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PERGULA - PHOCIDE


PERGULA :

1.     Salle de cours de lettres ou d’art.

2.     Observatoire astronomique.

 

PÉRIANDRE : tyran de Corinthe (621-584 av. J.-C.) Ennemi des nobles, il protégea le commerce, les lettres et les arts. Il conquit Épidaure et Corcyre. Ayant tué, par jalousie, sa femme Mélissa, il exila son fils Lycophron dont il redoutait les reproches. Cependant on le compte parmi les sept sages de la Grèce.

 

PÉRIBÉE : fille d’Alcathoüs, nommée aussi Euribée. Elle épousa Télamon qui la rendit mère d’Ajax. On raconte qu’ayant eu une relation sexuelle avec son amant avant de l’épouser, son père la livra à un capitaine de vaisseau chargé de la noyer. Celui-ci préféra la vendre à Salamine où régnait le père de Télamon. Ce fut ainsi qu’elle retrouva son amant et l’épousa.

 

PÉRIBÉE : fille d’Hipponoüs. Suivant une légende, elle fut séduite par Arès, puis remise par son père à Œnée qui l’épousa et dont elle eut Tydée.

 

PÉRICLÈS : homme d’État athénien, né en 494 av. J.-C. On peut distinguer trois périodes dans sa vie. Dans la première (468-460), il prit la tête du parti populaire en s’opposant à Cimon, chef du parti aristocratique. Après l’exil de ce dernier (460), il enleva à l’Aréopage et au conseil des Cinq-Cents le pouvoir judiciaire et le donna à des jurés ou Héliastes, tirés au sort et rétribués trois oboles par jour. Il fit instituer les nomophylaques, chargés de repousser toute innovation en matière législative, et les thesmothètes, qui devaient proposer au peuple la révision des lois défectueuses. Ces changements exaspérèrent le parti oligarchique, qui assassina l’orateur Éphialte, ami de Périclès. Dans la seconde période (460-445), il essaya d’étendre la domination athénienne sur la Grèce continentale. Inquiète, Sparte forma une ligue qui battit Périclès à Tanagra en 457.  Après la mort de Cimon qui était revenu à Athènes, Périclès tenta à nouveau de dominer la Grèce. La défaite de Tolmidès à Coronée et une invasion des Péloponnésiens en Attique, le déterminèrent à signer avec Sparte et ses alliés une trêve de trente ans. Dans la troisième période (445-429), Périclès s’appliqua à embellir Athènes. Maître absolu de l’assemblée du peuple depuis l’exil de Thucydide, nouveau chef du parti aristocratique (444), il bâtit l’Odéon, le parthénon, le temple d’Éleusis, les Propylées, l’Erechthéion. On a donné le nom de « siècle de Périclès » à cette époque. Il s’attira la jalousie des autres villes, notamment de Sparte. En 440, il dut réprimer la révolte de Samos. En se rangeant du côté de Corcyre, il provoqua la guerre du Péloponnèse en 431. Abandonné par ses amis, il n’en continua pas moins la lutte et mourut de la peste en 429.

 

PÉRICLYMÈNE : fils de Nélée et de Chloris. Frère de Nestor. Il fut l’un des Argonautes. Poséidon lui avait donné la faculté de prendre toutes sortes de formes. Au siège de Pylos, alors qu’il s’était changé en aigle, Héraclès l’abattit d’un coup de massue.

 

PÉRICLYMÈNE : Thébain, fils de Poséidon et de Chloris. Il tua Parthénopée lorsque l’armée des sept chefs vint assiéger sa ville.

 

PÉRIÉRÈS : fils d’Éole et d’Énarété. Il régna sur Messène et épousa Gorgophone dont il eut Apharée et Leucippe. On lui attribue aussi pour fils Tyndare, Icarios et Œbatos.

 

PÉRIÈQUES : (habitants à l’entour), nom donné par les Spartiates ou Doriens aux Laconiens ou Achéens, habitants des campagnes. Ils avaient gardé leurs terres, mais étaient assujettis à un tribut et au service militaire.

 

PÉRIGONE : fille de Sinis. Elle eut de Thésée Mélanippe. Elle s’était cachée dans un champ d’asperges pour échapper aux poursuites du héros. Mariée plus tard à Déionée, elle en eut Ioxos.

 

PÉRIMÈLE : fille d’Admète. Selon Ovide, fille d’Hippodamas qui, séduite par le fleuve Achéloüs, fut changée en une île située à l’embouchure de ce fleuve.

 

PÉRINTHE : Perinthus, colonie de Milet, sur la côte Nord de la Propontide, à l’Ouest de Sélimbrie. Philippe II de Macédoine l’assiégea, et s’en empara non sans peine en 341 av. J.-C. Elle fut appelée depuis Héraclée, d’où son nom actuel d’Erekli.

 

PÉRIPATÉTICIENS : Promeneurs, nom des disciples d’Aristode, parce que ce philosophe enseignait en se promenant dans le Lycée d’Athènes.

 

PÉRIPHAS : roi de l’Attique. Aimé d’Apollon pour ses vertus, il atteignit la puissance suprême, mais Zeus, envieux de sa gloire, le métamorphosa en aigle. Sa femme demanda à partager son sort et fut métamorphosée à son tour.

 

PÉRIPHÉTÈS : fils d’Anticlée et d’Héphaïstos. Armé d’une énorme massue, il assommait les voyageurs aux environs d’Épidaure. Thésée le tua.

 

PÉRIS : génies bienfaisants des deux sexes, répandus dans l’air, d’après les vieilles croyances de la Perse.

 

PÉRIT : seconde saison de l’année. Elle couvrait la période des plantations et durait quatre mois.

 

PER-NÉSER : « maison de la flamme ». Nom d’une chapelle du temple d’Hathor à Dendérah. La déesse y prenait les attributs de la redoutable Sekhmet.

 

PER-NOU : « maison de l’aiguière ». Nom d’une chapelle du temple d’Hathor à Dendérah où les prêtres procédaient aux rites de purification des eaux.

 

PÉRO : fille de Nélée et de Chloris. Célèbre par sa beauté, elle épousa Bias et fut mère de Talaüs, de Laodocos et d’Asios.

 

PÉROU-NÉFER : port de Memphis sur le Nil. Son nom signifiait : « Le bon voyage ».

 

PER-OUR : « grande maison ». Nom d’une chapelle du temple d’Hathor à Dendérah où se déroulaient la plupart des rites en l’honneur de la déesse.

 

PERPHÈRES : prêtres secondaires qui vinrent du pays des Hyperboréens à Délos, sous la conduite des vierges Laodicé et Hypéroché, pour offrir à Apollon et à Artémis de la laine et des gâteaux.

 

PERRHÈBES : tribu pélasgique de Thessalie. Leurs villes furent Larisse et Argissa. Ils furent chassés par les Lapithes, vers l’olympe et le Pinde.

 

PERRIÈRE (LA) : site gaulois du IIIe siècle avant notre ère sur la commune de Saint-Benoît-sur-Seine.

 

PERSE (AULUS PERSIUS FLACCUS) : poète satirique latin, né à Volaterra, 34-62 ap. J.-C., était de l’ordre équestre. À 12 ans, il alla étudier à Rome la grammaire et la rhétorique. Plus tard, il fut le disciple du stoïcien Cornutus, dont il resta l’ami. Il fut aussi lié avec Lucain, Cœsius Bassus et Thraséas. Il nous reste de lui 6 satires contenant 600 vers hexamètres : la première est plutôt littéraire. Les autres exposent certaines doctrines stoïciennes dont la beauté morale est le principal mérite du livre de Perse. On leur a reproché une obscurité qui tient au brusque changement d’interlocuteurs, à l’emploi de locutions populaires ou proverbiales, à des allusions dont le sens nous échappe.

 

PERSE ANCIENNE : on a entendu sous ce nom :

I. - La Perse propre ou Perside, Persis, contrée de l’Asie ancienne au Sud, entre la Médie au
      Nord, la Susiane à l’Ouest, le golfe Persique au Sud-Ouest et au Sud, la Carmanie à l’Est
      et l’Arie au Nord Est.

II. -Darius Ier divisa l’empire des Perses en 20 satrapies :

1.     Eolide, Ionie, Doride, Carie, Lycie et Pamphylie ;

2.     Mysie et Lydie ;

3.     Phrygie, Paphlagonie et Cappadoce ;

4.     Cilicie et Syrie du Nord ;

5.     Syrie du Sud et Chypre ;

6.     Égypte ;

7.     Gandariens, Dadices, etc ;

8.     Susiane ;

9.     Babylonie et Assyrie ;

10.                       Médie ;

11.                       Hycarnie ;

12.                       Bactriane ;

13.                       Arménie ;

14.                       Carmanie et Drangiane ;

15.                       Saces ;

16.                       Sogdiane, Arie, Parthiène, Margiane, etc. ;

17.                       Pariganiens ;

18.                       Sapires et Matianiens ;

19.                       Mosynèques, Macrons, Mosques, etc. ;

20.                       Inde.

La Perse propre, pays conquérant, n’était pas une satrapie.

L’empire des Perses correspondait à l’Égytpe, à la Turquie d’Asie et aux États asiatiques situés aujourd’hui entre le Tigre et l’Indus (Perse, Afganistan, Béloutchistan, Turkestan méridional, etc).

III - La  partie de l’Asie occidentale, située entre le Tigre et l’Indus qui forma le royaume des
        Sassanites. Au moyen âge, et dans les temps modernes, on a souvent compris, sous le
        nom de Perse, la même étendue de pays.

 

PERSE MODERNE : dans l’antiquité il y eut deux empires des Perses. Le premier eut pour berceau la Perse propre, dont le roi Cyrus, 558-529, substitua sa domination à celle des Mèdes, des Lydiens et des Assyriens dans l’Asie occidentale. Après lui, Cambyse s’empare de l’Égypte, et Darius Ier de l’Inde en deçà de l’Indus. Sous Darius Ier éclatèrent les guerres médiques, 504-449, qui commencèrent avec la Grèce une rivalité terminée, en 330, par la chute de l’empire des Perses sous les coups d’Alexandre le Grand. La mort du conquérant, 323, livra l’Asie occidentale aux Séleucides, puis aux Parthes. Les derniers furent remplacés, entre le Tigre et l’Indus, par les Sassanides, fondateurs du second empire perse, 226-652 ap. J.-C. Rival heureux des Romains en Orient, il devait tomber au pouvoir des Arabes, 652.

Dynasties de la Perse

Antiquités

1° Empire des Achéménides

                            Cyrus (av. J.-C.)           558 av. J.-C.

                            Xerxès                                    485

                            Artaxerxès Mnémon               405

Empire d’Alexandre le Grand. Dynastie des Séleucides et des Arsacides ou Parthes, 330 av. J.-C. – 226 ap. J.-C.

2° Empire des Sassanides

                            Hormidas Ier                          271

                            Sapor II                         310

                            Varane IV                     420

                            Balascès                        488

                            Kobad ou Cabadès                 491

                            Khosroes le Grand                 531

                            Hormisdas III                         579

                            Khosroes II                   589

                            Siroes                                     628

                            Iezdedgerd III                          632 - 52

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PERSÉA : nom grec de l’arbre appelé en égyptien « iched ». Sur ses fruits, Thot gravait le nom du roi pour qu’il prospère. Au nouvel an, des rameaux de perséa étaient portés lors des processions.

 

PERSÉE : héros argien. Petit-fils d’Acrisios. Celui-ci, averti par l’oracle que l’hymen de sa fille Danaé lui serait funeste, la fit enfermer dans une tour. Jupiter y pénétra sous la forme d’une pluie d’or et s’unit à Danaé. Ainsi naquit Persée. Acrisios, fou de rage, fit enfermer Danaé avec son bébé dans un coffre qu’on jeta à la mer. Zeus ordonna aux flots de porter son amante et son fils dans l’île de Sériphos où Dictys les recueillit et les mena chez son frère, le roi Polydectès. Suivant Apollodore, Persée releva le défi de Polydectès : apporter la tête de Méduse pour obtenir la main d’Hippodamie. Aidé par Athéna qui en voulait à la Gorgone pour lui avoir disputé le prix de la beauté, Persée se rendit chez les Grées et leur déroba l’œil et la dent qu’elles avaient en commun. Il ne consentit à les leur rendre que lorsqu’elles lui eurent dit où se trouvait la demeure des nymphes. Des nymphes, il reçut le casque d’Hadès qui rendait invisible, la cibisis (besace), sorte de valise, et des talonnières pour fendre les airs. Athéna lui fit présent d’un miroir et Hermès ou Héphaïstos d’une fau. Il se rendit alors  chez les Gorgones, monstres qui avaient des dents comme des défenses de sanglier, des mains d’airain et des ailes d’or. Ceux qui les regardaient étaient changés en pierre. Persée s’approcha d’elles tandis qu’elles dormaient, et, tenant le miroir qui réfléchissait la figure de Méduse, il lui trancha la tête qu’il enferma ensuite dans la cibisis. Échappant aux deux Gorgones immortelles grâce au casque d’Hadès, il chevaucha Pégase qui venait de naître du sang de Méduse et se rendit chez les Hyperboréens. Là il métamorphosa Atlas en rocher, puis vola vers l’Éthiopie où il délivra Andromède qui devint son épouse. De retour à Sériphos, il tua Polydectès et ses partisans et délivra sa mère Danaé et son sauveur Dictys. Il fit présent de la tête de Gorgone à Athéna qui la mit au milieu de son bouclier. Enfin, il retourna à Argos pour rencontrer Acrisios. Ce dernier, redoutant l’oracle, se retira dans le pays des Pélasges où Persée le tua par accident en lançant son disque lors des jeux funèbres du père de Teutamios. Sur sa mort les textes diffèrent : il mourut assassiné par Mégapenthe ; il tua Dionysos et le jeta dans le lac de Lerne avant de mourir ; il mourut de vieillesse à Argos.

 

PERSÉE : roi de Macédoine (170-167 av. J.-C.). Après avoir éliminé son frère Démétrios, il monta sur le trône et se prépara à la lutte contre Rome pendant dix ans. Il fut surpris par Marcius qui franchit l’Olympe et le battit en 169. Une nouvelle défaite contre Paul Emile à Pydna (168) l’obligea à se réfugier à Samothrace. Après qu’il se fut livré aux Romains et eut servi au triomphe du vainqueur, on le laissa mourir de faim à Albe.

 

PERSÉPHONE (PROSERPINE) : fille de Zeus et de Déméter. En sa qualité de déesse infernale, on la faisait encore fille de Styx. Enlevée par Hadès qui ne consentit à la rendre que six mois par an, elle vint régner sur les ombres dans le noir Tartare. Elle y avait un bois sacré qui se trouvait à l’extrémité occidentale de la terre, là où commence le sombre royaume. Elle fut mère des Érinyes. Dans les mystères d’Éleusis, on regardait la réapparition de la déesse comme le symbole de l’immortalité de l’âme. Mais ce fut surtout dans la théosophie orphique et dans les rêveries néo-platoniciennes qu’elle perdit son caractère primitif en devenant la déesse toute-puissante de la nature. Le culte de Perséphone, uni le plus souvent à celui de Déméter, était très répandu en Grèce.

 

PERSÉPOLIS : ville de la Perse propre ou Perside, sur l’Araxe, fut d’abord un campement des Perses, puis leur capitale. Alexandre le Grand s’en empara, 330 av. J.-C., mais il n’y brûla, quoiqu’on en ait dit, qu’une partie du palais du grand roi. Le dernier Sassanide, Iezdedgerd III, en fut chassé par les Arabes. Les ruines de Persépolis, au Nord Est de Chiraz (Farzistan), ont été explorées par Chardin et Flandin.

 

PERSES : ils apparurent en Égypte en 524 av. J.-C. Menés par le conquérant Cambyse, ils battirent les troupes de Psammétique III (526-524) et annexèrent l’Égypte pour plus d’un siècle (XXVIIe dynastie, 524-405). Après la mort de Darius II en 405 av. J.-C., l’Égypte retrouva son indépendance avant d’être à nouveau envahie par les Perses d’Artaxerxès III Ochos, fondateur d’une XXXIe dynastie qui disparut dix ans plus tard à l’arrivée d’Alexandre le Grand.

 

PERSÈS : fils du Soleil et de Perséis. Frère d’Æétès, qu’il détrôna, et de Circé.

 

PERSONA : masque que les acteurs portaient sur scène.

 

PÉTASE : chapeau à larges bords à l’usage des voyageurs chez les anciens. Un pétase ailé était la coiffure de Mercure, messager des dieux.

 

PERTICA : mesure de longueur. Elle valait 12 pouces ou 16 doigts, soit 0,295 m.

 

PERTINAX (PUBLIUS HELVIUS) : né en 126 ap. J.-C., il fut proclamé malgré lui empereur en 193 et, après un règne de trois mois, fut massacré par les prétoriens.

 

PERTUNDA : déesse de la volupté grossière.

 

PERVENCHE : fleur de la mort pour la plupart des peuples de l’Antiquité, elle couronnait la tête des condamnés le jour de leur exécution.

 

PETASUS : chapeau de feutre à large bord d’origine grecque que les Romains adoptèrent.

 

PÉTISIS : nomarque nommé par Alexandre le Grand après la conquête de l’Égypte en 331 av. J.-C.

 

PETORITUM : véhicule à quatre roues qui servait au transport des esclaves.

 

PÉTOSIRIS : grand prêtre de Thot au début de l’occupation grecque. Son enseignement moral est gravé dans son tombeau, découvert en 1919 par le Français Lefebvre.

 

PÉTRA : ancienne ville d’Arabie, au Nord Ouest, au Sud de la mer Morte, a donné son nom à l’Arabie Pétrée. Elle a été la capitale de l’Idumée, et, au IVème siècle ap. J.-C., de la Palestine IIIème.

 

PÉTRA OXIANA ou SOGDIANA : Roche-Oxienne ou Sogdienne, forteresse de sogdiane, près de l’Oxus, prise par Alexandre le Grand. 337 av. J.-C.

 

PETREIUS (MARCUS) : générale romain. Lieutenant du consul Antoine, 63 av. J.-C., il décida la défaite de Catilina, à Pistoia. Lieutenant de Pompée en Espagne, il fut battu par César, qui le renvoya sans condition. Après la déroute de Pharsale, 48, il continua la lutte en Afrique. Vaincu encore à Thapsus, 46, il se tua avec le roi Juba, aux environs de Zama.

 

PÉTRONE (PETRONIUS ARBITER) : écrivain latin, peut-être né aux environs de Marseille, favori de Néron, fut proconsul en Bithynie, puis consul. Victime de la jalousie de Tigellinus, il se fit ouvrir les veines, 67 ap. J.-C. On lui attribue le Satyricon, roman en prose mêlé de vers, dans lequel il a dépeint la société corrompue de son temps. On n’a que des fragments de cet ouvrage, qui aurait compris au moins 16 livres. On cite la traduction française de Héguin de Guerle, dans la Bibliothèque latine-française dePanckoucke.

 

PÉTRONILE ou PÉRINE (SAINTE) : vierge, subit le martyr à Rome. On a prétendu qu’elle était la fille de saint Pierre. Fête, le 31 mai.

 

PETRONIUS (MARCUS) : centurion de la VIIIe légion qui enfonça les portes de la ville de Gergovie en 52 avant notre ère. Il fut tué par les Gauloises qui résistaient à l’attaque.

 

PEUCESTAS : général macédonien, commandant les troupes terrestres d’Égypte après la conquête d’Alexandre le Grand en 331 av. J.-C. Il sauva le conquérant à l’attaque de la ville des Oxydraques. Investi du gouvernement de la Perse en 323 av. J.-C., il trahit Eumène pour Antigone qui le priva de son gouvernement.

 

PEUPLES DE LA MER : sous la poussée des envahisseurs indo-européens, entre 1230 et 1160 av. J.-C., les populations de la mer Égée se déplacèrent vers le sud. Dans leur progression, elles détruisirent l’empire hittite et se heurtèrent aux armées de Mineptah et des pharaons qui lui succédèrent jusqu’au règne de Ramsès III.

 

PEUPLIER : le peuplier blanc représentait la lettre E (eadda), dans l’alphabet des arbres. Il était l’arbre de la vieillesse et de la mélancolie.

 

PHÆA : nom de la laie de Crommyon, animal dangereux dont Thésée triompha. On dit que cette Phæa était en fait une femme aux mœurs dissolues qui vivait de brigandages et habitait Crommyon.

 

PHÆSTOS : héros éponyme de la ville de Phæstos en Crète. Fils de Rhopalos, il quitta sa terre natale pour la Sicyonie et y enseigna aux habitants à invoquer Héraclès comme dieu.

 

PHAÉTON : le brillant.  Fils d’Hélios et de Clymène ou de Rhodé. Ayant eu un différend avec Épaphos qui doutait qu’il fût le fils du Soleil, il alla s’en plaindre à sa mère qui le renvoya à son père. Phaéton se rendit donc au palais du Soleil et conjura son père de lui accorder la permission d’éclairer le monde pendant un jour en conduisant son char. Le soleil essaya de le dissuader car la tâche était difficile, mais Phaéton eut gain de cause. Conduisant le char, il s’approcha trop de la terre et commença à l’incendier. Pour éviter une grande catastrophe, Zeus le foudroya. Les sœurs de Phaéton furent changées en peupliers, soit à cause de leur chagrin, soit pour avoir attelé les coursiers au char.

 

PHAGRE : poisson du Nil. Il fut l’un de ceux qui dévorèrent les parties génitales d’Osiris.

 

PHALÆCOS : tyran d’Ambracie. Un jour qu’il chassait, un lionceau envoyé par Artémis se présenta à lui. Il le captura, mais la mère accourut et dévora Phalæcos. Les Ambraciotes délivrés de la tyrannie sacrifièrent dès lors à Artémis Hégémoné.

 

PHALANGE : ordre de bataille établi par Philippe II de Macédoine. Les hommes se rangeaient sur seize files de profondeur. Leur arme principale était la sarisse, longue pique de 14 coudées (6,50 m). Les pointes des cinq premiers rangs hérissaient le front de la phalange. A partir du sixième rang, chaque soldat appuyait sa lance sur l’épaule de celui qui le précédait. La phalange était incapable de manœuvrer sur terrain inégal.

 

PHALANTHE : fils d’Aratos. Chef des Parthéniens, jeunes guerriers nés des relations des Lacédémoniennes et des ilotes pendant l’absence des maris partis à la guerre. Il fut sauvé par un dauphin et porté à Tarente. Chassé de cette ville, il se réfugia à Brindes.

 

PHALARIS : tyran d’Agrigente, originaire de Crète. Il s’empara du pouvoir en 566 av. J.-C. Il faisait brûler des victimes humaines vivantes dans un taureau d’airain. L’inventeur du supplice, le statuaire Périllos, fut brûlé le premier. On a sous le nom de Phalaris 146 lettres apocryphes.

 

PHALÉCOS : poète lyrique et épigrammatique d’Alexandrie IIIe siècle av. J.-C.. Il a donné son nom au mètre phalécien, inventé bien avant lui, mais dont il fit souvent usage.

 

PHALÉCOS : général des Phocidiens pendant la guerre sacrée. Il fut battu par Philippe de Macédoine, se retira en Crète et mourut au siège de Cydonie.

 

PHALÈRE : Argonaute. Fils d’Alcon. Un serpent l’ayant entouré de ses nœuds dans son enfance, son père tua le reptile sans le blesser. Phalère s’étant installé à Chalcis, dans l’île d’Eubée, Alcon voulut le faire revenir auprès de lui, mais les Chalcidiens refusèrent de le laisser partir.

 

PHALÈRE : le plus ancien et le plus petit des trois ports d’Athènes.

 

PHALÈRES : plaques honorifiques portées par les légionnaires qui s’étaient distingués au combat.

 

PHALOÉ : nymphe. Fille du fleuve Liris. Elle avait été promise à celui qui la délivrerait d’un monstre qui devait la dévorer. Elaathos tua le monstre, mais il mourut peu de temps après et Phaloé fut métamorphosée en fontaine.

 

PHANTASIA : l’imagination personnifiée. Égyptienne née à Memphis. Elle fournit à Homère le plan de ses deux poèmes.

 

PHARAMOND : fondateur de la monarchie des Francs, selon Prosper Tyro, aurait été fils de Marcomir et père de Clodion. Il aurait régné de 420 à 428. L’existence de ce personnage, que Grégoire de Tours ne mentionne même pas, ne repose sur aucun témoignage sérieux.

 

PHARAON : en égyptien, « grande maison ». Ce mot désignait le roi. Il ne fut utilisé qu’à partir de la XXIIe dynastie, vers l’an 1000 av. J.-C.

 

PHARASMANE : nom de sept rois d’Ibérie, en Asie. Pharasmane Ier, 35-54 ap. J.-C., établit, malgré les Parthes, son frère Mithridate sur le trône d’Arménie. Il soutint ensuite l’entreprise de son fils, Rhadamiste, jusqu’à ce qu’il eût été chassé. Alors, il le fit mettre à mort.

 

PHARE D’ALEXANDRIE : ou tour de l’île de Pharos. Cette merveille du monde fut élevée par l’architecte Sostrate de Cnide entre 303 et 283 av. J.-C. Bâti sur une haute plate-forme de marbre blanc, le phare comportait trois étages, le premier de forme carrée, le deuxième octogonal et le troisième cylindrique. Dominant le port, il fut détruit au XIIIe siècle de notre ère. Pour les Grecs d’Égypte, du haut de ses 120 mètres, il symbolisait l’axe du monde sur lequel s’ordonnait l’univers.

 

PHARÈS : l’un des trois mots que Balthazar vit écrit sur la muraille et que Daniel interpréta. Il signifiait que le royaume de Babylone allait être divisé entre les Mèdes et les Perses.

 

PHARISIENS : Pharisæi (de l’hébreu pharasch, séparé), sectateurs juifs qui apparurent sous le règne d’Hyrcan Ier. Ils professaient la croyance aux peines et aux récompenses de la vie future, et apportaient dans, les pratiques religieuses, une dévotion outrée. Devenus un parti politique, rival des Saducéens sous Alexandre Jannée, ils excitèrent une guerre civile de six ans, 92 av. J.-C., et régnèrent sous le nom d’Alexandra, 79-70. av. J.-C. a flétri leur hypocrisie.

 

PHARMACOPOLA : escroc qui allait de village en village pour vendre des faux remèdes.

 

PHARMAKOS : le pharmakos était le bouc émissaire d’une cité. Chez les Celtes et les Gaulois, on purifiait une fois par an l’oppidum en sacrifiant un pharmakos. Celui-ci, généralement d’origine pauvre, avait accepté de se vendre comme victime. En échange, il bénéficiait pendant un an de tous les bienfaits et plaisirs de la cité. Quand arrivait le jour du sacrifice, on lui faisait parcourir tout l’espace habité, puis il était tué au-dehors des murs à coups de pierres par le peuple. Cette pratique du bouc émissaire fut récupérée par les habitants de Massilia lors des épidémies.

 

PHARMOUTI : le mois des récoltes. Il était patronné par la déesse serpent Rénénouter.

 

PHARNABAZE : satrape des provinces perses de l’Hellespont et de la Phrygie sous les règnes de Darius II et d’Artaxerxès. Il s’allia aux Péloponnésiens contre Athènes et fut battu à Abydos en 411 av. J.-C., puis à Cyzique en 410. Menacé par Dercullidas en (399), puis attaqué par Agésilas (396), il s’entendit avec l’Athénien Conon, qui vainquit les Spartiates à Cnide. En 374, il échoua contre l’Égypte révoltée.

 

PHARNACE Ier : roi du Pont vers 190 av J-C. Il s’empara de Sinope en 183 et d’une partie de la Galatie et de la Paphlagonie. Vaincu par Eumène II de Pergame et Ariarthe V de Cappadoce, il ne garda que Sinope (179). Il mourut vers 157.

 

PHARNACE II : roi du Pont et du Bosphore (63-47 av. J.-C.). Il trahit son père, Mithridate le Grand, vaincu par Pompée, qu’il contraignit à se tuer. Ce parricide lui permit d’obtenir le royaume du Bosphore. Pendant la guerre civile entre Pompée et César, il s’empare d’une partie des États de Mithridate en Asie Mineure. Vaincu par César à Zéla, il se réfugia dans le Bosphore et mourut en combattant son peuple révolté (47).

 

PHARSALE : Pharsalus, Pharsalia, ville de l’ancienne Thessalie, près de l’Enipée. Défaite de Pompée par César, août 48 av. J.-C. Aujourd’hui Fersala.

 

PHASE : fils d’Hélios et d’Ocyrrhoé. Ayant surpris sa mère en adultère, il la tua. Il fut ensuite tellement tourmenté par les Érinyes qu’il se jeta dans le fleuve Arcturos, appelé depuis le Phase.

 

PHASE : nymphe dont Dionysos était épris. Elle fuit le dieu jusqu’au jour où elle tomba épuisée. Dionysos la changea en fontaine.

 

PHAYLLE, l’un des généraux des Phocidiens lors de la 2ème Guerre Sacrée, envahit la Thessalie comme allié du tyran Lycophron, et fut battu par Philippe II de Macédoine, 353 av. J.-C. Successeur de son frère Onomarque dans le commandement général, il pilla le temple de Delphes, leva des mercenaires et se jeta sur la Boétie. Après trois défaites, il mourut, 352.

 

PHÉACIENS : peuple fabuleux, originaire des plaines d’Hypérie, non loin des farouches Cyclopes. Agressés violemment par ceux-ci, ils se retirèrent à Schérie sous la conduite de Nausithoüs. Excellents marins, les Phéaciens aimaient surtout les festins, la musique et la danse. Alcinoüs, aidé d’un conseil de douze princes, régnait sur eux lorsque Ulysse aborda dans l’île de Schérie. Le héros admira la puissance et la ligne des navires. Le palais du roi, revêtu d’airain de la base jusqu’au sommet, brillait d’une lumière éclatante. Les portes étaient d’or. De part et d’autre, des chiens d’or et d’argent immortels fabriqués par Héphaïstos en gardaient les entrées. Nausicaa introduisit Ulysse chez son père. Le héros en repartit chargé de riches présents. Après l’avoir déposé à Ithaque, les marins phéaciens reprirent le chemin du retour. Poséidon, irrité contre eux, changea leur vaisseau en un énorme rocher qui cacha l’île de Schérie.

 

PHÉBIDAS : général spartiate. En emmenant des renforts à son frère Eudamidas qui assiégeait Olynthe, il s’empara de la Cadmée à Thèbes (382 av. J.-C.). Les éphores le condamnèrent à une amende et à la privation du commandement. Phédibas mourut au combat de Thespris en 377.

 

PHÉDON : philosophe grec d’Élis (Ve siècle av. J.-C.). Pris par des pirates, il avait été vendu à Athènes, où il devint le disciple de Socrate ; il fonda une école dans sa patrie après la mort du maître.

 

PHÈDRE : fille de Minos et de Pasiphaé. Elle épousa Thésée dont elle eut deux fils, Acamas et Démophon. Amoureuse d’Hippolyte et ne pouvant lui faire partager sa passion, elle l’accusa auprès de Thésée et se pendit après la mort de son beau-fils. On voyait dans la ville de Trézène, où elle avait son tombeau, un myrte dont les feuilles étaient percées d’une infinité de trous : c’était, disait-on, Phèdre qui, dans son ennui, les avait percées avec une épingle à cheveux.

 

PHÈDRE : philosophe épicurien du Ier siècle av. J.-C. Il dirigea l’école d’Athènes. On a retrouvé à Herculanum un fragment de son traité Sur les dieux.

 

PHÉGÉE : roi d’Arcadie, frère de Phoronée et héros éponyme de la ville de Phégée. Père d’Alphésibée ou d’Arsinoé, de Pronoüs et d’Agénor, il purifia Alcméon et lui donna sa fille en mariage. Les Alcméonides le tuèrent à Psophis, ainsi que sa femme.

 

PHÉMIOS : chantre grec, fils de Terpè. Ulysse l’avait chargé de veiller sur Pénélope et, mécontent de lui parce qu’il avait chanté pour les prétendants, il voulut le punir, mais lui pardonna sur les instances de Télémaque.

 

PHÉMONOÉ : fille d’Apollon. Une des sibylles. Elle rendait ses oracles à Delphes. On lui attribue l’invention des vers hexamètres.

 

PHÉNÉE : arcadien qui fonda une ville du même nom sur les bords du lac de Phénée dont les eaux, bues pendant la nuit, étaient mortelles.

 

PHÉNICIE : c’est-à-dire pays des dattes ou pays des hommes rouges. Cette riche région, formée de cités-États, s’étendait de l’extrémité du mont Carmel au sud jusqu’à la ville d’Ougarit au nord. Des ports s’échelonnaient le long de sa côte : Arvad, Simyra, Byblos, Sidon et Tyr. L’Égypte eut des rapports privilégiés avec les Phéniciens qui échangeaient leurs cèdres contre des métaux précieux.

 

PHÉNIX : fils d’Agénor et d’Argiope ou de Téléphassa ; frère d’Europe. Envoyé par son père à la recherche de sa sœur, il arriva en Afrique et donna son nom aux Phéniciens. Il eut de Périmède deux filles, Astypalée et Europe, ainsi que Piros et Phénice. Alphésibée le rendit père d’Adonis.

 

PHÉNIX : fils d’Amyntor et de Cléobulé ou d’Hippodamie. Suivant Homère, obéissant à sa mère, Phénix se fit aimer d’une maîtresse d’Amyntor. Celui-ci chargea son fils d’imprécations et lui prédit que jamais un enfant ne s’assoirait sur ses genoux. Quittant le foyer familial, Phénix se rendit chez Pélée qui lui confia le gouvernement du pays des Dolopes et l’éducation de son fils Achille. Il accompagna ce dernier à Troie. Après la chute de la ville, ce fut lui qu’on chargea de garder le butin dans le temple d’Héra. D’après les mythographes postérieurs à Homère, Phénix, privé de la vue par son père à cause de sa liaison avec la maîtresse de celui-ci, Phthie ou Clytie, la recouvra en arrivant chez Pélée par les soins de Chiron. Hygin le compte parmi les chasseurs de Calydon.

 

PHÉNIX : ce mot vient de l’ancien égyptien « bennou » désignant le héron cendré consacré au dieu Rê d’Héliopolis. La légende voulait que cet oiseau renaisse de ses cendres tous les cinq cents ans. En Égypte, il régnait sur les cycles trentenaires et les fêtes de « la vie régénérée ».

 

PHÉNODAMAS : Troyen qui força Laomédon à exposer sa fille Hésione au monstre marin.

 

PHÉRÉCRATE : poète athénien de l’ancienne comédie. Il vécut vers 440 av. J.-C. Il inventa le mètre appelé de son nom phérécratien (spondée, dactyle, trochée) et composa dix-huit comédies dont nous n’avons que des fragments.

 

PHÉRÉCYDE : philosophe grec de l’école ionienne, né à Scyros, mort vers 540 av. J.-C. Disciple de Pittacos, il se livra aux études astronomiques et soutint le dogme de l’immortalité de l’âme qu’il aurait transmis à son disciple Pythagore. Il avait écrit un traité De la Nature ou de l’origine des choses.

 

PHÉRÉCYDE d’Athènes : logographe grec, né à Léros. Il vécut vers 480 av. J.-C. Il avait composé, en dix livres, une histoire mythique, dans laquelle il donnait les origines d’un grand nombre de familles grecques. Il n’en reste que des fragments.

 

PHIDIAS : statuaire grec, né à Athènes vers 498 av. J.-C. Après avoir exécuté une statue d’Athéna pour Pellène, ville d’Achaïe, il fut chargé par Cimon de représenter la même déesse sur le plateau de l’Acropole qui domine Athènes, et à Platée. Il passa ensuite seize années à produire des chefs-d’œuvre, puis fut choisi par Périclès (446) pour diriger les artistes lors de l’élévation du Parthénon. Il œuvra lui_même à l’exécution d’une statue d’Athéna en or et en ivoire haute de 26 coudées (12 mètres). À Olympie, en Élide, il éleva une statue encore plus belle et plus colossale de Zeus. À son retour à Athènes, Phidias fut accusé par les ennemis de Périclès d’avoir détourné une partie de l’or destiné à la statue d’Athéna. Acquitté, il fut aussitôt poursuivi comme coupable d’impiété pour avoir placé son portrait et celui de Périclès sur le bouclier de la déesse. Il mourut en prison, peut-être empoisonné, en 431.

 

PHIDIPPIDE : célèbre coureur qui alla d’Athènes à Sparte, puis revint de cette ville en deux jours. On lui éleva un temple.

 

PHIDITIES : repas publics établis à Lacédémone par Lycurgue. Les tables se composaient de quinze convives qui apportaient chaque mois pour la nourriture commune les provisions prescrites par les règlements. Les enfants y étaient admis, mais uniquement pour écouter parler les adultes. Nul Spartiate, même les rois, n’était dispensé de prendre part aux repas publics.

 

PHIDON : roi d’Argos. Il vécut vers 750 av. J.-C. Il donna des lois à ses sujets, inventa les mesures dites phidoniennes, détermina les poids, et, le premier en Grèce, battit monnaie à Égine.

 

PHILADELPHIE : ville antique en bordure du Fayoum, fondée vers 250 av. J.-C. par Ptolémée II Philadelphe.

 

PHILAE : île du sur de la première cataracte. La déesse du lieu était Isis. Au sud, un débarcadère donnait accès à l’enceinte sacrée. Il était orné d’un portique datant de Nectanébo Ier (378-361) et suivi d’un temple voué au dieu nubien Arensnouphis. Après une longue allée, on découvrait le petit sanctuaire d’Imouthès, le dieu de la médecine. À l’ouest, après une cour fermée par deux pylônes, se dressait un mammisi restauré sous Ptolémée VI vers 180 av. J.-C. À l’est, il y avait la parfumerie sacrée et la bibliothèque ; et au-delà du mammisi, le puits sacré et le portique d’Hadrien (117-138 ap. J.-C.). La salle hypostyle, transformée en église au VIe siècle de notre ère, jouxtait le second pylône. Derrière cette salle se trouvaient la selle de l’Apparition et la cour du siège de la première fête du nouvel an, puis la salle de transition et les trois sanctuaires datant de Ptolémée II Philadelphe (282-246). Sur le toit, il y avait le tombeau osiriaque. Quand au kiosque de l’empereur Trajan (98-117 ap. J.-C.), il servait de reposoir durant les processions. A Philae, on honora aussi la déesse Hathor.

 

PHILAMMON : célèbre chantre de Thrace. Fils de Chrysothémis, ou d’Apollon et de Chioné, ou d’Hermès et de Philonis. On lui donne pour fils Thamyris et Eumolpe qu’il eut de la nymphe Argiope ou d’Érato. Suivant Phérécyde, ce fut lui, et non pas Orphée, qui accompagna les Argonautes en Colchide. Il fut tué en combattant pour ses compatriotes delphiens. Plutarque attribue à Philammon, qui remporta le prix de la poésie et de la musique au premier anniversaire des jeux Pythiques, des hymnes à Apollon et à Artémis, l’invention des nomes et l’institution des chœurs dansants du temple de Delphes.

 

PHILANDRE : fils d’Apollon et d’Acacallis. Sa sœur et lui furent allaités par une chèvre. Une chèvre en bronze conservée dans le temple de Delphes attestait ce miracle.

 

PHILÉMON : vieillard phrygien qui vivait dans une petite cabane avec son épouse Baucis, accablée comme lui par le poids de la pauvreté et de l’âge. Tous deux honoraient les dieux. Zeus, accompagné d’Hermès, qui visitait la Phrygie sous une figure humaine, fut repoussé par tous les concitoyens de Philémon et de Baucis. Le vieux couple accueillit les visiteurs. Pour les récompenser, Zeus leur ordonna de le suivre au sommet de la montagne qui dominait les environs. Quand ils se retournèrent, ils virent que le pays était inondé et que la cabane s’était transformée en temple. Zeus leur demanda ce qu’ils désiraient ; ils répondirent : « Être prêtres de votre temple et mourir ensemble. » À l’article de la mort, ils furent tous deux changés en arbres.

 

PHILÉMON : poète comique grec, né à Soles, en Cilicie, vers 365 av. J.-C. Il se rendit à Athènes et y créa la comédie nouvelle. Il mourut en 262. On n’a de lui que des fragments.

 

PHILÉMON : grammairien grec du VIIe siècle ap. J.-C. Il nous reste de lui les fragments d’un lexique.

 

PHILÈNES : Carthage et Cyrène avaient décidé de fixer les limites respectives de leur territoire. Il fut convenu que des coureurs, partis à la même heure de chacune des villes, détermineraient par leur point de rencontre la frontière. Une contestation s’éleva entre les messagers de Cyrène et les Philènes, hérauts de Carthage, parce que ces derniers avaient fait beaucoup plus de chemin que leurs adversaires. Les Philènes attestèrent qu’ils n’avaient pas quitté leur cité avant l’heure fixée et consentirent à se laisser enterrer vifs en gage de leur parole. Carthage leur éleva des autels à l’endroit même où ils se sacrifièrent.

 

PHILÉTAS de Cos : poète et critique alexandrin, mort vers 285 av. J.-C. Il fut le précepteur de Ptolémée Philadelphe. De ses élégies, il ne reste que des fragments.

 

PHILÉTÈRE : eunuque de Paphlagonie, chargé par Lysimaque de la garde de ses trésors et de la ville de Pergame, il se révolta en 283 av. J.-C. et fonda un état qu’il transmit à son neveu Eumène en 263.

 

PHILIPPE Ier : roi de Macédoine au VIe siècle av. J.-C.

 

PHILIPPE II : roi de Macédoine (360-336 av. J.-C.). Emmené comme otage à Thèbes par Pélopidas (367), il y passa trois ans. À la mort de Perdiccas III, son frère, il assuma la régence au nom de son neveu Amyntas et devint roi en 360. Il battit les Péoniens et les Illyriens, puis créa la phalange. Il s’empara d’Amphipolis (358), de Pydna, de Méthone (353) et s’assura l’alliance de l’Épire par son mariage avec Olympias. Après avoir pris Olynthe, il célébra son triomphe à Dion en 347 et, en 346, devint l’intendant du temple de Delphes et le président des jeux pythiques. Démosthène fut son plus grand ennemi politique. Après quelques échecs, il fut chargé de châtier les Locriens de Cirrha et prit Élatée en Phocide (330). Vainqueur des Athéniens et des Thébains à Chéronée (338), il fut ensuite proclamé généralissime des Grecs contre les Perses dans une assemblée tenue à Corinthe. Ayant répudié Olympias pour épouser Cléopâtre, nièce d’Attale, il fut assassiné au milieu des fêtes du mariage de sa fille par Pausanias en 336. Il avait préparé l’avenir triomphal de son fils, Alexandre le Grand.

 

PHILIPPE V (dit aussi Philippe III) : roi de Macédoine (221-178 av. J.-C.), né vers 235. Continuateur de la politique d’Antigone Doson, son oncle et son prédécesseur, il fut d’abord, dans la « guerre des deux ligues » (220-217), l’allié des achéens contre les Étoliens. Il s’allia ensuite à Annibal contre les Romains (215). Battu par Levinus à l’embouchure de l’Aoüs, il finit par traiter avec Rome en 205. Après leur victoire sur Annibal, les Romains lui déclarèrent la guerre (201). La défaite de Cynoscéphales (197) lui enleva toutes ses possessions en dehors de la Macédoine. Il s’allia avec Rome contre Antiochos (192) et en profita pour s’emparer de la Thessalie. Il mourut en 178, du remords d’avoir fait empoisonner son fils Démétrios, choisi par les Romains pour créer un nouveau parti en Macédoine.

 

PHILIPPE : roi de Syrie (95-80 av. J.-C.). Après la mort de son frère aîné Séleucos VI, il attaqua Antiochos X, puis combattit ses frères Démétrios et Antiochos XII. Battu par Tigrane, roi d’Arménie, et dépossédé de ses biens, il mourut en 57.

 

PHILIPPE (LUCIUS MARCIUS PHILIPPUS) : consul en 91 av. J.-C. il s’opposa aux plans du tribun Drusus et attaqua le sénat sur le terrain politique.

 

PHILIPPE L’ARABE (MARCUS JULIUS PHILIPPUS) : empereur romain. Il régna de 244 à 249. Né à Bostra. Son père était un Arabe pillard du désert. Successeur du préfet du prétoire Timésithée, il prit la tête de l’armée en Perse en combattit Gordien III qu’il remplaça en 244. Après avoir cédé la Mésopotamie à Sapor, il fit la guerre aux Barbares sur le Danube et aux usurpateurs Jotapien, Marinus et Decius. Ce dernier le vainquit à Vérone où il mourut.

 

PHILIPPE d’Arcamanie : médecin d’Alexandre le Grand. Ce prince, s’étant baigné dans le Cydnus, fut saisi d’une fièvre violente. Philippe lui présenta une potion qu’Alexandre avala, bien que Parménion lui eût écrit que ce médecin était czndu aux Perses, 333 av. J.-C.

 

PHILIPPE (SAINT) : apôtre, fut appelé par Jésus Christ le lendemain de la conversion de saint Pierre. Après la descente du Saint-Esprit, il alla en Phrygie, où il subit le martyre vers l’an 80. Fête, le 1er mai.

 

PHILIPPES : monnaies d’or du roi grec Philippe II que les Gaulois imitèrent au IVe siècle avant notre ère.

 

PHILIPPIDE : poète athénien de la comédie nouvelle au (IIIe siècle av. J.-C.). On a des fragments de ses pièces.

 

PHILISTE : historien grec, né à Syracuse vers 435 av. J.-C. Banni par Denys l’Ancien en 396, il fut rappelé par Denys le Jeune et obtint le renvoi de Platon et de Dion. Quand ce dernier revint, il le combattit avec soixante trirèmes, fut vaincu et se tua en 356. Il avait écrit une Histoire de la Sicile en treize livres. Nous ne possédons que quelques fragments de cette œuvre.

 

PHILOCTÈTE : guerrier grec habile au tir à l’arc. Fils de Pœas et de Démonassa. Lorsque l’armée des Atrides s’assembla dans le port d’Aulis, il amena sept vaisseaux. Mordu par un serpent au cours d’une escale, il fut laissé à Lemnos par ses compagnons d’armes. Selon des versions postérieures, Philoctète était l’ami d’héraclès. Ce dernier lui enseigna le tir à l’arc. Il hérita, après la mort du héros, de ses flèches empoisonnées. Il prit part à l’expédition des Argonautes, puis, en qualité de prétendant d’Hélène, à la guerre de troie. Pendant la traversée, il fut mordu par un serpent à Chrysa ou à Lemnos. Ce serpent avait été envoyé par Héra parce que Philoctète avait préparé le bûcher d’Héraclès. Une autre légende raconte que cette blessure dont il souffrit pendant longtemps n’était pas due à la morsure d’un serpent, mais de ce qu’il s’était piqué au pied avec une flèche empoisonnée.

 

PHILODÈME : philosophe épicurien et poète, né à Gadara en Palestine. Il vécut à Rome au Ier siècle av. J.-C. On a de lui 34 épigrammes et de nombreux fragments dans les manuscrits d’Herculanum.

 

PHILOLAÜS : philosophe pythagoricien. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Né à Crotone ou à Tarente, il résida à Héraclée, puis à Thèbes où il fut le maître de Simmias et de Cébès, plus tard disciples de Socrate. Le premier, il divulgua par écrit les doctrines pythagoriciennes : son ouvrage, aujourd’hui perdu, était intitulé Les Bacchantes et divisé en trois livres.

 

PHILOMÈLE : Phocidien qui arracha des colonnes du temple de Delphes le décret des amphictyons qui condamnait ses concitoyens, coupables d’avoir labouré un champ consacré à Apollon (355 av. J.-C.), avec l’aide de Sparte et des trésors de Delphes qu’il pilla au cours de la seconde guerre sacrée, il leva une armée de 10 000 mercenaires et battit les Locriens. Vaincu par les Thébains, il se tua en se précipitant d’un rocher en 354.

 

PHILOMÈLE : voir TÉRÉE.

 

PHILOMÉLIDE : roi de Lesbos qui forçait tous ses hôtes à lutter avec lui. Il fut vaincu par Ulysse.

 

PHILON de Byzance : ingénieur grec. Il vécut au IIe siècle av. J.-C. Il composa une Poliorcétique dont il ne nous reste que les quatrième et cinquième livres.

 

PHILON de Larisse : philosophe grec de la nouvelle Académie. Il vint vers 88 av. J.-C. à Rome et fut l’un des maîtres de Cicéron.

 

PHILON le Juif : philosophe, né à Alexandrie vers l’an 30 av. J.-C. Il appartenait à l’école des juifs alexandrins qui entreprirent de concilier le mosaïsme avec la philosophie grecque.

 

PHILON de Byblos : historien grec, né au Ier siècle de notre ère. Il écrivit entre autres une Histoire d’Hadrien et une Histoire des Phéniciens. On a conservé quelques fragments de ses œuvres.

 

PHILONOMÉ : fille de Nyctimos et d’Arcadie, et suivante d’Artémis. Ayant eu d’Arès deux enfants, Lycaste et Parrhase, elle les jeta dans l’Érymanthe, mais le fleuve les porta dans le creux d’un chêne où le berger Tyliphos les recueillit.

 

PHILOPŒMEN : général de la ligue achéenne, né en 253 av J-C. à Mégalopolis. Chassé par Cléomène, roi de Sparte, il le combattit à Sellasie où il favorisa la victoire d’Antigone (222). Nommé stratège, il améliora l’armement des soldats. Dès 208, il battait et tuait, à Mantinée, Machanidas, tyran de Sparte, et enlevait Messène à Nabis, son successeur. Après la mort de Nabis, il parvint à faire entrer Sparte dans la ligue achéenne et écrasa le soulèvement du parti démocratique en 188. Battu par Dinocrate, qui soutenait les Romains, il fut pris dans sa retraite et condamné à boire la ciguë (183).

 

PHILOSTÉPHANOS : érudit de la Grande Bibliothèque d’Alexandrie, élève de Callimaque au IIIe siècle avant notre ère. Il continua les recherches de son maître sur l’origine des cités, les cultes et les mythes.

 

PHILOSTRATE L’ATHÉNIEN (FLAVIUS PHILOISTRATUR) : sophiste grec des IIe-IIIe siècles de notre ère, né à Lemnos. Il enseigna à Athènes et à Rome. Il fut sous la protection de Julia Domna, femme de l’empereur Septime Sévère pour qui il écrivit une Vie d’Apollonius de Tyane pour. On a de lui L’Héroïque ou Dialogue sur les héros de la guerre de Troie, Tableaux, Vie des Sophistes, des lettres, Néron et un Traité de la gymnastique.

 

PHILOTAS : fils du général macédonien Parménion. Il complota avec Dymnos contre Alexandre le Grand. Torturé, il finit lapidé en 330 av. J.-C.

 

PHILÔTAS : gouverneur de la Cilicie après la mort d’Alexandre le Grand en 323 av. J.-C.

 

PHILOXÈNE : poète grec des Ve et IVe siècle av. J.-C., né à Cythère. Il vécut à la cour de Denys l’Ancien, puis s’exila à cause de ses railleries contre les vers du tyran. Il composa des dithyrambes dont il ne reste que des fragments.

 

PHILOXÈNE : peintre grec du IVe siècle av. J.-C., né à Érétrie, élève de Nicomaque. Il peignit La Bataille d’Issos.

 

PHILYRE : fille d’Océan et amante de Cronos. Rhéa ayant surpris son époux auprès de cette rivale, il s’enfuit sous la forme d’un cheval. Pour cette raison, Philyre mit au monde un hippocentaure, Chiron. Elle fut métamorphosée en tilleul.

 

PHINÉE : fils de Bélos et d’Anchinoé. Frère de Céphée et oncle d’Andromède. Il voulut enlever cette dernière à Persée qui le vainquit et pétrifia son armée avec la tête de Méduse.

 

PHINÉE : roi de Salmydessos en Thrace. Apollon avait doté Phinée du don prophétique, ce qui ne l’empêcha pas d’écouter les calomnies de sa seconde femme. Il la crut et priva ses deux fils de la vue. D’autres racontent qu’il les fit enterrer à demi dans la terre et fouetter jusqu’à la mort. Horrifiés par cette cruauté, les Argonautes l’aveuglèrent. On attribue aussi cette cécité à la colère de Zeus ou de Poséidon, irrité des révélations que le devin faisait aux mortels.

 

PHLÉGÉTHON : fleuve des Enfers, fils du Cocyte. Il coulait en sens contraire et se perdait dans l’Achéron. Déméter jeta une goutte de ses eaux sur Ascalaphe pour le métamorphoser en chat-huant.

 

PHLÉGON : écrivain grec du IIe siècle de notre ère, né à Tralles en Lydie. Il était l’affranchi de l’empereur Hadrien. On a de lui Des prodiges, sur ceux qui ont vécu longtemps et un fragment de ses Olympiades.

 

PHLÉGYAS : fils d’Arès et de Chrysé. Il succéda à Étéocle, mort sans enfant, sur le trône d’Orchomène. Père d’Ixion et de Coronis. Celle-ci ayant eu une relation amoureuse avec Apollon, Phlégyas, en colère, incendia le temple du dieu. Apollon se vengea en le perçant de ses flèches et en le précipitant dans les enfers, où Tisiphone empoisonnait tout ce qu’il touchait.

 

PHOCÉENS : les Phocéens arrivèrent en Gaule en l’an 600 avant notre ère. Conduits par le marchand Euxène, ils abordèrent la côte à l’est du Rhône dans le pays des Ségobriges où ils fondèrent Massilia (Marseille).

 

PHOCIDE : contrée grecque entre la Thessalie, la Béotie, la Doride et le golfe de Corinthe. Ses villes principales étaient Élatée, Crissa, Anticyre et Delphes. Habitée d’abord par les Pélasges, puis par les Éoliens. Ravagée par Xerxès, elle souffrit aussi lors des guerres sacrées. Philippe II de Macédoine succéda aux Phocidiens dans le conseil amphictyonique en 345 av. J.-C.

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