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LIENS
SCYROS - SITELLA


SCYROS : aujourd’hui Skyros, île de l’Archipel, au Nord Est de l’Eubée. Thésée y mourut. Achille y fut caché par sa mère parmi les filles de Lyocomède. Elle appartint aux Athéniens depuis 449, s’affranchit pendant la guerre du Péloponèse, tomba sous la domination des Macédoniens, puis des Romains.

 

SCYTALE : bande de cuir ou de parchemin que les magistrats de Sparte roulaient autour d’un bâton. Ils écrivaient dans le sens de la longueur et envoyaient la bande déroulée aux généraux qui avaient un bâton semblable et pouvaient ainsi retrouver l’ordre des lignes écrites.

 

SCYTHES : nom ancien des populations disséminées dans les pays appelés aujourd’hui Russie, Turkestan et Sibérie occidentale. Campés d’abord sur les rives de l’Iaxarte, ils soumirent peu à peu les tribus voisines, qui toutes furent confondues par les Grecs sous le nom de leurs vainqueurs. Au VIIème siècle avant notre ère, ils attaquèrent les Cimmériens sur les bords de la mer Caspienne, les vainquirent, s’égarèrent dans les défilés du Caucase, et se jetèrent sur la Médie, 625. Le roi Cyaxare, qui essaya de les arrêter, fut battu et réduit à la condition de sujet. Les Schythes dominèrent l’Asie antérieure pendant vingt-huit ans. Ils envahirent l’Assyrie, la Syrie, la Phénicie, et parurent à la frontière de l’Égypte, dont le roi Psammétick acheta leur retraite. Les ravages de ces nomades furent horribles. Outre les tributs ordinaires, dit Hérodote, ils exigèrent encore de chaque particulier un impôt arbitraire pour racheter sa vie et ses biens : et, indépendamment de ces exactions, ils parcouraient tout le pays, pillant et enlevant à chacun ce qui lui appartenait. Les Mèdes s’en délivrèrent par la trahison : ils invitèrent à une fête le roi et les principaux chefs, les enivrèrent et les égorgèrent. La population se souleva et massacra les Scythes qu’elle put surprendre. Les uns regagnèrent le Caucase, les autres qui eurent la vie sauve furent réduits en esclavage. Les débris de la horde, qui avaient pu s’échapper, occupèrent le pays abandonné par les Cimmériens, au Nord du Pont-Euxin. Ils y maintinrent leur indépendance, tandis que les Scythes restés dans le Turkestan, ou Massagètes, repoussaient l’invasion de Cyrus. Hérodote, faisant le dénombrement de leurs tribus, nomme les Callipides, les Alazons, les Scythes laboureurs, les Scythes agriculteurs, les Scythes nomades, les Scythes déserteurs, et les Scythes royaux ou Scolotes, qui habitaient autour du Palus-Méotide, et dominaient tous les autres . Le roi des Perses, Darius, les attaqua, 513, pour venger, disait-il, l’invasion de la Médie. Il partit de Suse avec 700 000 hommes, passa le Bosphore sur un pont de bateaux, franchit le Danube, et s’avança dans les vastes plaines de la Scythie. Les Scythes, au lieu de présenter la bataille aux Perses, décidèrent qu’on leur cèderait peu à peu le terrain, en comblant les puits et en détruisant tous les fruits de la terre, de manière à les attirer jusqu’au centre du pays. Indathyrse, riu des Scolotes, le mena ainsi pendant 500 lieues, et quand Darius repassa le Danube, il n’avait plus que 80 000 hommes. Ils résistèrent ensuite à Alexandre, harcelèrent les États fondés par ses successeurs, et furent battus par Mithridate, roi de Pont, lorsqu’ils voulurent attaquer la Chersonèse Taurique. Leur puissance disparut alors, et au lieu de Scythes les géographes ne parlent plus que de Gètes, de Sarmates et de Roxolans. Ce nom subsista en Asie, où Ptolémée distingue les Scythes en deçà de l’Imaüs, entre le Volga, la mer Caspienne, l’Oxus et la chaîne de l’Imaüs, et les Scythes au-delà de l’Imaüs, entre l’Imaüs, la Sérique et les monts Emodes.

 

SÉBASTIEN (SAINT) : né à Narbonne, vers 250, était attaché à la maison de Dioclétien. Il fut tué dans le cirque à coups de bâton, en 288. On le fête le 20 janvier.

 

SÉBEKEMSAOUF : héraut du roi de Thèbes pendant l’anarchie et sous les Hyksôs, vers 1700 avant notre ère.

 

SÉBEKHOTEP Ier : fondateur de la XIIIe dynastie, il régna de 1785 à 1780 avant notre ère, sur toute l’Égypte, comme en témoignent les chapelles construit »es à Médamoud et à Deir el-Bahari.

 

SÉBENNYTOS : ville antique sur le site de laquelle demeurent les blocs de granit rose et de quartzite du temple de Manéthon, prêtre savant du IIIe siècle avant notre ère.

 

SECESPITA : couteau très pointu à manche d’ivoire et orné d’or qui servait au sacrifice.

 

SÉCHAT : déesse des lettres et des sciences avec Thot. Elle écrivait les noms des rois sur le perséa ou ses années innombrables sur la tige du palmier. Aidée du corbeau, elle traçait avec le roi le plan du futur temple. Maîtresse des bibliothèques, elle était représentée vêtue d’une peau de félin, le calame à la main.

 

SÉCULAIRES (JEUX) : fêtes solennelles célébrées tous les cent ans vers l’approche des moissons. Elles duraient trois jours et trois nuits en l’honneur d’Artémis et d’Apollon.

 

SECURIS : hache de guerre ou hache à sacrifice.

 

SECURITAS : déesse allégorique de la sécurité. Les médailles romaines la représentaient sous les traits d’une matrone assise les jambes croisées, s’appuyant sur une colonne et regardant paisiblement devant elle. Elle tenait quelquefois la lance, la corne d’abondance ou le rameau d’olivier.

 

SECUTOR (POURSUIVEUR) : gladiateur qui poursuivait tout autour de l’arène l’adversaire en fuite (le rétiaire). Le secutor était armé du bouclier et de l’épée.

 

SED : voir HEB-SED.

 

SÉDÉCIAS : dernier roi de Juda, fut placé sur le trône par Nabuchodonosor II, à la place de Jéchonias, 592 av. J.-C. Son règne ne fut qu’une suite de débauches et d’impiétés. Il méprisa les conseils de Jérémie, se révolta contre Nabuchodonosor, fut assiégé dans Jérusalem, fut pris près de Jéricho, eut les yeux crevés et fut mené captif à Babylone, 587 av. J.-C.

 

SEDULIUS (CAIUS CŒLIUS), poète latin du Vème siècle. On ne connaît pas sa vie, peut-être a-t-il été prêtre. Le plus célèbre de ses écrits, réunis vers 496, est un poème, en 5 livres : Carmen, Paschale, id est de Christi miraculis, dédié à Théodose II.

 

SÉDULLOS : chef militaire des Gaulois Lémovices qui faisait partie de l’armée de secours envoyée à Alésia en 52 avant notre ère. Il mourut dans l’attaque lancée contre le camp de César par Vercassivellaun.

 

SÉGESTE : fille de Phénodamas. Son père, ayant été contraint par Laomédon de l’exposer, ainsi que ses deux sœurs, au monstre qui ravageait le pays, en appela au peuple qui ordonna au roi d’exposer sa propre fille. Laomédon fit alors transporter les trois sœurs sur les côtes de Sicile. Livrée à Crimisos, Ségeste en eut un fils, Ségestos.

 

SEGESTRE : couverture d’emballage faite de paille tressée ou de fourrure. On l’utilisait aussi pour se réchauffer.

 

SÉGÉTA : dieu gaulois des sources et de la santé qui était honoré dans l’actuelle commune de Saint-Galmier.

 

SEGETIA ou SEGESTA : déesse latine des moissons.

 

SÉGOVÈSE : neveu du roi gaulois Ambigat. Il partit à la conquête de la forêt Hercynienne au début du IVe siècle avant notre ère et parvint probablement en Grèce en passant par la Hongrie.

 

SÉHEL : grande île de la première cataracte où se trouve la stèle ptolémaïque dite stèle de la famine.

 

SEIA : surnom de la Fortune à laquelle le roi Servius Tullius éleva un temple.

 

SÉJAN (ÆLIUS) : chevalier romain, né à Vulsinies, commanda les prétoriens avec son père, au commencement du règne de Tibère, et gagna bientôt toute la confiance de l’empereur. Il osa aspirer à l’empire, séduisit Livilla, qui fit empoisonner son mari Drusus, fils de Tibère, fut le principal auteur de la ruine de la famille de Germanicus, et engagea l’empereur à se retirer, loin de Rome, à Caprée. Il fut alors tout-puissant, réunit dans un seul camp les cohortes prétoriennes, dont il fut le préfet, puis demanda à Tibère la main de Livilla. Le soupçonneux empereur refusa, et prépara la ruine de Séjan, en dissimulant. Une longue lettre le dénonça au sénat. Macron, qui avait reçu secrètement le commandement des prétoriens, l’arrêta. Il fut aussitôt condamné et mis à mort. La populace traîna son corps par les rues. Ses parents, ses amis, furent cruellement poursuivis, 31 ap. J.-C.

 

SÉKENENRÊ TAO II : avant-dernier roi de la XVIIe dynastie thébaine, époux d’Ahhotep, il eut pour fils Kamôsis, puis Ahmôsis, le premier roi de la XVIIIe dynastie.

 

SÉKHET : ce mot désignait un marais où les roseaux poussaient en abondance.

 

SÉKHET : déesse invoquée lors de la chasse aux oiseaux, car son fils était le dieu « Filet ».

 

SEKHMET : déesse à tête de lionne, originaire de la région de Memphis. Épouse de Ptah, elle formait avec ce dernier et Néfertoum une triade. Elle représentait la puissance destructrice. Alors qu’elle avait commencé à exterminer les hommes révoltés contre Rê, les dieux ne trouvèrent qu’un seul moyen pour l’arrêter : ils répandirent du sang mêlé de bière. Sekhmet le but, s’enivra et cessa le massacre. Elle était capable d’envoyer la peste et toutes sortes de maladies mortelles, mais elle jouait aussi un rôle protecteur envers le roi ; on l’assimilait alors à l’uræus. Pacifique, elle procurait des charmes et des remèdes. Ainsi, de nombreux prêtres serrant Sekhmet devinrent médecins.

 

SEL : le sel gemme joua un rôle prépondérant dans la naissance de la civilisation celte d’Hallstatt. Les premiers mineurs celtes suivaient les couches de sel en creusant sous les montagnes. Ils se servaient d’un outil à pic de bronze monté sur un manche en bois de pin. Ils plaçaient la pointe de cet outil sur la paroi et frappaient sur le manche à l’aide d’un maillet.

 

SELECTI : nom donné par les Romains à huit dieux (sélectionnés) qui assistaient les Consentes Dii dans leurs délibérations : Genius, Janus, Saturne, Bacchus, Pluton, le Soleil, la Lune et la Terre.

 

SÉLÉNÉ : la lune. Appelée encore Méné, on la disait fille d’Hypérion et de Théia, et sœur d’Hélios et de l’Aurore, ou fille d’Hypérion et d’Euryphaessa, ou de Zeus et de Léto, ou d’Hypérion et d’Æthra. Amante d’Endymion, elle fut aussi aimée de Zeus dont elle eut trois filles : Pandée, Ersa et Némée. Une tradition la fait mère du lion de Némée après que Pan l’eut possédée sous la forme d’un bélier blanc. Homère donne à Séléné les épithètes de Leucoténos (aux bras blancs) et d’Euplocamos (aux belles boucles). Il la dépeint comme une déesse ailée, parée d’un diadème d’or. Séléné fut identifiée avec Artémis, Proserpine et Hécate. Les cultes des quatre déesses se confondirent au fil du temps.

 

SÉLEUCOS Ier NICATOR « le vainqueur » : fondateur de la dynastie des Séleucides, né vers 358 av. J.-C., mort en 281. Il accompagna Alexandre le Grand dans son expédition et, à sa mort (323) eut le commandement des hétaires. Il seconda d’abord Perdiccas, puis contribua à sa mort en Égypte en 321. Il reçut la satrapie de Babylone, lutta contre Eumène, puis contre Antigone et fut forcé de fuir en Égypte (315). Il entra dans une ligue contre Antigone et, après la victoire de Gaza sur Démétrios (312), recouvra la Syrie et Babylone. Vainqueur de Nicanor, lieutenant d’Antigone, il soumit la Médie, la Susiane, la Perse, l’Hyrcanie, la Bactriane, les contrées jusqu’à l’Indus. En 306, il prit le titre de roi. Après avoir lutté contre Sandracottos, roi des Prasiens, il lui abandonna les provinces au-delà de l’Indus, et reçut de lui 500 éléphants de guerre. Allié à Ptolémée, à Cassandre, à Lysimaque, il remporta sur Antigone et Démétrios la victoire d’Ipsos (301). Il fonda alors un grand nombre de villes, dont Antioche sur l’Oronte et Séleucie sur le Tigre. Il défendit son empire contre Démétrios Poliorcète dont il avait épousé la fille, Stratonice (290), puis l’ayant battu, se contenta de le garder prisonnier dans Apamée (286). Une dernière guerre le fit triompher de Lysimaque de Thrace (281), mais Ptolémée Céraunos l’assassina à Lysimachia. Protecteur des arts et des sciences, il céda sa femme, la belle Stratonice, à son fils Antiochos, éperdument amoureux de sa belle-mère.

 

SÉLEUCOS II CALLINICOS « le victorieux » : roi de Syrie, fils d’Antiochos II. Il monta sur le trône en 246 av. J.-C. Ayant fait périr sa belle-mère Bérénice, il s’attira la colère de Ptolémée III, frère de cette princesse, qui entra en guerre contre lui. Il eut ensuite à combattre son frère Antiochos Hiérax, puis Tiridate, roi des Parthes, et Théodote, roi de Bactriane, qu’il vainquit tour à tour. Il ne put cependant empêcher le démembrement de l’empire. Les uns disent qu’il mourut prisonnier des Parthes ; d’autres, d’une chute de cheval en 226.

 

SÉLEUCOS III CÉRAUNOS « la foudre » : roi de Syrie. Il succéda à son père, Séleucos II en 226. Il lutta contre Attale, roi de Pergame, et fut empoisonné par son gendre Nicanor en 223.

 

SÉLEUCOS IV PHILOPATOR « qui aime son père » : roi de Syrie. En 186 av. J.-C., il succéda à son père Antiochos III. Il paya aux Romains des sommes immenses, combattit Eumène de pergame, et fut empoisonné par son ministre Héliodore qui l’avait incité à persécuter les juifs (175).

 

SÉLEUCOS V NICATOR : roi de Syrie, fils de Démétrios II. Il lui succéda en 124 av. J.-C., mais fut assassiné presque aissitôt par sa mère Cléopâtre.

 

SÉLEUCOS VI ÉPIPHANE « l’illustre » : fils d’Antiochos VIII. Roi d’Antioche et d’une partie de la Syrie en 96 av. J.-C. Il fit la guerre à Héracléon, Antiochos de Cyzique, son oncle, et Antiochos Eusèbe, son cousin. Il périt dans une révolte des habitants de Mopsueste en 94.

 

SÉLEUCOS : astronome du IIè siècle av. J.-C. D’origine chaldéenne, il naquit à Séleucie et étudia les marées et leurs causes. Il soutint une thèse identique à celle de Copernic sur le système du monde.

 

SELKIS ou SELKET : « Celle qui fait respirer la gorge » porte le signe du scorpion sur sa tête. Cette déesse protégeait le corps d’Osiris avec Isis, Nephthys et Neith. Avec ces trois dernières, elle gardait les vases canopes. Elle était adorée par la corporation des sorciers guérisseurs.

 

SELLISTERNIUM : fête religieuse en l’honneur des déesses. Les statues étaient déposées sur des sièges pour un festin.

 

SÉLYMBRIE : Selymbria, ville de l’ancienne Thrace, sur la Propontide, fut une colonie de Mégare. Philippe de Macédoine s’en empara. La fameuse muraille, construite par l’empereur Anastase pour couvrir Constantinople, allait de Sélymbrie sur la Propontide à Scylla sur le Pont-Euxin. Aujourd’hui Selivri.

 

SEM : prêtre de haut rang attaché à la ville d’On, ou à Memphis.

 

SÈMA : dépendance des palais royaux d’Alexandrie dans laquelle se trouvaient les tombeaux des rois, dont celui d’Alexandre le Grand.

 

SÉMACHOS : Athénien dont les filles donnèrent l’hospitalité à Dionysos, ce qui valut à ses descendants d’être nommés prêtres de ce dieu.

 

SEMBELLA : petite monnaie qui valait la moitié de la libella ou la vingtième partie du denier.

 

SÉMÉLÉ : fille de Cadmos et d’Harmonie. Elle inspira une vive passion à actéon, mais Artémis s’opposa à leur union en faisant déchirer le malheureux amant par ses chiens. Sémélé eut ensuite une relation amoureuse avec Zeus, et, trompée par Héra qui avait emprunté les traits de sa nourrice Béroé pour lui inspirer le désir de voir le maître de l’Olympe dans toute sa gloire, elle périt embrasée par l’éclat du dieu. Son fils Dionysos échappa à la mort et la tira des enfers, la faisant admettre dans l’Olympe sous le nom de Thyoné. Cette déesse qui n’avait pas une grande importance dans la religion primitive grecque, fut remise au goût du jour par les sectateurs de la théosophie orphique et de la philosophie mystique. Elle avait une statue à Thèbes.

 

SÉMIAS : le Subtil. Druide des Tuatha Dé Danann. Il vivait dans l’une des îles du Nord où le dieu Dagda prit son chaudron magique.

 

SEMICINCTIUM : pièce d’étoffe attachée entre les reins et les jambes. On la portait lors des exercices et des travaux de plein air.

 

SEMINAE : déesses latines des semences.

 

SÉMIRAMIS : reine légendaire d’Assyrie, aurait été la fille de la déesse Derkéto et successivement la femme d’Oannès, gouverneur de Syrie, puis de Ninus, auquel elle aurait succédé. On lui attribuait la fondation de Babylone, avec les fameux jardins suspendus, et d’un grand nombre d’autres villes : Ecbatane, Tarse ; des guerres de conquêtes en Égypte, en Éthiopie et dans la haute Asie jusqu’à l’Indus. Elle aurait éprouvé des défaites dans l’Inde. Apprenant que son fils Ninyas conspirait contre elle, elle aurait abdiqué en sa faveur et se serait changée en colombe avant de disparaître. Cette légende ne repose que sur les récits relativement modernes de Clesias. Ninus et Sémiramis, personnages mythiques, représentent un des couples divins du Panthéon syrien : Samdan et Istar.

 

SEMITALES : lares des sentiers.

 

SÉMITES : peuples descendants de Sem d’après la Bible. L’ethnologie moderne classe dans ce groupe les Hébreux, les Arabes, les Éthiopiens, les Assyriens, les Chaldéens, les Syriens, les Araméens, les Cananéens, les Phéniciens. Elle y rattache les peuples dits de race libyenne : Égyptiens, Bebères, etc. Les peuples sémites ont joué dans l’histoire, surtout pendant l’antiquité et le moyen âge, un rôle considérable. Ils ont donné naissance aux trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, ensuite le christianisme, puis l’islamisme.

 

SEMNEH : lieu où passait la frontière tracée par les rois de la XIIe dynastie (1991-1786), au nord de la troisième cataracte. Sésostris III y fit déposer une stèle stipulant qu’ »aucun nègre ne devait franchir par eau ou par terre cette frontière ».

 

SEMONES : appellation par laquelle on désignait les héros divinisés du Latium.

 

SEMPRONIUS TUDITANUS (CAIUS) : préteur en 132, consul en 129, triompha des Illyriens, et eut la réputation d’être l’un des plus savants chroniqueurs romains.

 

SEMUNCIA :

1.     Poids d’une ½ once.

2.     Petite pièce de monnaie de cuivre qui valait 1/24 d’as.

 

SENACULUM : lieu de rendez-vous et de réunion. Rome en possédait trois : entre le Capitole et le Forum, près de la porte Capène et près du temple de Bellone.

 

SÉNAT : l’histoire du sénat de Rome serait presque l’histoire de la République. On le faisait remonter à Romulus, il y avait alors 100 sénateurs, appelés patres. Numa ou Tullus Hostilius en porta le nombre à 200. Tarquin l’Ancien à 300. Après l’expulsion des rois, on adjoignit de nouveaux sénateurs, qui furent appelés Conscripti (ajoutés), d’où le nom de Patres et Conscripti, Patres Conscripti, donné désormais aux sénateurs. Le nombre s’éleva plus tard de 5 à 600. Sous César, il y en eut plus de 1 000. Mais Auguste réduisit le nombre à 600. Les sénateurs, d’abord choisis par les rois, puis par les consuls, enfin par les censeurs, ne pouvaient être pris que parmi les citoyens ayant exercé des magistratures. Les censeurs révisaient tous les cinq ans la liste et avaient le droit de rayer les noms de ceux qui leur paraissaient indignes. Le sénateur porté le premier sur cette liste, album curiæ, était appelé prince du sénat, princeps senatus. Sous les empereurs, les sénateurs furent choisis par le maître de l’État. Sous la République, le sénat dirigea le gouvernement. Il délibérait sur la paix et la guerre, rédigeait les lois, réglait les impôts, les finances, distribuait les provinces, rendait la justice, veillait à la religion, rédigeait la politique extérieure, donnait ou refusait le triomphe. Son nom était dans les actes, sur les monuments, avant celui du peuple. S. P. Q. R., Senatus, Populusque, Romanus. Il ne pouvait se réunir que par la convocation de l’un des consuls, du dictateur, du magistrat curule, et plus tard d’un tribun. Les assemblées régulières se tenaient trois fois par mois, aux calendes, aux ides, aux nones. Les sénateurs se réunissaient dans un temple ou lieu consacré, dans la Curia Hostilia habituellement. Chacun parlait de sa place. Les votes étaient recueillis, soit au scrutin secret, avec des petits cailloux, soit en levant la main, soit en allant se ranger du côté de celui dont on adoptait l’avis (ire pedibus in sententiam, alicujus). Les décrets rendus par le sénat s’appelaient sénatus-consultes. Les sénateurs avaient la toge avec une large bande de pourpre semée de clous d’or ou laticlave, et une chaussure fermée par un croissant d’or ou d’argent. Ils avaient une place réservée dans les spectacles. Sous l’Empire, le sénat n’eut plus qu’une puissance restreinte et le plus souvent nominale. Auguste lui avait bien laissé la direction d’un certain nombre de provinces (provinces sénatoriales). Sous les bons empereurs, comme au temps des Antonins, il eut encore de l’influence. Mais depuis Septime Sévère surtout, son autorité fut presque nulle. Au IVème siècle, ce n’était plus qu’une sorte de conseil municipal.

(voir également BOULÉ)

 

SÉNATUS-CONSULTE : ordonnance du sénat, dans l’ancienne Rome. Il devait être approuvé par les tribuns. On le déposait dans le temple de Cérès et plus tard dans celui de Saturne.

 

SENB : nain sacré sous la IVe dynastie. Son tombeau se trouve à Giséh.

 

SENCHA : fils d’Ailill. Il était le druide du roi Conchobar. D’un coup de baguette magique, il réussit à pacifier pour un temps les Ulates.

 

SENECTUS : personnification de la vieillesse dans Virgile.

 

SÉNENMOUT : favori de la reine Hatschepsout (1505-1484). Architecte, intendant des biens d’Amon, chef du Double Grenier du dieu, prêtre de la barque divine (ousirhat) de la déesse Maât, et chef des prophètes de Montou, il construisit le temple de Deir el-Bahari. Au summun de sa gloire, il osa se faire représenter dans le temple royal, sous la forme d’une statue. À la mort de la reine Hatschepsout, perdant tout pouvoir, il disparut de la scène politique égyptienne, et son nom fut martelé sur toutes les façades des édifices.

 

SÉNÈQUE (LUCIUS ANNAEUS SENECA) : rhéteur latin. Père de Sénèque le Philosophe. Né à Cordoue en 58 av. J.-C. Il a écrit deux recueils : Controversarium libri X et suasoriarum liber.

 

SÉNÈQUE (LUCIUS ANNAEUS SENECA) : philosophe. Fils du précédent. Né à Cordoue en 2 ap. J.-C. Il se rendit à Rome avec son père. Après de sérieuses études, il devint avocat et plaida avec succès, rendant jaloux Caligula. Questeur, il visita l’Égypte et peut-être l’Inde. Claude l’exila huit ans en Corse où il écrivit Consolation à Helvia, puis Consolation à Polybe. Plein de grandeur d’âme dans ses écrits philosophiques mais corrompu dans ses mœurs, Sénèque fut rappelé à Rome par Agrippine qui, le faisant nommer préteur, le chargea de l’éducation de Néron. Après l’empoisonnement de Claude (54), Sénèque, œuvrant avec Burrus, s’efforça de lutter contre l’ambition dévorante d’Agrippine et la cruauté naissante du jeune empereur. Britannicus ayant été assassiné, Sénèque prit le parti de Néron contre Agrippine et favorisa la liaison amoureuse entre l’empereur et Acté. Néron fit alors assassiner sa mère, puis Burrus, avant d’impliquer Sénèque dans la conspiration de Pison (65). Sénèque se fit ouvrir les veines et mourut. Philosophe stoïcien ouvert au monde, Sénèque nous a laissé de nombreux ouvrages dont Du repos du sage, De la clémence, Métamorphose de Claude en citrouille, etc.,

 

SENET : prophétesse d’Hathor, mère du vizir de Thèbes, Antéfoqer, sousle règne de Sésostris Ier (1961-1928). Elle partage avec son fils un tombeau à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.

 

SÉNILE : épithète de la Fortune lorsqu’elle était représentée avec une longue barbe.

 

SÉNISÉNEB : mère de Thoutmôsis Ier (1530-1520), elle n’avait pas le titre de princesse. Son fils succéda cependant à Aménophis Ier qui mourut sans descendant.

 

SENIUS : dieu romain de la vieillesse.

 

SENMEN : second favori de la reine Hatschepsout, frère de Sénenmout, il fut chargé de l’éducation de la fille de la reine : Néférourê.

 

SENNACHERIB : roi d’Assyrie, succéda, vers 705 av. J.-C., à son père Sargon. Il fit des expéditions en Chaldée, en Médie ; combattit une première coalition des rois d’Égypte, de Judée, de Syrie et de Phénicie ; soumit de dernier pays, força Ezéchias, roi de Juda, à payer tribut, mais fut moins heureux contre une seconde coalition des Égyptiens et des Juifs. Ezéchias paya vainement une énorme rançon. Jérusalem soutint un long siège. Une cruelle épidémie éclata dans l’armée de Sennacherib. 185 000 hommes, dit la Bible, furent frappés par l’ange du Seigneur. D’après les traditions égyptiennes, rapportées par Hérodote, le dieu Phta aurait lancé contre les Assyriens une armée de rats, qui auraient détruit pendant la nuit des carquois des Assyriens, les cordes de leurs arcs, les poignées des boucliers. L’armée assyrienne, frappée d’épouvante, se serait enfuie sans combat. Sennacherib, malgré ce désastre, réprima les révoltes, détruisit Babylone, 688, restaura et embellit Ninive. Il périt assassiné par deux de ses fils, Adrammelech et Saresser. Il eut pour successeur un autre de ses fils, Esar-Haddon, 680.

 

SENNEDJEM : serviteur dans la Place de Vérité, sous le règne de Minéptah (1235-1230). Son tombeau se trouve dans la nécropole de Deir el-Médineh, à Thèbes.

 

SENNÉFER : gouverneur des mines d’or d’Amon sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484).

 

SENNÉFER : prince de la cité du Sud, sous le règne d’Aménophis II (1450-1425). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.

 

SENONS : Gaulois qui vivaient entre les Parisiens, les Carnutes et les Lingons, ils avaient pour capitale Agedincum (Sens). Grands conquérants, ils occupèrent l’Italie et la côte adriatique dès le VIe siècle avant notre ère. Ayant vaincu les légions à Allia vers 390, ils prirent Rome au bout d’un long siège, puis se retirèrent dans la plaine du Pô après avoir été pourchassés par le général Dolabella. Trois siècles plus tard en Gaule, alliés de Vercingétorix, ils furent battus par les légions de Jules César en 51 avant notre ère.

 

SENTIA : déesse latine protectrice des nouveau-nés.

 

SENTINUM : bataille qui, en 295 avant notre ère, opposa les Romains aux Gaulois et aux Samnites. Pour la première fois, les Gaulois engagèrent des milliers de chars.

 

SENTINUS : dieu romain protecteur des nouveau-nés.

 

SÉPAT : province administrative sous l’ancienne Égypte. C’était aussi le mot par lequel on désignait un terrain cultivé et irrigué.

 

SEPHORIS : ville de Palestine, dans la Galilée. Patrie de Joachim et d’Anne, parente de la vierge Marie. Aujourd’hui Sefourich.

 

SEPLASIARIUS : marchand de plantes médicinales et de remèdes. Son activité s’étendait aussi aux parfums.

 

SEPTANTE (VERSION DES) : on nomme ainsi la traduction grecque de la Bible, faite par 72 Juifs d’Égypte, d’après les ordres de Ptolémée Philadelphe.

 

SEPTEMBRE : le 7ème mois de l’année romaine et le 9ème de l’année moderne. Il était sous la protection de Vulcain.

 

SEPTIMANIE : c’est-à-dire territoire de la septième légion, nom du canton qui s’étend autour de Béziers, où les Romains avaient établi une colonie militaire. Plus tard, ce nom fut donné au territoire qui borde le golfe de Lion, et qui comprend les sept villes de Agde, Carcassonne, Elne, Maguelonne, Narbonne, Nîmes et Uzès. Les Wisigoths la gardèrent après la défaite de leur roi Alaric II à Vouillé, 507.

 

SEPTIME SÉVÈRE : voir SÉVÈRE Ier.

 

SEPTIZONIUM : édifice à sept étages de colonnes. Deux monuments de ce type furent construits à Rome : l’un dans la XIIe région ; l’autre dans la Xe région, près du cirque Maxime, érigé par Septime Sévère ; ses colonnes servirent à la construction du palais du Vatican.

 

SEPTUAGÉSIME : nom donné, dans l’Église catholique, au dimanche qui est 70 jours avant Pâques.

 

SÉPULCRE (SEPULCRUM) : le sépulcre était à la proportion de la richesse et de l’orgueil du propriétaire. Certains sépulcres atteignaient deux étages et se composaient d’appartements somptueusement décorés. Les familles pouvaient s’y recueillir et accomplir les rites religieux. Le caveau était caché et clos pour éviter les profanations. Une autre forme de sépulcre, « sépulcre familial », consistait à regrouper les urnes funéraires d’une même famille dans un caveau. Au plus bas de l’échelle, on trouvait le sépulcre commun, qui recevait un très grand nombre d’urnes appartenant à des familles différentes dans une immense chambre flanquée de niches.

 

SEQUANA : la Seine. Déesse gauloise des sources et de la santé. En 1963, on a retrouvé 300 bois sculptés aux sources de la Seine. La plupart représentaient des membres. Ces ex-voto gallo-romains étaient dédiés à la déesse.

 

SEQUANAISE (GRANDE) : Maxima Sequanorum, province de la Gaule romaine, qui comprenait la Franche-Comté et la plus grande partie de la Suisse.

 

SEQUANES : Gaulois qui vivaient dans l’actuelle Franche-Comté, à l’est de la Bourgogne et aux sources de la Seine. Ils avaient pour ville principale Vesontio (Besançon). Ennemis des Gaulois Éduens qui entravaient le commerce du jambon en établissant des péages sur la Saône, ils se liguèrent avec les Germains d’Arioviste vers 60 avant notre ère et perdirent leur liberté quand les hordes barbares déferlèrent sur leur territoire.

 

SÉRABIT-EL-KHADIM : site minier du Sinaï, que les Égyptiens exploitèrent surtout à partir de la XIIe dynastie (1991-1786). On y envoyait des hommes sous contrat (environ 800 par expédition). Ces contingents dépendaient du « maître de tous les travaux du roi », haut fonctionnaire chargé de la mise en valeur de toutes les carrières de l’Égypte et des expéditions au Sinaï. Amménémès III (1842-1797) et Amménémès IV (1798-1790) y firent élever un temple en l’honneur d’Hathor.

 

SÉRAPEUM : édifice sous Ptolémée Ier Soter, vers 300, et terminé sous le règne de Ptolémée III Évergète, vers 240 avant notre ère, c’était le temple du dieu Sérapis, et on y adorait le taureau Hapis. Mais plus qu’un lieu de culte, le Sérapeum, avec sa bibliothèque, était un lieu de culture où les hommes de tous pays échangeaient leurs idées. Le personnel qui y servait choisissait la réclusion à vie.

 

SÉRAPHINS : c’est-à-dire enflammés, anges qu’Isaïe représente avec six ailes autour du trône de Dieu.

 

SÉRAPIS : nom grec du taureau sacré de Memphis, Osor-Hapis. Ce dieu fut promu par Ptolémée Ier Soter (305-282) qui vit là un moyen de rapprocher la religion hellénique et la religion égyptienne. Coiffé du boisseau, la barbe frisée, il prit rapidement de l’importance à Alexandrie et à Memphis.

 

SERDAB : mot arabe désignant une galerie souterraine. Pièces mortuaires des mastabas de l’Ancien Empire, et réduits, dans les temples funéraires royaux, contenant les statues des défunts.

 

SERENUS D’ANTISSA : mathématicien du IIIème siècle, a laissé deux opuscules : sur la Question du cylindre,  et sur la Section du cône, qu’on trouve dans l’édition d’Apollonius de Perge par Halley, 1710.

 

SÉRÈS : nom donné par l’antiquité classique aux peuples de l’extrême Orient, d’où l’on tirait la soie (serica materies). Ce sont les Chinois ou plutôt, d’après une épigramme de Martial, les Indiens occidentaux.

 

SERIA : récipient plus grand que l’amphore, mais plus petit que le dolium. On l’utilisait pour le transport de l’huile et du vin.

 

SERPENT : les Celtes pensaient que le serpent détenait des pouvoirs immenses. Animal associé à de nombreux rites initiatiques, il se cachait sous le Tertre Douloureux et gardait la Pierre de la Richesse, Pérédur le vainquit.

 

SERPENT : cobras, vipères à queue noire, aspics étaient redoutés par les Égyptiens. Cependant, leur caractère sacré faisait souvent d’eux des êtres d’adoration. On les associait parfois aux dieux. La tête de serpent représentait Ermouthis (Rénénouter), la bonne dame, déesse des récoltes.

 

SERPENT ou SERPENTAIRE : constellation boréale, nommée en grec Ophis ou Ophiouchos. Ératosthène dit que le Serpentaire n’est autre qu’Asclépios tenant le serpent, symbole de la guérison. D’autres y voient Phorbas qui délivra Rhodes de ses reptiles ; ou bien Triopas, roi des Thessaliens qui, ayant détruit un temple de Déméter pour se bâtir un palais, fut tué par un serpent envoyé par la déesse ; ou Héraclès, vainqueur d’un énorme serpent sur les bords du Sagaris.

 

SERPERASTRA : attelles attachées aux genoux des enfants en bas âge pour éviter les déformations.

 

SERTORIUS (QUINTUS) : né à Murcia en 121 av. J.-C. Il fut l’un des rares survivants de l’armée romaine de Cépion massacrée par les Cimbres, en traversant le Rhône à la nage. Dans l’armée de Marius, il servit d’espion, fut nommé tribun en Espagne, puis questeur en 91. Lors de la guerre sociale contre les Marses, il perdit un œil. Ayant soutenu Marius, il ne participa pas aux sanglantes proscriptions de Rome et lorsque Sylla revint d’Orient, il se retira en Espagne d’où il fut chassé par le Syllanien Annius. Errant alors avec sa flotte, il aborda l’Afrique et guerroya en Maurétanie jusqu’au jour où, appelé par les Lusitaniens, il battit trois armées romaines (80). Ce succès grisa ses troupes. Les Espagnols crurent qu’il était en rapport direct avec les dieux grâce à une biche blanche qui apparaissait à ses côtés et il put former un gouvernement et un sénat à Osca. Il vainquit ensuite Metellus et rallia à sa cause l’armée de Perpenna (77), avant de battre Pompée près du fleuve Sucro. Malgré ses cruautés, il était au faîte de sa gloire quand Perpenna l’assassina lors d’un festin (73).

 

SERTULUS : Héraklès pour les Gaulois.

 

SERVANTES : elles faisaient partie intégrante des familles qui les employaient. Elles étaient totalement indépendantes.

 

SERVILIE : fille de Servilius Cæpion, sœur utérine de Caton d’Utique, épousa Junius Brutus, et en eut un fils, Marcus Brutus, dont plusieurs croyaient que César était le père. Elle se maria ensuite à Decimus Junius Silanus.

 

SERVIUS TULLIUS : sixième roi de Rome de 578 à 534 av. J.-C. D’après Tite-Live et Denys d’Halicarnasse, il était le fils d’un aristocrate de Carniculum, dont la femme, emmenée captive à Rome, fut donnée comme esclave à la reine Tanaquil. Élevé comme un enfant royal, Servius devint le gendre et le successeur de Tarquin l’Ancien. Suivant les légendes étrusques, Servius était le compagnon de Caelius Vibenna, chef des bandes étrusques, qui occupa la colline de Rome portant son nom. Servius devint roi et fit pendant vingt ans la guerre aux Étrusques, entourant la ville d’une forte muraille et formant la confédération des villes du Latium. Incitateur des féries latines, il donna une Constitution nouvelle aux Romains. Elle prévoyait des droits civils et politiques pour les plébéiens, la division du territoire en trente tribus, l’établissement du système des classes et des centuries d’après la fortune des citoyens. Les patriciens lui en voulurent et Tullia, sa fille, fut à l’origine de son meurtre. Elle poussa son mari Tarquin le Superbe à agir. Servius fut assassiné à la sortie d’une séance sénatoriale, et Tullia fit passer son char sur le cadavre.

 

SÉSOSTRIS Ier (1961-1928) : « l’homme de la Puissante », deuxième roi de la XIIe dynastie, fils d’Amménémès Ier. Il régna dix ans avec ce dernier et évita la guerre civile. Grand conquérant, il administra l’Égypte jusqu’à la troisième cataracte, exploita la Nubie, le Soudan et vainquit les Libyens.

 

SÉSOSTRIS II (1897-1843) : fils d’Amménémès II, il régna dans la paix.

 

SÉSOSTRIS III (1878-1843) ; le plus célèbre des rois du même nom se lança dans de grandes conquêtes. Il réorganisa l’administration de l’Égypte en abolissant l’autorité de la noblesse des nomes et en centralisant le pouvoir. Sous son règne, la Palestine et la Syrie entrèrent dans la sphère d’influence de l’Égypte.

 

SESTERCE : monnaie romaine de bronze, sous la République et l’Empire, valant 2 as ½, soit le quart d’un denier.

 

SÉTANTA : le Chemin. Nom porté par Cuchulain jusqu’à l’âge de cinq ans.

 

SÉTAOU : vice-roi du pays de Kouch sous le règne de Ramsès II (1298-1235). On lui doit la chapelle d’El-Hamman, qu’il fit ériger non loin d’El-Kab en l’honneur de la déesse vautour Nekhbet et des dieux Thot et Horus.

 

SÉTAOU : premier prophète d’Amon à Nekhabit, sous le règne de Ramsès IX (1127-1106).

 

SETH : l’un des plus anciens dieux d’Égypte. Représenté par un animal inconnu, il s’opposa à Horus avec qui il était intimement lié. Au tout début de l’histoire égyptienne, Seth défendait Rê sur sa barque. On l’adorait à Ombos. Sous les Ramsès, il s’associa à Horus pour purifier le roi. Mais il fut aussi le meurtrier d’Osiris, le Mal, le dieu que choisirent les Hyksôs pour son caractère cruel et batailleur. Si bien qu’il finit par être haï des Égyptiens qui l’identifièrent au désert et à la stérilité, par opposition à Osiris, dieu de la végétation et du bien. L’âne lui était consacré. Typhon fut le surnom que lui donnèrent les Grecs en l’assimilant au géant destructeur de leur mythologie.

 

SETH Ier (SÉTHOS (1312-1298) : deuxième roi de la XIXe dynastie, il étendit son pouvoir sur la Palestine et mit un terme aux conquêtes des Hitties. Son fils, Ramsès II, régna à ses côtés.

 

SETKA : prince d’Éléphantine, vers 2200 avant notre ère, sous les royaumes féodaux. Son tombeau se trouve dans la nécropole de Gharbi Assouan.

 

SÉVÈRE Ier (LUCIUS SEPTIMUS SEVERUS) : empereur romain. Né en 146 près de Leptis Magna. Sous Marc Aurèle, il devint sénateur et préteur. Gouverneur de la Gaule Lyonnaise sous Commode, puis légat en Panonie et proconsul en Syrie, il commandait l’armée d’Illyrie, lorsque, à l’avènement de Didius Julianus, il fut proclamé empereur par ses soldats (193). Marchant sur Rome, il fit massacrer Didius et commença sa lutte contre Pescennius Niger et Claudius Albinus. Ayant vaincu Niger en Orient, il écrasa et tua Albinus à Trévoux, près de Lyon (197). Cruel envers les puissants personnages de Rome, il se concilia le peuple par des fêtes somptueuses. Déclarant la guerre aux Parthes, il prit Babylone, Séleucie, Ctésiphon et pénétra en Arabie jusque dans le royaume d’Atra. Revenu à Rome en 202, il se fit élever un arc de triomphe et embellit Rome de monuments tout en faisant preuve de rigueur dans les dépenses de l’État. En 207, il battit les Calédoniens et fit élever la muraille entre le golfe de Forth et l’embouchure de la Clyde. Déçu par son fils Caracalla qui conspirait contre lui, il mourut de chagrin à York (211).

 

SÉVÈRE II (FLAVIUS VALERIUS SEVERUS) : empereur romain. Né en Illyrie. Pauvre d’origine, il parvint à s’élever dans la hiérarchie militaire et s’attacha à Galère qui le nomma César (305) et gouverneur d’Italie et d(Afrique. Empereur à la mort de Constance Chlore, il combattit Maxime en Italie, fut repoussé de Rome. Pris dans Ravenne, on le força à se donner la mort (307).

 

SÉVÈRE III (LIBIUS SEVERUS) : empereur romain. Né en Lucanie. Ricimer le plaça sur le trône en 461. Vivant enfermé dans son palais pendant que les Barbares ravageaient l’Empire, il mourut empoisonné en 465.

 

SEXTANS : monnaie romaine en cuivre valant 1/6 d’as.

 

SEXTARIUS : mesure romaine pour les liquides et les matières sèches. Elle contenait le sixième du congius (conge), soit 3,25 l, et le quart d’un modius (boisseau), soit 8,74 l.

 

SEXTIUS LATERANUS (LUCIUS) : tribun du peuple avec Licinius Stolon. Premier consul plébéien en 366 av. J.-C.

 

SEXTIUS CALVINUS (CAIUS) : consul en 124 av. J.-C. Proconsul de la Gaule Transalpine, il battit les Salyens et fonda Aquae Sestiae (Aix-en-Provence).

 

SEXTIUS (PUBLIUS) : questeur du consul Antonius, il fut l’un des adversaires des Catilina. Préteur en 53 av. J.-C., on le condamna à l’exil pour violence.

 

SEXTIUS (TITUS) : légat de l’armée de César. Il participa activement à la guerre des Gaules. En 52 avant notre ère, commandant la XIIIe légion au siège de Gergovie, il évita le désastre de l’armée romaine.

 

SEXTUS de Chéronée : philosophe grec stoïcien. Neveu de Plutarque, il vécut au IIe siècle et fut l’un des précepteurs de Marc-Aurèle. Suidas cite de lui deux ouvrages : Ethica et Episcceptica. On lui attribue cinq petites dissertations qu’on trouve aujourd’hui imprimées dans les Fragmenta Pythagoræorum.

 

SEXTUS EMPIRICUS : médecin et philosophe grec. Il vécut au IIe siècle de notre ère. Il appartenait au mouvement des médecins empiriques. Il a résumé dans ses écrits tout le scepticisme de l’antiquité. On a perdu ses Mémoires sur la médecine, son Traité de l’âme, ses Mémoires sceptiques. On a par contre conservé un traité Contre les savants en deux parties, dirigé contre les grammairiens, les rhéteurs, les géomètres, les astrologues, les musiciens et surtout contre les philosophes. Dans un second traité, les Hypotyposes pyrrhoniennes en trois livres, il expose les principes du scepticisme.

 

SEXTUS RUFUS : historien latin du IVe siècle. Sous Valens, il écrivit un abrégé de l’histoire romaine : Breviarium Sextiu Rufi sive Rufi Festi de victoriis et provinciis populi romani (« Résumé des victoires et des provinces du peuple romain »).

 

SHABAKA : roi de la XXVe dynastie, de 716 à 701.

 

SHABATAKA : roi de la XXVe dynastie, de 701 à 689.

 

SHAOUABTIS : les shaouabtis étaient les statuettes indispensables à la survie du défunt dans la tombe. De bronze, de bois, de pierre ou en faïence bleue, elles reproduisaient toutes les formes humaines et animales possibles, car elles avaient pour mission d’effectuer les corvées du défunt dans l’autre monde. Elles apparurent dans les tombeaux au IIe millénaire, mais c’est à partir du Nouvel Empire au XVEe siècle avant notre ère, qu’on les entassa par centaines à côté du mort.

 

SHAPINÉPET II : divine adoratrice d’Amon, fille du roi Piânkhi (751-716).

 

SHASOUS : Bédouins qui durent fuir les persécutions ramessides au cours du XIIIe siècle avant notre ère. Il est possible que ces Shasous soient liés à l’épisode de l’Exode des Juifs.

 

SHÉ : bassin d’irrigation entouré de petites digues. Lorsque le Nil entrait en crue, on perçait l’une de ces digues pour laisser entrer l’eau limoneuse en quantité suffisante. Cette opération terminée, on obstruait la brèche. Le limon se déposait en une vingtaine de jours dans le fond du bassin. Il suffisait alors de percer une nouvelle brèche dans une autre digue pour chasser l’eau inutile. Les paysans appelaient ce moment : « la fête d’ouvrir le shé ».

 

SHÉDIT : première ville du Fayoum, elle prit successivement les noms de Crocodilopolis et d’Arsinoé. Elle fut érigée alors que le Fayoum était un vaste lac.

 

SHÉMET : mot qui signifie « belle mère ».

 

SHÉNÂTI : poids valant un douzième de dében, soit 7,58 grammes.

 

SHESHANQ (CHÉCHONQ) Ier (950-929) : fondateur de la XXIIe dynastie, ce roi conquit Jérusalem. Exploit auquel il consacra un portique à Karnak.

 

SHESHANQ II (893-889) : la sépulture de ce roi, au règne obscur, a été retrouvée intacte par l’archéologue Pierre Monter, à Tanis.

 

SHOU : voir CHOU.

 

SHOUTYOUS : marchands d’esclaves syriens sous le Nouvel Empire (1580-1070). Ils alimentaient les « maisons de la bière » en filles de joie.

 

SHUPPILULIUMA : roi hittite au temps du règne d’Akhénaton (1372-1354), à qui Néfertiti, ou Méryt-Aton, demanda un fils en mariage pour partager le trône d’Égypte à la mort du pharaon. Cette demande provoqua consternation et colère en Égypte et le fils du roi hittite fut assassiné en chemin.

 

SHUTTARNA II : roi du Mittani, il s’allia avec Amconophis III lors des invasions hittites.

 

SIA : sagesse divinisée. Elle entrait dans les formules de remerciement et les incantations.

 

SINAÏ : péninsule de la mer Rouge, entre les golfes de Suez et d’Aqaba, au nord-est de l’Égypte. On y exploitait des mines de cuivre et de turquoises. Dès l’Ancien Empire, les rois y envoyèrent des expéditions. Au Moyen Empire le premier temple apparut dans le Sinaï, au Sérabit el-Khadim, et fut consacré à Hathor, dame de la turquoise.

 

SIBINA : pieu pour la chasse au sanglier.

 

SIBYLLES : suivant Eustathe, la première sibylle était fille de Dardanos et de Néso. Solin et Ausone en comptent trois : l’Érythréenne, la Sardienne et la Cuméenne. Élien ajoute la Samienne aux trois précédentes. Varron en reconnaît dix :

1)    la Persique, Babylonique ou Chaldéenne. Elle se nommait Sabba ou Sambithé.

2)    La Libyenne, fille de Zeus et de Lamie. Elle se rendit à Samos et à Delphes.

3)    La Delphique, élevée sur l’Hélicon par les Muses. Pour certains, elle n’est autre que Manto ; pour d’autres, c’est Hérophile.

4)    La Cumane, née à Cumes, en Éolide. On la nomme Démophile, Hérophile ou Amalthée.

5)    L’Érythréenne, d’Érythres en Ionie. Elle résidait dans l’antre Corycien. Après avoir prédit à Hélène la chute de Troie, elle se consacra au culte d’Apollon Sminthée. Elle mourut à Érythres.

6)    La Samienne qui se nommait Phyllo.

7)    La Cuméenne nommée Hérophile ou Démophile. Elle était prêtresse du temple d’Apollon à Cumes, en Italie. Ce fut elle qui conduisit Énée aux enfers.

8)    L’Hellespontine, née à Marpèse. Elle prophétisa du temps de Solon.

9)    La Phrygienne à Ancyre.

10)                      La Tiburtine , nommée Albunée.

 

SICA : couteau thrace à lame recourbée et très pointue. Il était surtout utilisé par les truands de Rome.

 

SICAMBRES : peuple germain, les Sicambres vivaient sur la rive droite du Rhin. César dirigea contre eux une expédition punitive quand ils accueillirent ses ennemis : les Usipètes et les Tenctères. Il les chercha pendant huit jours en vain ; les Sicambres s’étaient réfugiés dans leurs forêts impénétrables. Ils furent battus trois cent cinquante ans plus tard par Drusus et entrèrent dans la confédération des Francs.

 

SICARIUS (SICAIRE) :

1.     Ce mot désignait un assassin ou un terroriste.

2.     Gladiateur muni de la sica.

 

SICILE : la géographie d’Homère plaçait la Sicile à l’extrémité du monde, et en faisait le séjour des Cyclopes. Vers la fin du VIIIème siècle av. J.-C., l’Athénien Théoclès y conduisit les Chalcidiens, et fonda Naxos et Léontini. Le Corinthien Archias bâtit Syracuse. Cent ans après, des Mégariens s’établirent à Sélinonte, des Crétois à Géla, et Géla fonda Agrigente, 582. Des Chalcidiens se fixèrent à Zancle ou Messine. Les Grecs avaient trouvé dans l’île des Sicanes ibères, des Sicules pélasges, des Phéniciens, des Elymiens ; ils les chassèrent dans l’intérieur. Bientôt les villes nouvelles s’accrurent par le commerce, se donnèrent des constitutions démocratiques, souffrirent des luttes intestines, et soumirent à des tyrans ou monarques temporaires : Panœtius à Léontini, Scythès et Anaxilas à Zancle, Pythagoras à Sélinonte, Phalaris, Alcandre et Théro à Agrigente, Cléandre et Gélon à Géla. Celui-ci s’empara de Syracuse, Naxos, Zancle et Léontini, s’établit à Syracuse, et légitima son pouvoir par un grand service. Les Carthaginois débarquèrent en Sicile comme alliés de Xerxès ; Gélon les battit à Himère, 480. Hiéron, son frère, lui succéda, appela en Sicile Pindare, Simonide et Eschyle, et rattacha plus étroitement les Grecs de Sicile à ceux de la métropole : Pindare chanta ses succès aux jeux Olympiques. Thrasybule, son successeur, fut chassé, et la démocratie fut rétablie partout. Cinquante ans après, une querelle entre Egeste et Sclinonte amena l’intervention des Athéniens. Ils débarquèrent en Sicile, sous le commandement d’Alcibiade, Nicias et Lamachus ; ne purent prendre Syracuse, que défendait le Spartiate Gylippe ; se mirent en retraite vers l’intérieur et furent tués ou pris, 413. Les Carthaginois, qui s’établissaient à l’Ouest, ne tardèrent pas à être plus redoutables que les Athéniens. Denys l’Ancien les combattit heureusement, et conquit la Grande Grèce, 405-368. Denys le Jeune, son fils, plusieurs fois chassé et rétabli, fut enfin expulsé par Timoléon, 343, qui battit les Carthaginois. Agathocle les poursuivit jusqu’en Afrique, Pyrrhus les refoula vers l’Ouest de la Sicile, et fut chassé par les Siciliens qu’il tyrannisait. Carthage s’établit de nouveau à Agrigente, Enna et Palerme, tandis que les Mamertins, anciens mercenaires d’Agathocle, s’emparaient de Zancle. Ces brigands, menacés par Hiéron de Syracuse, 264, appelèrent les Romains. La Sicile fut le théâtre de la première guerre punique 264-241, et Rome réduisit la Sicile carthaginoise en province, en respectant le royaume d’Hiéron. Hiéronyme, son petit-fils et son successeur, fut assassiné, 214. Syracuse prit parti pour Annibal, et fut prise par Marcellus, malgré le génie d’Archimède, 212. La province romaine s’étendit sur l’île entière. Elle fut gouvernée par un préteur romain, qui ne respecta pas toujours les privilèges accordés par le sénat à certaines villes. Elle paya un tribut en argent et en blé, et devint le grenier de Rome. Pour cultiver leurs terres, les grands propriétaires romains et siciliens se servaient de bandes d’esclaves, qui se soulevèrent deux fois, en 133 sous le Syrien Eunus, en 103 sous Salvius et Athénion, et saccagèrent l’île. Verrès s’y rendit célèbre par ses concussions, Sextus Pompée en fit le centre de sa puissance maritime, et fut battu à Nauloque par Agrippa, 36. Sous l’Empire, la Sicile eut le sort de l’Italie. Envahie par les Vandales d’Afrique, 440 ap. J.-C. ; par les Goths d’Italie, 493 ; reprise par Bélisaire, général de l’empereur Justinien, 535, elle resta aux Grecs jusqu’à sa conquête par les Sarrasins de Kairouan, 827.

 

SICULES : une des tribus primitives de la Sicile, d’origine pélasgique. L’invasion des Celto-Rhétiens ou Rasénas dans l’Illyrie et la haute Italie les chassa. Ils allèrent se joindre aux Sicanes ibères dans l’île de Sicile.

 

SICYONE : ville du Péloponnèse, près de l’embouchure de l’Asopos, dans le golfe de Corinthe. Fondée par les Pélasges, elle fut occupée par les Ioniens, puis par les Doriens d’Argos. Au VIIe siècle av. J.-C., Andréas y fonda la dynastie des Orthagorides qui fut remplacée par l’aristocratie. Sicyone, alliée de Sparte pendant la guerre du Péloponnèse, fut soumise par Épaminondas, et eut plusieurs tyrans. Aratos la délivra en 252, la fit entrer dans la ligue achéenne. Elle tomba aux mains des Romains en 145.

 

SID ou SIDH : la Paix. Région idyllique dans l’Autre Monde. Dieux, fées et héros y séjournaient. Le Sid est aussi un endroit particulier permettant aux mondes de communiquer (tertres, dolmens, grottes).

 

SIDHES : appartenant à la famille des Pictes, ils vivaient en Irlande et alimentèrent de nombreuses légendes.

 

SIDONIUS APOLLINARIS (CAÏUS SOLLIUS) en français SIDOINE APOLLINAIRE : poète latin, né à Lyon, vers 430, mort en 489. D’une famille illustre de Gaule, gendre de l’empereur Avitus, il célébra son panégyrique en vers et fut nommé préfet du prétoire. Sous Majorien et plus tard sous Anthémius, il reçut également de grands honneurs, et chanta leurs louanges. Quoique marié, il fut élu par le peuple évêque de Clermont, 472, et se consacra dès lors à ses fonctions épiscopales. Il fut le défenseur de son peuple, et sa sollicitude s’étendit au loin en faveur des malheureux. Il fut plusieurs fois persécuté par les rois wisigoths. Ses contemporains ont célébré ses vertus, ses talents poétiques. Les églises de Clermont et de Lyon l’ont placé au nombre des saints. On le fête le 21 août. Ses Œuvres comprennent des poèmes (panégyriques, pièces de circonstances, épithalames, etc…) qui sont d’un style souvent obscur et barbare mais qui dénotent un certain talent, et neuf livres de Lettres, très curieuses pour connaître la société gallo-romaine au moment de l’invasion.

 

SIÈCLE DRUIDIQUE : il durait trente ans et correspondait à 401 révolutions de la lune.

 

SIGILLUM : petite figure sculptée en bonne sur un vase d’or ou d’argent, ou moulée en terre cuite pour la décoration.

 

SIGMA : lit de table demi-circulaire.

 

SIGNIA : ville de l’ancienne Latium, dans le pays des Volsques, au Sud-Est de Rome, fondée par Tarquin le Superbe. On appelait travail de Signia, Signium opus, un mastic composé de cailloux, de chaux et de sable, qui servait à recouvrir le sol des cours et des chambres. Aujourd’hui Segni.

 

SIGNIFER : sous-officier romain dont le grade correspondait de nos jours à celui de sergent-chef. Il portait l’enseigne de la manipule. Une peau d’ours recouvrait sa cuirasse.

 

SILANION : statuaire athénien du IVe siècle av. J.-C. Contemporain de Lysippe, il fut célèbre dans l’antiquité. Il cherchait à se rapprocher de la réalité.

 

SILÈNE : père nourricier, éducateur et fidèle compagnon de Dionysos. Il était fils d’hermès, ou de Pan et d’une nymphe, ou de Gaïa. Originaire de Nysa, il épousa une nymphe qui le rendit père du centaure Pholos. Il eut trois autres enfants : Lénée, Astrée et Moron. Les poètes le représentent petit et obèse, chauve, toujours ivre et porté par un âne. Il se distinguait par des jouissances excessives, son amour pour le chant et les danses bachiques. Il possédait le don de divination, connaissait le passé et l’avenir et révélait à ceux qui l’enchaînaient pendant son sommeil, les évènements qui les attendaient. Diverses traditions font de Silène un roi de Nysa. Elles nous content aussi un concours musical entre Apollon et Silène, à la suite duquel ce dernier fut métamorphosé en fleuve.

 

SILENTARIUS : esclave qui maintenait le silence dans la maison. Il punissait d’un coup de baguette tout autre esclave qui faisait du bruit devant le maître.

 

SILIDERNIUM : fête funéraire donnée en l’honneur du mort le jour de ses obsèques ou quelques jours plus tard. Ce mot employé par dérision désignait un vieillard décrépit. Chez les riches Romains, ce banquet se déroulait dans le sépulcre.

 

SILIUS ITALICUS (CAIUS) : poète latin. Né à Italica en 25 ap. J.-C. Consul à la mort de Néron (68), ami de Vitellius, il eut ensuite sous les Flaviens le gouvernement de l’Asie. Atteint d’un mal incurable dans sa maison de Naples, il se laissa mourir de faire en 100. Pn lui doit La Guerre punique en dix-sept chants.

 

SILVÈRE (SAINT) : pape, né à Frosinone, 536-538, fils du pape Hormisdas, avant qu’il fut entré dans les ordres, placé violemment sur le trône pontifical par Théodat, refusa d’obéir aux ordres de l’impératrice Théodora ; fut enlevé par Bélisaire, relégué en Lycien puis dans l’île de Palmaria, où il mourut, dit-on, de faim. Fête, le 20 juin.

 

SILVESTRE Ier ou SILVESTRE : pape, né à Rome, vers 270, succéda à Melchiade, 314. Il convoqua le concile de Nicée contre les ariens, 325, et le fit présider en son nom par Osius, évêque de Cordoue. Il mourut en 336.

 

SIMÉON : deuxième fils de Jacob et de Lia, fut retenu en otage par Joseph, au premier voyage de ses frères en Égypte. Avec son frère Lévi, il prit part au massacre des habitants de Sichem, et, à cause de cela, ne fut pas béni par Jacob. Sa tribu n’eut en partage qu’un canton situé entre la tribu de Juda à l’Est, les Philistins à l’Ouest, les Amalécites au Sud.

 

SIMÉON : vieillard juif, averti par l’Esprit-Saint qu’il ne mourrait pas sans avoir vu le Messie, se trouva dans le temple lorsque la Vierge y apporta l’Enfant divin. Il entonna alors le cantique : Nunc dimitis servum tuum, Domine.

 

SIMÉON (SAINT) : neveu de la Vierge, fut le second évêque de Jérusalem, en 67, et fut martyrisé en 107. Fête, le 18 février.

 

SIMÉON STYLITE (SAINT) : anachorète, né à Sisan (Cilicie), 390-459, fut célèbre par ses austérités, ses jeunes prolonges dans la solitude du amont Télénisse. Puis il se retira sur le haut d’une montagne de Syrie, et finit par établir sa demeure sur le haut d’une colonne, ayant trois pieds de diamètre avec une balustrade. Il s’y tenait debout le jour et la nuit, et de là donnait des consultations ou instruisait le peuple. Trois empereurs vinrent le voir. On le fête le 5 janvier. On a de lui quatre lettres et on lui attribue une Homélie.

 

SIMON : grand-prêtre des Juifs, de 292 à 284 av. J.-C., fortifia Jérusalem. On pense qu’il mit au nombre des livres sacrés ceux d’Esdras, de Néhémie et des Chroniques.

 

SIMON (SAINT) : l’un des apôtres, surnommé le Cananéen et le Zélé, nous est peu connu. Les uns le montrent prêchant l’Évangile et subissant le martyre dans la Grande-Bretagne. D’autres le font aller en Égypte, en Mauritanie, en Perse, où il aurait été mis en croix avec Thaddée, frère de Jacques. On le fête avec saint Jude, le 28 octobre.

 

SIMON le magicien : sectaire juif, dont la vie peu connue a donné lieu à beaucoup de légendes que la critique moderne n’a pas encore bien éclaircies. Né au Village de Gittes (Samarie), il s’attacha à Jean-Baptiste, puis à l’illuminé Dosithée, qui se proclamait le Messie et qu’il supplanta. Étonné des miracles des apôtres Pierre et Jean, il voulut pénétrer leurs secrets et les acheter à prix d’argent, d’où le nom de simonie. Dès lors sa vie n’est plus qu’un roman. On en fait un prophète puissant, parcourant en triomphateur une partie du monde romain et se déclarant l’adversaire du christianisme, plusieurs auteurs ecclésiastiques le montrent si puissant à Rome, sous le règne de Claude, qu’on lui élève une statue dans une île du Tibre, avec ces mots : Simoni deo sancto. Aussi peu vraisemblable est la légende qui le représente luttant pourtant contre saint Pierre, régnant à Rome au nom de Satan, faisant miracle sur miracle, s’enlevant dans les airs sur un char de feu, puis précipité à terre par la vertu des prières de l’apôtre, et tellement meurtri qu’il expira à Brindes peu après. Sa secte lui survécut longtemps, surtout en Orient. On ignore en quoi consistaient ses doctrnes.

 

SIMONIDE d’Amorgos : poète grec du VIe siècle av. J.-C., né à Samos. Il conduisit une colonie dans l’île d’Amorgos. Il était célèbre par ses vers ïambiques. On lui attribue un petit poème satirique sur les femmes.

 

SIMONIDE de Céos : poète grec (558-468 av. J.-C.). Grand voyageur, il  célébra à Athènes les victoires de Marathon, des Thermopyles, de salamanine, de Platée, et fut l’ami de Pausanias et de Thémistocle. À Syracuse, il vécut à la cour du roi Hiéron. Sa gloire était immense. On le mettait au-dessus d’Eschyle et de Pindare. Il composa des éloges, des chants, des hymnes, des chansons à boire, des chants pour les chœurs de jeunes filles, pour la danse, des élégies, des épigrammes. Nous ne possédons que quelques fragments de son œuvre.

 

SIMPLICIUS : philosophe grec, né en Cilicie, vivait au VIème siècle, et, disciple d’Ammonius et de Damascius, fut l’un des derniers néoplatoniciens. Il professa à Athènes, et, quand Justinien fit fermer les écoles, 529, se réfugia auprès de Chosroès, roi de Perse, qui plus tard, en 533, obtint son retour. C’est le plus judicieux des commentateurs anciens de la philosophie. Nous avons de lui : Commentaires sur les catégories d’Aristote, 1499, in-f° ; Commentaire sur la Physica auscultatio d’Aristote, 1526 – in-fol. ; - Sur le traité de Cœlo, 1526, in-fol. – Sur le traité de Anima, 1527, in-fol. ; Une interprétation du Manuel d’Epictète, 1528 ; Une nouvelle édition a été publiée par Schweighœuser, Deux-Ponts, 1800.

 

SIMPLICIUS (SAINT) : pape, né à Tivoli, succéda à Hilaire, 468, soutint les orthodoxes contre les Eutychéens et l’empereur Léon. Il mourut en 483. On a de lui 18 lettres,  dans le recueil de P. Labbe. On le fête le 2 mars.

 

SINDON : mousseline employée en couture. D’origine orientale, elle fut très à la mode à la fin de l’Empire.

 

SINGE : le singe était considéré comme un dieu. Les Égyptiens le capturaient dans les forêts du Soudan aujourd’hui disparues. Animal familier, il était représenté dans de nombreuses tombes. Par ses cris, il facilitait l’apparition du soleil à l’aube et, à ce titre, les Égyptiens l’adoraient. Il fut l’objet d’un culte lorsqu’il symbolisa Thot, père de l’intelligence, de l’écriture et de la science.

 

SINIS ou SINNIS : célèbre brigand, fils de Poséidon ou de Polypémon et de Sylée. Il habitait l’isthme de Corinthe et se plaisait à écarteler les voyageurs en les attachant au sommet de deux pins qu’il courbait l’un vers l’autre avant de les relâcher. Thésée le fit périr par le même supplice.

 

SINON : personnage qui joue un rôle important dans les traditions posthomériques relatives à la chute de Troie. À l’instigation d’Ulysse, il se laissa prendre par les Troyens, comme s’il désertait le camp des Grecs. Il sut les persuader d’introduire le cheval de bois que les Grecs avaient laissé sur le rivage comme une offrande à Athéna. Sinon, au milieu de la nuit, alla ouvrir les flancs du cheval pour libérer les guerriers cachés à l’intérieur.

 

SINOPÉ : fille d’Asopos et de Métope, ou d’Arès et d’Égine. Transportée par Apollon de Béotie en Paphlagonie, elle donna le jour à un fils nommé Syros. C’est d’elle, disaient les Grecs, que la ville de Sinope en Égypte tirait son nom.

 

SINOUHÉ : héros d’un roman historique égyptien du Moyen Empire qui connut un succès considérable de 2000 à 1200 avant notre ère.

 

SIOUAH : oasis à l’ouest du Nil où Zeus-Amon rendait ses oracles. Dans le temple haut d’Aghourmi, Alexandre le Grand devint « fils de Zeus-Amon ».

 

SIPTAH : septième roi de la XIXe dynastie qui régna vers 1200 avant notre ère. Sa mère, la reine Soutailja, était asiatique.

 

SIPYLE : montagne de Lydie, dans l’Asie Mineure, domine la rive gauche de l’Hermus. Une ville antique, située sur la pente Nord, et appelée Sipyle ou Tantalis, fut détruite par un tremblement de terre. Plus tard, sous Tibère, un second tremblement détruisit les villes de Sardes et de Magnésie du Sipyle. On y trouve des ruines importantes, connues sous le nom de tombeau de Tantale.

 

SIRÈNES : nymphes célèbres par la douceur de leur chant. Suivant Homère, elles étaient deux et habitaient une île située entre l’île d’Æa et les rochers de Scylla, sur la côte ouest de l’Italie. Là, attirant les marins par leurs voix mélodieuses, elles les retenaient dans une vaste prairie, couvertes des ossements de ceux qui les avaient précédés, et ils y périssaient très vite. Ulysse échappa à leur séduction, tout en jouissant de leur chant, en se faisant attacher au mât du vaisseau après avoir bouché avec de la cire les oreilles de ses compagnons. Postérieurement à Homère, on modifia le mythe des sirènes et on leur donna des noms. Les Sirènes sont filles d’Achéloüs et de Stérope. Elles sont au nombre de deux, Aglaophémé et Thelxiépie (Eustathe) ; de trois, Pisinoé, Thelxiépie et Aglaopé (Tzetzès), ou Pisinoé, Thelxiépie et Molpée (Hygin) ; de quatre, Aglaophémé, Thelxiépie, Pisinoé et Ligye (Didyme). Platon en admet huit sans les nommer. Suivant les légendes tardives, la partie inférieure de leurs corps était celle d’un oiseau. À l’instigation d’Héra, elles osèrent disputer aux Muses le prix du chant. Vaincues, elles furent privées de leurs ailes. Elles furent changées en rochers après le passage d’Ulysse ou celui d’Orphée. Les sirènes avaient un temple près de Sorrente.

 

SIRENPOUT Ier : prince d’Éléphantine sous le règne de Sésostris Ier (1961-1928). Son tombeau se trouve dans la nécropole de Gharbi Assouan.

 

SIRENPOUT II : prince d’Éléphantine sous le règne d’Amménémès II (1929-1895). Son tombeau se trouve dans la nécropole de Gharbi Assouan.

 

SIRICIUS  (SAINT) : pape, né à Rome, succéda à Damase en 385, et mourut en 398. Le premier il prit le titre de pape. Il condamna les manichéens, les priscillianites, les novatiens, les donatistes, et contribua à éteindre le schisme d’Antioche. On a de lui trois épîtres authentiques et une lettre à Himerius, évêque de Tarragone.

 

SIRMIUM : ville de l’ancienne Pannonie, sur la Save, devint très importante à partir du IIIème siècle de notre ère, lorsque l’invasion des Goths en Germanie eut poussé les tribus germaniques sur l’Empire. Elle était la station principale de la flotille du Danube. Les Avares la détruisirent au VIème siècle.

 

SIRONA : l’Étoile. Déesse gauloise de la lumière lunaire.

 

SISENNA (L. CORNELIUS) : historien romain, 120-77 av. J.-C., fut préteur et lieutenant de Pompée. Il avait écrit l’histoire de son temps, en 12 ou 14 livres. Salluste et Cicéron ont fait son éloge. Il nous reste quelques fragments de son ouvrage.

 

SISTRE : instrument de musique composé d’un cadre métallique à travers lequel passent les tiges de métal mobiles. En l’agitant on produit des sons. Il était l’instrument d’Hathor et symbolisait la joie.

 

SISYGAMBIS : mère de Darius Codoman, fut traitée avec générosité par Alexandre, aprèsla bataille d’Issus, et se laissa mourir de faim à la mort du conquérant.

 

SISYPHE : on distingue à tort deux personnages de ce nom. Suivant Homère, il était fils d’Éole et d’Énarété ; selon Servius, d’Autolycos. Il épousa l’Atlantide Mérope qui lui donna quatre fils : Glaucos, Ornytion, Thésandre et Hamos. On leur joint quelquefois Sinon et Ulysse. Sisyphe, pour empêcher Autolycos de lui voler ses troupeaux, marquait ses bœufs sous les pieds. Ce fut alors qu’Autolycos, séduit par son ingéniosité, lui permit de prendre pour maîtresse sa fille. On lui donne aussi pour fils Pélias et Nélée qu’il avait eus de Tyro. Il avait séduit cette dernière sur la foi d’un oracle qui lui avait déclaré que les enfants qu’il aurait d’elle le vengeraient de son frère Salmonée, son ennemi mortel. Sisyphe était voleur, impie, rusé, avide de gains. Il fonda Éphyre (plus tard l’ancienne) après la disparition de Médée. Manquant d’eau dans la citadelle, il s’en fit donner par le dieu-fleuve Asopos en lui révélant le secret des amours de Zeus avec sa fille Égine, et ferma l’Isthme par des murailles afin de pouvoir rançonner les voyageurs. Le corps de Mélicerte ayant été jeté sur la grève, il lui fit élever par ordre des Néréides une sépulture et institua les jeux isthmiques. Sisyphe fut tué par Thésée. Homère nous raconte qu’aux enfers, il avait pour châtiment de pousser un gros rocher vers le sommet d’une montagne, mais lorsqu’il était presque parvenu au bout de ses peines, une force supérieure à la sienne faisait rouler le rocher jusque dans la plaine ; et Sisyphe recommençait cette tâche sans fin. Les auteurs nous donnent plusieurs versions sur la cause de ce supplice. Il fut puni pour avoir révélé le secret des dieux (Servius) ou pour ses brigandages, ou pour sa conduite barbare avec Tyro qu’il tua (Hygin), ou pour avoir dit que Zeus avait une relation amoureuse avec Egine, fille d’Asopos. Avant de pousser le dernier soupir, il demanda, selon le scoliaste de Pindare, de ne pas l’inhumer. Une fois aux enfers, Sisyphe se plaignit de l’indifférence de son épouse et supplia Hadès de lui permettre d’aller la punir. Hadès le lui accorda, mais Sisyphe refusa de revenir aux enfers pendant plusieurs années. Hermès l’y ramena de force et le précipita dans le Tartare.

 

SITELLA : vase à ventre rebondi, à col étroit et à deux anses. Employé dans les comices romains pour tirer au sort le nom des tribus ou des centuries afin de fixer l’ordre dans lequel chacune devait voter. Les billets, en bois, flottaient dans l’eau contenue dans le vase.

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