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TA : nom de la miche de pain populaire. Elle entrait quotidiennement dans les repas des anciens Égyptiens.
TABARIEN : ville de la Turquie d’Asie. Fondée par Hérode, elle fut après la chute de Jérusalem le centre religieux des Juifs et eut une école rabbinique célèbre.
TABELLA :
1. Petit tableau peint sur bois.
2. Petite tablette votive (ex-voto) que les fidèles suspendaient dans les temples pour témoigner leur reconnaissance à une divinité.
3. Petite tablette de vote dans les comices et les tribunaux. Aux comices, on remettait deux tablettes aux votants. L’une était marquée des lettres U.R. (uti rogas) : je vote pour. L’autre avait la lettre A (antiquo) : je vote pour l’ancienne loi, c’est-à-dire contre la nouvelle. Au tribunal, on remettait aux juges trois tablettes. La première marquée de la lettre A (absolvo) : j’acquitte, la seconde de la lettre C (condemno) : je condamne, la troisième des lettres N.L. (non liquet) : je ne dispose pas assez d’éléments sur cette affaire, donc j’acquitte.
TABELLARIUS : messager privé ou public.
TABELLIO : homme qui dressait les actes notariés.
TABERNA : à l’origine, boutiques de planches jouxtant les édifices et les maisons, elles firent peu à peu partie des maisons.
TABERNA DEVERSORIA : taverne appartenant à une propriété agricole. On y vendait les produits de la terre et du vin.
TABERNACLE : c’est-à-dire tente, nom que les Hébreux donnèrent dans le désert à un temple portatif. Il était divisé en deux parties : le Saint, où l’on faisait les sacrifices et le Saint des Saints, qui renfermait l’arche d’alliance ; le grand prêtre seul pouvait entrer dans ce sanctuaire le jour de Pâques. La fête des Tabernacles, destinée à rappeler le séjour des Hébreux sous les tentes du désert, durait sept jours à la fin de mois de septembre.
TABERNARIUS : boutiquier.
TABLES ALIMENTAIRES : Tabulæ alimentariæ, actes publics, gravés sur des tables d’airain, à l’époque des empereurs romains, et contenant des constitutions de rentes sur des terres cultivées, au profit de telle ou telle ville d’Italie, pour l’entretien des enfants de pauvres familles (Enfants alimentaires), dont le nombre était déterminé sur la table, avec la quotité du secours à leur donner.
TABLES DES CÆRITES : Cærites Tabulæ, tables sur lesquelles les censeurs, à Rome, inscrivaient les plébéiens et même les chevaliers qu’ils voulaient dégrader et priver du droit de suffrage. Le nom venait de ce que les habitants de Cæré, les Cérites, avaient obtenu le droit de cité, mais sans celui de suffrage, parce qu’ils avaient donné asile aux prêtres et aux choses sacrées de Rome, après la prise de la ville par les Gaulois, en 390 av. J.-C.
TABOU : l’interdiction frappant certains actes ou certaines nourritures était courante dans l’ancienne Égypte. Interdiction de pêcher du poisson dans un lac sacré, interdiction de se servir d’or, interdiction de sacrifier l’animal d’un dieu sur son territoire ; chaque nome avait ses tabous et il arrivait souvent que les populations locales en viennent aux mains à propos de rituels ou de symboles non respectés.
TABUCA : table de jeu.
TABULARIUM : grande galerie située, à Rome, dans la partie orientale de l’Intermont du Capitolin, qui servait de dépôt pour les lois gravées sur des tables d’airin. Il en reste plusieurs parties.
TACFARINAS : Numide, soldat dans les troupes auxiliaires de l’empire, déserteur, le mit à la tête des Musulamii, des Erishiens et d’autres tribus maures, pendant le règne de Tibère. Il lutta huit ans contre les Romains, 17-25, fut enfin repoussé dans le désert par le proconsul Blæsus, puis fut vaincu et tué par Dolabella près de Umbascum.
TACITA : la Silencieuse. Déesse latine du silence dont le culte se développa à Rome sous le règne de Numa.
TACITE (CAIUS CORNELIUS TACITUS) : historien latin. Né à Interamna en Ombrie (50), mort en 120. Avocat, il devint questeur sous Vespasien, édile sous Titus, préteur sous Domitien et consul sous Nerva en 97. Il fut l’ami de Pline le Jeune. Il avait épousé la fille d’Agricola et commencé à écrire en 93. On a conservé La Germanie, la Vie d’Agricola, les Histoires depuis la mort de Néron jusqu’à celle de Domitien, et les célèbres Annales.
TACITE (MARCUS CLAUDIUS TACITUS) : empereur romain. Né à Interamna (Ombrie) en 200. À la mort d’Aurélien, le sénat le nomma empereur malgré lui. Il combattit les Goths mais ses soldats se soulevèrent et le tuèrent à Tarse en 276.
TADOUKHÉPA : princesse du harem d’Aménophis IV-Akhénaton (1372-1354).
TAGÈS : nain difforme qui, suivant les vieilles traditions, de l’Etrurie, sortit d’une motte de terre sous la charrue d’un laboureur, aux environs de Tarquinies, et enseigna la science de la divination et des auspices.
TAKHOUT : reine d’Égypte, épouse de Psammétique II (594-589).
TALASSIUS : dieu du mariage dans le Latium. Il rendait les ménages heureux. Les Romains le célébraient le jour de leurs noces.
TALENT : monnaie d’Athènes. Elle valait 60 mines. Le talent euboïque valait 56 mines, celui de Corinthe ou d’Égine 100 mines. Le talent babylonien pesait 30,85 kg. Le talent d’or d’Athènes valait dix talents d’argent.
TALMIS : ville antique située dans le Dodécaschène (Basse-Nubie), où fut érigé le temple de Mandoulis, dieu local associé à Min, Khnoum et Harmakhis.
TALMUD : c’est-à-dire discipline, recueil de traditions rabbiniques, qui sont comme le complément de la Bible. Il comprend :
1. le Talmud de Jérusalem, qui remonte au IIème siècle ;
2. le Talmud de Babylone, divisé lui-même en deux parties ; la Mischina ou seconde loi, rédigée vers la fin du IIème siècle, et la Gemara, ou définition, sorte de commentaire, achevé au VIème sicèle. Le Talmud a été publié par Bomberg, Venise, 1520, 10 volumes, in-fol., et à Amsterdam, 1744.
TALOS : fils de Perdix et neveu de Dédale qui lui enseigna la mécanique. Il inventa la scie, le tour, le compas… Son oncle, jaloux de ses découvertes, le précipita du haut de la citadelle d’Athènes. Athéna le changea en perdrix.
TALOS : géant d’airain, gardien de l’île de Crète. Il n’avait qu’une veine qui allait de la tête au talon et se fermait par une vis. Héphaïstos en avait fait cadeau à Minos, ou Zeus le donna à Europe. Lorsque les Argonautes voulurent aborder la Crète, il les éloigna à coups de rochers ; mais Athéna le fit périr en le rendant frénétique et en dévissant la vis qui retenait son sang. D’autres racontent que Pœas le tua en le perçant d’une flèche au talon.
TALTHYBIOS : héraut d’Agamemnon devant Troie. Ce fut lui qui emmena Briséis de la tente d’Achille et qui conduisit Oreste à la cour de Strophios. Il mourut à Égion en Achaïe.
TANAGRE : ville de l’ancienne Boétie, à l’Est de Thèbes, sur l’Asopus. Victoire des Spartiates et des Béotiens sur les Athéniens, 457 av. J.-C. Prise et détruite par les Athéniens, en 455 . On a retrouvé dans les fouilles exécutées à Tanagre un grand nombre de statuettes en terre cuite, qui ont révélé tous un côté imprévu et charmant de l’art grec.
TANAÏS : fils de Pontos et de Thalassa ou de Bérosos et de l’amazone Leucippe. Après avoir longtemps méprisé les femmes, il devint amoureux de sa mère et se jeta dans le fleuve Amazonios qui prit son nom.
TANAQUIL : femme de Tarquin l’Ancien, né à Tarquinies (Etrurie), était habile dans l’art des augures. Elle décida son mari à aller s’établir à Rome et partagea sa fortune. Plus tard elle éleva et protégea, dit-on, Servius Tullius, qui devint son gendre ; et, à la mort de Tarquin, elle le fit proclamer roi.
TANIS : capitale du XIVe nome de Basse-Égypte avant d’être celle de la XXIe dynastie (1070-950 avant notre ère). Elle s’appela d’abord Avaris, du nom de la forteresse érigée par les Hyksôs (vers 1700 av. J.-C.) dans le delta.
TANTALE : fils de Zeus, ou de Tmolos et de Pouto. Il régna sur la Lydie, ou en Phrygie ou en Paphlagonie. Tantale est surtout célèbre par le châtiment qu’il subit aux enfers. Plusieurs sources concernent cette punition :
a) Ayant révélé les secrets de Zeus qui l’avait admis à la table des dieux, il fut précipité dans le royaume des ombres. Là, il restait mourant de soif au milieu d’un lac. Chaque fois que l’eau arrivait jusqu’au ras de son menton, il tentait de la boire, mais elle s’échappait à chacune de ses tentatives. Il était également dévoré par la faim et environné d’arbres auxquels pendaient des fruits. Chaque fois qu’il levait les bras pour les cueillir, un vent puissant les élevait jusqu’au ciel.
b) Avec la complicité de Pandare, il vola un chien d’or qui gardait un temple de Zeus en Crète.
c) Il vola le nectar et l’ambroisie à la table des dieux et le raconta à ses amis. Aussi se retrouva-t-il dans les enfers, au-dessous d’un rocher qui menaçait à chaque instant de lui écraser la tête.
d) Pour éprouver les dieux, il leur donna à manger son fils Pélops.
TANTALE : fils adultérin de Thyeste et d’Aéropé. Atrée le tua et servit ses membres à Thyeste dans un festin.
TANTALE : fils de Brotéas. Il fut le premier époux de Clytemnestre. Père d’un fils nommé aussi Brotéas. Agamemnon le tua.
TAOUSRET : dernière reine de la XIXe dynastie, vers 1200 avant notre ère. Elle fut renversée par le Syrien Iarsou.
TARENTE : Tarentum, ville d’Italie, fondée par des Crétois, fut agrandie par Phalante, qui y conduisit les jeunes gens nés des femmes spartiates pendant la guerre de Messénie, les Parthéniens, 707 av. J.-C. Elle devint une grande ville de commerce, profita de la ruine des autres cités de la Grande-Grèce, et resta le seul port florissant de la côte Sud de l’Italie. Mais la mollesse de ses habitants s’accrut avec leur prospérité. Ils provoquèrent les Romains, 282, et appelèrent Pyrrhus, qu’ils soutinrent mal. La défaite et la retraite de Pyrrhus la livra sans défense aux Romains. Papirius Cursor la prit, 272. Elle se livra à Annibal, 215, et fut reprise par Fabius, 209. Sous les princes normands elle fut la capitale d’une principauté indépendante.
TARAS : fils de Poséidon et d’une nymphe. Monté sur un dauphin, il se rendit de Ténare en Italie et fonda la ville de Tarente.
TARAXIPPOS : qui effraie les chevaux. Surnom de Glaucos, fils de Sisyphe, qui fut foulé aux pieds par ses propres coursiers aux jeux funèbres en l’honneur d’Acaste. On lui éleva un autel cylindrique, funeste aux combattants, à Corinthe.
TARGITAOS : premier homme et premier roi de Scythie. Père de Lipoxaïs, de Colaxaïs et d’Arpaxaïs. Quand ses enfants se disputèrent la possession du royaume, il tomba du ciel une charrue, un joug, une hache et une coupe d’or. Lipoxaïs les aperçut le premier et s’en approcha pour s’en emparer, mais aussitôt l’or devint brûlant. Arpaxaïs essaya ensuite, mais l’or s’enflamma. Alors Colaxaïs se présenta et put les emporter. Les deux aînés lui offrirent le royaume. La coupe sacrée fut gardée par les rois de Scythie. On lui offrait de grands sacrifices. Si celui qui en avait la garde s’endormait le jour de la fête en plein air, il mourait dans l’année. Pour le dédommager du risque encouru, on lui donnait toutes les terres dont il pouvait faire le tour en une journée à cheval.
TARGUM : c’est-à-dire exposition. Recueil de paraphrases chaldaïques de l’Ancien Testament. Il a été publié par Buxtorf père, 1620, et par Beck, 1680-1683.
TARKHUNDARADOU : fille du prince d’Arzawa, épouse royale d’Aménophis IV-Akhénaton (1372-1354).
TARPEIA : jeune fille romaine, fille de Tarpeius. Elle ouvrit aux Sabins le chemin de la citadelle du Capitole commandée par son père. Elle avait demandé pour prix de sa trahison les bracelets d’or que tous les soldats de Tatius portaient à leur bras gauche. Le premier, Tatius, remplit sa promesse en lui jetant à la tête son bracelet et son bouclier. Tous les guerriers suivirent cet exemple et Tarpeia mourut, écrasée sous le poids de l’or et des boucliers.
TARPÉIENNE (ROCHE) : haute de 32 m, cette roche à la pointe sud du mont Capitolin tirait son nom de Tarpeia qui fut enterrée au-dessous. Les citoyens condamnés pour haute trahison étaient précipités de son sommet.
TARQUIN COLLATIN (LUCIUS TARQUINIUS COLLATINUS) : petit-fils d’Aruns, frère de Tarquin l’Ancien. Consul avec Brutus en 509 av. J.-C., on l’obligea à s’exiler à Lanuvium à cause de son origine suspecte.
TARQUIN L’ANCIEN (LUCIUS TARQUINIUS PRISCUS) : cinquième roi de Rome. Fils di Corinthien Démarate. Marié à Tanaquil, il vint à Rome, obtint le droit de cité et le rang de sénateur. Très populaire, il se fit proclamer roi à la mort d’Ancus Martius (616 av. J.-C.). Il vainquit les Sabins, les Latins et les Étrusques. Il institua la cérémonie du triomphe en char à Rome. Réformateur, il créa cent nouveaux postes de sénateurs, introduisit les coutumes, les croyances et les arts étrusques, la robe prétexte et la bulle, symbole de la jeunesse. Il jeta les fondements du Capitole. Des assassins payés par les fils d’Ancus le tuèrent en 578.
TARQUIN LE SUPERBE (LUCIUS TARQUINIUS SUPERBUS) : septième roi de Rome. Petit-fils du précédent. Marié à une fille de Servius Tullius, il l’empoisonna pour épouser sa belle-sœur Tullia qui, de son côté, fit périr son mari, Aruns. Il tua ensuite son beau-père Servius, qui fut achevé dans la rue Scélérate (534 av. J.-C.), et se proclama roi. Véritable tyran, il abolit toutes les lois populaires, augmenta les impôts, persécuta les sénateurs et fit la guerre à ses voisins. Il venait de prendre par ruse la ville de Gabies lorsque Rome se souleva après les dures corvées dues aux constructions du Capitole et de la Cloaca Maxima et l’attentat de son fils Sextus contre Lucrèce. Menés par Brutus, les Romains chassèrent les Tarquins (509) qui se réfugièrent à Gabies. Voulant reprendre Rome avec les armées de la confédération latine, il fut blessé à la bataille du lac Régille (496) et mourut à Cumes.
TARQUITUS : Rutule, fils de Faune et de la nymphe Dryope. Il fut tué par Énée.
TARSE : Tarsus, aujourd’hui Tarsous, ville de l’ancienne Asie Mineure, dans la Cilicée, sur le Cydnus. Alexandre y faillit périr en se baignant dans les eaux du fleuve. C’est là que Cléopâtre vint trouver Antoine, qui devait la juger. Sous les Romains, elle eut de célèbres écoles de rhérotorique et de philosophie. Le philosophe Athénodore et l’apôtre saint Paul y naquirent.
TARSIS : ou Tharsis, pays où les vaisseaux israélites allaient chercher de l’or et de l’argent du temps de Salomon. Il est probable que ce mot désigne le Tartessus des Phéniciens, c’est-à-dire la côte Sud Est de l’Espagne.
TARTARE : région des enfers différente de l’Hadès. Située au-dessous de la terre, à une distance égale de celle qui sépare la terre du ciel, elle servait de prison aux dieux vaincus. Les Titans y étaient enfermés. Hésiode nous la décrit entourée d’un rempart d’airain muni de portes de fer et protégée par une triple nuit. Dans le bouclier d’Héraclès, le Tartare est déjà confondu avec l’Hadès. Plus tard ce nom désigna exclusivement la partie des Enfers où les méchants séparés des bons subissaient de terribles châtiments.
TATÉNEN : ou Neith, dieu créateur qui se réveilla au sein de Noun. Son nom signifie : « La terre qui émerge ».
TATY : sommelier de Thoutmôsis III (1505-1450). Son tombeau se trouve dans la nécropole thébaine.
TAUROMENIUM : ville ancienne de Sicile, sur la côte orientale, au pied du mont Taurus, colonie de Zancle, remplaça Naxos, détruite par Denys l’Ancien. Rupilius la prit dans la première guerre servile, 132 av. J.-C.
TAYGÈTE : l’une des Pléiades. Zeus la rendit mère de Lacédémon et d’Eurotas. Suivant un scoliaste de Pindare, elle résista à l’amour du maître des dieux et fut changée en biche par la protection d’Artémis. On lui donne parfois Tantale pour époux.
TÉÉPHIBIS : noble divinisé à Thèbes où il avait un petit temple.
TÉFEN : nom de l’un des sept scorpions qui escortaient et protégeaient Isis.
TEFNOUT : déesse lionne, épouse de Chou (l’air). Elle incarnait le principe humide. Elle devint l’œil de Rê. Elle était adorée à Léontopolis.
TÉFRER : ville située entre l’Euphrate et le Tigre, où les Égyptiens achetaient le lapis-lazuli nécessaire à la fabrication des bijoux.
TEGILLUM : cape grossière dont se servaient les pêcheurs et les bergers pour se couvrir.
TEKBEN : nom de l’obélisque, en égyptien.
TÉKÉNOU : enseigne sacrée portée à Dendérah sous le Nouvel Empire.
TÉKHI : fête de l’ivresse, célébrée le premier jour du deuxième mois de l’année.
TÉLAMON : fils d’Éaque et d’Endéis, l’un des Argonautes et des chasseurs de Calydon. Ayant contribué avec son frère Pélée à la mort de Phocos, il dut quitter l’île d’Égine et se rendit à Salamine chez Cychrée qui lui donna en mariage sa fille Glaucé. Ami d’Héraclès, il accompagna ce dernier à Troie où il reçut des mains du héros sa troisième épouse Hésione (la seconde était Péribée). Il assista Héraclès dans sa lutte contre les Méropes, puis contre Alcyonée. Il tua l’Amazone Mélanippe. Devenu roi de Salamine, il envoya ses deux fils Teucer et Ajax combattre en Troade sous les ordres d’Agamemnon. Pour venger la mort d’Ajax, il causa la destruction des vaisseaux d’Ulysse.
TELCHINES : fils de Poséidon et de Thalassa. Leur sœur Halia eut de Poséidon, son père, six fils adorés après leur mort sous le nom de « génies orientaux ». Diodore et Strabon parlent d’un culte des Telchines antérieur à celui de Poséidon. Ce dernier, dans son enfance, leur fut confié par Rhéa. Eustathe nous dit que ce sont les chiens d’Actéon, métamorphosés en hommes. Tardivement, on fit des Telchines une race fabuleuse dont les émigrations apportèrent à la Grèce et à l’Asie le culte de certaines divinités. Ils adoraient Apollon à Lindos, Héra à Ialysos et à Camiros. Ils révéraient Athéna, leur mère suivant quelques auteurs, à Teumesse en Béotie. Il existe aussi des traditions contraires qui nous les présentent comme des êtres malfaisants tués par apollon métamorphosé en loup. Suivant Ovide, Héra les ensevelit sous les flots et les changea en rochers. Dans les croyances populaires, ils devinrent des enchanteurs, des Goètes, qui jetaient le mauvais œil, prenaient toutes sortes de formes, faisaient pleuvoir, grêler ou neiger, et se plaisaient à détruire les moissons et les troupeaux en arrosant la terre d’un philtre composé de soufre et d’eau du Styx.
TÉLÉGONUS : né au loin. Fils d’Ulysse et de Circé ou de Calypso. Chassé de l’île d’Æa, il arriva après une tempête sur les côtes d’Ithaque. Il pilla l’île et blessa mortellement Ulysse. Par l’ordre d’Athéna, Télégone, Télémaque et Pénélope se rendirent dans l’île d’Æa pour ensevelir le corps du héros. Télégone épousa ensuite sa belle-mère et en eut un fils nommé Italos.
TÉLÉMAQUE : loin du combat. Fils d’Ulysse et de Pénélope. Les traditions homériques nous racontent qu’il était encore un bébé lorsque son père partit pour Troie. À la fin de la guerre, Athéna, prenant la forme de Mentès, roi des Taphiens, lui apparut et lui conseilla de chasser les prétendants de Pénélope. Il ne put les faire partir du palais de sa mère. Après un voyage dans les états de Nestor et de Ménélas, il revint à Ithaque et retrouva son père chez Eumée. Il l’aida à tuer les prétendants. Les traditions postérieures nous disent que, son père simulant la folie pour ne pas partir à la guerre de Troie, Télémaque, encore au berceau, fut placé par Palamède dans le sillon qu’Ulysse traçait avec sa charrue. Sur le point d’être englouti par les flots, il fut sauvé par un dauphin. En mémoire de cet événement, Ulysse avait placé un dauphin sur son bouclier. Il dut s’exiler d’Ithaque sur l’ordre de son père parce que l’oracle avait prédit qu’Ulysse mourrait de la main de son fils. Uni à Polycaste ou à Nausicaa, il en eut Perséptolis. D’autres lui donnent pour femme Circé et pour fils Latinos. Une autre version nous explique que, marié à Cassiphone, il fut égorgé par celle-ci, dont il avait tué la mère, Circé.
TÉLÉMOS : célèbre devin, fils d’Eurymos. Il prédit à Polyphème sa cécité.
TÉLÉPHASSA : femme d’Agénor et mère d’Europe, de Cadmos, de Phénix et de Cilix. Elle accompagna son fils Cadmos dans ses voyages et mourut en Thrace.
TÉLÈPHE : fils d’Héraclès et d’Augé. Exposé par sa mère et recueilli par des bergers, il se rendit plus tard en Mysie pour chercher ses parents. Là régnait, Teuthras qui l’accueillit et lui donna sa fille Argiope en mariage. Hygin nous raconte que Teuthras, menacé par Idas, promit la main de sa fille à Télèphe s’il le débarrassait de cet ennemi. Idas fut vaincu, mais Télèphe et Augé ne purent s’entendre. Devant Troie, il fut blessé par Achille. L’oracle prédit alors que seul celui qui l’avait blessé pourrait le guérir. Télèphe enleva Oreste alors tout enfant, et menaça de le faire périr si Achille ne le guérissait pas. Les Grecs chargèrent des négociations Ulysse qui parvint à un accord. On composa un remède avec une herbe magique et la rouille de la lance d’Achille et Télèphe guérit.
TÉLÉSILLA : poétesse qui vivait à Argos au VIe siècle av. J.-C. Elle se rendit célèbre par ses poésies et son courage. À la tête d’une troupe de femmes, elle contribua à repousser Cléomène, roi de Sparte, en 514. Il ne reste de ses odes que quelques fragments.
TELL EL-ARMANA : site où Aménophis IV-Akhénaton (1372-1354) fit bâtir sa capitale Akhétaton, en l’an IV de son règne.
TELLUS : nom latin de la Terre.
TELMISSOS : fils d’Apollon et d’une fille d’Agénor. Il reçut de son père le don de prophétie et fonda en Lycie la ville de Telmesse.
TELPHUSE : source et nymphe de Béotie. Apollon voulant établir en ce lieu un temple, Telphuse l’en dissuada par une ruse car elle voulait régner seule sur la contrée. Plus tard, Apollon démasqua Telphuse et ensevelit la fontaine sous une montagne de rochers.
TÉMÉNOS : Héraclide. Fils d’Aristomaque. Père de Céisos, de Cérynès, de Phalcès, d’Agræos et d’Hyrnétho. S’étant rendu maître d’Argos, il en chassa Tisamène et maria Hyrnétho à Déiphontès. Il mourut assassiné par ses fils jaloux de la préférence qu’il témoignait à son gendre.
TÉMÉNUS : l’un des chefs Héraclides qui, à la tête des Doriens, envahirent le Péloponnèse, vers 1190 av. J.-C. Il reçut en partage l’Argolide.
TÉMON : les Ænianes étant arrivés sur les bords de l’Inachos, habités alors par les Inachéens et les Achéens, un oracle prédit à ces derniers qu’ils seraient entièrement dépossédés s’ils cédaient la moindre parcelle de leur territoire. Témon, l’un des dirigeants des Ænianes, se déguisa alors en mendiant et se présenta chez Hypérochos, roi des Inachiens, qui, par ironie, lui fit présent d’une motte de terre. Le faux mendiant accepta avec joie ce don et se retira. Quelque temps après, Hypérochos fut tué dans un combat singulier par Phémios, roi des Ænianes, qui s’empara du pays.
TEMPLE : d’abord simple enclos orné de totems divins, le temple se transforma, dès l’Ancien Empire, en bâtiment de briques crues dont il ne reste aucun vestige. Sous le Moyen Empire, les Égyptiens érigèrent des sanctuaires avec niches pour abriter les statues divines, mais là encore nous ne sommes pas en mesure de décrire le fonctionnement d’un temple car les ruines parvenues jusqu’à nous sont actuellement inexploitables. Avec l’avènement de la XVIIIe dynastie et le Nouvel Empire (1580 avant notre ère), les constructions s’améliorèrent. L’art religieux entra dans son âge d’or. Organisé autour du naos, le temple s’agrandit et se complexifia avec l’adjonction d’une salle d’offrandes et d’une salle intermédiaire, le sanctuaire où reposait la barque, les salles hypostyles, les pylônes, les kiosques, les obélisques, les allées du sphinx, sans oublier les puits sacrés, les enclos sacrés, le lac sacré et bien d’autres petits temples annexes. À ce stade, le temple symbolisa l’organisation de l’univers et fonctionna au rythme du soleil. Le sol représentait la végétation, le plafond, la voûte étoilée, le sanctuaire, l’horizon où apparaissait le dieu lumineux, créateur de vie.
TEMPLE (LE) : ce nom désigne spécialement le monument religieux élevé à Jérusalem par Salomon. Ses dimensions étaient peu considérables, puisqu’il n’avait que 60 coudées de longueur, 20 de largeur et 30 de hauteur, mais il était remarquable par la richesse de ses ornements. Il comprenait quatre parties :
1. le Parvis des Gentils, où les étrangers même étaient admis ;
2. le Parvis des Juifs ;
3. le Parvis des Prêtres ;
4. le Saint des saints, où le grand prêtre seul pouvait entrer une fois par an, et où était l’arche d’alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut rebâti, au retour de la captivité, par Zorobabel, et refait à neuf par Hérode le Grand, 46 av. J.-C. Titus le détruisit, 70 ap. J.-C.
TÉNÈS ou TENNÈS : fils de Cycnos et de Proclée ou fils d’Apollon. Cycnos ayant épousé en secondes noces Philonomé, celle-ci, amoureuse de Ténès qui la repoussait, le calomnia auprès de son mari. Ténès et sa sœur Hémithée furent alors jetés à la mer par ordre de Cycnos. Les flots les portèrent dans l’île de Leucophrys (Ténédos), dont les habitants choisirent Ténès pour roi. Cependant Cycnos découvrit la fausseté de l’accusation contre son fils et se rendit à Leucophrys pour se réconcilier avec ses enfants. Ténès fut tué par Achille qui désirait Hémithée. Cette dernière fut engloutie par la terre.
TENTAMON : épouse du roi Smendès de Tanis (vers 1070 avant notre ère). Elle eut pour fils Piankhi qui devint roi-prêtre à Thèbes.
TENT-HÉTÉRI : charriers de l’armée égyptienne à partir du Nouvel Empire. Dans le métier des armes, la succession se faisait de père en fils, le fils remplaçait le père à la conduite du char.
TENTIPELLIUM : crème antirides.
TÉRAMBE : célèbre musicien. Fils d’Eusiros et d’Idothée. Il faisait paître ses troupeaux sur l’Othrys, sous la protection des nymphes, qu’il amusait de ses chants, jouant aussi bien de la flûte que de la lyre. Un jour où les nymphes dansaient au son de sa flûte, Pan apparut tout à coup et dit à Térambe qu’un hiver terrible se préparait. En conséquence, il lui conseilla de quitter l’Othrys. Mais Térambe, au lieu de suivre les conseils du dieu, se mit à outrager les nymphes, prétendant qu’elles n’étaient pas les filles de Zeus, qu’une fille du Sperchios leur avait donné le jour, et que Poséidon, amoureux de l’une d’elles, avait changé les autres en peupliers : elles n’avaient retrouvé leur forme humaine que lorsque le dieu avait assouvi sa passion. L’hiver arriva et fit mourir les troupeaux de Térambe qui fut métamorphosé en cerf-volant par les nymphes.
TÉRÉE : roi de Thrace. Fils d’Arès et d’une nymphe bistonienne. Il épousa Progné, fille de Pandion, roi d’Athènes, qu’il avait secouru contre les Mégarides. Puis amoureux de la sœur de sa femme, Philomèle, il lui annonça la mort de son épouse. En vérité, il lui avait coupé la langue et la maintenait prisonnière dans un lieu caché. Progné parvint cependant à rencontrer sa sœur et lui raconta ses malheurs en écrivant sur un voile. Toutes deux se vengèrent en égorgeant Itys, fils de Térée, qu’elles servirent à celui-ci dans un festin. Térée furieux fit périr son frère Dryas, puis poursuivit les deux sœurs. Les dieux intervinrent et changèrent Progné en hirondelle, Philomèle en rossignol et Térée en huppe. Selon une tradition de Mégare, Térée se donna la mort après avoir tenté de violenter Philomèle. Les deux sœurs se réfugièrent à Athènes où elles moururent de chagrin.
TÉRENCE (PUBLIUS TERENTIUS AFER) : poète comique latin. Né à Carthage vers 188 av. J.-C. Esclave à Rome, élevé par son maître Terentius Lucanus qui l’affranchit, il présenta sa première comédie. L’Andrienne, en 166 aux édiles. Ces derniers l’envoyèrent pour examen au vieux poète Caecilius qui, dès la première lecture, reconnut le génie du jeune auteur. Il écrivit et présenta ensuite L’Hécyre (La Belle-mère), L’Heautontimoroumenos (L’Homme qui se punit lui-même), etc. appuyé par les grands de Rome, il partit chercher en Grèce de nouvelles inspirations et périt dans un naufrage (158).
TERENTILLUS ARSA (CAÏUS) : tribun du peuple, 461 av. J.-C., demande que dix législateurs fussent nommés pour rédiger un Code des lois, à l’usage des patriciens et des plébéiens. Le Sénat s’opposa longtemps à cette proposition, qui fut enfin adoptée.
TERME (TERMINUS) : dieu latin, protecteur des limites. Sous Numa, les premières bornes qui séparaient les champs furent consacrées à Jupiter Terminus le 21 février, date des fêtes terminalia, célébrées chaque année. Ce jour-là, on offrait des fruits, du vin et du lait au dieu. À l’origine, Terme avait l’aspect d’un bloc de pierre brut. Plus tard, on le représenta sous la forme d’un pilier à tête humaine.
TERMINALES : Terminalia, fêtes du dieu Terme. On les célébrait, depuis le temps de Numa, le 7ème jour des calendes de mars (23 février). Les bornes agraires ou Termes servaient d’autels.
TERPANDRE : poète lyrique grec, né à Antissa sur l’île de Lesbos (700-650 av. J.-C.) Il remporta, à Sparte, le prix de musique à la fête des Carnies (676) et fut plusieurs fois couronné aux fêtes de Delphes. Il ajouta trois cordes à la lyre qui n’en avait que quatre et constitua réellement la musique grecque. Nous avons quelques fragments de ses œuvres.
TERPSICHORE : Muse qui présidait à la danse et au chant du chœur. Des traditions peu anciennes la font mère de Biston et de Rhésos qu’elle eut d’Arès et du fleuve Strymon. On lui donne aussi pour filles les Sirènes.
TERROIR : dieu de la terreur. Les Grecs l’appelaient Déimos.
TESSERA HOSPITALIS : petite tablette de l’amitié que l’hôte et le maître de la maison brisaient en se quittant, prenant chacun un morceau que leurs descendants conservaient pour renouveler l’amitié des familles quand ils se rencontraient et reconstituaient la tablette.
TESSERA MILITARIS : tablette de bois sur laquelle étaient inscrits les ordres d’un officier avant une bataille.
TESSERA THEATRALIS : billet d’entrée au théâtre. De forme ronde, d’argile ou de bois, ce billet indiquait le rang et le numéro de la place, quelquefois le nom de la pièce jouée.
TÊTES DE REMPLACEMENT : les têtes de remplacement ont été trouvées dans les tombeaux de la IVe dynastie (2700-2550). Sculptées dans du calcaire, elles ont une fente sur le crâne et les oreilles mutilées. À ce jour, nous ne connaissons pas leur fonction.
TÉTI-AN : « Téti est beau ». Officier qui tenta, vers 1565 avant notre ère, de se tailler un royaume au sud de la première cataracte, trahissant le roi Ahmôsis. Il fut vaincu par les forces royales, en Nubie et au Soudan.
TÉTIKY : fils du roi Ahmôsis (1580-1558), préfet de la cité du Sud. Son tombeau se trouve à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
TÉTISHÉRI : grand-mère du roi Ahmôsis, mère de Sékemenrê Tao II Taqer, elle régna aux côtés de Sékenenrê Tao Ier Rêhotep, vers 1600 avant notre ère.
TÉTRAPOLE : ensemble de quatre villes. On reconnaissait la tétrapole de Syrie : Antioche, Laodicée, Apamée et Séleucie ; la tétrapole de Locride avec Pinde, Érinée, Bœon et Cintinion. Il y eut de nombreuses tétrapoles.
TÉTRARCHIE : État partagé entre quatre chefs. Nom donné aux petits États de Galatie qui formaient chacun une tétrarchie.
TEUCER (TEUCROS) : héros éponyme et premier roi de la Teucrie (Troade). Fils du Scamandre et de la nymphe Idæa. Dardanos, venu de Samothrace en Asie, épousa sa fille Arisbé ou Batée.
TEUCER (TEUCROS) : fils de Télamon et d’Hésione. Frère consanguin d’Ajax. Il était célèbre par son habileté au tir à l’arc. Télamon le chassa de Salamine pour n’avoir pas vengé son frère, ou n’avoir pas rapporté ses os. Teucer se rendit alors à Sidon où régnait Bélos. Puis à la tête de quelques colons phéniciens, il alla s’établir dans l’île de Chypre. Marié à Euné, fille de Cypros, il en eut Astérie. Il chercha à prendre possession de Salamine par tous les moyens à la mort de Télamon, mais Eurysacès l’en empêcha. À son retour de cette expédition militaire, il fut poussé sur les côtes espagnoles et y fonda Carthagène.
TEUTHIS ou ORNYTOS : chef grec. Après une vive discussion avec Agamemnon dans le port d’Aulis, il quitta l’armée malgré les conseils d’Athéna qui avait emprunté les traits de Mélas. Il blessa même la déesse à la cuisse. De retour chez lui, il eut une vision d’Athéna toute sanglante, dont il tomba malade et mourut. Le lieu où il vivait en Arcadie était le seul qui ne portait aucun fruit. L’oracle de Dodone ordonna d’apaiser la déesse et les arcadiens lui élevèrent une statue qui la représentait blessée à la cuisse.
TEXTES DES PYRAMIDES : inscriptions qui couvrent les chambres royales souterraines de l’Ancien Empire.
TEXTES DES SARCOPHAGES : compositions funéraires écrites sur les sarcophages du Moyen Empire. Elles donnent au mort les moyens de vivre dans l’au-delà, des indications géographiques et cosmogoniques, des formules théologiques et magiques.
THAÏS : courtisane grecque célèbre. Elle vécut au IVe siècle av. J.-C. Elle suivit Alexandre le Grand en Asie et, selon Clitarque, excita le conquérant à brûler Persépolis. Après la mort du conquérant en 323, elle vécut avec Ptolémée Lagos, général d’Alexandre, et en eut trois enfants.
THABOR : ancienne Trabyrius mons, montagne de la Turquie d’Asie, dans la province d’Acre, au Sud-Est de Nazareth (561 m). C’est sur le sommet de Thabor que Jésus se transfigura aux yeux de ses disciples. Victoire des Français sur les Turcs en 1799.
THALASSA : la Mer, déesse allégorique, personnification de la Méditerranée. Fille de l’Ether et d’Héméra. Elle avait pour époux Pontos.
THALÈS : philosophe grec, fondateur de l’école ionienne, né vers 640 av. J.-C. à Milet. Il fut le premier à prédire les éclipses. Il étudia le cours du soleil et détermina les époques où cet astre entre dans les tropiques. Il détermina aussi le premier la succession des saisons, la durée de l’année, qu’il fixa à 365 jours, portant à 30 le nombre de jours de chaque mois. Il regardait l’eau comme le principe générateur de tous les êtres. Il résolut des problèmes géométriques et on lui attribue plusieurs maximes et apophtegmes moraux tels que le fameux « Connais-toi toi-même » inscrit sur le fronton du temple de Delphes. Il a été mis au nombre des sept sages.
THALIE : Muse qui présidait à la comédie et aux festins. Plutarque la compte au nombre des Muses graves. Quelques auteurs lui attribuent l’invention de la géométrie et de l’agriculture. On la considérait comme présidant à la croissance des arbres. D’Apollon, elle eut les Corybantes.
THALLO : l’une des Heures. Elle présidait à la germination et à la floraison.
THAMYRIS : célèbre chantre thrace. Fils de Philammon et d’Argiope. Ayant défié les Muses à un concours de chant, il fut privé de la vue et de la voix. Il laissa alors tomber sa lyre dans la Balyra. Homère place le lieu de sa défaite en Thessalie tandis que Stace le situe en Messénie.
THARGÉLIES : fêtes athéniennes en l’honneur d’Apollon et d’Artémis, protecteurs des fruits de la terre. Elles étaient célébrées le 6 et le 7 du mois de thargélion (mai).
THAROPS : roi de Thrace, père d’Œagre et grand-père d’Orphée. Il découvrit à Dionysos les projets de Lycurgue et fut initié par le dieu lui-même aux mystères de son culte.
THASOS : fils de Poséidon ou de Cilix, ou d’Agénor. Il fut l’un de ceux qui quittèrent la Phénicie pour aller à la recherche d’Europe. Il donna son nom à l’île de Thasos.
THÉAGÈNE : athlète de Thasos, célèbre par sa force extraordinaire (VIe Ve siècle av. J.-C.). Fils de Timosthène ou d’Héraclès. Couronné plusieurs fois aux jeux Olympiques et honoré d’une statue de bronze après sa mort, il fit sentir les effets de sa colère aux Thasiens qui avaient jeté cette statue à la mer. Une sécheresse ravagea le pays et ne cessa qu’après la restauration de la statue retirée de la mer par des pêcheurs.
THÉANO : femme de Métapontos, roi d’Icarie. Elle mentit en disant qu’elle attendait des jumeaux à son époux qui se plaignait de sa stérilité. Plus tard, elle eut plusieurs enfants, mais Métapontos, qui voulait les jumeaux, essaya de les faire périr. Théano préféra se donner la mort.
THÉANO : fille de Cissée, femme d’Anténor. Grande prêtresse d’Athéna à Troie. Selon certaines traditions, ce fut elle qui livra le Palladium aux Grecs.
THÉÂTRE : À l’origine, simples échafaudages démontables en bois, les théâtres furent ensuite construits en brique ou en bois. À Rome, plusieurs étages d’arcades superposées formaient une enceinte semi-circulaire face à la scène. Plus tard, le marbre et la pierre de taille entrèrent dans leur construction.
THEATRICA : qui préside aux théâtres. Déesse romaine qui veillait à la solidité de la construction des théâtres. Situé sur la voie Cornélienne, son temple fut détruit par l’empereur Domitien lorsqu’un théâtre de Rome s’effondra.
THÈBES : en 3000 av. J.-C., Thèbes était un village dépendant de la ville d’Hermonthis. Mille quatre cents ans plus tard, elle devint la capitale du IVe nome et de toute l’Égypte. Elle s’étendait entre Louxor et Karnak sur la rive droite du Nil, mais il ne reste rien de la cité populaire construite en briques crues. Elle perdit définitivement sa puissance après l’invasion assyrienne et sa destruction, en 664 av. J.-C.
THÉMIS : fille d’Ouranos et de Gaïa. Elle eut de Zeus les Heures et les Parques. Tzetzès la dit fille du Soleil. Suivant un scoliaste d’Euripide, elle fut mère des Hespérides. Chez Homère, Thémis est la personnification de l’ordre découlant de l’esprit de justice, des usages et des lois. C’est elle qui préside aux assemblées des peuples et convoque les dieux. Plus tard, on la regarda comme une déesse fatidique. Apollon lui succéda dans la possession de l’oracle de Delphes. On lui attribua ensuite de la sagesse, de la science, de l’observation des traités. Thémis avait un temple dans la citadelle d’Athènes ainsi qu’à Tanagra.
THÉMISTIADES : nymphes de la suite de la prophétesse Thémis. Elles habitaient une grotte située sur les bords de l’Éridan.
THÉMISTIOS : rhéteur et philosophe grec né en Paphlagonie (315-390). Nous possédons de lui vingt panégyriques, treize « amplifications » et le « Discours à Jovien en faveur de la liberté des cultes ».
THÉMISTO : fille d’Hypsée et femme d’Athamas qu’elle rendit père de quatre enfants. Un scoliaste d’Apollonios la désigne comme mère de Phrixus et d’Hellé. On lui attribue aussi pour enfants Sphingios, Orchomène et Euryclée.
THÉMISTOCLE : homme d’État et général athénien, né à Préas en Attique, vers 530 av. J.-C., mort en 465. Élu archonte éponyme (481), il fut choisi pour commander la flotte athénienne quand les Perses envahirent la péninsule. Après la défaite des Thermopyles et le combat acharné d’Artémision, les Athéniens se réfugièrent sur leurs navires et furent forcés par les Perses à livrer le combat naval de Salamine. Les 400 vaisseaux grecs l’emportèrent sur les 1 200 navires perses (480). Thémistocle sauva ainsi la Grèce. On l’exila par l’ostracisme en 475. il fut contraint de s’enfuir à Corcyre, puis chez les Molosses, à Pydna, enfin en Ionie. Plus tard Artaxerxès le combla de richesses, mais plutôt que de trahir sa patrie, il préféra s’empoisonner.
THÉOCLYMÈNE : célèbre devin argien. Fils de Thestor. Obligé de fuir sa patrie à la suite d’un meurtre, il se retira à Ithaque où il prédit le retour d’Ulysse.
THÉOCRITE : poète grec, né à Syracuse. Il vécut au IIIe siècle av. J.-C. Il vint à Cos, attiré par la réputation de Philétas, célèbre grammairien et poète, et y composa sa septième idylle. Il revint à Syracuse vers 275, à la cour du roi Hiéron, puis s’établit à Alexandrie. On divise ses ouvrages en deux genres : les mimes comme Cyniska, les Syracusaines et la Magicienne, et les pastorales, où le plus souvent des bergers échangent entre eux des propos amicaux ou satiriques, qui se terminent par une lutte poétique dans laquelle ils chantent les côtés les plus séduisants de la vie champêtre. Théocrite y mélange le dialecte dorien populaire au dialecte dorien lyrique et y emploie un hexamètre qui ne diffère du vers héroïque que par la fréquences des dactyles et la rareté des spondées. Il nous reste sous son nom trente idylles, vingt-deux épigrammes et un petit poème : La Syrinx.
THÉOCRITE DE CHIOS : sophiste qui blessa Alexandre par ses paroles mordantes et qui fut mis à mort plus tard par ordre d’Antigone.
THÉOCRITE DE SYRACUSE : écrivain sous les règnes de Ptolémée II Philadelphe et d’Arsinoé II, vers 276-271 avant notre ère. Il nous a laissé les Idylles.
THÉODAMAS : roi des Dryopes. Ayant refusé l’hospitalité à Héraclès, il fut massacré ainsi que ses sujets par le héros qui lui enleva son fils Hylas.
THÉODAT : roi des Ostrogoths d’Italie, joignait à l’avarice la cruauté et la lâcheté. Il fut préfet de Toscane et plusieurs fois réprimandé à cause de ses usurpations, par Théodoric, son oncle par alliance, et fut condamné à rendre, pendant la régence d’Amalasonte, ce dont il s’était injustement emparé. Élevé au trône par Amalasone, après la mort du jeune Athalaric, 534, il l’enferma et la fit périr, pour régner seul. Les troupes de Justinien, qui se déclarait le vengeur d’Amalasonte, envahirent l’Italie, sous Bélisaire, et Théodat ne leur opposa qu’une faible résistance. Les soldats, indignés de sa lâcheté, élurent roi leur général Vitigès, Théodat s’enfuit à Ravenne, où il fut égorgé, 536. Il était fort savant pour un prince de son temps.
THÉODEBALD : roi d’Austrasie, né en 533, fils et successeur de Théodebert Ier, 548, mourut en 553, sans avoir rien fait. Sous son règne, les bandes austrasiennes, conduites par les ducs Leutharis et Buccelin, allèrent guerroyer en Italie.
THÉODEBERT Ier : roi d’Austrasie, né en 504, était petit-fils de Clovis et fils de Thierri Ier. Encore adolescent, il combattit une armée danoise ou saxonne qui ravageait les bouches de la Meuse et fit plus tard avec succès contre les Wisigoths une expédition. Il succéda à son père, 534, repoussa les attaques de ses oncles, Childebert et Clotaire ; puis, appelé en Italie par l’empereur Justinien, et par le roi des Ostrogoths, Vitigés, qui lui cédèrent la Provence, il battit successivement les Grecs et les barbares, 539, et revint en Austrasie, chargé de butin. C’est l’un des princes les plus remarquables de la dynastie mérovingienne. Le premier il fit frapper des monnaies à son effigie et voulut soumettre ses guerriers à l’impôt. Il se disposait, dit-on, à marcher contre Constantinople par la vallée du Danube, lorsqu’il fut tué à la chasse, 548. Son fils Théodebald lui succéda.
THÉODORIC LE GRAND : roi des Ostrogoths d’Italie. Né en 455. Donné en otage à l’empereur d’Orient Léon, il fut élevé au palais, puis il rejoignit son père Théodomir en 472. À son avènement, il soutint l’empereur Zénon contre l’usurpateur Basiliscus. Devenu patrice, il entra en guerre contre son allié et conduisit son peuple dans les régions du bas Danube. En 485, il écrasa les Bulgares, puis s’entendant à nouveau avec Zénon, il attaqua Odoacre en Italie ; 200 000 guerriers le suivirent, massacrant les Gépides sur les bords de l’Unna, semant la terreur en Pannonie et dans les Alpes Juliennes. Odoacre fut enfin battu sur les bords de l’Adda en 490, avant d’être encerclé dans Ravenne, où Théodoric, après un traité de paix, le fit massacrer avec ses officiers au cours d’un festin (493) . Théodoric devint le roi des Goths et des Romains. Il distribua un tiers des terres et des esclaves à ses guerriers. Ayant épousé Audeflède, sœur de Clovis, il plaça sous sa protection les survivants alamans vaincus à Tolbiac. Plus tard, il protégea son gendre Alaric II, roi des Wisigoths, contre Clovis. À partir de 515, il réorganisa l’agriculture et fit rebâtir les villes ruinées. Sur la fin de sa vie, il se montra cruel, condamna Boèce et Symmaque au supplice et fit jeter le pape Jean en prison. Il mourut en 526, laissant le trône à son petit-fils Athalaric, avec Amalasconte, sa fille, pour régente.
THÉODORIC Ier : roi des Wisigoths. Il monta sur le trône en 420 et aida les Romains dans une expédition en Espagne. Devenu leur adversaire, il assiégea Arles à deux reprises (426 et 430), puis Narbonne en 436. Quand son gendre Litorius, allié du Vandale Genséric, lui déclara la guerre, il voulut s’emparer de Toulouse (438) avec la cavalerie des Huns. Il mourut à la bataille de Châlons-sur-Marne en 451 (champs Catalauniques).
THÉODORIC II : roi des Wisigoths. Fils du précédent. En 453, il tua son frère Thorismond et lui succéda. Il conquit des territoires jusqu’à la Loire, s’empara ded la Bétique et de la Lusitanie en Espagne et battit le roi des Suèves Ricimer. Après la guerre contre Majorien, son frère Euric l’assassina (466).
THÉODOSE Ier (FLAVIUS THEODOSIUS) : dit le Grand, né à Cauca en 346. Empereur romain. Fils du comte Théodose. Après la défaite de Valens par les Wisigoths, Gratien l’associa à l’Empire (378). Il battit et repoussa peu à peu les Barbares hors de Macédoine et stoppa une invasion des Huns. À la mort de Gratien (383), il traita avec l’usurpateur Maxime qui céda au jeune Valentinien II l’Italie et l’Afrique, puis avec le roi des Perses, Sapor III. Entrant en guerre contre Maxime qui venait de dépouiller Valentinien II de son pouvoir, il le battit à Siscia (388). Ce fut alors que le général Arbogast assassina Valentinien. Théodose marcha contre lui et l’écrasa sur la Rivière froide (394) avant de le mettre à mort. Maître de tout l’Empire, il mourut à Milan en 395.
THÉODOSE II LE JEUNE : né en 391, fils d’Arcadius, il lui succéda en 399, sous la régence d’Anthemius, puis de sa sœur Pulchérie. En 421, il épousa la belle Athénaïs, fille du philosophe Leontius. Après les guerres contre les Perses, les Vandales, les Huns, Théodose signa une paix forcée avec Attila. L’eunuque Chrysaphius lui conseilla alors d’assassiner le roi des Huns en envoyant une ambassade dirigée par Maximin et Priscus, mais le complot fut découvert. Attila obligea Théodose à payer d’énormes sommes d’argent. Théodose fit rédiger le Code théodosien, qui entra en vigueur le 1er janvier 438, et passa le reste de sa vie à transcrire et à enluminer des ouvrages religieux.
THÉODOSE DE TRIPOLI : géomètre grec du Ier siècle av. J.-C., né en Bithynie. Il nous a laissé des traités de mathématiques : Sur les propriétés de la sphère en trois livres, Sur les nuits et les jours.
THÉOGAMIES : fêtes en l’honneur de Perséphone, commémorant son mariage avec Hadès.
THÉOGNIS : poète grec, né à Mégare vers 580 av. J.-C., mort vers 485. Il composa des élégies pour célébrer les joies de la vie et les dons de la fortune. Le parti démocratique l’ayant emporté sur le parti oligarchique auquel il appartenait, Théognis dut quitter sa patrie. Dès lors, il écrivit des élégies contre ses ennemis. Théognis est un poète gnomique. Dans les 1389 vers qui nous restent de lui, on trouve des conseils d’une moralité peu élevée, mais judicieux.
THÉON de Smyrne : mathématicien grec du IIe siècle de notre ère. Il avait écrit un manuel des « connaissances mathématiques utiles pour la lecture de Platon » ; il ne nous en reste que deux parties.
THÉON D’ALEXANDRIE : mathématicien et astronome grec. Il vécut au IVe siècle de notre ère. On lui attribue des Scholies sur Aratos. Il a commenté l’Almageste de Ptolémée.
THÉOPHANE : fille de Bisaltès. Elle avait de nombreux prétendants à cause de sa grande beauté. Poséidon qui l’aimait la transporta dans l’île de Crinisse. Ses prétendants l’y suivirent. Alors le dieu des mers transforma Théophane en brebis, les habitants de l’île en moutons, lui-même en bélier et les persécuteurs de la jeune fille en loups. Théophane mit au monde le bélier à la toison d’or qui servit pour la fuite de Phrixus et d’Hellé.
THÉOPHRASTE : philosophe grec, né à Éresos sur l’île de Lesbos vers 370 av. J.-C., mort vers 285. Il fut le disciple d’Aristote qui le laissa à la tête du Lycée lorsqu’il se retira à Chalcis. A la mort du maître en 322, il lui succéda définitivement à la tête de l’école péripatéticienne. On a conservé l’Histoire des plantes, les Causes des plantes et de nombreux textes sans originalité de lui les Caractères, en fragments.
THÉOPHRASTE : philosophe d’Alexandrie qui, dans son traité sur la piété, fut l’un des premiers penseurs grecs à s’intéresser aux coutumes juives (IIIe siècle avant notre ère).
THÉOPOMPE : roi de Sparte. Il vécut au VIIIe siècle av. J.-C. On place sous son règne l’institution des éphores. Il enleva Thyrion aux Argiens. Dans la première guerre de Messénie, il fut pris par Aristodème et égorgé suivant la coutume.
THÉOPOMPE : orateur et historien grec, né à Chios (378-305 av. J.-C.). Appartenant à la faction aristocratique, il fut exilé et visita les villes grecques. Il rentra à Chios en 333 lorsque Alexandre le Grand ordonna de rappeler les exilés. Il reprit la tête du parti aristocratique, mais fut forcé de fuir à la mort du conquérant. Il se retira en Égypte. Il avait écrit une Histoire de la Grèce en douze livres et une Histoire de Philippe, roi de Macédoine. Il composa aussi des Panégyriques et une Diatribe contre Platon. Nous n’avons que des fragments de son œuvre.
THÉOPSIE : on donnait ce nom aux apparitions subites des dieux lors des fêtes solennelles.
THÉORES : sacrificateurs particuliers que les Athéniens envoyaient à delphes offrir en leur nom à Apollon Pythien des sacrifices solennels.
THÉORES : les théores étaient les délégués étrangers invités lors des fêtes somptueuses données par les Ptolémées à Alexandrie.
THÉOXÉNIES : fêtes instituées à Pellène par les Dioscures, en l’honneur d’Apollon hospitalier.
THÉRAMÈNE : homme d’État athénien du dème de Stiria. Membre du conseil des Quatre-Cents, il fut l’un des principaux chefs du parti oligarchique (411 av. J.-C.). Il fit condamner à mort la plupart de ses amis et contribua au rétablissement de la démocratie et au rappel d’Alcibiade. Commandant de la flotte, il se retourna contre les généraux qui l’avaient accusé d’incompétence au combat des îles Arginuses (406) et réussit à les faire condamner à mort. Lorsque Athènes fut assiégée par Lysandre, Théramène négocia le traité qui livra la ville aux Spartiates. Il fut l’un des trente tyrans (404) et tenta d’empêcher leurs cruautés. Critias, l’un de ses collègues, le fit condamner comme traître et boire la ciguë en 403.
THÉRAPNÉ : fille de Lélex et de Péridie. Elle donna son nom à une ville de Laconie renommée par son temple d’Hélène : les jeunes filles laides y devenaient d’une beauté merveilleuse.
THÉRAS : Lacédémonien. Fils d’Antésion. Il conduisit des Lacédémoniens et des Minyens dans l’île de Calliste qui prit le nom de Théra.
THERMOPOLIUM : débit de boissons chaudes.
THERMOPYLES : les Portes chaudes. Défilé de la Grèce entre l’Œta et la côte du golfe Maliaque, dans le pays des Locriens Épicnémidiens. Il faisait communiquer la Thessalie et la Grèce centrale. Ce fut à cet endroit que Léonidas, avec 300 Spartiates et 7 000 grecs se posta pour barrer la route à l’armée de Xerxès (480 av. J.-C.). Il y périt. Antiochos le Grand, roi de Syrie, y éleva un mur et y plaça ses éléphants pour le défendre contre les légions romaines commandées par Acilius Glabrion et Caton l’Ancien (191). Dans les deux cas, la position du défilé fut contournée par le sentier d’Éphialte.
THÉRON : guerrier latin tué par Énée.
THERSANDRE : l’un des Épigones. Fils de Polynice et d’Argie. Il devint roi de Thèbes et se rendit avec Agamemnon au siège de Troie. Télèphe le tua.
THERSITE : le plus lâche et le plus laid des Grecs au siège de Troie. Homère l’a mis en scène pour tirer le meilleur parti des contrastes littéraires. Dans l’Iliade, Ulysse frappe Thersite de son sceptre. Le hideux personnage avait arraché les yeux du cadavre de Penthésilée ; Achille le tua. Son âme passa dans le corps d’une grenouille ou dans celui d’un singe.
THÉSÉE : dixième roi d’Athènes. Fils d’Égée et d’Æthra. Égée, n’ayant pu avoir d’enfant de ses deux premières femmes, alla consulter la Pythie qui lui communiqua une réponse obscure. Ne sachant comment l’interpréter, il se rendit chez Pitthée, roi de Trézène, pour être éclairé. Ce dernier l’enivra et lui livra sa fille Æthra. Lorsqu’il quitta cette princesse, il lui demanda, si elle accouchait d’un fils, d’envoyer ce dernier, parvenu à l’âge adulte, soulever une pierre sous laquelle il avait caché son épée et ses chaussures. Muni de ces deux signes de reconnaissance, ce fils devrait alors se présenter à lui. Æthra accoucha de Thésée. Pitthée éleva l’enfant en lui donnant Connidas et Chiron comme précepteurs. Æthra dévoila un jour le nom de son père à Thésée et lui ordonna de prendre les objets cachés sous la pierre avant de se rendre à Athènes par voie de mer. Il accomplit un grand nombre d’exploits pendant son voyage avant d’arriver à Athènes au mois d’Hécatombéon. De graves dissensions agitaient la cité. Les Pallantides, neveux d’Égée, lui disputaient le pouvoir. De son côté, la magicienne Médée, favorite d’Egée, avait promis un fils au roi. Elle s’efforça d’entraver les projets de Thésée et essaya même de l’empoisonner. Elle échoua : le monarque avait reconnu son fils. Médée dut s’enfuir tandis que Thésée taillait en pièces les Pallantides. Le héros captura ensuite le terrible taureau de Marathon et le sacrifia à apollon Delphinios. Avant de s’embarquer pour la Crète afin de combattre le Minotaure, il reçut d’Apollon le conseil de prendre Aphrodite pour guide. Pendant qu’il invoquait la déesse sur le bord de la mer, une chèvre fut tout à coup changée en bouc. Après avoir tué le Minotaure, il emmena Ariadne qu’il abandonna à Naxos, peut-être sur ordre de Dionysos, dieu qu’elle épousa selon certaines sources. Une autre tradition donne Œnopion et Staphylos pour enfants de Thésée et d’Ariadne. Après un séjour à Délos, Thésée revint à Athènes. Il oublia de hisser la voile blanche pour annoncer sa victoire. À la vue de la voile noire qui était en place sur le mât du navire, Égée crut que son fils était mort ; il se précipita du haut des rochers et se tua. Thésée monta sur le trône d’Athènes, unifia les classes sociales et bâtit un prytanée et un palais commun à la cité. Il institua les Panathénées, les Métœcies et éleva des temples à Aphrodite Pandémos et à Peitho. Il encouragea les étrangers à s’installer sur son territoire, les répartissant dans les trois classes existantes : nobles, laboureurs et artisans. Enfin il réunit le pays de Mégare à l’Attique et institua les jeux isthmiques. Son œuvre achevée, Thésée abdiqua. Il accompagna Héraclès dans son expédition contre les Amazones où il obtint pour esclave Antiope ou Hippolyte. Il répudia l’une de ces guerrières pour épouser Phèdre. Par la suite, Thésée prit part à la chasse au sanglier de Calydon, à l’expédition des Argonautes, aida Adraste au siège de Thèbes, puis donna asile à Œdipe. Pirithoüs, roi des Lapithes, jaloux de sa gloire, voulut le combattre avant de devenir son ami. Thésée avait cinquante ans lorsqu’il enleva Hélène qui n’était pas encore nubile. Le rapt eut lieu dans le temple d’Artémis Orthia alors que la fillette dansait. Pirithoüs et Thésée décidèrent de tirer leur prisonnière au sort à condition que celui qui l’emporterait aiderait l’autre à trouver une femme. Thésée gagna. Suivant Tzetzès, il rendit Hélène mère d’Iphigénie. Après deux ans d’absence, Thésée revint à Athènes, déstabilisée par des éditions ; après avoir maudit les Athéniens dans le bourg de Gargette, il s’embarqua pour l’île de Scyros où le roi Lycomède, jaloux de sa célébrité, le fit jeter à la mer. Plus tard, la Pythie ordonna de recueillir ses os, mais personne ne connaissait le lieu de sa sépulture sur l’île de Scyros. Ce fut Cimon qui la découvrit après avoir vu un aigle qui frappait de son bec un tumulus. Les restes du héros furent apportés à Athènes et placés dans une enceinte sacrée appelée le Théséion, temple où on offrait des sacrifices le huitième jour de chaque mois.
THESMOPHORIES : fêtes en l’honneur de Déméter législatrice se célébraient en particulier à Athènes et à Éleusis. Elles duraient trois ou cinq jours. Les femmes seules, surtout les femmes mariées, avaient droit d’y assister. Elles s’y préparaient durant neuf jours, demeurant pures et chastes. À cet effet, elles s’asseyaient dans des herbes aux vertus anti-aphrodisiaques : l’ail, l’origan, le vitex et les fleurs de sapin. Le premier jour des fêtes, elles portaient solennellement d’Athènes à Éleusis les rouleaux sacrés. Le second jour se déroulaient des cérémonies lugubres. Dans le Thesmophorion d’Athènes, des femmes suivaient pieds nus un char rempli de corbeilles contenant des symboles mystérieux. C’était une sorte de deuil rituel qu’on oubliait ensuite en se livrant à toutes sortes de jeux, la plupart érotiques. La fête se terminait par des invocations à la déesse, sous le nom de Calligénie. Plusieurs villes célébrèrent des Thesmophories.
THESPIOS : fils d’Érechthée, roi de Thespies , en Béotie. Il livra ses cinquante filles à Héraclès. Les enfants qui naquirent de ces unions, excepté neuf, s’établirent en Sardaigne sous la conduite d’Iolas. Une des Thespiades ayant refusé de satisfaire son désir, Héraclès l’établit prêtresse de son temple avec obligation de demeurer vierge.
THESPIS : poète grec, né à Athènes. Il vécut au VIe siècle av. J.-C. On lui attribue l’invention de la tragédie. Il joignit au chœur un personnage qu’il interrogeait et qui répondait à ses questions. C’est l’origine du dialogue. Les tragédies de Thespis ont été perdues.
THESSALIE : contrée de Grèce entre la Macédoine, la mer Égée, les golfes Pagasétique et Maliaque, le mont Œta et la Doride. Ses premiers habitants furent les Pélasges, qui fondèrent Larisse vers 1500 av. J.-C. Les Hellènes l’envahirent et s’établirent dans le bassin du Sperchios qu’ils appelèrent Hellade et Phthie des Achéens. Un demi-siècle après la prise de Troie, les Thesprotes-Thessaliens venus d’Épire prirent définitivement possession de la Thessalie. Ils organisèrent un gouvernement oligarchique. Chaque ville était dirigée par une famille qui se disait descendante d’Héraclès : les Scopades à Crannon, les Créontides à Pharsale, les Aleuades à Larisse. À l’époque des guerres médiques, les Aleuades se soumirent à Xerxès et dirigèrent son armée. En 368, les Aleuades firent appel à Philippe de Macédoine qui divisa la Thessalie et la soumit (352). Dès lors, elle ne joua plus de rôle politique.
THESSALONIQUE : d’abord Therma, ville de l’ancienne Macédoine, sur le golfe Thermaïque, fut ainsi nommée de Thessalonice, sœur d’Alexandre et femme de Cassandre. Elle fut, sous les Romains, la capitale de la Macédoine. Théodose Ier punit cruellement une révolte de ses habitants, 390.
THESTIOS : roi d’Étolie. Fils d’Arès ou d’Agénor et de Démonice. Son épouse se nomme tour à tour Leucippe, Laophonte et Déidamie. Suivant la tradition, il en eut trois filles : Althée, Léda, Hypermnestre ; et quatre fils : Iphiclos, Plexippe et Eurypyle.
THESTOR : fils d’Idmon et de Laothé. Père de Calchas et d’Alcmaon. Il portait lui-même le nom d’Idmon (savant). Hygin lui donne aussi un fils, nommé Théoclymène, et deux filles, Leucippe et Théonoé. Cette dernière fut enlevée par des pirates et vendue à Icaros, roi de Carie. Thestor partit à sa recherche et fut fait prisonnier par Icaros. Leucippe, inquiète du sort de son père et de sa sœur, consulta l’oracle de Delphes qui lui ordonna de parcourir le monde sous les habits d’un prêtre d’Apollon. Elle se mit en route, arriva en Carie où elle retrouva les deux prisonniers qui ne la reconnurent pas sous son déguisement. Sa sœur Théonoé devint amoureuse d’elle. Refusant de répondre à cette passion, elle allait périr de la main de son père, lorsque tous trois se reconnurent. Icaros les renvoya dans leur pays, chargés de présents.
THÉTIS : fille de Nérée et de Doris. Épouse de Pélée et mère d’Achille. Suivant Homère, elle habitait avec les autres Néréides dans les profondeurs de la mer. Ce fut là qu’elle accueillit Dionysos fuyant devant Lycurgue et qu’elle reçut de lui une urne d’or. Élevée par zeus et par Héra, elle fut unie par eux à Pélée. Dans l’Iliade, elle vole au secours de son fils Achille en lui donnant des armes forgées par Héphaïstos. Lorsque le corps d’Achille fut brûlé sur le bûcher, Thétis et les Néréides recueillirent ses cendres dans l’urne d’or et lui élevèrent un monument.
THIASES : associations religieuses d’Alexandrie qui, sous les Ptolémées, se vouaient au culte de Dionysos.
THINITES : nom des deux premières dynasties qui prirent This pour capitale, entre 3190 et 2815 avant notre ère.
THISBÉ : jeune Babylonienne, amante de Pyrame. Comme leurs parents s’opposaient à leur amour, ils se donnèrent un rendez-vous hors de la ville, sous un mûrier blanc. Thisbé, cachant ses traits sous un voile, arriva la première. Elle aperçut une lionne qui avait la gueule ensanglantée, prit la fuite et laissa tomber son voile que le fauve lacéra et teignit de sang. Pyrame arriva à son tour et trouva le voile. Croyant que Thisbé avait été dévorée, il se perça de son épée. Quand Thisbé revint, elle le trouva mourant. Prenant à son tour l’épée, elle la plongea dans son cœur. Le mûrier teint du sang des amants donna désormais des fruits rouge sombre.
THITI : épouse royale de Ramsès VI, vers 1150 av. J.-C. Son tombeau est situé dans la Vallée des Reines.
THOAS : roi de Lemnos. Époux de Myrine. Père d’Hypsipyle et de Sicinos. Quelques auteurs lui donnent pour femme Callicopis qui céda aux désirs de Dionysos. Pour calmer Thoas, Dionysos lui apprit à faire du vin et lui donna les royaumes de Chypre et de Byblos. Lorsque les femmes de Lemnos conspirèrent contre leurs maris, Hypsipyle sauva la vie de Thoas ; il s’enfuit en Tauride ou dans l’île d’Œnoé.
THOAS : fils d’Andrémon et de Gorgé. Il conduisit les Étoliens devant troie. Selon Virgile, il fut de ceux qui montèrent dans le cheval de bois.
THOAS : roi de la Chersonèse Taurique, ordonna la mort sur l’autel de Diane de tous les étrangers qui aborderaient dans ses États. Oreste et Pylade furent sauvés par Iphigénie, qui était prêtresse de la déesse.
THOLUS : coupole formant le toit d’un bâtiment.
THOMAS (SAINT) : apôtre, appelé aussi Didyme (jumeau), né à Galilée, était un simple pêcheur, qui s’attacha à Jésus-Christ et lui montra beaucoup de dévouement. On connaît son incrédulité au sujet de la résurrection de son maître, lorsqu’il crut, seulement après avoir touché les plaies du Sauveur. Il aurait souffert le martyre à Meliapour, sur la côte de Coromandel. Son corps fut rapporté à Edesse.
THON ou THONIS : roi d’Égypte, qui accueillit Ménélas dans ses États. Il avait pour épouse Polydamna. Suivant une tradition rapportée par Hérodote, il enleva Hélène à Pâris, jeté sur les côtes égyptiennes par des vents contraires, et la remit à Protée.
THONUFER : troisième prophète d’Amon sous le règne de Ramsès III (1194-1166). Son tombeau est situé à Drah Abou el-Neggah, dans la nécropole thébaine.
THOT : dieu d’Hermopolis Magna. Lié à la lune, il présidait au calcul, aux sciences et aux lettres. Quand la lune croissait, c’est lui qui remplissait cet œil de la nuit. Dans le cycle osirien, il tenait le rôle du « Scribe aux doigts habile de l’Ennéade ». Assimilé par les Grecs à Hermès, il fut appelé Trisdmégiste. Sous les Ptolémées, devenu le symbole de la sagesse suprême, il fut à l’origine du développement de la philosophie hermétique dont s’inspirent les alchimistes depuis le Moyen Âge. Les ibis et les babouins lui étaient consacrés. Patron des scribes et des hauts fonctionnaires, il était aussi considéré comme le créateur du monde.
THOTHHOTEP : gouverneur de la province d’Hermopolis sous Amménémès II, Sésostris II et Sésostris III, de 1900 à 1850 avant notre ère.
THOUTMÈS : sculpteur célèbre sous le Nouvel Empire, vers 1370-1350 avant notre ère, qui nous a laisse le célèbre buste de la reine Néfertiti.
THOUTMÔSIS Ier (1530-1520) : successeur d’Aménophis Ier qui mourut sans héritier, il s’aventura au-delà de la quatrième cataracte et se lança dans des expéditions guerrières sur l’Euphrate.
THOUTMÔSIS II (1520-1505) : fils du précédent, premier époux d’Hatschepsout, son règne est encore mal connu.
THOUTMÔSIS III (1505-1450) : ce roi fut tenu à l’écart du pouvoir pendant vingt ans, par sa tante Hatschepsout. Quand elle mourut, Thoutmôsis se vengea sur ses partisans et fit marteler son nom et ses représentations sur tous les monuments. Il a laissé à Karnak une œuvre considérable en faisant ériger des pylônes et en restaurant la salle hypostyle et le sanctuaire de la barque. Son nom apparaît aussi en Nubie où il acheva la construction des temples d’Amada et de Bouhen.
THOUTMÔSIS IV (1425-1408) : fils d’Aménophis II, il régna paisiblement. Il est surtout connu pour avoir dégagé le Sphinx de Guizâh du sable qui l’ensevelissait.
THOUTŸ : orfèvre royal sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484).
THOUYA ou YOUIA : prêtre de la ville d’Akhmim qui maria sa fille Tiyi à Aménophis III (1408-1372).
THOY : scribe royal des Dépêches du Maître du Double-Pays sous le règne de Mineptah (1235-1230). Son tombeau se trouve à Cheikh Abd el-Gournah, dans la nécropole thébaine.
THRACÉ : fille d’Océan et de Parthénope, ou Titanide, qui donna son nom à la Thrace.
THRACE : région au nord-est de la Grèce. Entre l’époque héroïque et celles des guerres médiques, la Thrace fut sans doute envahie par des barbares venus du nord. Les principales tribus étaient les Gètes, les Triballes, les Odryses, les Bistoniens, les Édonites, les Odomantes et les Mésiens. Des colonies grecques s’établirent sur les côtes au VIIe siècle av. J.-C. Les principales villes étaient Tomes, Mesembria, Byzance, Périnthe, Héraclée, Abdère et Amphipol. Le roi des Perses Darius soumit les Thraces du littoral et les colonies grecques. À la faveur des guerres médiques, les Odryses conquirent tout le pays. La Thrace fut vaincue par Philippe de Macédoine en 343. Après la mort d’Alexandre le Grand, elle échut à Lysimaque. Elle fut conquise par Séleucos en 282 et fut réduite en province sous Auguste.
THRASEAS (PÆTUS) : sénateur romain, mort en 66, était à Padoue. Il fut élevé dans les principes des stoïciens, devint le gendre de Pætus et d’Arria, et parcourut honorablement la carrière des honneurs. Il protesta par son silence contre la tyrannie de Néron, sortit du sénat lorsqu’on lisait la lettre de l’empereur après la mort d’Aggripine, ne craignait pas de soutenir plusieurs fois la cause de la justice, et encourut la haine de Néron, qui voulut tuer la vertu même, dit Tacite, en faisant périr Thraseas et Soranus. Accusés par Capito et Eprius Marcellus, ils furent condamnés à mort. Thrasea se fit ouvrir les veines, 66.
THRASOS : fils d’Anios, roi de Délos. Il fut déchiré par ses chiens. En conséquence, tous les chiens furent bannis de l’île.
THRASYBULE : général athénien, né dans le dème de Stiria. Il commandait les hoplites dans l’armée athénienne de Samos en 410 av J-C. Il la souleva contre le gouvernement oligarchique des Quatre-Cents, et fit rappeler Alcibiade. Il soumit la côte de Thrace, Thasos et Abdère en 408. En 404, forcé de fuir la tyrannie des trente tyrans, il se retira à Thèbes, puis avec une cinquantaine d’exilés prit par surprise la forteresse de Phylé. Ayant rassemblé des forces, il marcha sur Athènes, prit le Pirée, repoussa l’armée des Trente et réussit à entrer dans Athènes où il fit promulguer une loi d’amnistie et rétablit l’ancienne constitution. À la tête d’une flotte en 390, il parcourut les côtes de l’Ionie et de la Thrace ; il imposa une forte contribution à Aspendos, en Cilicie, dont les habitants se soulevèrent et le tuèrent dans sa tente.
THRASYLLE : philosophe platonicien du Ier siècle, écrivit en grec des traités sur la musique, dont on a conservé quelques fragments. Il fut en faveur auprès de Tibère, comme astrologue. On l’a confondu à tort avec Thrasylle de Lendes, qui écrivit des ouvrages d’histoire et de géographie, dont il y a quelques fragments dans les Historicorum græcorum fragmenta ;
THRASYMÈDE : fils de Nestor et d’Anaxibie. Père de Sillos. Il suivit son père devant Troie et revint avec lui à Pylos.
THRAX : gladiateur thrace. Il portait le petit bouclier carré et le coutelas à lame recourbée. Zone éditable
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