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S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SABA : ancienne ville d’Arabie fondée par les Arabes. C’est de là que vint la reine qui visita Salomon.

 

SABACTÈS : qui brise tout. Nom d’un démon qui était surtout funeste aux potiers et faisait éclater l’argile dans le four.

 

SABAS  (SAINT) : né en Cappadoce, 439-532, fonda plusieurs monastères près de Jérusalem. Le monastère de Saint-Sabas, près de Bethléem, sa demeure ordinaire, est occupé par des moines grecs.

 

SABAZIOS : dieu phrygien dont le culte accompagné de cérémonies étranges et d’orgies se confondit avec celui du Dionysos orphico-thrace. Pour les Grecs, Sabazios ne fut_bientôt qu’un surnom de Dionysos ou du moins un personnage étroitement lié à ce dieu. Fils de Zeus et de Perséphone. Élevé par Nyssa. Les Titans le déchirèrent en sept morceaux. Plus tard, il est fils de Cabiros ou de Dionysos. Selon les Orphiques, il devait le jour à Cronos ; il enferma Dionysos dans sa cuisse et le confia à Hippa (Cybèle) sur le Tmolos. Les Sabazies, fêtes célébrées en son honneur d’abord en Phrygie, puis en Thrace, avaient lieu la nuit. On représentait Sabazios avec des cornes, parce que le premier, il avait employé des bœufs pour le labour.

 

SABBA : fille de Bérosos et d’Érymanthé et l’une des sibylles.

 

SABBAT : (en hébreu repos), le 7ème jour de la semaine (samedi), consacré au repos chez les Hébreux. Il durait vingt-quatre heures, depuis le vendredi soir au coucher du soleil. Défense était faite, sous peine de mort, de travailler. Chaque septième année était appelée année sabbatique. Les terres n’étaient pas cultivées et les esclaves recouvraient la liberté. On donnait le nom de sabbat, pendant le moyen âge, à la réunion des sorciers et des sorcières, au milieu de la nuit, dans les endroits sauvages, sous la présidence de diable.

 

SABÉENS : ancien peuple de l’Arabie méridionale, qui comprenait les Adramites, les Homérites, les Panchéens, et les Sabéens proprement dits. Ils adoraient les astres, et leur culte a reçu le nom de sabéisme.

 

SABELLIENS : Sabelli, peuples de l’Italie centrale qui habitaient les plateaux et les gorges de l’Apennin et le versant de l’Adriatique, entre les Étrusques, les Latins et les Campaniens à l’Ouest, les Ombriens au Nord, et les Apuliens au Sud. Les principales de leurs 14 peuplades étaient : les Sabins, les Picentins, les Vestins, les Marrucins, les Péligniens, les Marses, les Hirpins, les Frentans et les Lucaniens. Ils étaient pasteurs et laboureurs, durs à la fatigue, attachés à leur sol et à leur indépendance, belliqueux et religieux. Souvent, pour apaiser leur dieu Mars, ils lui consacraient toute la génération d’une année, immolaient les uns et réservaient les autres pour les envoyer plus tard fonder des colonies : cette coutume s’appelait le Printemps sacré.

 

SABELLIUS : hérésiarque du IIIème siècle, né à Ptolémaïs, en Lybie. Il ne reconnaissait qu’une personne dans la Trinité. Ses doctrines, renouvelées au IVème siècle, formèrent le fond du socinianisme.

 

SABINS : habitants de l’Italie centrale. Les rois de Rome Numa Pompilius et Ancus Martius étaient Sabins. Les derniers montagnards de ce peuple se soumirent en 290 av. J.-C. quand Curius Dentatus battit leurs bandes.

 

SABINUS ou SABUS : ancien dieu des Sabins, fils de Sancus. Énée invoqua ce dieu en débarquant en Italie.

 

SABINUS (AULUS) : poète latin. Mort en 14 av. J.-C. Il fut l’ami d’Ovide.

 

SABINUS (MASURIUS) : jurisconsulte romain du Ier siècle. L’école sabinienne ou cassienne (du nom de son disciple, Cassius Longinus) influença pendant longtemps la jurisprudence romaine. Il écrivit les Libri tres juris civilis.

 

SABINUS (FLAVIUS) : frère du Vespasien. Gouverneur de Mésie sous Claude. Préfet de Rome sous Néron, sous Othon et sous Vitellius. Réfugié au Capitole pendant la guerre entre Vitellius et Vespasien, il fut pris et mis à mort.

 

SABINUS (FLAVIUS) : Gaulois senon, il souleva les siens au commencement du règne de l’empereur Vespasien . Vaincu par les Séquanais en 69 de notre ère, il mit le feu à sa maison, fit répandre le bruit de sa mort et vécut neuf ans dans un souterrain près de Langres. Avec sa femme Éponine, ils furent découverts et mis à mort en 78.

 

SABINUS (JULIUS) : Gaulois Lingon. Il se révolta sous le règne de Vespasien et fut vaincu avec son armée dans sa marche contre les Séquanes. Ayant mis le feu à sa maison, il fit répandre le bruit de sa mort et vécut avec sa femme Éponine neuf ans dans un souterrain près de Langres. Découverts en 78 ap. J.-C., ils furent mis à mort.

 

SABINUS (TITURIUS QUINTUS) : légat romain. En 56 avant notre ère, il marcha à la tête de trois légions contre les Gaulois Curiosolites, Unelles et Lexoviens. Tandis que Brutus, commandant de la flotte romaine, attaquait les Gaulois Vénètes qui perdirent 220 navires.

 

SACCULUS : petit sac pour transporter de l’argent.

 

SACCUS : grand sac de toile grossière. On le remplissait de blé ou de farine.

 

SACCUS NINARIUS : morceau d’étoffe grossière dans lequel les pauvres mettaient de la neige pour rafraîchir leur vin en le versant par-dessus.

 

SACELLUM : petit sanctuaire à l’intérieur d’un camp romain. Il abritait les aigles (enseignes de l’armée).

 

SACERDOTULA : jeune prêtresse de rang inférieur.

 

SACRARIUM : espace consacré dans une maison. On y abritait une divinité.

 

SACRATOR : guerrier de l’armée de Turnus.

 

SACRÉ (MONT) : Sacer mons, colline à 3 miles au Nord Est de Rome, près de l’Anio. C’est là que se retirèrent les plébéiens pour échapper à la cruauté de leurs créanciers patriciens, 493 av. J.-C. Ils ne revinrent qu’après avoir obtenu la création des tribuns du peuple. Le peuple et l’armée se retirèrent encore sur le mont Sacré, en 449, après la mort de Virginie, pour fuir la tyrannie des décemvirs.

 

SACRIFICATEUR : le sacrificateur celte ou gaulois, de rang inférieur au druide, préparait et mettait à mort les victimes. Il offrait aux dieux les parties basses : les entrailles, les testicules… et donnait les parties consommables aux fidèles.

 

SACRIFICES : les Celtes et les Gaulois pratiquèrent les sacrifices humains pour s’attirer les faveurs de leurs dieux jusqu’à la conquête romaine.

 

SACRIPORT : Sacriportus, plaine de Latium, près de Signia. Victoire de Sylla sur le jeune Marius, 82 av. J.-C.

 

SACROVIR (JULIUS) : chef des Gaulois Éduens qui tenta de soulever la Gaule et la Belgique en 21 de notre ère en s’alliant avec le Trévire Florus. Son plan d’attaque générale ayant été dévoilé trop tôt, il dut malgré lui aider les Romains dans leur guerre contre les Gaulois Andécaves et Turons. Quand vint le moment de trahir Rome, il s’empare de la cité d’Augustodunum (Bibracte), enrôla 40 000 hommes et livra bataille. Écrasé par les légions de Silus, il se poignarda dans sa maison en flammes, tandis que ses compagnons s’entre-tuaient pour ne pas tomber aux mains des Romains.

 

SADUCÉENS : secte juive, fondée par Sadoc, qui vivait au IIIème siècle av. J.-C. Il s’en tenait au texte des livres de Moïse et des prophètes, et ne servaient Dieu qu’en vue des récompenses terrestres. Ils étaient opposés aux pharisiens.

 

SAGA : femme initiée à tous les mystères. Ce mot s’appliquait aussi aux sorcières et aux voyantes.

 

SAGALESSUS : ancienne ville de Pisidie, en Asie Mineure, détruite par Alexandre, dont les ruines sont au Sud de la petite ville turque d’Isbarta.

 

SAGARIS : compagnon d’Énée ; il fut tué par Turnus.

 

SAGATUS : qui porte le manteau grossier des soldats. Par déformation, homme bagarreur.

 

SAGES (Les sept) : nom donné à sept Grecs qui vivaient au VIe av. J.-C., parce qu’ils s’occupaient surtout de l’étude de l’homme et cherchaient à le moraliser au moyen de courtes maximes. On cite ordinairement : Thalès de Milet, Pittacos de Mitylène, Bias de Priène, Cléobule de Lindos, Myson, Chilon de Lacédémone et Solon d’Athènes.

 

SAGESSE (LIVRE DE LA) : l’un des livres de l’Ancien Testament, attribué à tort à Salomon, en réalité d’une époque beaucoup moins reculée.

 

SAGITTA (FLÈCHE) : les Romains la fabriquaient avec une pointe ovale, contrairement à la sagitta hamata, triangulaire et crochue, utilisée par les Barbares, les Parthes et les peuples de l’Asie.

 

SAGITTARII (ARCHERS) : formant un corps dans l’armée romaine, ces soldats étaient essentiellement des mercenaires et des alliés. Ils appartenaient aux troupes auxiliaires.

 

SAGOCHLAMYS : manteau militaire introduit sous l’Empire. Il était formé de deux pièces d’étoffe carrées, attachées l’une à l’autre sur chaque épaule par une broche. L’une couvrait le dos jusqu’au bas des cuisses et l’autre masquait la poitrine, le ventre et le haut des genoux.

 

SAGONTE : (Saguntus), ville de l’ancienne Espagne, dans le pays des Edétans, à l’embouchure du Pallantias dans la Méditerranée, au Sud Ouest de l’embouchure de l’Ebre. Fondée par des Grecs et des Latins, située dans un pays fertile, elle s’enrichit par le commerce et fit alliance avec les Romains, qui stipulèrent son indépendance, lorsqu’ils marquèrent aux Carthiginois l’Ebre comme limite Nord de leurs possessions espagnoles. Annibal l’assiégea huit mois, la prit, 219 av. J.-C., et la ruina. Ce fut le signal de la deuxième guerre punique. Les Romains la reprirent, 210, et y envoyèrent une colonie.

 

SAGUM : mot d’origine celte. Manteau de laine grossière ou de poil de chèvre.

 

SAHIDIQUE : dialecte copte utilisé en littérature. Il était parlé au Sahid, dans la région de Thèbes.

 

SAIMEN : « le fils d’Amon ». Chancelier divin d’Amon sous le règne de Nebkheperrê Antef VII, vers 1580 avant notre ère.

 

SAINT-MAUR : commune sur laquelle a été mis au jour un sanctuaire celte de type belge, datant du début de la Tène (450 avant notre ère). Les Gallo-Romains l’utilisèrent pour y construire l’un des plus grands temples du nord de la Gaule. De forme rectangulaire, il avait une galerie de 47 mètres sur 40 et était enfermé dans une autre galerie de 78 mètres sur 72.

 

SAÏS : aujourd’hui Sà el-Hagar, sur la branche canopique du Nil. Ville de la déesse Neith. Au VIIe siècle avant notre ère, elle devint la capitale de la XXVIe dynastie, dite saïte. Platon y situe l’entretien de Solon avec un prêtre égyptien.

 

SAISONS : imbolc, beltaine, lugnasad et samain, les quatre saisons celtes et gauloises avaient une avance de près de deux mois sur les nôtres. Elles s’ouvraient sur de somptueuses fêtes.

 

SAISONS : étaient au nombre de trois : akhit, périt et chemou.

 

SAÏTE : l’époque saïte s’étend de 666 à 524 avant notre ère. Elle fut surtout marquée par le règne de Psammétique Ier (663-609), vainqueur des Assyriens et des Éthiopiens. L’indépendance retrouvée favorisa le renouveau de l’art monumental égyptien.

 

SALACIE (SALACIA) : déesse romaine de la mer.

 

SALAMINE : île du golfe d’Athènes, séparée de l’Attique par un détroit. Elle forma d’abord un petit État et eut parmi ses rois Télamon. Puis elle fut réclamée à la fois par Mégare et Athènes. Mégare la conquit d’abord, et les Athéniens menacèrent de mort quiconque parlerait de la reprendre. Solon, contrefaisant l’insensé, vint chanter des vers qui firent honte à ses compatriotes. Il les mena au combat, conquit l’île, et prouva ensuite qu’elle appartenait à sa patrie en citant un vers d’Homère qu’il avait interpolé. Les Grecs y battirent la flotte de Xerxès, 480. Elle appartient aujourd’hui au royaume de Grèce et fait partie du nome d’Attique-et-Boétie.

 

SALAMINE : ville de l’île de Chypre, sur la côte Est, fondée par Teucer, qui fuyait la colère de son père Télamon. Cambyse la conquit et Cimon la délivra. Evagoras, descendant de Teucer, y régna, 410, et soumit l’île entière, sauf Amathonte, Citium et Soles. Mais le roi de Perse, Artaxercès II, la réduisit au tribut. Conquise par Alexandre, possédée par les Ptolémées, elle fut réduite en province romaine par Caton d’Utique, sur la proposition du tribun Clodius. Les Arabes la détruisirent au VIIème siècle.

 

SALAMINIENNE : (Galère), vaisseau sacré des Athéniens, qui servait au transport des officiers. On la nommait aussi Déliaque, parce qu’elle portait tous les ans à Délos les offrandes des Athéniens.

 

SALASSES : peuple gaulois des Alpes. En 26 avant notre ère, appliquant leur politique expansionniste, les Romains les firent prisonniers par surprise et vendirent à l’encan 44 000 d’entre eux comme esclaves. Leur terre fut donnée à des colons italiens et aux prétoriens de l’armée qui fondèrent la ville d’Augusta-Praetoria, l’actuelle Aoste.

 

SALGAMARIUS : artisan spécialisé dans les salaisons, qu’il revendait lui-même dans sa boutique.

 

SALIENS : prêtres institués par Numa pour veiller à la garde des anciles (ancilia), les boucliers sacrés reproduits selon un modèle tombé du ciel. Lors de la fête des anciles, les saliens allaient en chantant et sautant à travers la ville, vêtus d’une tunique peinte aux couleurs vives et bigarrées, un plastron d’airain sur la poitrine. Ils portaient une pique à la main droite et un bouclier sacré à la gauche. Un magister sacrorum les conduisait et ils imitaient tous ses mouvements. La cérémonie se terminait par un festin. Ces prêtres, au nombre de douze, officiaient sur le mont Palatin. Leur ordre exista jusqu’au IVe siècle ap. J.-C.

 

SALLUSTE (CAIUS CRISPUS SALLUSTIUS) : historien latin. Né à Amiternum en 86 av. J.-C., mort en 34 av. J.-C. Questeur en 59, tribun en 52, il soutint le parti populaire. Corrompu, débauché, il fut surprit en adultère avec la femme de Milon, Fausta. Par vengeance, il permit plus tard la condamnation de Milon, mais fut lui-même chassé du sénat à cause de ses dépravations (50). Ayant écrit La Conjuration de Catilina, il se déclara pour César. Nommé Questeur (48), puis préteur (46), il se distingua dans la guerre d’Afrique et reçut le gouverneur de Numidie. Il y sema le désordre et fit fortune. En 44, il se retira dans sa maison du mont Quirinal et passa le reste de sa vie à écrire.

 

SALLUSTE (SECUNDUS SALLUSTIUS PROMOTUS) : philosophe. Préfet des Gaules sous Constance II. Ami de Julien. Nommé consul en 363, il refusa d’être proclamé empereur. On lui attribue le traité Des dieux et du monde.

 

SALMACIS : nymphe carienne qui présidait à une fontaine du même nom. Hermaphrodite vint se baigner dans ses eaux. Elle l’enlaça étroitement et pria les dieux de l’unir à elle à jamais.

 

SALOMÉ : sœur d’Hérode le Grand, accusa son premier mari, Joseph, de liaisons criminelles avec Mariamne, femme d’Hérode, qui les fit périr, 29 av. J.-C. ; répudia son second mari, Costobare, 26 ; déshonora Alexas, le troisième, et excita son frère au meurtre de ses deux fils, Alexandre et Aristobule, 9.

 

SALOMÉ : fille d’Hérode-Philippe et d’Hériodade, charma son oncle, Hérode-Antipas, par les grâces de la danse, et, à l’instigation de sa mère, obtint qu’il fit couper la tête à saint Jean-Baptiste et qu’il la fit servir sur un plat, 32 av. J.-C.

 

SALOMON : (en hébreu, le Pacifique), roi d’Israël, fils du roi David et de Bethsabée, lui succéda en 1016, et fit preuve d’une sévérité excessive. Il fit périr son frère Adonias, qui s’était révolté contre David, exila le grand prêtre Abiatar, fit massacrer Joab et Séméi. Il réprima le soulèvement des Iduméens avec l’aide d’un roi d’Égypte, dont il épousa la fille. Il reprit Damas, soumit le royaume de Hamath, les Héthéens, les Amorrhéens, etc. Son royaume s’étendit de l’Égypte à l’Euphrate. Il l’entoura d’une ceinture de forteresses, augmenta l’armée, mais fit surtout fleurir le commerce et les arts. Il construisit Tadmor ou Palmyre dans une oasis du désert de l’Arabie, le port d’Asiongaber sur le mer Rouge, et envoyait beaucoup de navires, montés par des Phéniciens, vers le pays d’Ophir dans l’Inde.  Il éleva le temple de Jérusalem avec l’aide d’Hiram, roi de Tyr. 30 000 charpentiers coupaient les cèdres du Liban, 80 000 ouvriers taillaient les pierres. Il fut achevé en huit ans et demi, sur la colline de Moriah. Puis, il bâtit, sur la colline de Sion, une citadelle et un palais, entoura la ville de murailles, fit construire de nombreux aqueducs, et déploya le plus grand luxe. Sur sa demande, Dieu lui avait accordé le don de la sagesse : mais, sur la fin de son règne, il épousa jusqu’à 60 femmes et eut 80 concubines. Ses prodigalités finirent par épuiser ses finances. Il fut forcé de céder à Hiram vingt petites villes et d’accabler le peuple de corvées. Longtemps on l’avait regardé comme un prophète éminent. Mais les désordres de sa cour suscitèrent contre lui de nouveaux prophètes, qui défendirent la religion nationale. Jéroboam se révolta, mais fut vaincu et se réfugia en Égypte. La sagesse de Salomon est restée célèbre dans tout l’Orient. On le représente comme ayant un pouvoir souverain sur les esprits du bien et du mal, grâce à un anneau magique. Sa renommée aurait attiré la reine de Saba du fond de l’Arabie. Il s’était efforcé de pénétrer les mystères de la nature. On lui a attribué le livre des Proverbes, le Cantique des Cantiques et l’Ecclésiaste.

 

SALOMON : trois princes de ce nom régnèrent sur la Bretagne :

Salomon Ier aurait gouverné le pays de 421 à 434 et aurait été massacré par ses sujets. Salomon II, successeur de Hoël III et Salomon III neveu de Noménoé.

 

SALMONÉE : fils d’Éole et d’Énarété, frère de Sisyphe. Époux d’Alcidice, il en eut une fille, Tyro, et épousa en secondes noces Sidéro. Il abandonna son royaume en Thessalie pour celui de l’Élide où il bâtit la ville de Salmonée. Jaloux de Zeus, il défendit de lui rendre les honneurs et, se faisant construire un pont de métal sur lequel son char roulait avec fracas, il s’exerçait à lancer des torches pour imiter le tonnerre et les éclairs. Zeus le foudroya.

 

SALSAMENTUM : saumure au vinaigre pour conserver le poisson.

 

SALTATOR : danseur mime ou danseur de divertissement.

 

SALTATRIX (DANSEUSE) : dans la plupart des cas, elle était très et de mœurs légères. On la louait pour les festins.

 

SALTUARIUS : esclave chargé de la surveillance d’un domaine non cultivé.

 

SALUS : déesse romaine de la santé. Elle présidant aussi à la prospérité de l’État dans le temple que lui avait fait élever Junius Bubulcus sur le mont Quirinal. Lors de sa fête, on jetait dans le Tibre un morceau de pâte que les flots devaient porter à la source d’Aréthuse en Sicile. On la représentait le plus souvent faisant des libations sur un autel qu’un serpent entourait de ses nœuds.

 

SALUTARIS : surnom de Pluton lorsqu’il rendait une ombre à la vie en laissant tomber sur elle quelques gouttes de nectar.

 

SALUTIGERULI : esclaves qui portaient les messages, les salutations et les compliments aux relations de leurs maîtres.

 

SALVIEN : Salvanius, né à Cologne ou à Trèves vers 390, mort vers 484, était marié à Cologne. Il convertit sa femme, Palladia, puis son beau-père, se retira dans l’île de Lérins, au monastère de Saint-Honorat, puis s’établit à Marseille vers 428, et y fut ordonné prêtre. Il fut l’une des lumières de la Gaule, et surnommé le Guide des évêques. Il composait pour les prélats des Homélies ou instructions pastorales. Il reste de lui : adversus avaritiam ; De Gubernatione Dei Lib, ouvrage écrit avec éloquence, pour montrer que les barbares sont chargés par Dieu de châtier les vices du monde romain et qu’ils régénèreront la société.

 

SALVIUS JULIANUS : jurisconsulte romain qui vécut sous les Antonins, au IIe siècle. Il écrivit un code commun sous le nom d’ »Édit perpétuel » en 131.

 

SALYENS : Gaulois qui vivaient dans l’actuelle Provence, ils durent se soumettre en 123 avant notre ère au général romain Sextius Calvinus après la chute d’Arelate et d’Aquae Sextiae (Arles et Aix-en-Provence).

 

SAMAIN : fête de l’an nouveau druidique. Elle se déroulait tout au long de la journée et durant la nuit du 1er novembre. Les âmes qui n’avaient pas stransmigré dans des corps ou qui restaient dans le Monde Invisible revenaient visiter les lieux où elles avaient vécu.

 

SAMARIE : ville de Palestine, dans la demi-tribu occidentale de Manassé, fondée par Amri, roi d’Israël, remplaça Sichem comme capitale du royaume. Prise par Salmanazar, roi d’Assyrie, elle fut peuplée d’Asiatiques qui se mêlèrent avec les Juifs et formèrent le peuple samaritain. Hérode lui donna le nom de Sébaste,, c’est-à-dire Augusta. Elle fut détruite par Titus. Sous la domination romaine on donna le nom de Samarie ou Samaritide à la partie centrale de la Palestine.

 

SAMARITAIN : nom des habitants du royaume d’Israël, lorsque les Juifs indigènes se furent mélangés avec les idolâtres établis dans le pays par Salmanazar. Leur culte était une réunion de croyances bibliques et de superstitions orientales. Les Juifs du royaume de Juda conçurent contre ces frères ennemis une haine irréconciliable : les deux temples de Jérusalemn et de Garizim furent les deux chefs-lieux des religions rivales. Les Samaritains, rejetant les commentaires des docteurs, n’admettaient que les cinq livres du Pentateuque. Il reste un faible débris de cette race dans la ville de Naplouse.

 

SAMAROBRIVA : Amiens. Ville qui servit de quartier général à César en 54 et 53 avant notre ère lorsque Ambiorix, chef des Éburons, allié des Nerviens et des Aduatuques, lança ses attaques contre la Gaule.

 

SAMBUCAS : machine de siège. Elle servait à escalader les murailles. Manœuvrée par un système complexe de poulies et de cordes, elle fonctionnait comme un ascenseur.

 

SAMILDANACH : nom du dieu Lug, maître en toute chose.

 

SAMMONICUS (QUINTUS SERENUS) : mort en 212 à Rome, homme très instruit, possesseur d’une bibliothèque de 62 000 volumes, familier de Géta, fut tué par Caracalla. Il eut un fils du même nom, qui fut le précepteur de Gordien le jeune. L’un des deux, probablement le père, a composé un poème de 1 115 vers hexamètres, divisé en 65 chapitres, de Medicina præcepta saluberrulan traduit dans la Bibliothèque de Panckouche.

 

SAMNITES (GUERRES) : ces guerres furent au nombre de trois et opposèrent les Romains aux Samnites. La troisième (311-280, vit se former une coalition entre les Samnites, les Étrusques, les Gaulois Sénons et les Ombriens.

 

SAMOCHONITIS (LAC) : lac de la Palestine, entre Nephtalie et Manassé, traversé par le Jourdan. Josué y vainquit Jabin.

 

SAMOS : île de la mer Égée. D’abord habitée par les Pélasges, puis par des Ioniens venus de l’Attique. Le gouvernement démocratique fut renversé par le tyran Polycrate. Affranchie des Perses par la paix de 449 av. J.-C., elle entra dans l’alliance d’Athènes et fut cédée aux Perses par la paix d’Antalcidas (387). Reprise par la Grèce,  elle tomba aux mains des Romains en 129.

 

SAMOS : île de la mer Égéen d’où était tirée l’obsidienne employée en Égypte.

 

SAMOTHRACE : île  et sanctuaire religieux de la mer Égée. Les Pélasges y établirent les mystères des Cabires. Les Samiens la conquirent.

 

SAMSON : juge d’Israël, né à Saraa, XIIème siècle av. J.-C., fut consacré à Dieu, ne but ni vin, ni liqueur fermentée et laissa croître sa chevelure. Dieu lui accorda une force extraordinaire. On raconte de lui une foule de légendes merveilleuses. Il déchire un lionceau comme un simple chevreau. Il tue les Philistins, il lâche à travers leurs champs trois cents renards, attachés par la queue et chargés de torches enflammées. Il rompt les liens dont ils l’ont enchaînés, et, avec une mâchoire d’âne, assomme mille ennemis. Il est juge d’Israël pendant vingt ans. Il arrache les portes de Gaza. Une femme idolâtre, Dalila, qu’il aime, lui arrache le secret de sa force. Elle lui fait couper les cheveux pendant Son Sommeil et le livre aux Philistins, qui lui crevèrent les yeux et le condamnent à tourner la meule d’un moulin. Mais sa force revient avec ses cheveux. On le mène dans le temple de Dagon pour m’accabler de moqueries. Il saisit deux des plus fortes colonnes, et l’édifice, en s’écroulant, l’écrase avec 3 000 Philistins.

 

SAMUEL : c’est-à-dire que Dieu a exaucé, juge et prophète d’Israël, né vers 1 130 à Ramatha, d’une mère, longtemps stérile, de la tribu du Lévi, fut élevé dans le temple. Après la mort d’Héli, il devint juge, 1092, et délivra le peuple de joug des Philistins. Ses fils, Joël et Abia, mécontentèrent les Hébreux, qui forcèrent Samuel à leur donner un roi. Alors il conféra l’onction sainte à Saül, 1080. Mais il conserva le pouvoir religieux. Plus tard il sacra David, choisi par Dieu, et mourut peu après, en 1043. On lui attribue le Livre des Juges et le premier Livre des Rois, jusqu’au chapitre XXIV.

 

SANCTUAIRES (voir aussi ENCLOS SACRÉ) : jusqu’à ce jour on a dénombré quatre sortes de sanctuaires celtes différents :

les sanctuaires de type belge avec de nombreuses petites fosses placées autour d’une fosse centrale à sacrifices (restes d’hommes et sacrifices d’animaux) ;

les sanctuaires de type de Vicrekschanzen (allemand) qui sont formés d’une enceinte quadrangulaire ne contenant pas de restes sacrificiels ;

les sanctuaires de type celto-ligure influencés par les cultures grecque et ibère. Édifices construits en pierre et allongés en forme de portiques qui contiennent de magnifiques statues de dieux, de héros et d’animaux fantastiques ;

les sanctuaires de sources, de lacs et d’étangs qui ne sont marqués par aucune construction, mais dont les eaux contiennent des offrandes en très petites quantités (ce qui peut s’expliquer par le pillage organisé au profit du trésor public romain après la guerre des Gaules).

 

SANCUS ou SEMO SANCUS : dieu sabin des serments qui avait un temple sur le mont Quirinal. À Rome, on l’identifia à Hercule sous le nom d’Hercule Sabinus. Sa fête était célébrée aux nones de juin. Il avait les traits d’un enfant.

 

SANDACOS : fils d’Astynoüs. Il régnait sur la Syrie lorsqu’il quitta ce pays pour s’établir en Cilicie où Pharnacé le rendit père de Cinyras.

 

SANDALIGERULA : femme esclave qui portait les mules de cérémonie de sa maîtresse.

 

SANDALIUM : mule grecque adoptée par les Romaines. Cette mule-sandale était très décorée et portée dans les cérémonies.

 

SANDDÉ BRYDD-ANGEL : Sanddé à la Face d’Ange survécut à la bataille de Camelot (Camlan) grâce à la beauté de son visage. Ses adversaires le prenaient pour un ange.

 

SANGARIOS : dieu-fleuve de Phrygie. Fils d’Océan et de Téthys. Il épousa Métope et en eut Hécube.

 

SANGLIER : animal du pouvoir spirituel. Prolongement de Lug et d’Ésus sur terre. Il possédait la connaissance. Pour cette raison, rois et héros dans les textes légendaires celtes tentaient de le capturer. En Gaule, on ne partait jamais à la chasse au sanglier sans avoir prié dans un temple.

 

SANGUICULUS : boudin fait avec du sang de chevreau.

 

SANHÉDRIN : conseil suprême des anciens juifs, chargé de juger les grandes causes, d’interpréter la loi, de délibérer sur les affaires importantes. Il était composé de 70 membres et siégeait à Jérusalem.

 

SANNIO : bouffon de théâtre. Par ses contorsions et ses grimaces, il faisait rire les spectateurs.

 

SANTONICA HERBA : l’herbe de Saintonge. Les druides puis les médecins gallo-romains l’employèrent contre les vers et les maux de ventre.

 

SANTONS : Gaulois d’Aquitaine qui avaient pour capitale Mediolanum Santonum (Saintes).

 

SAPA : vin doux réduit à ébullition des 2/3. Il servait à donner du bouquet et de la force à d’autres vins.

 

SAPO ou SPUMA (SAVON) : cette pâte molle obtenue avec de la graisse de chèvre et de la cendre de bouleau fut utilisée pour se décolorer les cheveux.

 

SAPOR Ier : roi sassanide de Perse. Il succéda à son père Artaxerxès en 238. Après une âpre lutte contre Gordien III, il s’empara de l’Arménie et de la Mésopotamie (258), puis il vainquit et fit prisonnier l’empereur romain Valérien (260) qu’il fit tuer et empailler et qu’il exposa au public. Envahissant la Syrie, il détruisit Antioche, Tarse, mais fut repoussé par Odenath et Zénobie. On l’assassina en 271.

 

SAPOR II LE GRAND : roi sassanide de Perse. Fils d’Hormisdas II. Il régna dès sa naissance en 310. À seize ans, il chassa les Arabes jusqu’au Yémen, puis persécuta les chrétiens. Après la conquête de l’Arménie (342), il entama la guerre contre Constance II et le batti à Singara avant de perdre à Nisibe où son fils fut pris et mis à mort. L’empereur Julien mourut en le combattant en 363. Jovien lui céda cinq provinces conquises par Dioclétien et Galère. Il mourut en 380.

 

SAPOR III : roi sassanide de Perse, régna de 385 à 389. Il fit la paix avec Théodose. L’Arménie et l’Ibérie recouvrèrent leur indépendance.

 

SAPPHO : femme poète de Mitylène. Elle vécut au VIIe-VIe siècle av. J.-C. Beaucoup de légendes courent sur son compte. Il nous reste quelques fragments des neufs livres de ses poésies lyriques sur l’amour. Ses épithalames passaient pour des chefs-d’œuvre. Catulle les a imités. Elle écrivait en dialecte éolien et s’accompagnait d’une harpe. On lui attribue l’invention du mètre saphique adopté par Catulle et par Horace.

 

SAQQARA : des trois nécropoles de Memphis, entre Abousir au nord et Dachour au sud, Saqqara est la plus importante. Elle n’a pas encore révélé tous ses secrets, et de nombreuses fouilles devront être effectuées avant d’épuiser les richesses archéologiques qu’elle contient encore. Au nord de ce site, se trouvent les mastabas royaux de l’époque thinite (3190-2815), entourés de tombes secondaires et de barques. Au sud, se dressent la pyramide de Téti (2480-2470) et les ruines du Temple Haut, puis les mastabas de la VIe dynastie, dont le remarquable et immense mastaba de Mereroukha. Plus loin, dans le désert, on découvre le célèbre tombeau de Ptahhotep (Ve dynastie). Plus au nord, le tombeau de Ti est précédé du Sérapeum, découvert par Mariette en 1850 de notre ère, vaste souterrain dans lequel étaient enterrés les taureaux Hapis (1310-80 av. J.-C.). Mais le monument le plus connu de Saqqara est sans conteste la pyramide à degrés du roi Djéser (2800-2790), située au centre d’un complexe architectural d’une grande beauté. Près d’elle a été érigée la pyramide d’Onnos (2490-2480), et d’autres mastabas : ceux de la reine Nebet, de la princesse Idout… Après le couvent copte de Saint-Jérémie, on parvient aux pyramides des deux rois Pépi et des reines Neith et Oudjebten. Enfin, à l’extrême limite du site s’élève le grand tombeau de Chepseskaf (Chepseskarê, 2520-2515).

 

SARA : fille de Tharé, nièce et épouse d’Abraham, douée d’une grande beauté, fut protégée par Dieu contre le roi d’Égypte, Apophis, et contre le roi des Philistins, Abimélech, qui voulaient l’enlever. Longtemps stérile, elle engagea son époux à s’unir à sa servante Agar, qui fut la mère d’Ismaël. Elle-même mit au monde, peu après, Isaac, et chassa Agar, qui la méprisait.

 

SARAPIS : ce dieu naquit à Alexandrie. Les récits nous apprennent qu’il apparut en songe à Ptolémée Ier Soter (305-282) . En fait, il s’agissait d’un dieu égyptien adoré à Memphis qui s’appelait Osor-Hapis, le dieu Apis réincarné en Osiris après sa mort. Cependant, pour les Grecs, il prit la forme d’un vieillard barbu et chevelu tenant un spectre avec, à ses côtés, le chien Cerbère, gardien des Enfers. Dieu de l’agriculture, dieu guérisseur, il joua un rôle important sous les Lagides qui en firent l’époux d’Isis. Par cette union, le couple divin fut associé aux couples royaux d’Alexandrie.

 

SARCINA : bagage personnel de chaque soldat. Il comprenait les vivres, les armes et les ustensiles de cuisine.

 

SARCINATOR, SARCINATRIX : homme, femme qui ravaudait les vêtements.

 

SARCOPHAGE : cercueil rectangulaire ou de forme humaine (sarcophage anthropoïde), en différentes matières : calcaire, albâtre, granit, bois, or… L’or était réservé aux rois, car ce métal, symbole de Rê, le soleil, représentait la chair incorruptible et divine. Les premiers sarcophages de l’Ancien Empire n’avaient aucune ornementation. À partir du Moyen Empire, quelques-uns, taillés dans la pierre, étaient gravés d’une bande d’hiéroglyphes, tandis que ceux de bois portaient des yeux et des textes funéraires. À l’avènement de la XVIIIe dynastie, en 1580 avant notre ère, les sarcophages en quartzite rose s’enrichirent de reliefs et de textes peints, en bleu pour la résurrection et en jaune en signe de divinité et d’incorruptibilité. Les dernières dynasties virent leurs sarcophages couverts, entièrement d’hiéroglyphes gravés.

 

SARCOPHAGUS (CARNIVORE) : nom donné à une pierre à chaux extraite d’Assas en Troade. Elle avait la particularité de consumer la chair d’un cadavre en quarante jours. On en faisait des cercueils.

 

SARCULUM : petite houe qui servait à arracher les mauvaises herbes.

 

SARDANAPALE : roi légendaire d’Assyrie, aurait régné au commencement du VIIIème siècle av. J.-C. C’est lui qu’on représente comme un prince efféminé, que Belisis, grand prêtre de Babylone, et Arbacès, chef des Médes, auraient renversé du trône. D’abord battu trois fois, Arbacès aurait rejeté Sardanapale dans Ninive et l’aurait assiégé deux ans. La troisième année, une inondation du Tigre détruisit une partie de la muraille, et Sardanapale se serait brûlé sur un immense bûcher avec ses femmes et ses trésors. Après lui, le premier empire d’Assyrie aurait été démembré.

 

SARDANES : mercenaires enrôlés dans l’armée égyptienne. Ils formaient la garde personnelle de Ramsès II (1298-1235) et portaient le bouclier rond et l’épée triangulaire.

 

SARDES : ancienne ville de l’Asie Mineure, capitale du royaume de Lydie, sur le Pactole et au pied du mont Tmolus. Crésus, célèbre par ses richesses, y régnait lorsque Cyrus la prit, 547 av. J.-C. Elle fit dès lors partie de l’empire des Perses. Les Athéniens, venus au secours de l’Ionie révoltée, la brûlèrent. Elle passa aux rois de Pergame, puis aux Romains, 129, qui l’agrandirent. Tibère la rebâtit, lorsqu’un tremblement de terre l’eut renversée. Saint Jean y prêcha l’Évangile. Aujourd’hui Sart.

 

SARDIQUE : aujourd’hui Sofia, ville de l’ancienne Dacie Inférieure. Sous l’empire romain, elle fut la capitale du diocèse d’Illyrie. Concile de 347, où saint Athanase fit condamner les Ariens. Patrie de l’empereur Galère.

 

SARENPOUT : gouverneur de Nubie et prince d’Assouan, il fut chargé par le roi Sésostris Ier (1961-1928) de veiller à la sécurité méridionale de l’Égypte.

 

SARMATIE : nom ancien de la région vaguement limitée comprise au Nord du Pont-Euxin, à l’Est de la Theiss, de la Vistule et de la Baltique, et à l’Ouest de la Caspienne. Les Sarmates ou Sauromates étaient, disait une vieille tradition, fils des Scythes et des Amazones, c’est-à-dire de guerriers nomades venus d’Orient et de femmes du pays. Ils occupèrent d’abord le Sud-Est de la Russie d’Europe actuelle, aidèrent les Scythes contre Darius, Mithridate contre les Romains, et substituèrent leur empire à celui des Schytes. Ils comprenaient trois grandes tribus, les Sarmates royaux, les Sarmates lazyges et les Sarmates laboureurs. Les Goths détruisirent leur puissance à la fin du IIIème siècle de notre ère. Une de leur peuplade, les Roxolans, appela les Huns, qui soumirent vainqueurs et vaincus. Les côtes septentrionales du Pont-Euxin étaient bordées de colonies grecques qui faisaient le commerce avec les Sarmates, telles que Olbia, Théodosie, Panticapée, Pityus, Phnagorie. Lors de la grande invasion, les Sarmates du Sud envahirent l’empire romain. Ceux du Nord se confondirent avec les Slaves.

 

SARON : roi de Trézène qui éleva un temple à Artémis Saronis sur le bord de la mer. Il se noya un jour en poursuivant un cerf. Son corps rapporté par les flots dans le téménos du temple y fut inhumé. Il donna son nom au golfe Saronique.

 

SARPÉDON : chez Homère, prince lycien, fils de Zeus et de Laodamie, et allié des Troyens, qui périt de la main de Patrocle. Héra s’était opposée aux efforts de Zeus qui voulait le sauver. Apollon, descendant des hauteurs de l’Ida, enleva le cadavre, le lava dans les eaux du fleuve, le parfuma d’ambroisie et le confia ensuite au Sommeil et à la mort qui le portèrent au milieu de son peuple. Diodore en fait le fils d’Évandre. Eustathe explique comment Sarpédon obtint la souveraineté de la Lycie : il fut convenu qu’on placerait un anneau sur la poitrine d’un enfant et que celui dont la flèche traverserait l’anneau serait roi. Dans cette lutte pour le pouvoir, Glaucos était opposé à son frère Isandros, et l’enfant n’était autre que Sarpédon. Plus tard, pour honorer le courage de Sarpédon, les Lyciens lui donnèrent le trône.

 

SARPÉDON : fils de Zeus et d’Europe. En lutte avec Minos, ainsi que Rhadamanthe, il quitta son pays natal et se rendit en Cilicie où il se battit contre les Lyciens. Il prit une partie de ce pays et fut père d’Évandre. Zeus lui accorda de vivre pendant trois âges d’homme.

 

SARRACUM : chariot à deux roues pleines que les paysans d’Italie employaient pour transporter leur famille.

 

SARRITOR : dieu latin du sarclage.

 

SAT AMON : fille et seconde grande épouse royale d’Aménophis III –1408-1372).

 

SATIRE : anathème poétique que lançaient les druides ou les files. La satire pouvait tuer. Elle marquait la sentence d’un jugement, cependant une satire injuste se retournait quelquefois contre l’imprécateur.

 

SATIS : déesse de la première cataracte, parèdre de Khnoum. Elle formait avec ce dernier et Anoukis une triade. On la représentait avec la couronne blanche surmontée de deux cornes pointues.

 

SATNIS : contes populaires dans lesquels les Égyptiens mettaient la magie à l’honneur.

 

SATOR :

1.     Dieu latin des semailles.

2.     Le Créateur. Surnom de Jupiter.

 

SAT-RÊ : épouse de Ramsès Ier, elle devint reine lorsqu’il monta sur le trône, en 1314 av. J.-C., puis elle prit le titre de grande prêtresse, épouse du dieu Amon.

 

SATURNALES : fêtes romaines en l’honneur de Saturne destinées à rappeler l’âge heureux où la liberté et l’égalité régnaient sur terre. Elles commençaient le 6 décembre et duraient cinq jours. La première action consistait à enlever le bandeau de laine qui entourait toute l’année le pied de la statue du dieu. Pendant les saturnales, les tribunaux et les écoles étaient fermés ; il était interdit de faire la guerre, d’exécuter un criminel, d’exercer un art, sauf celui de la cuisine. On s’envoyait des présents et comme les travaux étaient aussi interdits, les esclaves, vêtus d’une robe à bande pourpre et d’une tunique blanche, pouvaient plaisanter avec leurs maîtres qui les servaient. Certains retrouvaient leur liberté et consacraient leurs fers au dieu. Pour honorer Saturne, on donnait des combats de gladiateur.

 

SATURNE : voir Cronos.

 

SATURNE : dieu particulièrement honoré à Rome. Saturne avait un temple au pied du Capitole. À l’intérieur de cet édifice étaient conservés le Trésor public et les enseignes militaires. On y voyait sa statue dont le pied était entouré d’une bandelette de laine qu’on ne dénouait que pendant les saturnales. Il était représenté sous les traits d’un vieillard à la poitrine nue, le dos et l’arrière de la tête couverts. Il tenait la harpe à laquelle on substitua plus tard la faux. Le globe à son côté n’était autre que la planète portant son nom, et à laquelle les Romains attribuaient une mauvaise influence. D’autres attributs, tels que le crocodile, le sablier et les ailes, furent ajoutés du temps des empereurs.

 

SATURNINUS (LUCIUS APULEIUS) : démagogue romain. Questeur en 104 av. J.-C., on le disgracia. Tribun en 102, puis en 101, il fit tuer son adversaire politique Nonius. Après avoir proposé une loi agraire qui permettait la redistribution des terres prises aux Cimbres, il força Metellus à s’exiler. Voulant favoriser l’accession de Servilius Glaucia au consulat, il fit assassiner son concurrent Memmius en pleins comices. Ce crime souleva le peuple. Forcé de se réfugier dans le Capitole, Saturninus et ses amis furent délogés par Marius et rendus à la foule qui les lapida dans la curia Hostilia en 100.

 

SATURNINUS (PUBLIUS SEMPRONIUS) : gouverneur d’Égypte sous Gallien. Proclamé empereur par ses soldats, il fut massacré par eux en voulant les soumettre à une discipline rigoureuse (263) .

 

SATURNINUS (SEXTUS JULIUS) : Gaulois de l’armée d’Aurélien. Proclamé empereur à Alexandrie sous Probus, son armée l’abandonna en 280 et il fut tué à Apamée.

 

SATURNIUS : surnom de Jupiter et de Neptune.

 

SATYRES : les Romains les représentaient toujours avec une queue de bouc.

 

SATYRES : suivants de Dionysos. Ils représentent d’une manière allégorique la vie joyeuse et déréglée des adorateurs du dieu du vin. Hésiode parle d’eux comme d’une race fainéante. Suivant Nonnos, ils étaient hommes à l’origine, fils d’Hermès et d’Iphthimé, mais Héra mécontente de la négligence avec laquelle ils gardaient Dionysos, les métamorphosa en singes. D’autres auteurs les font na^$itre de Dionysos et de Nicée ou des Naïades. Les poètes les représentent avec les cheveux hérissés, le nez camus et épaté, les oreilles pointues et le cou couvert de petites excroissances semblables à des cornes, le dos terminé par une queue de cheval et plus tard de bouc. Compagnons fidèles de Dionysos, ils jouaient le rôle principal dans les fêtes orgiaques. Ils y apparaissaient armés de coupes et agitant le thyrse. Ivrognes et paresseux, ils s’abandonnaient la plupart du temps au sommeil. Ils aimaient le chant et la musique et jouaient eux-mêmes de la flûte, frappaient sur des cymbales, ou se mêlaient aux chœurs et aux danses des nymphes qu’ils effrayaient souvent de leurs poursuites brutales. Leur danse s’appelait la sicinnis. Comme divinités des bois et des champs, ils étaient très redoutés des voyageurs.

 

SAÜL : (en hébreux demandé, emprunté),  roi d’Israël, était fils de Cis, de la tribu de Benjamin. Il fut sacré roi par le prophète Samuel, 1080 av. J.-C. Il vainquit les Ammonites, les Philistins, les Amalécites. Mais, ayant accordé la vie au roi Agag, contre l’ordre de Dieu, et ayant offert le sacrifice à la place de Samuel, il fut réprouvé, tourmenté par un esprit malin, et David fut sacré roi, mais en secret. Saül voulut plusieurs fois faire périr David, qui lui échappa toujours. Au moment de combattre les Philistins, qui évoqua l’ombre de Samuel et lui prédit son sort. Le lendemain, Saül, vaincu à Gelboé, vit périr ses trois fils et se perça de son épée, vers 1040.

 

SAULE : arbre qui représentait la lettre S (saille), dans l’alphabet des arbres. Le saule faisait partie des sept arbres sacrés du bosquet des druides. Les poètes, les magiciens et les sorcières celtes en firent leur symbole (les balais des sorcières étaient fabriqués avec ses branches). Arbre de la lune et du recommencement de la vie, on le plantait près des tombeaux et des tertres.

 

SAUMON : porteur de la connaissance et de la sagesse, dans les légendes, il est le plus convoité de tous les poissons. Le consommer faisait de vous un initié. Le dieu de la mort Curoi Mac Dacre avait caché le secret de son âme dans l’estomac d’un saumon.

 

SAVILLUM : brioche composée de farine, de fromage, d’œufs et de miel.

 

SAYÉMITEF : scribe des États de son Maître sous le règne de Ramsès II (1298-1235). Son tombeau se trouve dans la nécropole de Gourmet Mourrayi, à Thèbes.

 

SCABELLUM :

1.     Tabouret de lit ou tabouret pour supporter les pieds.

2.     Soulier à semelle de bois très épaisse au centre de laquelle était placée une pièce de métal. Ce soulier servait à battre la mesure de la musique.

 

SCAEVOLA (CAIUS MUCIUS) : jeune Romain qui voulait tuer Porsenna, le roi des Étrusques, et tua par erreur son secrétaire. Pour réparer cette faute et montrer la supériorité et la fermeté romaines, il posa sa main droite sur un brasier et la laissa brûler (507 av. J.-C.).

 

SCAEVOLA (QUINTUS MUCIUS) : consul en 95 av. J.-C. Grand pontife. Marius le Jeune ordonna de le tuer en 86.

 

SCALPELLUM (SCALPEL) : petit couteau de chirurgien. Il était utilisé pour découper les excroissances de chair autour d’une blessure.

 

SCALPRUM : ciseau d’artisan.

 

SCALPRUM FABRILE : ciseau ordinaire de menuisier, actionné à l’aide d’un maillet de bois.

 

SCALPTOR : ciseleur sur pierre ou sculpteur.

 

SCALPTORIUM : main artificielle de bois ou d’ivoire qui servait à gratter les différentes parties du corps.

 

SCAPHA : chaloupe ou canot sur un grand navire.

 

SCAMANDRE : dieu-fleuve de Troade, connu aussi sous le nom de Xanthe (blond). Ses eaux rendaient les femmes blondes. Il avait un temple à Troie. Insulté par Achille, il s’efforça de l’envelopper de ses flots, mais Héphaïstos, l’ayant presque tari, le força à rentrer dans son lit. Les jeunes filles se baignaient dans le Xanthe la veille de leurs noces.

 

SCARABÉE : en égyptien, « khépérer ». Le bousier sacré est le scarabée qui pousse devant lui une boule de fumier pour y pondre ses œufs. Pour les Égyptiens, il représentait celui « qui est venu à l’existence » seul et avait créé le soleil. Le dieu Khépri était le scarabée. On déposait des scarabées à la place du cœur du défunt. Il était aussi utilisé comme sceau ou amulette. Aménophis III (1408-1372) fit graver les évènements importants de son règne sur de gros scarabées.

 

SCATACH : Celle qui fait peur. Magicienne initiatrice que seuls les élus pouvaient approcher, Scatach vivait dans un château accessible par le Pont des Sauts qui changeait de forme selon qui le traversait. Il se réduisait à la taille d’un cheveu face aux indésirables.

 

SCAURSUS (MARCUS AEMILIUS) : consul romain qui vainquit les Celtes Carniens en 115 avant notre ère.

 

SCAURUS (MARCUS AEMILIUS) : né en 163 av. J.-C. Après avoir servi en Espagne et en Sardaigne, on le nomma édile curule en 123. Consul en 115, il vainquit les Carnes. Envoyé en Afrique en 112 comme légat du consul Calpurnius Bertia, il se laissa acheter par l’or de Jugurtha. Consul en 107, il servit jusqu’à la fin de sa vie (89 av. J.-C.) le parti aristocratique.

 

SCAURUS (MARCUS AEMILIUS) : fils aîné du précédent. Il servit sous les ordres de Pompée dans la guerre contre Mithridate. Édile curule en 58 av. J.-C., il se rendit célèbre par la magnificence des jeux qu’il offrit. Gouverneur de Sicile en 55, il rebâtit sa fortune en pillant la province. Accusé, défendu par Hortensius et Cicéron, il fut acquitté. En 52, il fut cependant condamné à l’exil pour complots.

 

SCAURUS (AURELIUS) : général romain qui, en 102 avant notre ère, lors de l’invasion des Cimbres et des Teutons, marcha sur l’Hevétie avec ses légions. Battu, il tomba entre les mains de ses ennemis. Chargé de chaînes, il offensa le chef des Cimbres Boïrix, qui lui transperça la poitrine d’un coup d’épée.

 

SCÉLÉRATE (PORTE) : porte de Rome, au pied du mont Capitolin, par où sortirent les 306 Fabius de la guerre de Véies qui périrent sur les bords du fleuve Crémère (Cremera, affluent du Tibre) .

 

SCÉLÉRATE (VOIE) : rue de Rome, au pied du mont Esquilin, où la femme de Tarquin le Superbe, Tullia, fit passer son char sur le corps de son père Servius Tullius.

 

SCÉNIQUES (JEUX) : ces représentations théâtrales, introduites à Rome, 362 av. J.-C., furent ajoutées aux jeux romains, et furent d’abord célébrées au Cirque ou dans l’amphithéâtre. On éleva plus tard des théâtres permanents.

 

SCÉPHROS : fils de Tégéatès et de Méra. Frère de Limon ; Apollon et Artémis, parcourant la terre pour châtier ceux qui avaient méprisé Léto durant sa grossesse, vinrent dans le pays des Tégéates, où Apollon s’entretint en secret avec Scéphros. Limon, croyant qu’une accusation contre lui était le sujet de cet entretien, tua son frère. Artémis punit l’assassin par une mort subite et Tégéatès sacrifia aux deux jumeaux. Le pays n’en fut pas moins frappé de stérilité jusqu’à ce qu’on eût institué à Tégée une fête annuelle en l’honneur de Scéphros.

 

SCEPTRE : emblème de l’autorité royale attribué à Jupiter, à Junon et aux rois.

 

SCEPTRE D’IVOIRE (SCEPTRUM EBURNEUM) : introduit à Rome par les rois de la Dynastie étrusque, il fut utilisé par les consuls de la République.

 

SCEPTRE IMPÉRIAL ET TRIOMPHAL (SCEPTRUM AUGUSTI) : sceptre des généraux victorieux lors des triomphes à Rome. Il était surmonté d’un aigle. Il devint le symbole du pouvoir impérial.

 

SCÉTÉ : nom ancien de l’Ouadi Natroum, à l’ouest du delta du Nil, pendant la domination chrétienne. De nombreux couvents y furent érigés. Aujourd’hui, il n’en reste que quatre.

 

SCHÉDIOS : fils d’Iphitos et d’Hippolyte. Il était avec son frère Épistrophos à la tête des Phocéens au siège de Troie. Hector le tua.

 

SCHNABELKANNE : cruche trouvée en 1932 dans la tombe numéro 119 du site de Dürrnberg. Elle est considérée comme l’une des plus importantes découvertes de l’art celte. En tôle de bronze martelé au bec soudé et à l’anse rivetée, sur laquelle une tête d’animal fantastique tient dans sa gueule une tête d’homme, elle est datée de 450 avant notre ère.

 

SCHŒNICULA : femme qui se parfumait avec une pommade grossière tirée d’un jonc.

 

SCHOLA : réfectoires des officiers dans un camp romain.

 

SCIATHOS : aujourd’hui Shiatho, île de la mer Égée, au Nord de l’Eubée. Elle fit partie de l’empire athénien et payait annuellement 200 drachmes pour sa part de contributions. Elle appartint ensuite à la Macédoine. Les pirates en firent un de leurs repaires pendant la guerre contre Mithridate.

 

SCIOMANCHE : divination qui consistait à évoquer les ombres des morts pour connaître l’avenir.

 

SCIPION (PUBLIUS CORNELIUS) : maître de la cavalerie du dictateur Camille, en 386 av. J.-C.

 

SCIPION BARBATUS (LUCIUS CORNELIUS SCIPIO) : consul en 298 av. J.-C.

 

SCIPION (LUCIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils du précédent. Consul en 259 av. J.-C., il s’empare de la Corse et de la Sardaigne.

 

SCIPION ASINA (CNEIUS CORNELIUS SCIPIO) : frère du précédent. Consul en 260, il commanda la première flotte de l’histoire romaine et fut pris par les Carthaginois près des îles Lipari. Consul en 254, il reprit toute la Sicile.

 

SCIPION CALVUS (CNEIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils du précédent. Consul en 222, il combattit les Insubres. En 218, il écrasa Hannon près de Cissa en Espagne, prit Tarragone et empêcha Asdrubal de passer en Italie (217). En 215, son frère Publius et lui battirent les trois armées carthaginoises qui assiégeaient Illiturgis ; puis, en 214, ils s’emparèrent de Sagonte. Leur séparation pour attaquer les armées d’Asdrubal Barca et de Magon provoqua la fuite des auxiliaires celbitères et la perte de Cneius Scipion à Anitorgis en 210.

 

SCIPION (PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO) : frère du précédent. Consul en 219 av. J.-C. On le chargea d’attaquer Annibal en Espagne, mais arrivé à Marseille, il apprit que le général carthaginois était sur les bords du Rhône. Il fut battu et blessé près du Tessin (218), puis encore vaincu sur les bords de la Trébies. Proconsul en Espagne, il remporta de nombreuses victoires avec son frère Cneius avant d’être vaincu et tué en 212 par Magon et Massinissa.

 

SCIPION L’AFRICAIN (PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils du précédent. Né en 235 av. J.-C. Tribun militaire à Cannes, il conduisit les survivants de la bataille vers Canusium. Édile curule en 212. En 211, il prit carthagène (Espagne et s’allia à Mandonius et à Indibilis. Vainqueur d’Asdrubal à Boecula (209), il battit encore trois armées carthaginoises et devint maître de l’Espagne. En Afrique, il s’allia au roi de Numides, Syphax. Nommé consul en 205, il dirigea la Sicile et monta une expédition militaire contre Carthage. Abordant avec sa flotte à Utique (204), il écrasa Syphax qui avait trahi et Asdrubal à la bataille des Grandes Plaines (203). Il aida Massinissa à reprendre la Numidie avant de battre Annibal à Zama le 19 octobre 202, achevant la deuxième guerre punique. En 190, lieutenant de son frère Lucius Scipion, il mena les armées contre Antiochus, roi de Syrie. Après 187, il se retira à Liternum en Campanie jusqu’à sa mort (184 av. J.-C., oubliant Rome où la plupart des hauts personnages le jalousaient et le haïssaient.

 

SCIPION L’ASIATIQUE (LUCIUS CORNELIUS SCIPIO) : frère aîné du précédent. Il le suivit en Espagne où il prit la ville d’Oringis (208). Préteur en 193, consul en 190, il remporta la victoire de Magnésie sur Antiochus le Grand. Accusé avec son frère, il fut condamné à une amende de 4 millions de sesterces.

 

SCIPION NASICA (PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils de Cneius Scipion. Né en 230 av. J.-C. Édile en 196, préteur en 194, on l’envoya en Espagne où il remporta plusieurs victoires. Consul en 193, il battit les Boïens.

 

SCIPION NASICA CORCULUM (PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils du précédent et gendre du premier Africain. Il fit ses preuves sous les ordres de Paul Émile dans la guerre de Macédoine. Consul en 162, censeur en 159 et à nouveau consul (155), il battit les Dalmates.

 

SCIPION NASICA SÉRAPION (PUBLIUS CORNELIUS SCIPIO) : fils du précédent. Questeur en 149, consul en 138, il lutta contre les tribuns. Grand pontife et hostile au parti populaire, il fut l’un des principaux commanditaires du meurtre de Tiberius Gracchus. Détesté par le peuple, il mourut à Pergame en 132.

 

SCIPION ÉMILIEN LE SECOND AFRICAIN (PUBLIUS CORNELIUS) : né en 85 av. J.-C. Officier à la bataille de Pydna, il servit en Espagne comme tribun militaire. En Numidie, dans les rangs de l’armée de Massinissa, il participa à la bataille d’Oroscope (150). Tribun, il sauva deux fois l’armée romaine pendant la troisième guerre punique et fut nommé consul en 147. Après un assaut qui dura six jours et six nuits, il s’empara de Carthage en 146. Censeur en 142, il fit un long voyage en Orient (138), puis vécut un certain temps avec son ami Laelius et le philosophe Panaetius en étudiant les lettres grecques. En 134, on le nomma à nouveau consul pour combattre la ville de Numance qu’il prit et rasa (133). À Rome, il attaqua la loi agraire de Caius Gracchus, qui menaçait les possédants. On le trouva mort dans son lit en 129 et on accusa sa femme Sempronia. Le sénat ne fit aucune enquête et le peuple qui le détestait fêta sa mort dans la liesse.

 

SCIOPODES : peuple fabuleux de l’Éthiopie. Ils n’avaient qu’un pied, très large. Pour se protéger de l’ardeur du soleil, ils se couchaient à l’ombre de ce pied.

 

SCIRON : fils d’Éaque. Il habitait sur les confins de la Mégaride et précipitait les passants dans les flots de la mer. Une tortue dévorait ensuite les cadavres. Thésée le fit périr de la même manière. Les os de Sciron furent changés en rochers.

 

SCIRPEA : panier de très grande dimension monté sur des chars de transport. On l’utilisait pour les travaux des champs.

 

SCIRPICULA : petit panier de joncs tressés, de forme rectangulaire, qui servait au transport des fleurs, des légumes ou des fruits.

 

SCOPARIUS : esclave chargé du balayage dans une maison. Il utilisait un balai de bouleau.

 

SCOPAS : sculpteur grec, né à Paros. Il vécut au IVe siècle av. J.-C. Il dirigea la reconstruction du temple d’Athéna à Tégée, en Arcadie, et l’orna de ses sculptures. Il construisit le monument qu’Artémise éleva à son mari Mausole. Il s’attachait plus à l’expression qu’à la beauté idéale.

 

SCOPAS : général des Étoliens dans la guerre contre Philippe de Macédoine en 220 av. J.-C. Il se retira à Alexandrie et devint général dans l’armée de Ptolémée V contre Antiochos le Grand. Il fut battu. En 196, il forma un complot pour s’emparer du pouvoir et fut mis à mort.

 

SCOPÉLISME : sortilège qui se pratiquait en jetant des pierres enchantées dans un champ pour l’empêcher de produire.

 

SCOPULA : petit balai de brins de bouleau ou de myrte. On l’utilisait pour nettoyer les objets creux.

 

SCORDIQUES : Gaulois qui suivirent les bandes de Brennos jusqu’en Grèce vers 279 avant notre ère, puis fondèrent la ville de Singidunum (Belgrade) sur le Danube.

 

SCORDISCARIUS : artisan qui fabriquait et revendait les housses de chevaux.

 

SCORPION : engin d’artillerie romain qui tirait des boulets de grande taille selon le principe de la fronde.

 

SCORPION : nom du premier roi connu de l’histoire égyptienne. Il régna vers 3190 avant notre ère.

 

SCORPION : le signe du scorpion est l’un des plus vieux des hiéroglyphes connus. Animal redoutable proliférant dans l’ancienne Égypte, il était associé à la déesse Selket des sorciers guérisseurs. Sept scorpions défendaient Isis des attaques de Seth.

 

SCRIBE : fonctionnaire indispensable à la bonne marche de l’État égyptien, essentiellement régi parles règles écrites. Du simple contrôleur des récoltes au scribe royal attaché à la personne du pharaon, la hiérarchie des scribes était étendue et complexe. Par un secteur de l’activité économique, politique ou religieuse n’échappait aux scribes qui comptaient, légiféraient, composaient, rimaient, traduisaient et faisaient évoluer l’écriture. Certains devinrent auteurs et nous ont laissé des œuvres remarquables.

 

SCRIBILITA : grosse brioche que les Romains mangeaient chaude. Elle était faite avec de la farine et du fromage. On versait du miel sur sa croûte.

 

SCRIBONIANUS (FURIUS CAMILLUS) : consul sous Tibère en 32. Légat en Dalmatie (41), il se révolta contre Claude qui l’exila. Il mourut en 53.

 

SCRIBONIANUS LARGUS : médecin romain du Ier siècle. Il accompagna Claude en Bretagne. Il nous a laissé un traité, Sur la composition des médicaments.

 

SCRINIUM : boîte circulaire dans laquelle on mettait des manuscrits, des boules odoriférantes ou des fioles de parfum.

 

SCRIPULUM ou SCRUPULUM : la plus petite des monnaies d’or romaines. Elle pesait un tiers de denier.

 

SCULPONEAE : sandale à l’épaisse semelle de bois, portée par les esclaves à la campagne.

 

SCURRA : homme civilisé qui avait des manières de citadin. Le sens de ce mot évolua et désigna ensuite un pique-assiette, un mondain habitué à vivre aux dépens des plus riches.

 

SCUTALA : pierre ou marbre taillé en losange et utilisé pour les incrustations des surfaces habitables.

 

SCUTARIUS fabricant de boudin.

 

SCUTATUS : soldat armé du bouclier rectangulaire et convexe.

 

SCUTUM : grand bouclier rectangulaire et convexe du soldat romain. D’une longueur de 1,20 m et d’une largeur de 0,80 m, il était composé de planches couvertes d’un drap, d’une enveloppe de cuir et d’une bande métallique de renfort. Chaque légion avait son bouclier peint différemment.

 

SCYLAX : Hérode parle d’un Scylax de Caryanda (Carie), qui, par l’ordre de Darius 1er, descendit l’Indus jusqu’à son embouchure, et explora la côte jusqu’au fond de la mer Rouge. On a sous le nom de Scylax, un Périple ou description sommaire des côtes de la Méditerranée, de la Propontide, du Pont-Euxin, ainsi que des côtes Lybiques jusqu’à l’île de Cerné. C’est probablement une compilation assez sèche de matériaux d’époques différentes, entre Hérodote et Alexandre. Il a été publié d’abord par Hœschell, dans les Petits géographes, 1600, in 8° ; puis par Vossius, Hudson, Gaïl ; enfin, dans les Geographi græci minores de Müller  (collection grecque de Didot), 1855.

 

SCYLLA : personnification des brisants de la mer de Sicile. Fille de Cratæis. Suivant Homère, elle habitait dans une caverne obscure dont l’ouverture était tournée vers le couchant. Ce monstre avait douze griffes, six cous d’une longueur énorme et sur chacun une tête épouvantable, avec une gueule béante garnie de trois rangs de dents. Effrayant les marins par ses rugissements, elle les dévorait au passage. En face d’elle se trouvait Charybde. Hygin rapporte que ses têtes étaient celles de six animaux différents. La nymphe Scylla ayant méprisé l’amour de Glaucos, celui-ci pria Circé de le venger. La magicienne jeta des herbes magiques dans la fontaine où Scylla venait se baigner. Quand elle plongea dans cette eau, elle vit sortir de la partie inférieure de son corps des chiens qui y adhérant, frappaient les voyageurs d’effroi par leurs hurlements continuels. C’est alors qu’elle se jeta dans la mer de Sicile( Ovide et Tibulle).

 

SCYMNOS de CHIOS : géographe du Ier siècle av. J.-C. Il composa une Périégèse ou description de la terre en prose. On lui attribue une autre Périégèse en vers iambiques, sur les côtes septentrionales de la Méditerranée. Ce poème comprend deux parties : l’une de 742 vers (du détroit de Gadès au mont Hæmos en Thrace) ; l’autre de 238vers (de la Thrace au Pont-Euxin).

 

SCYPUS : coupe de bois de hêtre ou en argent. Elle était utilisée pour boire pendant les festins.

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