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NAAMAN : général syrien commandant des armées de Ben-Haddad II entre 897 et 885 av. J.-C., fut guéri de la lèpre par un bain pris dans le Jourdain, sur le conseil du prophète Elisée.
NABARZANE : général de Darius III Codoman, s’unit à Bessus pour l’assassiner, et, retiré dans l’Hyrcanie, fit sa paix avec Alexandre le Grand.
NABIS : tyran de Sparte, 205-192 av.J.-C., fameux par ses cruautés, avait inventé, disent les historiens, un automate revêtu d’habits de femme qui étouffait ses victimes. Élevé par la faction populaire, il opprima le parti aristocratique, s’empara d’Argos et y partagea les terres. Il fut maître de la Messénie, eut une flotte nombreuse, et posséda même des villes en Crète. Il soutint Philippe de Macédoine, fut vaincu par les Romains, 194, par la ligue Achéenne, 193, et assassiné par les Etoliens, ses alliés.
NABLUM : instrument de musique d’origine phéniccienne adopté par les Romains. De forme carrée avec des cordes tendues sur un cadre, on s’en servait comme d’une lyre.
NABOKODROSOR ou NABUCHODONOSOR II : roi de Babylonie, fils de Nabopolassar, auquel il succéda en 604, mort en 561 av. J.-C., célèbre pa ses conquêtes, assiégea deux fois Jérusalem, 597, 586, et emmena les habitants en captivité à Babylone. Il prit aussi la puissante ville de Tyr, après une résistance de 13 années, 573. On lui attribue ls jardins suspendus, si fameux dans l’antiquité. Il eut pour successeur son fils Evilmérodac.
NABONASSAR : roi de Babylone, vers le milieu du VIIIème siècle av. J.-C. Son règne est marqué par l’ère chronologique qui porte son nom. Le commencement de cette ère a été fixé au 26 février 747 av. J.-C.
NABOPOLOSSAR : roi de Babylonie, mort en 605 av. J.-C. D’abord simple satrape du roi d’Assyrie, Sarak, il s’allia aux Scythes, qu’il était chargé de combattre, 625 ; puis au roi des Mèdes, Cyaxare, contre son propre souverain, et s’empara de Ninive, après un siège de plus de deux ans. Il fonda le deuxième empire de Babylone, et eut pour successeur son fils, Nabokodrosor, auquel il avait confié, dans ses derniers jours, la conquête de la Syrie, sur le roi d’Égypte, Néchao.
NABOTH : juif de Jezraël, avait refusé de vendre au roi Achab la vigne qu’il possédait. Condamné sur une fausse accusation, il fut lapidé, 899 av. J.-C. Le prophète Élie prédit à Achab que les chiens se désaltéreraient de son sang là où ils avaient léché celui de Naboth ; et la prédiction se réalisa. La vigne de Naboth est devenue proverbiale.
NAENIA : déesse des cérémonies funéraires à Rome. Elle avait son temple près de la porte Viminale.
NAEVIUS (CNEIUS) : poète latin. Né en Campanie en 272 av. J.-C. Dernier représentant de la poésie nationale à Rome, il fut soldat pendant la première guerre punique. Il composa des tragédies et des comédies qui attirèrent sur lui la colère de la famille Metellus. Exilé à Utique, il mourut en 202.
NAG : bœuf à demi sauvage destiné, après les corridas, à la consommation sur avis du vétérinaire royal.
NAHUM (CONSOLATEUR) : le septième des douze petits prophètes Juifs, vivait au VIIIème siècle av. J.-C., et prédit la ruine de Ninivepar Cyaxare et Nabopolassar.
NAÏADES : nymphes des fleuves, des sources, des puits et des fontaines. Elles formaient une grande famille composée des Potamides, des Crénées, etc. Filles de Zeus et mères des satyres.
NAINS : de tout temps les nains eurent en Égypte un statut de privilégiés. On les disait venus du « Pays du Dieu ». Les nains exécutaient les danses rituelles. Certains devinrent conseillers et heuts fonctionnaires.
NAKHT : intendant des greniers sous le règne d’Ahmôsis (1580-1558).
NAKHT : « le vaillant ». Fils du pharaon Nebkheperrê Antef VII, il fut nommé commandant de l’armée vers 1580 av. J.-C. pour repousser les Hyksôs.
NAKHT : astronome, scribe du temple d’Amon sous le règne de Thoutmôsis IV, vers 1420 av. J.-C. Il a à Gournah une tombe remarquable par ses peintures sur la vie quotidienne en Égypte.
NAKHTMIN : intendant des greniers sous le règne de la reine Hatschepsout (1505-1484).
NAMNÈTES : Gaulois d’Armorique qui vivaient autour de l’estuaire de la Loire. Leurs villes principales étaient Ratiatum, Condevinum, Duratiae et les ports de Sicor et Corbilo.
NANN : chef des Celtes Ségobriges qui pactisa avec les Phocéens menés par Euxène. D’après la légende, Nann accepta le choix de sa fille Gyptis lorsqu’elle désigna Euxène pour époux en lui présentant à boire.
NANTOSUELTA : déesse gauloise. Épouse du dieu Sucellos. Elle avait un sceptre surmonté d’une ruche. Protectrice du foyer et des âmes, elle représentait l’eau et la fécondité. Elle revêtait quelquefois un aspect guerrier.
NAOS : le naos était le lieu dans lequel on enfermait la statue du dieu.
NAPLES : a une origine très reculée. D’abord, colonie des Cumes, sous le nom de Parthénope, elle s’agrandit bientôt et prit le nom de Palepolis (vieille ville), par l’arrivée de nouveaux colons qui fondèrent Neapolis (la ville neuve). Elle remplaça Capoue, comme capitale de la Campanie. En 536, elle fut enlevée aux Goths par Bélisaire, et reprise par Totila en 541.
NARBONNAISE : Narbonnensis. Partie de la Gaule conquise par les Romains qui s’appelait Gallia Braccata en 27 avant notre ère. Elle fut plus tard divisée en trois zones : la première à l’ouest du Rhône bornée par l’Aquitaine qui regroupait les Tectosages, les Sardons, les Tolosates et les Arécomices ; la deuxième à l’est du Rhône rassemblait les Cavares, les Sallyens et les Celto-Ligures ; la troisième, formée des Helviens et des Vocones, autour de la ville de Vienne (Vienna).
NARBONNE : autrefois Narbo, Narbo-Martius, Julia Paterna, Colonia, Decumanorum. Colonie romaine, fondée en l’an 118 av. J.-C., par Martius, elle fut, sous les empereurs, capitale de la Narbonaise, patrie de Varron. Prise par les Wisigoths, en 462.
NARCÉE : fils de Dionysos et de la nymphe Physcoa. Il bâtit un temple d’Athéna en Élide et institua le culte de son père.
NARCISSE : jeune Thespien, fils du fleuve Céphise et de la nymphe Liriope. Selon Ovide, sûr de sa beauté, il méprisa l’amour de la nymphe Écho. Les dieux le rendirent amoureux de sa propre image et cette passion causa sa mort. Selon Pausanias, Narcisse était épris de sa sœur jumelle. Quand elle mourut, il périt de chagrin en contemplant dans le miroir d’une fontaine sa propre image qui lui rappelait celle de sa sœur.
NARCISSE : affranchi de Claude. Il servit les desseins meurtriers de Messaline, la femme de l’empereur, et la fit tuer. Mais il ne put échapper à la vengeance d’Agrippine qui, après avoir fait assassiner Claude, le fit mettre à mort à l’avènement de Néron en 54.
NARD CELTIQUE : valériane. Plante gauloise qui joua un grand rôle en médecine dans l’Antiquité. On en faisait une potion pourle foie et des antidotes.
NARMER ou NAMER : certains historiens le différencient du roi Ménès (voir MÉNÉS).
NARMOUTHINS : ville du Fayoum fondée sous le Moyen Empire. Elle prit de l’importance sous le règne d’Amnénémès (1842-1797).
NARSÈS : roi de Perse, mort en 303, succéda à son frère Varanne III, en 294, s’empara de la Mésopotamie et de l’Arménie. Mais les Romains, appelés par Tiridate, le battirent, et il dut renoncer à ses conquêtes et à ses prétentions.
NARÈS : général byzantin, né vers 472, mort en 568. D’origine étrangère et d’une famille obscure, eunuque, il sut s’élever des emplois domestiques à la confiance de l’empereur Justinien et à la dignité du grand chambellan. Il fut envoyé pour surveiller Bélisaire en Italie, et, rappelé bientôt, après la plus violente dissenssion, il le remplaça, 552, dans la conquête de l’Italie sur les Goths. Totila fut vaincu à Lentagio, juillet 552, puis Teïas, son frère, au pied du Vésuve, mars 553. Narsès, après avoir repoussé une invasion d’Alamans et de Francs, fut chargé d’administrer l’Italie, comme exarque. À la mort de Justinien, 565, il fut accusé auprès de Justin II, et disgracié outrageusement par l’impératrice Sophie. Il allait néanmoins combattre l’invasion des Lombards, qu’on prétendait appelés par lui, lorsqu’il mourut à Rome.
NARTHECIUM : coffret de forme cylindrique dans lequel on gardait les parfums et les médicaments.
NASICA (LUCIUS) : lieutenant de Pompée. En 49 av. J.-C., il commanda la flotte de secours envoyée à Massalia (Marseille). Il fit se jonction avec les galères massaliotes et les troupes gauloises embarquées dans le port de Taureautum. Battu sur mer, il se retira vers l’Espagne citérieure.
NASICA (PUBLIUS CORNELIUS SCIPION) : général romain qui battit définitivement les Gaulois Boïens d’Italie en 194 avant notre ère.
NASIDIUS (LUCIUS) : lieutenant de Pompée. En 49 avant notre ère, il commanda la flotte de secours envoyée à Massalia (Marseille). Il fit sa jonction avec les galères massaliotes et les troupes gauloises embarquées dans le port de Taureaentum. Battu sur mer, il se retira vers l’Espagne Citérieure.
NASITERNA : vase qu’on pourrait comparer à un arrosoir. Il servait à humidifier les sols poussiéreux.
NATRON : carbonate de soude (voir EMBAUMEMENT).
NAUCRATIS : port où les Grecs furent autorisés à séjourner par le pharaon Amasis (568-536 av. J.-C.). Ils y construisirent les temples de l’Hellénion, d’Héra et d’Apollon. Les droits de douane du port étaient directement affectés au temple de Neith à Saïs.
NAULOQUE : Naulochus, ville et port de la Sicile ancienne, près du cap Pélore. Victoire navale d’Agrippa sur Sextus Pompée, 36 av. J.-C.
NAULUM : prix payé pourle transport d’une marchandise en bateau.
NAUMACHE : bataille navale sur un lac artificiel. Ce mot désignait aussi l’édifice circulaire dans lequel se déroulaient les naumachies pour le plaisir des Romains.
NAUMACHIE : on appelait ainsi des combats qui se livraient à Rome, dans de vastes bassins creusés à cet effet, entre des vaisseaux, quelquefois de véritables flottes montées par des criminels ou des prisonniers. Cette sorte de spectacle remontait à César. On faisait aussi combattre les Naumachiaires contre des bêtes féroces dressées pour ces combats.
NAUNET : « seconde composante de l’eau ».
NAUPACTE : ville des Locriens à l’entrée du golfe de Corinthe, près du cap Antirrhion. Elle fut prise par les Athéniens aux Locriens Ozoles en 456 av. J.-C. et retomba au pouvoir de ces derniers après la bataille d’Ægos-Potamos, puis appartint aux Achéens, à Philippe de Macédoine en 341 av. J.-C. et passa aux mains des Romains en 191.
NAUPILUS : roi de l’Eubée, l’un des Argonautes voulut venger son fils Palamède, mort devant Troie, en attirant par des embûches, la flotte grecque sur les récifs de son île. Mais Ulysse ayant échappé, il se jeta de désespoir à la mer.
NAUPLIOS : navigateur argien, fils de Poséidon et d’Amymoné. Il fonda Nauplie et découvrit l’une des constellations de l’Ourse. Il fut noyé en mer pour avoir blasphémé contre les dieux. Il eut deux fils : Prœtos et Damastor.
NAUPLIOS : roi d’Eubée. Le roi Catrée lui ayant confié ses filles Aéropé et Clymène pour les vendre à l’étranger, Nauplios maria la première à Plisthène et épousa la seconde dont il eut Palamède, Œax et Nausimédon. Furieux de la mort de Palamède, Nauplios jeta le trouble dans toutes les grandes familles de Grèce en faisant croire aux femmes que leurs maris étaient morts devant Troie. Après la chute de la ville, une partie de la flotte grecque dispersée par une tempête s’approcha des côtes de l’Eubé. Nauplios fit allumer des feux sur les rochers afin de voir le naufrage des navires ainsi attirés.
NAUPRESTIDES : les brûleuses de bateaux. Surnom des filles de Laomédon qui incendièrent les navires de Protésilas pour le forcer à demeurer à terre.
NAUSICAA : fille d’Alcinoüs, roi de Phéacie, et d’Arété. Elle accueillit Ulysse à l’instigation d’Athéna. Lorsque le héros la rencontra, elle lavait son linge à la rivière et elle lui fit donner des vêtements neufs pour l’introduire dans le palais de son père.
NAUSICRATÈS ou NAUCRATÈS : poète grec, représentant de la comédie moyenne. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. quelques fragments de ses œuvres sont parvenus jusqu’à nous.
NAUTODIQUES : juges qui avaient en charge les affaires de commerce maritime à Athènes.
NAVARCHUS : capitaine d’un navire.
NAVIA : petit navire à voile.
NAVICULARIUS : armateur romain qui faisait des bénéfices en exportant ou en important des marchandises.
NAVIGATION : connue dès la préhistoire, la navigation a joué un rôle essentiel dans le développement social, économique et religieux de l’ancienne Égypte. D’abord fluviale, elle s’étendit aux rives de la Méditerranée et de la mer Rouge bien avant la domination maritime phénicienne.
NAVIS ACTUARIA : navire rapide. Il servait à la reconnaissance.
NAVIS LONGA : galère rapide de guerre à cinquante rames.
NAVIS ONERARIA : bâtiment lourd de transport à quille ronde. Il marchait essentiellement à la voile.
NAVIS STRATA : navire ponté. Il servait au transport ou au combat naval.
NAVIS TURRITA : très lourde galère de guerre sur le pont de laquelle s’élevait une tour. Ces galères apparurent sous le règne d’Agrippa.
NAVISALVIA : nom sous lequel on adora comme une déesse la vestale Claudia Quinta, parce qu’elle avait traîné avec sa ceinture le navire qui apportait à Rome l’image de la mère des dieux. La statue de Navisalvia était placée dans le vestibule du temple de Cybèle.
NAXOS : la plus grande île des Cyclades. Habitée d’abord par les Pélasges, puis par les Cariens, elle devint une colonie ionienne au XIe siècle av. J.-C. Pisistrate la conquit. Elle fut saccagée par Datis et Artapherne en 504. Elle envoya des combattants à Salamine et à Platée et entra dans la ligue maritime fondée par Athènes.
NAXOS : ville de Sicile fondée en 736 av. J.-C. par les Chalcidiens d’Eubée sur la côte nord-est de l’île. Elle s’allia avec les Athéniens contre Syracuse et fut détruite par Denys l’Ancien en 403.
NAZARÉENS : on appela ainsi, soit les premiers chrétiens, à cause de la naissance de Jésus à Nazareth ; soit des Juifs de l’ancienne loi, Samson, Samuel, Jean-Baptiste ; et au IIème siècle, des sectaires qui voulaient observer à la fois la loi de Moïse et celle du Christ.
NAZARETH : Nasserah, Séjour de la Sainte Famille jusqu’au baptême de Jésus. Couvent des Franciscains, église de l’Annonciation, à l’endroit, dit-on, où l’ange Gabriel apparut à la Sainte Vierge.
NÉALCÈS : peintre grec du milieu du IIIe siècle av. J.-C. Ne pouvant réussir à imiter l’écume à la bouche du cheval qu’il peignait, il jeta sur le tableau son éponge, qui produisit ce que son art n’avait pu faire.
NÉANTHE : fils de Pittacos, tyran de Lesbos ; il fut dévoré par des chiens qu’il attira en voulant se servir de la lyre d’Orphée.
NÉANTHÈS : de Cysique, historien grec, de la fin du second siècle av. J.-C., disciple du Milésien Philiscus, a laissé plusieurs histoires, parmi lesquelles celle d’Attale, dont il fut le précepteur. Les fragments de ces ouvrages ont été recueillis par C. Müller.
NÉARQUE : navigateur grec. Lieutenant et ami d’Alexandre le Grand avec qui il fut élevé. Il accompagna ce dernier dans son expédition contre les Perses. Il fut gouverneur de Lycie, puis suivit Alexandre en Inde. Après avoir descendu l’Indus jusqu’au delta, il entreprit l’exploration des côtes de la mer Érythrée. Pendant cette navigation qui dura 115 jours, il reconnut le pays des Arabites (Sind), celui des Orites (Béloutchistan), celui des Gédrosites (sud-est de la Perse) et enfin la Caramanie (Perse). Il vivait dans le cercle des intimes du conquérant dont il épousa la fille. Après la mort d’Alexandre, Néarque eut la satrapie de Lydie et de Pamphylie et s’allia à Antigone.
NÉBAMON : surveillant des greniers d’Amon sous les règnes d’Aménophis Ier, de Thoutmôsis Ier, de Thoutmôsis II, d’Hatschepsout et de Thoutmôsis III, de 1540 à 1500 av. J.-C. Son tombeau a été creusé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
NÉBAMON : scribe des comptes en présence du roi, inspecteur des greniers sous le règne d’Hatschepsous (1505-1484). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
NÉBAMON : scribe et médecin du roi sous le règne d’Aménophis II (1450-1425). Son tombeau est situé à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
NÉBAMON : sculpteur en chef du Maître du Double-Pays sous les règnes d’Apménophis III et d’Akhénaton (1408-1354). Son tombeau est situé dans la nécropole thébaine.
NÉBÈT : reine d’Égypte, épouse du roi Ounas et Onnos (2490-1480).
NÉBÈT : dame fonctionnaire du harem de Pépi Ier (2465-1430). Elle aide à démasquer un complot contre le roi.
NÉBÈT-HÉTÉPET : autre forme dela déesse Hathor, épouse d’Atoum à Héliopolis. Elle symbolisait l’amour et la joie.
NÉBÈT-PER : titre que portait la femme mariée. Il signifie : « maîtresse de maison ».
NÉBÈT-TAOUY : troisième fille et épouse de Ramsès II, vers 1270 av. J.-C.
NÉBOUNAÏ : grand prêtre d’Abydos sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484).
NÉBOUNEF ou NÉBOUNENNEF : grand prêtre d’Anhour à Tjiny et d’Hathor à Dendérah, il fut nommé chef du clergé d’Amon à Abydos par Ramsès II, vers 1250 av. J.-C.
NÉBOUT : « La maîtresse de la campagne » était une déesse de la cité d’Esna et l’épouse de Khnoum, le dieu créateur de vie.
NÉCHAOT Ier : fondateur de la XXVIe dynastie saïte. Il régna de 666 à 663 av. J.-C.
NÉCHAO II : pharaon de la XXVIe dynastie saïte qui régna de 609 à 594 av. J.-C. Il tenta d’étendre la domination de l’Égypte sur l’Orient. Vainqueur du roi de Juda Josias, il fut maître de la Palestine et de la Syrie durant quatre ans, avant d’être écrasé par les armées de Nabuchodonosor. Sous son règne, la flotte égyptienne connut un nouvel essor et ses marins furent les premiers à faire le tour de l’Afrique.
NECHTAN : dieu des sources. Frère de Dagda. Il était le maître des sources et plus particulièrement de la source magique de la Segais. Il s’embarqua avec Bran.
NÉCROMANCHE : art d’évoquer les morts pour connaître l’avenir. Elle joua au grand rôle en Grèce et à Rome, mais ce fut surtout en Thessalie que les psychagogues, maîtres dans cet art, connurent la renommées.
NÉCROPOLIS : vaste quartier d’Alexandrie réunissant la nécropole, les établissements d’embaumement des morts et les riches demeures grecques entourées de jardins.
NECTANÉBO : nom de deux rois de la XXXe dynastie, Nectambo Ier (378-361) et Nectanébo II (360-342). Ils rentèrent désespérément de sauver ce qui restait de l’Égypte lors des invasions perses. Grands constructeurs, ils firent ériger de nombreux monuments, dont les premiers temples sur l’île de Philae.
NÉDA : nymphe arcadienne qui donna son nom au fleuve Néda. Avec Hagno et Thiosa, ou avec Ithomé, elle éleva Zeus enfant, selon une tradition messénienne.
NEDE : druide du Connaught. Ayant eu une relation amoureuse avec la reine, poussé par cette dernière, il lança une satire contre le roi Caier qui était aussi son oncle. Aussitôt trois furoncles : la honte, la tache et la laideur, poussèrent sur le visage du roi. Désespéré, Caier alla se cacher dans la forteresse de Dun Cermnai et Nede s’empara du trône. Voulant achever le roi, Nede partit à sa recherche et le retrouva derrière un rocher. La honte de Caier était telle qu’il mourut en faisant éclater le rocher. Un morceau de pierre pénétra dans la tête de Nede par l’œil droit et tua le druide sur le coup.
NEDJEMGER : inspecteur des jardins dans les États d’Amon, sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé à CHEIKH Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
NÉFER-ABÈT : serviteur dans la Place de Vérité à l’ouest de Thèbes, sous Ramsès III (1194-1166). Son tombeau a été creusé à Deir el-Médineh, dans la nécropole thébaine.
NÉFERHABEF ou OUSIRHAT : premier prophète du Ka royal de Thoutmôsis Ier, déifié sous le règne de Séthi Ier (1312-1298). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
NÉFÉRIRKARÊ : roi de la Ve dynastie qui régna de 2530 à 2520.
NÉFÉROUBITY ou AKHBINÉFÉROU : nom de princesse de la future Hatschepsout.
NÉFÉROUPTAH : fille et épouse du roi Amménémès III (1842-1797).
NÉFÉROURÉ : fille aînée de Yhoutmôsis II et de la reine Hatschepsout, née vers 1510 av. J.-C.
NÉFÉROU-SOBEK : voir SOBEK-NÉFÉROU .
NÉFÉROUTIS : « beautés vives » du palais chargées de charmer le roi par les chants et les danses.
NÉFERPÉRET : trésorier du roi Ahmôsis (1580-1558) qui procéda à la réouverture des carrières de Ma’asara face à Memphis pour la construction du temple de Ptah.
NÉFERRONPET : orfèvre royal et sculpteur de portraits sous le règnes de Thoutmôsis III et d’Aménophis II, de 1480 à 1430 av. J.-C. Son tombeau se trouve à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
NÉFERSESHEM-RÉ, dit SHESHI : prêtre funéraire attaché à la pyramide du roi Téti, sous la VIe dynastie, vers 2460 av. J.-C.
NÉFERTARI : nom de plusieurs reines d’Égypte.
NÉFERTARI : épouse royale de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau est situé dans la Vallée des Reines.
NÉFERTITI : épouse du pharaon Aménophis IV-Akhénaton, dont le célèbre buste est au musée de Berlin. On la soupçonne d’avoir joué un rôle fondamental dans la réforme religieuse qui imposa le culte d’Aton.
NÉFERTOUM : ville au nord de Louxor, centre actuel d’un important marché. Une culture dite négadienne (du nom de la ville de Négada) s’y développa avant l’apparition de l’empire thinite.
NÉFERTOUM : lotus personnifié dont le parfum était cher à Rê. Il devint le lotus primordial d’où jaillit le soleil au début des temps. Plus tard, sous la forme d’un lion féroce, il joua un rôle protecteur des frontières de l’est et fut associé à Sekhmet et à Ptah.
NÉHÉMAOUY : orfèvre royal et sculpteur de portraits sous Thoutmôsis IV (1425-1408). Son tombeau est situé à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
NÉHÉMIE : Juif de la tribu de Juda ou de celle de Lévi, obtint du roi de Perse Artaxerxès Longue-Main dont il était l’échanson, le gouvernement de la Judée, rebâtit les murs de Jéusalem, peupla la ville et y fit des réformes. Il mourut l’an 424 av. J.-C. Le récit de son gouvernement forme, dans la Bible hébraïque, le 2ème livre d’Esdras.
NÉHÉSY : noble égyptien nommé chancelier du Nord par la reine Hatschepsout (1505-1484), il mena une expédition au pays de Pount.
NÉHET : autre nom de la ville de Memphis, qui signifie « le sycomore ».
NEITH : déesse guerrière de la ville de Saïs dans le dalta du Nil. Elle avait pour emblème deux flèches croisées sur un bouclier. Déesse primordiale et créatrice, bisexuelle pour les Égyptiens, elle était assimilée à Athéna par les Grecs. Elle veillait sur le sommeil des vivants et des morts, et son culte se développa vers le VIIe siècle av. J.-C.
NEITH : fille de Pépi Ier (2465-2430), à qui on éleva une pyramide à Saqqara.
NÉKHEB : nom antique de la ville d’El-Kab. Nékheb prit tardivement le nom d’Eileithyaspolis. Elle était située entre Edfou et Louxor. On y adorait la déesse vautour Nékhbet. Capitale du IIIe nome de Haute-Égypte, elle joua un rôle important sous les premières dynasties et demeura un grand centre jusqu’à l’arrivée des conquérants arabes au VIIIe siècle ap. J.-C., avant d’être presque totalement détruite. Quelques temples entourés de grands ramparts du roi Nectanébo y sont encore visibles.
NÉKHBET : déesse de la ville d’El-Kab (Nékheb) au sud de Louxor. Elle avait la forme d’un vautour. Associée à Outo, la déesse serpent du Nors, elle assurait la protection du pharaon. Elle représentait la Haute-Égypte ; les Égyptiens la coiffaient de la couronne blanche.
NÉLÉE : fils du dieu-fleuve Énipée et de Tyro. Frère de Pélias. Suivant Apollodore, Tyro exposa ses enfants qui furent recueillis par des pâtres. À l’âge viril, les deux frères reconnurent leur mère et tuèrent Sidéro, sa belle-mère qui la maltraitait. Après la mort de Créthée, époux de Tyro, Nélée et Pélias se disputèrent le trône d’Iolcos. Nélée, vaincu, se retira avec Mélampe et Bias, suivi par de nombreux Achéens, Phthiotes et Éoliens, dans la ville de Pylos, qui lui avait été donnée par son oncle Apharée. Il épousa Chloris dont il eut une fille, Péro, et douze fils. Vainqueur des Arcadiens à la bataille de Céladon, il s’opposa ensuite à Héraclès en refusant de le purifier du meurtre d’Iphitos. Le héros l’attaqua et le tua avec tous ses fils, à l’exception de Nestor. Selon Pausanias, Nélée mourut à Corinthe.
NÉLÉE : philosophe grec, né à Scepsis. Il vécut vers 300 av. J.-C. Disciple d’Aristote et de Théophraste, il hérita des manuscrits de ces deux philosophes et les vendit à Ptolémée II, pour la bibliothèque d’Alexandrie. Il garda toutefois les manuscrits originaux.
NÉMAROT : prince égyptien qui vécut sous le règne de Piânkhi (751-716 av. J.-C.). Il gouvernait la ville de Chmoun.
NEMAUSUS : dieu gaulois des sources et de la santé qui donna son nom à la ville de Nîme.
NÉMED : le Sacré. Fils d’Agnoman. Roi du peuple-cerf, il mena les siens à la conquête de l’Irlande aprèsle déluge. Vainqueur des rois Fomores Gann et Sengann, il fit apparaître quatre lacs et défricha douze plaines. Avant de mourir dans le Munster, il eut pour fils Annind, Fergus et Iarbonel.
NÉMÉE (LION DE) : le premier ordre qu’Eurysthée donna à Héraclès fut de lui apporter la peau du lion de Némée. Ce fauve redoutable, fils de Typhon ou d’Orthros et d’Échidna, avait été nourri par Héra. Il était invulnérable et habitait la vallée de Némée, située entre Cléones et Phlionte dans le nord-est du Péloponnèse. Héraclès essaya d’abord de le percer de flèches, puis il le poursuivit avec sa massue, enfin il l’étrangla dans son antre. Le lion fut placé parmi les constellations.
NÉMÉENS (jeux) : jeux institués par Héraclès après qu’il eut tué le lion de Némée. En mémoire de sa victoire, on les célébrait tous les trois ans.
NÉMÉHYT : femme propriétaire de biens.
NÉMÈS : étoffe blanche à raies rouges que portait le roi. Elle était maintenue autour de la tête par un bandeau d’or.
NÉMÉSIEN (MARCUS AURELIUS OLYMPIUS NEMESIANUS) : poète latin. Né à Carthage au IIIe siècle. Il vécut à la cour de Carus et remporta la victoire de la poésie sur le jeune Numérien. Il a composé des poèmes sur la pêche, la chasse et la navigation. Il reste 325 vers de son poème Cynegetica.
NÉMÉSIES : fêtes funèbres en l’honneur de Némésis. On y faisait des expiations pour les morts et en faveur de ceux qui avaient abusé des présents de la fortune et des dons de la nature.
NÉMÉSIS : déesse de la vengeance. Fille de la Nuit, de l’Érèbe, d’Océan, de la Justice (Thémis), de Zeus ou de la Nécessité. Némésis accoucha d’un œuf qu’Athéna porta à Léda et d’où sortirent les Dioscures. Originairement, Némésis était la personnification du sentiment moral de la justice et de l’équité, de la conscience et de la répugnance innée pour le mal. Plus tard, elle devint une déesse fatale dont la fonction principale était d’égaliser le sort des humains en poursuivant ceux qui étaient aveuglés par les richesses ou les excès du bonheur.
NÉMÉSIUS : philosophe et théologien grec, vécut vers la fin du IVème siècle, et fut évêque d’Emèse, en Syrie. Il est l’auteur d’un Traité sur la nature de l’homme, où il paraît avoir soupçonné la circulation du sang et les fonctions de la bile. Ce traité a été inséré dans plusieurs collections des Pères de l’Église.
NÉMÉTON : le mot signifiant Bois Sacré donnera les noms Nemossos (Clermont-Ferrand) et Nemausus (Nîmes). La plus vieille inscription connue de ce mot nous a été étrangement révélée par une stèle du VIe siècle avant notre ère en plein pays ligure.
NÉMÉTONA : la Sacrée. Déesse gauloise de la guerre.
NEMROD : fils de Chus, petit-fils de Cham, regardé comme le fondateur de Babylone. C’est le « fort chasseur devant l’Éternel » de la Bible.
NÉOMÉNIE : fête en l’honneur de Bacchus, lorsqu’on goûtait le vin nouveau .
NÉOMÉNIES : fêtes de la nouvelle lune en Judée, en Grèce et à Rome.
NÉOPLATONISME : philosophe de l’école d’Alexandrie, qui mêlait à la doctrine de Platon le mysticisme oriental. Elle eut pour principaux représentants : Philon, Plotin, Porphyre, Jamblique et Proclus.
NÉOPTOLÈME : voir PYRRHUS
NÉPER : fils de Rénénoutet, ou Ermouthis, la déesse des récoltes, ce dieu symbolisait les semailles et le renouveau de la vie en participant à la résurrection d’Osiris. Il s’agit de NÉPRI.
NEPHTALI : une des douze tribus des Hébreux, s’appelait ainsi du sixième fils de Jacob, né de Bila. Elle avait pour limite : à l’Ouest, l’Anti-Liban ; au Sud-Est, le lac de Génézareth ; à l’Est, le Jourdain. Les villes principales étaient : Hébron, Capharnaüm, Asor, Japhia, etc. Elle fit partie de la Galilée.
NEPHTHYS : « La dame de la demeure » était la sœur d’Isis et l’épouse de Seth. Déesse de la Résurrection, elle aida Isis à retrouver les morceaux du corps d’Osiris et à les ensevelir. Anubis était son fils.
NEPOS (MANILIUS) : proconsul de la province de Narbonne au Ier siècle avant notre ère. Il voulut châtier les Gaulois révoltés en Aquitaine (les Tarbelles, les Sibusates, les Tarusates, les Cocosates, les Élusates, les Lactorates, les Nitiobriges, les Pétrocores et les Santons) et fut battu, perdant la moitié de ses légions et son meilleur légat, Valerius Praecorninus.
NEPOS (CORNELIUS) : historien romain du Ier siècle av. J.-C. On lui attribue les Vies des généraux illustres, dix-neuf Grecs et un Perse.
NEPOS (FLAVIUS JULIUS) : empereur d’Occident. Neveu de Marcellinus, il épousa la nièce du pape Léon Ier et régna de 474 à 475 après avoir détrôné l’usurpateur Glycerius. Le patrice Oreste l’assassina.
NÉPOTIEN (FLAVIUS POPILIUS) : empereur d’Occident. Il régna en 350. Neveu de Constantin, il s’empara du pouvoir et, après vingt-huit jours de règne, fut vaincu et tué par Marcellinus, général de Magnence.
NÉPRI : autre nom de NÉPER, le dieu du grain.
NEPTUNALES : fêtes romaines en l’honneur de Neptune. Durant ces festivités, les chevaux et les mulets étaient dispensés de travail.
NEPTUNE : voir Poséidon.
NEPTUNE : le culte de Neptune, d’origine libyenne, se propagea dans tout le bassin méditerranéen. Dieu de la Mer, il fut identifié par les Romains à Neptune, le dieu des chevaux, et à Consus. Selon les Grecs, Neptube (Poséidon) était le fils de Saturne et de Rhea. À Rome, on l’adorait lors des fêtes consuales et neptunales. On lui sacrifiait le taureau, le sanglier et le bélier. Le pin lui était consacré. Il était représenté le plus souvent nu, quelquefois avec la chlamyde ou le manteau. Ses attributs principaux étaient le cheval, le dauphin et le trident.
NÉRÉE : dieu marin. Fils de Pontos et de Gaïa. Époux de Doris et père des Néréides. Dieu prophète, il habitait au fond de la mer Égée et avait la faculté de changer de forme. Il apparaît toujours accablé par le poids des années. Ce fut lui qui indiqua à Héraclès l’endroit où se trouvaient les Hespérides. Selon Homère, il surgit des flots pour prédire à Pâris les malheurs de Troie.
NÉRÉIDES : filles de Nérée et de Doris. Nymphes des mers intérieures. Elles se distinguaient originairement des Naïades, nymphes des eaux douces, et des Océanides qui habitaient l’Océan. Au nombre de cinquante, elles résidaient au fond des eaux et aidaient les marins en péril. On les adorait dans les ports de l’isthme de Corinthe et leur culte se confondait avec celui de Poséidon.
NERIA : épouse de Mamers, le Mars des Sabins.
NÉRIOS : dieu gaulois de la source chaude de Nériomagus, aujourd’hui Néris-les-Bains dans l’Allier. « Ner » (racine de langue indo-européenne) signifie « qui jaillit ». À l’époque gallo-romaine, la cité devint Aquae Nerii et fut un important centre thermal.
NÉRON (LUCIUS DOMITIUS CLAUDIUS NERO) : empereur romain. Né en 37 ap. J.-C. Fils de Cneius Domitius Ahenobarbus. Il fut adopté par l’empereur Claude, marié avec sa mère Agrippine. Il épousa la fille de l’empereur, Octavie. En 54, il monta sur le trône, aidé au début de son règne par Burrus et Sénèque. Il fit cependant tuer Britannicus et s’entoura de courtisans débauchés. Il répudia Octavie pour épouser Acté, puis prit pour maîtresse Poppée. Cette dernière poussa l’affranchi Anicet à tuer Agrippine. Au palais, les meurtres se succédèrent. Ainsi disparurent Burrus et Octavie, Néron poussa la folie jusqu’à admirer et à entretenir l’incendie qui détruisit la majeure partie de Rome. Il se fit élever un superbe palais et accusa les chrétiens d’avoir mis le feu à la ville, les persécutant pour la première fois (64-68). Un complot se forma contre lui, mais il fut démasqué. Les conjurés, dont Sénèquje et Lucullus, furent condamnés à mort. La révolte gronda. Vindex souleva la Gaule, et Galba l’Espagne. Ce dernier fut proclamé empereur par les prétoriens. S’enfuyant de Rome, Néron demanda à son secrétaire Épaphrodite de l’égorger.
NÉRONIENS (JEUX) : Ils furent fondés, à Rome, par Néron, l’an 61 de J.-C., en l’honneur de la poésie et de l’éloquence. Ils revenaient tous les cinq ans.
NERSÈS : il y eut de ce nom plusieurs patriarches d’Arménie. Nersès Ier, dit le Grand, 6ème patriarche, né vers 310, mort en 374, petit-neveu de saint Grégoire l’Illuminateur, fut chargé par le roi Arsace de missions auprès de Sapor II, roi de Perse, et de Constance II, empereur de Constantinople. Il fit reconnaître par l’empereur Valens, Para, fils d’Arsace, prisonnier des Persans, et mourut empoisonné à Constantinople, pour n’avoir pas voulu embrasser l’arianisme.
NERVIENS : Belges de la région du Brabant qui s’opposèrent farouchement à Jules César sur la Sambre en 58 avant notre ère. Sur leur armée de 60 000 hommes, il n’y eut que 500 survivants.
NESS : la Belette. Mère adoptive de Cuchulain. Fille du roi Éochaid, elle edut Conchobar après avoir avalé deux vers qu’elle destinait à son époux d’un an Cathbad et elle engendra Findchoem la Blanche Douce. Son second époux pour un an fut le roi d’Ulster, Fergus Mac Roig.
NESSOS : centaure, fils d’Ixion et de Néphélé. Il offrit son aide à Héraclès pour faire traverser Déjanire, l’Évenos à qu’il tenta d’enlever. Héraclès le perça d’une de ses flèches. En mourant, le centaure confia sa tunique empoisonnée à Déjanire. Cette tunique fit perdre la vie au héros. Suivant Pausanias, Nessos ne mourut pas de sa blessure sur les bords de l’Événos, mais put regagner sa terre natale où il tomba en putréfaction.
NESSOTROPHIUM : cour d’une ferme dans laquelle on élevait les canard. Elle était entourée d’une haute enceinte couverte d’un filet.
NESTOR : le plus jeune des douze fils de Nélée et de Chloris. Il échappa seul au massacre des Néléides par Héraclès. Pausanias nous dit qu’il hérita du royaume de Messénie après la mort des Apharéides. Il se distingua contre les Arcadiens et remporta une victoire éclatante contre Éreuthalion. Il prit ensuite une part active au combat contre les Éléens et leur enleva de nombreux troupeaux après avoir tué Hymonée, leur chef. Mais c’est surtout dans l’expédition contre Troie que Nestor se fit connaître comme un guerrier habile et un sage général. Il vécut très vieux.
NESTORIUS : patriarche de Constantinople, hérésiarque, né à Germanicie (Syrie), mort en 439, d’abord moine et prédicateur éloquent, fut appelé, par Théodose le Jeune, sur le siège de Constantinople, en 428, obtint de rigoureux édits contre les ariens, mais se déclara bientôt pour Théodore de Mopsueste, qui enseignait la séparation de la nature humaine et de la nature divine en Jésus-Christ. Il trouva de nombreux adersaires, surtout Cyrille d’Alexandrie et le pape Célestin. Condamné et déposé au concile d’Ephèse, 431, il se retira dans un monastère d’où il continua la propagation de son hérésie, puis fut relégué à Pétra, en Arabie, et enfin dans les déserts de Lybie, où il mourut. Il a laissé quelques homélies, et peut-être l’évangile apocryphe dit de l’Enfance. Ses partisans ont été appelés Nestoriens, et son hérésie Nestorianisme. Leur patriarche est à Mossoul depuis le XVIème siècle.
NÉSYKHONSOU : fille du roi Smendès de Tanis, fondateur de la XXIe dynastie en 1070 av. J.-C. Elle épouse le pontife suprême Pinedjem II, régnant à Thèbes (dynastie parallèle), et fut impliquée dans une tentative de meurtre contre son mari.
NEWGRANGE : anciennement Brug Na Boine, la demeure des dieux celtes d’Irlande.
NEXUM : esclavage temporaire dans lequel tombait un débiteur insolvable. Le nexum fut aboli en 287 av. J.-C.
NIAL NOIGIALLACH : Niall aux Neuf Otages. Avec ses demi-frères Ailill, Brian, Fergus et Fiachna, Nial rencontra une sorcière très laide qui exigeait qu’on l’embrasse en éfchange de l’eau puisée à sa fontaine. Il fut le seul à accepter et aussitôt la sorcière se transforma en une belle jeune fille qui lui prophétisa son règne sur Tara.
NIAOU et NIAOUT : ces deux composantes formaient le vide. Elles remplaçaient parfois le couple Amon et Amonet.
NICAISE (SAINT) : martyr, fut l’un des compagnons de saint Denis, prêcha l’Évangile chez les Veliocasses (Vexin), et fut mis à mort, avec Quirin et Scubicule, en 275 ou 286. Leurs corps furent ensevelis à l’endroit où est maintenant Gasny-sur-Epte. Rouen le considère comme son premier évêque, quoiqu’il n’ait été que prêtre et qu’il ne paraîsse pas avoir prêché à Rouen. Une tradition dit cependant qu’il y fut martyrisé avec saint Mellon. Fête le 14 décembre.
NICAISE (SAINT) : évêque de Reims et martyr, en 407, d’origine gauloise, fut immolé par les Vandales, avec sa sœur Eutropie, au seuil de l’église des saints-Apôtres, sur l’emplacement de laquelle s’élève aujourd’hui la cathédrale. Fête le 14 décembre.
NICE : colonie des Marseillais, appelée Niké, en souvenir d’une victoire qu’ils avaient remporté sur les Liguriens, elle fut un arsenal maritime des Romains.
NICÉE : fille du Sangarios. Ayant tué un berger nommé Hymnos qui l’aimait, elle fut punie par l’Amour qui la soumit à Dionysos. Elle eut de ce dieu une fille et elle laissa son nom à Nicée, ville de Bithynie.
NICÉE : aujourd’hui Isnik, ville de l’ancienne Bithynie (Asie Mineure), maintenant dans le vilayet de Brousse, sur le lac Ascanius, au Sud de Nicomédie, fut le siège de deux conciles œcuméniques : l’un, en 325, qui condamna l’hérésie arienne et drassa le symbole de Nicée, l’autre, en 787, qui s’éleva contre les Iconoclastes, et rétablit, en l’expliquant, le culte des images.
NICÉTAS (SAINT) : placé par les Grecs parmi les grands martyrs, naquit sur les bords du Danube, et fut mis à mort par les ordres du roi goth Athanaric, vers 372. On l’honorait surtout à Mopsueste, en Cimocoe. Fête, le 15 septembre.
NICÉTÉRIES : fête athénienne en mémoire de la victoire remportée par Athéna sur Poséidon, lorsqu’ils se disputèrent l’honneur de nommer la ville d’Athènes.
NICIAS : peintre athénien.. Il vécut vers la fin du IVe siècle av. J.-C. Il inventa une encaustique pour colorer les statues. Son chef-d’œuvre était une Evocation des morts.
NICIAS : général athénien, mort en 413 av. J.-C. Il appartenait au parti aristocratique et négocia avec Sparte la paix de 421, dite de Nicias. Il fit partie de l’expédition de Sicile, mais ne put prendre la ville de Syracuse. Fait prisonnier au cours de la retraite avec son collège Démosthène, il fut condamné à mort par les Syracusains.
NICOCLÈS : roi de Salamine dans l’île de Chypre. Il régna au début du IVe siècle av. J.-C. après l’assassinat de son père Évagoras.
NICOCLÈS : roi de Paphos (Chypre) dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. Des émissaires de Ptolémée Ier l’assassinèrent car on le soupçonnait de relations avec Antigone (310 av. J.-C.).
NICOCRÉON : roi de Salamine (Chypre) dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. Il se soumit à Alexandre le Grand, aida plus tard le roi d’Égypte Ptolémée et reçut de lui tout le gouvernement de l’île de Chypre. Il fit périr le philosophe Anaxarque.
NICOLAS (SAINT) : évêque de Myre, en Lycie, mort vers 342, est le patron des jeunezs garçons et de la Russie. On le fête le 6 décembre. Il y a d’autres saints de ce nom : saint Nicolas, évêque de Pinara, en Lycie, au VIème siècle - saint Nicolas Studite, mort en 868, archimendrite du couvent de Stude à Constantinople – saint Nicolas de Tolentino, ermite dans cette ville, où il mourut, de 1306 à 1310.
NICOLAS DE DAMAS ou DAMASCÈNE : historien grec, né à Damas, en 74 av. J.-C. fut secrétaire du roi de Judée, Hérode, et plaida sa cause auprès d’Auguste, pzr lequel il paraît avoir été favorisé. Il a laissé des Histoires, en 144 livres ; une Vie d’Auguste ; une Histoire de sa vie ; divers recueils, etc. Des fragments de ses œuvres connues ont été réunis.
NICOMAQUE : poète tragique, né à Alexandrie en Troade. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Il l’emporta sur Euripide et Théognis pour la composition d’un Œdipe. Il écrivit dix tragédies et deux comédies.
NICOMAQUE : nom du père et du fils d’Aristote. C’est à ce dernier qu’est adressée l’Éthique à Nicomaque.
NICOMAQUE le Gérasénien : mathématicien grec du Ier siècle de notre ère. Il nous a laissé une Introduction à l’étude de l’arithmétique et un Manuel d’harmonie.
NICOMAQUE : peintre grec, né à Thèbes, fils et disciple d’Aristodème. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. Ses principaux ouvrages furent L’Enlègement de Perséphone et Les Tyndarides.
NICOMÈDE Ier : roi de Bithynie. Il régna de 281 à 250 av. J.-C. Il fit massacrer tous ses frères à l’exception d’un seul. Il appela les Gaulois contre Antiochos, roi de Syrie, qui le menaçait, et fonda en 264 Nicomédie qui devint la capitale du royaume.
NICOMÈDE II ÉPIPHANE : roi de Bithynie. Fils de Prusias II. Il naquit vers 176 av. J.-C. et mourut en 91. Il détrôna et tua son père qui avait essayé de le faire assassiner à Rome (149). Il s’allia à Mithridate et épousa avec Laodicé, la veuve d’Ariathe VI, roi de Cappadoce.
NICOMÈDE III PHILOPATOR : fils du précédent. Les Romains écartèrent les prétentions de son frère Socrate soutenu par Mithridate et le mirent sur le trône. Il mourut en 75 av. J.-C. après avoir légué son royaume à Rome. Peut-être fut-il l’amant du jeune Jules César.
NICOMÉDIE : capitale du royaume de Bithynie. Elle fut fondé par Nicomède en 264 av. J.-C. Annibal y mourut.
NICROTIS Ier : fille du roi saïte Psammétique Ier, elle succéda à Shapénipet II comme divine adoratrice d’Amon, vers 650 av. J.-C.
NIL : long de 6 700 kilomètres, prenant sa source au lac Victoria, il est le plus grand fleuve d’Afrique. Aux yeux des Égyptiens, le Nil était une résurgence de l’océan primordial qui entourait le monde. Il jaillissait du sol près d’Éléphantine pour la Haute-Égypte et près de Roda pour la Basse-Égypte. Il était symbolisé par un homme gras aux longs seins.
NILOMÈTRE : puits servant à mesurer les différences de niveaux du Nil lors des inondations. Ces mesures déterminaient les moments forts du culte et l’assiette des impôts en nature.
NIMBUS VITREUS : vase de verre qui, rempli de neige, servait à rafraîchir le vin.
NINGIRSU : dieu d’origine sémitique adoré dans la ville mésopotamienne de Lagash. Il devint le dieu primordial de l’Empire sumérien sous le règne du roi Goudéa.
NIOBÉ : fille de Tantale et sœur de Pélops. Elle épousa Amphion, roi de Thèbes, et en eut six fils et six filles. Fière de sa fécondité, elle osa se vanter de surpasser Léto et vit périr ses enfants sous les flèches d’Apollon et d’Artémis. Neuf jours durant, ils restèrent étendus dans leur sang, parce que Zeus avait changé en pierre tous les sujets de Niobé. Le dixième jour, les dieux touchés de pitié leur donnèrent eux-mêmes la sépulture.
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