|
PHOCION : général athénien, né en 402 av. J.-C. Il fut l’adversaire de Démosthène. Élevé 45 fois à la dignité annuelle de stratège, il empêcha que l’Eubée en 350 et Mégare en 341 ne fussent occupées par la Macédoine. En 340, il sauva Byzance et Périnthe assiégées par Philippe. Opposé au mouvement de révolte qui éclata à l’avènement d’Alexandre le Grand, il rencontra le jeune roi et obtint un traité favorable pour Athènes. À la mort d’Alexandre en 323, le parti démocratique reprit le dessus ; soutenu par Alexandre, fils de Polysperchon, il condamna Phocion à boire la ciguë en 317.
PHOCOS : fils d’Éaque et de Psamathe. Époux d’Astérie dont il eut deux fils, Panopée et Crisos. Dans un voyage qu’il fit en Phocide, il étendit les limites de cette contrée et s’y lia d’amitié avec Iasos, dont il reçut une bague. Peu après son retour à Égine, Phocos fut assassiné par Pélée et Télamon, ses demi-frères qui cachèrent son cadavre dans une forêt. Psamathe vengea sa mort en envoyant un loup furieux qui ravagea les troupeaux.
PHOCYLIDE : poète gnomique grec du VIe siècle av. J.-C., né à Milet. On a de lui de courts fragments.
PHŒBÉ : fille d’Ouranos et de Gaïa. Sœur et épouse de Coeos, dont elle eut Astéria et Léto. Elle occupa l’oracle de Delphes après Thémis et avant Apollon.
PHŒNICOPÉZA : aux pieds couleur de pourpre. Surnom de Déméter chez Pindare. Peut-être lié à la couleur rouge qui couvrait ses statues. Ce surnom a un sens symbolique, il peut se rapporter à la couleur des grains parvenus à leur maturité. C’est ainsi que le surnom de Xanthé (blonde) désigne la même déesse dont la chevelure a la couleur du froment bien mûr.
PHOLOS : centaure. Fils de Silène et d’une nymphe malique. Il accueillit Héraclès dans sa caverne et lui offrit une jarre de vin des centaures. Les autres centaures arrivèrent et attaquèrent le héros qui les tua avec ses flèches empoisonnées. Pholos s’étonna de l’efficacité de ces flèches, en arracha une du corps d’un cadavre et s’effleura l’épiderme de la pointe. Il mourut aussitôt.
PHONASCUS : orthophoniste, maître de chant ou de déclamation.
PHORBAS : fils de Lapithès et d’Orsinome. Frère de Périphas et de Diogénie. Des serpents très dangereux infestaient l’île de Rhodes. Les Rhodiens, sur la foi d’un oracle, firent venir Phorbas qui détruisit les reptiles. Suivant d’autres, Phorbas se rendit de Thessalie à Olène, puis en Élide à la demande d’Alector, roi de ce pays, qu’il défendit contre Pélops. Il épousa la sœur du roi, Hyrminé, dont il eut Augias et Actor.
PHORCYS : vieillard qui commandait aux flots. Père de la nymphe Thoosa , mère de Polyphème ; un port d’Ithaque lui était consacré. Hésiode en fait un fils de Pontos et de Gaïa. Uni à sa sœur Céto, il eut les Grées, les Gorgones, le dragon Ladon, les Hespérides ; Hécate ou Cratæis le rendit père de Scylla.
PHORONÉE : roi du Péloponnèse. Fils d’inachos et de Mélie ou d’Archia, et frère d’Ægialée. Époux de Laodicé ou de Cerdo, il en eut deux enfants, Apis et Niobé. Les traditions en font un législateur primordial qui, après avoir découvert le feu et institué le culte d’Héra, réunit dans des habitations fixes ses sujets jusque-là errants.
PHOSPHOROS : qui apporte la lumière. Nom de la planète Vénus scintillant le matin à l’horizon avant l’apparition de l’aurore. Le soir, elle prend le nom d’Hespéros. Cet astre est fils d’Astræos ou de Céphale et de l’Aurore. Il eut Céyx de Philonis, et, de maîtresses inconnues, Dédalion et les Hespérides.
PHRAATACES : roi des Parthes, 9 ap. J.-C., fils de Phraate IV, il devint roi par un parricide et fut chassé par ses sujets.
PHRAATE Ier : roi des Parthes, vers 180-164 av J.-C. Il soumit les Mardes et laissa le trône à son frère Mithridate.
PHRAATE II : roi des Parthes, 139-127 av. J.-C., était fils de Methridate Ier. Battu trois fois par Antiochus VII Sidétès, roi de Syrie, il le vainquit et le tua dans une dernière rencontre, 128. Assailli ensuite par les Scythes, ses alliés contre Antiochus, il leur livra une bataille dans laquelle il périt sous les coups des prisonniers grecs qu’il avait enrôlés de force.
PHRAATE III : roi des Parthes, 70-61 av. J.-C. était fils d’Arsace XI. Il garda la neutralité dans la lutte de Lucullus et de Pompée contre Mithridate et Tigrane. Il fut assassiné par ses fils Orodes et Mithridate.
PHRAATE IV : roi des Parthes de 37 av. J.-C. à 9 ap. J.-C. Ayant assassiné les autres prétendants au trône, il repoussa l’invasion des armées de Marc Antoine (36). Il conquit la Médie et l’Arménie, mais consentit à restituer à Auguste les étendards de Crassus (20 av. J.-C.) et lui donna ses quatre fils en otages. Sa femme Thermusa l’empoisonna.
PHRAORTES : roi des Mèdes, VIIème siècle av. J.-C., était fils de Déjocès. Conquérant de la Perse, il fut vaincu ensuite par les Assyriens.
PHRATRIE : ancienne division de la tribu chez les Athéniens. Il y avait trois phratres par tribu à l’origine ; et chaque phratrie était composée de 30 familles. Cette division n’était pas politique mais religieuse.
PHRÉATTIS : tribunal athénien qui se réunissait près de la mer, au Pirée, dans un endroit creux, appelé phrar, puits. On y jugeait les homicides, qui, sans pouvoir aborder, plaidaient leur cause dans une barque.
PHRIXOS : fils d’Athamas et de Néphélé ou de Thémisto. Béotien d’Orchomène, il allait être sacrifié à Zeus lorsque Néphélé le sauva en lui donnant le bélier à toison d’or qu’elle avait reçu d’Hermès. Hygin prétend que les enfants d’Athamas se rendirent sur son dos en Colchide après que Dionysos eut rendu leur père fou furieux. Après la mort d’Hellé, Phrixos, accueilli par Æétès, épousa sa fille Chalciope dont il eut Argos, Mélas, Phrontès et Cytisoros. Il avait offert à zeus Phryxios, son fameux bélier, dont Æétès fit suspendre dans un bois consacré à Arès la toison, rendu célèbre par l’expédition des Argonautes.
PHRONIME : fille d’Étéarque, roi d’Axos en Crète. Calomniée par sa belle-mère, elle fut remise à un certain Thémison qui devait la faire périr dans les flots, mais le capitaine n’alla pas jusqu’au bout de son acte. Phronime épousa plus tard Polymneste et en eut Battos.
PHRYGIE : contrée d’Asie mineure. Les Phrygiens perdirent leur indépendance au VIe siècle av. J.-C. en tombant sous la domination lydienne. Ils firent partie des empires de Cyrus et d’Alexandre. Après la mort de ce dernier (323), la Phrygie tomba aux mains des Séleucides en 281 avant d’être démembrée. Le nord du pays prit le nom de Galatie sous la domination gauloise à partir de 278. Le reste fut pris à Antiochos III le Grand par les Romains en 190.
PHRYNÉ : courtisane grecque, née à Thespies. Elle vécut au IVe siècle av. J.-C. Praxitèle la prit pour modèle de ses statues d’Aphrodite. Accusée d’avoir profané les mystères d’Éleusis, elle fut acquittée, grâce à l’orateur Hypéride qui eut l’idée de dévoiler ses charmes aux juges. Elle proposa de rebâtir à ses frais Thèbes, à condition qu’on y mît l’inscription : « Alexandre a détruit Thèbes, Phryné l’a rebâtie. »
PHRYNICHOS : l’un des créateurs de la tragédie grecque au VIe siècle av. J.-C. Il fut vraisemblablement le premier à mettre en scène des personnages de femmes au théâtre. Il excellait dans le pathétique. Sa Prise de Milet lui valut une amende de 1 000 drachmes, comme ayant causé aux Athéniens une émotion trop forte. On a de lui les titres de deux tragédies et des fragments.
PHRYNICHOS : poète athénien de l’ancienne comédie. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. On a les titres de ses dix comédies et des fragments de ses œuvres.
PHRYNICHOS ARABIOS : sophiste grec du IIe siècle de notre ère. On a de lui des fragments d’un traité Des institutions oratoires. il avait composé aussi un ouvrage De la diction attique.
PHYLACOS : fils de Déion et de Diomédé. Époux de Périclymène dont il eut Iphiclos et Alcimède. Il fonda la ville de Phylace en Thessalie. Possesseur d’un magnifique troupeau de bœufs, gardé par un chien que nul homme n’osait approcher, il dut s’en défaire en faveur du devin Mélampe.
PHYLARQUE : historien grec du IIIe siècle av. J.-C. Il vécut longtemps à athènes. De son histoire de la Grèce, de 272 à 220, il nous reste des fragments.
PHYLAS : roi des Dryopes tué par Héraclès pour avoir osé attaquer le temple de Delphes. Sa fille Midée s’unit au héros qui la rendit mère d’Antiochos.
PHYLÉE : fils d’Augias. Son père le chassa de sa cour pour avoir rendu témoignage contre lui en faveur d’Héraclès. Il s’établit à Doulichion. Son épouse Ctimène ou Timandre le rendit père de Mégès. Plus tard Héraclès le plaça sur le trône d’Élide.
PHYLLIS : fille du roi Sithon, amante de Démophon. Suivant les uns, elle se jeta dans la mer près du cap Pangée. D’autres rapportent que, fiancée à Acamas, frère de Démophon, et délaissée par lui, elle se tua en le vouant aux Érinyes. Or, avant de se séparer de son amant, elle lui avait remis une boîte avec ordre de l’ouvrir lorsqu’elle disparaîtrait. Quand Acamas souleva le couvercle, des fantômes en sortirent et le tourmentèrent jusqu’à la fin de sa vie.
PIÂNKHI : fils de la princesse Tentamon et du roi Smendès de Tanis. Il succéda au pontife suprême de Thèbes Hérihor, et fut le second roi-prêtre vers 1050 av. J.-C.
PIÂNKHI : roi de Thèbes, fondateur de la XXVe dynastie. Il régna de 751 à 716.
PICTAVES : Gaulois de l’Aquitaine. Leur capitale était Pictavi (Poitiers).
PICTES (PICTI) : les Tatoués. Les Pictes, retranchés dans leurs forts (raths) situés en Angleterre du Nord et en Écosse, résistèrent pendant plusieurs siècles aux Romains. En 838, les Scots les écrasèrent définitivement.
PICTOR : artiste peintre.
PICTURA IN LINTEO : peinture sur toile.
PICTURA IN TABULA : peinture sur bois. Généralement sur un plan de mélèze muni de volets qui protégeait le tableau de l’humidité et de la poussière.
PICTURA INUSTA : peinture à la cire de couleur.
PICTURA UDO TECTORIO : fresque. On exécutait l’œuvre sur un mur de ciment humide, fait de poussière de marbre et de craie.
PICUMNUS et PILUMNUS : dieux latins, fils de Jupiter. Ils présidaient au mariage et à la tutelle des enfants. On leur préparait un lit dans la chambre où le nouveau-né reposait. Picumnus présidait à la croissance des enfants et enseigna aux hommes l’art de fumer les terres. Pilumnus détournait les maladies en les menaçant de sa massue avec laquelle il enseigna aux hommes comment broyer le blé. Les Romains les identifièrent à Castor et Pollux.
PICUS : dieu fatidique adoré dans le Latium. Fils de Saturne ou de Sterculus, il épousa Canens dont il eut Faune. Les premiers habitants le représentèrent sous la forme d’un pilier de bois surmonté d’un pivert. Virgile lui donnait pour attribut la baguette augurale.
PIE Ier (SAINT) : pape de 142 à 157, était né à Aquilée. Il combattit les hérésiarques Valentin et Marcion. On a, sous son nom, quatre lettres probablement apocryphes.
PIÉRIDES : muses macédoniennes. Au nombre de neuf, elles étaient les filles de Piéros, roi d’Émathie, et d’Évippé ou d’Antiope. Ayant osé disputer aux muses béotiennes le prix de la poésie, elles furent changées en pies par Apollon et laissèrent leur nom à leurs rivales victorieuses.
PIÉROS : roi autochthone d’Émathie, père des Piérides. Il établit à Thespies le culte des Muses et composa des hymnes en leur honneur.
PIERRE : la pierre Lia Fal possédait le pouvoir de crier lorsqu’un prétendant au trône s’asseyait sur elle. La pierre qui donnait la richesse était cachée dans le Tertre Douloureux gardé par trois cents guerriers et un serpent monstrueux.
PIERRE (SAINT) : né en 10 av. J.-C. à Bethsaïde, en Galilée. En 32, Jésus le choisit comme premier des douze Apôtres. Après la résurrection de son maître, il fit un premier voyage à Rome (42). En 52, il présida le concile de Jérusalem, puis retourna à Rome (54) où il fut arrêté avec Saint Paul. Après un enfermement de neuf mois dans la prison Mamertine, il fut crucifié la tête en bas en 67.
PIERRE SACRÉE DES DRUIDES : elle se trouvait en pleine forêt du pays des Carnutes où se réunissaient tous les druides de l’Occident (près de la fontaine Saint-Sébastien à Saint-Benoît-sur-Loire). Elle était comparable à l’Omphalos de Delphes. On pouvait y demander justice aux druides.
PIETAS : déesse allégorique de la piété. À Rome, Aulus Glabrion lui éleva le premier temple. Elle était représentée par une matrone brûlant de l’encens sur un autel, de jeunes enfants à ses côtés. Ses attributs étaient la cigogne et la corne d’abondance.
PILA MATTIACA : boule de savon inventée par les Gaulois. Faite de graisse de chèvre et de cendre de hêtre, elle permettait aux Romains de se décolorer les cheveux.
PILA PICTA : balle de cuir d’origine grecque. Utilisée par les femmes, elle était décorée de figures aux couleurs variées.
PILA VITREA : globe de verre rempli d’eau. Il servait de loupe aux myopes.
PILAE : figures de laine qu’on offrait aux dieux lares lors des compitalies.
PILANI : nom donné aux légionnaires de la République qui occupaient la troisième ligne et se servaient du pilum.
PILARIUS : jongleur de balles qui se produisait dans la rue.
PILATE (PONCE) (PONTIUS PILATUS) : procurateur de Judée de 27 à 37. Il céda aux clameurs du peuple de Jérusalem et fit condamner Jésus. S’étant montré cruel avec les habitants de Samarie, il fut convoqué à Rome d’où il fut exilé à Vienne dans le Dauphiné. Il se suicida en 40.
PILEATA ROMA : période des fêtes des saturnales pendant laquelle les Romains portaient le bonnet pileus en signe de liberté. Les esclaves affranchis recevaient ce bonnet.
PILEATI SERVI : esclaves qui avaient la tête couverte d’un bonnet pendant leur vente. Cette particularité signifiait que le vendeur ne garantissait pas leur fidélité.
PILEATUS : homme qui portait un bonnet de feutre. Il s’agissait surtout d’un pêcheur ou d’un artisan.
PILENTUM : voiture de cérémonie et de fête des dames romaines. Sculptée, haute sur roues, surmontée d’un baldaquin, elle était entièrement découverte sur les côtés.
PILEOLUS : calotte de feutre portée par les Romains à l’intérieur de leur maison.
PILEUS : bonnet de feutre exclusivement porté par les Romains et les esclaves affranchis.
PILLAGE DES TOMBES : les tombes de la nécropole thébaine commencèrent à être pillées par les ouvriers affamés à partir de la Xxe dynastie décadente (1200-1070).
PILUM : javelot lourd des soldats romains. Il était destiné à alourdir (une fois fiché) le bouclier d’un ennemi.
PIN : arbre qui reçu la vitalité du corps d’Osiris en échouant sur les bords du Nil.
PINCERNA : esclave qui mêlait l’eau au vin, remplissait les coupes et les passait aux convives. Ces esclaves étaient généralement jeunes et beaux. Ils portaient les cheveux longs et des tuniques courtes.
PINDARE : le plus grand des poètes lyriques grecs, né à Thèbes ou à Cynoscéphales, vers 520 av. J.-C. À l’âge de 16 ans, il alla étudier à Athènes l’art de la composition lyrique. Ses premiers chants furent consacrés aux jeux pythiques. Il passa quatre ans à la cour d’Hiéron, roi de Syracuse, et mourut à Argos vers 440. Nous ne possédons que ses odes triomphales, qui se divisent en Olympiques, Pythiques, Isthmiques et Néméennes. Elles combinent la poésie gnostique et la poésie dramatique.
PINEDJEM Ier : roi-prêtre de Thèbes, fils de Piânkhi. Il régna vers 1045 av. J.-C.
PINEDJEM II : dernier roi-prêtre de Thèbes, vers 955-950 av. J.-C. Il soupçonna sa femme, Nésykhonsou, de vouloir le tuer. À la mort de celle-ci, afin de se protéger des menaces de l’au-delà, il fit rendre un oracle par Amon.
PINNIRAPUS : nom donné à n’importe quel gladiateur qui avait pour adversaire un Samnite ou un Thrace.
PIPI MENOU : berger qui enleva une femme cygne pour l’épouser.
PI-RAMSÉS : Tell el-Dab’a. Ville fondée par Ramsès II au début du XIIIe siècle avant notre ère. Elle devint la capitale de l’Égypte avant d’être supplantée par Tanis.
PIRATES (GUERRE DES) : après la chute de Carthage, les pirates prolifèrent en Méditerranée. Les blés de Sicile ne parvenant plus à Ostie, les Romains durent les attaquer. Servillius (57), Antonius (71), puis le consul Caecilius Metellus, engagèrent de nombreuses batailles, surtout en Crète. Pompée les écrasa en quatre-vingt-sept jours (67).
PIRÈNE : fille d’Achéloüs ou d’Œbalos, ou d’Asopos et de Méthone. Poséidon eut d’elle Léchès et Cenchrias qu’il tua involontairement. Les larmes de Pirène formèrent une fontaine près de Corinthe.
PIRITHOÜS : roi des Lapithes. Fils d’Ixion, ou de Zeus, et de Dia. Zeus ayant couru autour de sa mère sous la forme d’un cheval, l’enfant qui naquit de cette union fut appelé Pirithoüs (courir autour). Amoureux d’Hippodamie, fille d’Atrax, il l’épousa malgré l’opposition des centaures. Ces derniers, invités aux noces, s’enivrèrent et cherchèrent à violer la mariée, ce qui déclencha un terrible combat. Pirithoüs demanda à son ami Thésée assistance pour enlever Perséphone dont il était devenu amoureux. Il fut retenu aux Enferts, maudissant sa témérité, jusqu’au jour où Héraclès le délivra.
PISE : Pisa, ville de la Grèce ancienne (Elide), sur le cours moyen de l’Alphée, était, aux temps héroïques, la capitale d’un royaume que Pélops ravit à Œnomaüs. Dans les environs étaient le temple d’Olympie et le champ consacré à la célébration des jeux Olympiques. La présidence de ces jeux était disputée à Pise par Elis, qui finit par ruiner complètement sa rivale, 456 av. J.-C.
PISE : en latin Pisæ, en italien Pisa. D’origine pélasgique, Pise fut colonisée par les Romains en 181 av. J.-C. Elle eut, sous Auguste, le nom de Julia obsequens.
PISIDICE : fille du roi de Méthymne, dans l’île de Lesbos. Amoureuse d’Achille, elle lui ouvrit les portes de la ville et fut lapidée par ses ordres.
PISCATORIENS : jeux romains célébrés sur les bords du Tibre en l’honneur des pêcheurs. On y sacrifiait des petits poissons à Vulcain.
PISCINA LIMARIA : réservoirs érigés au bout des aqueducs pour purifier l’eau.
PISISTRATE : tyran d’Athènes, né vers 612 av. J.-C. Chef du parti des Hypéracriens ou montagnards, il flatta la multitude afin d’arriver au pouvoir suprême. S’étant fait octroyer par le peuple une garde personnelle, il s’empara de la citadelle en 561. Chassé en 560 par Mégaclès et Lycurgue, il revint avec l’appui du premier, dont il épousa la fille en 556. Expulsé de nouveau en 552, il se retira en Eubée pour rentrer à la tête d’une armée en 538. il bâtit un temple à Zeus Olympien et recueillit les œuvres d’Homère. Il maintint les lois de Solon et mourut en 528.
PISON (LUCIUS CALPURNIUS PISO FRUGI) : il fut l’adversaire des Gracques. Tribun en 149 av. J.-C., il fit établir un tribunal permanent contre les concussionnaires. Consul en 133, il battit les esclaves révoltés près de Messine.
PISON (LUCIUS CALPURNIUS) : consul en 58 av. J.-C. Beau-père de César. Il condamna Cicéron à l’exil. En 57, nommé proconsul de Macédoine, il se montra avide en organisant des rapines et des pillages.
PISON (LUCIUS CALPURNIUS) : fils du précédent, né en 48 av. J.-C., mort en 32 ap. J.-C., fut préfet de Rome. Horace adressa à ses fils son Art poétique.
PISON (CNEIUS CALPURNIUS) : gouverneur de Syrie en 18 ap. J.-C. Il fut chargé par Tibère de surveiller Germanicus. Accusé à son retour à Rome d’avoir empoisonné ce dernier, il fut retrouvé un matin frappé da sa propre épée.
PISON (CNEIUS CALPURNIUS) : chef de la conspiration contre Néron en 65 ap. J.-C. Quand le complot fut découvert, il se fit ouvrir les veines.
PISON (LUCIUS CALPURNIUS PISO LICINIANUS) : il entra par adoption dans la famille des Pison. Choisi par Galba pour lui succéder, il fut massacré par les prétoriens soulevés par Othon (69 ap. J.-C.).
PISON : l’un des Trente Tyrans. Il prit le pouvoir en Thessalie (261) et fut tué par Valens, proconsul d’Achaïe.
PISTRINUM : à l’origine, ce mot désignait l’endroit où le blé avait été broyé. Il désigna ensuite le moulin où les esclaves punis manœuvraient les meules à la force de leurs jambes et de leurs bras.
PISTRIS :
1. Monstre marin à tête de serpent, au torse de mammifère et à la queue de dragon.
2. Navire de guerre dont la figure de proue reproduisait un monstre marin.
PITHON : un des généraux d’Alexandre. Après la mort du conquérant, il devint satrape de Médie (323 av. J.-C.) Il vainquit les colons grecs révoltés en haute Asie et, après l’assassinat de Perdiccas, reçut le titre de régent. Antigone, vainqueur d’Eumène, tua Pithon et s’empara de la Médie en 316.
PITTACOS : un des sept sages de la Grèce, né à Mitylène vers 650 av. J.-C. Il s’unit aux frères du poète Alcée pour renverser le tyran Mélanchros, vers 612. Dans une guerre, il tua Phrynon, général des Athéniens, vers 606. Devenu dictateur, avec le titre d’Asymnète (589), il abdiqua au bout de dix ans et mourut en 579.
PITTHÉE : roi de Trézène. Fils de Pélops et de Dia. Il livra sa fille Æthra à Égée, sur la foi d’un oracle, et éleva Thésée et Hippolyte.
PITYS : nymphe aimée de Pan et de Borée. Elle préféra le premier. Borée, pour se venger, la jeta contre un rocher où elle se fracassa. Les dieux la métamorphosèrent en pin.
PLACENTA : comme de nos jours, les Égyptiens utilisaient le placenta en médecine.
PLACENTA : gâteau plat de très grand diamètre, fait de farine d’avoine mêlée de fromage et de miel.
PLACIDA : surnom sous lequel Vénus avait à Rome un autel devant lequel les amants venaient se réconcilier.
PLACICIA (GALLA) : princesse romaine. Née en 388. Fille de Théodose Ier et de Galla. Captive d’Alaric après la prise de Rome (410), elle épousa Athaulf, son successeur (414). Rendue à Honorius qui la maria à son général Constance (417), elle devint veuve en 422. Exilée à Constantinople, elle prit le commandement d’une armée envoyée par son neveu Théodose II et renversa l’usurpateur Jean le Secrétaire. Elle régna alors au nom de son fils Valentinien III jusqu’à sa mort (450).
PLACIDE (GALLA) : princesse romaine, née vers 388, était fille de Théodore le Grand et sœur d’Honorius et d’Arcadius. Captive d’Alaric après la prise de Rome, 410, elle épousa 414, son successeur Ataulf. Rendue à Honorius, qui la maria à son général Constance, 417, elle devint encore veuve, 422, et fut exilée à Constantinople. Son neveu Théodose II, lui fournit, en 423, une armée qui renversa l’usurpateur Jean le Secrétaire et donna l’empire d’Occident à Valentinien III, au nom duquel Placidie, sa mère, gouverna jusqu’à sa mort, 450.
PLAGULA : lourd rideau suspendu autour d’un triclinium. Il protégeait les convives du froid et des poussières.
PLAINE DE RHIANNON : dans cette plaine où chantaient des sirènes, Taliésin aida le champion du prince Elffin à battre les vingt-quatre chevaux de course du roi Maelgwyn. Il lui tailla vingt-quatre baguettes magiques de houx avec lesquelles il excita son cheval.
PLAISANCE : ancienne capitale des Anamans, Plaisance fut colonisée par les Romains en 218 et en 191 av. J.-C., et reliée par la voie Emilienne à Rimini, et, par la suite, à Rome. Dans les environs, à Campo-Morto, Annibal gagna la bataille dite de la Trébie, 217. Au IVème siècle de J.-C., Plaisance fut le chef lieu de l’Emilie.
PLANCUS (LUCIUS MUNATIUS) : général romain. Légat de César en Gaule (54 et 53 av. J.-C.), il commanda aussi les troupes en Espagne (48). Préfet de Rome, puis gouverneur de la Gaule Cisalpine, il fonda deux colonies, Lyon et Rauraca. Cicéron, son ami, le convainquit de porter secours à Brutus contre Antoine (43). S’étant soumis aux triumvirs, il s’attacha à Antoine, ne sut pas repousser les Parthes et commit de terribles exactions dans sa province de Syrie. Compagnon de débauche d’Antoine, il abandonna ce dernier pour courtiser Octave.
PLANIPES : acteur qui jouait des farces.
PLATEA : large rue dans une ville romaine.
PLATÉE ou PLATÉES : ancienne ville de la Grèce (Boétie), au Sud Ouest de Thèbes, près de l’Asopus et sur le versant Nord du Cithéron. Célèbre victoire d’Aristide et de Pausanias sur le Perse Mardonius, 479 av. J.-C. Bien que placée dès lors sous la protection commune des Grecs, Platée fut détruite, comme alliée d’Athènes, au début de la guerre du Péloponnèse, 427.
PLATON : philosophe grec, né à Athènes ou à Égine en 428 av. J.-C. Il s’appela d’abord Aristoclès. Socrate le surnomma Platon, à cause de la largeur de son front ou de ses épaules. Très jeune, il composa un poème épique. À 20 ans, il se consacra à la philosophie. Après la mort tragique de son maître Socrate, il se rendit à Mégare, où il entendit Euclide le dialecticien, puis en Italie où il suivit les leçons des pythagoriciens Archytas de Tarente et Eudoxe de Cnide. Vers 390, il passa en Sicile où Denys l’Ancien qui le vendit à un Lacédémonien d’Éine. Racheté par Dion ou par Annicéris de Cyrène, il fonda à Athènes une école sous les ombrages de l’Académie (388). Il y enseigna vingt ans. Sur les instances de Dion, il revint à Syracuse (367) où il fut condamné par Denys le Jeune. En 365, il quitta la Sicile, y retourna en 365. Il mourut à Athènes en 347.
Suivant Platon, l’homme est une âme incarnée. Cette âme, unie autrefois aux idées du vrai, du bien et du beau, s’en est séparée en s’incarnant. Mais dans son union avec le corps, elle se rappelle son passé et est plus ou moins tourmentée par le désir d’y revenir. La forme des écrits de Platon est le dialogue ; les caractères des personnages y sont tracés comme dans un drame. Il débute par des digressions que font oublier la pureté de la diction et la forme littéraire. La pensée, vague et insaisissable d’abord, se dégage peu à peu, claire, lumineuse, brillante. On peut partager ses écrits en trois classes : la première se composerait de treize dialogues qui représenteraient l’enseignement socratique : Ion, Premier Alcibiade, Hippias Majeur, Hippias I er, Hippias Mineur, Lysis, Charmide, Lachès, Ménon, Protagoras, Euthyphron, Apologie de Socrate, Criton et Gorgias ; dans la seconde, influencée par l’école de Mégare, on place Euthydème, Cratyle, Théelète, Phèdre, Ménéxène, le Banquet, Phédon, Philèbe, la République, Timée et Critias ; la dernière classe se composerait des Lois, œuvre écrite pendant sa vieillesse. Le Second Alcibiade, Théagès, les Amants, Hipparque, Minos, Eryxia, Clythophon sont d’une authenticité contestée.
PLAUSTRUM : lourd chariot à deux roues tiré par des bœufs.
PLAUSTRUM MAJUS : chariot de plus grande dimension que le précédent. Il avait quatre roues.
PLAUTE (MACCIUS PLAUTUS) : poète comique latin. Né à Sarsina en Ombrie. Valet d’une troupe de comédiens, il se lança dans le négoce et se ruina. Devenu travailleur de force chez un meunier boulanger - il tournait la meule de pierre qui broyait les grains de blé -, il se mit à composer des pièces de théâtre et devint un auteur en vogue. Il mourut en 184 av. J.-C. Il nous reste vingt de ses comédies dont L’Amphytrion et L’Aululaire qui ont inspiré Molière.
PLAUTIEN (LUCIUS FULVIUS PLAUTIANUS) : préfet du prétoire sous septime Sévère. Il maria sa fille à Caracalla, fils de l’empereur (202). Impliqué dans une conspiration, il fut décapité en 203. Sa fille, exilée dans l’île de Lipara, fut exécutée en 212.
PLAUTIUS (AULIUS) : légat romain qui, en 43 de notre ère, envahit l’île de Bretagne afvec ses légions et un grand nombre d’auxiliaires gaulois et germains. Il s’empara de Camulocunum (Colchester), puis pacifia l’île pendant quatre ans avant de la déclarer province romaine. Il ne parvint pas cependant à battre Caractacos, le chef des Bretons.
PLÉBÉIENS (JEUX) : ils étaient célébrés dans l’ancienne Rome, le 17 des calendes de décembre ou 15 novembre de chaque année, en mémoire du retour du peuple après sa retraite sur l’Aventin, 449 av. J.-C.
PLÉIADES : les Pléiades, qu’on nomme aussi Atlantides, étaient filles d’Atlas et de Pléione. On leur donne aussi Érechthée pour père. Au nombre de sept, elles portent parfois les noms suivants : Coccymo, Plaucia, Protis, Parthémia, Maïa, Stonychia et Lampatho. La tradition la plus usuelle les désigne ainsi : Électre, Alcyone, Célæno, Stérope, Mérope, Maïa et Taygète. Désespérées de la mort de leurs sœurs, les Hyades, ou de celle de leur père, elles se donnèrent la mort et furent changées en étoiles et placées sous le nom de Botros (la grappe) dans le signe zodiacal du Taureau. La septième, Mérope, presque invisible, se cache, parce que, des sept, c’est la seule qui n’eut pas un dieu pour amant.
PLÉIADES : nom donné, à diverses époques, à des réunions de sept poètes, par assimilation à la constellation de ce nom. Sous les premiers Ptolémées, il y eut une Pléiade composée de Théocrite, Apollonius de Rhodes, Callimaque, Lycophron, et d’autres poètes sur lesquels on ne s’accorde pas.
PLÈTHRE : unité de mesure grecque introduite en Égypte vers l’an 500 av. J.-C. Le plèthre équivalait à une trentaine de mètres.
PLINE L’ANCIEN (CAIUS PLINIUS SECUNDUS) : dit le Naturaliste. Né en 23 ap. J.-C. à Côme. À Rome, il fut l’élève du grammairien Apion. Après avoir servi sous les ordres de Pompinius Secundus en Germanie ( 48), il retourna à Rome où il se fit une belle réputation d’avocat. Nommé en 68 procurateur de l’Espagne citérieure et en 74 préfet de la flotte de Misène, il voulut observer de près l’éruption du Vésuve et périt enveloppé par les vapeurs brûlantes. Il nous reste trente sept livres de son Histoire naturelle, divisée en trois parties : cosmographie et météorologie, géographie, histoire naturelle.
PLINE LE JEUNE (CAIUS PLINIUS CAECILIUS SECUNDUS) : né à Côme en 61 ap. J.-C. Neveu du précédent qui l’adopta. Il plaida à Rome, puis devint tribun de Syrie. Successivement questeur, préteur, consul en 100, il prononça le Panégyrique de Trajan. Proconsul de Bithynie et du Pont, il poursuivit les chrétiens devant la justice (103-105). Il mourut à Rome en 118. Il nous a laissé le Panégyrique et dix livres de lettres.
PLISTINUS : ce héros aida son frère Faustulus à élever Romulus et Remus. Il fut tué dans le démêlé qui s’éleva entre les deux célèbres frères.
PLISTOANAX : roi de Sparte (458-408 av. J.-C.) de la famille Eurysthénide, connu pour la part qu’il eut à la « paix de Nicias » (421 av. J.-C.).
PLOSTELLUM PUNICUM : traîneau inventé par les Carthaginois. Muni de rouleaux à dents, tiré par des bœufs, il servait à battre le blé. Son usage se répandit dans toute l’Italie.
PLOTEUS : tour mobile couverte d’un toit de planches ou de claies, recouvert de cuir non bouilli ou de tissu de crin.
PLOTIN : l’un des maîtres de la philosophie néo-platonicienne. Né en 205 à Lycopolis en Égypte. Il fit ses études à Alexandrie. En 233, il suivit l’empereur Gordien en Mésopotamie pour s’initier aux doctrines orientales. S’installant à Rome (245), il ouvrit une école où furent formés Longin et Prophyre. Il mourut en 270. Il a écrit Les Ennéades.
PLOTIN : philosophe néo-platonicien, né en 205 à Lycopolis en Égypte. À l’âge de 39 ans, il suivit l’empereur Gordien en Mésopotamie pour s’initier aux doctrines des Indiens et des Perses. En 245, il ouvrit à Rome une école d’où sortirent Longin et Porphyre. Il mourut en 270. Les écrits de Plotin ont été recueillis par Porphyre qui les classa en six parties appelées Ennéades (neuvaines) parce qu’elles renferment chacune neuf livres. Son système se résume en une phrase : « Je vais apporter ce qu’il y a de divin en nous à ce qu’il y a de divin dans l’univers. »
PLOTINE (POMPEIA PLOTINA) : née vers 70 ap. J.-C., femme de Trajan. Elle maria Adrien, dont elle favorisa l’accession au pouvoir, à Sabine, nièce de l’empereur. À sa mort (vers 129), Adrien lui éleva les arènes de Nîmes.
PLOTIUS (LUCIUS) : rhéteur romain, né à Marseille. Il enseigna le premier, en latin, la rhétorique à Rome. Il fut l’un des maîtres de Cicéron en 95-94 av. J.-C.
PLUKA : chambellan originaire de Lycie. Il exerçait ses fonctions dans le harem de la reine Tiyi, épouse de Ramsès III (1194-1166). Il fut condamné à mort après avoir comploté avec elle contre le roi.
PLUTARQUE : historien et moraliste grec, né à Chéronée, en Béotie, vers 50 ap. J.-C.. À Rome, il donna en public des leçons de philosophie. Il défendit les intérêts du proconsul d’Achaïe et se rendit à Rome à deux reprises. Il paraît avoir été le précepteur d’Hadrien et, selon Suidas, il aurait été fait consul par Trajan qui l’aurait chargé du gouvernement de l’Illyrie. Dans sa vieillesse, il fut le prêtre d’Apollon aux fêtes de Delphes. Il mourut vers 140. Plutarque aurait composé 210 ouvrages dont il ne nous reste que 130 dont les Œuvres morales et des Vies parallèles : les bibliographies de Cicéron et de Démosthène, d’Alexandre et de César….
PLUTON : voir Hadès.
PLUVIUS : surnom de Jupiter. Lors des sécheresses, les devins étrusques l’imploraient en portant des pierres consacrées.
PLOUTOS (PLUTUS) : dieu de la richesse. Fils de Jasion et de Déméter. Suivant Hésiode, il naquit dans un champ fertile en Crète, fécondé par un triple labour. Zeus le frappa de cécité afin qu’il accordât ses faveurs aux bons et aux méchants sans distinction.
PLYNTÉRIES : cérémonie athénienne dans laquelle on lavait la statue d’Athéna. Ce jour était de mauvais présage.
PNYX : place d’Athènes près de l’Acropole. On y tenait l’assemblée du peuple.
PODALIRE : habile médecin, fils d’Asclépios et d’Épione ou d’Arsinoé. Il se rendit à Troie, avec son frère Machaon, à la tête des Thessaliens de Tricca. À son retour, il s’arrêta sur les côtes de la Carie près de Syros et y épousa Syrna.
PŒAS ou PŒAN : Argonaute. Fils de Phylacos. Époux de Méthone et père de Philoctète. Il tua Talos en Crète. Ce fut lui qui mit le feu au bûcher d’Héraclès par ordre du héros qui lui légua ses flèches. Il avait été blessé par les oiseaux Stymphalides.
PŒNÉ : déesse grecque de la punition. Elle était intimement liée aux Érinyes et venait à la suite de Dicé.
POÉSIE : la poésie celte était essentiellement symbolique. Elle racontait les cycles de la vie, la naissance et la mort des dieux et elle participait au rituel de toutes les initiations. Ainsi, pour entrer dans l’ordre de chevalerie de la Fianna, il fallait réciter les douze poèmes traditionnels et subir de nombreuses épreuves physiques et guerrières qui vous mettaient en danger de mort.
POÈTE : le poète celte était aussi le juge. Détenteur du savoir, de l’histoire de son peuple et des traditions, on lui demandait de trancher lors des litiges familiaux, politiques ou commerciaux.
POINTS CARDINAUX : les Celtes d’Irlande avaient classé les points cardinaux en les associant aux quatre royaumes du pays : l’Ouest (la science) pour le Connaught, le Nord (la bataille) pour l’Ulster, l’Est (la prospérité) pour le Leinster et le Sud (la musique) pour Munster. Ils y ajoutaient le Centre (la souveraineté) pour le royaume de Meath.
POISSON : symbole de la sagesse et de la connaissance, le poisson représentait aussi l’immortalité de l’âme. De tous les poissons, le saumon fut celui qui inspira le plus les bardes et les files.
POISSON : un tabou interdisait aux rois et aux prêtres de les consommer. Par contre, frais ou séchés, ils entraient dans la composition des repas quotidiens des Égyptiens. Le Nil fournissait en abondance silures, carpes, tanches, anguilles, barbeaux et maintes autres espèces aujourd’hui disparues.
POLÉMON : philosophe grec, né à Athènes en 340 av. J.-C. Homme de plaisir, il fut ramené à une vie normale par une leçon du philosophe Xénocrate sur la tempérance. Il lui succéda à la tête de l’Académie en 315 av. J.-C. et mourut en 273. Il eut pour disciples Arcésilas, fondateur de la nouvelle Académie, Cratès et Zénon.
POLÉMON le Périégète : géographe grec du IIe siècle av. J.-C. Il parcourut la Grèce en recueillant des inscriptions et en décrivant les contrées visitées. Nous possédons des fragments de ses écrits.
POLÉMON (Antonios) : rhéteur grec, né à Laodicée (Carie). Il professa à Smyrne, eut la faveur de l’empereur Trajan. Il mourut en 140 de notre ère. On a de lui deux oraisons funèbres.
POLÉMON : écrivain grec du IIe siècle av. J.-C. Il est l’auteur d’un traité de physiognonomie.
POLÉMON : amiral grec commandant la flotte d’Égypte après la conquête d’Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.
POLÉMON Ier : roi du Pont. Investi par le triumvir Antoine en 37 av. J.-C., il reçut encore d’Auguste le royaume de Bosphore (14). Il fut massacré par les barbares dans les environs de Phanagoria en 2 av. J.-C.
POLÉMON II : roi du Pont. Fils du précédent. Il succéda à sa mère Pythodoris en 38 de notre ère. En 63, il dut céder le Pont à Néron qui réduisit le royaume en province romaine.
POLICE : premier État policier du monde antique, l’Égypte entretenait de nombreux fonctionnaires chargés de la protection des biens et des personnes. Police des déserts, police des frontières, police des villes, elle poursuivait les esclaves en fuite, participait aux punitions corporelles, surveillait les nécropoles et traquait les contrevenants du fisc.
POLITEUMA : organisation politique d’une communauté selon le modèle grec. Dans l’Égypte des Ptolémées, elle permit aux Juifs d’Alexandrie d’acquérir leurs droits de citoyens vers 190 av. J.-C.
POLLINCTOR : esclave ou employé dans une entreprise de pompes funèbres. Il préparait les corps.
POLLION (CAIUS ASINIUS) : orateur, écrivain et général romain, né en 76 av. J.-C., débuta au barreau à l’âge de vingt-deux ans. Partisan de César pendant la guerre civile, il s’attacha ensuite, non sans quelque hésitation, à Antoine, qui le chargea d’administrer la Gaule Transpadane. C’est alors que Pollion sauva le patrimoine de Virgile. Il fut, avec Mécène, choisi par les soldats, comme arbitre du différend entre Antoine et Octave. Consul en 40, il reçut le triomphe pour une expédition contre les Dalmates, et depuis ne s’occupa plus que de lettres et d’éloquence, tout en défendant avec talent les accusés qui réclamaient son appui. Le premier, il établit à Rome une bibliothèque publique. Il créa aussi une école de déclamation. Il mourut en 4 de J.-C. De ses écrits, il ne reste que 3 Lettres dans la correspondance de Cicéron et quelques fragments dans les Oratorum romanorum fragmenta de Meyer. Il avait écrit une Histoire des guerres civiles, dont Horace nous a esquissé le contenu et des tragédies également perdues.
POLLUBRUM : vase qui servait à laver les mains ou les pieds avant et après les repas.
POLLUX : voir DIOSCURES.
POLLUX (JULIUS) : rhéteur et grammairien grec du IIe siècle de notre ère, né à Naucratis en Égypte. Il obtint de l’empereur Commode la chaire de rhétorique à l’école publique d’Athènes. De ses ouvrages, il nous reste un Onomasticon dictionnaire des principaux mots grecs rangés par ordre de matières.
POLTACH : don qui consistait à offrir des objets précieux, du vin, des armes ou des chevaux. En échanges, le receveur offrait un festin somptueux. Celtes et Gaulois poussaient ce rituel jusqu’à offrir leur vie.
POLYBE DE COS : médecin du Ve siècle av. J.-C. Disciple et gendre d’Hippocrate, il fut l’un des fondateurs de l’école des Dogmatistes. On lui attribue six traités insérés dans les Œuvres d’Hippocrate.
POLYBE : historien et homme d’État grec, né à Mégalopolis vers 205 av. J.-C. N’ayant pu garder la neutralité dans la guerre de Rome contre Persée, il offrit au consul Marcius le secours de la ligue achéenne dont il commandait la cavalerie. Devenu suspect aux Romains pour avoir conseillé de renouer l’antique alliance de la ligue achéenne avec l’Égypte, il fut l’un des mille proscrits déportés en Italie par Paul Emile, sur dénonciation de Callicrate en 166. Après dix-sept ans d’exil, devenu l’ami de Scipion Émilien qu’il initia à la civilisation grecque, puis le suivi au siège de Carthage en 146, il put retourner dans son pays. Après la victoire des Romains sur la Grèce à Corinthe, il fut chargé par Rome d’organiser le nouveau régime des cités. Il mourut à Mégalopolis d’une chute de cheval en 124. De ses écrits, nous n’avons qu’une partie de son Histoire générale.
POLYBOTÈS : géant écrasé par Poséidon. Comme il s’enfuyait à travers la mer Égée, le dieu lui jeta à la tête un morceau de l’île de Cos. Ce fragment forma l’île de Nisyre.
POLYCLÈS : sculpteur grec vers 170 av. J.-C. Pline lui attribue l’Hermaphrodite de la villa Borghèse à Rome.
POLYCLÈTE : nom de deux statuaires grecs, l’un né à Argos, l’autre à Sicyone. Le second (452-412 av. J.-C.), plus célèbre, fut le rival de Phidias. Il exécuta pour Argos une statue colossale d’Héra en or et ivoire, des Canéphores pour une maison de Messène, etc. Une de ses statues, le Doryphore, avait de si exactes proportions qu’on l’appela « le Canon » (la règle, le modèle par excellence).
POLYCRATE : tyran de Samos. Il parvint au pouvoir en 535 av. J.-C. Il tua l’un de ses frères et exila l’autre. Conquérant des îles et des côtes voisines, vainqueur des Lesbiens et des Milésiens dans un combat naval, il fut l’allié d’Amasis, puis de Cambyse, auquel il fournit quarante galères contre l’Égypte. Attiré par Orontès, satrape de Sardes, il y fut crucifié en 522.
POLYCRITE : Étolarque qui mourut après trois jours de mariage avec une locrienne. La veuve accoucha d’un hermaphrodite. Les prêtres consultés déclarèrent que de grands malheurs menaçaient l’État si on ne brûlait pas vifs la mère et l’enfant. La foule hésitait lorsque Polycrite apparut soudain et dévora son fils, laissant seulement la tête, qui se mit à parler et prédit d’affreuses catastrophes.
POLYDECTÈS : roi de l’île de sériphos, fils de Magnès. Il accueillit Persée et sa mère abandonnés par Acrisios. Parvenu à l’âge adulte, Persée le tua parce qu’il avait voulu faire violence à Danaé, sa mère.
POLYDORE : le plus jeune des fils de Priam. Il avait pour mère Laothoé et fut tué par Achille. Selon d’autres sources, confié au roi de Thrace Polymnestor un peu avant la chute de Troie, il fut égorgé par ce monarque qui s’appropria ses trésors. Le corps fut jeté à la mer et retrouvé par Hécube qui creva les yeux de Polymnestor. Une autre légende nous dit que Polydore fut confié aux soins de sa sœur Ilione. Elle le fit passer pour son fils et désigna son propre fils Déiphile comme étant Polydore. Lorsque les Grecs voulurent exterminer la race de Priam, ils offrirent à Polymnestor une somme d’or considérable et la main d’Électre s’il faisait périr le dernier fils de Priam. Cupide, Polymnestor égorgea Déiphile. Lui-même eut plus tard les yeux crevés avant de mourir de la main d’Hécube.
POLYEN : rhéteur grec, né en Macédoine. En 163 de notre ère, il dédia un traité des stratagèmes ou ruses de guerre à Marc-Aurèle.
POLYIDOS : célèbre devin corinthien, fils de Cœranos. Père d’Euchénor, d’Astycratée et de Manto. Minos, ayant perdu son fils Glaucos, consulta l’oracle pour savoir ce qu’il était devenu. Les Curètes lui dirent qu’il avait dans ses étables une vache tricolore, et que celui qui trouverait la comparaison la plus juste pour expliquer ce phénomène, lui rendrait son fils vivant. Les devins se rendirent dans l’étable. Polyidos compara la couleur de cette vache au fruit de la ronce. Puis il retrouva le cadavre de Glaucos, mais Minos exigea qu’on le ramène à la vie. Il fit enfermer Polyidos avec le mort. Le devin vit un serpent qui venait vers le cadavre, et le tua. Un second serpent arriva et vit son compagnon écrasé ; il se retira et revint avec une herbe dont il couvrit le corps de son compagnon qui ressuscita. Polyidos employa la même herbe pour faire revenir Glaucos à la vie.
POLYGNOTE : peintre grec, né à Thasos au Ve siècle av. J.-C. Cimon l’employa (463) à décorer le Pœcile d’Athènes. Mais l’œuvre la plus célèbre de Polygnote a été les peintures murales de la Lesché des Cnidiens à Delphes. Il mourut vers 425.
POLYHISTOR (Alexandre) : écrivain grec. Il périt dans un incendie à Laurentum en 75 av. J.-C. Il nous reste de lui des fragments d’une Histoire des peuples de l’Orient et d’un Traité sur les Juifs.
POLYMNIE ou POLYHYMNIE : la déesse aux hymnes nombreux. Muse qui présidait à la poésie lyrique. On lui attribuait l’invention de l’harmonie. Orphée la rendit mère d’Œagre.
POLYNICE : voir ÉTÉOCLE
POLYPHÈME : fils de Poséidon et de la nymphe Thoosa. Le plus célèbre de tous les cyclopes. Suivant Homère, il habitait sur la côte occidentale de la Sicile, dans un antre situé au milieu d’un bois où il faisait paître des troupeaux de chèvres et de brebis. Ulysse, porté jusqu’aux rives de la Sicile par une tempête, vit périr six de ses compagnons dans la bouche du monstre. Il parvint à enivrer Polyphème dont il creva l’œil unique au moyen d’un pieu rougi au feu. Le héros et ses compagnons survivants sortirent de la caverne en se cachant sous le ventre des moutons. Polyphème appela les autres cyclopes à son secours et les pria de le venger. Mais de qui ? Car Ulysse avait dit qu’il se nommait outis (personne). Alors Polyphème s’adressa à Poséidon qui envoya une tempête à Ulysse.
POLYPHONTE : Héraclide qui s’empara du trône de Messène en tuant Cresphonte. Il périt lui-même de la main d’Æpytos le jour de ses noces avec Mérope, veuve du roi assassiné.
POLYSPERCHON : général d’Alexandre le Grand. Nommé régent de l’empire macédonien, il fut le tuteur des rois Arrhidée et Alexandre Ægos (320 av. J.-C). Chassé deux fois de Macédoine et réduit à la possession de quelques villes du Péloponnèse, il reprit les armes (310) au nom d’un fils d’Alexandre le Grand et de Barsine, Héraclès, qu’il empoisonna sur les conseils perfides de Cassandre. En 303, il s’allia avec ce dernier contre Démétrios Poliorcète.
POLYTONON : catapulte améliorée, le polytonon éjectait plusieurs boulets simultanément à partir de chargeurs préparés d’avance par les serveurs.
POLYXÈNE : fille de Priam et d’Hécube. Achille qui l’aimait, fit de son union avec elle la condition d’une paix entre les Grecs et les Troyens. S’étant rendu dans le temple d’Apollon Thymbréen pour traiter de ce mariage, il fut percé d’une flèche de Pâris. En mourant, il ordonna d’immoler sa fiancée sur son tombeau.
POMMIER : le pommier fit son apparition en Égypte lors de l’invasion des Hyksôs, vers 1780 av. J.-C.
POMMIER : le pommier représentait la lettre Q (quert), dans l’alphabet des arbres, on l’associait au noisetier car les deux arbres donnaient des fruits à la même époque. L’île des Pommiers ou Avallon était le lieu où vivaient les héros après leur mort. Le pommier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet sacré des druides. Arbre de la sagesse, il servait de refuge à la licorne. Dans l’Autre Monde, existait un pommier qui donnait des fruits assurant l’immortalité.
POMPEDIUS SILO (QUINTUS) : acteur principal de la guerre sociale (91-90 av. J.-C.). Nommé consul par les Marses , il battit Quintus Cepius, défia Marius et appela à son aide Mithridate, le roi du Pont. Il mourut à la bataille livrée contre Metellus Pius.
POMPÉE (CNEIUS POMPEIUS STRABO) : général romain. Père de Pompée le Grand. Consul en 89 av. J.-C., il mit un terme à la guerre sociale. Échappant aux Italiens qui l’assiégeaient dans Firmum, il les encercla à son tour dans Asculum qui tomba entre ses mains. En 88, il défendit Rome contre Cinna et Sertorius. Battu, il mourut peu de temps après, frappé par la foudre (87).
POMPÉE LE GRAND (CNAEUS POMPEIUS MAGNUS) : général romain. Né en 106 av. J.-C., fils du précédent. Il appartenait à l’ordre équestre. À l’âge de vingt-deux ans, il leva trois légions à ses frais et les amena à Sylla, le chef du parti aristocratique (83). Ayant combattu en Gaule Cisalpine, en Sicile et en Afrique, il obtint le triomphe et le surnom de Magnus (le Grand) à Rome en 81. Nanti de tous les pouvoirs par le sénat, il chassa Lepidus en 77, puis alla à la rencontre de Sertorius en Espagne. Il parvint à le battre grâce à la trahison de Perpenna qui assassina son général. À son retour, il extermina 5 000 esclaves de Spartacus dans les Alpes et triompha une seconde fois à Rome en 71. Consul, il reçut les pouvoirs extraordinaires pour éliminer les pirates. On lui confia ensuite de mener à bien la guerre contre Mithridate, roi du Pont. Il le vainquit ainsi que les Ibères et les Albaniens. Après avoir mis Hyrcan sur le trône de Judée et reçu la soumission du roi de Pétra, il rentra à Rome –63). Crassus, César et lui formèrent le triumvirat. Crassus mourut le premier en Orient. Pompée s’engagea alors avec le sénat dans une lutte à mort contre César (53). Ce dernier franchit le Rubicon, forçant Pompée à quitter l’Italie pour l’Orient (49). À Dyrrachium, il se livra à de vaines manœuvres et à des escarmouches face aux troupes césariennes, puis, suivant son rival en Thessalie, il engagea la désastreuse bataille de Pharsale (48). Réduit à la fuite, il gagna le rivage et s’embarqua pour Mitylène et Rhodes, avant de faire voile vers l’Égypte. Ptolémée XIII le fit assassiner par son ministre et deux officiers romains, dans la barque qui l’emmenait sur une plage d’Alexandrie.
POMPÉE (CNAEUS) : fils aîné du précédent. Après la bataille de Pharsale, il se réfugia en Espagne. À la tête de 13 légions, il fut vaincu et tué à la bataille de Munda contre César (45 av. J.-C.).
POMPÉE (SEXTUS) : frère du précédent. Après la bataille de Pharsale, il passa en Afrique et, après celle de Thapsus, il rejoignit son frère Cnaeus en Espagne. La défaite de Munda l’obligea à se cacher chez les Celtibères jusqu’à la mort de César (44). Réhabilité, il fut nommé proconsul des mers par le sénat. Il recruta ses marins parmi les proscrits et esclaves fugitifs, intercepta les convois de blé qui se rendaient à Ostie et prit le nom de « fils de Neptune ». À Misène, lors d’un traité, les triumvirs lui reconnurent la possession de la Corse, de la Sardaigne, de la Sicile et de l’Achaïe (39). La guerre reprit avec Octave qui le battit près de Myles, à Nauloque, grâce à Agrippa et à la trahison de l’un de ses lieutenants. Sextus s’enfuit en Asie où, vaincu par Antoine, il fut égorgé à Milet, dans sa prison, en 35 av. J.-C.
POMPONIUS (LUCIUS) : auteur d’atellanes littéraires. Né à Bologne au Ier siècle av. J.-C.
PONT : État d’Asie Mineure entre le Pont-Euxin, la Paphlagonie et la Grande Phrygie, la Cappadoce, l’Arménie et la Colchide. Il était habité par les tribus des Chalybes, des Mosynèques, des Mosques, des Tibaréniens. Sur le littoral, les Grecs fondèrent Trapézonte, Cérasonte, Cotyora, Sidé. Passé sous domination perse, il fut donné au fils de Darius Ier, Artabaze, et devint indépendant. Mithridate II (337-302 av. J.-C.) fonda le royaume du Pont qui fut démembré par Pompée en 63 av. J.-C.
PONTIFES (COLLÈGE DES) : institué à Rome, par Numa, pour diriger et surveiller tout ce qui concernait la religion, rédiger les annales et diviser l’année en jours fastes, néfastes et comitiaux, etc. À l’origine ils étaient au nombre de quatre tous patriciens, portés à huit par la loi Ogulnia, 300 av. J.-C., et à seize par Sylla, ils eurent dès lors la moitié de leurs membres pris parmi les plébéiens. Leur chef était un grand pontife nommé à vie : c’est pour cela qu’Auguste, par politique, n’enleva pas à Lépide cette dignité qu’il se destinait à lui-même. Choisis, à l’origine, par cooptation, les pontifes furent, en vertu de la loi Domitia, 103 av. J.-C. élus par les comices, si l’on excepte la réaction qui suivit le triomphe de Sylla. Le nom de pontifes, pontifices, venait de ce que ces prêtres devaient veiller à l’entretien du pont Sublicius.
PONTIUS : général samnite, mis en mort en 291 av. J.-C. C’est lui qui fit passer sous le joug, aux Fourches Claudines, l’armée des consuls Veturius Calvisius et Postumius Albinus, 321. Il continua de combattre les Romains avec des succès divers, vainquit Fabius Gurgès en 292, mais fut pris par l’année suivante et décapité à Rome.
PONTOS : la mer personnifiée. Hésiode en fait un fils et époux de la Terre (Gaïa), qui eut de lui Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie.
POPANUM : gâteau rond offert lors des sacrifices.
POPINA : taverne dans laquelle on proposait des plats divers.
POPULONIA : qui détourne les ravages. Surnom de Junon.
PORC : considéré comme une bête impure, il était consommé malgré la répugnance qu’il inspirait. Les porchers ne pouvaient pénétrer dans les sanctuaires et étaient tenus de contracter mariage au sein de leur corporation. Voué à la Lune et objet d’un rituel d’exorcisme, le porc était assimilé par les Égyptiens à l’horrible Seth. Ils le découpaient et le mangeaient sous le forme d’un gâteau préalablement envoûté par un magicien.
PORCHER : le porcher jouait un rôle important dans la société celte. Le porc était consommé en grande quantité, les porchers eurent de nombreux privilèges au sein des clans et des tribus jusqu’à la conquête de la Gaule par les Romains. À la cour des royaumes celtes d’Irlande, les porchers avaient en charge l’intendance.
PORPHYRE : philosophe néo-platonicien, né en 233 de notre ère dans la colonie phénicienne de Batanéa, en Syrie. Après avoir étudié sous la direction d’Origène et de Longin, il vint en 263 à Rome et devint le disciple de Plotin (263). Il mourut en 304. Nous n’avons qu’une partie infime de ses œuvres dont Principes des intelligibles, la Vie de Pythagore, Abstinence de la chair des animaux, Lettre à Marcella, etc.
PORPHYRION : géant. Fils d’Ouranos et de Gaïa. Ayant voulu violenter Héra, ou lancer l’île de Délos contre les dieux, il fut foudroyé par Zeus.
PORTE : elle séparait symboliquement les mondes. Duir, la lettre D, signifiait la Porte, dans l’alphabet des arbres, était représentée par le chêne, arbre de la force, du pouvoir et du recommencement éternel des vies.
PORTITOR (DOUANIER) : le portitor prenait à ferme le droit sur les importations, les exportations et les transports.
PORTIUS ITIUS : port proche de l’actuelle ville de Calais, sur le territoire des Morins et des Atrébates, à partir duquel Jules César lança deux expéditions vers l’île de Bretagne en 55 et 54 av. J.-C. Pour la première, il y rassembla 80 bateaux et 2 légions. Pour la seconde, sa flotte comptait 28 galères de guerre, 200 bateaux marchands et 600 transports pour ses 5 légions et ses 2 000 cavaliers gaulois.
PORTUMNALES : fêtes romaines en l’honneur de Portumnus.
PORTUMNUS : dieu romain des ports.
POSCA : boisson populaire romaine. On l’obtenait en mélangeant de l’eau, du vinaigre et des œufs battus.
POSÉIDON (NEPTUNE) : selon Hérodote, le culte de Poséidon aurait été importé de Libye, mais il est fort probable que ce furent les Grecs qui le répandirent dans ce pays par des émigrants minyens. Fils de Cronos et de Rhéa. Frère de Zeus et d’Hadès. Il fut dévoré par son père le jour de sa naissance et rendu à la vie par un vomitif que Métis fit boire à Cronos. Maître de la mer, Poséidon est, suivant Homère, égal à Zeus en dignité, mais inférieur en pouvoir. C’est dans les profondeurs de la mer Égée qu’il a sa demeure. Là, il tient sous le joug ses coursiers impétueux, à la corne d’airain, à la crinière d’or. Chez Apollonios, c’est Amphitrite qui est chargée d’atteler son char. Lors de la guerre de Troie, Poséidon se rangea du côté des Grecs. À l’origine, Delphes lui appartenait en commun avec Gaïa. Plus tard, Apollon lui donna en échange l’île de Calaurée. Poséidon aida Zeus à combattre les Titans ; il tua Polybotès en l’écrasant sous le poids de l’île de Cos. C’est lui qui envoya en Attique le terrible taureau de Marathon, et en Crète le taureau blanc, père du Minotaure. Il donna à son fils Périclymène la faculté de prendre toutes les formes. Époux d’Amphitrite, suivant les traditions postérieures à Homère, Poséidon eut aussi un grand nombre de maîtresses et d’enfants, dont beaucoup furent des brigands et des tyrans. Platon affirme dans son Critias que Poséidon avait un temple dans l’île fabuleuse de l’Atlantide. Corinthe célébrait en l’honneur du dieu de la mer les jeux isthmiques, et Athènes lui avait consacré, ainsi qu’à Thésée, le 8 de chaque mois. Le pin lui était consacré.
POSÉIDONIOS D’APAMÉE : philosophe et historien grec appartenant à l’école de Rhodes. Il s’installa à Rome vers 80 avant notre ère et continua les travaux de l’historien Polybe. La majeure partie des renseignements que nous possédons sur les Gaulois avant la conquête romaine vient des fragments des écrits qu’il nous a laissés.
POSIDIPPE DE PELLA : poète grec d’Alexandrie, au IIIe siècle avant notre ère. Il loua la beauté du phare d’Alexandrie.
POSIDONIUS : philosophe stoïcien (133-49) avant notre ère), grand voyageur. Dans l’un de ses récits de voyages traduit par Strabon (50 avant notre ère – 20 après), il raconte que dans une île située en face de l’embouchure de la Loire, il y avait un temple gaulois entretenu par des druidesses. Une fois par an, elles ôtaient le toit du temple et devaient le reconstruire toutes ensemble le même jour et avant le coucher du soleil. Chaque femme devait apporter sa charge de matériaux qu’il lui était interdit de laisser choir. Si cela arrivait, immédiatement ses compagnes se jetaient sur elle, lui arrachaient les membres et les transportaient en courant comme des furies à l’intérieur du temple.
POSTE : elle était essentiellement royale et acheminait les messages de la haute administration, d’un bout à l’autre de l’Égypte, par un système de relais semblables à ceux des pays occidentaux du XIXe siècle de notre ère. Les particuliers devaient se contenter de messagers occasionnels ou confier leurs missives à des voyageurs. Il existait aussi un système de liaison par oiseaux, mais il semble qu’il se limita à l’usage des prêtres.
POSTSCENIUM : partie d’un théâtre romain située à l’arrière de la scène. Les acteurs s’y changeaient et s’y préparaient à jouer.
POSTSIGNANI : soldats qui formaient la seconde et la troisième ligne de bataille.
POSTULATICH : gladiateurs hors programme qu’on produisait lorsque la demande des spectateurs était très forte.
POSTUMIUS (AULUS REGILLENSIS) : second dictateur de Rome. Il remporta une victoire sur les Latins de Tarquin le Superbe au lac Régille (496 av. J.-C.).
POSTUMIUS (SPURIUS ALBINUS REGILLENSIS) : consul romain. Engagé dans le défilé des fourches Caudines (321 av. J.-C.), il fut attaqué par les Samnites et en sortit en passant sous le joug.
POSTUMIUS (LUCIUS ALBINUS) : consul romain (110 av. J.-C.). Il abandonna l’armée d’Afrique après avoir reçu l’or de Jugurtha.
POSTUMUS (MARCUS CASSIANUS LATINUS) : général romain qui se proclama empereur des Gaules en 258, sous le règne de Gallien. Soutenu par une majorité de la population gauloise, il s’empara de Cologne, fit prisonnier le fils de l’empereur Gallien, Saloninus, qui mourut en 261, soumit l’Espagne, repoussa les hordes germaines et les attaques de Rome. En 267, il prit Mayence et fit prisonnier le général Lollianus, mais refusant le pillage à ses soldats, il fut massacré par eux avec son fils Postumus II.
POTA ou POTICA : déesse latine qu’on invoquait pour faire boire les enfants.
POTHINÉ : musicienne à Alexandrie, elle fut l’une des nombreuses maîtresses de Ptolémée II Philadelphe, dans la première moitié du IIIe siècle avant notre ère.
POTITUS et PINARIUS : vieillards latins à qui Hercule enseigna le rituel suivant lequel les hommes devaient l’honorer.
POTNIÆ : surnom de Déméter et de Perséphone adorées à Potnies, près d’une source dont l’eau rendait les cavales furieuses. On lâchait dans le bois qui leur était consacré des cochons de lait qui se retrouvaient un an après dans la forêt de Dodone.
POTTENBRUNN : site celte du VIIIe au Ve siècle avant notre ère sur la commune de Sankt Pölten en Autriche. Découvert en 1930 lors de travaux sur la route nationale B1, on a pu y mettre au jour de nombreuses tombes.
POUDOUKHÉPA : reine hittite qui entretint une correspondance avec la reine Touy, mère de Ramsès II (vers 1280 avant notre ère).
POUÎMRÉ : second prophète d’Amon sous le règne de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau est situé dans l’Assassif (nécropole thébaine).
POUNT : le pays de Pount, connu sous l’Ancien Empire, exerça un attrait puissant sur les Égyptiens. Situé au nord-est de l’actuelle Éthiopie, il fut le but de nombreuses expéditions car on y trouvait les produits nécessaires aux fastes de la cour et aux rituels des temples : huiles odoriférantes, ivoire, bois précieux, etc.
POUYÈMRÉ : deuxième prophète d’Amon à Karnak sous le règne de la reine Hatschepsout (1505-1484).
PRAECIA (CRIEUR) : il annonçait les jours consacrés aux dieux, marchait devant les flamines et ordonnait au peuple d’interrompre ses activités pendant le passage des processions.
PRAECINCTIO : large couloir intérieur circulaire d’un amphithéâtre ou d’un théâtre.
PRAECO : crieur public qui appelait le demandeur et le défenseur lors d’un procès, annonçait le nom des parties et proclamait la sentence. Il convoquait les comices, les centuries, donnait le résultat des votes. Il participait aussi aux ventes aux enchères, aux spectacles où il criait le nom des vainqueurs.
PRAEFERICULUM : bassin de métal très évasé. Il contenait les objets du culte lors des grandes fêtes religieuses.
PRAEFICAE (PLEUREUSES) : on les louait pour accompagner les convois funèbres. Échevelées, elles précédaient le défunt, pleuraient, hurlaient et chantaient des hymnes funèbres.
PRAEGUSTATOR : goûteur de plats. Cet esclave était une garantie contre l’empoisonnement.
PRAETORIUM :
1. Tente du général en chef dans un camp.
2. Résidence d’un gouverneur de province. Ce nom s’étendit à toutes les villas romaines.
PRA-HER-OUMENEF : fils de Ramsès III (1194-1166). Il mourut prématurément et fut inhumé dans la nécropole thébaine (Vallée des Reines).
PRANDIUM : repas du milieu de la journée. Il était très léger, sans viande, ni vin.
PRASINIANI : spectateurs qui soutenaient les verts (couleur vert « poireau ») dans les courses du cirque. On distinguait les factions blanche, rouge, verte et bleue.
PRASUTAG : roi des Celtes Icènes de l’île de Bretagne. En 61 de notre ère, il fit de l’empereur Néron son héritier. Cet acte malencontreux précipita la chute de son royaume. Les Romains saccagèrent le pays et tous les chefs icènes furent dépouillés de leurs biens.
PRAXAGORAS : médecin grec du IVe siècle av. J.-C., né à Cos. Il fut l’un des défenseurs de la théorie des humeurs.
PRAXIDICE : qui fait justice. Divinité mal connue. Ménélas lui éleva une statue près de Gythion en Laconie. Au pluriel, ce nom désigne des déesses adorées à Haliarte. Au nombre de trois, elles présidaient aux serments. On les désigne sous les noms de Thelxinoé, Aulis et Alalcoménie. Ogygès leur avait donné le jour et elles prirent soin d’Athéna enfant. Leurs images consistaient en trois têtes sans corps ; on ne leur offrait que la tête des victimes.
PRAXILLA : femme poète du Ve siècle av. J.-C., née à Sicyone. Les anciens la plaçaient à côté d’Anacréon et d’Alcée pour ses « Scolies ». Il nous reste quelques fragments de son œuvre.
PRAXITÈLE : sculpteur grec du IVe siècle av. J.-C. Il est l’auteur du groupe d’Hermès et Dionysos, de l’Apollon Sauroctone d’Aphrodite et l’Amour, de la Vénus de Cnide.
PRÉFET DE L’ANNONCE (PRAEFECTUS ANNONAE) : il était chargé de distribuer des vivres dans les années de disette et de veiller aux prix du marché. Sous l’Empire, sa fonction devint permanente.
PRÉFET DE LÉGION (PRAEFECTUS LEGIONIS) : sous l’Empire, commandant en chef d’une légion.
PRÉFET DES OUVRIERS (PRAEFECTUS FABRUM) : officier qui dirigeait les armuriers, les charpentiers et les spécialistes construisant les machines de guerre.
PRÉFET DU PRÉTOIRE (PRAEFECTUS PRAETORIUS) : commandant de la garde prétorienne sous l’Empire. Au fil du temps, son autorité fut étendue et il devint le second personnage de l’Empire.
PRÉFET DU TRÉSOR (PRAEFECTUS AERARH) : sous l’Empire, officier qui avait le garde du Trésor public.
PRÉFET DE LA VILLE (PRAEFECTUS URBIS) : préfet de Rome. À l’origine, il assurait l’autorité lorsque les rois ou les consuls étaient en campagne. Sous l’Empire, il assura des fonctions permanentes.
PRÉFET MARITIME (PRAEFECTUS CLASSIS) : sous la République, commandant de la flotte. Sous l’Empire, titre donné à deux amiraux. L’un commandait la flotte de Ravenne, destinée à la défense des côtes de l’Adriatique ; l’autre dirigeait la flotte de Misène, assurant la protection de la Méditerranée.
PRÉFETS : il s’agissait de douze officiers chargés de prendre le commandement des troupes alliées.
PREMA : déesse romaine invoquée le soir des noces.
PRESSORIUM : presse à étoffes.
PRÉTEUR (PRAETOR) : magistrat civil dont le corps fut créé en 388 av. J.-C. Il rendait la justice, portait la toge prétexte, avait droit à la chaise curule et se faisait précéder de six licteurs. Les préteurs passèrent au nombre de seize sous Auguste.
PRÉTORIENS : le corps des prétoriens fut créé par Auguste. Ils jouèrent un grand rôle politique. Constantin les supprima.
PRÊTRES : de nombreuses catégories de prêtres officiaient dans l’ancienne Égypte. Les spécialistes du rituel guidaient les actes liturgiques, le rouleau à la main : on les appelait « les porteurs de rouleaux » (ptérophores, à l’époque grecque). Ils étaient assistés des prêtres « purs » chargés des offrandes. Les prophètes occupaient le haut de la hiérarchie et étaient au nombre de quatre dans les grands temples. Les subalternes avaient pour titre : chapelains, horoscopes, horologues et prêtres à mystères, ces derniers étant chargés de la toilette du dieu. Il y eu aussi des prêtres particuliers tels que le grand prêtre d’Héliopolis : « Celui qui voit le grand », ou celui d’Hermopolis Magna : « le grand des cinq ». Ces charges étaient payantes lors de la prise de fonction, mais cette perte était rapidement compensée par les revenus en nature des temples.
PRIAM : roi d’Ilion. Fils de Laomédon. Les auteurs ne s’entendent pas sur le nom de sa mère : Strymo, Thoosa, Placie, Zeuxippe ou Rhœa. Certains textes nous apprennent qu’il fut racheté par Hésione, de là son nom de Priam (racheter). Uni à Arisbé dont il eut Æsacos, il la répudia pour épouser Hécube dont il eut dix fils : Hector, Pâris, Déiphobe, Hélénos, Pammon, Politès, Antiphos, Hipponoüs, Polydore, Troïle ; et quatre filles : Créuse, Laodicé, Polyxène et Cassandre. Priam eut des enfants de plusieurs autres femmes. Suivant Homère, il avait cinquante fils et cinquante filles. Avant la guerre de Troie, il prit part à l’expédition des Phrygiens contre les Amazones. Lorsque les Grecs arrivèrent devant les murs de Troie, il était déjà très vieux et ne prit pas part aux combats. Après la mort d’Hector, il se rendit, sous la conduite d’Hermès, dans la tente d’Achille afin de ramener le corps de son fils. Les auteurs postérieurs racontent qu’après la chute de la ville, couvert d’une armure, il fut entraîné par Hécube au pied de l’autel de Zeus Hercée et vit mourir là son fils Politès égorgé par Néoptolème. Il périt lui-même de la main de ce chef grec.
PRIAPE : ce sont des auteurs récents comme Strabon qui nous rapportent qu’on l’adorait. Sans doute était-il un Dionysos local de la ville de Lampsaque. Fils de Dionysos et d’Aphrodite ou de Dionysos et d’une nymphe. On racontait à Lampsaque qu’Héra, jalouse d’Aphrodite, fit naître Priape avec une difformité extraordinaire de son sexe. Aphrodite l’abandonna. Il fut recueilli par des bergers, puis bientôt adoré dans des fêtes licencieuses. Priape est le dieu de la fécondité des troupeaux et des champs et préside à l’élevage des abeilles, à la culture des vignes et à la pêche.
PRIMIGENIA : la Première-née. Surnom de la Fortune à Rome.
PRIMIPILUS (PRIMIPILE) : ce titre était porté par le soldat romain qui était considéré comme le meilleur élément de la légion. Il avait le grade de centurion et était le seul de ses collègues de même rang à être admis au conseil de l’état-major légionnaire.
PRINCIPAT : mot qui sert à désigner la première période de l’empire romain, 30 av. J.-C. – 192 ap., où l’autorité des empereurs se déguisait sous la dignité de prince du Sénat.
PRINCIPES : corps de fantassins lourdement armés. Ils formaient le second des trois corps de la légion.
PRINCIPES : soldat romain qui combattait en seconde ligne de la cohorte.
PRINCIPIA : bâtiment d’état-major et centre de commandement au sein du camp romain. C’était à partir de ce centre qu’étaient établies les coordonnées de l’installation du camp.
PRISCILLIEN : hérésiarque espagnol, né près de Cordoue, adopta les doctrines des gnostiques et des manichéens auxquelles il gagna l’évêque Hygin, qui le poursuivait. Condamné par un concile de Saragosse, 380, il se fit sacret évêque d’Avila, et obtint même la suppression d’un respire. Après l’usurpation de Maxime, l’affaire fut reprise par les évêques Idace et ithace, et Priscillien, conduit à Trèves, y fut décapité par ses compagnons, malgré les protestations de saint Martin, 385, qui s’élevait avec indignation contre le recours au bras réculier pour trancher une controverse religieuse.
PRIVATA ou PROPRIA : noms sous lesquels la Fortune avait une chapelle dans la cour du palais de Servius Tullius.
PROBUS (MARCUS AURELIUS) : empereur romain. Né en 232 à Sirmium. Les légions de Syrie le proclamèrent empereur à la mort de Tacite (276). Il expulsa les Germains de Gaule et construisit une ligne de fortifications pour les contenir, puis il écrasa les usurpateurs Proculus et Bonosus. Il favorisa la culture de la vigne en Gaule et fit assécher les marais de Sirmium par les soldats qui se révoltèrent et l’assassinèrent en 282.
PROBUS (VALERIUS) : grammairien latin du Ier siècle ap. J.-C. Né à Béryte en Syrie. Il a écrit deux traités : Institutionum grammaticorum libri duo et De interpretandis notis Romanorum.
PROCONSUL : titre donné à un consul à la fin de ses fonctions. Cette magistrature militaire fut créée en 327 av. J.-C. Les proconsuls administraient une province avec des pouvoirs illimités. À partir de 27 av. J.-C., les proconsuls devinrent des gouverneurs sans pouvoir militaire.
PROCONSULAT : magistrature romaine créée en 327 av. J.-C., en faveur du consul plébéien Publilius Philo, afin qu’il pût achever le siège de Palépolis, après son année de commandement. L’institution de cette charge, en maintenant à la tête des troupes un général éprouvé, permit de donner plus de suite aux guerres entreprises par la république. L’extension de la puissance romaine en rendit, plus tard, l’établissement régulier. Les consuls, à la fin de leurs fonctions, se rendaient avec le titre de proconsuls, pro consule, dans une province qu’ils administraient avec des pouvoirs en quelque sorte illimités. Ils pouvaient être prorogés dans ce commandement au-delà d’une année, terme ordinaire qui lui était assigné. Sous l’empire, à partir du 27 av. J.-C., le titre de proconsul fut réservé aux gouverneurs des provinces sénatoriales, mais sans qu’ils eussent le pouvoir militaire.
PROCOPE : historien grec du VIème siècle ap. J.-C., né à Césarée (Palestine), fut rhéteur à Constantinople, puis secrétaire de Bélisaire, qu’il suivit dans ses campagnes. Préfet de Constantinople, en 562, il mourut vers 565. Ses écrits marquent la transition entre la littérature grecque classique et la littérature grecque bysantine. On a de lui : Histoire, en 8 livres, ou récit des guerres de Justinien jusqu’en 553 (Agathias lui a donné une suite jusqu’en 559). Des édifices, énumération des monuments dus à Justinien, qui y reçoit des éloges parfois excessifs. Anecdotes ou Histoire secrète, chronique scandaleuse de la cour de Constantinople, de 549 à 553, où l’empereur, et même Bélisaire, sont dépeints sous les plus noires couleurs.
PROCRIS : fille d’Érechthée et de Praxithée. Elle épousa Céphale dont elle eut Archios ou Céléos. Une tradition différente de celle relatée au nom de Céphale nous raconte qu’elle fut surprise avec son amant Ptéléon par son mari, et se réfugia à la cour de Minos. Celui-ci devint amoureux d’elle, mais elle ne se décida à lui appartenir qu’après lui avoir fait boire, avec la complicité de Pasiphaé, un breuvage qui empêchait d’être infidèle. Minos lui offrit un chien et un javelot magiques.
PROCURATEUR :
1. Officier qui administrait les propriétés de l’empereur ou du sénat. Le procurateur général agissait comme un gouverneur (procurateur de Judée).
2. Intendant d’un domaine romain. C’était souvent un esclave de toute confiance.
PRODICTATEUR : titre sous lequel la dictature, après la bataille de Trasimène, fut conférée par le peuple romain à Fabius Cunctator, 217 av. J.-C. On recourut à cet expédient en l’absence du consul Servilius, qui seul pouvait créer un dictateur.
PRŒTIDES : filles de Prœtos et de Sthénébée ou d’Antée ou d’Antiope. Elles étaient au nombre de trois : Lysippe, Iphinoé et Iphianasse. Parvenues à l’âge de puberté, elles devinrent folles pour avoir méprisé le culte de Dionysos, ou s’être vantées d’égaler Héra en beauté, ou avoir commis un vol dans le temple de cette déesse. Dans leur démence, elles se croyaient métamorphosées en vaches et parcoururent tout le Péloponnèse, communiquant leur délire aux vierges et aux épouses. Mélampe les guérit après avoir demandé pour récompense les deux tiers du royaume de Prœtos.
PRŒTOS : roi d’Argos. Fils d’Abas et d’Ocalée. Chassé de ses États par Acrisios dont il avait séduit la fille, il se réfugia chez Iobatès, roi de Lycie. Il devint le gendre de ce dernier après avoir épousé Antiope ou Sthénébée ou Antée. Soutenu par son beau-père, Prœtos attaqua l’Argolide, s’empara de Tirynthe qu’il fit ceindre de murailles par les Cyclopes, puis il fit la paix avec Acrisios. Ovide raconte qu’Acrisios chassé d’Argos fut pétrifié par la tête de la Gorgone brandie par Persée. Après la guérison de ses filles, les Prœtides, Prœtos se débarrassa de Bellérophon qu’il soupçonnait de complot.
PROGNÉ : TÉRÉE.
PROLÉTAIRES : citoyens romains rangés dans la 6ème classe, d’après les règlements de Servius Tullius. Ils n’ajoutaient à la force de la république que par leurs enfants (proles : d’où le nom de prolétaires). Ils ne furent enrôlés dans les légions que depuis Marius.
PROMACHOS : qui combat au premier rang. Surnom d’Hermès à Tanagra, qui réclamait l’honneur de l’avoir vu naître sur le mont Céryx. Ce surnom lui venait de ce qu’un jour, dans une expédition des Tanagriens contre les Érétriens, qui avaient envahi l’Eubée, Hermès combattit en première ligne avec les premiers et leur procura la victoire.
PROMÉTHÉE : prévoyant. Célèbre Titan. Fils de Japet et de Clymène. Frère d’Atlas, de Menœtios et d’Épiméthée. Il eut pour fils Deucalion après s’être uni à Hésione, Axiothée ou Pandore. Les dieux et les hommes réglaient ensemble leurs différends à Mécone, l’ancienne Sicyone, lorsque Prométhée, voulant éprouver si Zeus était vraiment digne des honneurs divins, tua un taureau, enveloppa dans sa peau la chair et les entrailles, et mit par-dessus ce qu’il y avait de plus mauvais : l’estomac. Il empila ensuite les os et les couvrit de graisse. Zeus se laissa tromper et choisit les os. Zeus furieux enleva le feu aux hommes, mais Prométhée le lui déroba en le cachant dans la tige creuse d’une férule (narthex), arbrisseau dont la moelle brûle lentement et conserve longtemps l’étincelle sans s’éteindre, puis il le rendit aux mortels. Zeus se vengea en enchaînant lui-même le Titan à une colonne où un aigle lui dévorait le foie sans cesse renaissant. Plus tard, Zeus, voulant couvrir de gloire Héraclès, lui permit de tuer cet aigle et de délivrer Prométhée. Les Athéniens élevèrent un autel à Prométhée dans les jardins de l’Académie où l’on célébrait des lampadophories en son honneur.
PROMITOR : dieu romain de la dépense.
PROMUS : sommelier et économe. Esclave qui, dans une maison romaine, était chargé du vin et des provisions.
PROMYLEA : déesse latine des meules. Quelquefois déesse des ports.
PRONUBA : surnom de Junon présidant aux mariages. Les nouveaux époux lui offraient une oie crue privée de son fiel.
PROPERCE (SEXTUS AURELIUS PROPERTIUS) : poète élégiaque latin. Né en Ombrie en 50 av. J.-C. À son arrivée à Rome, son talent lui attira la protection et l’amitié de Mécène. Il mourut en l’an 15 av. J.-C. On lui doit trois livres d’Élégies et un ouvrage sur les vieilles légendes de Rome.
PROPHÈTES : voir PRÊTRES.
PROPŒTIDES : jeunes filles d’Amathonte, qui, ayant méprisé le pouvoir d’Aphrodite, subirent une punition honteuse et furent ensuite métamorphosées en rochers.
PROPRÉTEURS : nom donné à Rome :
1. aux prêteurs qui, ayant exercé leurs fonctions judiciaires dans la ville, allaient gouverner les provinces ;
2. à certains gouverneurs de provinces impériales depuis Auguste.
PROPYLÉES : « en avant des portes ». Portique ou vestibule de l’Acropole d’Athènes. Ils furent construits par l’architecte Mnésiclès de 437 à 432 av. J.-C.
PRORETA : marin à l’avant d’un navire. Il indiquait la direction au timonier et avait le titre de commandant en second.
PROSERPINE : voir PERSÉPHONE
PROSEUQUES : les proseuques étaient les « maisons de prières » de la communauté juive d’Alexandrie sous les Ptélémées.
PROSUMIA : embarcation légère et rapide. On l’utilisait pour la reconnaissance en mer et la surveillance d’une flotte ennemie.
PROTAGORAS : sophiste grec, né vers 490 av. J.-C. à Abdère. Il fit fortune en enseignant la grammaire à Athènes (444), en Sicile, en Grande-Grèce, où il donna des lois à Thurioi. En 420, il fut expulsé d’Athènes pour impiété et mourut en se rendant en Sicile, peut-être dans un naufrage. Il ne reste rien de ses écrits.
PROTÉE : dieu marin. Fils d’Océan et de Téthys, ou de Poséidon. Pasteur des troupeaux de phoques de Poséidon. Il avait le don de connaître l’avenir. Il résidait dans l’île de Pharos. A l’heure de midi-Protée sortait des flots et venait se coucher sur le rivage. Les marins le consultaient sur le destin qui les attendait en mer, mais il n’en révélait les secrets que soumis par la force, et pour échapper à ceux qui l’interrogeaient, il se métamorphosait à volonté. Son oracle était infaillible. Il fut père d’Idothée et, suivant Strabon, de Cabiro.
PROTÉSILAS : fils d’Iphiclo et d’Astyoché. Frère de podarcès. Originaire de Phylace en Thessalie, il quitta sa patrie pour se rendre à troie et sauta le premier sur le rivage ennemi. Il fut tué aussitôt. Lui ou sa femme Laodamie, qu’il avait quittée le lendemain des noces, pria les dieux de leur accorder une dernière entrevue. Le souhait fut accordé et Hermès conduisit Protésilas sur la terre pour quelques heures. Lorsqu’il mourut la seconde fois, sa femme mourut avec lui.
PROTHYRUM : allée d’une maison romaine ; petit couloir allant de la porte à la rue.
PROTOCOLE : le protocole était l’ensemble des noms du roi lorsque ce dernier accédait au trône. Leur nombre fut fixé à cinq à partir de 2000 av. J.-C. :
1. le nom d’Horus qui identifiait le roi au dieu ;
2. le nom des deux maîtresses qui plaçaient le roi sous le protection de Nékhbet, la déesse vautour, et d’Ouadjet, la déesse cobra (« Celui des deux dames ») ;
3. le nom d’Horus d’or qui symbolisait la victoire du dieu sur Seth («Vainqueur de ses adversaires ») ;
4. le nom de roi de Haute et de Basse-Égypte ;
5. le nom de fils de Rê. (Ce dernier nom le divinisait).
PROTOGÈNE : peintre grec, né à Caune en Carie vers 360 av J-C. Il résida à Rhodes et vécut jusqu’à l’âge de 50 ans en peignant des navires. Apelle révéla son génie aux Rhodiens. Protogène consacra sept ans à composer son tableau sur Ialysos », dieu tutélaire de Rhodes. Il mourut vers 300.
PROTOGÉNIE : fille de Deucalion et de Pyrrha, ou de Japet et de Clymène. Mariée à Locre, dont elle n’eut pas d’enfants. Zeus l’enleva et la rendit mère d’Oponte.
PROVIDENCE (PROVIDENTIA) : déesse romaine au temps de l’Empire. On la représentait sous les traits d’une matrone à l’air grave, tenant une corne d’abondance ou le globe du monde à ses pieds.
PROVOCATORES : gladiateurs qu’on opposait aux Samnites.
PRUNELLIER : les Celtes et les Gaulois pensaient qu’il portait malheur.
PRYDÉRI : fils de Rhiannon la déesse jument et du prince de Dyvet, Pwyll, Prydéri possédait les cochons magiques destinés au banquet d’immortalité. Il mourut au cours d’un combat singulier qui l’opposait au druide Gwyddyon.
PRYTANE : nom du premier magistrat de Rhodes et d’autres villes de la Grèce. À Athènes, les prytanes étaient les cinquante membres de la section de la Boulé qui administrait la République pendant un dixième de l’année (espace de temps appelé prytanie) Ils étaient répartis en cinq commissions dont chacune, pendant sept jours, avait la présidence de l’assemblée ; à la tête de chacune des commissions était un épistate dont le nom était chaque jour tiré au sort par ses collègues ; ces derniers s’appelaient alors proèdres. L’épistate avait la clef du trésor et de l’Acropole, ainsi que le sceau de l’État. Il dirigeait les délibérations des prytanes et, avec l’aide de ces derniers, l’assemblée de la Boulé et, parfois celle du peuple.
PRYTANES : collège de six magistrats directeurs assistant le roi sous les Ptolémées.
PRYTWEN : nom du bouclier magique d’Arthur.
PSAMATHE : néréide, amante d’Éaque et mère de Phocos. Elle vengea la mort de son fils en envoyant un loup furieux en Thessalie où se trouvait Pélée, complice de l’assassinat de Phocos.
PSAMMÉTIQUE Ier : second roi de la XXVIe dynastie. Il régna de 663 à 609 av. J.-C. Ayant recruté des mercenaires grecs et cariens, il affermit son pouvoir dans le delta du Nil avant de reconquérir la Haute-Égypte sur les Éthiopiens.
PSAMMÉTIQUE II : quatrième roi de la XXVIe dynastie. Il régna de 594 à 589 av. J.-C. Fils de Néchao II, il consolida les reconquêtes par Psammétique Ier en guerroyant au cœur de l’Éthiopie.
PSAMMETIQUE III : dernier roi de la XXVIe dynastie. Il régna de 526 à 524 av. J.-C. Il ne put résister aux envahisseurs perses. Le roi Cambyse le fit mettre à mort.
PSCHENT : double couronne blanc et rouge par laquelle le roi étendait son pouvoir sur la Haute et Basse-Égypte.
PSILOTHRUM : onguent obtenu avec de l’arsenic chauffé et de la chaux. On s’en servait pour s’épiler.
PSOUSENNÉS : nom de deux rois de la XXIe dynastie de Tanis : Psousennès Ier (vers 1050 av. J.-C.), Psousennès II (vers 960 av. J.-C.).
PSYCHÉ : ce personnage n’appartient pas à la mythologie ; il n’est qu’une allégorie due à quelque platonicien ou sectateur des doctrines orphiques. Psyché était une jeune princesse, que sa grande beauté fit aimer de l’Amour (Éros). Par le conseil de l’oracle, que ses parents avaient consulté avant de la marier, elle fut exposée sur le haut d’un roc. Ce fut de là que Zéphyre la transporta dans le palais magnifique de l’Amour où elle était servie par des nymphes invisibles. Son époux la visitait dans l’obscurité et se retirait à la pointe du jour pour éviter d’en être aperçu, lui recommandant de ne point chercher à le voir. Une nuit qu’il sommeillait à ses côtés, elle se leva discrètement, alluma la lampe, et vit à sa lueur, au lieu du monstre qu’elle redoutait, Éros, qu’une goutte d’huile tombée malheureusement réveilla sur-le-champ. Il s’envola aussitôt. Aphrodite, en colère contre Psyché qui avait réussi à séduire l’amour, ne cessa de la persécuter jusqu’à la mort. Zeus lui rendit la vie et lui donna l’immortalité. Elle se maria à l’Amour et mit au monde la Volupté.
PSYCHOSTASIE : lors du jugement des morts, ce moment important consistait à peser le cœur du défunt. Ce cœur (la conscience) était posé sur le plateau d’une balance sous l’œil vigilant d’Osiris. Le dieu déposait sur l’autre plateau la plume de Maât. Si Thot, assistant d’Osiris, constatait que l’équilibre était rompu, on jetait le coupable à un monstre appelé la Mangeuse, la mort était alors définitive et le défunt anéanti. Dans le cas contraire, il rejoignait les champs d’Ialou et la vie éternelle. Dans ce jugement, Osiris était assisté de 42 assesseurs. Face à cette cour se tenait Anubis, chargé d’introduire le mort.
PSYLLES : peuple fabuleux que les anciens supposaient habiter la Libye, au sud de la grande Syrte. L’odeur qu’ils exhalaient endormait les serpents. Ils étaient insensibles aux morsures des reptiles. Suivant Hérodote, les Psylles, furieux contre le vent du midi qui avait desséché les citernes, périrent en marchant à sa rencontre.
PSYCTÈRE : vase d’époque tardive. Il était employé pour le service du vin et contenait 3,28 litres.
PTAH : dieu dynastique de Memphis sous l’Ancien Empire. Gainé comme une momie, il tenait un sceptre. Selon les théologiens de Memphis, Ptah avait créé le monde par la pensée et la parole. Dieu sculpteur, il était le patron des artistes. Après la chute de l’Ancien Empire, on le maria à la déesse Sekhmet et il eut pour fils Néfertoum. Le taureau Hapis était son héraut.
PTAH-CHEPSÈS : surintendant des travaux sous le roi Sahouré (2545-2530). Son mastaba se trouve dans la nécropole d’Abousir.
PTAHHOTEP : vizir du roi Izezi Djedkarê (2500-2490). Il écrivit un Enseignement mettant en valeur les préceptes moraux que l’individu devait mettre en pratique au sein de la société.
PTAHOUR : officier du trésor royal qui exerça ses fonctions aux carrières. Envoyé d’Amménémès III vers 1800 av. J.-C., il éleva une stèle dans le Sinaï.
PTAHSHEPÈS : fils d’une favorite de Mykérinos, Ptahshepsès épousa la princesse royale Khâmaât vers 2570 avant notre ère.
PTÉRÉLAÜS : roi des Taphiens. Fils de Taphios. Père de six fils et d’une fille nommée Comætho. Assiégé par Amphitryon, il résistait courageusement lorsque sa fille le trahit en lui coupant le cheveu d’or dont dépendait sa destinée.
PTÉROPHORE : prêtre qui portait les rouleaux. Il avait la tête couronnée de deux plumes et guidait les actes liturgiques (voir PRÊTRES).
PTOLÉMAÏA : dans l’Égypte des Ptolémées, la Ptolémaïa d’Alexandrie était une fête semblable aux jeux olympiques.
PTOLÉMAÏS : ville de Thébaide, non loin de Crocodilopolis, fondée par Ptolémée Ier Soter.
PTOLÉMÉE : fils d’Arsinoé Ier adopté par Ptolémée II Philadelphe. Il fut associé au trône en 267 av. J.-C., mais ne devait jamais régner. Ses mercenaires thraces l’assassinèrent en 258 alors qu’il défendait la ville d’Ephèse contre les Syriens.
PTOLÉMÉE Ier SOTER (« sauveur ») : né en Macédoine en 367 av. J.-C., Ptolémée était le fils de Lagos, descendant d’une ancienne famille de l’Éordée. En 330, il entra dans la cohorte des sept gardes du corps d’Alexandre le Grand qui formait l’état-major. Il captura l’assassin de Darius, Bessos, avant de conquérir Kaboul, puis le Penjab. À la mort d’Alexandre en 323, il devint le gouverneur de la satrapie d’Égypte qu’il défendit contre Perdiccas en 321, puis contre Antigone pendant quatorze ans. Dépouillé de la Célésyrie et de la Phénicie en 314, il perdit la bataille navale de Chypre en 306. En 305, les Nésiotes, suivis des Rhodiens, lui donnèrent le nom de Soter et il prit le titre de roi d’Égypte. Après s’être allié avec Cassandre, Lysimaque et Séleucos contre Antigone et Démétrios, il gagna la bataille d’Ipsos en 301 et resta maître de l’Égypte, de la Palestine, de la Célésyrie et de la Cyrénaïque ; à cette date, l’empire d’Alexandre était démembré. En 282, il abdiqua en faveur de son troisième fils, Ptolémée Philadelphe, et il mourut la même année. Ptolémée Soter fit la prospérité d’Alexandrie en jetant les bases du Musée, de la Grande Bibliothèque, du Phare et du Sérapéion, et en attirant une colonie juive qui vivifia le commerce de la ville. Ayant lui-même écrit une histoire des guerres d’Alexandre, il protégea les érudits, démétrios de Phalère, Euclide, Stilpon de mégare, Théodore de Cyrène, Diodore, Philétas de Cos, Zénodote, etc.
PTOLÉMÉE II PHILADELPHE (« qui aime les lettres ») : troisième fils de Ptolémée Ier Soter, né à Cos en 309 av. J.-C., il monta sur le trône d’Égypte en 282 aux dépens de son frère aîné Ptolémée Céraunos. Poursuivant l’œuvre de son père, il fit d’Alexandrie, le centre du rayonnement méditerranéen. Après avoir tué ou exilé ses frères, il régna pacifiquement sur l’Égypte. Il dut toutefois lutter contre Antiochos de Syrie et Antigone de Macédoine. Au terme de la deuxième guerre de Syrie, il conclut un traité de paix avec le roi Antiochos II à qui il maria sa fille Bérénice. Fondateur de villes, il développa le commerce, les sciences et les lettres. Il fut à l’origine de la première traduction de la Bible hébraïque en grec. Il mourut en 247.
PTOLÉMÉE II PHILADELPHE : roi d’Égypte de 282 à 247 avant notre ère. E, 275, il enrôla 4 000 mercenaires gaulois dans sa lutte contre le vice-roi Magas de Cyrène. Ces derniers se mutinèrent parce qu’ils n’avaient pas reçu leur solde et tentèrent de s’emparer du trésor d’Alexandrie. Cernés dans l’une des îles du delta du Nil, ils moururent de faim.
PTOLÉMÉE III ÉVERGÈTE (« le bienfaiteur ») : fils de Ptolémée II Philadelphe, il monta sur le trône d’Égypte en 246 av. J.-C. à la mort de son père. Il mérita son surnom pour avoir rapporté de Perse les statues des dieux égyptiens, en 241, et mis un terme à la troisième guerre de Syrie en battant le roi Séleucos II, meurtrier de sa sœur Bérénice, veuve d’Antiochos II. Adversaire de la Macédoine, il s’allia à Aratos, puis à Cléomène, roi de sparte. Il fut cependant un roi faible et inaugura son règne par l’assassinat de son frère Lysimaque et du diocète Apollonios. Cultivé, il était l’ami d’Ératosthène. À sa mort, en 222, l’Égypte était entrée en possession de Lesbos, Samothrace, Abydos, Lysimachia, Sestos, Aenos, Maronée et Cypséta.
PTOLÉMÉE IV PHILOPATOR (« qui aime son père ») : Philopator avait 22 ans quand il monta sur le trône, en 222 av. J.-C. Préférant la débauche aux affaires de l’État, il s’entoura d’une étrange cour que les Alexandrins appelèrent « la confrérie du rire ». Jouet de son mignon Agathoclès et de sa maîtresse Agathocléia, il oublia très vite l’enseignement du philosophe stoïcien Sphæos qui l’avait élevé. Mystique, il s’initia aux mystères de Cybèle et se fit tatouer le symbole du lierre, signe de reconnaissance des bacchantes. Il était d’une grande cruauté. À l’instigation de son ministre Sosibios, il fit tuer son frère, ébouillanter son oncle Magas, empoisonner sa mère Bérénice, éliminer Cléomène, le roi de Sparte réfugié à la cour d’Alexandrie, et poignarder sa propre femme Arsinoé. En 219, débuta la quatrième guerre de Syrie. Philopator leva une armée de 70 000 fantassins, 7 000 cavaliers et 73 éléphants, avec laquelle il battit le roi Antiochos le Grand à raphia en juin 217.
PTOLÉMÉE V ÉPIPHANE (« illustre ») : né en 210 av. J.-C. Épiphane avait 5 ans lorsqu’il succéda à son père Philopator. Trop jeune pour gouverner, mal entouré, il dut faire face à de nombreuses révoltes, puis à une attaque contre l’Égypte par Antiochos le Grand. Ce dernier céda à la pression des Romains en 199 et rendit sous la forme d’une dot la Célésyrie et la Phénicie aux Égyptiens, en fiançant sa fille Cléopâtre à Épiphane. La décadence des lagides, commencée sous le règne de Ptolémée IV Philopator, s’accentua, amorçant le déclin définitif du pays. Ptolémée V Épiphane mourut en 181 av. J.-C.
PTOLÉMÉE VI PHILOMÉTOR («qui aime sa mère ») : succédant à son père Épiphane en 181 av. J.-C., il régna sous la tutelle de sa mère Cléopâtre jusqu’en 173. battu et fait prisonnier par Antiochos IV Épiphane en 170, il laissa le gouvernement de l’Égypte à son frère Ptolémée VIII Évergète II, avec lequel il partagea le pouvoir quand il recouvra la liberté, en 166. Le Romain Popilius Laenas le sauva d’une nouvelle attaque d’Antiochos IV, en 164, et força Évergète II à régner sur le seul territoire de Cyrène. Philométor s’allia alors avec le Syrien Alexandre Balas, puis avec Démétrios II contre Balas qu’il battit sur l’Oronte. Il périt d’une chute de cheval en 145.
PTOLÉMÉE VII NÉOS EUPATOR (« né d’un père illustre ») : ce roi au destin tragique ne régna que quelques mois sur l’Égypte, en 145-144 av. J.-C. Ayant quitté son royaume de Cyrène, son oncle Ptolémée VIII Évergète II le fit égorger.
PTOLÉMÉE VIII ÉVERGÈTE II : il régna trois fois sur l’Égypte, de 170 à 164, en 164-163 et de 145 à 116 av. J.-C. Frère de Ptolémée VI, il réclama la tutelle de son neveu Ptolémée VII, qu’il fit égorger. Ayant épousé la mère de sa victime, Cléopâtre III, il se fit haïr de son peuple. Vers 145, il persécuta les penseurs d’Alexandrie. Ses exactions furent telles qu’il fut obligé de s’enfuir dans l’île de Chypre pendant trois ans, avant de reprendre le pouvoir en Égypte, en 127. Il fut surnommé « kakergète » (le malfaiteur) et « physcon »(le ventru). Il mourut en 116 av. J.-C.
PTOLÉMÉE IX NÉOS PHILOPATOR : fils d’Évergète II, né vers 143, mort vers 120, après avoir partagé le trône avec son père.
PTOLÉMÉE X ALEXANDRE Ier : frère de Ptolémée X, favori de Cléopâtre III, sa mère, il monta sur le trône d’Égypte en 107 av. J.-C., après de longues intrigues. Il essaya vainement d’enlever Chypre à son frère. Débauché, impopulaire, il fut renversé par une émeute et tué dans un combat naval.
PTOLÉMÉE XI ALEXANDRE II : fils d’Alexandre Ier. Enlevé par les Romains dans l’île de Cos où il était détenu par le roi Mithridate le Grand, il devint le protégé de Sylla. Les Romains le marièrent à sa belle-mère, la reine d’Égypte Bérénice III. Il monta ainsi sur le trône, mais au bout de dix neuf jours de mariage, il fit assassiner sa femme. La révolte des alexandrins fut immédiate. Réfugié dans le gymnase, Alexandre II fut massacré par le peuple.
PTOLÉMÉE XII NÉOS DIONYSOS AULÈTE (« le joueur de flûte ») : les politiciens d’Alexandrie craignant la réaction de Rome après la mort violente d’Alexandre II, on se hâta de mettre sur le trône un bâtard de Ptolémée. Il épousa aussitôt sa sœur, Cléopâtre VI Tryphæna, et se lança dans une politique de rapprochement avec Rome. Il envoya 8 000 cavaliers à Pompée en guerre contre les Juifs, donna de l’argent à César, laissa les Romains s’emparer de Chypre. En retour, il fut proclamé « ami du peuple romain », en 59 av. J.-C. Cet asservissement déplut aux Egyptiens qui le chassèrent et installèrent sa fille Bérénice IV sur le trône. Aulète se réfugia à Rome et promit 10 000 talents au légat Gabinius si ce dernier l’aidait à reconquérir le pouvoir. En 55, ce fut chose faite, Aulète revint à Alexandrie et fit exécuter sa fille Bérénice. Il mourut, haï du peuple, en 51 av. J.-C.
PTOLÉMÉE XIII : fils aîné de Ptolémée XIII, il monta sur le trône en 51 av. J.-C., à l’âge de 13 ans, et le partagea avec sa sœur Cléopâtre VII, âgée de 17 ans. En 49, il chassa Cléopâtre du pouvoir et tenta de s’attirer les faveurs de Rome. Après la bataille de Pharsale, il crut se concilier César en mettant à mort Pompée, mais César préféra Cléopâtre, entrant en guerre contre Ptolémée XIV. Battu près du Nil, le jeune roi se noya dans le fleuve.
PTOLÉMÉE XIV : frère de Ptolémée XIV. Il n’avait que 12 ans lorsque César le donna pour époux à Cléopâtre. Celle-ci le fit périr en 44 av. J.-C.
PTOLÉMÉE XV CÉSARION : fils de Cléopâtre et de César. Il naquit en 47 av. J.-C. et fut vraisemblablement assassiné après le suicide de sa mère, en 30 av. J.-C.
PTOLÉMÉE APION (« le maigre ») : roi de Cyrène (117-96 av. J.-C.). Il légua son royaume à Rome.
PTOLÉMÉE SOTER II ou LATHYRE (« pois chiche ») : fils de Ptolémée VIII, il monta sur le trône en 116 av. J.-C. et régna pendant dix ans avec sa mère Cléopâtre III qui lui opposa son autre fils, Ptolémée XI. Sous son règne commença la révolution qui allait durer dix-huit ans, période pendant laquelle il se retira à Chypre. Il revint en Égypte pour détruire Thèbes, en 86. Il mourut en 81.
PTOLÉMÉE : roi de Chypre (88-58 av. J.-C.). Fils illégitime de Ptolémée X Lathyre. Il s’empoisonna quand Caton d’Utique vint s’emparer de son royaume.
PTOLÉMÉE : roi de Maurétanie (17-40 de notre ère). Fils de Juba II et de Cléopâtre, fille d’Antoine et de Cléopâtre VII. Allié des Romains contre Tacfarinas en 25, il fut mis à mort par Caligula lors d’un voyage à Rome.
PTOLÉMÉE II CÉRAUNOS (« la foudre ») : roi de Macédoine en 280 av. J.-C. Fils aîné de Ptolémée Ier Soter, roi d’Égypte. Après l’avènement de Ptolémée II Philadelphe, son frère, il se réfugia en Thrace auprès de Lysimaque, puis en Syrie, auprès de Séleucos Ier Nicator, qu’il assassina en 281. Reconnu roi de Macédoine et de Thrace par Antiochos Ier Soter et par Pyrrhus, il battit Antigone Gonatas, mais succomba sous les coups des Gaulois qui envahirent la Macédoine avec Belgios.
PTOLÉMÉE (Claude) : astronome et géographe du IIe siècle de notre ère à alexandrie. Son ouvrage principal Composition mathématique, en treize livres, porte le nom d’Almageste (très grand) qui lui vient des Arabes.
PUBLICANUS (PUBLICAIN) : homme qui prenait à ferme les impôts. Il appartenait presque toujours à l’ordre équestre et levait la taxe sur les pâturages, la dîme du blé, les droits sur les terres labourées et les droits de douane.
PUDICITÉ (PUDICITIA) : déesse romaine. Elle avait deux temples à Rome : le temple de la Pudicité patricienne sur le forum boarium et le temple de la Pudeur plébéienne sur la via Longa. Ce dernier fut élevé par Virginie, jeune fille noble, repoussée par ses compagnes après son union avec le plébéien Volumnus. Les femmes remariées ne pouvaient entrer dans le temple de la Pudicité. Elle était représentée sous les traits d’une matrone voilée.
PUGILLARES : petites tablettes couvertes de cire pour écrire. Elles correspondaient aux carnets de notes employés de nos jours.
PUGIO : dague courte à deux tranchants. Elle était portée à gauche par les officiers supérieurs, les grands personnages de l’État et l’empereur. Elle symbolisait le pouvoir de vie et de mort.
PUITS : les Celtes invoquaient toujours la déesse Brigitt près d’un puits lorsqu’ils voulaient guérir une brûlure ou faciliter un accouchement.
PULLARIUS : personne qui élevait les poulets sacrés et prédisait l’avenir selon la façon dont se nourrissaient les volatiles.
PULTARIUS : vase à fond large et à col étroit dans lequel on servait le potage.
PULVINAR : coussin ou oreiller luxueux de grande dimension.
PULVINARIUM : lieu dans lequel on déposait la couche des dieux lors de la fête du lectisternium.
PUNIQUE (GUERRES) : nom donné aux trois luttes de Rome contre Carthage. Elles ont eu pour cause générale la rivalité et la haine de deux peuples conquérants, engendrée par le voisinage de leurs territoires, après l’occupation de l’Italie péninsulaire par les Romains, de la Corse, de la Sardaigne et de presque toute la Sicile par les Carthaginois.
La 1ère guerre punique, 264-241 av. J.-C. eut pour cause spéciale la domination de la Sicile, que se disputèrent les deux républiques, et pour l’occasion l’appel adressé aux Romains par les Mamertins, assiégés dans Messine, par Hiéron, roi de Syracuse, et par les Carthaginois. Il y a trois périodes. Dans la première, 264-257, les Romains accablent Hiéron, qui devient leur allié, 264-263, prennent Agrigente aux Carthaginois, 262, gagnent à Myles leur première victoire navale avec Duilius, 260, et ravagent la Corse et la Sardaigne, avec L. Cornelius Scipion, 259. Dans la deuxième, 256-251, ils tentent de transporter la guerre en Afrique, et tout d’abord avec Régulus, ils sont victorieux à la bataille d’Ecnome, débarquent près de Carthage, veulent lui imposer de dures conditions, mais sont vaincus par Xanthippe. Dans la troisième, 251-241, la lutte est ramenée en Sicile. Si L. Cecilius Metellus, par sa victoire de Panorme, semble décider Carthage à la paix, 250, l’impie Claudius Pulcher se fait battre devant Drépane, 249. La guerre, prolongée pendant 6 ans par la résistance d’Amilcar Barca, sur le mont Eryx, est terminée par la victoire de Lutatius Catulus aux îles Egathes, 241. Carthage s’engage à payer aux Romains une contribution de guerre, et leur abandonne la Sicile, ou Hiéron reste seul indépendant.
La 2ème guerre punique, 219-201 av. J.-C., eut pour cause l’usurpation de la Corse et de la Sardaigne par Rome, 238, les progrès de la domination carthaginoise en Espagne, et surtout l’ambition de la famille Barca, qui entend fonder son ascendant à Carthage, sur l’abaissement des Romains. Ces derniers, après la destruction de Sagonte, leur alliée, 219, déclarèrent la guerre à leurs rivaux. Il y a aussi trois périodes dans cette seconde lutte. La première, 219-216, se résume dans la marche audacieuse d’Annibal qui va combattre les Romains en Italie ; dans ses premières victoires à Tessin, à la Trébie, 218, et à Trasimène, 217 ; dans sa lutte contre Fabius Maximus Cunctator, enfin dans la défaite sanglante mais non décisive des Romains à Cannes, 216. Dans la deuxième période, 216-207, les hostilités ont lieu en Sicile, où Marcellus s’empare de Syracuse, sur le successeur d’Hiéron, 214-212 ; en Espagne, où la mort de Publius et de Cneus Scipion, 212, est vengée par le jeune P. Corn Scipion (1er Africain) 210-206 ; en Italie, où Annibal, mal secouru par Carthage, tient tête, avec des forces
Médiocres, à toute la puissance romaine ; il perd Capoue, 211, et Tarente, 209. S’il tue Marcellus à Nola, 208, il est encore plus rudement atteint par la défaite de son frère Asdrudal au Métaure. La troisième période 206-211, se résume, comme la première, dans un homme : P. Corn. Scipion transporte la guerre en Afrique, pour arracher Annibal d’Italie, et le bat à Zama, 202. Carthage, vaincue sans retour, perd l’Espagne, livre sa flotte, et paye une énorme contribution. Réduite à son territoire d’Afrique, et contenue par Massinissa, elle n’est plus qu’un État de troisième ordre, et Rome devient la puissance prépondérante dans le monde ancien.
La 3ème guerre punique, 149-146 av. J.-C. provoquée par les usurpations de Massina et par la haine du vieux Caton se résume dans le siège et la ruine de Carthage. Commencée par L. Marcius Censorinus et M. Manilius, qui donnent un exemple de la foi romaine, 149, mal continuée par L. Calpurnius Pison, 147, la guerre est terminée par Scipion Emilien, qui détruit Carthage et réduit son territoire en province romaine, 147-146.
PUPA (POUPÉE) : on a retrouvé de nombreuses poupées d’enfants en ivoire, en terre cuite, en bois, articulées ou non.
PUPIEN : voir MAXIME PUPIEN.
PURIM : fête des sorts, instituée par les Juifs en commémoration de la chute d’Aman, ministre d’Assuérus, qui voulait les faire périr, en tirant ses victimes au sort.
PURPUREUS : géant dont les Romains trouvèrent les images à Carthage.
PUTICULI : fosses communes dans lesquelles on jetait les cadavres des esclaves et dezs pauvres. Creusées à l’origine dans les collines de l’ Esquilin, elles furent supprimées par Auguste.
PWYLL : la Raison. Époux de la déesse Rhiannon, ce prince de Dyvet pénétrait souvent dans l’Autre Monde où le roi Arawn lui donna l’ordre de tuer Hafgan. Vainqueur, Pwyll eut l’honneur d’élever les cochons magiques destinés au banquet d’immortalité.
PYANEPSIES : fêtes athéniennes en l’honneur d’Apollon. On y mangeait des fèves. Elles se déroulaient au mois de Pyanepsion (octobre – novembre).
PYDNA : ville de Macédoine conquise par Archélaüs Ier au Ve siècle av. J.-C. Enlevée par Philippe II à Athènes en 358 av. J.-C., puis assiégée par Cassandre en 316, elle fut le théâtre de nombreuses batailles. Persée y fut vaincu en 168 av. J.-C. par le consul romain Paul Émile.
PYGMALION : fils de BélOs, roi de Tyr et frère de Didon. Il tua son beau-frère Sichée pour s’emparer de ses trésors. Sa maîtresse Astarté l’étrangla.
PYGMALION : roi de Chypre, père de Métharmé. Amoureux d’une statue qu’il avait sculptée de sa propre main, il supplia Aphrodite de l’animer et en eut un fils, Paphos.
PYLADE : ami d’Oreste, célèbre par son dévouement. Il était fils de Strophios et d’Anaxibie, ou de Cydragore ou d’Astyoché. Oreste fugitif vint chercher un asile à la cour de son père. Pylade l’accueillit, devint son meilleur ami et partagea tous les hasards de sa vie errante.
PYLAGORES : nom des députés des cités grecques à l’assemblée des amphictyons qui se tenait au bourg d’Anthèle, près des Thermopyles et non loin d’un temple de déméter.
PYLÔNE : double tour encadrant la porte d’entrée d’un temple. Comparé à la montagne sur laquelle se lève le soleil, le pylône symbolisait Isis et Nephthys qui faisaient renaître Osiris assassiné, assimilé à l’astre levant. À Karnak, les dix pylônes étaient ornées de mâts et de banderoles. Tous étaient précédés d’obélisques et de statues colossales.
PYRA : bûcher sur lequel on déposait le cercueil. Il prenait le nom de rogus lorsque le feu prenait.
PYRAMIDE : superstructure de tombeau en pierre ou en brique, formée de quatre faces triangulaires ayant un même sommet. Les premières construites, dites à degrés, étaient conçues comme une sorte d’escalier géant permettant au roi d’accéder au ciel. Puis les architectes abandonnèrent les degrés au profit des faces lisses. Elles n’étaient que la partie la plus spectaculaire d’un vaste ensemble comprenant enceinte, temples et rampe d’accès. Les plus importantes sont, dans l’ordre, celles de Khéops (230 mètres de côté), Snéfrou (219 m), Khéphren (215 m), Snéfrou (pyramide rhomboïdale, 189 m), Snéfrou (pyramide sud de Meidoum, 144 m), Djéser (123 X 107 m), Sékhemkhet (119 m), Rênéféref (108 m), Djedéfrê (105 m), Sésostris Ier (105 m), Sésostris II (105 m).
PYRÉNÉ : fille de Bébryx. Ayant été séduite par Héraclès, elle se réfugia dans les montagnes qui séparent la France de l’Ibérie pour fuir la colère de son père, et y fut dévorée par des bêtes féroces. La chaîne de montagnes prit son nom.
PYRÉNÉE : roi de Daulis en Phocide. Les Muses se réfugièrent un jour chez lui, et il voulut les violenter. Elles prirent des ailes et s’envolèrent. Pyrénée, en voulant les poursuivre, tomba du haut de son palais et se tua.
PYRRHON : philosophe grec (384-288 av. J.-C.), né à Élis, dans le Péloponnèse. Disciple d’Anaxarque d’Abdère, il parcourut l’Asie à la suite d’Alexandre le Grand. À son retour, il fut nommé grand prête d’Élis, où, vers 322, il fonda l’école des sceptiques.
PYRRHUS : fils d’achille et de Déidamie ou d’Iphigénie. Élevé à Scyros, auprès de Lycomède, il reçut le nom de Pyrrhus (blond). Hélénos ayant prédit que les Grecs ne pourraient s’emparer de Troie si Philoctète et le fils d’Achille n’étaient dans leurs rangs, Ulysse fut chargé d’amener ces deux héros devant Troie. Ce fut alors que Phénix donna le nom de Néoptolème (jeune guerrier) à Pyrrhus. Lors du partage des captifs troyens, il reçut Andromaque, la veuve d’Hector, qui le rendit père de Molossos, Piélos, Pergamos et Amphialos. Après la guerre, selon Homère, Pyrrhus se rendit dans la Phthiotide où Ménélas lui envoya Hermione, sa fiancée. Pyrrhus fut tué, selon d’autres sources, par la Pythie de Delphes. Il fut inhumé à Delphes sous le vestibule du temple, jusqu’à ce que Ménélas lui fasse donner une autre sépulture.
PYRRHUS : roi des molosses en Épire. Élevé par Glaucias, roi d’Illyrie, qui le rétablit sur le trône, Pyrrhus perdit encore son royaume. Il s’attacha à Démétrios Poliorcète et, après la bataille d’Issos, s’allia à Ptolémée Ier Soter avec l’aide duquel il recouvra son royaume d’Épire (295 av. J.-C.). Avec Démétrios Poliorcète, il chassa Cassandre (291) avant d’être battu par Lysimaque. Afin d’entretenir ses soldats, il alla secourir Tarente contre les Romains qu’il vainquit à Héraclée (280) et à Asculum (279). Magré sa défaite de bénévent, il échappa aux Romains en 275 et regagna l’Épire. Il marcha alors avec ses mercenaires contre Antigone Gonatas qui perdit la Macédoine, contre Sparte qui le repoussa, enfin contre argos où il fut blessé à mort par une tuile lancée par une femme (272).
PYTHAGORE : philosophe grec, né à Samos en 580 av. J.-C. Après de nombreux voyages, il se rendit en Égypte d’où il fut emmené à Babylone avec beaucoup de prêtres égyptiens, lors de l’invasion de Cambyse. Il y rencontra les prêtres chaldéens, des mages et des savants. Revenu dans sa patrie, il parcourut encore la Crète, le Péloponnèse et se rendit à Crotone où les habitants lui offrirent la charge de censeur des mœurs. Il y devint le chef du parti aristocratique et contribua à la guerre qui se termina par la destruction de Sybaris (509). Il reçut pour sa part de butin une portion de territoire où il établit un institut ou collège. Les deux premières années d’étude étaient consacrées à des cours d’éducation : dans un silence absolu, les élèves devaient apprendre par cœur des sentences morales et religieuses. On y joignit la musique et les mathématiques. Après ces deux années, les élèves pouvaient entendre le maître qui les entretenait de la cause primordiale, « l’Un et le Tout » et de l’origine des choses. Selon lui, la vie humaine était une expiation, le châtiment d’une vie antérieure. Il admettait la métempsycose. Après avoir marqué par des nombres les sept tons de l’octave, il lui sembla qu’il y avait entre ces derniers et les sept planètes une véritable coïncidence. Il découvrit le carré de l’hypoténuse. Une guerre civile ruina l’école de pythagore. L’édifice fut incendié, la plupart des disciples massacrés. À plus de 80 ans, Pythagore dut fuir et mourut dans l’anonymat à Métaponte vers 500.
PYTHAGORICIENS : disciples de Pythagore. Ils se répandirent, après la ruine de l’institut de Crotone, en Sicile et en Grèce où leurs doctrines se répandirent jusqu’au temps d’Aristote.
PYTHÉAS : voyageur grec, né à Marseille. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. On connaît le titre de deux de ses écrits qui ne nous sont pas parvenus : Description de l’Océan et Périple ou Voyage autour de la Terre. Il aurait doublé le cap Saint-Vincent (Promontoire sacré), reconnu l ‘île d’ouessant (Uxisance) et abordé au pays de Kent (Cantium). Il aurait vogué sur la Baltique et serait allé jusqu’aux Shetland ou en Islande (Thulé).
PYTHIADE : intervalle de quatre ans qui séparait les célébrations des jeux Pythiques.
PYTHIQUES (JEUX) : jeux célébrés à Delphes, dans la plaine de Cirrha, tous les quatre ans, en l’honneur d’Apollon vainqueur du serpent Python. Des concours de poésie et de musique étaient ajoutés aux épreuves physiques.
PYTHODORIS : reine du Pont. Fille de Pythodore de Tralles. Veuve de Polémon Ier, elle épousa le roi de Cappadoce, Archélaüs, à la mort duquel (17 de notre ère) elle partagea le gouvernement du Pont avec son fils Polémon II. Elle mourut en 38.
PYTHON : dragon monstrueux, nommé aussi Delphyné. Fils de la Terre (Gaïa). Il avait cent têtes et ses cent bouches vomissaient des flammes. Il gardait l’oracle de la Terre à la source de Castalie, ou rendait lui-même des oracles sur le Parnasse. Sachant que l’enfant de Léto, Apollon, devait lui ravir sa puissance, il chercha à faire périr cette déesse, mais ne put y parvenir car Zeus l’avait cachée dans l’île d’Ortygie. Apollon, quatre jours après la naissance, le tua à coups de flèches, aidé par sa sœur Artémis. Tous deux se rendirent ensuite à Egialée en Crète pour se faire purifier de ce meurtre. Apollon entoura de la peau de Python le trépied de son temple à Delphes et institua , en mémoire de son triomphe, les jeux Pythique.
Zone éditable
|