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QADECH : aujourd’hui Tell Nebi Mend, ville située sur les bords de l’Oronte, Ramsès II y battit les armées du roi des Hittites au début du XIIIe siècle avant notre ère. D’autres batailles s’y étaient déroulées au temps de Thoutmôsis III (1505-1450) et de Séthi Ier (1312-1298).
QAHAQS : mercenaires d’origine libyenne qui servaient dans l’armée de Ramsès III (1194-1166).
QARNATA : prépuce du sexe masculin. Tout ennemi non circoncis, c’est-à-dire qui possédait encore son qarnata avait le sexe tranché.
QÉBÉHOU : nom du lac sacré du temple de Râ-Harakhté, à On, dans lequel on jetait les livres du Nil juste avant la crue.
QÉBÉHSÉNOUF : un des quatre fils d’Horus. Protecteur des organes momifiés, il était représenté avec la tête d’un faucon sur les vases canopes.
QÉNAMON : prince chargé du protocole sous le règne de Ramsès III vers 1180 avant notre ère. Il était habilité à présenter les cadeaux du nouvel an au pharaon.
QITE : poids servant d’étalon monétaire.
QROR : nom égyptien de la grenouille.
QUADES : Quadi, peuple germain issu des Suèves, habitant, au Nord du Danube, les pays qui correspondent à l’Autriche du Nord, la Moravie, l’Ouest de la Hongrie. Ils furent longtemps en guerre avec les Romains, qui d’abord les soumirent ; mais ils se révoltèrent bientôt, et, sous Marc-Aurèle, ils s’unirent aux Marcomans contre l’Empire. À peine soumis sous Commode, les Quades reprirent les armes sous Caracalla ; et, Gallien, ils envahirent la Pannonie. Valentinien les en chassa en 373. Dès lors ils se confondent avec les Suèves.
QUADRA : table à manger carrée.
QUADRANS : petite monnaie de cuivre, qui valait ¼ d’as et pesait 3 onces.
QUADRAGÉSIME : du latin quadragesimus,, quarantième), nom donné par les chrétiens au premier dimanche du carême, parce que ce temps d’abstinence dure 40 jours.
QUADRAGÉSIME : quadragésima, impôt de douane chez les Romains, quarantième du prix des choses vendues.
QUADRATUS :
1. Surnom de Mercure auquel le nombre quatre était consacré.
2. Surnom du dieu Terme.
QUADRATUS : (Numidius ou Ummidius), gouverneur de Syrie sous Claude et Néron, fit mettre en croix les Juifs qui avaient pris les armes contre les Samaritains, vers l’an 49 de J.-C. Plusieurs années après, Corbulon ayant pris le commandement de l’armée de Syrie, ce partage excita la jalousie de Quadratus : mais sa mort, arrivée bientôt, arrêta les désordres qui étaient sur le point d’éclater.
QUADRIFRONS : qui a quatre visages. Surnom de Janus représentant les quatre saisons.
QUADRIGARIUS (QUINTUS CLAUDIUS) : historien latin du début du Ier siècle av. J.-C.
QUADRIGATUS : denier d’argent. Il s’agissait de monnaies frappées d’un quadrige.
QUADRIGE (QUADRIGA) : attelage à quatre chevaux. Ce mot désignait surtout les chars de course dans le cirque.
QUADRIVII : dieux des carrefours.
QUADRIVIUM : endroit où se rencontraient quatre rues.
QUADRUSSIS : petite pièce de monnaie romaine, valant 4 as, environ 11 cent.
QUÆSTORIUM : (forum). On appelait ainsi l’endroit du camp où était dressée la tente du questeur et où était le dépôt des munitions, sur l’un des côtés du Prætorium. Dans les provinces, on donnait ce nom au lieu où le questeur tenait les bureaux de son administration.
QUADRIREMIS : galère de guerre à quatre rangs de rames.
QUARANTIÈME DES GAULES : droit de passage des marchandises sur le territoire des Gaules que les Romains imposèrent après la conquête. Il équivalait à 2,5 % de la valeur du produit.
QUASILLARIAE : femmes esclaves chargées du filage. Elles portaient les paniers de laine aux fileuses. Au plus bas de l’échelle de l’esclavage, on ne leur reconnaissait aucun talent domestique et elles servaient les autres esclaves.
QUASILLUS : panier à laine.
QUATARNUS ou QUATARIUS : petite mesure romaine pour les liquides et les choses sèches, moitié de l’hémine, ou quart du setier, d’où son nom. Sa contenance était de 13 centilitres et demi.
QUATUORVIRS : magistrats romains chargés de l’installation des colonies ou de la gestion de l’argent public dans les villes coloniales ou municipales. Une deuxième catégorie de quatuorvirs veillait à la construction et à l’entretien des routes, et une troisième avait la responsabilité de prévenir et d’éteindre les incendies.
QUERQUETULANAE : nymphes protectrices des chênes. Elles avaient un bois sacré près de Rome.
QUESTEURS : quæstores, magistrats romains chargés de l’administration du trésor public. Leur création paraît remonter aux premiers siècles de Rome. Ils furent d’abord nommés par les rois ; puis, après l’expulsion des Tarquins, par les consuls, et toujours parmi les patriciens ; mais à partir de l’an 307 de Rome, ils furent élus dans les assemblées du peuple par les tribus, et choisis parmi les patriciens indifféremment. En l’année 333, outre les deux questeurs urbains, on en créa deux autres, chargés de suivre les consuls à la guerre, et qui furent appelés peregrini. Leurs fonctions consistaient à payer la solde des troupes, à leur procurer des vivres et des munitions, à recevoir les tribus des peuples conquis, à vendre le butin dont ils versaient le produit dans le trésor public. Dans les camps, la tente du questeur était toujours dressée près de celle du général, qui exerçait sur lui une activité surveillance.
La questure était le premier degré dans la carrière des honneurs. On n’y pouvait prétendre qu’à l’âge de 27 ans, et cette charge ne durait qu’un an. Les questeurs furent créés d’abord au nombre de deux, puis de quatre, et leur nombre s’accrut avec celui des provinces conquises. Sylla le porta à vingt, et Jules César à quarante. Sous les empereurs, il fut variable et indéterminé.
QUESTIONS PERPÉTUELLES : tribunaux permanents, institués à Rome vers 149 av. J.-C., pour connaître des crimes de concussion, de lèse-majesté, de brigue, de péculat, de parricide, d’assassinat, d’empoisonnement, de faux, etc. Ces tribunaux étaient présidés par des préteurs spéciaux ou d’anciens édites. Les juges, ou quésiteurs, ordinairement très nombreux étaient désignés par le préteur urbain, et choisis parmi les patriciens ou les membres de l’ordre équestre.
QUIES : le Repos. Dieu romain. Il avait deux temples : l’un dans la ville et l’autre sur la voie Labilane.
QUINARIUS : petite monnaie romaine qui valait ½ denier ou 5 as.
QUINCUNX : monnaie romaine qui pesait 5 onces et valait 5/12 de l’as.
QUINCUPEDAL : baguette de 5 pieds. Divisée en parties égales, elle servait à prendre des mesures.
QUINDÉCEMVIRS : collège de prêtres romains institué par Tarquin le Superbe et préposés à la garde des livres sibyllins, qu’ils avaient seuls le droit de consulter. Ce collège n’était d’abord composé que de deux prêtres (Duumvirs), choisis parmi les patriciens. Leur nombre fut ensuite porté à dix, l’an de Rome 388 (Décemvirs), et enfin à quinze par Sylla, d’où leur nom de Quindécemvirs, dont une partie était prise parmi les plébéiens. Ils étaient élus à vie, et leurs filles étaient exemptes d’entrer dans le collège des Vestales. Ce sacerdose fut aboli sous le règne de Théodose le Grand.
QUINQUAGÉSIME : (de quinquagesimus, de cinquantième), nom donné par l’Église romaine au dimanche qui précède de 50 jours celui de Pâques, et qu’on appelle ordinairement le dimanche gras.
QUINQUATRIES : jeux institués par l’empereur Domitien en l’honneur de Minerve. Ils étaient célébrés tous les cinq ans sur le mont Albain.
QUIQUENNAL : magistrat municipal, dans l’empire romain, élu tous les cinq ans pour présider au cens.
QUINQUEREMIS : galère de guerre, à cinq rangs de rames. Elle fut surtout employée pendant la deuxième guerre punique.
QUINQUÉVIRS : (quinque, cinq ; viri, hommes), nom donné à cinq magistrats ou officiers subalternes de Rome. Les uns étaient chargés de l’entretien des tours et des murs de la ville. D’autres étaient des prêtres qui faisaient des sacrifices pour les morts. On les appelait Quinquévirs des mystères et des sacrifices de l’Erèbe. D’autres veillaient aux repas sacrés. D’autres enfin nommés Quinquévirs mensaires, furent créés, 350 av. J.-C., pour s’opposer à l’usure et arranger les affaires entre les créanciers et leurs débiteurs.
QUINTE-CURCE (QUINTUS CURTIUS RUFUS) : historien latin qui vécut sous Vespasien ou Trajan. Il nous a laissé une Histoire d’Alexandre le Grand en dix livres.
QUINTILIEN (MARCUS FABIUS QUINTILIANUS) : rhéteur latin né en Espagne vers 42 ap. J.-C. Élève de Domitius Afer, il accompagna Galba en Espagne. En 68, Galba le nomma professeur public d’éloquence à Rome. Devenu la coqueluche de la capitale, il fut choisi par Domitien pour être le précepteur de ses deux neveux. Il écrivit un De Institutione oratoria en douze livres.
QUINTILLUS (MARCUS AURELIUS) : frère de Claude II. Il se fit proclamer empereur à Aquilée. Abandonné par ses troupes, il demanda à se faire ouvrir les veines dans un bain et mourut après dix-sept jours de règne (270).
QUINZE (CONSEIL DES) : magistrats massaliotes représentant le pouvoir exécutif de la ville. En 49 avant notre ère, envoyés par les élus (assemblée des Six-Cents), ils rencontrèrent Jules César et lui firent part de leur neutralité dans la guerre qui l’opposait à Pompée. En fait, partisans de Pompée, ils approuvèrent le recrutement des Gaulois Albiques, Allobroges et Volques et la fabrication d’armes.
QUIRINUS :
1. Dieu sabin semblable à l’Arès grec.
2. Surnom de Romulus, de Janus et d’Auguste. Le premier avait quatre temples à Rome, le second en avait un entre le Tibre et le théâtre de Marcellus. La fête des quirinales était célébrée au mois de février.
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