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OANNÈS : monstre moitié homme, moitié poisson venu de la mer Érythrée. Il sortait chaque matin des flots et y rentrait le soir. Apollodore le compte au nombre des quatre Annédotes qui apparurent à des époques diverses et dont le dernier fut Odacon. Ces quatre monstres, selon Abydène, portaient les noms d’Eudoque, d’Eneugame, Eneubule et d’Anémonte.
OASIENS : habitants des oasis. L’un d’eux, originaire du Ouadi Natroum, est le héros d’un conte célèbre dit Conte de l’oasien.
OASIS : occupées dès la préhistoire parles oasiens avant d’être annexées définitivement par les rois du Moyen Empire. Ces oasis sont presque toutes situées à l’ouest du Nil. Très proches du fleuve, commele Ouadi Natroum et le Fayoum, ou dans le désert : Baharya, Dakhla, Farafra, Khargah et Siouah. Autrefois, la plupart de ces oasis produisaient des vins qui apparaissaient dans les menus des dieux.
OBARATOR : dieu agricole du Latium.
OBBATUS : bonnet que portaient Castor et Pollux. Il avait la forme d’une coupe pointue renversée.
OBÉLISQUES : d’parèsun mot grec qui signifie « broche ». Ces grandes aiguilles de granit se dressaient devant les pylônes des temples. Ils symbolisaient le soleil et sa place au sein de la création. Pillés dès l’Antiquité romaine jusqu’au XIXe siècle de notre ère, ils ornent les grandes villes modernes. Seuls cinq se dressent encore en Égypte : au Caire, à Héliopolis, à Louxor et les deux derniers à Karnak.
OBERMENZING : la tombe du chirurgien . Tombe numéro 7 de la nécropole celte de München-Obermenzing, elle date du IIIe siècle avant notre ère. Elle contenait les armes et les instruments de chirurgie d’un guerrier chirurgien.
OBERNDORF : nécropole celte du VIIIe au Ve siècle avant notre ère surla commune de Herzogenburg en Autriche. Trente-six tombes de guerriers et une tombe de femme contenaient des parures et des armes.
OBLAIRE : celui qui jongle avec des pommes. Mot désignant un barde du premier degré des filids.
OBOLE : monnaie d’argent d’Athènes.
OBSTRIGILLUM : chaussure à larges morceaux de cuir cousus à la semelle. On la maintenait sur le pied à l’aide d’un cordon.
OCCATOR : dieu agricole du Latium qui présidait au hersage.
OCCIDENT (EMPIRE D’) : de 395 à 476, un des deux empires formés par le démembrementdu vaste empire romain après Théodose. À dater d’Honorius, le premier empereur d’Occident, il y eut deux préfectures, celle des Gaules et celle d’Italie. La préfecture des Gaules comprit trois diocèses : Bretagne, Gaule et Hispanie. La préfecture de l’Italie en compta trois puis quatre, savoir : l’Italie propre, Rome, l’Afrique et l’Illyrie. Les sept diocèses étaient subdivisés en 57 provinces. Le premier empereur d’Occident fut Romulus-Augustule, qui abdiqua, contraint par Odoacre, roi des Hérules.
Les empereurs d’Occident sont :
Honorius 395-423
Valentinien III 425-455
Pétrone Maxime 455
Avitus 455-457
Majorien 457-461
Sévère 461-465
Anthémius 467-472
Olybrius 472
Glycérius 472-474
Julius Nepos 474-475
Romulus-Augustule 475-476
OCÉAN : divinité sans origine. Il épousa Téthys et eut pour filles, Eurynomé, Thétis et Persé. Lorsque Zeus combattit les Titans, Océan reçut Héra des mains de Rhéa et cacha la jeune déesse dans son palais situé à l’occident du monde. Comme fleuve, son cours limitait la terre de toutes parts. Formant un orbe immense, il n’avait ni source ni embouchure et donnait naissance à toutes les mers.
Hésiode, chez Océan est fils d’Ouranos et de Gaïa et l’aîné des Titans. Époux de Téthys, il en a 3 000 fleuves et autant d’Océanides. Apollodore dit que le Styx est l’un de ses bras et forme la dixième partie de l’océan entier.
OCÉANIDES : nymphes marines. Filles d’Océan et de Téthys. Au nombre de 3 000, comme les fleuves, leurs frères.
OCNOS : la lenteur personnifiée. Chez les Grecs, on le représentait sous les traits d’un homme qui tressait une corde, laquelle était dévorée au fur et à mesure par un âne.
OCNUS : fils du Tibre et de Manto, fondateur de la ville de Mantoue.
OCREA : jambière de bronze, d’étain ou de cuir qui protégeait le bas de la jambe. Les Romains en portaient une seule à la jambe droite.
OCREAE : jambière de métal ou de cuir. Elle était réservée aux centurions romains.
OCTAVE : voir AUGUSTE.
OCTAVIE : née vers 70 av. J.-C. Sœur d’Auguste, elle épousa d’abord Claudius Marcellus, puis Antoine en 40 av. J.-C. Ce dernier la délaissa pour Cléopâtre. Sa beauté, ses vertus et sa fidélité firent l’admiration de tous. Elle mourut en 11 av. J.-C.
OCTAVIE : sœur de Britannicus. Fille de Claude et de Messaline. Marié à Néron qui la répudia, elle fut exilée dans l’île de Pandataria. Néron la contraignit à s’ouvrir les veines pour le plaisir de sa maîtresse Poppée. Alle avait vingt ans (62 ap. J.-C.).
OCTOBRE : mois placé sous la protection du dieu Mars. Il était représenté par un chasseur ayant un lièvre à ses pieds, des oiseaux au-dessus de sa tête et une cuve à son côté.
OCTODURUS : oppidum gaulois dans les Alpes dans lequel voulut hiverner le général romain Galba en 57 avant notre ère. Trente mille Gaulois Véragres et Sédunes l’attaquèrent en vain, perdant 10 000 des leurs. Après sa victoire, Galba détruisit Octodurus.
OCTOPHORON : litière portée par huit esclaves.
OCULARIUS : oculiste. Les plus fameux d’entre eux étaiehnt d’origine gauloise.
OCYROÉ : fille de Chiron et de la nymphe Chariclo. Habile prophétesse, elle révéla à son père le destin qui l’attendait et fut métamorphosée en jument par Zeus.
ODENATH (SEPTIMUS) : chef arabe de Palmyre, époux de Zénobie, fut l’un des plus grands capitaines de son temps. Il sauva les provinces asiatiques de l’empire romain, en battant Sapor, roi de Perse, et en ruinant le parti de Quietus et et des chefs qui avaient pris la pourpre après Macrien. Pour tant d’exploits et de mémorables services, il reçut la pourpre et le titre d’Auguste de l’empereur Gallien, qui le reconnut pour son collègue, 263. Il se préparait à marcher contre les Goths, après avoir pris Ctésiphon et fait mourir Baliste, qui s’était révolté, quand il fut assassiné dans un festin, avec Hérode, son fils, à Héraclée, ville du Pont, 267. Les origines de ce valeureux guerrier sont peu connues. On croit que dans sa jeunesse il était chiekh d’une tribu sarrasine de l’Euphrate. On soupçonne Zénobie d’avoir été complice de son assassinat.
ODÉON : monument d’Athènes, où se faisaient les concours de musique et de poésie. Périctès construisit un second édifice de ce nom, où l’on donnait des représentations dramatiques. Hérode Atticus en bâtit un troisième qui subsiste encore. Paris possède un Odéon. C’est le second de nos théâtres classiques. Il fut bâti en 1782 sur les plans de Wailly et Peyre.
ODOACRE : roi d’Italie de 476 à 493. Fils du secrétaire d’Attila, Édécon. Après avoir erré dans le Norique, il s’engagea dans l’armée romaine. Prenant la tête des troupes, il contraignit l’empereur Romulus Augustulus à abdiquer, mettant fin à l’empire d’Occident. Odoacre réorganisa l’agriculture et l’administration. L’empereur d’Orient, Zénon, envoya contre lui Théodoric, roi des Ostrogoths. Battu sur les bords de l’Ionzo, puis à Vérone (489), il se défendit dans Ravenne jusqu’en 493. Il fut massacré au cours d’un festin.
ODRYSES : peuple qui occupait le centre de la Thrace. Ils eurent pour roi Térès, Sitalcès, Seuthès. Les Odryses s’allièrent à athènes au Ve siècle av. J.-C. Philippe de Macédoine les vainquit.
ŒBALOS : roi de Sparte. Fils de Cynortas. Il épousa Gorgophone et en eut Tyndare, Pirène et Aréné.
ŒBALOS : fils de Télon, roi des Téléboens, et d’une nymphe du Sébéthos. De Taphos, il vint s’établir en Campanie et secourut Énée dans une guerre contre Turnus.
ŒDIPE : d’après Homère, Œdipe, fils de Laïos et d’Épicaste, ignorant la parenté qui l’unissait à eux, tua son père et épousa sa mère. Lorsque la vérité fut établie, Épicaste se pendit. Œdipe, poursuivi par les Érinyes, continua cependant de régner à Thèbes. Il périt plus tard dans un combat.
ŒNÉE : roi de Pleuron et de Calydon. Fils de Porthaon. Frère d’Agrios et de Mélas. Il épousa Althée et en eut Agélaos et Méléagre. Comme il avait oublié de sacrifier à Artémis, la déesse en colère envoya un sanglier monstrueux ravager ses terres. Lorsque Bellérophon se rendit en Étolie, Œnée l’accueillit et lui fit présent d’une riche ceinture. La seconde femme du roi de Calydon s’appelait Péribée et mit au monde Tydée.
OENGUS LE MAC OC : Le Choix Unique. Fils adultérin de Dagda et d’Éithné. Le dieu Mider l’éleva. Oengus était un dieu solaire. Vêtu d’un manteau aux rayons d’or, il coupa la tête de la sorcière Fuamnach pour faire cesser les sorts qu’elle avait lancés. Après avoir tracé le lit de douze rivières et défriché douze plaines en une seule nuit pour le compte de Mider, il se battit contre Ethal qui refusait de laisser partir sa fille Caer Ibormaith, ayant la particularité de vivre un an sous la forme d’un cygne et un an sous sa forme humaine. Oengus se transforma lui-même en cygne et alla rejoindre Caer.
ŒNOMANCIE : divination d’après la couleur et le goût du vin.
ŒNOMAÜS : roi de Pise, fils d’Arès ou d’Alxion, ou d’Hypérochos et d’Harpinna ou de Stérope. Suivant Apollodore, il eut de Stérope une fille, nommée Hippodamie. Un oracle lui ayant dit qu’il mourrait le jour où sa fille trouverait un époux, il annonça qu’il ne donnerait Hippodamie qu’à celui qui le surpasserait à la course de chars. Chaque fois qu’un concurrent se présentait, Œnomaüs le poursuivait sur son char mené par des chevaux rapides et le tuait d’un coup d’épée. Quinze prétendants périrent ainsi. Enfin Pélops se présenta et vainquit le roi qui se donna la mort en maudissant son cocher qui avait aidé Pélops.
ŒNOMAÜS : philosophe cynique grec, né à Gadara. Il vécut au IIe siècle av. J.-C. Il nous reste une grande partie de son livre : les Oracles ou les prestiges dévoilés.
ŒNONE : nymphe de l’Ida, fille du dieu-fleuve Cébren. Amante d’Apollon. Le dieu lui apprit la divination et l’art de connaître les simples. Elle épousa Pâris auquel elle conseilla de ne pas enlever Hélène. Suivant Tzetzès, furieuse de voir son amour méprisé, elle envoya son fils Corythos servir de guide aux vaisseaux grecs rassemblés à Aulis. N’ayant pu guérir Pâris blessé dont elle avait pitié, elle s’étrangla avec sa ceinture, ou se fit brûler sur le bûcher de Pâris, ou se jeta du haut d’une tour.
ŒNOPIDÈS : astronome et mathématicien grec, né à Chios. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Influencé par ses voyages en Égypte, il découvrit l’obliquité de l’écliptique et le mouvement propre du soleil.
ŒNOPION : fils de Dionysos, de Thésée ou de Rhadamanthe et d’Ariadne. Il épousa la nymphe Hélice et en eut cinq fils, Talos, Évanthès, Mélas, Salagos et Athamas, et une fille, Mérope. Originaire de la Crète, il vint habiter l’île de Chio que lui donna Rhadamanthe. Là, il se vengea d’Orion qui avait violé sa fille en lui crevant les yeux. Puis il se cacha dans une grotte pour échapper à la vengeance du géant.
ŒNOPOLIUM : boutique de marchand de vin.
ŒNOTROS : le plus jeune des Lycaonides. Il conduisit une colonie d’Arcadiens en Italie et donna le nom d’Œnotrie au pays dans lequel il venait de s’installer.
ŒONOS : fils de Licymnios et cousin d’Héraclès. Il fut tué à Sparte par les fils d’Hippocoon. Héraclès vengea sa mort et déposa les os de son cousin à Sparte.
ŒUF DE SERPENT : talisman druidique très recherché dans le monde antique. Il faisait gagner les causes litigieuses et attirait la sympathie des Grands. En 43 de notre ère, l’empereur Claude promulgua des lois contre le port des objets maiques et l’un des premiers àn être puni de mort pour possession d’un « œuf de serpent » fut un chevalier romain.
OFFRANDE : acte du culte qui consistait à présenter de la nourriture aux dieux. Trois fois par jour, les prêtres offraient de la viande de bœuf, des oies, des légumes, des fruits, des fleurs, des vins, des bières et des parfums aux dieux du temple. Tous ces mets étaient purifiés à l’encens et à l’eau avant d’être consacrés et présentés à toutes les statues du temple. Comme les dieux n’en mangeaient que le double invisible, ces repas étaient ensuite partagés par les prêtres. L’offrande aux morts suivaient les mêmes principes.
OGAM : écriture sacrée et secrète utilisée par les Goïdels vers le Ve siècle de notre ère. Proche des runes, elle combinait diverses encoches symbolisant les lettres de l’alphabet druidique des arbres.
OGDOADE : groupe de quatre dieux et de quatre déesses primordiaux : Noun et Nounèt (l’océan primordial), Hehou et Héhet (l’infini), Kek et Kekét (les ténèbres), Amon et Amonet (le mystérieux). Engendrés par le limon humide lors du retrait des eaux, on les représentait avec des têtes de serpent ou de grenouille. Les huit dieux donnèrent leur nom à la ville d’Achmounein.
OGIR LE TERRIBLE : dieu nordique de la mer et de la mort. Joueur de harpe, il habitait sur une île avec ses neuf filles.
OGMA : dieu de l’éloquence chez les Tuatha Dé Danann. Il devint l’Ogmios des Gaulois. Père de trois fils : le guerrier Éathur Mac Cuill, l’agriculteur Theathur Mac Cecht et le roi Céathur Mac Greine, tous trois mariés respectivement avec Cuill la noisette, Cecht le soc et Greine le soleil. Un quatrième fils, Tuirenn, lui donna pour petit-fils les trois druides primordiaux Brian, Iuchar et Iucharba.
OGMIOS : dieu gaulois de l’éloquence. Des chaînes liaient la langue de cet hercule (ou vieillard) vêtu d’une peau de lion aux oreilles de ceux qui l’entendaient. Armé d’un arc et d’une massue, ils symbolisait aussi la force.
OGYGÈS : fils de Bœotos et roi des Hectènes, peuple primitif de la Béotie. La Béotie s’appelait alors Ogygie. Sous son règne, une inondation causée par le débordement du lac Copaïs ravagea la plaine béotienne. Ce cataclysme est connu sous le nom de déluge d’Ogygès. Les traditions attiques nous racontent qu’Ogygès se rendit en Attique, y fonda Éleusis en l’honneur de son fils Éleusis né de l’Océanide Dïra et que sous son règne ses états furent inondés.
OÏCLÉE : fils d’Antiphates d’Argos et père d’Amphiaraüs. Diodore le fait fils de ce dernier, et Pausanias lui donne Manthios pour père. Il fut tué en Troade lors de l’expédition d’Héraclès contre Laomédon.
OIE : les Celtes attribuaient des pouvoirs divinatoires à cet oiseau qui était un messager de l’Autre Monde.
OÏLÉE : roi de Locride. Fils d’Odœdocos et de Laonome. Époux d’Ériopis dont il eut Ajax. Une esclave nommée Rhénée lui donna un autre fils, Médon. Oïlée prit part à l’expédition des Argonautes.
OLEN : prête et poète originaire de Xanthe en Lycie ou des pays hyperboréens. Il fut le premier chantre de la religion apollinienne qu’il introduisit à Délos.
OLÉNOS : fils d’Héphaïstos et d’Aglaé. Père des nymphes Hélice et Æga, nourrice de Zeus.
OLIBAN : en ancien égyptien, « ântyou ». Nom du véritable encens utilisé dans les temples.
OLITOR : jardinier cultivant les légumes.
OLIVARIUS : surnom sous lequel Hercule avait un temple à Rome près de la porte Trigemina.
OLIVIER : l’olivier fit son apparition en Égypte lors de l’invasion des Hyksôs, vers 1780 av. J.-C. L’huile d’olive supplanta rapidement toutes celles qui étaient jusque-là employées dans l’alimentation.
OLLA : grand pot d’une contenance de plusieurs litres. Il servait à cuire les denrées et à conserver les fruits.
OLLA OSSUARIA : jarre dans laquelle on conservait les os et les cendres des morts des familles pauvres. La plupart du temps, enterrée jusqu’à l’ouverture dans une chambre funéraire contenant d’autres jarres, elle était recouverte d’une tuile marquée au nom du défunt.
OLLARIUM : niche qui contenait les urnes funéraires.
OLLAVE : poète irlandais de heut rang. Il avait le droit de proter des vêtements de six couleurs différentes comme la reine.
OLWEN : la Trace Blanche. Poétesse sous les pas de laquelle poussaient des trèfles blancs. Fille du géant Yspaddaden Penkawr. Beauté parée de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et de l’or du soleil, elle épousa Kulhwch l’Homme Noir, qui était né dans une auge à cochons.
OLYMPE : instituteur de Zeus. Ce fut de lui que Zeus prit le nom d’olympien.
OLYMPE : célèbre montagne de Thessalie. La plus haute de toute la Grèce. Antérieurement à Homère, il y avait déjà au pied de l’Olympe des écoles musicales où les chantres étudiaient leur art. ce furent eux qui firent de l’Olympe la demeure des Muses et des autres dieux. Zeus habitait le sommet, dans un palais construit par Héphaïstos.
OLYMPIADE : période équivalant à quatre de nos années. L’olympiade s’ouvrait et se fermait sur les jeux olympiques La première olympiade commença en l’an 776 av. J.-C., la dernière (293) se termina en l’an 394 de notre ère.
OLYMPIADE ou OLYMPE (SAINTE) : dont la fête est célébrée le 17 décembre, vécut de 368 à 410. Épouse de Nébride, préfet de Constantinople, et veuve après 20 mois de mariage, elle mena une vie exemplaire.
On célèbre aussi, le 12 janvier, la fête d’une autre sainte Olympe.
OLYMPIAS : fontaine voisine du mont Olympe, dans le voisinage de laquelle il sortait de terre des tourbillons de flammes, que les Arcadiens regardaient comme une suite du combat des Titans contre les dieux.
OLYMPIAS : fille de Néoptolème II, roi d’Épire, épouse de Philippe, roi de Macédoine, et mère d’Alexandre le Grand. Femme violente et passionnée, querelleuse et cruelle, elle fut répudiée par Philippe qui épousa Cléopâtre, la nièce d’un de ses généraux. À la mort du roi, elle quitta l’Épire et recommença à intriguer. Elle fit tuer Cléopâtre tout en s’attirant la bienveillance d’Alexandre. Elle troubla la Macédoine, lutta contre le régent Antipater et, six ans après la mort de son fils, elle fit assassiner Philippe Arrhidée et sa femme Eurydice. Cassandre l’assiégea dans Pydna, la fit prisonnière et la livra aux parents des victimes qui l’égorgèrent en 317 av. J.-C.
OLYMPIE : localité près de Pise en Élide où se tenaient les jeux Olympiques, en l’honneur de Zeus olympien. Bois sacré, stade, statues formaient un ensemble, avec un temple dans lequel on pouvait admirer la statue de Zeus, œuvre de Phidias, haute de neuf mètres sur un piédestal élevé de douze mètres.
OLYMPIODORE : philosophe grec, de l’école néo-platonicienne d’Alexandrie. Il vécut au VIe siècle de notre ère. Il a laissé une Vie de Platon et des Commentaires sur le Premier Alcibiade, sur le Gorgias, sur le Philèbe.
OLYMPIQUES (JEUX) : fêtes nationales grecques célébrées à Olympie, instituées par Héraclès. Interrompues très longtemps, elles reprirent en 884 av. J.-C. sous Pélops et furent définitivement constituées en 776 et administrées par les Eléens. Ces jeux célébrés tous les quatre ans commençaient au solstice d’été et duraient cinq jours, pendant lesquels avaient lieu des courses de chevaux et de chars, les luttes du pancrace et du pentathle. Les vainqueurs recevaient une couronne d’olivier et étaient conduits en triomphe dans leur ville natale.
OLYMPOS : célèbre musicien d’origine phrygienne. Il vécut au VIIe siècle av. J.-C. Il fut l’un des principaux créateurs de la musique grecque. On le croit inventeur des nomes sur les dieux (mélodies antiques) et on lui attribue aussi le mode armalien, sorte de mélopée plaintive jouée à la flûte.
OLYNTHE : ville de Chalcidique sur le golfe Toronaïque. Colonisée par les Athéniens en 433 av. J.-C., elle devint la métropole des trente villes environnantes. Philippe, père d’Alexandre le Grand, la prit en 348 av. J.-C.
OLYRAS : dieu-fleuve, voisin des Thermopyles et du mont Œta. Il essaya d’éteindre le bûcher allumé par Héraclès.
OMBOS : ville antique face à Koptos. Le dieu Seth y était adoré.
OMBRE : chez les anciens, l’ombre était quelque chose d’intermédiaire entre le corps et l’âme. Elle servait d’enveloppe à l’âme. C’était cette ombre qui descendait aux enfers.
OMBRIE : ancienne contrée d’Italie, habitée par les Ombri (hommes vaillants, en langue celtique), était comprise entre la Gaule cisalpine, l’Etrurie, le Picenum et le pays Sabin. Villes principales : Fulginium, Sena Gallica, Iguvium. Leur puissance, qui dura trois siècles, fut brisée par l’invasion Étrusque. Ils étaient divisés en un grand nombre de peuplades, énergiques, mais souvent en lutte. Plus tard, les Ombriens, d’accord avec les Samnites et les Étrusques, luttèrent longtemps contre Rome. Ils furent soumis en 280 av. J.-C.
OMOPHAGIES : fêtes, dans les îles de Chio et de Ténédos, en l’honneur de Dionysos Omadios. On lui sacrifiait un homme dont on déchirait les membres les uns après les autres.
OMPHALE : reine de Lydie. Veuve de Tmolos et amante d’Héraclès. Elle eut du héros un fils nommé Lamos, Laomède ou Alcée. Athénée parle d’Omphale comme d’une femme de basse condition qui dut à sa beauté de monter sur le trône, où elle fut portée par les bras de ses amants. À peine maîtresse du pouvoir, elle livra les femmes et les filles de ses anciens favoris aux plus vils esclaves.
ONAGRE : engin d’artillerie employé par les Romains. D’un emploi difficile et dangereux, il tirait des projectiles en trajectoire elliptique.
ONAMACRITE : poète grec (520-485 av. J.-C.). Selon Hérodote, il prit part au mouvement religieux et poétique que les fils de Pisistrate provoquèrent à Athènes. Il fut chargé de coordonner et de recueillir les oracles de Musée, y mêla de nombreux vers de sa composition et, pour cette fraude, fut chassé d’Athènes. Ce fut lui qui, à Suse, conseilla à Xerxès l’expédition contre la Grèce.
ONATAS ou ONASIAS : statuaire et peintre de la Grèce, né à Eugine, vers le milieu du Vème siècle av.J.-C., avait fait, selon Pausanias, un grand nombre de statues, dont aucune n’est arrivée jusqu’à nous. On cite de lui un Hercule, haut de 10 coudées, un Hermès, le Char de bronze et le Groupe des héros grecs tirant au sort celui combattra Hector, statues placées à Olympie. Parmi ses peintures, Pausanias signale celles qui décoraient un des temples de Platée.
ONCA : surnom d’Athéna à Oncée en Béotie, où elle avait un temple. Eurotas lui en fit construire un autre à Amyclée. Cinq pierres monumentales brutes, de couleur noire, formaient les quatre murs et la couverture de ce temple.
ONCOS : fils d’Apollon et fondateur de la ville d’Oncée en Arcadie. Il possédait des cavales magnifiques au milieu desquelles Déméter vint chercher un refuge contre les poursuites de Poséidon. Possesseur du cheval Arion, il en fit présent à Héraclès.
ONÉSICRITE : historien grec du IVe siècle av. J.-C., né à Astypalée. Disciple de Diogène le Cynique, il devint l’un des pilotes de la flotte d’Alexandre le Grand. Il composa une histoire de la vie du conquérant. Nous ne possédons que quelques fragments de ses écrits.
ONÉSIME (SAINT) : évêque et martyr, natif de Phrygie, mort en 95 ap. J.-C., fut d’abord esclave de Philémon de Colosse, qu’il vola et abandonna pour gagner Rome, où il fut converti au christianisme par saint Paul. Ce dernier, dans une lettre touchante, placée au canon des livres saints, le fit rentrer en grâce auprès de son maître, qui lui pardonna et l’affranchit. Dans la suite, Onésime fut évêque de Bérée, en Macédoine, où il souffrit le martyre, selon les uns, et selon d’autres à Rome, sous Trajan. On le fête au 2 mars. Un autre Onésime est honoré le 16 février.
ONIAS : nom de grands pontifes des Juifs. Le premier succéda à Jaddus, 321-300 av. J.-C. Le deuxième régna de 241 à 229, et faillit causer la ruine des Juifs pour avoir manqué de payer le tribut à Ptolémée Evergète. Le troisième, vers l’an 200, petit-fils du précédent, reçut la fameuse ambassade des Lacédémoniens, fut dépouillé de la souveraine sacrificature par Antiochus Épiphane, puis tué à Antioche, près du bourg de Daphné, par Andronic, un des grands officiers de la cour d’Antiochus. C’est sous Onias III qu’arriva l’histoire d’Héliodore.
ONIROMANCIE : divination par les songes, sur laquelle un traité fut écrit par Artémidore au IIe siècle ap. J.-C.
ONKH-TAOUI : autre nom de la ville de Memphis qui signifie « Lavie des deux terres ».
ONOMANCIE : divination par les noms.
ONNOS ou OUNAS : dernier roi de la Ve dynastie. Il régna de 2490 à 2480.
ONOMARQUE : général phocidien pendant la troisième guerre sacrée. Enrichi par le pillage sacrilège de Delphes, il leva une puissante armée, prit Thronion, Amphissa, ravagea la Béotie, battit à deux reprises Philippe de Macédoine. À la troisième, il fut vaincu. S’étant jeté à la mer pour échapper à ses poursuivants, il se noya. Son corps fut attaché au gibet, traitement réservé au sacrilèges.
ONOSANDRE : écrivain de l’école platonicienne di (Ier siècle de notre ère). Il nous a laissé un traité de la Science du chef d’armée.
ONOURIS : dieu de This coiffé de plumes et tenant un harpon. Son nom signifie : « Celui qui a ramené la lointaine ». Il était celui qui faisait revenir l’œil du Soleil, la fille de Rê transformée en lionne furieuse.
OPET : déesse hippopotame adorée à Thèbes. Elle symbolisait la mère féconde et donna son nom à un temple de Karnak où elle mit au monde Osiris.
OPET DU SUD : nom égyptien du temple de Karnak (voir OPET).
OPHELTE : fils de Lycurgue, roi de Némée. Il périt très jeune par une imprudence de sa nourrice. Enseveli par les Argonautes qui instituèrent les jeux Néméens, il fut surnommé Archémore (mort prématurément).
OPHIEUS : le dieu aveugle. Nom d’Hadès chez les Messéniens. Les augures qui lui étaient consacrés avaient leurs yeux crevés dès leur naissance.
OPHIOMANCIE : divination en observant les mouvements des serpents.
OPHION : titan qui, avant Cronos et Rhéa, régnait dans le ciel avec son épouse Eurynomé. Tous deux furent vaincus par Cronos et précipités dans le Tartare.
OPHIR : nom d’un pays d’Orient cité dans la Bible, on ignore où il était situé. Salomon y envoyait des vaisseaux chercher de l’or : le voyage de la flotte, partie d’Asiongaber, durait trois ans.
OPHOÏS : enseigne sacrée portée lors des processions. Elle ouvrait la marche et son nom signifiait : « ouvreur des chemins ». Elle avait la forme d’un chacal.
OPHTALMOLOGIE : à l’époque gallo-romaine, les Gaulois se spécialisèrent en ophtalmologie. Ces ophtalmologistes, à la différence de leurs confrères romains et grecs, utilisaient des collyres solides. Ils exerçaient leur métier de façon itinérante. Leurs collyres étaient à base de fiel, de cuivre, d’aigue-marine, de cannelle, de rose, de myrrhe, de zinc, de soufre…
OPILIO : pâtre qui gardait un troupeau de moutons.
OPIMES : dépouilles, Spolia opima. C’était à Rome, les dépouilles enlevées à un chef ennemi tué par un général romain, et consacrées à Jupiter Férétrien. Trois fois seulement eut lieu à Rome cette cérémonie, avec Romulus (vainqueur d’Acron) ; avec Cornélius Cossus (vainqueur du Lars des Véiens, Tolumnius), et avec Marcellus (vainqueur de Viridomar, chef gaulois).
OPIMIUS (LUCIUS) : aristocrate opposé à Caius Gracchus (125-120 av. J.-C.), avec qui il engagea un combat sur les lois agraires. Détenant des pouvoirs illimités octroyés par le sénat, il massacra 3 000 personnes sur le mont Aventin et força Caius à se tuer. Il mourut en exil pour s’être laissé corrompre par l’or du roi Jugurtha.
OPIPUS (CAIUS) : officier et homme de confiance de Jules César pendant la guerre des Gaules (58-51). Il était chargé avec Cornelius Balbus du service de renseignements.
OPIS : vierge hyperboréenne qui, accompagnée d’Argé, apporta de riches présents à Délos pour accomplir un vœu fait au sujet de la grossesse de Léto. Elle était fille de Borée. Orion la viola.
OPIUS (CAÏUS) : officier et homme de confiance de Jules César pendant la guerre des Gaules (58-51). Il était chargé avec Cornelius Babul du service de renseignements.
OPONÉ : ville située au sud du cap Gardafui, c’est le « pays de Pount » des Égyptiens. On y trouvait l’oliban, la résine de térébinthe, l’ivoire, l’ébène et l’or.
OPPIDUM : ville fortifiée au sommet d’une montagne chez les Gaulois et les Ligures. Les plus célèbres furent Bibracte, Gergovie et Alésia. Ces capitales concentraient une majorité d’industries et de commerces entre leurs murs (surtout des forgerons et des bijoutiers).
OPPIEN : poète grec, né en Cilicie (IIe siècle de notre ère). Il écrivit un long poème en 3 506 vers : Halieutica (« Sur la pêche »). On dit qu’il mourut de la peste à 30 ans après avoir obtenu de Caracalla la grâce de son père, exilé par Sévère.
OPS : déesse romaine de la fécondité, de la production, des richesses. Femme de Saturne, elle avait deux temples à Rome. On lui immolait une vache pleine et une truie au mois d’avril. Sa fête (Opalia) se célébrait au mois d’août.
OPTIMUS MAXIMUS : très bon, très grand ; surnom de Jupiter.
OPTIO : grade de sergent de première classe dans l’armée romaine. Ce sous-officier portait l’enseigne.
OPTIO-SPEI : grade qui correspondait à celui d’un sergent-chef ou sergent-major. Les « optio spei » pouvaient être porte-aigle et candidat au rang d’officier.
OR : l’or symbolisait la chair des immortels. À ce titre, il n’entrait pas à l’origine dans la catégorie des métaux ayant une valeur économique. On le négocia à partir du Moyen Empire. Dès lors, il servit de monnaie d’échange.
OR : ce métal considéré comme un don des dieux entra dans la fabrication de la plupart des bijoux celtes et l’ornement des armes et des boucliers. Pour cueillir le gui, les druides se servaient d’une faucille en or.
ORACLE : celui d’Amon était le plus consulté parmi les nombreux oracles, qui se développèrent surtout à partir du Nouvel Empire. L’oracle permettait de résoudre des questions privées et des problèmes judiciaires. On désignait ainsi les criminels, les prévaricateurs, les voleurs et les receleurs. L’oracle pouvait être consulté lors des processions. Dans ce cas, il fallait observer la statue du dieu portée par les prêtres : si elle s’inclinait, la réponse était positive ; si elle reculait ou s’écartait, il était inutile d’espérer. On pouvait tirer au sort les réponses de l’oracle inscrites sur des lamelles de roseaux déposées au pied d’une statue divine et faire appel à un autre dieu si le premier ne donnait pas satisfaction.
ORACLES : révélations faites par les dieux aux hommes, et lieux consacrés par la religion pour les consultations de ce type. Les manifestations se faisaient par la voix des prophètes et des sibylles attachés au culte des dieux. Le plus célèbre fut celui de l’oracle d’Apollon à Delphes. Le dieu faisait connaître sa volonté par l’émanation d’une vapeur prophétique qui sortait d’un trou. À l’origine, on disait que l’exhalaison émanant des profondeurs sous le Parnasse faisait danser les chèvres. Le berger Corétas qui s’en était approché se sentit tout d’un coup saisi de mouvements violents et prononça des paroles étranges qui prédisaient l’avenir. On en conclut qu’il y avait quelque chose de divin dans ce phénomène et on installa un trépied au-dessus du trou devant lequel la pythie rendait les oracles. Il y eut jusqu’à trois pythies quand la célébrité de l’endroit s’étendit à tout le monde antique. Elles étaient assistées de prophètes qui prenaient soin des sacrifices et interprétaient les paroles des prêtresses.
ORACLES : les Romains consultèrent les oracles grecs jusqu’au IIIe siècle ap. J.-C.
ORANGE : Arausio. Capitale des Cavares, célèbre par la victoire des Teutons et des Cimbres sur Cépion, en 105 av. J.-C., Orange fut sinon fondée, au moins considérablement augmentée et embellie par les Romains, au temps de César, qui la colonisa.
ORARIA : écharpes ou mouchoirs que les empereurs faisaient distribuer aux spectateurs lors des jeux du cirque.
ORBONA : déesse protectrice des orphelins et des parents qui, ayant perdu leurs enfants, désiraient fonder une nouvelle famille. À Rome, son temple se situait près de celui des dieux lares.
ORCA : légèrement plus petite que l’amphore, l’orca au col étroit et long contenait du poisson salé, des figues sèches, de l’huile ou du vin.
ORCANETTE : plante qui entrait dans la coloration du lin.
ORCHOMÈNE : roi d’Orchomène en Béotie. Fils de Zeus, ou d’Étéocle. Il épousa Hermippé et en eut Minyas.
ORCHOMÈNE MYNIENNE : ville de Boétie, dont les ruines se voient près du village de Scripou, fut la capitale des Myniens jusque vers l’an 1200, époque où elle fut prise par les Thébains, qui la saccagèrent de nouveau en 368. En vain, les Athéniens, puis Philippe, tentèrent de la relever. Thèbes la maîtrisa et la ruina. Victoire de Sylla sur Archelaüs, en 87.
ORDINARII : nom donné aux esclaves principaux d’une maison, tels que le portier, le sommelier, l’économe. Ces esclaves achetaient leurs propres esclaves pour les servir.
ORESTE : la légende d’Oreste est l’une des plus complexes de l’antiquité ; elle a évolué selon les périodes de la civilisation grecque.
a) suivant Homère, Oreste était fils d’Agamemnon et de Clytemnestre, et frère de Chrysothémis, de Laodicé et d’Iphianasse. Huit ans après l’assassinat de son père tué par Égisthe, il se rendit de Mégare à Athènes et se vengea en faisant périr le meurtrier. Sophocle dans son Électre en fait un matricide : Oreste égorge sa mère avec une froide impassibilité sur ordre de l’oracle.
b) Plus tard, on ne put voir sans horreur Oreste souillé du sang de sa mère et les poètes laissèrent apparaître dans leurs compositions guidées par le progrès de la civilisation, l’idée morale et le déclin de la religion des premiers âges. Oreste égorge alors sa mère en frémissant (Eschyle), en accusant le dieu de démence (Euripide), tout en acceptant le châtiment mérité de Clytemnestre.
c) Suivant Euripide, après l’acquittement du meurtrier par l’aréopage, les Érinyes, mécontentes de ce jugement, continuèrent de poursuivre Oreste qui vint se réfugier à Delphes. Il allait se donner la mort sur le seuil du temple, lorsque la voix d’Apollon vint lui rendre espoir et lui ordonner d’apporter la statue d’Artémis Taurique à Athènes. Oreste se rendit donc en Tauride où, surpris par les habitants, il fut conduit avec Pylade au temple. L’un des deux hommes allait être sacrifié quand Oreste se fir reconnaître d’Iphigénie, sa sœur, prêtresse de l’endroit. Elle sauva Oreste et Pylade, puis s’enfuit avec eux en emportant la statue d’Artémis. Les Grecs attribuèrent ainsi un triple aspect à Oreste : agent d’Apollon, frère d’Iphigénie et grand voyageur. De retour à Mycènes, Oreste reprit son trône et tua l’usurpateur Ménélas. Époux d’Hermione dont il obtint la main en battant Pyrrhus, il mourut en Arcadie à l’âge de quatre-vingt-dix ans, des suites de la morsure d’un serpent.
ORESTIDES : fils, descendants ou sujets d’Oreste. Chassés du Péloponnèse par les Héraclides, ils s’établirent dans une contrée de l’Épire.
ORFÈVRERIE : le savoir-faire des orfèvres de l’ancienne Égypte nous a été révélé à travers de nombreuses découvertes dont les plus importantes furent celles des trésors de Zaqaziq et de Toutânkhamon. Il y a très peu de différence entre les techniques égyptiennes et celles de nos bijoutiers modernes. La ciselure, l’emboutissage, la gravure, l’incrustation, le sertissage n’avaient pas de secret pour les artistes qui utilisaient l’or, l’électrum, l’argent, la turquoise, la malachite, l’agate, l’onyx, la cornaline, le lapis-lazuli et l’améthyste pour réaliser des merveilles, dont les fameux pectoraux du Nouvel Empire. Les bijoux étaient non seulement portés par les rois et les nobles, mais par toute une frange importante de la population sous la forme de colliers, bracelets, diadèmes, bagues, boucles d’oreilles et périscélides.
ORGÉTORIX : roi des Helvètes qui, convoqué au tribunal des druides de sa cité, vint accompagné de 10 000 hommes. On fut obligé d’en venir aux armes pour imposer la lecture de la sentence. Il mourut en 60 avant notre ère au moment où il s’apprêtait à envahir la Gaule.
ORGEVAL : site archéologique sur la commune de Sammesous dans la Marne. On y a découvert une nécropole gauloise quadrangulaire de la moitié du IIIe siècle avant notre ère.
ORGOS : dieu de la création chez les Gaulois.
ORGYE : mesure de longueur. Elle valait 6 pieds grecs : 1,85 m.
ORIBASE DE PERGAME : disciple de Zénon de Cypre, médecin et ami de l’empereur Julien, questeur de Constantinople, exilé sous Valentinien Ier, rappelé sous Arcadius, avait composé 72 livres de médecine, dont il ne nous reste que 22.
ORIENT : sur l’arc de l’empereur Constantin, ce point cardinal est représenté par une femme juchée sur un char tiré par quatre chevaux. Elle tient d’une main une palme et dans l’autre un globe sur lequel se dresse un petit génie avec un voile étendu sur sa tête et un flambeau à la main, image de l’étoile du matin.
ORIENT (EMPIRE D’) : l’un des deux empires formés de l’empire romain, à la mort de Théodose, 395. Il dura jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs Ottomans, en 1453.
Empereurs d’Orient sous l’antiquité
1ère Dynastie Théodosienne
Arcadius 395
Théodose II 408
Pulchérie, seule 450
Pulchérie et Marcien 450
Marcien, seul 453
2ème Dynastie de Thrace
Léon Ier 457
Léon II 474
Zénon (1ère fois) 474
Basilisque 475
Zénon (2ème fois) 477
Anastase Ier 491
ORIGÈNE : docteur de l’Église, fils d’un père martyr, Léonide, naquit à Alexandrie en 185. Il fut de bonne heure versé dans les Écritures sacrées, et put, à 18 ans, succéder à saint Clément, son maître, comme catéchiste de l’école d’Alexandrie. Comme il enseignait la théologie aux filles et aux femmes aussi bien qu’aux hommes, pour prévenir le scandale, il se mutila. De retour d’un voyage à Rome, en 211, il publia des ouvrages qui firent grand bruit et lui attirèrent la jalousie de l’évêque d’Alexandrie, Démétrius, qui lui reprocha surtout d’avoir prêcher dans les églises de Palestine, bien qu’il ne fût pas prêtre. Mais les évêques de Palestine le soutinrent, et l’ordonnèrent prêtre en 230. Chassé d’Alexandrie par Démétrius, excommunié par un concile d’Égypte, Origène gagna Cérasée, où il ouvrit une école, d’où sortirent saint Grégoire Thaumaturge et saint Athénodore. Entre la persécution de Maximin et celle de Dèce, il fit un voyage à Athènes et prêcha en Cappadoce et en Arabie. Mis à la torture sous Dèce, il mourut peu d’années après à Tyr, 254, laissant planer sur sa doctrine des soupçons d’hérésie. Il admettait en effet la préexistence des âmes, des peines non éternelles, Jésus seulement fils de Dieu par adoption.
ORILOQUIE : nom que donnent à Iphigénie les écrivains qui parlent de sa résurrection par Artémis et de son mariage avec Achille dans l’île des Bienheureux.
ORION : géant béotien célèbre par sa beauté et par son amour pour la chasse. Il était autochthone, c’est-à-dire né de la Terre, ou fils d’Hyriée, ou d’Œnopion. Hyriée, roi de Thèbes, ayant donné l’hospitalité aux dieux Zeus, Hermès et Poséidon, ceux-ci lui dirent de former un vœu. Hyriée demanda un fils. Alors les dieux urinèrent sur la peau de la génisse tuée pour le repas et l’enfouirent sous terre. Au bout de neuf mois, Orion en sortit. Doué par Poséidon de la faculté de marcher sur les flots, il devint d’une taille telle que lorsqu’il descendait dans la mer, ses épaules dépassaient les vagues. Suivant Diodore, il creusa un port pour le roi Zancius et éleva le promontoire de Pélore sur lequel il bâtit le temple de Poséidon. Époux de Sidé qui périt par la colère d’Héra, il en eut deux filles, Ménippé et Métioché. Il devint amoureux de Mérope ou d’Aero, fille d’Œnopion, et la demanda en mariage pour avoir tué toutes les bêtes sauvages de l’île de Chio. Ayant essuyé un refus, il viola Mérope. Le père implora alors le secours de Dionysos qui envoya ses satyres pour plonger le géant dans un profond sommeil. Œnopion profita de ce moment pour lui crever les yeux. Orion recouvra la vue en marchant face au soleil levant, guidé par un enfant qui vivait dans l’une des forges des Cyclopes. Puis il retourna à Chio pour se venger d’Œnopion, mais ce dernier, caché par ses sujets, lui échappa. Orion se rendit alors en Crète où il chassa avec Artémis.
ORIOS : centaure tué par Héraclès devant la grotte de Pholos. Il était représenté sur le bouclier d’Héraclès et sur le bas-relief du trône d’Apollon à Amyclées.
ORIPPOS : le premier qui concourut tout nu aux jeux olympiques. Il était de Mégare.
ORITHYIE : amazone. Fille de Marthésie et sœur d’Antiope. Voulant venger celle-ci, dont Héraclès s’était emparée, elle envahit l’Attique avec une armée de Scythes commandée par Panasagoras. Elle fut vaincue par les Athéniens.
ORNATRIX : femme esclave chargée de la toilette de sa maîtresse.
ORNITHOMANCIE : divination tirée du vol, du cri ou du chant des oiseaux. Suivant Pline, le sang de certains oiseaux produisait un serpent qui communiquait à celui qui le mangeait l’intelligence du langage des oiseaux.
ORNITHON : basse-cour d’une ferme romaine. On y trouvait une quantité d’oiseaux différents élevés et engraissés.
ORODÈS ou ORODE : roi des Parthes. Successeur de son frère Mithridate III. Il régna cinquante ans au premier siècle av. J.-C. Surena, son général, vainquit et tua Crassus en 53. Les Romains prirent leur revanche avec Ventidius qui écrasa ses armées et tua son fils Pacorus. Orodès fut assassiné par son fils Phraatès en 37 av. J.-C.
ORONTE : capitaine qui suivit Énée en Italie.
OROPOS : capitale du petit pays appelé Oropia, sur les limites de l’Attique et de la Boétie, près de l’Euripe, sur lequel elle avait le port Delphinion (aujourd’hui Skala). Elle fut disputée par ses puissants voisins. En 402 av. J.-C., les Thébains en transportèrent les habitants sur la rive gauche de l’Asopus et y bâtirent la nouvelle Oropos, aujourd’hui dans la province d’Attique et Boétie.
OROSE (PAUL) : historien et théologien du Vème siècle ap. J.-C., né en Espagne, probablement à Tarragone, disciple et admirateur de saint Augustin et de saint Jérôme, déploya un grand zèle contre les pélagiens, qu’il tenta de faire condamner dans un synode de Jérusalem. Il a laissé Historiarum adversus paganos libri VII, catalogue des fléaux et calamités qui ont affligé l’humanité depuis Adam jusqu’en 417. C’est un plaidoyer en faveur des chrétiens, qu’on accusait d’attirer des catastrophe sur l’empire.
ORPHÉE : chantre thrace. Fils d’Apollon ou d’Œagre et de la muse Calliope. Dans les Argonautiques, on le qualifie de chef des Cicone, riches en troupeaux. Inventeur de la cithare, il chantait et jouait de la lyre avec tant d’adresse et de charme, que les arbres et les rochers quittaient leurs places, les fleuves suspendaient leur cours, les bêtes féroces s’assemblaient autour de lui pour l’écouter. Désigné par les Argonautes pour les accompagner en Colchide, il fit des prodiges avec sa lyre. Une légende immortalisée par les vers de Virgile nous représente Orphée uni à Eurydice qu’il avait épousée dans le pays des Cicone. Eurydice mourut et Orphée descendit aux enfers où il charma par son chant les divinités infernales et obtint d’elles le retour de sa femme à la vie, à condition de ne pas la regarder avant d’avoir franchi les limites du sombre royaume. Orphée, impatient, oublia la défense. Il revit Eurydice pour la dernière fois. Suivant les auteurs, Orphée se tua pour ne pas survivre à la perte d’Eurydice ou il fut foudroyé par Zeus parce qu’il avait voulu révéler les secrets des dieux. Selon Platon, il périt pour n’avoir pas voulu mourir à la place de son épouse. La légende la plus prisée à l’époque antique le fait mourir déchiré par les femmes thraces, soit qu’il eût méprisé le culte de Dionysos, soit à cause de la haine qu’il portait au sexe féminin. La tête d’Orphée et sa lyre furent jetées dans l’èbre et portées par les flots jusqu’à Lesbos. Là, la tête s’arrêta dans une fissure de rocher et rendit des oracles ; la lyre, placée dans un temple, s’y voyait encore du temps de Lucien. Transportée parmi les astres, elle forma une constellation.
ORTHIA : surnom d’Artémis-Lune dont le culte paraît avoir été apporté de Lemnos à Sparte, où on célébrait en son honneur une fête avec flagellation. Artémis Orthia semble originaire d’Arcadie, d’où son culte serait passé à Lemnos et serait devenu orgiaque.
OSÉE : en hébreu Hosea, sauveur, le premier des douze petits prophètes, vécut à Samarie au VIIIème siècle av. J.-C. Il s’éleva contre la corruption d’Israël, et prédit le châtiment prochain.
OSÉE : fut le dernier roi d’Israël, de 726 à 718 av. J.-C. Il avait tué l’usurpateur Phacée pour régner. Salmanazar le vainquit et l’emmena captif en Médie, ainsi que les 10 tribus.
OSCILLES :
1. Figurines humaines dont la tête seule était bien formée. On les consacrait à Saturne en les faisant toucher ou en les suspendant à sa statue. Elles préservaient de la magie et des enchantements.
2. Petits masques d’ivoire représentant souvent Bacchus. Les paysans les pendaient au milieu des vignobles afin de favoriser les récoltes.
OSIRIAQUE : se dit du pilier auquel s’adosse le colosse royal ayant l’apparance d’Osiris momifié.
OSIRIS : dieu de la végétation, successeur du dieu Andjéty à Busiris. Époux de sa sœur Isis, il faisait partie de l’ennéade d’Héliopolis. Seth l’assassina, le dépeça et jeta ses morceaux dans le Nil. Isis parvint à les retrouver avec l’aide de Nephthys. Ayant reconstitué le corps de son époux, elle le ressuscita et fit de lui le roi des morts. Horus, le fils d’Osiris et d’Isis, récupéra l’héritage et devint le principe du Bien. Le culte d’Osiris se répandit dans la plupart des pays du monde antique. On célébrait sa résurrection au mois de khoïak. Dans l’au-delà, il procédait à la pesée des âmes des défunts et était assisté de Thot et d’Anubis.
OSISMES : Gaulois d’Armorique qui vivaient dans l’actuel département du Finistère.
OSIUS : évêque de Cordoue en 295, souffrit la persécution sous Maximien ; mais sous Constance, il faiblit et signa la formule arienne de Sirmium. De retour en Espagne, il protesta contre la violence qu’on lui avait faite. Il mourut en 358. Il avait présidé le concile de Nicée, 325.
OSLA GYLLELLFAWR : Osla au Grand Couteau fut un ami du roi Arthur avant de se déclarer son ennemi. Son couteau magique pouvait se transformer en pont.
OSSARIUM : coffre de pierre ou de marbre dans lequel on déposait un vase contenant les cendres et les os d’un défunt.
OSSARN : site celte sur la commune de Herzogenburg en Autriche. On y a découvert de nombreuses tombes dont celle d’une jeune fille de dix-huit ans. Toutes contenaient de remarquables objets.
OSSIAN : fils du barde Fingal. Ossian vécut au IIIe siècle de notre ère. En 1760, le poète écossais Macpherson lui attribua des chants épiques.
OSTIARIUS : esclave qui se tenait près de la porte d’entrée dans une loge et faisait office de portier. Au début de la République, cet esclave était enchaîné.
OSTIUM : mot désignant une porte à l’intérieur d’une maison.
OSTORIUS (SCAPULA) : légar romain qui succéda à Plautius sur l’île de Bretagne de 47 à 51. Il vainquit les Celtes Icènes avant d’attaquer les Celtes Canges, Silures et Ordaviques commandés par Caractacos. Au cours d’une grande bataille il fit prisonniers la femme, la fille et les frères de Caractacos. Ce dernier, acculé à la défaite, se réfugia chez la reine des Brigantes qui le livra aux Romains. Ostorius mourut en 51 en pleine guerre contes les Silures.
OSTRACON ou OSTRACA : mot grec employé en archéologie pour désigner les fragments de poteries ou les éclats de calcaire portant des textes ou des dessins. Le papyrus étant cher, les écoliers, les juristes et les architectes les employaient pour leurs brouillons, esquisses, études et plans.
OSTRACISME : à Athènes, sorte de jugement spontané, rendu par les citoyens contre tout homme regardé comme dangereux. L’ostracisme entraînait l’exil pour dix ans, mais n’atteignait ni les biens ni l’honneur du condamné. Les votants inscrivaient le nom de la personne mise en jugement sur une coquille. Pour être condamné, il fallait 6 000 suffrages. L’ostracisme resta en vigueur de 509 à 417 av. J.-C.
OSTROGOTHS : étaient en Pannonie, au Vème siècle, comme le défenseurs de l’Empire sur le Danube, quand l’empereur Zénon leur offrit des terres en Italie, s’ils pouvaient en chasser les Hérules, 489. Théodoric, alors roi des Ostrogoths, s’élança sur Odoacre, le vainquit et en 4ans, 489-493, mais il choisit pour administrateurs des officiers romains et respecta la religion établie (les Ostrogoths étaient ariens). Sous ce chef, le royaume des Ostrogoths atteignit son apogée. Il embrassait toute l’Italie avec la Sicile, la province d’Arles (Gaule), l’Illyrie occidentale avec les deux noriques et les deux Pannonies, enfin la Rhétie. Peu après la mort de Théodoric, 526, ce vaste domaine, qui par les Wisigoths d’Espagne, alliés et dépendants, occupait tout l’Occident et le dominait, eut un déclin rapide.
Voici quels furent leurs roi de 493 à 553 :
- 493 - 526 : Théodoric,
- 526 - 535 : Athlaric,
- 534 - 535 : Amalasonthe et Théodat,
- 535 - 536 : Théodat
- 536 - 540 : Vitigès,
- 540 - 541 : Ildebald,
- 541 : Eraric,
- 541 - 552 : Totila
- 552 - 553 : Téias
OSYMANDIAS : nom donné au temple funéraire de Ramsès II par Diodore de Sicile au Ier siècle avant notre ère.
OTHON (MARCUS SALVIUS OTHO) : empereur romain. Né en 32 ap. J.-C. Favori de Néron, mari de Poppée. Il commença sa carrière comme questeur en Lusitanie où il demeura dix ans. Élu empereur par les prétoriens qui venaient d’assassiner Galba et Pison (69), il dut combattre les légions de Germanie commandées par Cœcina et Valens, lieutenants de Vitellius. Après la défaite de ses troupes, Othon se suicida à Brixellum au bout de trois mois de règne.
OUABIT : « salle pure ». Nom d’une partie du temple d’Hathor à Dendérah où les prêtresses renouvelaient l’ordre cosmique.
OUABOU : nom qui désignait un religieux dépendant du temple. Il signifiait « le pur ».
OUABOUTS : les ouabouts étaient les prêtresses « préparatrices et pures » qui aidaient la première servante dans les temples d’Hathor ou de Neith.
OUADI FAWAKHIR : dépression du désert oriental entre Koptos et la mer Rouge. Les Égyptiens en extrayaient de l’or.
OUADI HAMMAMAT : dépression du désert oriental, par laquelle passaient les caravanes, située entre Koptos et la mer Rouge. Les Égyptiens y exploitaient des carrières de schiste et de brèche verte pour les statues, les sarcophages et les naos.
OUADI NATROUM : dépression située à l’ouest du delta du Nil. Le natron et le sel y étaient recueillis. Autrefois appelée « oasis du Sel », elle prit le nom de Scété lorsque les chrétiens y bâtirent de nombreux couvents.
OUADJET : déesse cobra de la Basse-Égypte. Elle protégeait le roi de ses ennemis en crachant son venin.
OUADJ-HOR-RESNÉ : médecin royal de Cambyse (524-522). Il fit chasser les indigents et les étrangers ayant élu domicile dans le temple de Neith à Saïs.
OUADJIT : littéralement : « la fraîche ». L’ouadjit était la pâte avec laquelle les Égyptiens préparaient les pains servant à la fabrication de la bière.
OUADJMÈS : second fils de Thoutmôsis Ier (1520-1520).
OUAH : sommelier du roi Thoutmôsis Ier (15O5-1450). Son tombeau est situé à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
OUAOUAT : région de Basse-Nubie, située entre la première et la deuxième cataracte. Les Égyptiens appelèrent les habitants de cette région les Néhésious, puis cette appellation s’étendit à l’ensemble des populations de la Nubie dès la XIIe dynastie vers 1900 av. J.-C.
OUATET-KHETOR : épouse du prêtre Mereroukha, vizir de Téti Ier, vers 2475 avant notre ère. Elle exerça les fonctions de prêtresse d’Hathor.
OUBANOUÉ : chef lecteur qui, au moyen d’une formule magique et d’un crocodile de cire, se serait transformé en vrai crocodile afin déliminer un rival.
OUBAOU : officier de bouche, chargé du service à la table royale.
OUCHERTI : « répondant », en égyptien, les ouchebtis étaient des figurines destinées à remplacer le mort pour les corvées imposées dans l’autre monde. Ces serviteurs étaient aussi nombreux que les jours de l’année.
OUDJ : ordonnance promulguée par le roi.
OUDJAH ORRESMÉ : prêtre de Saïs, conseiller du roi Cambyse sous la XXVIIe dynazstie perse, vers 524 avant notre ère. Il joua un rôle important de médiateur entre les envahisseurs et le peuple égyptien.
OUADJAT : nom féminin, œil de Rê. Il signifiait « ce qui est complet ».
OUHAT : chaudron, dans l’ancienne Égypte. De ce mot a été tiré « oasis ».
OUNAMON : héros d’une aventure écrite vers l’an 1000 avant notre ère. Surmontant maintes épreuves, Ounamon parvient à rapporter le bois nécessaire à la construction de la barque sacrée d’Amon après un périple qui le conduit au pays des Échelles du Levant.
OUNAS : voir ONNOS.
OUNDJOU : petit bœuf sans cornes élevé dans l’ancienne Égypte.
OUNI : juge sous Pépi Ier (2465-2430). Il eut à instruire un procès où la grande épouse royale fut condamnée à se donner la mort après avoir comploté contre le roi.
OUNOUT : « heure », en ancien égyptien.
OUNOUYTS : prêtres qui se relayaient toutes les heures pour assurer l’adoration des dieux.
OUPOUAOUT : dieu à la tête de chien errant. Appelé « L’ouvreur des routes », il était le patron de la ville d’Assiout.
OURANOS : le ciel personnifié. Suivant Hésiode, la Terre Gaïa l’engendra seule, ainsi que les montagnes Pontos. Elle eut de lui Océan, Cronos, les Titans et leurs sœurs, les Cyclopes et les Hécatonchires. Après sa mutilation Cronos lui coupa le sexe avec une faucille de diamant, Aphrodite, les Érinyes, les Mélies et les géants naquirent de son sang.
OURÉSHOUTS : les ouréshouts exerçaient le rôle de surveillantes dans les temples des divinités féminines.
OURONARTI : forteresse construite sous la XIIe dynastie (1991-1786). Elle était l’un des verrous assurant la sécurité au sud de l’Égypte, en aval de la deuxième cataracte.
OURS : animal symbolisant la force et le pouvoir temporel, l’ours était très largement répandu dans toute l’Europe occidentale. Les Celtes l’opposèrent toujours au sanglier qui représentait le pouvoir spirituel.
OUSER : scribe, surveillant des champs labourés d’Amon, sous le règne de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau se trouve à Drah Abou el-Neggah dans la nécropole thébaine.
OUSERKAF : roi fondateur de la Ve dynastie, il régna de 2550 à 2545.
OUSIRHAT : nom de la barque divine d’Amon.
OUSIRHAT : scribe royal sous le règne d’Aménophis II (1450-1425). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
OUTILLAGE : l’outillage égyptien demeura très longtemps archaïque. Les paysans se servirent de la faucille à lame de silex pour couper le blé jusque vers l’an 1000 avant notre ère. Difficile à forger à) chaud, le fer fut employé tardivement, notamment pour le soc des charrues inventées par les Égyptiens. Autre outil archaïque, la houe de bois, dont les deux parties, manche et lame, étaient liées par une corde, fut utilisée jusque sous le Bas-Empire. Vers l’an 1500 avant notre ère, la hache de cuivre fit son apparition. Toutefois, le cuivre était déjà employé, sous forme de burins ou de ciseaux, par les carriers. Dans les deux derniers cas, le cuivre avait remplacé la dolérite, roche dure à cristaux formée à la suite d’un lent refroidissement d’une coulée basaltique. Les Égyptiens employèrent très tôt les équerres, le fil à plomb, les leviers, l’herminette, la scie, le maillet et le foret. Leurs astronomes perfectionnèrent le cadran solaire et divers instruments de calcul et d’observation, tandis que les médecins et les dentistes concevaient des outils de précision qui permirent de réaliser des interventions chirurgicales telles que la trépanation ou l’opération de la cataracte.
OUTO : déesse de la ville de Bouto dans le delta du Nil. Souvent représentée sous la forme d’un cobra, elle formait une paire de Nékhbet d’El-Kab et protéfeait le roi. Les Égyptiens l’associèrent ensuite au dieu Mandoulis de Kalabshâ en Nubie.
OVATION : petit triomphe institué à Rome, 503 av. J.-C. Il était accordé par le Sénat pour quelque avantage secondaire (une heureuse négociation, une victoire sous les pirates, les esclaves, les rebelles, un ennemi mis en fuite sans combat), et se bornait à une marche triomphante du vainqueur au Capitole et à l’immolation d’une brebis noire.
OUVERTURE DE LA BOUCHE : rite pratiqué sur les momies et les statues pour leur donner la vie. Ce geste était nécessaire pour recevoir le Baï et le Ka. Une herminette en fer était indispensable pour cette opération.
OVIDE (PUBLIUS OVIDIUS NASO) : poète latin sous Auguste. Né à Sulmone en 43 av. J.-C. Mort en exil à Tomes en 17 ap. J.-C. Il a écrit Les Métamorphoses, Les Fastes, Les Amours, L’Art d’aimer, Les Remèdes à l’amour, etc.
OVILE : enclos du Champs de Mars. Chaque enclos contenait une centurie lors des assemblées publiques avant un vote.
OVUM : œuf qui, avec six autres, au sommet d’un édifice érigé sur la spina, szervait de point de repère aux spectateurs des courses de chars dans le cirque. À chaque tour de piste effectué, un œuf s’abaissait.
OWEIN : fils d’Uryen et de Modron. À la tête de trois cents guerriers et accompagné de corbeaux magiques, il remportait toutes ses batailles. Dans sa quête, il combattit le Chevalier Noir, gardien de la Fontaine Magique, et les vainquit grâce à un anneau d’invisibilité offert par Luned. Devenu lui-même le Chevalier Noir et l’époux de la Dame de la Fontaine, il terrassa pendant trois ans tous les chevaliers du roi Arthur venus le défier. S’étant absenté de son poste pendant une période qui dura aussi trois ans, il perdit ses pouvoirs et son anneau d’invisibilité, ce qui l’obligea à recommencer sa quête. Combattre un géant, affronter le Noir Oppresseur Du Traws et répandre l’harmonie dans le monde furent les clefs de sa réussite.
OXYBIENS : tribu celto-ligure qui vivait dans l’Estérel (Var).
OXYLOS : Étolien, fils d’Hémon ou d’Andrémon. Époux de Piérie, il en eut deux fils, Ætolos et Laïas. Sur l’ordre de l’oracle, les Héraclides le choisirent pour chef.
OXYNIOS : fils d’Hector. Envoyé en Lydie ainsi que son frère Scamandrios pendant le siège de Troie, il revint dans sa patrie et y fonda un nouveau royaume.
OXYRHYNCHOS : nom grec du poisson appelé mormyre. Il était sacré à Bahnasa, en Moyenne-Égypte, qui prit son nom. Ce fut lui qui, dans la légende d’Osiris, avala le phallus du dieu.
OXYRYNKHOS : cette ville, située à 185 kilomètres au sud du Caire, était sous la tutelle du dieu Seth.
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