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THRIES : nom de trois nymphes fatidiques qui élevèrent Apollon sur le Parnasse et auxquelles on attribuait l’invention de la divination par les sorts.
THUCYDIDE : historien athénien, né au dème d’Halimous, vers 471 av. J.-C., mort en 395, était fils d’Oloros, allié à la fois à la famille de Miltiade et à celle des Oloros, rois de Thrace. Il épousa une femme fort riche de Skapté-Hylé, qui possédait des mines d’or à Thasos. Il avait un commandement militaire en Thrace ; mais, malgré ses efforts, il ne put sauver Amphipolis, qu’assiégeait Brasidas. Quoiqu’il l’eût repoussé d’Eion, il fut condamné à l’exil, 423. Pendant vingt ans, il put rassembler les matériaux de son Histoire de la guerre du Péloponnèse. On dit que, bien jeune encore, Thucydide, en entendant une lecture faite par Hérodote aux jeux Olympiques, versa des larmes d’admiration, et résolut de suivre son exemple. Depuis son exil, il parcourut probablement les diverses parties de la Grèce, retourna à Skapté-Hyté, pour composer son œuvre, et périt assassiné, sans l’avoir achevée, probablement au moment où il allait rentrer dans Athènes. Elle s’arrête, dans tous les manuscrits, à la victoire de Thrasybule près de Sestos, au milieu de l’été de 411. On peut croire qu’il avait réuni des matériaux pour achever le récit de la guerre, et que Xénophon les a connus, lui qui commence son histoire à l’endroit même où s’arrête Thucydide. Les anciens avaient la plus haute idée de son mérite. Ils l’appelaient l’historien par excellence. Les modernes ont confirmé ce jugement. Son œuvre est comme une grande tragédie historique, où les acteurs, dans leurs discours, exposent la situation, et marquent les caractères, les mœurs, les passions. Guidé par une raison supérieure, exact, sévère avant tout, il est admirable par sa méthode critique, d’une haute impartialité, cherchant à instruire plus qu’à plaire, toujours digne de l’étude des hommes d’État. Son style est remarquable par la vigueur et l’extrême concision de l’expression. Démosthène l’admirait et l’étudiait sans cesse. Il a été regardé en tout temps comme le modèle de l’atticisme. C’est dans ses discours, écrits surtout à l’adresse des hommes politiques, que les réflexions et maximes abondent et qu’elles semblent enveloppées comme d’une sorte d’obscurité préméditée ; ce n’est pas pour le vulgaire qu’il écrit. Il pense plus qu’il ne parle, et pour le lire il faut beaucoup penser. Comme la plupart des grands hommes de la Grèce, Thucydide est peu favorable à la forme démocratique, et cependant on ne le voit pas partisan passionné de l’oligarchie ; mais il admire Périclès, dont le gouvernement était une démocratie de nom, et de fait une monarchie entre les mains du premier citoyen.
THYESTE : fils de Pélops et d’Hippodamie. En lutte avec son frère Atrée pour la possession du royaume d’Argos, il enleva un bélier à toison d’or auquel était attaché le salut du royaume et de sa famille et séduisit Aéropé, la femme d’Atrée. Puis il s’enfuit avec Pélopie, sa fille naturelle, et gagna l’Épire. Il revint à Argos, trompé par les fausses demandes de réconciliation de son frère. Atrée, ayant égorgé les enfants de Thyeste, les fit couper en morceaux et servir lors d’un repas. Thyeste se vengea et le fit assassiner par Égisthe, son dernier fils. Il monta sur le trône d’Argos d’où il fut chassé par ses neveux Agamemnon et Ménélas.
THYIAS : fille de Castalios. Amante d’Apollon dont elle eut Delphos. Elle eut aussi une relation amoureuse avec Poséidon. Selon Pausanias, elle fut la première à sacrifier à dionysos et à célébrer des orgies : les Thyades prirent d’elle leur nom.
THYIES : fêtes grecques célébrées à Élis en l’honneur de Dionysos. La veille de la fête, on déposait dans le temple trois récipients vides ; le lendemain, par miracle, ils se trouvaient pleins de vin.
THYMŒTÈS : Troyen. Époux de Cilla et père de Munippos. Priam fit tuer la mère et l’enfant, né le même jour que Pâris, pour se garder des prédictions des devins. Dans l’Énéide, il nous est raconté que Thymœtès favorisa l’introduction du cheval de bois dans Troie pour se venger.
THYMŒTÈS : poète grec, contemporain d’Orphée. Il se rendit à Nysa, fut initié au culte de Dionysos et composa des hymnes en l’honneur du dieu.
THYMŒTÈS : roi d’Athènes, fils d’Oxinthos et dernier des Théséides régnant en Attique. Il fut déposé pour avoir refusé de se battre en combat singulier avec un roi béotien.
THYNNIES : fête grecque au cours de laquelle les pêcheurs sacrifiaient à des thons Poséidon.
THYONÉE : inspiré ou délirant. Fils de Dionysos et père de Thoas. Ayant volé un bœuf, il échappa à ceux qui le poursuivaient grâce à son père qui changea le bœuf en cerf.
THYRSE : bâton de Bacchus surmonté d’une pomme de pin, d’une touffe de lierre ou d’un bouquet de feuilles de vigne.
TI : nourrice de la reine Néfertiti. Elle se maria avec le commandant de la cavalerie, Aÿ, roi d’Égypte après la mort de Toutânkhamon.
TIÂA : épouse d’Aménophis II (1450-1425), mère de Thoutmôsis IV. Elle fut la dernière reine de la XVIIIe dynastie à exercer la fonction d’épouse du dieu Amon.
TIBÈRE (TIBERIUS CLAUDIUS NERO) : empereur romain. Né à Rome en 42 av. J.-C. En 40, après l’amnistie générale, il revint avec ses parents à Rome, puis, quand Octave épousa sa mère, il fut élevé avec son frère Drusus au palais impérial. Auguste le maria à Vipsania Agrippina, fille d’Agrippa, et le fit nommer questeur en 23. Après une mission chez les Parthes, Tibère et Drusus achevèrent la conquête de la Rhétie et de la Vindélicie (15). Consul en 13, il se vit forcé par Auguste de répudier sa femme et d’épouser Julie, la veuve d’Agrippa (12). Auguste l’adopta en 4 ap. J.-C. et lui fit adopter un neveu Germanicus. Commandant des armées du Rhin, il fut battu par le roi des Marcomans, Maroboduus, qui menaçait les frontières italiennes (6). Après la défaite de Varus (9), Tibère défendit les frontières du Rhin. À la mort d’Auguste (14), âgé de cinquante-cinq ans, il devint empereur et gouverna avec sagesse et fermeté. Mal aimé, jaloux de Germanicus, il fut accusé de l’avoir fait empoisonner. En vieillissant, il multiplia les condamnations avant de nommer Séjean préfet de Rome, et de se retirer en Campanie. Le désordre s’installa à la tête du gouvernement où Séjean rêvait du pouvoir suprême et fit empoisonner Drusus, fils de Tibère (23). Isolé, mais tout-puissant dans l’île de Caprée (Capri) où il se livrait à la débauche, Tibère fit arrêter et tuer plusieurs de ses proches, dont Séjan, massacré par Macron en 31. De plus en plus cruel et paranoïaque, Tibère maintint cependant l’intégrité de l’Empire. En 37, il tomba malade en Campanie et s’arrêta dans sa villa de Misène. Macron le crut mort et on fit proclamer Caligula. Ce fut alors que Tibère revint à la vie. Aussitôt le préfet du prétoire le fit étouffer sous des couvertures.
TIBÉRIADE : Tibérias, ville de Palestine, sur le lac du même nom et dans la tribu de Zabulon, fondée par Hérode Antipas, en 17 ap. J.-C., elle reçut le nom de l’empereur Tibère.
TIBÉRINIDES : nymphes du Tibre.
TIBERINUS : roi d’Albe, fils de Capetus. Il se noya dans l’Albula qui prit le nom de Tiberis (Tibre).
TIBIA : instrument à vent en corne, en bois, en métal ou en os de tibia.
TIBIA GINGRINA : petite flûte de roseau.
TIBIA LONGA : longue flûte utilisée pendant les sacrifices.
TIBIA OBLIQUA : attribué à Midas, cet instrument produisait des sons proches de ceux du basson.
TIBIALE : guêtre protectrice qui allait du genou à la cheville.
TIBICEN : joueur de flûte de théâtre ou de fête. À Rome, le tibicen appartenait à une corporation.
TIBICINA : joueuse de flûte que les particuliers louaient pour les dîners et les orgies.
TIBRE : dieu fleuve du Latium. Il était représenté couronné de laurier. Près de lui la louve allaitait les deux jumeaux. Il avait pour attributs la corne d’abondance, l’aviron, des fleurs et des fruits.
TIBULLE (ALBIUS TIBULLUS) : poète romain. Né à Rome en 54. Mort en 19 av. J.-C. Protégé par Messala, il a laissé des Élégies en quatre livres.
TICHEPSÉS : parfum que les Égyptiens importaient du pays de Pount.
TIGELLINUS (SOPHONIUS) : d’origine obscure, il s’éleva dans la hiérarchie de l’État et fut nommé préfet du prétoire avec Rufus. Corrompu, pervers, il poussa Néron dans le crime et la débauche avant de l’abandonner. Avec Nymphidius, il rallia à lui les prétoriens, mais à l’avènement d’Othon, on le força à se couper la gorge avec un rasoir (69 ap. J.-C.).
TIGRANOCERTE : ville de l’ancienne Arménie, fondée en 78 av. J.-C., par Trigane II, qui enleva pour la peupler, 300 000 habitants de la Cappadoce. Prise par Lucullus, 68, qui y fut introduit par ses habitants. C’est aujourd’hui Amid.
TIMANTE : peintre grec, du IVème siècle av. J.-C., né à Cythnos, élève de l’école de Sicyone, était le contemporain et le rival de Parrhasius et de Zeuxis. Il excellait, dit-on, dans l’expression, et allait même jusqu’à l’exagération. On a souvent cité son tableau du Sacrifice d’Iphigénie, dans lequel il avait voilé le visage d’Agamemnon, ne pouvant rendre à la fois le désespoir du père et le sentiment de la nécessité politique imposée au roi des rois. Dans un Cyclope endormi, des satyres mesuraient avec un thyrse le pouce du géant.
TIMHIOU : nomades qui vivaient à l’ouest du delta du Nil dans les steppes. On les associe aux Tjéhénous qui habitaient la côte.
TIMOLÉON : général corinthien, né vers 410 av. J.-C., mort en 337, d’une noble famille, tua son frère, Timophane, à qui il avait précédemment sauvé la vie, parce qu’il avait usurpé le pouvoir suprême à Corinthe, 365. Après ce meurtre, maudit par sa mère, il vécut pendant vingt ans dans la solitude. Les Syracusains, tyrannisés par Denys le Jeune, implorèrent l’appui de Corinthe, leur métropole. Timoléon fut mis à la tête d’une petite flotte, 343, força Denys à se rendre et l’envoya à Corinthe ; battit Hicétas, qui voulait s’emparer de la tyrannie, et les Carthaginois, qu’il avait appelés ; rappela les exilés et donna à Syracuse une bonne constitution. Il battit de nouveau les Carthaginois sur les rives du Crimesus, 339, les rejets au-delà de l’Halycus, 328, et rétablit la démocratie et la liberté dans les villes grecques de Sicile. Plutarque et Cornelius Nepos sont raconté sa Vie.
TINA : énorme vase qui contenait le vin de table au début de la République.
TINTINNABULATUS : animal qui portait une clochette.
TINTINNABULUM : clochette ou grelot. Les clochettes servaient à divers usages, aux bains, dans les maisons, pendant les sacrifices.
TIPHYS : pilote de l’Argo. Fils d’Agnios ou de Phorbas et d’Hyrminé. Originaire de Siphæ en Béotie, il mourut à la cour de Lycos, dans le pays des Mariandyne. Erginos le remplaça dans la conduite de l’Argo.
TIRÉSIAS : célèbre devin thébain. Fils d’Évérès ou de Phorbas et de Chariclo. Frappé de cécité dès l’âge de sept ans. Les traditions divergent sur son pouvoir fatidique :
a) les dieux le privèrent de la vue parce qu’il dévoilait aux hommes les secrets de l’olympe. Il découvrit à Amphitryon la liaison de Zeus avec Alcmène.
b) Athéna étant au bain avec Chariclo, et Tirésias les surprit par hasard. La déesse en colère lui mit les mains sur les yeux et l’aveugla. En vain Chariclo demanda à Athéna de lui rendre la vue ; la déesse se contenta de purifier l’ouïe de Tirésias qui comprit alors le langage des oiseaux. Elle lui donna aussi un bâton magique (bâton de conseiller) avec lequel il put marcher sûrement.
c) Tirésias ayant rencontré sur le mont Cyllène deux serpents qui s’accouplaient, il les sépara avec un bâton et aussitôt devint femme. Au bout d’un certain temps, il les retrouva dans la même position, les sépara à nouveau et redevint homme. Choisi pour juge lors d’un différend entre Zeus et Héra sur le plaisir éprouvé dans l’amour selon qu’on est homme ou femme, il se prononça en faveur du dieu. La déesse en colère l’aveugla. Zeus le dédommagea par le don de prophétie et par une vie sept fois plus longue que celle des autres hommes.
TISAMÈNE : roi d’Argos et de Sparte, célèbre par sa lutte contre les Héraclides. Fils d’Oreste et d’Hermione. Détrôné par ses ennemis, il alla régner en Achaïe. Il mourut en combattant les Ioniens.
TISAMÈNE : devin éléen. L’oracle lui ayant prédit qu’il serait vainqueur dans de grands combats, il s’essaya d’abord dans les jeux du pentathle et perdit. Il se rendit à sparte où ses prédictions assurèrent plusieurs victoires aux Lacédémoniens.
TISIPHONE : qui châtie le meurtre. L’une des Érinyes. Suivant les poètes latins, couverte d’une robe ensanglantée, elle veille jour et nuit à la porte du Tartare. Dès que l’arrêt est prononcé aux criminels, armée d’un fouet, elle les frappe impitoyablement en leur présentant de la main gauche des serpents horribles.
TISIS : devin messénien. Fils d’Alcis. Choisi par ses concitoyens pour aller consulter l’oracle de Delphes au sujet de leur établissement sur le mont Ithome, il fut assailli par les Lacédémoniens à son retour. Il rapporta l’oracle aux Messéniens et mourut de ses blessures. Une voix mystérieuse l’avait autrefois arraché à la mort lors de l’attaque des Spartiates.
TISSAPHERNE : satrape perse. Il dénonça Cyrus le Jeune à son frère Artaxerxès et contribua à la victoire de Cunaxa en 401 av. J.-C. Il fut chargé de conduire les Dix Mille vers le Pont-Euxin, fit égorger par trahison Cléarque et les autres chefs sur les bords du Zabatès, mais ne put triompher des Grecs. Il fut vaincu par Agésilas sur les rives du Pactole. Parysatis, mère de Cyrus, qui voulait venger la mort de son fils, l’accusa de trahison, et Artaxerxès le fit tuer à Colosses en Phrygie pendant son sommeil (395 av. J.-C.).
TITAN : personnage mythologique décrit par Lactance. Selon ce rhéteur chrétien, Titan était fils d’Ouranos et de Rhéa ou Titée. Frère aîné de Cronos, il lui céda ses droits à la prière de sa mère sous la condition qu’il ferait périr tous ses enfants mâles, mais ayant appris que Rhéa avait élevé en secret trois des fils de Cronos, il fit la guerre à son frère, le vainquit et le fit prisonnier avec sa femme et ses enfants. Devenu adulte, Zeus délivra son père Cronos, sa mère et ses frères et fit la guerre à ses fils Titan avant de les précipiter au fond du Tartare.
TITANS : fils d’Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre). Frères des Hécatonchires et des Cyclopes. Avant leur naissance, Ouranos avait précipité leurs frères dans le Tartare. La Terre engagea les Titans à lutter contre lui et arma Cronos d’une faucille de diamant au moyen de laquelle il émascula son père. Du sang d’Ouranos, naquirent les Érinyes, les Géants, les Mélies et Aphrodite. Les Titans offrirent le trône à Cronos et délivrèrent leurs frères captifs. Le nouveau roi des cieux commença par rejeter les Cyclopes dans leur prison, puis il épousa sa sœur Rhéa dont il eut plusieurs enfants qu’il avala, mais dut rendre par un vomitif administré par Métis. Ces enfants, menés par Zeus, livrèrent une guerre contre leur père et les Titans postés sur le mont Othrys. Au bout de dix ans, la Terre prédit la victoire à Zeus s’il appelait à son secours les fils d’Ouranos que cronos avait précipités dans le Tartare. Zeus tua Campé, gardienne de la prison, et délivra les Cyclopes qui lui donnèrent l’éclair, le tonnerre et la foudre, à Hadès un casque magique et à Poséidon le trident. Vaincus par les Cronides, les Titans furent emprisonnés dans le Tartare et mis sous la surveillance des Hécatonchires. Les Titans et Titanides sont au nombre de douze : Océan, Coeos, Crios, Hypérion, Japet, Cronos, Thia, Rhéa, Thémis, Mnémosyne, Phœbé et Téthys.
TITE-LIVE (TITUS LIVIUS) : historien latin. Né à Padoue en 59 av. J.-C. Mort en 19 ap. J.-C. Ami d’Auguste, il était farouchement républicain. Il devint célèbre de son vivant après avoir écrit l’Histoire romaine de 30 à 9 av. J.-C.
TITHÉNIDIES : fêtes célébrées à Sparte en l’honneur d’Artémis Corythalia. On portait les enfants mâles dans son temple et on lui immolait de jeunes porcs.
TITHON : fils de Laomédon. L’aurore, qui l’aimait, obtint pour lui des dieux l’immortalité ; mais, comme elle avait oublié de demander aussi la jeunesse, il vécut dans une décrépitude éternelle. Suivant les poètes latins, il fut à la fin métamorphosé en cigale.
TITHRONÉ : surnom sous lequel Athéna était adorée en Attique dans les bourgs de Myrrhinonte et de Phlya. Ce dernier avait élevé un autel à Déméter Anésidora et à Zeus Ctésios.
TITIAS : un des Dactyles.
TITIAS : héros mariandyne, fils de Zeus et de Mariandyne. Père de Barynos. Suivant Apollonios, dans les jeux funèbres célébrés en l’honneur de Priolaüs, roi du pays, Héraclès lutta contre Titias et le vainquit.
TITULUS :
1. Pancarte portée dans les triomphes à Rome. Elle indiquait le montant du butin, le nombre des prisonniers et les noms des contrées et des villes soumises.
2. Pancarte de maison à vendre ou à louer.
TITUS (TITUS FLAVIUS SABINUS VESPASIANUS) : empereur romain. Né à Rome en 40. Fils aîné de Vespassien. On l’éleva à la cour de Claude et de Néron avec Britanicus. En Bretagne, il sauva la vie de son père, puis envoyé en Judée, il prit Tarichée, Gamala et Jotapa avant de s’emparer de Jérusalem qu’il détruisit (70). Ses exploits lui valurent le titre de César et il triompha à Rome, ramenant dans ses bagages et ses trésors sa maîtresse, la reine Bérénice, sœur du roi du Judée, Agrripa II. La politique l’obligea à sacrifier cette liaison pour épouser Marcia Furnilla. Empereur à la mort de Vespassien (79), il régna avec sagesse et fut le bienfaiteur de l’Empire. Après avoir fait élever de nombreux monuments, dont le célèbre « arc de Titus », il mourut empoisonné par son frère Domitien (81).
TITYOS : géant. Ulysse le rencontra lorsqu’il descendit aux enfers. Il était étendu sur une surface de neuf arpents tandis que deux vautours lui déchiraient inlassablement le foie. Il avait fait violence à Léto ou à Artémis sur les conseils d’Héra.
TITYRES : génies qui figuraient dans le cortège dionysiaque. Ils avaient une figure humaine et le corps couvert de peaux de bêtes.
TIY : officier responsable d’une expédition au Soudan sous le règne d’Hatschepsout (1505-1484).
TIYI : épouse royale du pharaon Aménophis III (1408-1372). Elle était la fille d’un prêtre et d’une prêtresse de la ville d’Akhmim, en Haute-Égypte. Pour qu’elle puisse porter le titre de grande épouse royale, le roi fit émettre des scarabées la consacrant. Elle fut l’initiatrice des grandes réformes religieuses qui poussèrent Aménophis IV, son fils, à développer le culte d’Aton à l’échelle nationale.
TIYI : épouse royale de Ramsès III (1194-1166). Elle fut à l’origine d’un vaste complot qui devait aboutir à la mort du roi. Ce complot, découvert à temps, fit l’objet d’un célèbre procès à rebondissements qui se termina par la peine capitale prononcée contre l’administrateur du trésor royal, le prêtre chef lecteur du harem, le grand prêtre de Sekhmet, deux scribes de la Maison de Vie et un groupe de nobles et de fonctionnaires menés par le prince Pentaour qui se suicida.
TJAMET : ville administrative qui se développa sous la XVIIIe dynastie (1580-1314). Elle était située sur la rive occidentale du Nil, face à Karnak et à Louxor.
TJANNEHIB : commandant des vaisseaux du roi sous la XXVIe dynastie saïte, vers 640 avant notre ère. Son tombeau se trouve à Saqqara.
TJATY : vizir, en ancien égyptien.
TJÉHÉNOUS : nom égyptien des Libyens blonds aux yeux bleus vivant à l’ouest du delta du Nil sous l’Ancien et le Moyen Empire. Ils portaient traditionnellement un baudrier et un cache-sexe assez long.
TJÉNÉMENT : déesse associée au dieu de la guerre Montou.
TJÉSEM : sorte de lévrier, dans l’ancienne Égypte.
TLÉPOLÈME : fils d’Héraclès et d’Astyoché. Ayant tué par erreur son oncle Licymnios à Argos, il dut s’enfuir pour éviter la vengeance des Héraclides. Il s’installa à Rhodes où il fonda les villes de Lindos, d’Ialysos et de Camiros. Il conduisit les Rhodiens devant Troie. Sarpédon le tua.
TMOLOS : personnification du mont Tmolos en Lydie. Fils d’Arès et de Théogone ou de Sipyle et de Chthonie. Roi de Lydie. Époux d’Omphale ou de Plouto. Quelques auteurs en font le père de Tantale. Choisi pour arbitre dans la lutte musicale qui opposait Pan à Apollon, il se prononça en faveur de ce dernier. Pour le punir d’avoir violenté la nymphe Arrhiphé dans le temple d’Artémis, la déesse envoya contre lui un taureau qui le perça de ses cornes.
TÔBE : nom égyptien de la brique d’où a été tiré le terme « adobe » qui désigne, de nos jours, une architecture de briques dans le bassin méditerranéen et en Amérique latine.
TOGOTA : courtisane qui portait la toge. Le mot finit par désigner une prostituée.
TOGE : pièce d’étoffe de laine blanche que les Romains drapaient autour de leur corps en la rejetant sur l’épaule gauche. Au fil du temps, la toge s’allongea, jusqu’à l’arrivée, sous le règne d’Auguste, de la toge ample (toga fusa).
TOGE PICTA : toge ornée de broderie, portée par les consuls et les préteurs pendant les jeux du cirque.
TOGE PRÉTEXTE : toge ornée d’une large bande de pourpre. Elle était portée par les enfants des deux sexes et les principaux magistrats.
TOLLENO : balancier actionné par l’homme. Il permettait de remonter de l’eau d’un puits.
TOLUMNIUS : augure du camp de Turnus.
TOLUS : personnage fabuleux qui donna son nom au Capitole, dans les fondements duquel on trouva sa tête (caput toli).
TOMACULUM : saucisse remplie d’abats. Elle était grillée.
TO-MERY : « La terre chérie ». Rien n’était plus cher à l’Égyptien que la terre natale. Le To-mery pourrait être comparé à la patrie dans ce qu’elle a de plus sécurisant, de charnel et de maternel.
TONSOR : barbier, coiffeur romain. En l’an 454 av. J.-C., le premier était d’origine sicilienne. Le barbier travaillait dans la tonstrina où les clients se réunissaient pour commenter les nouvelles de la ville.
TONSTRIX : femme barbier, coiffeuse.
TOPARQUE : le toparque dirigeait une toparchie, c’est-à-dire veillait à l’économie et à l’administration d’une région à l’intérieur du nome.
TOPIA : décoration murale qui consistait à peindre des paysages fantaisistes à l’intérieur des maisons.
TOPIARUS : jardinier décorateur spécialisé dans la taille des arbres et des arbustes.
TORCULAR ou TORCULUM : machine pour presser les olives et les grappes de raisin. Elle permettait d’élever à l’aide d’un levier d’une lourde pierre au-dessus d’un panier souple contenant les fruits, pour la laisser retomber brutalement.
TORCULARIUM : bâtiment qui regroupait le moulin, les presses et tous les outils nécessaires à la fabrication de l’huile ou du vin.
TORQUES : colliers et bracelets adoptés par les Romains.
TORTOR : le Bourreau. Surnom sous lequel Apollon avait à Rome un temple où il était représenté écorchant Marsyas.
TORTUE : la tortue d’eau était considérée comme un animal particulièrement néfaste par les anciens Égyptiens.
TOSKÉ : ville de Nubie dans laquelle étaient exilés les condamnés pour faux témoignages.
TOTILA : roi des Ostrogoths, de 541 à 552, fut proclamé après la mort de son oncle Hildibald et du roi Eraric, 541. Brave, prudent, généreux, il retarda la ruine du royaume des Ostrogoths. Il battit les généraux de Justinie, ; reprit Vérone, la Toscane, la Campanie, les provinces méridionales ; eut à lutter contre Bélisaire, qui ‘avait pas des forces assez considérables pour le repousser, et, après le rappel du grand général, s’empara de Rome, 549, ravagea la Sicile, les côtes de la Grèce, prit la Corse et la Sardaigne. Mais Narses, avec une grande armée, pénétra en Italie, et Totila fut vaincu dans les plaines du Tagina, entre Urbin et Fossombrone. Il mourut de ses blessures dans le village de Capres.
TOUÈRIS ou THOUÉRIS : en égyptien ancien, ce nom signifie « La grande déesse ». Elle avait une tête de crocodile, un corps d’hippopotame, des pattes de lion et des mains humaines. Elle veillait sur les enfants et la naissance. Les Égyptiens conçurent un nombre incalculable d’amulettes à son image.
TOUM : dieu du vin et des liqueurs.
TOULOUSE : non ancien Tolosa. Toulouse est une cité ancienne. Capitale des Volces Tectosages, elle fut pillée par le consul Cépion. Elle fut la capitale du royaume des Wisigoths au Vème siècle.
TOUNA : nécropole située non loin d’Hermopolis en Moyenne-Égypte où fut découvert, en 1919, le tombeau de Pétosiris (IVe siècle avant notre ère). Les feuilles ont révélé l’existence de nombreuses galeries pleines de momies des animaux sacrés de Thot.
TOUR : le tour du potier était l’instrument sur lequel Khnoum modelait les hommes. À Esna, dont il était le patron, on lui offrait un tour lors de fêtes solennelles.
TOURA : village au sud du Caire, sur la rive droite du Nil, où les Égyptiens exploitaient le calcaire pour en revêtir leurs monuments. Les galeries abandonnées servirent d’abris aux ascètes chrétiens des premiers siècles.
TOURI : prince, confident de la reine Hatschepsout (1505-1484).
TOUTÂNKHAMON : successeur d’Akhénaton. Ce jeune pharaon (1354-1345) dut abandonner le culte d’Aton sous la pression des prêtres d’Amon et revenir à Thèbes. Il doit sa célébrité à son tombeau inviolé découvert par Lord Carnarvon et Carter en 1922.
TOUX (TUSSIS) : maladie déifiée par les Romains. Elle avait un temple à Tibus.
TOUY : voir TEFNOUT.
TRABEA : toge adoptée par Romulus. Elle était blanche et ornée d’une ou plusieurs bandes pourpres. Elle fut portée ensuite par les consuls et les chevaliers qui se présentaient au censeur.
TRAHEA : traîneau qui servait à battre le blé.
TRAJAN (MARCUS ULPIUS TRAJANUS) : empereur romain. Né à Italica (Espagne) en 53. Pendant dix ans, il exerça ses fonctions comme tribun militaire et combattit les Parthes. En 85, il devint préteur, puis consul en 91 et légat de la Germanie supérieure. Adopté par Nerva en 97, il lui succéda en janvier 98. Il fêta son avènement en créant l’assistance publique pour les enfants pauvres mais libres de naissance. Ses premières mesures facilitèrent les échanges commerciaux par l’abaissement des taxes, l’amélioration des routes et l’agrandissement des ports. Après avoir réorganisé la corporation des boulangers, il diminua les impôts et chercha par tous les moyens à assainir l’administration en punissant les magistrats coupables d’exactions et de détournements. En 101, il déclara la guerre aux Daces en pénétrant en Pannonie et en Mésie. Une première fois, le roi des Daces capitula après la chute de sa capitale Sarmizegetusa en 104. Mais la guerre reprit en Serbie et en Valachie. Les Romains écrasèrent les armées du Décébale Diuppaneus, qui se suicida en 106. Les trésors pris à l’ennemi permirent à Trajan de construire les ports d’Ancône et de Centumcellae, des routes et de nombreux monuments dont le forum qui porte son nom, avec la colonne Trajane et la basilique Ulpienne. En 113, il partit combattre les Parthes, créa la province de Petite et Grande Arménie et reçut l’hommage et la soumission de tous les rois entre le Pont-Euxin et la mer Caspienne. En 115, parvenu à Antioche, il échappa à un tremblement de terre qui détruisit la ville ; reprenant sa marche contre les Parthes, il prit Nisibe, traversa le Tigre, entra dans Arbelles, Babylone, Ctésiphon et arriva sur les bords du golfe Persique. Revenant à Ctésiphon, il mit sur le trône le prince Parthamaspate avant d’échouer au siège d’Hatra. Attgeint d’Hydropisie, il mourut à Sélinonte en août 117.
TRAMBÉLOS : fils de Télamon et d’Hésione ou de Théanire. Sa mère accoucha à Milet où le roi Arion se chargea de l’éducation de l’enfant. Longtemps après, Achille s’empara de Milet et tua Trambélos. Il déplora son malheur en apprenant qu’il venait de tuer le fils de Télamon.
TRANQUILLITÉ (TRANQUILLITAS) : déesse allégorique romaine qui avait son temple à Rome près de la porte Colline.
TRANSENNA : piège à oiseaux fait d’osier tressé.
TRAPETUM ou TRAPETUS : moulin à olives. Il servait à détacher la pulpe du noyau avant l’opération de pressage.
TRAPEZOPHORUM : meuble-console luxueux qui servait de support aux objets d’apparat.
TREBELLIANUS (ANNIUS) : ancien chef des pirates en Isaurie. En 264, il se fit proclamer empereur et mourut en combattant l’une des armées de Gallien.
TREBELLIUS POLLIO : historien latin du IVe siècle. Il écrivit, dans l’Histoire auguste, l’histoire des empereurs depuis Philippe l’Arabe jusqu’à Claude II.
TREBIANI DII : dieux adorés à Trébie dans le Latium. Ils furent transportés à Rome après la défaite et la soumission des Trébiens.
TRÉBIZONDE : nom ancien, Trapezos, colonie de Sinope, fut saccagée par les Goths, à la fin du IVème siècle.
TRENTE TYRANS (LES) : nom donné aux trente magistrats que Lysandre imposa aux Athéniens après la guerre du Péloponnèse en 404 av. J.-C. Ils furent chassés après huit mois de pouvoir despotique par Thrasybule. Les plus connus sont Gritias et Théramène.
TRÉPIED : siège sacré à trois pieds, sur lequel s’asseyaient les sibylles, les pythies, les prêtres, pour rendre les oracles. On connaît surtout celui de Delphes, recouvert de la peau du serpent Python.
TRÈS-VERTE : nom de la mer, pour les anciens Égyptiens. Qu’il s’agisse de la Méditerranée ou de la mer Rouge, le même nom étant employé. Les Égyptiens assimilaient les vagues et les flots en mouvement à la végétation qui se renouvelle sans cesse.
TRESTONIA : déesse latine invoquée contre la lassitude dans les voyages.
TRIADES : il existe un grand nombre de triades dans l’ancienne Égypte. Les associations divines les plus connues sont celles d’Amon, Mout et Khonsou à Thèbes, et d’Horus, Hathor et Harsomtous à Edfou. Mais il ne semble pas qu’elles aient joué un grand rôle dans l’esprit des fidèles.
TRIARII : soldats lourdement armés de la troisième ligne d’une légion. Ils portaient le casque de bronze à haut cimier, la cuirasse, le grand bouclier, l’épée courte et le pilum. Cette dénomination fut abandonnée quand les légions s’organisèrent en cohortes.
TRIBALLES : peuple thrace qui habitait au Sud du Danube. Il fut vaincu par Philippe, roi de Macédoine, et par Alexandre.
TRIBULUM : lourd plateau de bois garni de morceaux de silex ou de dents de fer. Traîné par un animal, il servait à battre le blé.
TRIBULUS : arme défensive formée de quatre pointes de fer. Ces armes, disséminées sur le terrain, permettaient d’arrêter une charge de cavalerie.
TRIBUN DES SOLDATS : chef militaire des tribus primitives de Rome. De trois, les tribuns passèrent à six en 309 av. J.-C. Nommés par les consuls, ils furent plus tard choisis en partie par les comices.
TRIBUNITIENNE (PUISSANCE) : Auguste se la fit décerner en 23 av. J.-C. Cette puissance le rendait inviolable. Ses successeurs suivirent son exemple.
TRIBUNS DU PEUPLE : magistrats de la République romaine. Leur institution fut effective à partir de 493 av. J.-C., quand le peuple voulut se protéger contre les patriciens. De deux, ils passèrent à cinq, puis à dix en 296 av. J.-C. Élus parmi les plébéiens âgés au moins de trente ans, ils entraient en fonction pour un an. Le droit de veto leur permettait de s’opposer aux décisions du sénat ou des comices. Chefs des plébéiens, ils s’attaquèrent aux privilèges des patriciens. Inviolables, ils ne pouvaient être mis en accusation pendant la durée de leur fonction. Il leur était interdit de sortir de la ville sauf pour se rendre aux féries latines, et leur maison devait toujours rester ouverte. Sylla réduisit leur pouvoir en leur interdisant de haranguer le peuple et de proposer des lois, puis en supprimant leur droit de veto. À partir de l’Empire, ils n’eurent pratiquement plus d’influence. Ils disparurent après le règne de Constantin.
TRIBUNS MILITAIRES ou CONSULAIRES : magistrats de la Rome républicaine qui avaient les mêmes attributions que les consuls. Il y eut jusqu’à huit. Ils disparurent en 366 av. J.-C.
TRIBUS : les Athéniens eurent d’abord quatre tribus : Cécropis, Autochthon, Actée et Paralie, qui changèrent plusieurs fois de noms et furent enfin appelées Hoplites (guerriers), Georgoi (laboureurs), Ægicores (chevriers) et Ergates (artisans). Au temps de Clisthène (VIe siècle av. J.-C.), il y eut dix tribus : Acamantide, Antiochide, Cécropide, Éantide, Égéide, Erechthéide, Hippotoontide, Léontide, Œnéide et Pandionide. Sous l’empire romain, on ajouta trois tribus : Ptolémaïde, Attalide et Adrianide. Au temps de Solon, chaque tribu fournissait 100 bouleutes ; plus tard, chacune en nomma 50.
TRICHILA ou TRICHILUM : jardin d’agrément dans un parc. Les Romains y prenaient leurs repas sous des tonnelles, à l’ombre des vignes vierges.
TRICLARIES : le temple d’Artémis Triclaria ayant été souillé par Mélanippe, les habitants d’Aroé, d’Anthée et de Messatis instituèrent une fête pour apaiser la déesse. Dans cette fête, on sacrifiait un jeune homme et une vierge. Eurypyle abolit ce rituel barbare.
TRICLINIARCHA : esclave chargé de dresser la table et de ranger la salle à manger.
TRICLINIUM : manière de ranger trois lits dans une salle à manger. Ces lits pour trois personnes flanquaient trois côtés de la table en laissant un côté libre pour le serviceQ. Le triclinium désignait aussi le lit à trois places. Certains de ces lits étaient en bronze, en argent ou recouverts de plaques d’or.
TRICTIRIES : fêtes consacrées à Arès, surnommé Ényalios, dans lesquelles on lui immolait trois animaux.
TRIDENT : sceptre à trois pointes, symbole du pouvoir de Poséidon. Le dieu s’en servait pour briser les rochers, agiter et calmer les flots et faire jaillir des sources.
TRIENS : monnaie de cuivre qui valait 1/3 d’as.
TRIERARCHUS : mot d’origine grecque. Commandant d’une trirème.
TRIÉTÉRIDES : fêtes licencieuses célébrées tous les trois ans en Béotie et en Thrace en l’honneur de Dionysos. Elles rappelaient l’expédition du dieu en Inde.
TRIFAX : lance à trois pointes, dont deux à l’avant et une à l’arrière.
TRIGARIUS : conducteur d’un char tiré par trois cheveaux.
TRIGON :
1. Petite balle très dure qui servait à jouer au trigon.
2. Ce mot désignait deux jeux de balles. Nous ne connaissons pas les règles du premier. Le second se pratiquait à trois. Chaque joueur avait deux balles. Il en lançait une à droite et une autre à gauche et devait attraper les balles des deux autres joueurs.
TRIGONUM : instrument de musique triangulaire à cordes. On en jouaiet en le portant sur l’épaule.
TRIOMPHE : défilé militaire en grande pompe à Rome. Il se déroulait après une grande victoire. Le cortège entrait par la porte Triomphale, traversait le Vélabre et le cirque Maxime, montait la voie Sacrée jusqu’au Forum pour s’achever devant le temple de Jupiter Capitolin. En tête marchaient les sénateurs, suivis des joueurs de trompette et de cor qui précédaient les chariots transportant les trésors pris à l’ennemi. On découvrait ensuite les flûtiste, le taureau blanc du sacrifice, à la tête ornée de bandelettes de laine et au dos couvert d’une étoffe, les prêtres et leurs aides. Puis venaient les armes, les étendards et les trophées pris à l’ennemi, les prisonniers de marque, les licteurs et le général victorieux avec ses plus jeunes enfants placés à ses côtés sur le char.
TRIOPAS ou TRIOPS : fils de Poséidon et de Canacé, ou du Soleil et de Rhodé. Il eut pour enfants Iphimédie et Érysichthon. Il chassa les Pélasges de la plaine de Dotion. Il se rendit ensuite en Asie où il fonda la ville de Cnide. Déméter punit cruellement son fils d’un outrage.
TRIOPHTHALMOS : qui a trois yeux. Surnom de Zeus sur une statue ramenée de la ville de Troie.
TRIOPIOS : surnom d’Apollon, adoré à Triopion en Carie. Les Doriens de l’Hexapole célébraient en son honneur des jeux dans lesquels on proposait des trépieds d’airain aux vainqueurs, qui ne devaient pas les emporter hors du temple. Au mépris de cette loi, un habitant d’Halicarnasse, Agasidès, emporta son trépied dans sa maison. La ville d’Halicarnasse fut exclue des jeux.
TRIPUDIUM : mot employé lorsque les poulets sacrés dévoraient avec avidité les grains.
TRIPTOLÈME : fils de Céléos et de Métanire. Favori de Déméter. Les Grecs le considéraient comme l’inventeur de la charrue et le propagateur de l’agriculture.. On lui attribuait aussi l’institution du culte d’Éleusis. En Arcadie, il enseigna à Arcas à préparer le pain et à employer la laine des troupeaux. Il avait un temple et une statue à Athènes, ainsi qu’à Éleusis.
TRIRÈME : galère flanquée de trois rangs de rames.
TRISMÉGISTE : trois fois grand. Surnom d’Hermès, considéré comme l’inventeur des lettres et des arts.
TRITÉE : fille de Triton. Prêtresse d’Athéna et amante d’Arès dont elle eut Mélanippe.
TRITON : dieu marin. Il personnifiait le mugissement de la mer. Il apparut tardivement dans la mythologie. Hésiode le désigne comme fils de Poséidon et d’Amphitrite, avec lesquels il habite un palais d’or dans les profondeurs de la mer. Chez Apollonios et Tzetzès, Triton est le dieu du lac Tritonide, en Libye. Il a le buste et le visage d’un homme ; la partie inférieure de son corps est pisciforme. Postérieurement, on nomma Tritons une foule de dieux inférieurs qui étaient ses descendants. Ils avaient une chevelure verte couronnée de roseaux, le corps couvert d’écailles, les doigts armés de griffes, des branchies sous les oreilles, de larges bouches garnies de dents pointues, des yeux bleus et des nageoires au ventre et à la poitrine.
TRITOPATORES : anciennes divinités adorées à Athènes. Elles se confondaient avec les Dioscures et les Cabires. Ces dieux apportaient la fécondité aux femmes et présidaient à la navigation. On les nommait Amalcide, Protoclès, Protocléon, Cottos, Briarée et Gygès.
TRIUMVIRS : Triumviri, nom donné, chez les Romains, à divers magistrats, réunis au nombre de trois :
1. Triumvirs capitaux, chargés de la garde des prisonniers et de l’exsécution des coupables. Ils étaient élus dans les comices par tribus.
2. Triumvirs épulons, chargés de présider aux repas publics.
3. Triumvirs monétaires, préposés à la fabrication des monnaies. Ils étaient élus dans les comices par tribus.
4. Triumvirs nocturnes, veillant à la police de la ville pendant la nuit, et combattant les incendies.
5. Triumvirs nummulaires, essayeurs de la monnaie.
6. Triumvirs pour les colonies ou pour le partage des terres, chargés de la conduite et de l’organisation d’une colonie nouvelle. Ils étaient nommés dans les comices par tribus, et leurs pouvoirs duraient parfois plusieurs années.
TROCHUS : cerceau d’enfant en fer ou en bronze. On le faisait rouler à l’aide d’un bâton.
TROIE : cité connue dès la Ve dynastie (2500 avant notre ère). Elle exerça une influence considérable dans les échanges commerciaux entre les côtes de la mer Noire et les îles de la mer Égée. Elle connut sa plus forte expansion sous le règne des Ramsès (1314-1070).
TROÏLE : fils de Priam et d’Hécube. Il périt dans la guerre de Troie. Les auteurs postérieurs disent qu’Achille le tua ou le fit étrangler.
TROIS CHAPITRES : on appela ainsi trois ouvrages théologiques de Théodore de Mopsueste, de Théodoret, évêque de Cyrrhe, et d’Ibas, évêque d’Éphèse, accusés de partager les erreurs de Nestorius sur l’incarnation et sur l’union des deux natures en H.-C. Ils ne furent pas expressément condamnés par le concile de Chalcédoine, 521. Les fidèles se partagèrent en deux grands partis, qui troublèrent le règne de Justinien. Enfin le concile de Constantinople, 553, condamna les Trois Chapitres.
TRÔNE : le trône du dieu Geb passe pour être celui du premier roi d’Égypte.
TROPHÉE (TROPAEUM) : monument dressé à l’endroit où une victoire avait été remportée. À l’origine, il était formé de deux troncs d’arbres aux branches desquels on suspendait les armes des vaincus. Plus tard, on les construisit en marbre.
TROPHONIOS : célèbre architecte minyen. Fils d’Erginos. Une sécheresse désolait la Béotie depuis deux ans lorsqu’on consulta la Pythie qui ordonna de suivre les conseils de Trophonios. Les Béotiens suivirent ses traces jusque dans une grotte où il avait disparu après avoir essaimé des abeilles. Cette grotte devint un haut lieu de prédictions.
TROPHONIUS et AGAMÈDE : habiles architectes, étaient deux frères auxquels on attribue le temple de Delphes. Le roi d’Orchomène, Hyrié, leur fit construire un édifice pour y placer ses trésors. Ils y ménagèrent une issue secrète au moyen de laquelle ils venaient la nuit ravir les richesses du roi. Agamède fut pris dans un piège qu’Hyriée lui avait tendu. Trophonius lui coupa la tête et s’enfuit, pour ne pas être reconnu, mais il périt bientôt dans une grotte près de Lébadée. Apollon lui accorda le don de prédire l’avenir, et la grotte où il était mort devint le siège d’un oracle fameux. On n’était admis dans l’antre de Trophonius qu’après de sévères épreuves propres à inspirer l’effroi. On n’y entrait que la nuit, par une ouverture très étroite, au moyen de petites échelles, puis on était entraîné au fond du souterrain. La plupart de ceux qui revenaient étaient sombres et soucieux. De là l’expression proverbiale : « Il revient de l’antre de Trophonius ».
TROS : fils d’Érichthonios et d’Astyoché. Époux de Callirrhoé. Père d’Ilos, d’Assaracos et de Ganymède. Il régna sur la Phrygie. Selon des traditions postérieures à Homère, il céda Ganymède à Zeus contre un attelage de chevaux magnifiques ou un cep d’or.
TRUA : cuillère plate à petits trous qui servait à écumer les liquides pendant la cuisson.
TRYPHIODORE : grammairien et poète grec du Ve siècle de notre ère. Il naquit en Égypte. Ses ouvrages de grammaire sont perdus, ainsi que plusieurs de ses poèmes. On a conservé une Destruction de Troie en 691 vers. Dans cette œuvre étrange, il avait omis dans chaque livre une lettre de l’alphabet.
TRYPHON (Diodote, dit) : natif d’Apamée en Syrie, il combattit pour Alexandre Balas et pour son fils Antiochos VI. Il fit mourir ce dernier en 140 av. J.-C. Proclamé roi par ses soldats, il fut vaincu par Antiochos VII Sidétès et périt à Apamée en 133.
TUBA : trompette à tube droit.
TUBICIEN : musicien qui jouait de la tuba dans les rangs de l’armée ou lors des cérémonies religieuses.
TUBILUSTRIES : fêtes romaines de la purification des trompettes. On y immolait un agneau à Saturne.
TUCCIA : vestale accusée d’avoir violé son vœu de chasteté. Elle prouva son innocense en transportant de l’eau dans un crible depuis le Tibre jusqu’au temple de Vesta.
TULLIA : fille de Servius Tullius et femme de Tarquin le Superbe. Elle empoisonna son mari Aruns pour épouser le Superbe, lui-même ayant fait périr sa femme. Elle fit passer son char sur le corps de son père assassiné.
TULLIA : fille de Cicéron et de Terentia. Née à Rome en 78 av. J.-C. Elle épousa successivement Caius Calpurnius Piso Frugi (63), Furius Crassipes (56), puis Dolabella (50). Elle mourut en 46.
TULLIANUM : cachot souterrain à Rome. Construit sous Servius Tullius, il est aujourd’hui sousl’église San Pietro in Carcere.
TULLUS HOSTILIUS : troisième roi légendaire de Rome. Il régna de 673 à 640 av. J.-C. Il attaqua les Albains et fut à l’origine du fameux combat des Horaces et des Curiaces qui assura la prépondérance et la souveraineté de Rome. Dans la deuxième guerre contre Metius Fuffetius, Albe fut complètement détruite. Les Albains furent intégrés à la ville de Rome. Des prodiges et une peste dévastatrice poussèrent Tullus à offrir des sacrifices à Jupiter Elicius, mais ne maîtrisant pas les rites sacrés, il fut frappé par la foudre.
TUMULTE : les Romains nommaient ainsi un grand danger public causé par une guerre contre les Gaulois. On déclarait alors la patrie en danger. Un sénatus-consulte déclarait qu’il y avait tumulte. Tout le monde, même les magistrats et les sénateurs, prenait l’habit de guerre. Les conculs faisaient des levées en masse.
TUMULTE (TUMULTUS) : dieu romain, fils de Mars.
TUNIQUE : principal vêtement de dessous des Grecs et des Romains des deux sexes. Simple chemise de laine à manches courtes ou à une manche laissant à découvert la poitrine et l’épaule droite. On trouvait des tuniques fendues au niveau des cuisses, des tuniques longues et flottantes retenues par des agrafes. La tunique évolué tout au long de l’Antiquité.
TURIBULUM : encensoir qu’on promenait dans les rues ou les temples pour répandre l’odeur d’encens brûlé. Cylindrique, il était suspendu à trois chaînes.
TURIN : le canon royal de Turin est un papyrus d’origine memphite conservé au musée de Turin. Rédigé sous la XIXe dynastie (vers 1300 av. J.-C.), il donne les noms de tous les rois d’Égypte et la longueur en années des règnes, en commençant par les dynasties divines.
TURMS : nom étrusque de Mercure.
TURNUS : roi des Rutules, fils de Daunus et de Vénilie. Neveu de la reine Amate, il fut élevé dans le palais de Latinus. Il espérait épouser la princesse Lavinie, amoureuse de lui. Latinus préféra marier sa fille à Énée. Turnus prit alors les armes contre Latinus et fut vaincu en combat singulier par Énée.
TURRICULA : cornet à dés en forme de tour.
TURUNDA :
1. Pâte à engraisser les volailles. Elle était faite de farine ou de mie de pain mélangée à du son.
2. Gâteau de farine ou de mie de pain qu’on offrait aux dieux.
TUTANUS : dieu qui mit en fuite l’armée d’Annibal et qui avait un autel hors de la ville, près de la porte Capène.
TUTELA : génie tutélaire d’un navire. Son image était placée à l’arrière. Elle avait parfois l’apparence d’une petite statue.
TUTELINA ou TETELA : déesse romaine invoquée pour la conservation des fruits de la terre.
TUTULATA : femme dont la coiffure avait la forme d’un cône.
TUTULUS :
1. À l’origine, coiffure de la femme du flamen dialis, la flaminica. Les Romains l’adoptèrent. Elle consistait à ramener les cheveux vers l’arrière et à les attacher avec un ruban pourpre, tout en leur donnant la forme d’un cône.
2. Bonnet de laine en forme de cône, mais sans la pointe en bois d’olivier des prêtres saliens.
TYDÉE : fils d’Œnée et de Péribée. Époux de Déipylé et père de Diomède. Il fut obligé de quitter Calydon à la suite d’un meurtre. Il se réfugia à argos, auprès d’Adraste qui le purifia et lui donna en mariage sa fille Déipyle. Tydée fut l’un des chefs de l’armée dirigée contre Thèbes. Envoyé comme messager dans cette ville, il tomba dans une embuscade lorsqu’il repartit. Tydée tua les cinquante hommes qui l’assaillirent, à l’exception d’un seul. Au siège de Thèbes, il fut désigné pour attaquer la porte Prœtide où il tua Mélanippe. Blessé, Tydée allait être sauvé par Athéna qui lui apportait un breuvage rendant immortel ; mais Amphiaraüs coupa la tête de Mélanippe et la donna à Tydée. Ce dernier dévora la cervelle. Outrée, Athéna le laissa mourir.
TYMPANUM :
1. Instrument de musique formé d’un cerceau de bois garni de grelots et fermé d’un côté par une peau. Il était semblable à nos tambourins.
2. Roue creuse à barreaux dans laquelle on faisait marcher des esclaves pour soulever des fardeaux.
TYNDARE : roi de Sparte. Fils de Périérès et de Gorgophone. Frère d’Apharée, de Leucippe, d’Icarios et d’Aréné. Héraclès le rétablit sur le trône de son père. Tyndare épousa Léda dont il eut Timandre, Clytemnestre et Philonoé. Suivant Hygin, Léda eut une relation amoureuse la même nuit avec son époux et avec Zeus. De cette nuit naquirent Pollux et Hélène, enfants du dieu, et Castor et Clytemnestre, nés du roi de Sparte. Tyndare, ayant oublié Aphrodite dans un sacrifice offert à tous les dieux, fut puni par la déesse qui décréta que ses filles seraient malheureuses et infidèles. Lorsque Tyndare vit qu’Hélène était convoitée par tous les grands de la Grèce, il rassembla les prétendants et, sur les conseils d’Ulysse, leur fit jurer que tous vengeraient Hélène et son époux si l’un des deux venait à être outragé. Il récompensa Ulysse en lui permettant d’obtenir la main de Pénélope. Plus tard Tyndare remit son trône à Ménélas.
TYPHÉE : géant à cent têtes, fils du Tartare et de la Terre, força les dieux du ciel à se cacher en Égypte sous la figure d’animaux. Jupiter le foudroya et l’ensevelit sous l’Etna. Il est le père de Géryon et de Cerbère.
TYPHON : Hésiode distingue deux Typhon. L’un est un vent terrible qui eut d’Échidna le chien Orthros, Cerbère, l’Hydre de Lerne et la Chimère. Son père, appelé aussi Typhée, avait cent têtes de dragon. Père des vents funestes, il voulut commander aux dieux et aux hommes, mais Zeus le foudroya après une lutte terrible. Le Typhon que nous connaissons est fils de la Terre (Gaïa) et habite les cavernes de la Cilicie. Selon Eustathe, la Terre, irritée de la défaite des géants, provoqua une querelle entre Zeus et Héra. Cette dernière demanda justice à Cronos qui lui remit deux œufs dans lesquels Typhon était en état de germe. Typhon naquit et fut père du Sphinx, du vautour de Prométhée, du lion de Némée, du dragon Ladon. Suivant Apollodore, sa tête atteignait les astres et de ses mains d’où sortaient cent têtes de serpents, il touchait le levant et le couchant. De ses cuisses s’élançaient des vipères qui se repliaient autour de lui et faisaient entendre de terribles sifflements. Une partie de son corps était couverte de plumes. Des torrents de flammes lui sortaient de la bouche lorsqu’il vociférait. Les dieux, le voyant escalader l’Olympe, s’enfuirent en Égypte en prenant les formes de toutes sortes d’animaux. Seuls Zeus et Athéna osèrent l’attendre. Zeus lança la foudre contre Typhon, puis il l’attaqua avec une faucille de diamant, le poursuivant jusqu’au mont Casios en Syrie. Dans le corps à corps qui s’ensuivit, Typhon gagna et coupa les muscles des pieds et des mains de son adversaire. Il emporta Zeus en Cilicie où il demanda à Delphyné de le surveiller, ainsi que les muscles déposés dans une peau d’ours. Hermès et Égipan réussirent à s’introduire dans la grotte de Typhon et Zeus récupéra ses muscles. Montant alors sur un char tiré par des chevaux ailés, il poursuivit le géant jusqu’au mont Nysa. Là, Typhon, trompé par les Parques, mangea des fruits éphémères qui lui ôtèrent toutes ses forces. Il gagna l’Hæmos en Thrace, puis la Sicile où il fut écrasé sous l’Etna.
TYPHON : géant destructeur de la mythologie grecque assimilé au dieu égyptien Seth.
TYR : ancienne ville de Phénicie, célèbre par sa marine, son commerce, ses colonies et son indusrie de la pourpre. Elle fut fondée par des Sidoniens, sur la côte du continent, et devint promptement la plus importante cité des Phéniciens par l’étendue de son commerce et la célébrité de ses temples de Môlkarth, Adonis et Astarté. Elle fonda des colonies, dont la plus importante fut Carthage. Elle eut des rois, parmi lesquels nous connaissons Hiram, allié de Salomon ; Ithobal, père de Jézabel ; Pygmalion, frère de Didon ; Ithobal II, Ithobal III. Elle résista aux conquérants assyriens Salmanazar, Sargon, Sennachérib et à Nabou-Koudour-Oussor. Elle accepta plus tard la suzeraineté de l’Égypte, puis des Perses, fut prise par Alexandre après une résistance mémorable, 332, se soumit aux Romains et fut privée de ses franchises par Auguste.
TYRAN : nom donné chez les Grecs à celui qui, dans une république, s’emparait d’un pouvoir perpétuel, ou à celui qui, dans une monarchie, renversait le souverain légitime.
TYRANNION : grammairien et géographe, né dans le Pont, fut prisonnier de Lucullus et esclave. Son second maître, Muréna, l’affranchit. Il devint l’ami de Cicéron, ouvrit dans la maison de l’orateur une école qui fit sa fortune, et forma une belle bibliothèque. Le premier, à Rome, il publia les ouvrages dr’Aristote.
TYRO : fille de Salmonée et d’Alcidice. Poséidon la posséda en empruntant la forme du fleuve Énipée dont elle était amoureuse et elle mit au monde Pélias et Nélée. Elle épousa ensuite Créthée d’Éolide et fut mère d’Éson, de Phérès et d’Amythaon. Selon la mythologie postérieure, Tyro fut élevée par Déion après la mort de Salmonée. Épouse de Créthée, elle supporta les mauvais traitements de sa belle-mère Sidéro. Après leur naissance, elle exposa ses enfants qui furent recueillis par des bergers. Une autre tradition raconte que Sisyphe, qui haïssait son frère Salmonée, demanda à l’oracle comment il pourrait le faire mourir. « En ayant de sa fille des enfants qui te vengeront », répondit Apollon. Sisyphe engrossa par deux fois Tyro qui eut deux fils. Elle les tua. Fou de rage, Sisyphe la fit périr.
TYROPATINA : grand gâteau plat composé de fromage et de miel.
TYROTARICHUS : plat mêlant du poisson salé, du fromage des œufs. On l’accompagnait d’une sauce au vin et à l’huile, assaisonnée de poivre et d’épices.
TYRTÉE : poète grec du VIIe siècle av. J.-C. Il était de Milet. Suivant une légende, les Spartiates, vaincus par les Messéniens, s’adressèrent à l’oracle de Delphes, qui leur ordonna de demander un général aux Athéniens. Ceux-ci, par dérision, leur envoyèrent Tyrtée, qui était maître d’école et boiteux. Tyrtée sauva Sparte par ses conseils et par ses chants belliqueux. Il composa de véritables chants de guerre, que l’armée entonnait en chœur au combat : les embateraia ou marches. Nous possédons des fragments de son œuvre. Zone éditable
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