. Elle était portée par la déesse Cybèle.
MUSCARIUM :
1. Chasse-mouches fait de plumes de paon ou de poils de la queue d’une vache.
2. Coffre dans lequel on conservait les papiers à l’abri des chiures de mouches.
3. Système défensif fait de planches, de peaux de bêtes et de mottes de gazon. Il protégeait les assaillants qui creusaient des tranchées ou s’approchaient des fortifications.
4. Petit navire à voile.
MUSEE D’ALEXANDRIE : fondé vers 295 av. J.-C. par le philosophe Démétrios de Phalère, sur le modèle aristotélicien ; y travaillaient des savants entretenus par le roi d’Égypte.
MUSES : déesses allégoriques appartenant à la nombreuse famille des nymphes des fontaines. Leur nombre fut généralement fixé à neuf. Cette division originaire de Thrace fut adoptée par les Béotiens avant de se répandre dans toute la Grèce. On les fait tour à tour filles d’Ouranos et de Gaïa, de Piéros et d’Antiope, d’une nymphe de Pymplée, Épicharme, de Zeus et de Plusia. Hésiode les fait naître en Piérie, de Zeus et de Mnémosyne. Pausanias parle de trois Muses adorées primitivement sur l’Hélicon : Mélété (la méditation), Mnémé (la mémoire) et Aœdé (le chant). Leur nombre et leurs noms varièrent selon les époques et les lieux. Dans l’Odyssée, elles sont neuf : Clio, Euterpe, Thalie, Melpomène, Terpsichore, Érato, Polymnie, Uranie et Calliope. Elles eurent pour nourrice Euphémé (la gloire). Chez Homère, elles apparaissent comme déesses du chant et habitent l’Olympe. Jalouses et vindicatives, elles punissent les téméraires qui osent lutter contre elles.
MUSES : leur nombre varia de trois à neuf selon les époques. Déesses du chant, elles apprirent aux mortels à pratiquer la danse, la musique et la poésie. En raison de leur caractère fatidique associé à leur qualité de nymphes des sources, elles enseignèrent l’art de prédire l’avenir. À la fin de l’Empire romain, on en fit des nymphes douées d’inspiration dans le culte de Bacchus. À Rome, elles eurent un autel en commun avec Hercule Musagète. On leur offrait des libations d’eau, de lait et de miel.
MUSIQUE : essentiellement pratiquée par les bardes et les druides, la musique jouait un grand rôle dans les rituels religieux et les fêtes. Harpe, lyre, flûte et tambour composaient l’essentiel des instruments utilisés pour une musique dont nous ne connaissons pas la notation.
MUSIQUE : la musique jouait un rpôle très important dans la vie religieuse et sociale égyptienne. Les instruments utilisés étaient la harpe, le luth, la trompette, la flûte, la double clarinette, le hautbois et, vers 1600 av. J.-C., la lyre. Castagnettes, sistres, tambourins et planchettes magiques assuraient le rythme de cette musique dont nous ne connaissons pas encore la notation.
MUSIVARIUS : artiste spécialisé dans la mosaïque.
MUSIVUM : ce mot a donné « mosaïque ». À Rome, le musivum désignait une composition artistique élaborée à partir de petits morceaux de verre coloré ou d’émaux.
MUSONIUS RUFUS (CAIUS) : philosophe stoïcien du Ier siècle. Né à Vulsinium en Étrurie. Exilé par Néron dans l’île de Gyarus, il fut rappelé par Vitellius.
MUSTACEUM : gâteau de mariage composé de farine, de vin doux, de fromage et d’anis. Il était cuit sur des feuilles delaurier et donné aux amis des mariés quand la fête était terminée.
MUTATIO : relais de poste. Vingt chevaux au minimum devaient y être entretenus pour le service de l’État. Quarante étaient nécessaires pour le bon fonctionnement d’un grand relais.
MUTIMUS : dieu romain du silence.
MYCALE : aujourd‘hui Samsoun, située sur la côte Ouest d’Asie Mineure, en face de Samos. On y avait bâti le temple de Neptune, où se tenait le Panionium, c’est-à-dire l’assemblée des députés de l’Ionie asiatique. Léotychide et Xanthippe détruisirent la flotte des Perses à la hauteur du cap Mycale, 479 av. J.-C.
MYCÈNES : ville d’Argolide, d’origine pélasgique. Fondée par Persée ou par Acrisios, ou par Mycène, fille d’Inachos. Elle périclita après l’invasion des Doriens dans le Péloponnèse. Argos, sa rivale, la détruisit en 468 av. J.-C.
MYGDON : roi des Bébryces. Héraclès le tua.
MYGDON : fils d’Acmon, roi de Phrygie. Père d’Édonos. Il fit la guerre aux amazones avec Otrée et Priam.
MYGDONIE : province de l’ancienne Mésopotamie, sur le Mygdonius, affluent du Chaboras. Nisibis était la ville principale. Alexandre le Grand y avait établi des Mygdoniens de Macédoine : de là le nom du pays.
MYIAGROS et MYIODÈS : destructeur des mouches. Héros qu’on invoquait pendant la fête d’Athéna à Aliphère, pour qu’il chassât les mouches attirées par l’odeur des viandes offertes sur l’autel.
MYKÉRINOS : roi de la IVe dynastie qui régna de 2585 à 2560. Il fit bâtir la plus petite pyramide de Guizâh. Fils du grand roi Khéphren, il eut une destinée malheureuse et mourut prématurément après le suicide de sa fille.
MYNYDDAWG MWYNFAWR : roi breton qui, à la tête de 300 guerriers, s’opposa à 30 000 Saxons à la bataille de Kattraeth. Il affronta aussi les Angles, les Pictes, les Scandinaves et les Gaëls.
MYOMANCIE : divination par les rats ou les souris. On tirait des présages de leurs cris ou de leur voracité.
MYRDDYN : Merlin en gallois. Druide guerrier qui pratiquait la magie et la divination, il parlait aux animaux et aux arbres et volait en utilisant une plume de goéland. Dans la forêt de Brocéliande, le roi Ryddererch lui éleva une tour percée de soixante-dix fenêtres et de soixante-dis portes. Seuls sa sœur Gwendydd et Maelduin eurent le droit de pénétrer dans ce sanctuaire où il pratiquait tous les arts et toutes les sciences. L’été, il parcourait la forêt accompagné de Gris, son loup, suivi par soixante scribes qui recueillaient ses prophéties.
MYREX : jeune fille à qui Athéna avait enseigné l’usage de la charrue. S’en étant attribué l’invention, elle fut changée en fourmi par la déesse en colère. Elle devint mère d’une multitude de fourmis que Zeus métamorphosa en hommes à la prière d’Éaque.
MYRMIDON : fils de Zeus et d’Euryméduse. Époux de Pisidice, dont il eut Antiphos et Actor.
MYRMIDONS : peuple de la Phthiotide (Thessalie), les Myrmidons vinrent d’Égine sous la conduite de Pélée. Égine ayant été dépeuplée par la peste, Éaque avait obtenu de Zeus que les fourmis fussent changées en hommes : de là le nom des Myrmidons (de myrmex, fourmi).
MYRONIDE : général athénien. Il repoussa les Corinthiens près de Mégare en 457 av. J.-C. Par la victoire d’Œnophyta, il prit la Béotie et la Phocide en 456. Il échoua devant Pharsale.
MYRTILE : conducteur du char d’Œnomaüs. Fils d’Hermès et de Cléobulé., ou de Zeus et de Clymène. Pélops, désespérant de vaincre Œnomaüs à la course de chars dont le prix était la main d’Hippodamie, promit à Myrtile la moitié du royaume s’il voulait lui procurer la victoire. L’écuyer trahit son maître en enlevant les tenons qui retenaient les roues du char sur les essieux et Pélops triompha. On dit aussi que Myrtile amoureux d’Hippodamie trahit son maître contre une nuit avec la jeune fille. Pélops, ne voulant pas payer le prix, jeta Myrtile à la mer. En mourant, celui-ci appela la vengeance des Érinyes sur les Pélopides et il fut placé parmi les astres par son père (constellation du cocher).
MYRTION : actrice à Alexandrie, elle fut l’une des nombreuses maîtresses de Ptolémée II Philadelphe, dans la première moitié du IIIe siècle av. J.-C.
MYRTO : amazone amante d’Hermès. Mère de Myrtile.
MYSCÉLOS : Argien, fils d’Alémon. Héraclès lui apparut en songe et lui ordonna de bâtir une ville au lieu où la pluie le surprendrait un jour de soleil. Comme il n’était interdit aux citoyens d’Argos de quitter leur patrie, il hésita. À la seconde apparition d’Héraclès, il se décida à partir, mais arrêté, il fut condamné à mort. Héraclès changea les boules noires déposées dans l’urne en boules blanches et les Argiens permirent à Myscélos de quitter la ville. Il se rendit en Italie et arriva près du tombeau de Croton où une courtisane pleurait. Alors il bâtit en ce lieu la ville de Crotone.
MYSIE : contrée d’Asie Mineure entre la Propontide, l’Hellespont et la mer Égée. Les îles de Lesbos, Ténédos et de l’Hécatonèse en dépendaient. Conquise par les lydiens, puis par les Perses et par Alexandre le Grand, elle fit partie du royaume de Pergame et passa aux mains des Romains en 133 av. J.-C.
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