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PABASA : scribe royal qui décrivit les fastes de la ville tanitique de Hat-Ouârit, vers 1300 avant notre ère.
PABASA : grand majordome de la divine adoratrice d’Amon Nicrotis sousle règne de Psammétique Ier (663-609). Son tombeau se trouve à Deir el-Bahari, dans la nécropole thébaine.
PACALIES : fêtes romaines célébrées en l’honneur de la paix.
PACHÉDOU : serviteur dans la Place de Vérité, à l’ouest de Thèbes, sous le règne de Ramsès III (1194-1166). Son tombeau a été creusé à Deir el-Médineh, dans la nécropole thébaine.
PACIEN (SAINT) : fut évêque de Barcelone, vers 373, et mourut en 391. Il a laissé quelques opuscules, qui se trouvent dans la Bibliothèque des Pères. Fête le 9 mars.
PACÔME (SAINT) : né à Thébaïde, vers 292, fut soldat avant sa conversion. Après avoir été le compagnon de l’anochorète Palémon, il réunit autour de lui plusieurs milliers de chrétiens, et devint ainsi le fondateur principal des communautés monastiques. Il mourut en 348. Fête, le 14 mai. Il reste de lui des Préceptes et une Règle de la vie monastique.
PACORUS : fils aîné du roi des Parthes Orodes Ier, dévasta les provinces romaines après la défaite de Crassus à Carrhes, 53-40 av. J.-C. Après la mort de César, il reprit les hostilités, et fut défait et tué par Ventidius, 38.
PACTOLE : dieu-fleuve dont les eaux avaient, suivant les anciens, la vertu de changer tout en or. On trouvait aussi dans ses ondes une pierre magique qui, placée à l’entrée d’un trésor, avertissait de l’arrivée d’un voleur par un craquement sonore.
PACUVIUS (MARCUS) : poète tragique latin. Né à Brindes en 220 av. J.-C. Il mourut à Tarente en 130.
PADOUE : en latin Patavium, et en italien Padova. Fondée dit-on par le troyen Anténor, Padoue fut ruinée par Alaric, puis par Attila.
PAEDAGOGIANI : jeunes esclaves d’une grande beauté qui, dans une maison, servaient de compagnons et de serviteurs aux enfants de leurs maîtres.
PAEDAGOGIUM : appartement des jeunes et beaux esclaves.
PAEDAGOGUS (¨PÉDAGOGUE) : l’esclave le plus important d’une maison. Il avait en charge l’éducation morale des fils de son maître.
PAENULA : vêtement muni d’un capuchon. On l’enfilait par la tête à travers une ouverture. Fendu sur le devant des genoux jusqu’à hauteur du nombril, ses deux pans pouvaient être jetés sur les épaules.
PÆON : le guérisseur. Chez Homère, ce nom désigne le médecin des dieux de l’Olympe, auquel ont recours Arès et Hadès, blessés en combattant. Puis, il ne fut plus qu’un surnom appliqué aux dieux.
PAETUS CATUS (SEXTUS AELIUS) : jurisconsulte romain. En 200 av. J.-C., il publia le Code Élien, recueil des formules pour l’instruction des procès.
PAGANALES : fêtes rurales célébrées dans les villages romains.
PAGANICA : balle de cuir remplie de duvet que les habitants des campagnes utilisaient pour jouer. Son usage se répandit dans les villes sous la République.
PAGNE : le pagne était le vêtement le plus utilisé parles hommes. Simple morceau de tissu pour les paysans, il était de pur lin plissé, avec une ceinture à boucle gravée d’hiéroglyphes et queue de taureau au bas du dos, pour les rois. Le pagne royal se doublait parfois d’une feuille légère de métal précieux en forme de trapèze masquant les cuisses et les genoux du roi.
PAHÉRI : préfet de la ville de Nékheb, en Haute-Égypte, sous le règne de Thoutmôsis Ier (1530-1520). Son tombeau se trouve dans la nécropole d’El-Kab.
PAÏBAKKAMEN : majordome aveugle du palais sous le règne de Ramsès III (1194-1166). Il fut condamné à mort après avoir comploté avec la reine Tiyi contre le roi.
PAIIS : commandant de l’armée égyptienne sous Ramsès III (1194-1166). Il complota avec la reine Tiyi contre le roi.
PAIN : d’après les menus funéraires, au moins une quinzaine de pains différents étaient consommés en Égypte. Le pain entrait dans l’alimentation quotidienne au même titre que la bière. Il était obtenu à partir de farines de froment, d’orge ou d’amidonnier. On le cuisait dans des moules, chez soi, sous l’Ancien et le Moyen Empire. Avec l’apparition des fours et la multiplication des boulangeries sous le Nouvel Empire, il devint une denrée commerciale.
PAINS DE PROPOSITION : ils étaient placés, chez les Juifs, sur la table d’or du sanctuaire, le matin du sabbat. Il y en avait douze.
PAKHET : déesse lionne dont le spéos était à l’entrée d’une vallée au sud de Beni-Hassan. Du temps des Grecs, le sanctuaire s’appelait Spéos Artémidos.
PALA :
1. Bêche à lame de fer arrondie.
2. Pelle ayant la forme d’une bêche dont les Romains se servaient pour vanner le blé.
PALAIS : selon les témoignages grecs et les fouilles menées depuis le début du XXe siècle, il s’avère que les palais égyptiens étaient immenses. Bâtis en matériaux périssables, ils s’organisaient autour des appartements royaux, avec harem, salles d’honneur et chambres multiples attribuées à une nombreuse famille.
PALAMÈDE : fils de Nauplios et de la nymphe Clymène. Il fit partie de l’expédition contre Troie. On lui attribue le calendrier, la monnaie, les poids et mesures, les jeux d’échecs et des dés. Il apprit aux combattants à former des bataillons et fut un grand voyageur. Les sophistes lui attribuèrent l’introduction de quelques lettres grecques et l’explication des éclipses. Rival d’Ulysse, il fut l’objet d’une machination du roi d’Ithaque et de Diomède. Accusé de trahison, il fut lapidé.
PALARIA : exercice qui consistait à lancer le pilum contre un poteau.
PALATIA : l’une des femmes de Latinus. Elle donna son nom au Palatin.
PALATINS :
1. Prêtres saliens établis par Numa Pompilius. Ils servaient le dieu Mars sur le mont Palatin.
2. Jeux institués par Livie en l’honneur d’Auguste.
PALATINUS : surnom d’Apollon chez les Latins. Son temple érigé par Auguste sur le mont Palatin, en mémoire de la bataille d’Actium, renfermait une riche bibliothèque.
PALATUA : déesse protectrice du mont Palatin.
PALERME : nom attribué à des fragments de basalte dont le plus gros est au musée de Palerme. Ces pierres sur lesquelles étaient gravés des extraits d’annales royales remontent à la période memphite de la Ve dynastie (2550-2480).
PALETTES : instruments plats en schiste destinés à broyer le fard. Consacrés par les pharaons, ils constituaient des objets votifs destinés aux temples. Employées par les scribes, les palettes perdaient leur aspect sacré ; elles avaient alors la forme d’une planchette munie d’une cavité pour les calames et les deux godets de poudres noire et rouge délayées avec de l’eau au moment d’écrire.
PALEARIUM : grenier dans lequel on entreposait le fourrage.
PALÉMON : fils d’Athamas et d’Ino. Sa mère, rendue furieuse par Héra, se précipita dans les flots avec lui. Un dauphin le porta jusqu‘à la côte de Corinthe. Sisyphe retrouva son cadavre et on éleva un autel à cet endroit. Sur ordre des Néréides, on institua les jeux isthmiques en l’honneur du nouveau dieu. À Ténédos, on lui sacrifiait des enfants.
PALES : déesse romaine des bergers et des troupeaux. D’origine sicilienne, elle se fêtait le 21 avril.
PALERME : nom attribué à des fragments de basalte dont le plus gros est au musée de Palerme. Ces pierres sur lesquelles étaient gravés des extraits d’annales royales remontent à la période memphite de la Ve dynastie (2550-2480).
PALETTES : instruments plats en schiste destinés à broyer le fard. Consacrés par les pharaons, ils constituaient des objets votifs destinés aux temples. Employées par les scribes, les palettes perdaient leur aspect sacré ; elles avaient alors la forme d’une planchette munie d’une cavité pour les calames et les deux godets de poudres noire et rouge délayées avec de l’eau au moment d’écrire.
PÂLEUR (PALLOR) : déesse allégorique romaine. Tullus Hostilius lui éleva un temple après un combat contre les Fidénates. On lui sacrifiait un chien et une brebis.
PALILIES : fêtes romaines célébrées tous les ans, le 21 avril, en l’honneur de la déesse Pales. Les bergers purifiaient dès le matin les étables et les troupeaux. Ils faisaient tourner les bêtes autour de l’autel de la déesse pour les préserver des maladies et des loups. Ils offraient du lait, du vin et du millet à leur divine protectrice, puis, le soir, ils sautaient par-dessus des feux de paille et de foin.
PALIMPSESTE (PALIMPSESTUS) : parchemin à l’écriture grattée. Il servait ainsi une seconde fois.
PALIQUES : qui reviennent à la lumière. Dieux jumeaux. Dioscures de la Sicile. Fils d’Adranos ou d’Héphaïstos et d’Etna. Honorés à l’origine par des sacrifices humains, les Paliques furent longtemps vénérés en Sicile. Près de leur temple situé à Palica, au pied de l’Etna, il y avait deux petits lacs d’eau bouillante et soufrée qu’on disait berceaux des Paliques. On jurait en jetant dans ces eaux des serments écrits sur des tablettes. Si le serment était sincère, il surnageait. Dans le cas contraire, on mettait aussitôt à mort le parjure ou on l’aveuglait. Dans le temple des Paliques, célèbre par ses prophéties, les esclaves pouvaient se réfugier en toute sécurité.
PALLA : robe de prestige grecque. Les Romains la portaient comme une tunique par-dessus une autre tunique. Elles l’ajustaient avec des agrafes sur les épaules.
PALLADIOS : médecin grec d’une époque incertaine de notre ère. Peut-être a-t-il professé à Alexandrie. On a de lui : Scholies des fractures d’Hippocrate, Scholies sur le VIe livre des épidémies d’Hippocrate, Petit traité sur les fièvres, etc.
PALLADIUM : ancienne image de Pallas qui était secrètement conservée et honorée comme gage de salut public. Ce fut surtout le palladium de Troie qui acquit une grande célébrité et a donné lieu à diverses traditions.
a) Athéna, après sa naissance, fut élevée chez Triton qui avait une fille nommée Pallas. Se livrant toutes deux aux exercices militaires, un jour elles se disputèrent et Pallas s’apprêtait à frapper athéna lorsque Zeus, craignant pour sa fille, la protégea avec l’égide. Pallas, effrayée, s’immobilisa et fut frappée à cet instant par Athéna. Elle tomba morte. Désespérée, Athéna fit une statue en bois exactement semblable à son amie, lui mit sur la poitrine l’égide et la plaça auprès de Zeus. Plus tard, Électre séduite se réfugia auprès de la statue. Le palladium fut précipité avec elle dans le pays d’Ilion où Ils fit bâtir un temple pour conserver la statue.
b) Dardanos la reçut de Zeus. Elle faisait trois coudées de haut (1,50 mètre) les jambes étaient collées l’une à l’autre. Dans la main droite, elle tenait une lance, dans l’autre une quenouille et un fuseau. Ulysse et Diomède s’en emparèrent. Plusieurs villes grecques se disputaient l’honneur de posséder le palladium.
PALLADIUS (RUTILIUS TAURUS AEMILIANUS) : écrivain agronome latin (Opus agriculturae) du IVe siècle ap. J.-C.
PALLANTÉA : fille d’Évandre et amante d’Héraclès. Elle fut ensevelie sur le mont Palatin auquel elle donna son nom.
PALLANTIDES : fils de Pallas, frère d’Égée, roi d’athènes. Ces princes, au nombre de cinquante, furent massacrés par Thésée pour avoir voulu détrôner Égée.
PALLAS : fils de Crios et d’Eurybie. Époux de Styx dont il eut Zélos, Cratos, Bia et Nicé. C’est sans doute le même que le géant ailé Pallas.
PALLAS : fils de Lycaon. Il fonda la ville de Pallantée en Arcadie.
PALLAS : affranchi de l’empereur Claude qui le décida à épouser Agrippine et aida ensuite celle-ci à empoisonner son maître (56). Disgracié, il fut à son tour empoisonné par ordre de l’empereur Néron qui convoitait ses richesses (60).
PALLIATE : Palliatæ fabulæ. Chez les Romains on donnait ce nom aux comédies dont les sujets étaient grecs. Les personnages étaient revêtus du pallium ou manteau grec.
PALLIUM : manteau grec, qui fut aussi en usage dans la Rome ancienne, où il devint commun aux hommes et aux femmes. Le nom de pallium désigne aujourd’hui un ornement ecclésiastique que les archevêques portent sur leurs vêtements pontificaux. Ils doivent le demander au pape dans un délai de trois mois après leur nomination, et ne peuvent, jusqu’à ce qu’ils l’aient reçu, exercer les fonctions auxquelles ils ont été appelés.
PALME : Palmus, mesure de longueur. Dans l’ancienne Rome, on distinguait le grand palme, valant 2,22 m et le petit palme valant 0,74 m. Au Brésil, le palme, palmo, vaut 0,22m.
PALMIER : le palmier le plus connu de l’Égypte est le palmier dattier. Aujourd’hui comme hier, ses fruits nourrissent le paysan, sa fibre est transformée en corde, son tronc entre dans la construction des humbles demeures.
PALMYRE ou TADMOR : ville des palmiers, ancienne ville de Syrie, dans une oasis, au Nord Est de Damas. Fondée par Salomon, elle fit partie de Nabuchodonosor II, de Cyrus, d’Alexandre le Grand, de Séleucus Nicator et de Rome. Les Parthes ayant fermé la route du commerce de l’Inde par l’Oxus et la mer Caspienne, Palmyre devint la station principale de la voie qui suivait le golfe Persique et l’Euphrate, pour aboutir aux ports de la Méditerranée, en traversant le désert de Syrie. Colonie romaine sous Trajan, elle devint, sous Odenat et surtout sous Zénobie, la capitale d’un puissant État. Aurélien la ruina en 272, mais elle fut relevée par divers empereurs, notamment par Justinien Ier, qui voulait en faire un rempart de l’Empire contre les Perses Sassanides.
PALME : on donnait des palmes aux athlètes et aux conducteurs de chars victorieux.
PALMIER : le palmier le plus connu de l’Égypte est le palmier dattier. Aujourd’hui comme hier, ses fruits nourrissent le paysan, sa fibre est transformée en corde, son tronc entre dans la construction des humbles demeures.
PALUDAMENTUM : manteau militaire que les officiers supérieurs portaient par-dessus leur cuirasse. Il était de couleur blanche, écarlate ou pourpre.
PALUS : poteau qui servait aux exercices des armes.
PAMPHILE : peintre grec, né à Amphipolis, vivait vers l’an 350 av. J.-C. L’école de Sicyone remonte à lui, et Apelle fut son élève.
PAMPHILE (SAINT) : martyr, né à Béryte vers 240. Il dirigea l’école d’Alexandrie après Origène. Établi, après sa conversion au christianisme, à Césarée, il ouvrit une école, et occupa ses élèves à transcrire les livres des anciens. Il périt pendant la persécution de Maximin, 309. Fête le 1er juin. Il a composé un Commentaire des Actes des apôtres, et une Apologie d’Origène, en 5 livres : de ce dernier ouvrage, le 1er livre, traduit en latin par Rufin, et inséré dans les Œuvres de saint Jérôme, nous est seul parvenu.
PAMPHOS : chantre athénien des premiers âges de la Grèce. Les prêtres d’Éleusis conservaient de lui divers hymnes sacrés.
PAMPHYLIE : contrée d’Asie Mineure entre la Lycie, la Carie, la Phrygie, la Pisidie, la Cilicie et la Méditerranée. Ses villes principales étaient Sidé, Aspendos, Perga, Selga et Attalia. Peuplée d’abord par les Leuco-Syriens, puis par les Solymes, elle fut asservie aux Lydiens, aux Perses, à Alexandre le Grand, aux Séleucides et enfin aux Romains.
PAN : pâtre inconnu d’Homère et d’Hésiode. Les mythographes et les philosophes de l’école d’Alexandrie en ont fait un symbole de l’univers. Fils d’hermès et de Dryope, ou de Zeus et de Callisto, ou d’Hermès changé en bouc, ou d’Ulysse et de Pénélope, ou de l’Éther et d’Œnéis, ou d’Ouranos et de Gaïa. Quelques mythologues ont voulu distinguer deux Pan, l’un né de l’Oréade Sosa, l’autre de Pénélope. Il vint au monde avec les jambes, les cornes et le poil d’un bouc. Sa mère s’effraya de cette apparence, mais Hermès l’emporta dans l’olympe où il fit rire tous les dieux. Pan fut élevé par Sinoé et par les nymphes. Dieu local d’Arcadie, il y était adoré comme protecteur des bois, des pâturages et des bergers. Les grottes lui servaient de demeure, ainsi que les rochers et les vallées boisées. En sa qualité de divinité pastorale, il protégeait le bétail, veillait à la fécondité des troupeaux, et en sa qualité de chasseur, il favorisait les chasses. Il veillait aussi sur les ruches et présidait à la pêche. On le considérait en outre comme un dieu de la musique en lui attribuant l’invention de la conque marine, du chalumeau et de la flûte. Lors de la guerre des Titans, il imagina de souffler dans de grosses coquilles éparses sur la plage. Le son terrible effraya les Titans qui s’enfuirent. Pan défia Apollon en concours musical et perdit. Il passait pour une divinité qui effrayait les voyageurs.
PAN : importé d’Alexandrie, le dieu Pan fut identifié aux dieux Innus et Faune par les Latins. Ses deux principales fêtes étaient les lycées et les lupercales.
PANÆNOS : peintre athénien du Ve siècle av. J.-C. Neveu ou frère de Phidias, il l’aida à décorer le temple de Zeus Olympien, et représenta, dans le Pœcile d’Athènes, la bataille de Marathon.
PANÆTIOS : philosophe grec du IIe siècle av. J.-C., né à Rhodes. Disciple du stoïcien Diogène de Babylone. Il accompagna son maître et Carnéade à Rome, et fut admis dans l’intimité de Scipion l’Africain avec lequel il voyagea en Égypte et en Asie. À son retour à Athènes, il remplaça Antipater de Tarse comme chef de l’école stoïcienne. Représentant d’un stoïcisme mitigé par des doctrines empruntées à Platon et à Aristote, il ne prétendit jamais que la douleur n’est pas un mal. Il écrivit des traités Du Devoir et la tranquillité de l’âme.
PANAETIUS (PANAITIOS DE RHODES) : philosophe grec du IIe siècle av. J.-C. Né à Rhodes. Disciple du stoïcien Diogène de Babylone, il accompagna son maître et Carnéade en ambassade à Rome et fut admis dans l’intimité de Scipion le second Africain avec lequel il voyagea en Égypte et en Asie. À son retour, il remplaça Antipater de Tarse comme chef de l’école stoïcienne.
PANÆTOLION : assemblée des députés de l’Étolie qui se tenait à Thermos.
PANARIOLUM : petit panier à pain.
PANATHÉNÉES : fêtes célébrées à Athènes en l’honneur d’Athéna. Il y en avait deux sortes : les grandes tous les quatre ans et les petites chaque année. Elles présentaient trois sortes de concours : course, gymnique et musique ces derniers comprenant des joutes poétiques, dix commissaires, représentant chacun l’une des dix tribus, présidaient à ces combats, en réglaient la forme et distribuaient les récompenses. La fête durait plusieurs jours. Le matin du premier jour était celui de la course à pied où les concurrents portaient chacun le flambeau allumé qu’ils s’échangeaient sans interrompre la course. L’après-midi, la même course se faisait à cheval. Le combat gymnique des athlètes succédait à la course. Périclès institua le concours de musique. On y chantait les louanges d’Harmodios et d’Aristogiton qui avaient sacrifié leur vie pour délivrer Athènes de la tyrannie des Pisistratides et on y joignit par la suite l’éloge de Thrasybule qui chassa les trente tyrans. Les disputes entre les musiciens et entre les poètes étaient très vives. Le dernier jour des grandes Panathénées, on portait en grande pompe un voile brodé d’or, où étaient retracés artistiquement les actions guerrières de Pallas contre les Titans et les géants. Ce voile était attaché à un vaisseau qui portait le nom de la déesse ; ce navire équipé de voiles et de mille rames était conduit par voie de terre depuis le céramique jusqu’au temple éleusinien par des machines cachées dans ses cales.
PANCHÆA : île découverte sur la côte nord-est de l’Afrique par Évhémère, que Cassandre, roi de Macédoine, avait envoyé dans la mer Rouge. Le phénix était censé y venir déposer son nid sur l’autel du soleil.
PANCRATIS : fille d’Aloeus et d’Iphimédie. Butès l’enleva avec d’autres femmes le jour où elles célébraient les mystères de Dionysos sur le mont Dryas. Conduite à Strongyle ou à Naxos, elle y devint l’épouse du roi Agassaménos. Plus tard, elle fut délivrée par ses frères, les Aloades.
PANCRATIUM : combat gymnique d’origine grecque. Il devint très populaire à Rome après le règne de Caligula. Il consistait en un combat à mains nues où tous les coups étaient permis. Les adversaires se battaient jusqu’à la mort ou jusqu’à ce que l’un d’eux demande grâce. Ces combattants avaient les cheveux noués et le corps enduit de sable fin.
PANDA : déesse qu’on invoquait en commençant un voyage dangereux.
PANDARE : fils de Mérops. Natif de Milet en Crète. Les traditions postérieures à Homère le présentent comme un personnage avide et vorace. Déméter lui avait conféré la faculté de manger autant qu’il le voulait sans ressentir aucun malaise. Désireux de posséder le chien d’or, œuvre d’Héphaïstos, placé devant le temple de Zeus en Crète, il le vola et le confia à tantale. Effrayé par le supplice de son complice, Pandare s’enfuit à Athènes, puis en Sicile où il mourut. Ses filles furent métamorphosées en rossignols.
PANDARE : Lycien. Fils de Lycaon et allié de Priam. Aimé d’Apollon qui lui fit présent d’un arc, il se distingua par son adresse au tir et blessa Ménélas. Diomède le tua.
PANDÉMOS : commune. Surnom d’Aphrodite. Elle est soit l’Aphrodite courtisane qui prodigue des faveurs à tous, soit la présidente des dèmes de l’Attique.
PANDION : roi d’Athènes, fils d’Érichthonios et de la naïade Pasithée. Il épousa Zeuxippe et en eut deux fils : Érechthée et Boutès, et deux filles : Progné et Philomèle. Attaqué par Labdacos, il appela à son aide le roi de Thrace, Térée, et lui donna pour femme Progné.
PANDION II : roi d’Athènes, fils de Cécrops et de Métiaduse. Chassé de ses États par les Métionides, il se rendit à Mégare, y épousa Pylie et monta sur le trône de Mégaride après la fuite de son beau-père Pylas. Il fut le père d’Égée.
PANDORA : instrument de musique à trois cordes.
PANDORE : l’Ève de la mythologie hellénique. Prométhée ayant dérobé le feu du ciel, Zeus craignit que les hommes n’égalassent bientôt les dieux en puissance et ordonna à Héphaïstos de créer la femme. Elle fut faite en argile pétrie (avec des larmes) et ornée de toutes les grâces physiques. Les dieux contribuèrent à la perfection de cette merveille en lui donnant l’intelligence, l’amabilité, l’adresse et toutes sortes de facultés pour la rendre plus funeste à l’homme. Peitho et les Grâces lui passèrent au cou un fil d’or et Zeus lui fit présent d’une petite boîte parfaitement close. Il ordonna ensuite à Hermès de conduire Pandore à Épiméthée qui, oubliant la recommandation de son frère de ne recevoir aucun don de Zeus, ouvrit la boîte et en laissa échapper tous les fléaux. L’espérance seule, fixée au fond de la boîte, ne s’envola pas. Pandore fut mère de Pyrrha et de Deucalion.
PANDORE : divinité infernale au corps de fer, qui avait la mission de tourmenter les hommes.
PANEHSY : prophète d’Aménophis dans l’Avant-Cour, sous le règne de Ramsès III (1194-1166). Son tombeau se trouve à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
PANÉION : colline artificielle en forme de pomme de pin dominant la ville d’Alexandrie. On accédait à son sommet par un escalier en colimaçon afin d’admirer le panorama.
PANÉION : colline artificielle en forme de pomme de pin dominant la ville d’Alexandrie. On accédait à son sommet par un escalier en colimaçon afin d’admirer le panorama.
PANIS (PAIN) à Rome, on cuisait une grande variété de pains et les boulangeries étaient nombreuses.
PANIS GRADILIS : pain distribué gratuitement du haut d’une estrade au nom de l’empereur.
PANOPÉE : fils de Phocos et d’Astéropée. Frère de Crisos avec lequel il lutta déjà dans le ventre de sa mère. Il prit part à l’expédition des Argonautes ainsi qu’à la chasse au sanglier de Calydon. Allié d’Amphitryon dans la guerre contre les Taphiens et les Téléboens, il ne craignit pas de manquer à un vœu qu’il avait fait en s’appropriant une part du butin. Pour le punir, les dieux privèrent son fils Épéos de toute valeur guerrière.
PANSA (VIBIUS) : consul en 43 av. J.-C. Après avoir, avec son collègue Hirtius, livré bataille à Antoine à Modène, il mourut des blessures qu’il avait reçues en combattant.
PANTHÉE : femme d’Abradate, roi de Susiane. Selon Xénophon, son pays fut conquis par Cyrus lors de la défaite des Assyriens en 556 av. J.-C. Adrabate s’allia à Cyrus et périt à la bataille de Thymbrée en 548 av. J.-C. Panthée se poignarda sur son corps.
PANTHÉES : représentations de la basse époque groupant les attributs de plusieurs dieux autour d’un personnage central.
PANTHOÜ : vieillard troyen, époux de Phrontis et père d’Euphorbe, de Polydamas et d’Hypérénor.
PANTOMIME (PANTOMIMUS) : les pantomimes apparurent sous le règne d’Auguste. Ils dansaient tout en représentant un personnage par leurs gestes. Portant des masques, ils jouaient des rôles tirés d’histoires d’amour, de la mythologie et de la vie de Bacchus. Ils étaient l’objet d’excès et de débordements sexuels et furent plusieurs fois interdits sous l’Empire.
PANYASIS : poète grec, né à Halicarnasse et oncle d’Hérodote. Il fut mis à mort en 459 av. J.-C., par le tyran Lygdamis. De son poème Héraclée, consacré aux travaux d’Héraclès, il ne reste que quelques fragments.
PAPHIA : surnom d’Aphrodite à Paphos, dans l’île de Chypre. Cette ville fut bâtie à l’endroit où la déesse sortit de la mer. On y conservait sa statue en pierre blanche, informe, terminée en pointe.
PAPHLAGONIE : contrée d’Asie Mineure entre le Pont, la Galatie, la Bithynie et le Pont-Euxin. Ses villes principales étaient Amastris, Carusa, Sinope et Gangra. Elle fut soumise à Crésus, aux Perses, à Alexandre le Grand et en 323 av. J.-C. aux rois du Pont. Elle fut indépendante de 179 à 63 av. J.-C. avant de tomber sous la domination romaine.
PAPHOS : nom de deux anciennes villes de l’île de Chypre, sur la côte Ouest. La plus méridionale, Palé-Paphos ou Paphos l’ancienne, dut son origine au phénicien Cinyras, et fut plus spécialement consacrée au culte de Vénus. Néa-Paphos, ou Paphos la nouvelle, au Nord Ouest de la précédente, ne fut bâtie qu’après la guerre de Troie, par l’Arcadien Agapénor. Elle fut la capitale d’un des neuf rois qui se partagèrent l’île sous la domination des Perses et d’Alexandre le Grand. Lorsque Chypre eut été abandonnée à Ptolémée Soter par le traité de 311 av. J.-C., elle opposa aux Égyptiens une vive résistance. Le roi de Paphos, Nicoclès, combattit le dernier et se tua plutôt que de se soumettre, 310. Depuis, les deux Paphos ont suivi les destinées de l’île de Chypre : la plus ancienne n’existe plus. La nouvelle s’appelle Baffa.
PAPILIO (PAPILLON) : on attribua ce mot à une tente militaire dont les deux pans de l’entrée accrochés à la partie supérieure ressemblaient à des ailes de papillon.
PAPINIEN (AEMILIUS PAPINIANUS) : jurisconsulte romain. Né en Phénicie en 142. Il fut nommé maître des requêtes, puis préfet du prétoire (203) par Septime Sévère. Il ne put empêcher le meurtre de Geta par Caracalla et fut assassiné (212). Il a écrit plusieurs traités de droit qui servirent à l’enseignement des écoles de l’Empire.
PAPIRIUS : vieux consulaire romain qui s’offrit en victime aux Gaulois Sénons lors de l’attaque de Rome le 19 juillet 390 av. J.-C. Portant la longue robe bordée de pourpre et le bâton d’ivoire, il attendait assis sur sa chaise curule quand un Gaulois, intrigué par son immobilité, lui toucha la barbe. Aussitôt Papirius le frappa avec son bâton, signant son arrêt de mort.
PAPIRIUS CURSOR (LUCIUS) : général romain. Dictateur en 323 av. J.-C. Consul en 320, il prit Lucérie. Nommé à nouveau dictateur, il gagna la victoire d’Apulie (308).
PAPPOS : géomètre grec d’Alexandrie du IVe siècle de notre ère. On a de lui Collections mathématiques.
PAPYRUS : aujourd’hui presque entièrement disparu de l’Égypte, le papyrus croissait dans les eaux peu profondes. Les Égyptiens mangeaient ses racines bouillies. Avec les tiges, il était facile de tresser des canots légers destinés à la pêche ou à la chasse aux oiseaux aquatiques. Cependant, nous le connaissons surtout comme support de l’écriture. La tige était alors taillée en lamelles fines qui, collées côte à côte en couches verticales et horizontales, donnait des feuilles pouvant atteindre des proportions considérables. Aussi le grand papyrus Harris mesure plus de 40 mètres de long.
PÂQUES : fête des juifs et des chrétiens.
Chez les premiers, elle rappelle le passage de la mer Rouge (de pessah, passage) par les Israélites. La fête dure 7 jours. Avant la dispersion, chaque famille immolait et mangeait un agneau avec du pain sans levain.
Ches les seconds, elle est une commémoration de la résurrection de Jésus-Christ. On la célèbre le dimanche qui suit la première pleine lune après l’équinoxe du printemps, du 22 mars au 25 avril.
PARADIS : sorte d’Éden où tous les plaisirs étaient dispensés, le paradis des Celtes se nommait l’Espace Blanc.
PARAETONION : ville d’Égypte où Alexandre le Grand reçut les dons de l’ambassade de Cyrène.
PARAGAUDA : mode introduite sous l’Empire. Elle consistait à coudre une bande d’or ou de soie colorée brodée d’or sur la tunique. Selon le nombre de bandes (une, deux, trois ou cinq), on parlait de paragauda monoloris, diloris, triloris ou pentaloris.
PARALIENNE (galère) : des Athéniens, qui, chaque année, transportait à Délos les théores chargés des offrandes pour Apollon et Artémis. Pendant la durée de ce voyage aucune sentence de mort ne pouvait être exécutée.
PARALIENS : riverains. Nom de l’un des trois partis qui divisaient les Athéniens au temps de Solon. Ils prétendaient représenter le centre, entre la démocratie et l’aristocratie.
PARALIPOMÈDES : (en grec, ce qui a été omis), nom de deux livres de l’Ancien Testament, composés, ou du moins revus, par Esdras. Ils forment une sorte de supplément à l’histoire des Israélites, de la création au retour de la captivité de Babylone.
PARANYMPHE : nom de celui qui conduisait la nouvelle mariée chez son époux.
PARASITES : mot qui désignait en Grèce, un certain nombre de prêtres, puis les hommes nourris aux frais du public.
PARAZONIUM : glaive court porté par les officiers supérieurs de l’armée romaine.
PA-RÉHOU : roi du pays de Pount qui reçut le chancelier Néhésy, chef du corps expéditionnaire de la reine Hatschepsout (1505-1484).
PARENTALIA (PARENTALES) : fête en l’honneur des morts, du 13 au 20 février, avant les feralia.
PARENTALES : Parentalia, fêtes annuelles célébrées dans l’ancienne Rome, en l’honneur des morts.
PARFUMS : les Égyptiens montèrent de grandes expéditions pour se procurer les huiles et les essences nécessaires à leurs parfums. Hommes et femmes usaient en abondance de l’oliban et du térébinthe. Les dieux étaient oints par les prêtres qui préparaient leurs huiles odoriférantes dans des officines dépendant du temple dont ils avaient la charge.
PARIES CRATICUS : à l’origine mur extérieur, il fut ensuite monté comme cloison intérieure dans une maison. Il était fait de roseaux tressés et de claies recouvertes d’argile.
PARIES FORNICATUS : mur percé d’ouvertures ou d’arcades. Cette méthode de construction, employée pour les grands édifices, permettait d’économiser des matériaux sans fragiliser l’ensemble.
PÂRIS : second fils de Priam et d’Hécube. Comme sa mère, avant sa naissance, avait rêvé qu’elle mettait au monde un flambeau qui incendiait la ville, les devins demandèrent à Priam de tuer le bébé. Le vieux roi refusa et se contenta de l’exposer. Une ourse allaita durant cinq jour l’enfant déposé sur une roche de l’Ida. Le berger Agélaos, frappé par ce miracle, le recueillit. Devenu jeune homme, Pâris se lia avec Œnone dont la science prophétique lui révéla sa destinée. Lors des noces de Thétis et de Pélée, tous les dieux avaient été invités, excepté la Discorde (Éris). Cette dernière, en colère, apparut pendant le festin et jeta sur la table une pomme portant cette inscription : « à la plus belle ». Aussitôt Héra, Aphrodite et Athéna s’en disputèrent la possession. Pour les départager, Zeus nomma Pâris juge. Parvenues sur le Gargare, les déesses firent chacune des offres pour flatter le berger. Héra lui promit l’empire de l’Asie et des richesses immenses ; Athéna, la gloire et la sagesse ; Aphrodite lui offrit la possession d’Hélène. Ce fut elle qui l’emporta. Ce jugement fut la cause de la ruine de Troie. Reconnu par Priam lors de jeux funèbres, Pâris retourna au palais. Il enleva Hélène à l’occasion du rachat d’Hésione à Sparte. Pâris était d’un caractère indolent. De mœurs efféminées, il détestait se fatiguer au combat. Dès la première rencontre des armées grecques et troyennes, il est vaincu par Ménélas et enlevé du champ de bataille par Aphrodite. Blessé à la neuvième année de siège par Philoctète, qui l’atteignit avec une flèche d’Héraclès, il périt sans qu’Œnone pût le sauver. Il avait eu cinq enfants d’Hélène : Bunicos, Corythos, Aganos, Idæos et Hélène.
PARISIENS : Gaulois qui vivaient dans l’actuelle Île-de-France. Leur capitale Lutèce devint Paris.
PARISIES : fêtes que les femmes enceintes célébraient dans leur lit.
PARMA : bouclier rond des soldats romains armés légèrement et des cavaliers.
PARMA THRECIDICA : boucliers des gladiateurs thraces. De forme rectangulaire et concave, il protégeait la poitrine, le ventre et les cuisses du combattant.
PARME : Parma, bouclier rond à l’usage de la cavalerie, des vélites et de certains gladiateurs, chez les anciens Romains.
PARMÉNIDE : philosophe grec, né à Élée vers 510 av. J.-C. Disciple de Xénophane, il fut le législateur de sa ville natale et développa ses doctrines dans un poème intitulé De la nature. Il nous en reste une grande partie publiée dans les Philosophorum græcorum fragmenta et dans les Philosophiæ græcæ reliquiæ. Ce poème comprend deux parties, l’une consacrée à ce qui « est », à l’être absolu, un, immuable, éternel, que la raison seule conçoit et démontre, l’autre à « ce qui paraît », aux phénomènes qui se manifestent aux sens. Zénon fut son disciple.
PARMÉNION : général macédonien. Il servit Philippe, puis Alexandre le Grand. Au Granique, à Issus, à Arbelles, il commandait l’aile gauche de l’armée. Il demeurait en Médie quand son fils Philotas fut mis à mort comme complice de Dymnos. Alexandre, craignant que Parménion ne songeât à venger Philotas, donna l’ordre de l’assassiner en 329 av. J.-C.
PARNASSE : célèbre montagne de Phocide. Apollon et les Muses y faisaient leur séjour. La fontaine de Castalie qui sortait de ses flancs, communiquait l’inspiration poétique. Ce fut sur cette montagne que Deucalion et Pyrrha se retirèrent lors du déluge qui submergea la Grèce.
PARNASSOS : fils de Cléopompe ou de Poséidon et de la nymphe Cléodora. Il fonda la ville de Delphes et donna son nom au mont Parnasse en Phocide. On lui attribue l’invention de l’ornithomancie.
PAROCHI : officiers qui, le long des routes romaines, étaient chargés de loger les messagers impériaux, les ambassadeurs et les fonctionnaires en déplacements à des prix fixés par l’État.
PAROPSIS : mot grec utilisé par les Romains. Il désignait une entrée raffinée présentée dans un plat précieux.
PAROS : l’une des Cyclades. Colonisée par les Phéniciens, par les Crétois, par les Pélasges d’Arcadie, elle eut pour derniers habitants les Ioniens. Miltiade l’assiégea vainement pour la punir de sa soumission aux Perses, mais elle dut se rendre à Thémistocle en 486 av. J.-C. Rome s’en empara en 74 av. J.-C.
PAROS (marbres de) : tables de marbre comportant des inscriptions grecques et des listes chronologiques se rapportant à l’histoire des Grecs de 1582 à 264 av. J.-C.
PARQUES : déesses qui réglaient le destin du monde et présidaient à la vie de chaque homme. À l’origine, on ne distinguait qu’une seule Parque, liée à l’idée purement abstraite du Sort. Cette idée tendant à se détacher de la puissance suprême de Zeus pour représenter la fatalité, on la symbolisa donc en une seule Parque présidant à la vie de chaque homme : Clotho. Plus tard, elle se dédoubla, puis tripla pour devenir une triade mystérieuse qui symbolisait les trois moments de l’existence : la naissance, la vie et la mort. Comme Parques du destin, Clotho (la fileuse), Lachésis (la fatidique) et Atropos (l’inflexible), filles de la Nuit, sont souveraines et veillent à ce que le sort de chaque homme se déroule sans obstacle. Suivant Platon, Lachésis connaissait le passé, Clotho le présent et Atropos l’avenir. Déesses chthoniennes ou infernales, on les voit souvent à côté des Kère se disputer le corps des mourants. La croyance populaire les identifiait avec les Érinyes, et on leur offrait des libations d’hydromel et des fleurs. À Sicyone, on leur sacrifiait des brebis pleines. Elles avaient des temples à Thèbes, à Delphes, à Corinthe et à Olympie.
PARRHASIOS : peintre grec, né à Éphèse, fils et élève d’Événor. Il vécut vers 400 av J-C. Il appartenait à l’école d’Ionie, mais exerça son art à Athènes.
PARTES : Parques latines invoquées par les femmes enceintes. Elles étaient au nombre de trois : Nona, Decima et Morta.
PARTHÉNIENS : enfants nés pendant la première guerre de Messénie (743-723 av. J.-C.) des relations sexuelles des femmes de Sparte avec des Laconiens ou des esclaves. Exposés au mépris public, ils conspirèrent avec les ilotes, puis sous la conduite de Phalanthe, allèrent fonder Tarente en 707.
PARTHÉNIOS de Nicée : poète grec du Ier siècle av. J.-C. Amené à Rome lors de la dernière guerre contre Mithridate, il fut le maître de Virgile et l’ami de Cornélius Gallus. On a de lui un écrit en prose : Infortunes amoureuses.
PARTHÉNON : temple élevé par Périclès sur l’Acropole d’Athènes, en l’honneur de Minerve, la déesse vierge, sous la direction de Phidias, et avec le concours des architectes Ictinus et Callicrate. C’était un monument d’ordre dorique, composé d’un bâtiment central oblong, entouré d’une colonnade. Il était construit en marbre pentélique et décoré de bas-reliefs sculptés par la main ou sous la direction de Phidias. Ceux de la frise représentent la grande procession des Panathénées.
PARTHÉNOPE : l’une des Sirènes. Vaincue par Ulysse, elle se jeta dans les flots, ainsi que ses sœurs. Une vague porta son cadavre sur une côte de la Campanie, où on lui érigea un tombeau, autour duquel se forma peu à peu la ville de Naples, nommée d’abord Parthénope.
PARTHÉNOPÉE : l’un des sept chefs contre Thèbes. Fils d’Arès ou de Milanion et d’Atalante ou de Talaüs et de Lysimaque. Il eut de la nymphe Clymène un fils nommé Thésiménès. Il périt devant Thèbes, tué par Asphodicos.
PARTHÉNOS : fille d’Apollon et de Chrysothémis. Enlevée à la terre, elle fut placée par son père au nombre des constellations.
PARTHES : (bannis, en langue scythique), nom d’une tribu scythe qui s’établit au Sud de l’Hyrcanie, dans le pays auquel elle donna son nom. Soumis par les Perses, les Parthes se soulevèrent contre le roi de Syrie, Antiochus II Théos (en 255 av. J.-C.), sous un chef du nom d’Arsace. Une longuelutte contre les Séleucides leur valut la conquête de l’Hyrcanie, sous Tiridate (Arsace II, 244), la reconnaissance de leur indépendance par Antiochus le Grand, 211, enfin l’acquisition de nombreuses provinces (Médie, Perside, Babylonie, Assyrie, etc.), qui portèrent la limite Ouest de leur royaume à l’Euphrate, 160. Vers la même époque, ils l’agrandissaient, à l’Est, aux dépens du royaume grec de Bactriane, 130 ou 120 av. J.-C., et s’avançaient jusqu’à l’Indus et même au-delà. Interrompus dans leurs progrès dans des luttes contre les Scythes et d’autres nomades, par des querelles intérieures, et aussi par la grandeur éphémère de l’Arménie, sous Tigrane Ier, ils se trouvèrent tout à coup en face des Romains, après la chute de Mithridate, roi de Pont, et la ruine complète des Séleucides, 64. Les Parthes parurent d’abord l’emporter (défaite de Crassus, 54 ; incursions dans la Syrie ; défaite d’Antoine, 36). Mais bientôt la politique romaine trouva le moyen de les affaiblir en suscitant des prétendants au trône. C’est ainsi qu’Auguste obtint de Phraate IV les aigles prises sur Crassus. Au IIème siècle de l’ère chrétienne, éclatent des guerres redoutables dont la cause principale fut la possession de l’Arménie, que les deux empires se disputaient. Trajan, 114, Avidius, Cassius sous Marc Aurèle, 165, et Septime Sévère, 197, entrèrent tour à tour vainqueurs à Ctésiphon, capitale des Parthes. Ces derniers ne tardèrent pas à succomber définitivement sous une révolte dont le chef était le Perse Ardeschir, fondateur de l’empire des Sassanides, 226.
Le gouvernement était monarchique, mais le pouvoir royal était contenu par une forte aristocratie, représentée par un sénat, et disposant des forces militaires par le suréna ou généralissime. La couronne était élective, mais dans la famille des Arsacides. Le royaume était divisé en 18 satrapies : il y avait un grand nombre de colonies grecques macédoniennes dont l’influence se faisait sentir sur la classe élevée. Hardis cavaliers et habiles archers, les Parthes avaient pour tactique de paraître fuir devant l’ennemi, qu’ils assaillaient en même temps de leurs flèches. Ils professaient le magisme, mais très altéré.
Rois Parthes ou Arsacides
Arsace Ier 255
Tiridate (Arsace II) 253
Artaban Ier (Arsace III) 216
Phriapatius (Arsace IV) 196
Phraate Ier 182
Mithridate Ier 164
Phraate II 136
Artaban II 127
Mithridate II 124
Mnaskires 87
Sinatrokès 76
Phraate III 68
Mithridate III 60
Orodes Ier 53
Phraate IV 36
Phraatace, ap. J.-C. 9
Orodes II 14
Vononès Ier 15
Artaban III 18
Tiridate 36
Artaban rétabli 36
Vardanes 44
Gotarzès 47
Vononès II 50
Vologèse Ier 50
Pacorus 90
Chosroès 107
Vologèse II 121
Vologèse III, vers 150
Vologèse IV 192
Pacorus II 207
Vologèse V 209
Artaban IV 216-226
PARTHOLON : chef et dieu des premiers Irlandais après le déluge. Il donna à l’île une nouvelle forme en créant sept lacs et quatre plaines. Inventeur de l’agriculture, de la chasse, de la pêche et de l’élevage, il forma les premiers druides et les premiers guerriers pour s’opposer aux Fomores. Il périt après avoir tué le Fomore Cichol au Genou Tort. Ses créations, qui avaient duré cinq mille ans, disparurent en une semaine de grands cataclysmes.
PARTULA et PARTUNDA : déesses latines qui présidaient aux accouchements.
PARVIS : chez les Juifs, c’était l’enceinte qui environnait le tabernacle. Ches les chrétiens, le parvis est une place à l’entrée principale des cathédrales ou des basiliques.
PARYSATIS : reine de Perse, fut toute-puissante pendant les règnes de Darius II Nothus, son mari, et d’Artaxerxès Mnémon, son fils aîné, auquel elle eut préféré son autre fils, Cyrus le Jeune. Après la mort de ce dernier, 401 av. J.-C., elle le vengea en faisant périr ses ennemis, y compris le célèbre satrape Tissapherne, 396.
PASER : gouverneur de la ville de Thèbes et vizir sous les règnes de Séthi Ier et de Ramsès II, entre 1312 à 1270 avant notre ère. Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
PASIPHAÉ : fille du Soleil et de Perséis. Sœur de Circé et d’Æéetès. Épouse de Minos, elle fut mère d’Androgée, de Catrée, de Deucalion, de Glaucos, du Minotaure, d’Acallé , de Xénodice, d’Ariadne et de Phèdre.
PASIPHAÉ : déesse fatidique laconienne adorée à Thalames où elle rendait des oracles par la voie du sommeil.
PASTILLE (PASTILLUS) : petite boulette ou pilule parfumée qui, mâchée, donnait une bonne haleine.
PASTINATOR : laboureur qui défonçait le sol d’un vignoble avant d’y planter des jeunes vignes.
PASTINUM : outil spécial à deux dents qui permettait de planter les jeunes vignes.
PASTOPHORES : on appelait ainsi, chez les anciens Grecs, les prêtres qui portaient les statues des dieux dans les cérémonies publiques.
PATAGIUM : bande de pourpre ou d’or qui ornait le devant d’une tunique féminine.
PATELANA : déesse protectrice du blé au moment où l’épi commençait à se montrer.
PATELLA : déesse latine des inventions.
PATELLA : plat métallique légèrement creux qui servait à cuire et à présenter les viandes.
PATELLARII DII : dieux auxquels on présentait sur des plats des offrandes consacrées.
PATERCULUS (CAIUS VELLEIUS) : historien latin. Né à Naples en 19 av. J.-C. Préfet, puis légat sous les ordres de Tibère en Germanie, il devint préteur en 14 ap. J.-C. Il fut tué sous Séjan en 31. Il a écrit deux livres d’Histoire romaine.
PATÈRE (PATERA) : petite soucoupe munie d’un couvercle. De bronze, d’argent ou d’or, elle servait à faire des libations de vin.
PATIBULUM : instrument de supplice semblable à un petit carcan muni de deux appendices sur lesquels on attachait les bras du condamné. Ce dernier était promené dans la ville tout en recevant le fouet.
PATINA : grand bol servant en cuisine pour la préparation des plats en sauce.
PATRAS : ville de Grèce (Achaïe), sur le golfe de son nom, au Nord Ouest de la Morée. Appelé d’abord Aræ, puis Patræ, elle fut l’une des premières villes de la ligue achéenne, 281 av. J.-C. et suivit depuis les destinées de l’Achaïe.
PATRAT (PERE) : Patratus Pater, nom donné, chez les anciens Romains, au fécial qui, dans une mission, remplissait les fonctions de chef : c’était à lui d’accomplir, patrare, les cérémonies prescrites.
PATRICIA : surnom sous lequel Isis avait un temple dans la Ve région de Rome.
PATRICE : titre créé par Constantin le Grand, lors de la réorganisation monarchique de l’Empire romain au IVème siècle. Celui qui en était revêtu jouissait d’une sorte de noblesse toute personnelle. Il était au premier rang dans l’État. On conféra aussi cette dignité à des barbares. Clovis en reçut les insignes d’Anastase, empereur d’Orient, 507. II y eut des patrices encore dans le premier royaume de Bourgogne, comme Amatus et Mummolus sous Gontran. En Italie, après la chute de la domination grecque, le titre de patrice, conféré par les papes à Pepin, puis à Charlemagne, désigna la souveraineté mal définie que ces deux rois gardaient sur Rome, au moment même où ils fondaient le pouvoir temporel du Saint-Siège.
PATRICIENS : citoyens qui, dans l’ancienne Rome, composaient seuls le populus. Ils formaient de grandes familles ou gentes, dont les chefs, patres, se réunissaient en une sorte de conseil qui devint le Sénat. Seuls ils composaient l’assemblée des curies. Les citoyens du second ordre, ou plébéiens, ne cessèrent de leur disputer leurs privilèges de 510 à 366 av. J.-C., c’est-à-dire depuis l’établissement de la république jusqu’au partage du consulat. Secondés par les tribuns, les plébéiens avaient déjà obtenu, 444 av. J.-C., que le mariage cesserait d’être interdit entre les familles des deux ordres : l’établissement de l’égalité civile prépara nécessairement le triomphe de l’égalité politique. Dès lors le mot de patricien ne fut plus qu’un titre indiquant l’origine des familles, mais sans impliquer de privilège.
PATRICK ou PATRICE (SAINT) : il naquit en Écosse en 372 et commença sa prédication en 432. Romain d’éducation et de famille, il se convertit au christianisme alors qu’il était fonctionnaire. Ordonné diacre à Auxerre, il commença à convertir les Celtes irlandais sous le règne de l’empereur Valentinien III. Installé à Armagh, il s’appliqua à détruire toutes les forêts sacrées des druides. Il mourut en 466.
PATRII DII :
1. Divinités vengeresses semblables aux Furies.
2. Surnom des divinités dont les familles ou les races tiraient leurs origines.
PATROCLE : héros grec. Fils du roi locrien Ménœtios et de Sthénélé, Périapis ou Polymélé. Ayant tué par erreur dans sa jeunesse Clysonymos, fils d’Amphidamas, il chercha un refuge en Phthie auprès de Pélée qui le fit élever avec son fils. Il fut l’un des prétendants d’Hélène et le meilleur ami d’Achille. Il suivit ce dernier devant Troie. Il parvint à escalader les remparts de la ville en menant les Thessaliens au combat et fut repoussé par Apollon. Blessé par Euphorbe, il succomba ensuite sous les coups d’Hector. Les deux armées se disputèrent âprement son corps. Les Grecs, étant parvenus à ramener sa dépouille, organisèrent des jeux funèbres en son honneur. Devenu immortel, il fut transporté par les dieux sur l’île de Leucé.
PATROCLÈS : amiral de Ptolémée II Philadelphe (282-246). Il mena sans grande conviction la guerre de Chrémonide et ne put sauver le roi de Sparte allié à l’Égypte, Aréios, qui subit un échec après la chute d’Athènes.
PAUL (SAINT) : apôtre des gentils, né à Tarse, 2 ans av. J.-C. ( ?), d’une famille juive, reçut en naissant le nom de Saul. Envoyé à Jérusalem auprès du pharisien Gamaliel, il s’y forma à la dialectique, et se montra d’abord partisan rigide de la tradition judaïque. Il assista au martyr de saint Étienne, et se rendit à Damas pour y frapper les disciples de Jésus qui s’y étaient réfugiés. Tout d’un coup, converti sur le chemin de cette ville, 36, il se voua à la propagation de l’Évangile au milieu des gentils. Il parcourut la Judée, la Syrie et la Cilicie pendant huit ans, et, en 44, reçut à Antioche, par l’imposition des mains, la consécration de son apostolat. Après avoir visité Chypre et l’Asie Mineure, où les Juifs lui furent hostiles, il se rendit à Jérusalem, et, dans un concile, fit décider que les gentils convertis ne seraient pas astreints aux prescriptions de la loi mosaïque, 50. Reprenant sa prédication, il revint en Asie Mineure, passa en Macédoine, puis à Athènes, où il parla devant l’Aréopage, et à Corinthe, où les Juifs voulurent le traduire devant le proconsul Gallion, frère de Sénèque, 51-57. Les années suivantes ne furent pas moins remplies, bien que saint Paul ait surtout résidé à Éphèse. En 60, il alla en Judée, et, à l’instigation des Juifs, fut retenu deux ans captif par le gouverneur Félix. Comme il en appela à l’empereur, on l’envoya à Rome, où le laisse le livre des Actes des Apôtres. Selon une tradition, saint Paul serait revenu de nouveau, en Asie Mineure, puis une seconde fois à Rome, où Néron le fit décapiter, 29 juin 66. On a de cet apôtre 14 Épitres, écrites en grec. C’est le meilleur commentaire de l’Évangile. Fête, le 29 juin.
PAUL (SAINT) : premier anachorète, né en 228, dans le Haute-Égypte, se retira dans le désert lors de la persécution de Dèce, 250, et vécut dans une caverne jusqu’à l’âge de 113 ans. Saint Antoine l’ensevelit. Fête, le 15 janvier.
PAUL (SAINT) : patriarche de Constantinople, élu en 344, était de Thessalonique. Déposé deux fois par Constance, il fut tué dans un antre de Taurus, 350. Fête, le 7 juin.
PAULINIUS (SUETONIUS) : légat de l’empereur Néron qui, en 61 de notre ère, forma le projet de prendre l’île sacrée des druides, Mona. Partant avec son armée des bords de l’Avon, il longea les côtes de l’île de Bretagne avant de débarquer sur le territoire des Celtes Ordaviques. Puis il attaqua Mona, faisant massacrer les druides et les druidesses. Ensuite il entra en guerre contre la reine des Icènes, Boadica.
PAUSANIAS : régent de Sparte pendant la minorité de Plistarque, fils de léonidas. Vainqueur du Perse Mardonios à Platée, en 479 av. J.-C., il conquit Chypre et Byzance en 477. Ayant décidé de transférer le commandement à Athènes, il fut ramené deux fois à Sparte et acquitté, faute de preuves. On le convainquit enfin d’intelligences criminelles avec les Perses et il se réfugia dans un temple d’Athéna dont les éphores firent murer les portes. Il y mourut de faim en 475.
PAUSANIAS : roi de Sparte. Il monta sur le trône après l’exil de son père, Plistoanax, en 409 av. J.-C. Il rétablit Thrasybule à Athènes en 403. Ayant évacué la Béotie (395), il se retira à Tégée pour éviter un jugement.
PAUSANIAS : géographe grec du IIe siècle de notre ère, né en Lydie ou à Césarée en Cappadoce. Il fut le disciple d’Hérode Atticus. S’étant établi à Rome après de nombreux voyages, il écrivit un Itinéraire de la Grèce en dix livres, sorte de guide qui nous est parvenu.
PAUSARIUS : officier qui entonnait le chant et battait la mesure de cadence de rames sur une galère.
PAUSIAS : peintre grec du IVe siècle av. J.-C., né à Sicyone. Élève de Pamphile, il excella dans la peinture à l’encaustique.
PAUVRETÉ : déesse allégorique adorée en Grèce et à Rome.
PAUVENTIA : déesse romaine qui préservait les enfants de la peur.
PAVOR : la Peur. Dieu romain auquel Tullus Hostilius éleva une statue.
PAX : nom latin de la Pais.
PA-YÔM : littéralement, « la mer », en ancien égyptien. Nom que les habitants du Nouvel Empire donnèrent au vaste lac Qaroum dans le Fayoum.
PÊCHE : la pêche largement pratiquée en mer et sur les lacs et rivières fournissait un apport considérable en nourriture. Pêcher le saumon magique, c’était acquérir l’immortalité et la sagesse.
PCHERENPTAH : grand prêtre d’Alexandrie sous le règne de Ptolémée XIII (51-47 av. J.-C.).
PÉ : cité antique qui, unie à la cité de Dep, formait la ville de Bouto.
PÉCINE : nécropole celte du IIIe siècle avant notre ère dans l’ancienne cité de Viminacum en Yougoslavie. On y a découvert 26 tombes à inhumation et 17 à incinération contenant des fibules ornées de corail ou de pâte de verre, des bracelets décorés de segments en relief ou de fils de bronze et des armes.
PECTIN :
1. Peigne à cheveux en bois de buis ou en ivoire.
2. Corde à laine ou à étoupe.
PECTORAL : ornement porté sur la poitrine par les guerriers de haut rang chez les Celtes et les Gaulois.
PECUARIUS : éleveur qui prenait à ferme les pâturages de l’État romain pour y élever les troupeaux de plusieurs centaines de têtes.
PÉCULE : nom donné, dans l’antiquité, à tout ce qui était possédé par un esclave. Ce pécule provenait de son épargne ou de la générosité du maître.
PECUNIA : déesse latine de l’argent et des richesses.
PÉDAGOGUE : nom donné à un esclave ou à un affranchi chargé de surveiller ou même d’instruire les enfants dans les familles riches.
PÉDASOS : fils de Bucolion et d’Abarbarée. Euryalos le tua devant Troie. Trois villes portaient son nom, l’une dans le Péloponnèse, les deux autres en Asie Mineure, dont une en Carie. Chaque fois qu’un danger menaçait cette dernière, une longue barbe couvrait instantanément le menton de sa prêtresse.
PEDICA DENTATA : piège pour prendre les chevreuils. Il consistait à ralentir la course de l’animal par une lourde bûche qui, grâce à un nœud coulant, restait attachée à l’une de ses pattes.
PEDISEQUUS : esclave qui accompagnait son maître ou sa maîtresse lors des sorties.
PÉGASE : célèbre cheval ailé. Lorsque Persée coupa la tête de la Gorgone Méduse, dont Poséidon métamorphosé en cheval ou en oiseau avait obtenu les faveurs, le sang qui coulait du tronc donna naissance à Chrysaor et à Pégase. Prenant aussitôt son envol vers l’olympe, Pégase se rendit dans le palais de Zeus qui lui donna pour mission de porter la foudre et les éclairs, et de conduire le char de l’Aurore. Bellérophon se servit de lui pour combattre la Chimère. Dans les temps modernes, Pégase a connu une célébrité qu’il n’a jamais eue dans la haute antiquité grecque. Un mythe le mit en rapport avec les Muses et l’Hélicon, lui attribuant l’apparition de source d’Hippocrène ainsi que celle de la fontaine de Pirène à Corinthe.
PEGOMANCIE : divination par l’observation des sources.
PEITHO : déesse de la Persuasion. Fille d’Aphrodite et mère des Grâces. Ægialée lui bâtit un temple lorsque Apollon, cédant aux prières des Achéens, eut arrêté une épidémie qui désolait le pays. À Athènes, on voyait sa statue à côté de celle d’Aphrodite Pandémos.
PÉLASGÉ : fille de Potneus. Femme d’Isthmiadès. Elle introduisit à Thèbes le culte des Cabires.
PÉLASGES : en Grèce, les Pélasges formèrent la population primitive. Dans le Péloponnèse, qui s’appela d’abord Pélasgie, ils habitèrent l’Argolide ou l’Arcadie à l’origine. L’invasion des Hellènes fut fatale aux Pélasges. Dans la plupart des contrées qu’ils occupaient, ils furent réduits au plus dur esclavage, sous le nom de Pénestes. En Laconie, ils constituèrent la classe des ilotes. Seule l’Arcadie demeura pélasgique jusqu’à la domination romaine.
PÉLASGOS : personnification de la race pélasgique, l’une des plus anciennes de celles qui habitèrent en Grèce. On rapporte que Pélasgos fut le premier à cultiver les vallées de l’Hellade et à introduire les cultes de Zeus, d’Héphaïstos, des Cabires, de Déméter, d’Hermès et d’Artémis. Une légende le fait fils de Zeus et de Niobé et père de Mélibée et de Cyllène.
PÉLATÈS : guerrier qui voulut se faire une arme d’un pilier de porte aux noces de Pirithoüs. Corythos le tua.
PÉLÉE : fils d’Éaque et d’Endéis, suivant l’Iliade, et roi des Myrmidons à Phthie en Thessalie. Chéri dès sa naissance par les dieux, Pélée reçut en mariage la déesse Thétis. Tous les dieux vinrent aux noces. Les présents qu’il reçut à cette occasion furent une cuirasse magnifique, une lance énorme et les chevaux Xanthos et Balios. Patrocle, Épigée et Phénix, qui avaient dû fuir leur pays respectif pour des causes différentes, trouvèrent un refuge à la cour de Pélée. Ce dernier les envoya à la guerre contre Troie avec mission de protéger son fils Achille. Il vécut très vieux. Selon Apollodore, Pélée et Télamon, fils d’Éaque, jaloux de Phocos leur frère consanguin, décidèrent de le tuer. Télamon lui jeta son disque à la tête. Pour d’autres, ce fut Pélée qui le tua avec son disque. Pélée s’enfuit alors à Phthie auprès d’Eurytion. Voulant paraître dignement à la cour de ce roi (selon Tzetzès), il supplia Héra qui changea en hommes, appelés Myrmidons, des fourmis.
PÉLÉTHRONIENS : Lapithes qui habitaient Pélithronion, au pied du mont Pélion. On leur attribuait l’invention de l’appât.
PÉLIADES : filles de Pélias et d’Anaxibie ou de Philomaché. Elles étaient au nombre de deux, Astéropée et Antinoé (Pausanias) ; de trois, Alceste, Amphinomé et Évadné (Diodore) ; de quatre, Alceste, Pisidice, Pélopie et Hippothoé (Apollodore) ; ou de cinq, Alceste, Isodice, Pélopie, Hippothoé et Méduse (Hygin). Pélias maria Alceste à Admète. Après la mort de leur père qui périt par une ruse de Médée, elles furent chassées d’Iolcos et se retirèrent à Mantinée en Arcadie.
PÉLIAS : fils de Poséidon et de Tyro. Son nom (noircir) lui venait de la marque laissée sur son visage par le coup de sabot donné par une jument au moment où sa mère venait de l’exposer ainsi que son frère Nélée. Tous deux furent recueillis par des bergers et, parvenus à l’adolescence, tuèrent Sidéro, persécutrice de leur mère, et chassèrent Éson d’Iolcos ; Pélias monta sur le trône et épousa Anaxibie ou Philomaché dont il eut Acaste et les Péliades. La haine d’Héra, à laquelle il ne rendait aucun culte, le poursuivit tout au long de sa vie. Il fit périr Éson et son fils Promachos. Les malédictions de la mère de Promachos, qui se pendit en proférant des imprécations contre l’assassin, furent entendues par les dieux et Jason, fils d’Éson, de retour dans sa patrie (il avait été envoyé par Pélias pour prendre la toison d’or), chargea Médée de la vengeance. Cette magicienne sut persuader aux filles de Pélias de couper leur père en morceaux et de les faire cuire, leur promettant de le rajeunir par la puissance de ses charmes, et pour en donner la preuve, elle fit l’expérience sur un bélier qui redevint agneau. Ce fut ainsi que Pélias périt. Sa mort fut vengée par Acaste.
PELLES : le Riche Roi-Pêcheur. Roi de Corbenic le Cimetière Béni. Il vivait dans le château du Graal. Seuls Galaad, Perceval et Bohort parvinrent jusqu’à lui pour accomplir leur quête.
PELLICULATUS : bouteille ou récipient hermétique recouvert de cuir dans lequel on conservait des fruits ou des confitures.
PELLONIA : déesse latine invoquée pour expulser les ennemis.
PELLUVIUM : bassin pour se laver les pieds.
PÉLOPIDAS : général thébain. Chef du parti populaire, il se réfugia à athènes quand le Spartiate Phébidas occupa la Cadmée en 382 av. J.-C. Il y trama le complot qui affranchit Thèbes en 379. Il commanda le bataillon sacré à Leuctres en 371, envahit le Péloponnèse avec Épaminondas, et échappa, à son retour, à une condamnation en justice en 369. Il fut envoyé en Thessalie contre Alexandre de Phères, puis en Macédoine contre l’usurpateur Ptolémée en 368. Fait prisonnier par Alexandre de Phères en 367, il fut délivré par Épaminondas. Après un voyage en Perse, il réapparut une troisième fois en Thessalie et battit Alexandre de Phères à Cynoscéphales, mais il mourut en poursuivant l’ennemi (364).
PÉLOPIE : fille de Thyeste. Elle fut violée par son père dans un bois consacré à Athéna parce que l’oracle avait prédit à Thyeste que de cet inceste naîtrait un fils vengeur de ses humiliations. Ce fut Égisthe ; Pélopie l’abandonna, puis le recueillit plus tard après avoir épousé Atrée, et le fit élever avec les Atrides. Quand, plusieurs années plus tard, Thyeste reconnut son fils, Pélopie, horrifiée, se suicida.
PÉLOPONNÈSE : presqu’île qui se rattachait à l’Hellade par l’isthme de Corinthe entre le golfe de Corinthe, la mer ionienne, la mer Égée, le golfe Saronique et la mer de Crète. Elle comprenait huit contrées : l’Arcadie, la Sicyonie, l’Achaïe, l’Élide, la Messénie, la Laconie, l’Argolide et la Corinthie. D’abord appelée Pélasgie, Argos, Apia, elle reçut de Pélops le nom de Péloponnèse. Après avoir été peuplée par les Pélasges, elle fut envahie par trois tribus helléniques : les Ioniens, les Éoliens et les Achéens. Vers le XIIe siècle les Doriens expulsèrent les Achéens qui s’imposèrent chez les Ioniens.
PÉLOPONNÈSE (guerre du) : nom de la lutte qui opposa Athènes et Sparte de 431 à 404 av. J.-C. Après de nombreuses batailles navales et terrestres, Athènes fut vaincu, définitivement par le Spartiate Lysandre à la bataille navale d’Ægos-Potamos (405 av. J.-C.).
PÉLOPS : célèbre roi de Pise, en Élide. Fils de Tantale et d’Artémis. La légende populaire en fait un Phrygien qu’Ilos chassa de Sipyle et qui se réfugia à Pise avec ses richesses. D’autres sources en font un Paphlagonien qui donna son nom à sa nouvelle patrie. Les dieux logeant un jour chez Tantale, ce roi pour éprouver leur divinité leur fit servir le corps de son fils, mêlé avec d’autres viandes. Déméter, ou selon d’autres Thétis, plus gourmande que les autres, en avait déjà mangé une épaule, lorsque Zeus découvrit le crime. Les dieux ordonnèrent aussitôt à hermès de mettre les morceaux de l’enfant dans un chaudron magique, d’où Clotho le retira en parfaite santé, si ce n’est qu’il lui manquait une épaule ; Zeus la remplaça par une épaule d’ivoire. Parvenu à l’adolescence, Pélops se rendit à Pise pour obtenir la main d’Hippodamie. Ayant aperçu les têtes des autres prétendants vaincus exposées à la porte de la ville, il eut recours à la ruse et corrompit Myrtile, conducteur du char d’Œnomaüs, qui sabota le véhicule de son maître avant la course. Remportant la victoire, Pélops épousa Hippodamie et devint roi de Pise. Outre sa femme, on lui donne une maîtresse, Astyoché ou Danaïs, dont il eut Chrysippe, massacré plus tard par ses autres fils. On ne sait rien sur sa mort. Plus tard, les Grecs, sur déclaration de l’oracle, devaient apporter son omoplate à Troie pour gagner la guerre, mais le navire qui la portait fit naufrage près de l’île d’Eubée.
PÉLORIES : fêtes de Thessalie, instituées en l’honneur d’un certain Péloros qui apporta à Pélasgos la nouvelle que les eaux du Pénée avaient cessé d’inonder la vallée de Tempé.
PÉNATES : de penus (lieu caché). À l’origine, les Pénates étaient les protecteurs des familles romaines. Ils devinrent ceux de l’État quant les familles s’unirent. On eut dès lors deux sortes de Pénates : les majores de l’État dont les images étaient gardées à Rome dans le temple de Vesta et les minores des familles aux images placées dans la partie la plus retirée de la maison² On les confondit ensuite avec les dieux lares. Le culte des Pénates avait été institué par une loi des Douze Tables. Invoqués aux saturnales et aux compitalies, on leur offrait des libations et des fumigations d’encens. Ils avaient pour prêtres les saliens.
PÉNÉLÉE : fils d’Hippalcimos et d’Astérope, père d’Ophelte. Il prit part à l’expédition des Argonautes et fut l’un des prétendants d’hélène. Il mena une armée de Béotiens à la guerre de Troie. Eurypyle le tua.
PÉNÉLOPE : héroïne antique symbolisant la chasteté et la fidélité conjugale. Fille d’Icarios. Épouse d’Ulysse. Mère de Télémaque. Restée seule à Ithaque après le départ de la flotte grecque pour Troie, Pénélope fut exposée pendant vingt ans à toutes sortes de persécutions et surtout aux poursuites des prétendants qui s’établirent en maîtres dans la demeure d’Ulysse. Évitant de brusquer ses odieux soupirants en rejetant ouvertement leurs propositions, elle fit dresser dans son palais un métier à tisser et se mit à fabriquer un grand voile en les persuadant qu’à la fin de son ouvrage, destiné aux funérailles de son beau père Laërte, elle ferait son choix. Pendant le jour, elle tissait, mais la nuit, elle défaisait ce qu’elle avait fait. Durant trois ans, elle trompa ainsi les prétendants. Elle fut trahie par une de ses servantes et se vit obligée d’achever son travail. Durement exposée aux avances des hommes, elle déplorait son sort lorsque Athéna lui apparut sous la forme d’Iphthimé, sa sœur, pour la consoler. Ce fut alors qu’Ulysse revint à Ithaque déguisé en mendiant et, par l’intermédiaire de Télémaque, proposa aux prétendants de tendre l’arc qu’il avait reçu autrefois d’Iphitos. Il tua tous ses rivaux. Lorsque Pénélope apprit sa délivrance, elle refusa de reconnaître Ulysse avant qu’il lui ait donné des preuves sur son identité. Enfin elle l’accueillit avec tendresse. Dans les traditions postérieures à Homère, on rapporte qu’elle eut des relations amoureuses avec Hermès et tous les prétendants et qu’elle avait donné naissance au dieu Pan. Chassée d’Ithaque par Ulysse, elle s’était enfuie à Sparte, puis à Mantinée. Pénélope eut aussi d’Ulysse un autre fils nommé Arcésilas ou Ptoliporthès.
PÉNESTES : gens pauvres, nom donné aux Pélasges par les conquérants hellènes, qui les réduisaient en servitude. En Boétie, ils étaient attachés à la glèbe, et ne devaient être ni vendus ni tués. En Thessalie, ils étaient à la discrétion de leurs maîtres. On voit aussi une tribu de ce nom dans l’Illyrie grecque.
PÉNIA : déesse allégorique de la pauvreté. Platon la fait mère de l’Amour et Plaute, fille de la Débauche.
PENICILLUM : brosse ou pinceau pour la peinture artistique. Il était en crin ou en fibre d’éponge.
PÉNHOROUBÈN : fonctionnaire ayant le titre de supérieur des troupeaux. Il s’empara frauduleusement d’un papyrus magique donnant le mode d’emploi pour envoûter et tuer Ramsès III (1194-1166). Agissant pour le compte de la reine Tiyi, il fut condamné à mort.
PENNEKHBET : gardien du sceau royal sous le règne de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau se trouve dans la nécropole d’El-Kab.
PENNOUT : gouverneur du pays de l’Ouaouat sous le règne de Ramsès IV (1166-1160). Son tombeau se trouve à Amada en Basse-Nubie.
PENSUM : poids de la charge journalière de travail. À l’origine, poids de laine à filer pour la journée de travail d’une femme esclave.
PENTACOSIOMÉDIMNES : nom donné dans la législation de Solon aux citoyens de la première classe, dont les terres rapportaient annuellement au moins 500 médimnes de grains ou de liquides. Un médimne valait 51,79 l.
PENTAOUR : prince de Thèbes sous Ramsès III (1194-1166). Il fut condamné à se suicider après avoir comploté avec la reine Tiyi contre le roi.
PENTAPOLE : territoire comprenant cinq villes d’importance.
PENTATHLE : ensemble des cinq disciplines athlétiques aux jeux Olympiques : le saut, la course, la lutte, le lancer du disque et celui du javelot.
PENTÉTÉRIS : triomphe militaire égyptien. Il fut célébré à Alexandrie après la première guerre de Syrie, sous Ptolémée II Philadelphe, en 271 av. J.-C.
PENTHÉE : roi de Thèbes. Fils d’Échion et d’Agavé. Ayant voulu s’opposer à l’introduction du culte de Dionysos sur son territoire, il fut déchiré sur le Cithéron par sa mère Agavé et par les Ménades. Suivant Euripide, il était monté sur un arbre pour observer les mystères orgiaques. Les Bacchantes l’aperçurent et le mirent à mort, le prenant pour un lion, pour un sanglier ou pour un taureau, car Dionysos les avait frappées de démence.
PENTHÉSILÉE : reine des Amazones. Fille d’Arès et d’Otréra. Elle vint au secours des Troyens attaqués par les Grecs et fut tuée par Achille qui la pleura en découvrant sa jeunesse et sa beauté. Thersite, ayant insulté son cadavre, périt de la main du héros et Diomède, irrité de la mort de son ami, jeta Penthésilée dans le Scamandre.
PÉPI Ier : Phiops, en grec. Troisième roi de la VIe dynastie. Il régna de 2465 à 2430.
PÉPI II : Phiops, en grec. Il régna de 2410 à 2320 et mourut centenaire. Son règne fut le plus long de toute l’histoire de l’humanité et l’une des causes de l’effondrement de la VIe dynastie. La révolution qui s’ensuivit, sous les règnes de Mérenrê II et de Nitocris, emporta les fondements de l’Ancien Empire, vers 2280 avant notre ère.
PEPLUM : tunique féminine qui était ajustée par des broches.
PERCEVAL ou PÉRÉDUR : Pérédur ab Evrawc eut son père et ses six frères tués dans des tournois. Malgré la protection maternelle, il suivit Gwalchmai, Gweir et Owein jusqu’à la cour du roi Arthur où il devint chevalier. Au moment de son adoubement, un nain et une naine jusqu’al :ors muets déclarèrent qu’il était la fleur des guerrier et la lumière des chevaliers. Après une très longue quête qui le mena dans le château du Graal, il libéra le monde des sorcières et des sorts.
PERDICCAS : nom de trois rois de Macédoine. Perdiccas Ier fut le fondateur de la dynastie au VIIIe siècle av. J.-C.(le quatrième roi selon d’autres sources) ; Perdiccas II fut l’allié des Spartiates contre Athènes et mourut en 429 ; Perdiccas III (366-360) vainquit Pausanias et Ptolémée d’Aloros, avec l’aide de l’Athénien Iphicrate, et périt dans une bataille contre les Illyriens.
PERDICCAS : l’un des lieutenants d’Alexandre le Grand. Le conquérant près de mourir lui remit l’anneau royal en 323 av. J.-C. Régent de l’empire macédonien au nom de Philippe Arrhidée , il excita la jalousie de ses collègues qui formèrent une ligue comprenant Antipater, Cratère, Antigone et Ptolémée. Perdiccas attaqua ce dernier sur les bords du Nil et fut battu. Ses officiers le tuèrent dans sa tente en 321.
PERDICCAS : chiliarque, premier dignitaire de l’empire d’Alexandre le Grand. Il voulut transporter le corps du roi défunt de Babylone à Aigai en Macédoine, mais son projet échoua. Ptolémée, fils de Lagos, satrape d’Égypte, s’empara du convoi funèbre et fit enterrer Alexandre à Memphis. Le corps fut transféré à Alexandrie sous le règne de Ptolémée II Philadelphe, en 285 av. J.-C. Après cet échec, Perdiccas joua un rôle important dans la succession de l’Empire, en prenant parti pour l’enfant à naître de Roxane, fille d’Oxyarte de Bactriane et épouse d’Alexandre le Grand, mais il échoua à nouveau dans sa guerre contre Ptolémée. Après avoir marché sur l’Égypte en 321 av. J.-C. et tenté en vain de prendre le fort « Mur du Chameau », il ne parvint pas à passer le Nil où périt une partie de son armée. Ayant perdu son prestige, il fut assassiné dans sa tente par Séleucos, le commandant de la cavalerie, et le satrape de Médie Peithon.
PÉRENNÉFER : majordome royal aux Mains Pures et intendant sous le règne d’Aménophis IV-Akhénaton (1372-1354). Son tombeau est situé dans l’Assassif (nécropole thébaine).
PÉRÉE : l’une des quatre divisions de la Palestine sous les Macchabées et Hérode. Située à l’Est du Jourdain depuis la source du fleuve jusqu’au torrent d’Arnon, elle renfermait l’Iturée, la Trachonitide, la Gaulonitide, l’Abilène, la Batanée, l’Ammonitide, la Moabitide, la Pérée propre, etc. Ce dernier district était au centre, entre l’Hiéromax et le torrent de Jakob, et renfermait la ville de Pella.
PEREGRINUS PROTEUS : personnage du IIème siècle ap. J.-C., chercha la notoriété à tout prix. Selon Lucien, il se fit chrétien, puis philosophe cynique, et épouvanta l’Égypte et Rome par ses scandales. Il finit en se brûlant vif aux jeux Olympiques, 165.
PERENNIS : préfet du prétoire sous Commode, conspira contre son maître et fut massacré par les soldats, 186.
PERFORACULUM : gouge employée par les menuisiers.
PERGAME : Pergamus, ancienne ville d’Asie Mineure (Mysie), sur le Caïcus. Colonie de Lesbos, elle devint la capitale de l’État de ce nom, 283 av. J.-C. Elle fut célèbre par la découverte du parchemin et par sa bibliothèque. Patrie de Galien.
PERGAMOS : fils de Pyrrhus et d’Andromaque. Il tua en combat singulier Arios, roi de Teuthranie, et donna son nom à une ville de Troade.
PERGAME : royaume d’Asie Mineure fondé en 293 av. J.-C. par Philétaire, lieutenant de Lysimaque à Pergame. Eumène Ier y ajouta l’Éolide. Attale Ier (241-198), qui le premier prit le titre de roi, eut pour successeur Eumène II auquel ses alliés romains donnèrent en 189 la Lycaonie, la Milyade, les deux Phrygies, la Lydie, l’Ionie, une partie de la Carie et la Chersonèse de Thrace. Les Romains acquirent le royaume de Pergame en 133. Zone éditable
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