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SITHON : roi de Thrace. Fils de Poséidon et d’Ossa, ou d’Arès et d’Achiroé. Il épousa la nymphe Mendéis qui lui donna deux filles, Pallène et Rhœtée. La première, célèbre par sa beauté, attirait de nombreux prétendants à la cour de Sithon, qui promit sa main à celui qui le dépasserait à la course. Si le prétendant perdait, il devait mourir sur-le-champ. Après en avoir fait périr plusieurs, il permit à Dryas et à Clitos de lutter ensemble, le vainqueur devant épouser Pallène. Or celle-ci préférait Clitos, et sut persuader à Persyntès, cocher de son rival, de l’aider. Le cocher retira les clavettes des roues du char et Dryas périt pendant la course. Sithon, ayant découvert le stratagème, fit attacher sa fille sur un bûcher avec le corps du mort. Pallène allait mourir, lorsque Aphrodite fit tomber une pluie abondante qui éteignit le feu. Le roi, convaincu de l’intervention de la déesse, consentit alors au mariage de sa fille avec Clitos.
SIXTE Ier (SAINT) : né à Rome, pape de 119 à 127, fut martyrisé sous Adrien. On l’honore le 6 avril.
SIXTE II (SAINT) : pape, né à Athènes, succéda à Etienne Ier, 257-259, fut martyrisé sous Valérien. Fête le 6 août.
SIXTE III (SAINT) : pape, né à Rome, succéda à Célestin Ier, 432-440, travailla à la réunion des Églises d’Orient et bâtit quelques églises à Rome. On a de lui huit épîtres et quelques poésies latines. Fête, le 28 mars.
SLOUGIS : chiens de compagnie à la mode sous le Moyen Empire.
SMENDÈS : premier roi de la XXIe dynastie de Tanis. Il régna vers 1070 av. J.-C.
SMENKHÂRA ou SEKHEMKARÉ : dixième ou onzième roi de la XIIIe dynastie. S’étant emparé du pouvoir dans le Nord, il ne parvint pas à préserver l’unité de l’Égypte. Sous son règne, vers 1700 av. J.-C., les dynasties parallèles apparurent.
SMERDIS : fils de Cyrus, fut tué par l’ordre de son frère Cambyse, qui mourut peu après. Un mage prit alors le nom de Smerdis, 522 av. J.-C., et régna. Mais son imposture fut découverte. Sept des principaux seigneurs formèrent un complot, et le massacrèrent avec son frère et beaucoup de mages. Darius fut alors nommé roi, 521.
SMINTHÉE : surnom d’Apollon, tiré de la ville de Sminthe en Troade. Certains auteurs nous révèlent que Crinis, prêtre d’Apollon, ayant négligé ses fonctions sacerdotales, ce dieu le punit en envoyant une multitude de souris et de rats dans ses champs. Crinis obtint par un redoublement de zèle l’oubli de sa faute et Apollon détruisit les nuisibles à coups de flèches, ce qui lui valut le nom de Sminthée (de sminthos, rat). Une seconde légende nous parle des descendants de Teucer quittant la Crète et dans l’incertitude de l’endroit où ils devaient habiter. Assaillis la nuit par des rats qui rongèrent leurs ceintures et leurs boucliers de cuir, ils s’établirent alors en ce lieu et y élevèrent un temple à Apollon Sminthée.
SMON : nom de l’oie du Nil, en égyptien ancien . Elle était à la fois animal de basse-cour et de compagnie.
SMYRNE : fut fondée par des colons éoliens, qui furent supplantés par les habitants de Colophon. Dès lors, bien que éolienne d’origine, elle fit partie de la confédération ionienne. Sadyatte, roi de Lydie, la détruisit. Quatre siècles après, Antigone la rebâtit et Lysimaque l’embellit. Elle passa sous la domination des rois de Pergame, puis sous celle des Romains. Lors de la grande révolte de l’Asie, 88 ans av. J.-C., elle fut la capitale de Mithridate. Presque détruite par Dolabella pendant la guerre civile qui suivit la mort de César, puis par un tremblement de terre sous Tibère, restaurée par Marc Aurèle, elle fit partie de l’empire d’Orient jusqu’à l’arrivée des Turcs Seldjoucides, 1084.
SNÉFROU (2700-2665) : fondateur de la IVe dynastie. Après les expéditions réussies en Nubie et en Libye, ce roi fit construire la pyramide à degrés de Meidoum et celle de Dachour, dite rhomboïdale. Sous le Moyen Empire, il devint le héros d’un conte.
SOBEK : dieu crocodile du Fayoum, de Kôm Ombo et de Gebelein. Symbole de la fécondité et parfois de la crainte, il avait pour mère Neith. Les crocodiles sacrés étaient momifiés à leur mort.
SOBEKEMSAF : « Sobek est sa protection ». Reine d’Égypte, épouse du roi Nebkheperrê Antef VII vers 1650 av. J.-C., originaire d’Edfou, elle contribua, par son alliance avec le prince de Thèbes, au renouveau de la monarchie.
SOBEK-NÉFÉROU (1789-1786) : « Beauté du dieu Sobek ». Cette reine mal connue succéda à Amménémès IV qui mourut sans héritier. Sous son règne, l’Égypte fut envahie par les Hyksôs. Dernière souveraine de la XIIe dynastie, elle ne put s’opposer aux envahisseurs venus de l’est qui fondèrent la XIIIe dynastie.
SOCCUS : pantoufle qui couvrait entièrement le pied.
SOCIALE (guerre) : guerre que Chios, Rhodes, Byzance et un certain nombre de villes soutinrent contre Athènes de 359 à 356 av. J.-C.
SOCRATE : né à Athènes vers 470 av. J.-C., fils du sculpteur Sophronisque et de la sage-femme Phénarète. Il travailla d’abord avec son père, puis après des études, il se mêla aux sophistes et aux philosophes de l’école d’Ionie ou physiciens. Il étudia les maximes des anciens sages et adopta le fameux précepte « Connais-toi toi-même ». dès lors il alla de-ci de-là dans Athènes, sur la place publique, dans les gymnases, les boutiques des artisans, s’entretenant avec ceux qu’il rencontrait, des principes de leur art ou de leur métier, du fondement des lois, de l’économie domestique, des devoirs, du Dieu qui a disposé le monde avec tant d’ordre et de sagesse. Il fit la guerre aux préjugés et aux vices. Pour confondre les sophistes, il avait recours à des questions qui les embarrassaient, à une sorte d’interrogatoire serré, qu’on a appelé « l’ironie de Socrate ». Il appliqua la méthode d’induction et la maïeuti que, ou « l’art d’accoucher les esprits ». Il parlait souvent du « démon », génie familier, qui l’inspirait. Au siège de Potidée (432-430), il fit acte de bravoure et sauva Alcibiade blessé. Il se battit à Délium (424), puis à Amphipolis (423). Il condamnait les excès de la démocratie ; il garda sa libre parole sous le gouvernement des Trente, résista à Critias et à Chariclès. En 400, Mélitos, Lycon et Anytos l’accusèrent d’être l’ennemi de la religion et de corrompre la jeunesse, et demandèrent sa mort. L’affaire fut portée devant le tribunal des héliastes. Ses juges étaient au nombre de 559 : une majorité de 3 ou de 8 voix le déclara coupable. On le condamna à boire la ciguë.
SOFIA : capitale de la Bulgarie. C’est la Sardica romaine. Un concile y fut tenu en 344. Prise par Attila en 441, par les Turcs en 1382.
SOKARIS : dieu qui résidait sur la bordure du désert occidental, en face de Memphis. Durant les processions, il était placé dans une barque montée sur un traîneau. Pendant les cérémonies, les ficèles portaient des colliers d’oignons, tradition qui s’est perpétué jusqu’à nos jours lors de la fête copte de Cham-el-Nessim. Sokaris eut un caractère funéraire et fut associé à Ptah et Osiris.
SOLEA : sandale avec une lanière entièrement le pied.
SOLEA SPARTEA : garniture protectrice en genêts d’Espagne tressés. On le mettait aux sabots des bêtes de somme.
SOLEIL (HÉLIOS) : Cicéron compte cinq soleils : l’un fils de Zeus, le second d’Hypérion, le troisième d’Héphaïstos, le quatrième d’Acanthe et le cinquième père de Circé. Selon Diodore, Hélios, fils d’Hypérion et de Basilée, noyé par les Titans ses oncles, fut transporté aux cieux et s’y confondit avec l’astre du jour. Suivant Homère, le Soleil est fils d’Hypérion. L’odyssée dépeint le Soleil sortant à l’est du sein de l’Océan, d’une baie stagnante. Dans l’Iliade, le Soleil révèle à Héphaïstos l’infidélité de son épouse et à Déméter le rapt Hadès. Les mythographes ajoutent qu’après sa disparition à l’ouest, le Soleil, porté par une barque d’or, décrit un demi-cercle pour réapparaître au levant. Suivant Stésichore, cette barque contient sa femme et ses enfants. Quant au char du Soleil, mentionné pour la première fois dans l’hymne homérique, il était en or et avait été construit par Héphaïstos. Les Heures y attelaient les coursiers Lampon et Phaéton, ou Chronos, Æthon, Astrape et Bronté, nommés aussi Pyroéis, Eous, Æthon et Phlégon. Ces chevaux vomissaient des flammes et étaient ailés. Pindare nous raconte que lorsque les dieux se partagèrent le monde, le Soleil, absent, fut oublié. Zeus le dédommagea en lui accordant l’île de Rhodes qui émergea des flots. Le Soleil eut, de Perséis, Circé et Æétès ; de Néère, Phaétuse et Lampétie ; d’Iphinoé, Augias ; de Clymène, Phaéton ; de Rhodé, les quatorze Héliades.
SOLEIL : la statue du Soleil (haute de trente coudées) fut transportée d’Apollonie à Rome sur l’ordre de Lucullus.
SOLIPERREUM : javeline en fer massif.
SOLIUM : grand fauteuil utilisé par les légistes romains lors des consultations. Devant les tribunaux, les avocats s’asseyaient sur des bancs.
SÖLLINGER : tumulus celte dans la vallée du Rhin près de la ville de Hugelsheim. On y a trouvé un bracelet d’or, un torque, deux fibules et une perle d’ambre.
SOLON : législateur d’Athènes, né à Salamine vers 640 av. J.-C., mort vers 560. on le mit au nombre des sept sages. Il termina la guerre sacrée par la prise de Cirrha et mit fin aux troubles qui divisaient Athènes depuis le meurtre de Cylon. En 593, il fut nommé archonte. Il commença par remédier à la misère des pauvres, accablés de dettes, par la « Seisachthie » ou décharge, et supprima la contrainte par corps. Puis il divisa les citoyens en quatre classes d’après leurs revenus : les pentacosiomédimnes, ayant au moins 500 médimnes de revenu annuel ; les chevaliers (300 médimnes) ; les zeugites (150 ou 200 médimnes), qui avaient un attelage de bœufs ; les thètes ou mercenaires. Tous les citoyens formaient l’assemblée du peuple ; mais les magistrats ne pouvaient être élus que dans les trois premières classes. Les juges ou héliastes étaient chaque année tirés au sort dans toutes les classes. Solon établit un sénat (la Boulé) et l’Aréopage, conserva les archontes et fit d’Athènes une démocratie tempérée. Après un très long voyage, retournant à Athènes, il fit de vains efforts pour empêcher Pisistrate de s’emparer du pouvoir.
SOMME-BIONNE : en 1873, sur cette commune non loin de la ville de Châlons-sur-Marne, fut découverte une tombe à char celte datant de 420 avant notre ère. Elle contenait un squelette, des armes, une bande d’or décorée, une céramique grecque et un flacon étrusque.
SOMPTUAIRES (LOIS) : les Romains ont souvent essayé d’arrêter les progrès du luxe, dans les repas, les vêtements, les funérailles. De là les lois somptuaires (de sumptus, dépense), Oppia orchia-Fannia, Didia, Lichnia, Cornelia, Æmislia, Antias, Julia, etc.
SON/SONIT : frère/sœur, en ancien égyptien. Il était d’usage, sous la XVIIIe dynastie et jusqu’à la XXVIe dynastie, d’appeler son époux « mon frère » et son épouse « ma sœur », d’où cette idée fausse généralement répandue que les Égyptiens d’une même famille se mariaient entre eux. Les mariages entre frères et sœurs, pères et filles étaient essentiellement royaux, pour des raisons religieuses.
SONGES : suivant Homère, ils habitaient le ténébreux rivage de l’Océan occidental. Ceux qui annonçaient la vérité aux mortels sortaient par une porte d’ivoire ; les autres, par une porte de corne. Hésiode les fait fils de la Nuit ; Euripide, de la Terre (Gaïa), et les peint avec des ailes noires. Ovide, qui leur donne pour père le Sommeil, nomme les trois principaux : Morphée, Icélos et Phantasos.
SONGES : la valeur prémonitoire des rêves fut très importante pour les Égyptiens. Il existait des livres d’interprétation des rêves. Certains rois virent en songe le déroulement de leur règne.
SONTÉ : térébenthine. Mélangée à de l’encens et à des plantes, les Égyptiens s’en enduisaient le corps. Elle leur permettait de lutter contre les effets de la chaleur.
SONTJER : résine de térébenthine employée dans les temples.
SÔIPDIT : nom de l’étoile Sirius. Elle jouait un rôle considérable dans l’élaboration du calendrier. Son apparition au jour de l’an égyptien marquait le début de la crue du Nil. Elle était associée à Isis.
SOPDOU : dieu de l’est du delta du Nil, représenté avec barbe, plumes de faucon et pagne à lanières de cuir. On le confondit avec Horus dont il prit l’apparence du faucon.
SOPHIE (SAINTE) : veuve, subit le martyre à Rome, avec ses trois filles, sous Adrien. Fête, le 1er août. La cathédrale de Constantinople était consacrée à cette sainte ou plutôt à la Sagesse divine. Détruite par un incendie, lors de la sédition de Nika, elle fut reconstruite magnifiquement par Justinien, qui en fit la dédicace en 537. Mamhomet II la transforma en mosquée après la prise de Constantinople.
SOPHISTES : spécialistes de la sagesse. Ce nom désigna d’abord les interprètes et les panégyristes des poètes. Vers le Ve siècle av. J.-C., il fut appliqué à des rhéteurs ou dialecticiens qui enseignaient pour de l’argent l’art de parler sur toute matière, de soutenir le pour et le contre, et qui érigeaient le doute en système. Socrate fut l’adversaire de ces sophistes corrupteurs. Les plus célèbres furent Gorgias de Léontion, Protagoras, Prodicos de Céos, Hippias d’Élis.
SOPHOCLE : poète tragique né à Colone, près d’Athènes (495-405 av. J.-C.). À 27 ans, il concourut pour le prix de la tragédie et l’emporta sur Eschyle. Après le succès de sa tragédie Antigone, il fut élu stratège (411), contribua à la soumission de Samos. De sa femme légitime, Nicostrata, il eut un fils, Iophon. D’une femme étrangère, Théoris de Sicyone, il eut un autre fils, Ariston. Les anciens lui attribuaient plus de cent pièces. Il n’en reste que sept : Antigone, Électre, les Trachiniennes, Œdipe roi, Ajax, Philoctète et Œdipe à Colone.
SOPHONIE ou SOPHONIAS : le neuvième des petits prophètes, vivait sous Josias, roi de Juda, vers 625 av. J.-C. Dans ses trois chapitres, qui rappellent Jérémie, il exhorte les Juifs à la pénitence et prédit la ruine de Ninive.
SOPHONISBE : né à Carthage, fille d’Asdrubal, destinée d’abord à Massinissa, épousa Syphax, roi des Numides, le détacha des Romains, mais tomba au pouvoir de Lélius. Massinissa allait l’épouser ; Scipion redoutant l’influence de Sophonisbe, réclama la princesse. Celle-ci, craignant l’humiliation d’être traînée à Rome, demanda à Massinissa, pour présent nuptial, une coupe empoisonnée, et elle la vida courageusement.
SOPHRON : poète comique grec, né à Syracuse. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. ; il inventa ou perfectionna un genre nouveau de comédie, le mime, qui reproduisait les scènes de la vie privée. Il y avait des « mimes sérieux » et des « mimes plaisants ». Les fragments que nous possédons de son œuvre sont en vieux dorien, mêlé de locutions siciliennes ou populaires.
SOPRON-KRAUTACKER : situé entre les montagnes d’Ödenburg et les collines de Rust, sur l’ancienne route de l’ambre, un habitat celte du VIe au Ier siècle avant notre ère couvre une importante superficie. Jusqu’à ce jour, il nous a livré 385 objets, des restes d’ateliers de fonte, de forges et 6 fours à potiers.
SORANUS : dieu du monde souterrain chez les Sabins. La peuplade des Hirpins, qui servait ce dieu sur le mont Socrate, avait obéi à un oracle qui l’obligeait à vivre de rapines et à se comporter comme des loups (hirpi en sabin). Quelques familles romaines prétendaient descendre des Hirpins. Chaque année, ces descendants marchaient pieds nus sur des charbons ardents lors de la fête d’Apollon sur le mont Soracte.
SORBIER : le Donneur de Vie. Arbre qui représentait la lettre L (luis). Les druides se servaient de ses rameaux pour interroger les dieux ou les inciter à intervenir dans les batailles. Une loi interdisait de manger ses fruits qui guérissaient et allongeaient considérablement la vie selon des rituels très complexes.
SORCELLERIE : pratiquée dès les premiers âges, elle prit de plus en plus d’importance au fil des siècles.
SORCIÈRES : ce mot couramment employé au Moyen Âge désigna surtout au IIIe siècle de notre ère les druidesses guerrières qui continuèrent à honorer les dieux celtes lors de la christianisation. Dans les légendes celtes, les vieilles sorcières laides et difformes se transforment toujours en belles jeunes filles lorsque les héros consentent à les aimer ; il faut y voir un jalon dans l’initiation ou la quête. Elles deviennent alors promesse de richesse, de pouvoir et de connaissance. Leurs arbres étaient le prunellier et le saule. On les chassait avec des branchettes d’ajonc.
SORDONES : Celtes qui s’établirent dans le Roussillon.
SOS : oppidum de la tribu gauloise des Sosiates dans le Lot-et-Garonne.
SOSIANUS : surnom d’Appolon dont la statue fut apportée de Séleucie à Rome par Caius Sosius.
SOSIGÈNE : philosophe péripatéticien et astronome d’Alexandrie. Ses ouvrages ne nous sont pas parvenus. Il fut chargé par César de réformer le calendrier romain en l’an 46 av. J.-C. Il emprunta le système des Égyptiens, chez lesquels l’année solaire comprenait 365 jours, divisés en douze mois, sans tenir compte du cours de la lune. Comme cette année était trop courte de 5 heures 48 minutes et 46 secondes, il intercala un jour tous les quatre ans.
SOSIPOLIS : divinité indigène des Éléens. Les Arcadiens ayant envahi l’Élide, une femme se présenta aux chefs éléens qui allaient leur livrer bataille. Elle portait entre ses bras un enfant dont elle déclara qu’un songe l’avait avertie qu’il sauverait l’Élide. On plaça donc à la tête de l’armée cet enfant prodige qui, au début du combat, se transforma tout à coup en serpent et mit en fuite les Arcadiens. Les Éléens reconnaissants élevèrent un temple à leur sauveur sous le nom de Sosipolis (qui sauve l’État). Les femmes ne pouvaient aller au-delà de la première partie du temple consacrée à Ilithyie ; la prêtresse seule pénétrait la tête voilée dans la seconde partie où les hommes avaient le droit d’entrer. On honorait le dieu avec des offrandes de gâteaux.
SOSITHÉE : poète grec du IIIe siècle av. J.-C. Il appartenait à la pléiade tragique de l’école d’Alexandrie. Il nous reste vingt-quatre vers de son Daphnis.
SOSPITA : la Conservatrice. Surnom de Junon à Lanuvium. Sospita était l’une des plus anciennes divinités d’Italie.
SOSTHÈNE : général macédonien. Il se battit contre les Gaulois et reçut le titre de roi en 279 av. J.-C. Il mourut en 277.
SOSTRATE DE CNIDE : architecte grec, fils de Dexiphanos, il éleva le phare d’Alexandrie entre 303 et 283 av. J.-C., et la colonnade de Cnide qui supportait une terrasse servant de promenade.
SOTADE : poète grec, né à Maronée en Thrace, ou en Crète. Il vécut au IIIe siècle av. J.-C. et écrivit à Alexandrie des ouvrages licencieux : les Contes ioniens et les Vers sotadiques. Il s’opposa à l’union contre nature de Ptolémée II Philadelphe et d’Arsinoé II, frère et sœur, en 276 av. J.-C. par ses attaques injurieuses, fut jeté en prison, s’évada. Arrêté par Patrocle, général du roi, Sotade, il fut condamné à mort par les époux royaux, il fut enfermé dans un coffre de plomb et jeté à la mer.
SOUABOU : premier détergent connu de l’Antiquité avant le sapo (savon) des Gaulois. Il était utilisé pour la toilette et le nettoyage des vêtements.
SOUCONNA : déesse gauloise des sources des Bituriges dans le département du Cher en France. Elle était attachée à la source de l’actuel ruisseau le Sagonin.
SOUÉMNOUT : sommelier royal « aux mains pures », sous le règne d’Aménophis II (1450-1425). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
SOURCES : la plupart des sources celtes et gauloises étaient sacrées. Elles avaient chacune leur divinité dont les plus importantes furent le dieu Borvo et la déesse Borva.
SOURER : intendant en chef, inspecteur du cheptel d’Amon et conseiller royal d’Aménophis III (1408-1372). Son tombeau se trouve dans la nécropole thébaine.
SOUT : le froment. Cette céréale entrait dans la composition d’une grande variété de pains.
SOUTAILJA : mère du roi Siptah sous la XIXe dynastie, vers 1220 avant notre ère.
SOUTEKH : autre nom du dieu Seth, à partir du XIIIe siècle avant notre ère. Dieu guerrier, il portait le casque solaire à cornes acérées.
SPARSIO : brouillard artificiel dans un théâtre ou pluie odoriférante pour le plaisir des spectateurs.
SPARTE ou LACÉDÉMONE : capitale de la Laconie et de la république de Sparte. Elle n’avait ni fortifications, ni monuments remarquables et se divisait en quatre parties : le Pitane formé de l’Acropole et de l’Agora, le Limnè, le Cynosura et le Messou. La tribu pélasgique des Lélèges l’occupait lorsque les Achéens la conquirent. Attaquée par les Doriens, elle résista seule avec ses 35 000 citoyens, ses sujets laconiens au nombre de 118 000 et ses 229 000 ilotes (esclaves). En modifiant les anciennes lois, Lycurgue fit de Sparte une machine de guerre. Les deux guerres de Messénie (743-724 et 682-668) lui donnèrent la possession de tout le sud du Péloponnèse. Aux Thermopyles, en 480, son roi Léonidas se sacrifia ; Eurybiade commanda la flotte qui vainquit à Salamine et Pausanias, à la tête de 110 000 grecs, écrasa à Platée l’armée perse de Mardonios (479). La rivalité de Sparte et d’Athènes éclata dans la guerre du Péloponnèse (431-404). Sparte, victorieuse avec l’aide des Perses, fit peser sur la Grèce une domination arbitraire. En 387, elle abandonna les Grecs d’Asie et ne gouverna plus que la Laconie et la Messénie. Après avoir pris par surprise la Cadmée, citadelle de Thèbes en 382, les Spartiates furent vaincus à Thespies en 377, puis à Orchomène et à Leucade. Ces défaites annoncèrent son déclin, malgré les tentatives de Cléomène III pour rétablir sa suprématie. Antigone de Macédoine battit Cléomène à Sellasie en 222. Le roi de Sparte se réfugia en Égypte et y fut tué. Elle fut réduite en province romaine en 146.
Rois de sparte
1° Avant les Héraclides (dates incertaines)
Sparton, vers 1880 Cynortas
Lélex Œlalus
Mylès Hippocoon
Eurotatas Tyndare, vers 1328
Lacédémon Ménélas, vers 1280
Amyclas Oreste (déjà roi d’Argos), vers 1240
Argalus Tisamène, 1220 ou 1192
2° Héraclides
Aristodème, père de Proclès et d’Eurysthène 1190
Proclides ou Eurypontides Agides ou Eurysthénides
Proclès 1186 Eurysthène )
Soüs ( Agis )
Eurypon ( 1142-986 Euchestrate ) 1186
Prytanis ( Léobotas )
Eunome 986 Dorissus 983
Polydecte 907 Agésilas 954
Charilaüs (rég. de Lycurgue) 898 Archélaüs 910
Nicandre 809 Télècle 850
Théopompe 770 Alcamène 810
Zeuxidame 723 Polydore 771
Anaxidame 690 Eurycrate Ier 724
Agasiclès 645 Anaxandre 687
Ariston 597 Eurycrate II 652
Démarate 520 Léon 645
Léotychide 491 Anaxandride 597
Archidame Ier 469 Cléomène Ier 519
Agis Ier 427 Léonidas Ier 491
Agésilas 400 Plistarque 480
Archidame II 361 Plistoanax 479
Agis II 338 Pausanias 409
Eudamidas Ier 330 Agésipolis Ier 394
Archidame III 296 Cléombrote Ier 380
Eudamidas II 261 Agésipolis II 371
Agis III 244 Cléomène II 370
Eurydamidas ou Eudamidas III 239 Aréus ou Arétas Ier 309
Euclidas ou Epiclidas, prince Acrotatus 265
Eurysthénide, frère de Aréus ou Arétas II 264
Cléomène III 234 Léonidas II 257
Cléombrote II 243
Cléomène III 238
Euclidas 234
Agésipolis III 219
Lycurgue, tyran de la famille des Proclides 219
Machanidas, tyran 210
Nabis, tyran 205-192
SPARUM : arme paysanne. Elle ressemblait à une lance munie d’un croc.
SPATHA : large épée à deux tranchants. Elle mesurait un peu plus de 1 m de long.
SPATHALIUM : bracelet à clochettes que les femmes portaient autour du poignet.
SPECILLUM : sonde de chirurgien.
SPECULA : tour de guet. Les Romains en construisirent tout le long des côtes pour signaler la présence des bateaux ennemis.
SPECULARIA : minces carreaux de talc que les Grecs et les Romains montaient sur les châssis des fenêtres avant l’invention du verre.
SPECULATORES :
1. Espions dans une armée romaine.
2. Gardes d’élite de l’empereur.
SPECULUM (MIROIR) : d’abord fabriqué à partir d’un alliage de cuivre et d’étain poli, puis en argent poli.
SPÉLAÏTES : qui habitent une caverne. Surnom d’un groupe composé des statues d’Héraclès, d’Athéna et d’Apollon, qui se trouvait à l’entrée d’une grotte située aux environs de Thémisonion.
SPEUSIPPE : philosophe grec, né à athènes. Fils d’une sœur de Platon, il accompagna ce dernier en Sicile et lui succéda à la tête de l’Académie de 347 à 339 av. J.-C. Il se rapprocha de la philosophie morale d’Aristote. La théorie pythagoricienne des nombres tenait une grande place dans ses conceptions philosophiques. Il ne reste rien de ses traités.
SPHINX : suivant les Grecs, le Sphinx était né de Typhon et d’Échidna. Ce fut Héra qui l’envoya contre les Thébains, du fond de l’Éthiopie, pour venger le rapt de Chrysippe, enlevé par Laïos ; ou bien il aurait été envoyé par Dionysos, par Hadès, par Arès irrité de la mort du dragon tué par Cadmos. Hésiode nous a transmis l’origine la plus ancienne du Sphinx qu’il fait naître au pays des Arimes. D’après un scoliaste d’Euripide, le Sphinx serait une des femmes qui furent frappées de délire furieux en même temps que la fille de Cadmos, Agaré. Après sa crise de folie, elle aurait subi cette étrange métamorphose. En Béotie, on connaissait un mode de chant particulier attribué au Sphinx et appelé Alyros. Le sphinx apparut sur le mont Sphingios aux environs de Thèbes. Il proposait des énigmes aux voyageurs et dévorait ceux qui n’en devinaient pas le sens. Les Thébains ayant promis la main de Jocaste, veuve du roi Laïos, et le trône à celui qui les délivrerait de ce fléau, Œdipe se présenta : Quel est, lui demanda le Sphinx, l’animal qui marche sur quatre pieds le matin, deux à midi, et trois le soir ? C’est l’homme, répondit Œdipe : dans son enfance il se traîne sur les pieds et les mains ; devenu adulte, il n’a plus besoin que de ses deux pieds, et dans sa vieillesse, il s’appuie sur un bâton. » Conformément à l’oracle, le Sphinx se jeta dans les flots.
SPHYNX : animal à corps de lion et tête d’homme. Il était le symbole de la force irrésistible du roi face à l’ennemi. Le sphinx de Guizâh (vraisemblablement taillé dans la roche vers 2600 avant notre ère) fut identifié sous le Nouvel Empire à Harmakhis (Horus de l’horizon). Le sphinx perdit son sourire énigmatique et son nez lorsqu’un émir de la fin du Moyen Âge le prit pour cible de son artillerie. Les sphinx défendaient les temples contre les forces de l’au-delà. Certains avaient des têtes de bélier ou de faucon. Ils incarnaient Amon.
SPHRAGITIDES : nymphes prophétiques adorées dans une grotte du Cithéron dite Sphragidion. Les Athéniens leur offraient des sacrifices à chaque anniversaire de la bataille de Platée.
SPINTER : bracelet en or, en forme de serpent, que les femmes portaient au bras gauche.
SPIRA : biscuit ayant la forme d’une spirale.
SPIRALE : la spirale, symbole de l’éternité et de l’infini, est l’ornement le plus représentatif de la pensée celtique. On la trouve sur la plupart des bijoux, des monnaies et des objets rituels qui sont parvenus jusqu’à nous.
SPLENIUM : enduit durcissant que les Romains utilisaient pour cacher les imperfections du visage.
SPOLARIUM : chambre de déshabillage. On y dépouillait les gladiateurs tués au combat. Ce mot désigna plus tard tout endroit où avait été commis un meurtre.
SPONDAULES : les spondaules jouaient de la double flûte et accompagnaient les chanteurs d’hymnes dans les sacrifices.
SPONDA : promise, fiancée. Chez les Romains, les fiançailles se célébraient dès le plus jeune âge. Elles avaient lieu en présence des parents. Au cours de la cérémonie, les fiancés s’engageaient pour le mariage futur, le fiancé passant un anneau, symbole de fidélité, au doigt de la fiancée.
SPORT : jeux d’adresse, nage, saut, lutte, équilibre, course de chevaux et bien d’autres sports étaient pratiqués par les Égyptiens qui parfois, comme le pharaon, cherchaient la performance dans un but religieux.
SPORTA : panier tressé rond avec une anse que portaient les ménagères pour se rendre au marché.
S.P.Q.R. : abréviation des mots Senatus Populusque Romanus : le sénat et le peuple romaine.
STABIES : Stabiæ, ancienne ville de Campanie, près de Pompéi, engloutie par l’éruption du Vésuve, l’an 79 ap. J.-C. C’est là que périt Pline l’Ancien.
STACE (PUBLIUS PAPINIUS STATIUS) : poète latin, né à Naples, 61-96, fils d’un poète souvent couronné dans les jeux de la Grèce, qui fut peut-être le maître de Domitien, eut de bonne heure une grande facilité pour la versification. À vingt ans, il commença la Thébaïde, poème épique en douze chants, et excita l’enthousiasme dans les lectures publiques. Puis il publia cinq livres de poésies diverses ou Sylvæ. Il entreprit un second poème épique, l’Achilléide. Il ne put achever que les deux premiers chants. Quelques-uns ont dit qu’il mourut frappé par Domitien. Il a de l’imagination, un talent véritable de style ; mais l’exagération, le désir de faire de l’effet, sont ses défauts habituels. Sa poésie est brillante, mais souvent creuse. Parmi les éditions de Stace, citons celles de Venise, 1483, in-fol. De Gronovius, Amsterdam, 1653, de Dübner, Paris, 1837, de Müller, Leipzig, 1870-1877. Il a été traduit dans les collections Panckoucke et Nisard. Gournaud et Luce de Lancival ont imité en vers l’Achilléide.
STADE : mesure de longueur qui valait en moyenne 185 mètres. Elle se divisait en 600 pieds ou 400 coudées. Il y avait sept stades de longueurs différentes.
STADE : unité de mesure grecque introduite en Égypte sous les Ptolémées. Elle équivalait à 157,5 mètres.
STALAGMIUM : boucle d’oreille dont la perle imitait une goutte d’eau.
STAPHYLOS : personnage qui figure dans plusieurs légendes dionysiaques. Il était fils de Dionysos et d’Ariadne ou d’Érigone. Il est pour certains auteurs époux de Chrysothémis et père de Molpadie, de Rhœo et de Parthénos. Une tradition nous dit que, berger du roi Œnée, il découvrit le premier des grappes de raisin dans un lieu sauvage et en fit présent à son maître, inventeur du vin. Il prit part à la chasse au sanglier de Calydon (Apollodore). Une autre version nous le présente comme roi d’Assyrie, époux de Méthé (l’ivresse) et père de Botrys (la grappe). Il avait sa cour sur les bords du fleuve Oronte et y accueillit Dionysos lors de l’expédition de ce dieu vers l’Inde.
STARE HRADISKO : important oppidum celte du Ve siècle avant notre ère découvert en Moravie.
STATA ou STATIA MATER : déesse romaine qui protégeait des incendies. Sa statue se trouvait sur le Forum.
STATÈRE : la statère était une monnaie macédonienne en or de 8,3 grammes. Elle servit de modèle aux monnaies gauloises.
STATUES : les statues étaient considérées comme vivantes. On les mettait au monde selon des rites appropriés, dont le plus important était l’ouverture de la bouche avec l’herminette de fer. Elles étaient nanties du Ka et du Ba de celui qu’elles représentaient.
STÈLE : la stèle, riche en enseignements sur le panthéon gaulois et la géographie de la Gaule, apparut à l’époque gallo-romaine.
STÈLE : les stèles étaient des monuments destinés à commémorer les évènements par l’image et l’écriture. Les stèles les plus courantes sont celles trouvées dans les tombeaux. Sur celles-ci, les défunts avaient fait graver de leur vivant leur histoire ou leurs principes spirituels. D’autres stèles perpétuèrent la gloire des pharaons, leurs victoires, les traités. Certains jouèrent un rôle de référence en retranscrivant des actes juridiques importants ou des privilèges accordés.
STÈLE DE L’AN 400 : gravée sous Ramsès II –1298-1235), elle fut érigé à Tanis, mais datée de l’an 400 d’un roi ou du dieu Seth.
STÈLE DE LA FAMINE : gravée sur un rocher de l’île de Séhel à la première cataracte, les inscriptions témoignent d’une famine qui dura sept ans.
STÈLE DU SATRAPE : stèle par laquelle Ptolémée Ier Soter (305-282) confirma la possession du domaine de Patanout aux divinités de Pé et de Dep.
STENTOR : grec dont la voix était plus éclatante que l’airain, et se faisait entendre de plus loin que cinquante hommes criant ensemble. Sa voix servait de trompette à l’armée. Dans l’Iliade, Héra emprunte ses traits pour appeler les Grecs au combat.
STERCULIUS : dieu latin des engrais.
STÉROPE : plusieurs femmes des temps mythologiques et héroïques portent ce nom, jetant la confusion dans l’esprit des érudits. L’une d’elles est donnée comme fille de Parthaon ; elle aurait mis au monde les Sirènes en s’unissant au fleuve Achéloüs. On peut classer ainsi cependant les principales héroïnes connues :
1) fille de Pleuron.
2) Fille de Céphée, roi de Tégée. Héraclès, en allant se battre avec son père contre les Hippocoontides, lui confia une bouche de cheveux de la Gorgone qu’il avait reçue d’Athéna, lui enjoignant de la montrer trois fois par-dessus les murs de Tégée, si quelque armée attaquait la ville.
3) Pléiade, épouse d’Œnomaüs dont elle eut Hippodamie. On la donne aussi comme mère d’Œnomaüs qu’elle eut Arès ou d’Hypérochos.
4) Fille d’Acaste.
5) Danaïde.
STHÉNÉBÉE : fille d’Iobatès ou d’Amphianax, ou d’Aphidas. Épouse de Prœtos. Amoureuse de Bellérophon qui ne répondit pas à sa passion, elle l’accusa auprès de son époux et se donna la mort.
STHÉNÉLOS : roi d’Argos et de Mycènes. Il était fils de Persée et d’Andromède. Il chassa de Mycènes Amphitryon qui avait tué son frère Électryon. Hyllos le tua. Il eut avec sa femme Nicippe deux filles et un fils, le célèbre Eurysthée.
STHÉNÉLOS : fils d’Androgée et frère d’Alcée. Fait prisonnier par Héraclès dans son expédition contre les Amazones, il reçut du héros l’île de Thasos.
STHÉNÉLOS : fils d’Actor. Il accompagna Héraclès dans le pays des Amazones et fut tué d’une flèche en Paphlagonie. Plus tard, son ombre apparut aux Argonautes pour réclamer un tombeau.
STHÉNÉLOS : suivant Homère, héros argien. Fils de Capanée et d’Evadné. L’un des Épigones. Il fut l’un des prétendants d’Hélène et il commanda les Argiens devant Troie, sous les ordres de Diomède. Lors du partage du butin, il reçut une statue représentant un Zeus à trois yeux qu’on montrait à Argos. Sthénélos accompagna ensuite Diomède en Étolie et l’aida à expulser Agrios.
STIBADIUM : lit de repos de forme circulaire.
STIGMA :
1. Marque que les recruteurs faisaient sur les bras des conscrits lorsqu’ils étaient reconnus aptes au service militaire.
2. Marque faite sur un esclave.
STILICON (FLAVIUS STILICO) : d’origine vandale, il reçut une éducation romaine. Entré dans l’armée de Théodose, il devint patrice et épousa Séréna, nièce de l’empereur. Tuteur d’Honorius et régent de l’empire d’Occident (395), il défendit la Gaule contre les invasions barbares, la Grèce et l’Illyrie face aux hordes d’Alaric Ier. Ayant assassiné le ministre d’Arcadius Rufin, il entra en lutte contre son successeur Eutrope. Ayant réprimé la révolte de Gildon en Afrique, il maria sa fille à Honorius (400). En 403, Alaric attaqua l’Italie avec ses Wisigoths. Stilicon le battit à Pollentia (Pollenza), puis il écrasa les armées du Suève Radagaise (406). Accusé de vouloir mettre son fils Eucherius sur le trône, il fut condamné à mort par Honorius et mourut à Ravenne en 408.
STILPON : philosophe grec, né à Mégare. Il vécut vers 300 av. J.-C. Il admettait l’unité absolue. En morale, il reconnaissait l’impassibilité de l’âme comme souverain bien.
STILUS CAERUS : pointe de fer que les soldats dissimulaient dans l’herbe pour blesser les pieds des chevaux ennemis.
STIMULI : piège défensif. Pieu acéré fiché dans un trou ou un fossé.
STIPE :
1. Pieu rond qui bornait un champ.
2. Poteau d’entraînement des jeunes recrues.
STLATA : navire très long à faible tirant d’eau.
STŒCHÉMANCHE : divination qui se pratiquait au hasard des œuvres d’Homère ou de Virgile, par l’interprétation du premier vers qui se présentait au regard.
STOLA :
1. Robe de la matrone romaine. À longues ou courtes manches, elle était serrée aux bras par des agrafes et se passait par dessus la tunique (tunica intima). Deux ceintures la maintenaient, à la taille et sous les seins.
2. Tunique longue et flottante des musiciens.
STONEHENGE : cet ensemble mégalithique dressé vers 2400 avant notre ère sur un cromlech bien plus ancien appartient à une civilisation agricole qui commença à élever des cercles et des alignements de pierres vers 3 200 et les abandonna vers 1 500, soit près de sept cents ans avant l’apparition des Celtes dans le sud de l’Allemagne.
STRABON : géographe grec, né à Amasia en Cappadoce vers 50 av. J.-C. Il parcourut une partie du monde romain, séjourna plusieurs années à Rome, à Alexandrie et, de retour à Amasia, composa deux ouvrages. Le premier, Mémoires historiques, en quarante-trois livres a été perdu. Le second comprend dix-sept livres et nous est connu. Il traite de géographie mathématique et physique, décrit les pays en commençant par la péninsule ibérique et finissant par les contrées de l’Asie au-delà du Taurus, par l’Égypte, l’Éthiopie et la Libye. Il devint célèbre longtemps après sa mort, à l’époque Byzantine.
STRATON DE LAMPSAQUE : philosophe grec du IIIe siècle av. J.-C. Après Théophraste, il fut le chef du Lycée (289). Il enseigna la philosophie à Ptolémée II Philadelphe et développa une théorie du vide qui permet plus à l’inventeur Héron de mettre au point des machines pneumatiques. Il n’admettait pas la nécessité d’une puissance supérieure pour expliquer le monde. Pour lui, le monde était l’œuvre d’une force innée de la matière.
STRATON : poète grec, né à Sardes. Il vécut au IIe siècle de notre ère. Il a recueilli 258 épigrammes, dont 98 sont de lui et sont parvenues jusqu’à nous.
STRATONICE : fille de Démétrios Poliorcète, née vers 316 av. J.-C. Elle épousa Séleucos en 299. Sa beauté inspira au jeune Antiochos, fils du roi, une vive passion, qui le fit tomber dans une langueur mortelle. Le médecin Érasistrate en découvrit la cause et avertit Séleucos qui consentit à unir Stratonice et Antiochos.
STRATONICÉE : ville d’Asie Mineure, dans la Carie, fondée par Antiochus Ier, et appelée ainsi en l’honneur de la reine Stratonice. On y a découvert le texte latin de la loi de maximum édictée par Dioclétieu en 301. Aujourd’hui, Eshi-Hissar.
STRATONIKÉ : cette courtisane en vue à la cour d’Alexandrie fut l’une des nombreuses maîtresses de Ptolémée II Philadelphe, dans la première moitié du IIIe siècle avant notre ère. Le roi lui fit élever un splendide mausolée sur le rivage d’Éleusis à Alexandrie.
STRATOR : écuyer d’un consul. Il était chargé entre autres d’acheter les chevaux de selle pour son supérieur.
STRATOS : ancienne ville d’Acarnanie, surf l’Achéloüs, dans une très forte position. Les Etoliens s’y retranchèrent dans leurs guerres contre Philippe de Macédoine et contre les Romains. L’enceinte de cette ville a subsisté.
STRENA (ÉTRENNES) : présent que les Romains avaient l’habitude de s’envoyer les uns aux autres aux calendes de janvier.
STRENG : Streng trancha la main du roi des Tuatha Dé Danann, Nuada, à la première bataille de Mag Tured.
STRENIA : déesse romaine de la vigueur. Elle présidait aux étrennes des calendes de janvier, où l’on s’envoyait des rameaux qui provenaient de son bois sacré. Elle avait son temple dans la Ve région de Rome.
STRIGILE (STRIGILIS) :
1. Racloir pour la peau. De bronze ou de fer, à lame recourbée, on l’utilisait avec une goutte d’huile pour ne pas blesser la peau.
2. Instrument médical qui permettait d’introduire des liquides dans l’oreille.
STROPHIARIUS : ouvrier qui confectionnait et vendait des guirlandes ou des écharpes.
STROPHIUM : écharpe enroulée en forme de cordon sous la poitrine. Elle servait à soutenir les seins.
STRUCTOR : esclave qui disposait les plats sur les plateaux de service.
STYLET (STYLUS) : pointe de fer ou d’os qui servait à écrire sur les tablettes de cire.
STYLUS CACCUS : piège à quatre pointes que les soldats du génie dissimulaient dans l’herbe pour blesser les pieds des chevaux ennemis.
STRYMON : dieu-fleuve de Thrace. Fils d’Océan et de Téthys. Il eut d’Euterpe, ou de Calliope, Rhésos, et de Nérée Évadné. Conon en fait un roi de Thrace, père de Brangas, de Rhésos et d’Olynthos. Héraclès, arrêté par les flots du Strymon débordé, comme il ramenait les bœufs de Géryon d’Espagne en Grèce, se vengea en jetant une grêle de pierres dans le lit du fleuve qui depuis ce temps n’est plus navigable.
STYLITES : anachorètes qui passaient leur vie au sommet d’une colonne. Le plus célèbre est saint Siméon Sylite.
STYMPHALE : ancienne ville d’Arcadie, au Nord Est près du lac de Stymphale. C’est sur ses bords qu’Hercule tua les oiseaux qui se nourrissaient de chair humaine.
STYMPHALIDES (OISEAUX) : oiseaux monstrueux élevés par Arès. Ils habitaient le marais de Stymphalis en Arcadie. Leurs ailes, leur tête et leur bec étaient de fer et leurs serres d’une longueur démesurée. Ils lançaient leurs plumes en guise de dards contre ceux qui les attaquaient et se nourrissaient des animaux qu’ils enlevaient dans les champs, mais ils aimaient surtout la chair humaine. Leur nombre était tel, qu’en vol ils obscurcissaient le ciel et voilaient la clarté du soleil. Héraclès se munit de cymbales d’airain fabriquées par Athéna, pour les chasser hors du bois où ils se retiraient. Ensuite, il les extermina à coups de flèches. D’autres racontent que les oiseaux s’enfuirent en Arcadie, dans l’île d’Arétias où ils attaquèrent les Argonautes.
STYX : en Italie, cette rivière des Enfers qui se situait près du lac Averne, sortait de la dixième source de l’Océan et entourait neuf fois les enfers de ses ondes. Hésiode le personnifie sous les traits d’une nymphe, fille d’Océan et de Téthys. Elle habitait à l’entrée de l’Hadès sous un portique soutenu par des colonnes d’argent. Aimée du géant Pallas, elle eut de lui Zélos, Nicé, Cratos ; elle eut également Perséphone et Échidna, la première de Zeus et la seconde de Piras. Ce fut la première à porter secours à Zeux lors de l’attaque des Titans. En récompense, les mortels purent jurer par ses eaux, acte jusque-là réservé aux dieux. En jurant par le Styx, les dieux ne pouvaient plus enfreindre leur serment sous peine de rester un an comme privé de vie, puis de passer neuf ans (certains disent un siècle) loin de l’Olympe. Les eaux du Styx étaient très malfaisantes. Les Telchines les mêlaient avec du soufre pour faire crever le bétail et détruire les récoltes. Elles étaient si venimeuses qu’on ne pouvait les conserver que dans de la corne de cheval.
SUANTRAIGE : le Refrain du Sommeil. Harpiste de Fraech Mac Idath.
SUAVILLUM : gâteau de farine, d’œufs, de fromage et de miel.
SUBCENTURIO : subalterne d’un centurion. Il était chargé de veiller sur ce dernier pendant les combats.
SUBGRUNDARIUM : lieu où les enfants morts n’ayant pas encore percé leurs dents étaient déposés. On ne brûlait pas les corps de ces enfants.
SUBLICIUS (Pont) : il fut construit sur le Tibre, à Rome, par Ancus Martius, pour unir la Janicule à la ville. Il était en bois. Détruit par une crue du Tibre, 22 ans av. J.-C., il fut reconstruit en pierre et prit le nom d’Æmilius.
SUBLIGACULUM : pièce d’étoffe qui s’enroulait autour des hanches et des cuisses et masquait l’entrejambe et les fesses. Elle était portée sur scène par les acteurs qui se livraient à des démonstrations d’équilibriste ou de funambule.
SUBSELLIUM : long banc transportable qu’on disposait dans la salle du sénat, les salles des tribunaux et dans la plupart des salles à manger.
SUBURBICAIRES (Provinces) : nom de plusieurs provinces situées autour de Rome, dans l’empire d’Occident, vers le milieu du IVème siècle. On donne ce nom d’évêchés suburbicaires aux six évêchés d’Ostie et Velletri, de Porto-Santa-Rutina et Civita-Vecchia, d’Albano, de Frascati, de Palestrina et de Sabine, conférés à des cardinaux-évêques.
SUCELLOS : Celui qui Frappe Fort. Dieu gaulois au maillet, pourvoyeur de nourriture. Il donnait la vie ou la mort et avait l’apparence d’un vieillard vêtu de braies et d’une caracalla (manteau sans manches avec un capuchon). Il était toujours accompagné d’un chien.
SUDARIUM : mouchoir qui servait à essuyer la sueur.
SUDATORIUM : étuve dans les bains.
SUÉTONE (CAIUS SUETONIUS TRANQUILLUS) : historien latin. Né en 70 ap. J.-C. Fils de soldat, ami de Pline le Jeune et de Tacite. Avocat, rhéteur, il devint le secrétaire d’Adrien. Son œuvre la plus célèbre est les Vies des douze Césars.
SUETONIUS PAULINUS : général romain du Ier siècle de notre ère. Sous le règne de Claude, il réprima la révolte des Maures. Nommé ensuite légat par l’empereur Néron en 61 de notre ère, il écrasa plusieurs tribus en Bretagne, dont celle de la reine Boadicée. Puis il forma le projet de conquérir l’île sacrée des druides, Mona. Partant avec son armée des bords de l’Avon, il longea les côtes de l’île de Bretagne avant de débarquer sur le territoire des Celtes Ordaviques, puis il attaqua Mona, faisant massacrer les druides et les druidesses. Consul en 66, chef de l’état-major d’Othon, il se rallia à Vitellius après la défaite de Bédriac.
SUÈVES : peuple de Germanie qui menaça les Helvètes, les Séquanes et les Gaulois Éduens. En 58 avant notre ère, la défaite de son chef Arioviste face à César anéantit pour longtemps la puissance des peuples d’outre-Rhin. Les Suèves se fondirent parmi les Allmen ou Allemanni (hommes de toute espèce) et réapparurent en Gaule (406) avec les Alains, les Vandales et les Burgondes pour se fixer en Espagne en 409. Les Wisigoths détruisirent leur royaume en 585. Ceux qui étaient restés en Germanie donnèrent leur nom à la Souabe.
SUFFÈTES : magistrats annuels à Carthage et en Phénécie. Ils avaient quelque rapport avec les consuls de Rome.
SUFFIBULUM : grand morceau d’étoffe carré que les vestales et les prêtres portaient sur la tête. Il était fixé sous le menton et retombait en larges plus le long du dos.
SULPICIA : femme poète de Rome, vivant à la fin du Ier siècle. On lui attribue une satire en 78 vers hexamètres sur l’édit de Domitien qui exilait les philosophes. Elle a été traduite dans la Bibliothèque de Panckouche et dans la Collection Nisard. L’authenticité en a été contestée.
SUMEN : tétine de truie. Plat favori des Romains, surtout lorsque l’animal avait été tué avant de mettre bas.
SUMMANUS : dieu étrusque de la foudre. Il présidait au ciel nocturne et provoquait les orages de nuit. Les Romains en adoptèrent le culte. Il avait son temple à Rome près du Grand Cirque et sa statue d’argile était visible dans le temple de Jupiter Capitolin. Lorsque des arbres étaient frappés par le foudre, les frères arvales lui offraient des moutons noirs.
SUOVITAURILIA : sacrifice qui consistait à immoler un taureau, un mouton et un porc.
SUPINA : coutelas à lame recourbée utilisé par les gladiateurs entraînés pour porter les coups au ventre de leurs adversaires.
SUPPLICATIO : action de grâces collective qui consistait à prier et à adorer l’ensemble des divinités placées sur des couches hors de leurs temples.
SUPUNNA : déesse des Fulginates qui vivaient en Ombrie.
SUREAU : arbre qui représentait la lettre R (ruis), dans l’alphabet des arbres. Il portait malheur et on hésitait à s’en servir comme bois de combustible car son feu appelait les esprits du mal.
SUSE : ancienne ville d’Asie, capitale de la Susiane et résidence d’hiver des rois de Perse. Alexandre trouva 50 000 talents dans sa citadelle de Memnonion. Ses ruines sont situées près de Dizfoul.
SUSIANE : province de l’empire Perse, bornée au Nord par la Médie, à l’Est par la Perse, au Sud par le golfe Persique, à l’Ouest par la Babylonie. Le sol, plat au Sud, était montagneux au Nord ; les laboureurs de la plaine étaient seuls soumis ; et le grand roi payait un tribut aux montagnards pour avoir le passage libre de Suse à Persépolis. Aujourd’hui elle fait partie du royaume de Perse, sous le nom de Khousistan.
SUSIM : mot emprunté à la langue sémitique. Il désignait le cheval.
SUTOR : spécialiste qui cousait le cuir à l’aide d’une alêne et d’une soie de porc.
SUZANNE : en hébreu, lis ou rose ou joie, femme juive de la tribu de Juda, suivit son mari à Babylone, résista aux poursuites de deux vieillards, qui l’accusèrent d’adultère et la firent condamner à mort. Le prophète Daniel, encore très jeune, fit suspendre l’exécution et convainquit d’imposture les vieillards, qui furent lapidés.
SYAGRIUS (AFRANIUS) : arrière-petit-fils d’un préfet des Gaules et d’Italie, sous Gratien, fils du comte Ægidius, né vers 430, gouverna le territoire romain au sud de la Somme, et n’eut plus de supérieur quand l’empire d’Occident fut détruit, 476. Aussi le nomme-t-on roi des Romains. Attaqué par Clovis, il fut battu près de Soissons en 486, se réfugia auprès d’Alaric, roi des Wisigoths, fut livré au vainqueur et mis à mort.
SYBARIS : ville d’Italie ancienne dans la Lucanie, fondée au VIIIème siècle av. J.-C. par les Achéens. Grâce à son commerce et à sa facilité à accorder le droit de cité aux étrangers, elle devint très populeuse. Mais la mollesse de ses habitants s’accrut avec leurs richesses, et le nom de Sybarite devint une injure. Milou de Crotone s’en empare, et Sybaris fut détruite, 510 av. J.-C. Des Athéniens la rétablirent, 446, sous le nom de Thurii ou Thurium.
SYCOMORE : arbre sacré de la déesse du ciel Nout.
SYLÉE : roi d’Aulide. Fils de Poséidon. Il forçait les étrangers à travailler dans ses vignobles. Héraclès le tua, ainsi que sa fille Xénodice.
SYLÉE : roi de la contrée montagneuse qui avoisine le Pélion. Frère de Dicæos. Héraclès le tua.
SYLLA (LUCIUS CORNELIUS SULLA) : général et homme politique romain, il naquit à Cumes en 138 av. J.-C. Nourri d’hellénisme, il mena une vie d’esthète débauché. Légat du général Marius, il fit prisonnier Jugurtha en 105. En 88, il mit fin à la guerre sociale après sa victoire sur les Samnites, puis il partit en guerre contre Mithridate. Destiné de sa charge au profit de Marius, il entra à Rome avec ses légions, forçant son rival à s’enfuir en Afrique. Après de nombreuses victoires, on le nomma en 82 dictateur perpétuel. En 79, il abdiqua de tous ses pouvoirs et mourut à Cumes en 78.
SYLVAIN ou SILVANUS : dieu du Latium dont le culte remontait aux Pélasges Tyrrhéniens. Fils d’un berger de Sybaris et d’une chèvre, ou de Valeria Tusculanaria qui tomba amoureuse de son père. D’autres sources le font fils de Faune. Dieu des forêts, il veillait à la croissance des arbres et protégeait les troupeaux. Il fut le premier à poser les bornes qui séparaient les propriétés agricoles. Il aimait la musique. La Syrinx lui était consacrée. Redouté par les femmes en couches et les enfants, il épouvantait aussi les voyageurs par son cri rauque. À Rome, son culte se perpétua pendant la période chrétienne. Seuls les hommes pouvaient lui offrir des raisins, des épis, de la farine, du lard, de la viande et du vin. On lui immolait des cochons. Sylvain avait les traits d’un vieillard robuste et la partie inférieure du corps semblable à celle d’un bouc. Il était couronné de lys ou de rameaux de pin et tenait une branche de cyprès à la main.
SYMBOLE : c’est-à-dire signe, formule de profession de foi chez les chrétiens. Il y a :
1. le Symbole des Apôtres, en 12 articles, qu’ils rédigèrent avant de se séparer, vers 26 ;
2. le Symbole de Nicée, rédigé par le premier concile œcuménique, réuni à Nicée, en 325 ;
3. le Symbole d’Athanase, qui est peut-être de Virgile, évêque de Thapsus, au Vème siècle, et qu’on récite dans l’office du dimanche.
SYMBOLISME : la pensée égyptienne était essentiellement inspirée par le symbolisme. Dans l’art égyptien, les décors étaient rarement gratuits. On dormait sur des lits à tête de lion pour se coucher dans l’ »horizon-aker ». On portait le scarabée parce qu’il était créateur de vie. On évitait de toucher l’or (sauf le roi et les prêtres) car il était la chair même du dieu Rê. On peignait des hiéroglyphes en bleu sur les sarcophages car cette couleur était l’essence de la résurrection. Le temple était à lui seul le symbole du monde créé par Dieu : au sol il y avait les végétaux, au plafond les étoiles, l’autel était l’horizon.
SYMMAQUE (QUINTUS AURELIUS SYMMACHUS) : né à Rome en 340. Morts en 410. Questeur, préteur, il gouverna le Bruttium et la Lucanie avant de combattre sur les bords du Rhin. Proconsul d’Afrique en 373, puis préfet de Rome (384), il se déclara en 387 pour l’usurpateur Maxime, puis il se rallia à Théodose (391). Il fut le dernier avocat du paganisme en Occident. Il a laissé des Epistolae familiares.
SYMPHORIEN (SAINT) : martyr à Autun, vers 178, pour avoir refusé de sacrifier à Cybèle. Sa mère l’exhorta elle-même à souffrir avec courage. Fête, le 22 août.
SYNAGOGÉ : nom grec de la grande collection de livres rassemblée par Ptolémée II Philadelphe, vers 280 avant notre ère, dans la bibliothèque d’Alexandrie.
SYNÉSIUS : évêque de Ptolémaïs et écrivain grec, né à Cyrène entre 360 et 370, mort vers 415, descendait dit-on, des Héraclides et était païen. Il fut à Alexandrie le disciple d’Hypatie et resta son ami. Il fréquenta aussi les écoles d’Athènes, puis vécut à Cyrène, où il dirigeait ses grands domaines. E, 397, il fut chargé de porter à Constantinople les doléances de ses compatriotes. On a conservé la harangue qu’il prononça devant Arcadius, dans le sénat, en 399. Il est probable qu’il l’a remaniée après coup, tant le langage est hardi. De retour à Cyrène, il repoussa les Barbares qui ravageaient la province, écrivit des lettres nombreuses à ses amis, composa des hymnes, un poème, les Cynégéliques, un badinage sur la Calvitie, acheva le roman philosophique, l’Égyptien ou de la Providence, qu’il avait commencé à Constantinople, puis vint à Alexandrie, où l’archevêque Théophile le maria. Il était encore païen quand il composa deux ouvrages, Dion et le Traité des songes. À son retour de Cyrène, vers 405, il eut encore à repousser les incursions des Barbares ; puis il fut proclamé évêque de Ptolémaïs par le clergé et par le peuple, 410. Il n’est pas prouvé qu’il eût alors reçu le baptême ; peut-être même n’était-il pas converti ; et, comme l’a dit Villemain, on lui permit de garder sa femme et ses opinions philosophiques. Il remplit ses devoirs, en défendant ses concitoyens contre le gouverneur de la Cyrénaïque et contre les Barbares. Il paraît qu’il survécut peu à la perte des ses trois jeunes enfants. Synésius est à certains égards un sophiste littérateur. C’est aussi un poète, qui mêle les idées chrétiennes aux vagues aspirations de la philosophie néoplatonicienne. On a conservé de ses ouvrages : des lettres curieuses, au nombre de 156 ; dix Hymnes ; un Discours sur la royauté ; l’Égyptien ; Eloge de la Calvitie ; Dion, ou Traité de sa vie ; Traité des songes ; etc. Ses Œuvres complètes, texte et version latine, ont été publiées par D. Petau, 1612, in-fol. Les Hymnes ont été traduites par MM. Grégoire et Collombet, Lyon, 1840, in-8°, avec les grecs ; les Lettres ont été traduites en français par Lapatz, Paris 1871 ; les Œuvres complètes par Druon, Paris, 1878, du même auteur, Étude sur Synesius, Paris, 1859.
SYNNADA : ancienne ville de Phrygie (Asie Mineure), célèbre par ses marbres blancs tachetés de pourpre, fut, au IVème siècle la capitale de la Phrygie Salutaire. Ruines à Eski-Kara-Hissar, près d’Afioum-Kara-Hissar.
SYNŒCIES : fêtes athéniennes en mémoire de la réunion par Thésée des habitants de l’Attique en une seule cité. On les célébrait au mois de juillet.
SYNTHESIS : vêtements romains. Il était porté aux heures des repas.
SYNTRIPS : nom d’un mauvais génie. Funeste aux potiers, il se plaisait à briser les pots et les vases en les faisant s’entrechoquer. Ce personnage n’appartient vraisemblablement pas à la mythologie antique.
SYPHAX : roi de la Numidie occidentale, fit alliance avec les Romains, vers 213 av. J.-C., et eut à lutter contre Masinissa, fils de l’autre roi. Scipion le maintint dans le parti des Romains, jusqu’à ce que Syphax épousa Sophonisbe. Il se déclara alors pour Carthage, 2O4 ; mais il fut défait par Scipion et Masinissa, poursuivi dans ses États et fait prisonnier. Conduit en Italie, il mourut avant le triomphe de Scipion. Son royaume fut donné à Masinissa, 203.
SYRACUSE : ville de Sicile qui se divisait en quatre quartiers : Ortygie, Achradine, Tyché et Néapolis. Elle fut fondée en 735 av J-C., par Archias de Corinthe. D’abord république, elle devint un royaume en 484. En 466, la démocratie fut rétablie. Les Syracusains repoussèrent les Athéniens en 414. Après les tyranies de Denys l’ancien et de Denys le jeune (405-343), Timoléon restaura une république éphémère qui fut détruite par Sosistrate et Agathocle. Malgré les efforts d’Archimède, elle tomba aux mains des Romains en 212.
SYRIE : île de la mer de Sicile portant aussi le nom de Solstices. Les Grecs supposaient que le Soleil la protégeait particulièrement et qu’il ne s’y produisait jamais de famine ni de maladie.
Dans l’antiquité, la Syrie comprenait la Syrie proprement dite ou Syrie Vraie, la Phénicie et la Palestine, qui eurent chacune leurs destinées propres. Les petits états qui s’y étaient formés subirent tour-à-tour la domination des Égyptiens et des Assyriens ; les villes de Phénicie y grandirent par la marine et le commerce ; les Hébreux conquirent sur les Cananéens une partie de la Palestine. Ils furent prépondérants au XIème siècle, sous le règne de David et de Salomon. Mais à leur puissance succéda bientôt celle des rois de Damas, que ne tardèrent pas à détruire de nouvelles invasions assyriennes au VIIIème siècle. À l’empire assyrien succéda l’empire chaldéen, bientôt supplanté lui-même par les Perses. Alors vint la conquête macédonienne. Alexandre prit Tyr et visita Jérusalem. Après sa mort, la Syrie forma le centre de la puissance et du royaume des Séleucides. Séleucus Nicator ou le Victorieux, maître de l’Asie à la suite de la bataille d’Ipsus, 301, fonda en Syrie Antiochie sur l’Oronte. Sous son règne, le royaume de Syrie atteignit ses limites extrêmes ; il comprenait, outre la Syrie propre et l’Asie Mineure, toute la haute Asie, depuis l’Euphrate jusqu’à l’Indus, et depuis l’Iaxarte jusqu’à la mer Erythrée. L’impatience des peuples et le mauvais gouvernement des rois amenèrent des démembrements, qui commencèrent dès la mort de Séleucus. La décadence succéda sans intervalle à la fondation. Sous Antiochus Ier Soter, Philéthère établit un petit État indépendant à Pergame, 278. Puis les Bactriens, 254, les Parthes, 238, secouèrent le joug. En même temps, les rois d’Égypte attaquaient sans les relàche la Syrie, dont ils convoitaient les côtes et les forêts ; et les dissensions de la famille royale provoquaient des révolutions de palais, des luttes dans la capitale et des guerres civiles dans les provinces. Antiochus III, 225-186, contint les satrapes, conquit sur les Égyptiens la Phénicie et la Palestine, et soumit les cités grecques de l’Asie Mineure, Smyrne, Lampsaque, Ephèse. C’était aller au-devant des Romains. Antiochus, qui se croyait invincible, accueillit les ennemis de Rome, le Carthaginois Annibal et l’Etolien Thoas. Il résolut d’attaquer la république romaine, et porta la guerre en Grèce. Vaincu aux Thermopyles, 191, puis à Magnésie en Asie Mineure, 199, il dut céder toute la région à l’Ouest du Taurus, et payer les frais de guerre qui ruinèrent son trésor et ses sujets. La même année, l’Arménie s’affranchissait. La politique de Rome entra en Asie à la suite de ses armes, et travailla à séparer ce vaste assemblage de provinces juxtaposées sans ciment. Les Juifs se déclarèrent indépendants, 169, et, sous les Macchabées, soutinrent une guerre encouragée par les Romains. Les Arsacides, qui régnaient en Parthie, depuis 267, s’emparèrent peu à peu des contrées situées entre le Tigre et l’Indus. Dans l’Asie Mineure s’élevèrent les royaumes de Bithynie et de Pont, et il ne resta aux Séleucides que la Syrie. Quand tout fut affaibli, Pompée parut en maître. Il distribua les royaumes à sa fantaisie, et, sans faire au dernier descendant de Séleucus l’honneur de la battre, il déclara par décret la Syrie province romaine, 64. Dans le partage de l’empire romain entre les fils de Théodose, elle échut à l’empire d’Orient, auquel l’enlevèrent les Arabes, 638.
SYRINX : nymphe d’Arcadie. Fille du fleuve Ladon et compagne d’Artémis. Poursuivie par le dieu Pan et sur le point de tomber en son pouvoir, elle supplia son père de la changer en roseaux. Voulant conserver la mémoire de cette nymphe qu’il désirait, Pan arracha quelques-uns de ces roseaux et en fit la flûte à sept tuyaux, connue sous le nom de syrinx.
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