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R
RÂ : ou Rê à l’époque tardive. Voir RÊ
RABBATH-AMMON : ensuite nommée Philadelphie par Ptolémée Philadelphe, ancienne capitale du pays des Ammonites (Judée), près des sources de l’Ammon, à l’Est du Jourdan, fut prise par Joab, général de l’armée de David. Ce fut au siège de cette ville que fut tué le brave Urie, mari de Bethsabée, qui fut enlevée par David.
RABBIN : (en syriaque rabb, maître ou seigneur). Les Juifs donnaient ce nom aux docteurs de la loi, et, par extension, à tous ceux qui étaient habiles dans toute espèce de science. Il est porté aujourd’hui par les ministres du culte israélite. On appelle langue rabbinique, l’hébreu moderne, tel qu’il se parle et s’écrit maintenant ; et rabbinistes ou talmudistes, les Israélites qui ont adopté les doctrines du Talmud, qui fut longtemps une sorte de code civil et religieux des Juifs, regardé comme la suite et le complément de la Bible.
RABIRIUS (CAIUS) : chevalier romain accusé injustement en 63 av. J.-C. d’avoir assassiné Saturninus. Il fut défendu par Cicéron, et on ne donna pas de suite à cette accusation.
RABIRIUS (CAIUS POSTUMUS) : neveu et fils adoptif du précédent. Accusé d’avoir reçu de l’argent du roi Ptolémée Aulère, il fut défendu et sauvé par Cicéron.
RABIRIUS (CAIUS) : poète latin sous le règne d’Auguste. Il écrivit un poème épique sur la bataille d’Actium.
RABIRIUS : architecte célèbre du temps de Domitien, construisit pour cet empereur un palais magnifique, dont il reste encore des ruines. On croit qu’il réédifia le Capitole.
RACHEL : seconde fille de Laban, fut aimée de Jacob, son cousin, qui, pour l’obtenir en mariage, s’engagea à servir Laban, sous prétexte que la loi du pays ne permettait pas de marier les cadettes avant les aînées, substitua à Rachel Lia, sa sœur aînée ; et pour consoler Jacob, lui promit la main de celle qu’il aimait à condition qu’il le servirait sept ans de plus, Rachel, devenue enfin l’épouse de Jacob, resta 6 ans stérile puis mit au monde Joseph, et 16 ans après, Benjamin, le plus jeune des fils de Jacob.
RADAGAISE : chef des Germains qui entraîna derrière lui 200 000 guerriers, dont les Suèves, les Alains et les Vandale, à travers les Alpes Rhétiques jusqu’à Florence. Battu par Stilicon, le général de l’empereur Honorius, il eut la tête tranchée en 406.
RADIOCARBONE : méthode qui permet la datation par la mesure de la différence entre la quantité constante de carbone 14 par les organismes pendant leur cycle vital et sa désintégration après leur mort.
RADIUS : baguette pointue dont se servaient les professeurs pour tracer des figures sur le sable.
RÂ-HARAKHTÉ : temple d’Hâpi à On, où les Égyptiens célébraient la crue du Nil.
RAMEAU D’OR : le rameau d’or formé de branches de gui coupées pour la venue de la nouvelle année avait des vertus magiques agissant sur la force et la sagesse. Il perdait tout pouvoir lorsqu’on le brûlait.
RAMESSEUM : temple funéraire de Ramsès II à Thèbes. Diodore le décrivit sous le nom de « tombeau d’Osymandias ». Au-delà de la cour principale se dressait une statue colossale du roi, haute de 18 mètres.
RAMOSÉ : homme de petite noblesse et père de Sénenmout, favori de la reine Hatschepsout (1505-1484).
RAMOSÉ : vizir d’Aménophis III et d’Aménophis IV-Akhénaton, de 1408 à 1360. Disciple d’Amon, il se convertit à la doctrine atonienne. Sa tombe est l’une des plus belles de la nécropole de Gournah.
RAMOSÉ : surveillant des travaux à Karnak, vers 1200 av. J.-C. Son tombeau est situé à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
RAMSÈS : « Le dieu Rê l’a fait naître ». Nom porté par onze rois des XIXe et Xxe dynasties (1314-1070).
RAMSÈS Ier : ancien opposant au rite d’Aton, il fut l’un des artisans du retour d’Amon. Il régna de 1314 à 1312.
RAMSÈS II : à peine monté sur le trône, il se distingué par de brillantes campagnes en Palestine et en Syrie, en remportant notamment la bataille de Qadesh. Il signa un traité avec Hattousilis III qu’il fit graver sur les murs du temple de Karnak dont on a retrouvé l’équivalent akkadien dans la capitale hittite. Ce traité scella définitivement la paix entre les deux nations. Ramsès II régna soixante-trois ans, de 1298 à 1235, et fut l’un des plus grands bâtisseurs de l’Égypte ancienne.
RAMSÈS III : deuxième roi de la Xxe dynastie, Ramsès III régna de 1194 à 1166. Après avoir remporté une victoire décisive sur les peuples de la mer, il dut lutter contre la corruption en Égypte. Dans son propre palais, il fit face à une vaste conspiration menée par la reine Tiyi. Son temple est situé à Médinet-Habou.
RAMSÈS IV : fils de Ramsès III, Il monta sur le trône à l'âge de quatorze ans, et régna des environs de -1153 à -1146 (d'autres sources donnent de -1154 à -1148 ou -1164 à -1158).
RAMSÈS V : fils de Ramsès IV. Son règne est marqué par l'influence grandissante des prêtres d'Amon qui contrôlaient la majeure partie du pays et de ses finances. Le papyrusTurin 1887 rapporte un scandale financier au cours de son règne, qui impliquait les prêtres d'Eléphantine. Certains historiens pensent qu’il a été assassiné par son successeur Ramsès VI. Sa momie semble attester qu’il est mort de la variole, bien qu’elle révèle une blessure profonde à la tête ayant pu entraîner sa mort.
RAMSÈS VI : fils de Ramsès III et de la reine Isis. Il fit préparer pour sa mère une tombe dans la Vallée des Reines. Il succède à son neveu Ramsès V, mort de la variole ou assassiné. Il réduisit le nombre d’ouvriers à Deir el-Médineh par manque de moyens, et réutilisa la tombe de Ramsès V pour son propre compte. Cependant, il fit poursuivre les travaux de ses deux prédécesseurs au temple funéraire de l’Ouest de Gournah. Inscrivant son nom sur divers monuments, à la place de ceux de Ramsès IV et V, il installa lla fille qu’il eut de la reine Néboukhésebed, Isis, comme "fille du roi, épouse du dieu Amon, divine adoratrice, Isis", à côté du grand prêtre Ramsèsnakht en place depuis Ramsès IV et qui occupa le poste jusqu’à Ramsès IX. Alors que les pillards ruinaient la région thébaine, la situation économique de l’Egypte ne cessa de se dégrader. Il mourut après huit ans de règne et sa dépouille fut retrouvée dans la cachette de la tombe d’Aménophis II.
RAMSÈS VII : fils de Ramsès VI. Sa momie n’a jamais été retrouvée.  Adoration d'Osiris dans la tombe de Ramsès VII. RAMSÈS VIII : fils de Ramsès III. Il régna moins d'une année et et eut pour héritier Ramsès IX. Sa tombe est la seule, de tous les pharaons de la XXe dynastie à ne pas avoir été retrouvée dans la Vallée des Rois.
RAMSÈS IX : Fils de Ramsès VIII, il régna dix huit ans et essaya de rétablir l’influence de L’Egypte hors des frontières. Il embellit la ville d’Héliopolis mais sa fin de règne fut entachée par le pillage de la nécropole royale et de certaines nécropoles civiles. La décadence de l’Egypte s’accentuant, on cachera alors les dépouilles des grands rois. Le Grand Prêtre Hérihor déplacera ainsi la momie de Ramsès II dans la tombe de Séthi Ier. Pinedjem la fera ensuite transporter dans la cachette de Deir el-Bahari avec celle de Séthi Ier dans une cachette aménagée dans la tombe de l’épouse d’Ahmosis, Inhâpy, qu’il fera agrandir. Il y fera déposer quarante cercueils de rois et grands prêtres entre la XVIIème à la XXIème dynastie.
RAMSÈS X : Amonherkhopshef III Mériamon succéda à son père Ramsès IX et régna une dizaine d’années sur une Egypte au bord de la guerre civile et livrée à l’anarchie. Il perdit vraisemblablement le contrôle de la Nubie. Il épousa Nesmout qui lui donna un fils et une fille : Ramsès XI et Nedjemet.
RAMSÈS XI : dernier pharaon de la XX è dynastie. Il régna 29 ans.L’anarchie se poursuivant, les prêtres s’arrogeront les prérogatives du pharaon impuissant. Smendès fondera une nouvelle dynastie dans le nord du pays et prendra Tanis pour capitale.
RANCES-LE-MONTET : sur ce site celte du canton de Vaud en Suisse, on a mis au jour une nécropole du Ve siècle. De remarquables plaques de ceinturons de bronze décorées de motifs géométriques et de cercles tracés au compas y ont été découvertes.
RA-OUR : vizir déchu de ses fonctions après un complot contre Pépi Ier (2465-2430).
RAPHAËL : (c’est-à-dire Remède de Dieu), un des sept archanges qui sont devant le trône de Dieu. Il prit la figure d’un jeune voyageur pour conduire le fils de Tobie, à Ragès, au pays des Mèdes, et le ramena sain et sauf à Ninive, où demeurait son père, devenu aveugle, et auquel, par le conseil de Raphaël, Tobie rendit la vue en lui frottant les yeux avec le fiel d’un poisson qu’il avait tué.
RAPHIA : ville et forteresse célèbre de Palestine, sur la Méditerranée, aux confins de la Syrie et de l’Égypte, entre Gaza et Rhinocolura, connue principalement par la victoire de Ptolémée IV, Philopator, roi d’Égypte, y remporta sur Antiochus le Grand, roi de Syrie. 217 av. J.-C.
RAPHIDIM : 11ème campement des Hébreux dans l’Arabie Pétrée, près du mont Horeb, célèbre, selon la Bible, par la victoire que les Israélites, commandés par Josué, y remportèrent sur les Amalécites, et par le miracle qu’y opéra Moïse en faisant jaillir de l’eau d’un rocher qu’il frappa de sa baguette.
RASTER : outil d’agriculture dont la tête pesante avait deux, trois ou quatre dents.
RATH : fort construit en bois et en pierre sèche. Ce mot fut surtout employé pour désigner les places fortes tenues par les pictes.
RATION : la ration quotidienne du soldat romain pendant la guerre des Gaules était de 850 grammes de blé moulu. Le légionnaire le cuisait lui-même en une sorte de galette sur un feu de bois.
RATTAOUI : déesse et épouse du dieu de la guerre Montou, elle mit au monde le dieu Harprê.
RAVENNE : ville d’Italie, elle fut, dit-on, fondée par les Thessaliens, ou, selon quelques uns, par les Sabins. Elle fut prise par les Romains, 234 av. J.-C. Elle devint important sous les empereurs à cause de son port magnifique, qui pouvait contenir un grand nombre de vaisseaux de guerre. En 404 ap. J.-C., Honorius en fit la capitale de l’empire d’Occident. Résidence d’Odoacre, roi des Hérules, et de Théodoric, roi des Ostrogoths, elle devint, 568, la capitale de l’exarchat de Ravenne.
RAYA : quatrième prophète d’Amon, vers 1300 avant notre ère. Son tombeau est situé à Drah Abou el-Negah, dans la nécropole thébaine.
RÊ : soleil. Dieu originaire de Sakhebou, dans le delta du Nil, il devint prépondérant à Héliopolis où son culte se développa. Les théologiens le considéraient comme le créateur du monde. Les rois prirent le titre de « fils de Rê » à partir du règne de Khéphren (2620-2600). Seul prêtre du dieu autorisé à célébrer le mystère de la naissance divine, le roi était de ce fait le représentant de Rê sur terre. Mais Rê n’était pas immortel. Sans cesse le serpent Apopis le menaçait d’anéantissement. Aussi se battait-il, aidé par d’autres dieux qui navigaient avec lui sur l’océan du ciel. Les Égyptiens avaient imaginé qu’il était avalé tous les soirs par sa mère Nout dans laquelle il restait en gestation toute la nuit avant de renaître au matin. Sa personnalité était si forte que de nombreux dieux eurent son nom accolé aux leurs. Ainsi Amon de Thèbes était appelé Amon-Rê. Lors du schisme atonien, la plupart des principes de Rê furent appliqués dans la nouvelle religion.
REBECCA : fille de Bathuel, fut unie en mariage à Isaac, fils d’Abraham. Elle en eut deux fils, Esaü et Jacob. Rébecca, qui préférait ce dernier à son frère, attira sur lui, par une ruse, la bénédiction d’Isaac au préjudice d’Esaü, son aîné.
REBILUS (CANINUS CAÏUS) : légat qui commandait une légion au siège d’Alésia en 52 avant notre ère. Après la reddition de Vercingétorix, il fut chargé de continuer la guerre dans l’ouest de la Gaule où il se battit contre l’armée gauloise de l’Ande Dumnacos.
RÉCHABITES, secte juive ainsi nommée de Réchab, son fondateur, sous le règne de Jéhu. Ils prétendaient descendre de Jéthro, et suivre rigoureusement la loi de Moïse, s’abstenaient de boire du vin, vivaient sous des tentes, ne cultivaient pas la terre et ne possédaient rien en propre. Cette règle austère fut observée par eux pendant plus de 300 ans.
RÉCHEP : dieu cananéen de l’orage, adopté par les Égyptiens qui le représentaient s’abritant derrière un bouclier et brandissant une hache de combat.
REDEMPTOR : entrepreneur de maçonnerie.
REDICULUS : dieu romain dont le temple fut construit après la levée du siège d’Annibal.
REDIMICULUM : long cordon attaché à la mitre. Il permettait de l’arracher sous le menton.
REDONS : Gaulois du sud de l’Armorique qui avaient pour capitale Condate (Rennes).
REGINA : la Reine. Surnom de Junon.
REGINUS (ANTISTUS CAÏUS) : autre légat qui commandait une légion au siège d’Alésia en 52 avant notre ère.
RÈGNES :
753 : fondation de Rome.
753-717 : Romulus.
717-673 : Numa Pompilius.
673-640 : Tullus Hostilius.
641-616 : Ancus Martius.
616-578 : Tarquin l’Ancien
578-534 : Servius Tullius.
534-509 : Tarquin le Superbe.
509 : Rome chasse les rois étrusques et les remplace par des magistrats annuels
(préteurs, puis consuls).
493 : élections des tribuns par la plèbe.
450 : loi des Douze Tables.
440 : lex Canuleia qui établit l’égalité entre les plébéiens et les patriciens.
421 : les premiers questeurs.
59-44 : Jules César.
43 : triumvirat d’Octave, d’Antoine et de Lépide.
27 avant J.-C. – 14 après J.-C. : Auguste.
14-37 : Tibère.
37-41 : Caligula.
41-54 : Claude.
54-68 : Néron.
68-69 : Galba. 68-69
69 : Othon.
69 : Vitellius.
69-79 : Vespasien.
79-81 :Titus.
81-96 : Domitien.
96-98 : Nerva.
98-117 : Trajan.
117-138 : Hadrien.
138-161 : Antonin.
161-180 : Marc Aurèle.
180-192 : Commode.
193 : Pertinax.
193 : Didius Julianus.
193-194 : Pescennius Niger.
193-211 : Septime Sévère.
211-217 : Caracalla.
217-218 : Macrin.
218-222 : Élagabal.
222-235 : Sévère Alexandre.
235-268 : anarchie militaire avec Maximin Ier, Maximus, Gordien Ier, Gordien II,
Balbin, Maxime Pupien, Gordien III, Philippe Ier, Philippe II, Pacatien,
Jotapien, Trajan Decius, Herennius Etruscus, Hostilien, Trebonianus,
Gallus, Volusien, Émilien, Valérien Ier.
260-268 : Gallien.
270-275 : Aurélien.
284-305 : Dioclétien.
293 : tétrarchie, deux Augustes (Dioclétien et Maximien)
et deux Césars (Galère et Constance Chlore).
305 : abdication de Dioclétien et Maximien. Galère et Constance Ier Chlore
deviennent Augustes.
306 : Sévère II.
307 : Constantin et Galère.
312 : Constantin et Licinius.
324-337 : Constantin.
337-340 : Constantin II.
337-350 : Constans Ier.
337-350 : Constant II.
337-361 : Constance II.
360-363 : Julien II.
364-375 : Valentinien Ier.
364-378 : Valens.
365-366 : Procope.
367-383 : Gratien.
375-392 : Valentinien II.
379-395 : Théodose Ier.
383-388 : Maxime.
387-388 : Flavius Victor.
385-408 : Arcadius.
392-393 : Eugène.
395-423 : Honorius.
402-450 : Théodose II.
407-411 : Constantin III.
408 : Eudoxie.
408-411 : Constans II.
409-410 : Priscus.
409-411 : Maxime.
411-413 : Jovin.
412-413 : Sébastien.
414-415 : Priscus Attalus.
421 : Constance III.
423-425 : Johannes.
425-455 : Valentinien III.
450-457 : Marcien.
455 : Maxime Pétrone.
455-456 : Avitus.
457-474 : Léon Ier.
461-465 : Sévère III.
467-472 : Anthemius.
472 : Olybrius.
473-474 : Glycerius.
474-475 : Julius Nepos.
475-476 : Romulus Augustulus.
RÉGULUS (M. ATILIUS) : célèbre général romain, s’illustra pendant la première guerre punique. Consul en 267 av. J.-C., il soumit les Salentins et s’empara de Brindes (Brundusium), leur capitale. Consul pour la seconde fois, en 256, il remporta une victoire navale sur Hamilcar et Hannon, généraux carthaginois, à Ecnome, sur les côtes de la Sicile. Sans s’arrêter à ce brillant succès, il débarqua son armée à Clypea, sur la côte d’Afrique, battit trois généraux ennemis, prit Tunis et s’empara de tout le pays autour de Carthage. Réduits au désespoir, les Carthaginois demandèrent la paix ; mais il leur imposa des conditions si dures qu’ils les rejetèrent avec indignation et appelèrent à leur secours Xantippe, général spartiate, qui leur amena un renfort de troupes mercenaires grecques avec lesquelles ils battirent les Romains et firent Régulus prisonnier. Deux ans après, il fut envoyé à Rome, sur parole, pour négocier un échange de prisonniers ; mais, au lieu d’appuyer cette proposition, il conseilla au Sénat de la refuser, et retourna à Carthage, malgré les instantes prières de ses amis et les larmes de sa femme et de ses enfants. Les historiens latins ont raconté que les Carthaginois, irrités de sa conduite, l’avaient fait périr dans les supplices avec un raffinement de cruauté ; mais Polybe et Diodore de Sicile ont gardé le silence sur ce fait, ce qui permet de le révoquer en doute.
RÉHOTEP : premier roi de la XVIIe dynastie thébaine, vers 1680 avant notre ère. Son règne fut paisible malgré l’installation des Hyksôs dans le delta du Nil. Après sa mort, il apparut à maintes reprises aux vivants qui relatèrent cette expérience sur des ostracas.
REINE DES PROUESSES : reine qui recevait ceux qui parvenaient à vaincre ses trois cents chevaliers. Elle reçut de Pérédur dont elle était tombée amoureuse la Pierre de Richesse.
REINHEIN : tumulus dans la Sarre sous lequel on a retrouvé une tombe princière.
REKHMIRÉ : vizir sous le règne de Thoutmôsis III, vers 1500 avant notre ère. Il nous a laissé des témoignages sur sa vie d’administrateur à travers les remarquables peintures de sa tombe dans la nécropole thébaine de Gournah.
RÉKHYT : décoration symbolisant la soumission du peuple au roi. Elle était représentée par un vanneau aux ailes repliées reposant sur une corbeille.
RÈMES : Gaulois de la région champenoise qui avaient pour capitale Durocortorum (Reims). Ils se soumirent à Rome sans combattre.
REMULUS : chef latin battu par les Rutules.
REMULUS : roi albain foudroyé par Jupiter.
REMUS : voir ROMULUS.
RÉNÉNOUTET ou ERMOUTHIS : déesse serpent protectrice des récoltes et des greniers. Elle avait pour fils Néper, « le grain ».
RENO : manteau très court qui ne descendait pas plus bas que les reins et le ventre. D’origine germaine, il était taillé dans une peau de renne.
RENOMMÉE (FAMA ou RUMOR) : déesse allégorique qui avait un temple à Rome.
RENOMMÉE : déesse allégorique. Suivant Homère, messagère de Zeus. Sophocle lui donne pour mère l’Espérance et Virgile, la Terre. Elle habite un palais situé au milieu de l’univers et devant lequel se tiennent la Crédulité, l’Erreur, la Joie, la crainte et la Rumeur.
REPAS : pour manger, les Celtes et les Gaulois s’asseyaient sur du foin étalé, des peaux de loups ou de chiens autour de tables de bois très basses sur lesquelles les plus jeunes esclaves filles et garçons déposaient les plats. Avec le progrès, ils adoptèrent les tabourets de bois et les fauteuils d’osier. Ces repas se composaient surtout de viandes rôties, braisées ou bouillies qu’ils déchiraient à coups de dents, se servant parfois d’un petit couteau pour découper les morceaux coriaces. Ce couteau était dissimulé dans une gaine du fourreau de leur épée. Les poissons de rivière ou de mer étaient accommodés de cumin, de sel et de vinaigre. Les boissons circulaient dans des vases à deux anses, de terre cuite ou d’argent, le vin pour les plus riches et la bière pour les autres.
RENPIT : nom de l’année, en égyptien ancien. L’année était réglée par les récoltes, d’où sa représentation symbolique par une tige surmontée d’un bourgeon.
REPOSITORIUM : meuble précieux incrusté d’écailles enrichies d’argent, qu’on plaçait sur une table de salle à manger lors des repas. Il contenait les mets pour les convives.
REPOTIA :
1. Groupe de gens qui se mettaient à boire après le festin.
2. Fête que la mariée donnait à ses amis après la nuit de noces.
RENPOUT : produits annuels de la récolte.
RÉPYT : épouse d’Hâpi, le Nil. Elle était surtout sollicitée avant la crue. On jetait ses statuettes dans le fleuve, où on les présentait à son époux dans les temples.
RESPICIENS : favorable. La Fortune représentée tournant la tête du côté des spectateurs.
RÉTIAIRE : gladiateur armé du filet et du trident. On l’opposait surtout au secutor.
RHACIOS : prince crétois qui conduisit une colonie en Ionie et fonda Claros. Il épousa Manto et en eut le devin Mopsos.
RHADAMANTHE : fils de Zeus et d’Europe. En lutte avec ses frères Minos et Sarpédon, il dut quitter la Crète et se réfugia dans les Cyclades dont il civilisa les habitants. Suivant Diomède, il donna Chios à Œnopion, Paros à Alcée, Délos à Anios, Andros à Andréos, Cyrnos à Eugine, Lemnos à Thoas, Préparèthe à Pamphile et Marionée à Évombée. Il fut père de Gortys. À Ocalée en Béotie, il épousa Alcmène. Il apprit à Héraclès à tirer à l’arc. Après sa mort, les dieux le récompensèrent en le nommant juge aux enfers avec Minos et Éaque.
RHAKOTIS : bourg égyptien qui fut intégré à Alexandrie. Les habitants y conservèrent l’usage de leurs mœurs et leurs pratiques religieuses.
RHAPSODES : les Grecs donnaient ce nom à des chanteurs nomades qui allaient de ville en ville, chantant ou récitant en public des morceaux de poèmes anciens, surtout ceux d’homère. La réunion de ses morceaux formait une rhapsodie.
RHÉA : selon Homère, elle épousa Cronos et fut mère des Cronides. Elle confia Héra enfant aux soins d’Océan et de Téthys. La Théogonie d’Hésiode la fait fille d’Ouranos et de Gaïa, épouse de Cronos. Selon cet auteur, elle arracha Zeus à la mort et le cacha à Lyctos en Crète. Elle présenta ensuite à Cronos un bébé de pierre enveloppé de langes qu’il avala. Primitivement le culte de la mère de Zeus semble avoir été pratiquement nul. Les Thraces méridionaux lui donnèrent une certaine expansion en identifiant Rhéa avec la déesse Cotytto. De plus les gens du pays où se trouvait la célèbre grotte de Zérynthion identifièrent Rhéa avec la puissante Hécate de Samothrace et de Lemnos. Les Hellènes suivirent leur exemple. On complexifia cette nouvelle Rhéa en introduisant dans son culte un élément dionysiaque car on disait qu’elle avait initié Dionysos aux mystères en Phrygie. D’autre part, on ajoutait que Cybèle changée en cavale avait mis au monde ou nourri Sabazios sur le Tmolos et on en concluait que Déméter, Perséphone, Rhéa et Cybèle ne faisaient qu’une seule et même divinité. Postérieurement, Déméter fut confondue avec Rhéa et regardée comme déesse de la terre.
RHÉA ou RHÉE : à Rome, cette déesse grecque fut identifiée à Ops, Maia, Bona Dea, Terra, Fauna… Importée de Pessinonte au temps de l’invasion d’Annibal, son temple fut élevé sur le mont Palatin. Ce lieu sacré était interdit aux hommes. Elle porta les noms de Grande Mère et de Cybèle.
RHÉA SILVIA ou ILIA : fille de Numitor, amante de Mars dont elle eut Remus et Romulus.
RHEDA : grand véhicule d’origine gauloise qui servait au transport des personnes.
RHEGIUM : ancienne ville de l’Italie, aujourd’hui Reggio, sur le détroit de Messine, fondée par les Charcidiens et des Messéniens, vers 744 av. J.-C., devint une grande ville de commerce. Denys l’Ancien la détruisit en 387. Denys le Jeune la rétablit sous le nom de Phœbia. Une garnison de soldats Campaniens y égorgea tous les partisans des Romains, et donna la ville à Pyrfrhus. Rome la reprit, 271.
RHESCUPORIS Ier : roi de Thrace, dans le Ier siècle av. J.-C., servit tour à tour, dans les guerres civiles, Pompée contre César. Puis Brutus et Cassius contre Octave et Antoine.
RHESCUPORIS II : roi de Thrace du Ier siècle avant J.-C. Allié de Pompée, puis de Cassius et de Brutus.
RHÉSOS : fils d’Éionée, roi de Thrace, suivant Homère. Les poètes postérieurs le font naître de Strymon et d’une Muse, Euterpe, Calliope ou Terpsichore. Il avait des chevaux plus blancs que la neige et aussi rapides que les vents. Le salut de Troie dépendait de ces animaux. S’ils buvaient les eaux du Xanthe, la ville ne devait pas succomber. Priam appela donc Rhésos à son secours, mais Ulysse et Diomède l’égorgèrent et lui enlevèrent ses coursiers. À la nouvelle de sa mort, Arganthone, son amante, se tua.
RHÉSUS : roi de Thrace, fils du fleuve Strymon, selon la Fable, appelé par Priam au secours de Troie, vers la fin du siège de cette ville par les Grecs, avait des chevaux d’une blancheur merveilleuse, dont, au dire de l’oracle, dépendait le sort de Troie. S’ils buvaient les eaux de Xanthe, la ville était sauvée ; mais, la nuit même de son arrivée, Rhésus fut tué par Diomède, tandis qu’Ulysse enlevait les chevaux.
RHIANNON : déesse jument celte. Épouse de Pwyll et de Manawyddan Ab Lyr. Elle emportait sur son dos les âmes vers l’Autre Monde. Ses oiseaux magiques endormaient les vivants et réveillaient les morts. Leur chant vous plongeait dans la joie et l’oubli pour une période de sept ans.
RHIN : dieu fleuve, il était représenté sous les traits d’un vieillard barbu à moitié nu, assis au pied de hautes montagnes. De la main gauche, il s’appuyait sur un navire et, dans la main droite, il tenait des roseaux ou une corne d’où jaillissait de l’eau.
RHODÉ : nymphe qui n’est autre que l’île de Rhodes personnifiée. On lui donne indifféremment pour père Poséidon, Océan ou le Soleil et pour mère Aphrodite, Amphitrite ou Halia. Suivant Pindare, lorsque les dieux se partagèrent la terre, le soleil, qui était absent, fut oublié. A son retour dans l’olympe, il se plaignit à Zeus et lui demanda l’île de Rhodes encore couverte par les flots. Lorsqu’elle apparut, le Soleil s’en empara et y rendit la nymphe Rhodé mère de sept fils appelés Héliades.
RHODES : île de la Méditerranée, Rhodes fut éprouvée par de nombreux tremblements de terre dont celui de 222 qui détruisit le Colosse. Elle fut d’abord nommée ophusia à cause des serpents dont elle était infestée, puis Macaria (la bienheureuse), en raison de sa fécondité, enfin Rhodes (du nom grec de la rose) à cause des nombreux rosiers qui y croissaient sans culture. L’île passa d’Athènes à Sparte et recouvra sa liberté à l’époque de la guerre sociale. Soumise par Alexandre le Grand, elle reprit sa liberté après la mort du conquérant puis devint l’alliée de Rome dans ses guerres contre Philippe V et contre Antiochos III. Elle fut réunie définitivement à l’empire romain en 71 de notre ère.
RHODOPE : nymphe de Thrace. Épouse d’Hæmos dont elle eut l’èbre. Elle fut changée en montagne ainsi que son époux, parce qu’ils avaient pris les noms de Zeus et d’Héra.
RHŒO : fille de Staphylos et de Chrysothémis. Ayant cédé aux désirs d’Apollon, elle fut enfermée dans un coffre et jetée à la mer par son père. Portée par les flots à Délos, ou dans l’île d’Eubée, elle y donna le jour à Anios. Elle épousa ensuite Zarex.
RHŒTOS : centaure blessé par Dryas aux noces de Pirithoüs.
RHYPAROGRAPHUS : peintre décorateur. Il peignait grossièrement des scènes de la vie quotidienne, de la vie champêtre, des natures mortes, à l’intérieur des échoppes et des boutiques.
RIBEMONT-SUR-ANCRE : commune sur laquelle a été mis au jour un sanctuaire celte de type belge. Dans le petit temple à ossuaire reposaient 2 000 tibias, fémurs et humérus humains. Tout autour de nombreuses armes étaient éparpillées.
RICA : pièce de drap brodée de forme carrée et bordée de franges. Elle était portée sur la tête par les femmes qui faisaient des sacrifices.
RICIMER : général romain. Petit-fils du roi des Goths Wallia. Consul en 459, il renversa Avitus et le remplaça par Majorien qu’il fit assassiner en 461 pour faire nommer Libius Sévère. À la mort de ce dernier, il reconnut Anthemius dont il était le gendre (467), puis le fit tuer en 472. Ayant fait monter Olybrius sur le trône, il mourut la même année.
RICIN : l’huile de ricin était employée pour l’éclairage des lampes.
RICINIATUS : qui porte le recinium. Surnom de Jupiter lorsque ses statues étaient couvertes d’un voile.
RICINIUM : petite pièce de drap pliée en deux sur la tête. Les femmes la mettaient en signe de deuil.
RISCUS : grand panier en osier recouvert de cuir dans lequel les femmes gardaient leurs robes et leurs tuniques.
RIGANTONA : l’une des premières Grandes Déesses Mères. Comme Rhiannon, elle emportait les âmes sur son dos.
RITONA : déesse gauloise du passage entre les mondes. Elle marquait l’espace qui séparait la mort physique de la transmigration de l’âme.
RITTA : géant qui arrachait les barbes des rois pour s’en faire un manteau.
RIVALEN : père de Tristan. Son épouse Bleunwenn mourut de chagrin lorsqu’il perdit la vie en se battant contre Morgan.
RIX : mot gaulois signifiant roi. Nous le retrouvons dans les noms de Vercingétorix, Orgétorix, Ambiorix, Éporédorix…
ROBIGUS ou ROBIGO : dieu romain qui protégeait les blés de la nielle. Sa fête, instituée par Numa, avait lieu le 25 avril. Ce jour-là, on lui sacrifiait une brebis et une chienne rousse.
ROBUR : cachot dans lequel on exécutait les prisonniers.
ROCHEPERTUSE : site gaulois sur la commune de Vélaux dans la vallée de l’Arc (Bouches-du-Rhône). Il a été détruit vers le IIe siècle avant notre ère. Entre 1919 et 1927, des pièces uniques, plus de 200 fragments peints, gravés et sculptés y ont été découverts, ainsi que deux statues d’homme assis, deux têtes accolées, une frise de chevaux et un oiseau datant du IIIe siècle avant notre ère.
ROGATORES : officiers qui, dans les comices, avaient pour tâche de se tenir à l’extrémité inférieure du pont sur lequel passaient les citoyens pour voter. Les rogatores présentaient les bulletins de vote à chaque participant.
ROGUS : bûcher funéraire que les flammes attaquaient.
ROI DU FESTIN : Rex convivii, arbiter bibendi, nom donné par les Grecs et les Romains à celui des convives qui, dans un festin, était chargé de régler le nombre de coups que chacun devait boire. Cette royauté était ordinairement tirée au sort avec des dés.
ROI (Livres des) : nom donné à quatre livres de l’Ancien Testament, qui renferment l’histoire des rois des Juifs depuis la naissance de Samuel jusqu’à Jéchonias et la 45ème année de la captivité de Babylone. On ignore quels sont les auteurs de ces livres : on attribue, sans preuves, le premier à Samuel et les autres à Esdras.
ROI-PÊCHEUR : roi boiteux d’un royaume de marécages couvert de brumes éternelles. Il initia Pérédur (Perceval) quand ce dernier recherchait le Graal.
ROLLIER : passereau à plumage bleuté, appelé « surtout » par les anciens Égyptiens qui le capturaient avec de grands filets. Il était particulièrement redouté dans les vergers où il se nourrissait de fruits.
ROMA : selon les sources :
1. Fille de Mars. Elle personnifiait la force.
2. Fille d’Italus ou de Télèphe et de Lucanie qui épousa Énée et donna son nom à la ville de Rome.
3. Captive troyenne qui exhorta ses compagnes à mettre le feu aux vaisseaux des Grecs abordant les côtes italiennes.
4. Fille de Dexithée. Elle épouse Latinus et donna naissance à Romulus et à Remus.
ROMA (ROME) : personnification de la ville de Rome. Elle avait des temples et des autels de nombreuses villes.
ROMAIN (SAINT) : Romanus, martyr, soldat dans l’armée romaine, se convertit au christianisme à la vue du martyre de saint Laurent. Il fut lui-même martyrisé à Rome, en 258. Fête, le 9 août.
ROMAIN (SAINT) : solitaire, fonda, vers 430, dans les gorges du Jura, avec l’aide de son frère, saint Lupicin, le monastère de Saint-Claude, et celui de Baume pour les femmes. Il mourut, en 460, à 70 ans. On le fête le 28 février.
RÖMERGHÜGEL : la belle remise. Butte au sud de la ville allemande de Ludwigsburg. Elle était autrefois un tumulus celte de 60 mètres de diamètre et de 6 mètres de haut. En 1877, on y a découvert la chambre mortuaire du défunt qui portait un torque d’or, un poignard et une pierre à aiguiser. La chambre contenait aussi un char et de la vaisselle.
ROMULUS et REMUS : fondateurs mythiques de la ville de Rome. Ils furent l’objet de nombreuses traditions, dont les suivantes :
- Fils d’Énée et de Dexithée, fille de Phorbas, Romulus aborda en bateau par le Tibre le site de Rome, survivant à une catastrophe qui détruisit le reste de sa flotte.
- Fils de Roma, ou de Mars et d’Aemylie, ou d’un Pénates et d’une esclave de Tarchetius qui le fit exposer ainsi que Remus. Les deux frères furent allaités par une louve et recueillis par un pasteur.
- Fils de Rhea (Silvia ou Ilia) et de Mars, Romulus et Remus furent exposés par ordre de leur oncle, le roi d’Albe Amulius. Une louve et un pivert les nourrirent jusqu’à ce qu’un berger les recueillit. Parvenus à l’âge de la puberté, les deux frères placèrent leur grand-père Numitor sur le trône d’Albe avant de fonder la nouvelle ville de Rome le 21 avril 753. Cette fondation entraîna la mort de Remus de la main même de Romulus. Après avoir uni les Sabines à ses hommes, celui-ci vainquit les Crustiniens, les Antemnates et les Sabins. Le roi de ces derniers, Tatius, devint son allié et installa sa tribu sur les monts Capitolin et Quirinal. Après l’assassinat de Tatius, Romulus régna seul avant d’être tué par les sénateurs ou enlevé par le dieu Mars.
RONABWY : la Mémoire. Ronabwy détenait la mémoire druidique. Il reçut d’Iddawc une pierre qui lui permit de se souvenir de tout ce qu’il voyait, sentait et entendait.
RONAN : druide lié à la lune qui vivait seul au cœur de la forêt. On le croyait capable de se transformer en loup-garou.
RORARII : corps qui regroupait les soldats armés légèrement . Ils formaient la troisième ligne, chargée de harceler l’ennemi par des jets de javelots.
ROSCIUS (QUINTUS) : acteur romain du Ier siècle av. J.-C. Rival d’Aesopus, il acquit une immense fortune en jouant et donna également des leçons de déclamation à Cicéron qui plaida pour lui.
ROSEAU ou HIÈBLE : il représentait la lettre P (pethboc), dans l’alphabet des arbres.
ROSETTE : aujourd’hui Rachid, à l’ouest du delta du Nil. C’est là que fut trouvé le fragment de stèle dit « pierre de Rosette », en 1799 de notre ère, par le capitaine Bouchard. Un décret sacerdotal y est gravé en hiéroglyphes, en démonique et en grec. Cette particularité permit à Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes à partir du grec.
ROSMERTA : la Grande Pourvoyeuse. Déesse gauloise de l’abondance et de la fécondité. Elle portait une corbeille de fruits et un caducée.
ROSTRE (ÉPERON) : à l’origine, simple poutre se terminant par une pointe de métal, le rostre fut ensuite de bronze ou de fer.
ROTH RAMHACH : roue cosmique qui, selon les Celtes, devait tomber sur terre à la fin du monde.
ROUGE : le rouge symbolisait la violence et la méchanceté. Seth était rouge.
ROUSTAM : héros presque légendaire de la Perse, à qui l’on attribue une foule d’exploits, qui appartiennent à plusieurs personnages de différents âges. Le plus célèbres ou le plus historique aurait vécu au VIème siècle av. J.-C. Prince du Sedjestan, descendant de Djemchid, il aurait rendu de grands services au roi Kaïkaous II, et repoussé l’invasion des Touraniens. Mais il fut disgracié, pour avoir refusé d’embrasser la religion de Zoroastre. Vainqueur d’Asfendiar, fils du roi, dans un combat singulier, il serait mort, dans une expédition contre l’Inde, victime de la trahison de son frère, Scheghad.
ROY : scribe royal, intendant sous le règne d’Horemheb (1340-1314). Son tombeau se trouve à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
RUAD ROFESSA : le Rouge de la Science Parfaite. Nom du dieu Dagda quand il manifestait son pouvoir guerrier et sa maîtrise des sciences.
RUANA : déesse latine des moissons. On l’invoquait pour ne pas perdre les grains des épis.
RUBRICA : ocre rouge. La rubrique concernait les lois de l’État. Ces lois fondamentales étaient écrites à l’ocre rouge.
RUCHT : roi et porcher des Sidhs d’Ichall Ochné. Changé en corbeau, en poisson puis en ver dans la source magique d’Uaran, il fut avalé par le Bœuf Cornu d’Ai.
RUDIARIUS : gladiateur qui recevait le rudis, ce qui signifiait sa mise en congé, son affranchissement ou sa retraite.
RUDIS : bâton surmonté d’une boule. Il servait d’arme d’entraînement et était symbole de liberté.
RUFIN (FLAVIUS RUFINUS) : ministre de Théodose et d’Arcadius. Né à Elusa (Aquitaine) en 350. Rusé, avide de pouvoir et d’argent, il parvint à s’attirer les faveur de Théodose à Constantinople. Préfet d’Orient, maître des offices, préfet du prétoire, il seconda l’empereur en faisant preuve d’une extraordinaire cruauté. Tuteur d’Arcadius, il poussa Alaric, le roi des Wisigoths, à ravager les provinces d’Orient en 395, année au cours de laquelle on l’assassina (à Constantinople).
RUFUS (CŒLIUS) : orateur et homme politique romain. Né à Pouzzoles en 82 av. J.-C. Préteur, il fut l’ami de Cicéron qui le défendit contre les accusations de Sempronius Atratinus en 56. Tribun du peuple (52), il soutint Milon, puis se déclara pour César. Préteur en 48, il se rangea du côté de Pompée et tenta de soulever l’Italie. Il mourut avec Milon près de Thurium.
FUFUS SEXTUS : voir SEXTUS RUFUS.
RULLUS (PUBLIUS SERVILIUS) : tribun du peuple en 63 av. J.-C. Il tenta de faire passer une loi agraire sur les ventes de toutes les terres publiques des provinces pour acheter des terres aux citoyens pauvres d’Italie.
RUMILIA ou RUMINA : déesse latine qui présidait à l’allaitement des nouveau-nés.
RUMINAL : nom du figuier sous lequel la louve allaitait Remus et Romulus.
RUMINUS : le nourricier. Surnom de Jupiter.
RUNCATOR : esclave ou paysan qui était chargé d’éclaircir les champs de blé en arrachant les mauvaises herbes.
RUNCINA : déesse latine invoquée au moment du sarclage.
RUSOR : surnom de Pluton.
RUTH : femme moabite, après la mort de Mahalon, son mari, suivit sa belle mère Noémi jusqu’à Bethléem, alla glaner sur les terres de Booz, son parent, gagna sa bienveillance et finit par l’épouser. Elle fut la mère d’Obed, un des ancêtres de David. Le Livre de Ruth, charmante idylle, raconte cette histoire.
RUTILIUS LUPUS : grammairien latin, suivant les uns, contemporain de Tibère, vivait plutôt au Ier siècle av. J.-C. On lui doit un traité de rhétorique en deux livres, de Figuris sententiarum et elocutionis, abrégé d’un livre de Gorgias, d’un style élégant, et renfermant beaucoup de précieux passages d’orateurs grecs. Il a été plusieurs fois édité, surtout par Ruhnkenius, Leyde, 1768, et par Frotscher, 1831.
RUTILIUS MUSONIUS : philosophe stoïcien du Ier siècle, persécuté par Néron, fut au contraire estimé par Vespasien, qui l’exempta du décret bannissant de Rome tous les philosophes. Peerlkamp a recueilli ce qui reste de ses ouvrages. Harlem, 1822.
RUTILIUS RUFUS (PUBLIUS) : né vers 150 av. J.-C., lieutenant de Métellus dans la guerre de Numidie, consul en 105, lieutenant de Mucius Scævola, proconsu d’Asie, 95, fut accusé injustement par les publicains qu’il avait poursuivis, et fut condamné à la perte de ses biens. On vantait la sévérité de son éloquence, et on cite de lui sept discours.
RUTRUM : instrument avec lequel Remus aurait été tué. Il ressemblait à une bêche. Zone éditable
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