Accueil
 
AA - AGLAÉ
 
AGLAOPÉ - ANOUKIS
 
ANTA - ARTHUR
 
ARTIO - AZOROS
 
BA - BYZÈS
 
CABADÈS - CERF
 
CERIALIS - CLERGÉ
 
CLÉROMANTIE - CORYDON
 
CORYDOS - CYZICOS
 
DA - DIMEH
 
DINARQUE - DYSEROS
 
ÉACIDE - EPHREM
 
ÉPICASTE - EZÉCHIEL
 
FABARIES - FUTILE
 
GABAA - GYTHIUM
 
HA - HÉRAY
 
HERBIFERA - HYSMINÉ
 
IACCHOGOGUES - IZANIG
 
JABIRU - JUVENTA
 
KA - KYNON
 
LABAN - LIBERA
 
LIBERALIA - LYSIPPE
 
MA - MÉDECINE
 
MÉDÉE - MYSIE
 
NAAMAN - NIOBÉ
 
NIOUSSERRE - NYSIADES
 
OANNÈS - OXYRYNKHOS
 
PABASA - PERGAME
 
PERGULA - PHOCIDE
 
PHOCION - PYTHON
 
QADECH - QUIRINUS
 
RÂ - RUTRUM
 
SABA - SCYPUS
 
SCYROS - SITELLA
 
SITHON - SYRINX
 
TA - THRAX
 
THRIES - TYRTÉE
 
UFENS - UTER
 
VACCA - VULCAIN
 
XANTHE - ZYPOETAS
 
LIENS
UFENS - UTER


U

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UFENS : prince italien de L’Énéide, allié à Turnus. Il fut tué par Gyas.

 

ULPHILAS ou WULFILAS : évêque des Goths, né vers 311, mort en 381, était, dit-on, d’une famille originaire de Cappadoce, mais emmenée captive par une bande de Goths au nord du Danube. Il est plus probable qu’Ulphilas était Goths et d’une famille noble. Envoyé, comme otage, à Constantinople, il se convertit à l’arianisme, fut employé au service religieux des Goths qui étaient dans l’Empire, inventa un alphabet adapté à la langue gothique, et traduisit les Écritures à l’usage de ses compatriotes. En 341, il fut sacré évêque, retourna au nord du Danube et commença la conversion des Goths à l’arianisme. Dès 343, il obtint des terres en Mésie pour ceux qu’il avait convertis, et continua ses prédications, malgré les dangers qu’il courait. Il contribua sans doute à obtenir de l’empereur Valens la permission pour les Wisigoths, vaincus par les Huns, de se mettre à l’abri au sud du Danube, 376. On a conservé des fragments de sa curieuse traduction, une partie des Évangiles, les Épîtres de saint Paul, etc. C’est le plus ancien monument des idiompes germaniques. Ces fragments sont conservés dans deux manuscrits : le Codex argenteus (Code d’argent), ainsi nommé parce que les lettres et la reliure sont d’argent ; il est à la bibliothèque de l’Université d’Upsal. Le Codex carolinus, qui appartient à la bibliothèque des ducs de Brunswick. Le cardinal Mai et le comte de Castiglione ont découvert d’autres fragments dans la bibliothèque de l’abbaye de Bobbio en 1808.

 

ULPIEN (DOMITIUS ULPIANUS) : jurisconsule romain, d’une famille originaire de Tyr, professa le droit à Rome, fut préfet du prétoire sous Héliogabale, puis sous Alexandre Sévère. Mais les prétoriens, mécontents de ses réformes, l’égorgèrent en 228. Il avait composé une trentaine d’ouvrages de droit, écrits d’un style clair et élégant, et traitant à fond toutes les quesions, ils jouirent d’une très grande autorité. Près de 2 500 extraits ont été recueillis dans le Digeste.

 

ULTOR : le Vengeur. Surnom de Mars auquel Auguste éleva un temple sur le Forum, en mémoire de la mort des assassins de César.

 

ULYSSE : héros grec. Personnification de la politique et de l’habileté. Selon Homère, il se distinguait de tous les mortels par son éloquence et sa sagacité, son courage à toute épreuve, sa témérité dans le danger. En sagesse, il était l’égal des dieux. Défiguré par les mythographes postérieurs, il apparaît lâche, perfide et faux. Il devient l’incarnation de la ruse. Ulysse était fils de Laërte et d’Anticlée et le frère de Ctimène. Adolescent, il se rendit chez son grand-père Autolycos et fut blessé au genou en poursuivant un sanglier. Cet accident lui laissa une cicatrice au moyen de laquelle sa nourrice Euryclée le reconnut longtemps après. Lorsque les Messéniens volèrent trois cents moutons aux Ithaciens, Laërte l’envoya traiter cette affaire. Ulysse, accueilli dans le palais d’Orsiloque, y rencontra Iphitos qui lui donna l’arc de son père Eurytos. Cet arc ne servit jamais à combattre. Ulysse le laissa à Ithaque où les prétendants essayèrent en vain de le bander. Il alla ensuite à Éphyre pour demander à Ilos, fils de Merméros, du poison pour ses flèches. Ce fut Anchialos, de Taphos, qui lui en procura. Devenu roi d’Ithaque, il épousa Pénélope et en eut Télémaque. Après avoir vainement demandé, au nom des Grecs et de Ménélas, que Pâris rendît Hélène et les trésors enlevés, il participa à la guerre de Troie. Il tua de nombreux guerriers avant de prendre la ville grâce au cheval de bois qu’il avait conçu. Troie pillée, il fit voile vers sa patrie, puis se décida à rejoindre Agamemnon en Troade. Rejeté sur la côte des Cicones, il ravagea ce pays et perdit soixante-douze de ses compagnons. Borée poussa les navires du héros de l’Ismaros à Malée, puis chez les Lotophages en Libye où trois de ses hommes goûtèrent les fruits de lotus qui faisaient tout oublier. La flotte arriva ensuite à l’île des chèvres où Ulysse laissa onze vaisseaux avant de se rendre avec douze de ses compagnons dans le pays des Cyclopes, sur la côte sicilienne. Là, demeurait le géant Polyphème, qui dévora six compagnons dans son antre. Ulysse enivra le Cyclope, lui creva l’œil avec une poutre aiguisée pendant son sommeil et quitta l’antre avec les siens en se cachant sous les brebis. Polyphème demanda vengeance à Poséidon, son père, qui commença à persécuter le roi d’Ithaque. Ulysse parvint cependant dans le royaume d’Éole où il resta un mois. Le dieu des vents lui donna une outre dans laquelle il avait enfermé les vents contraires et fit souffler sur les voiles des vaisseaux les vents de l’ouest. Tout alla bien jusqu’à ce que les compagnons d’Ulysse, profitant de son sommeil, ouvrent l’outre pour voir les richesses qu’ils y croyaient contenues. Une tempête soudaine se forma et rejeta la flotte jusque chez Éole qui refusa cette fois d’aider Ulysse. Au bout de six jours de navigation, Ulysse arriva chez les Lestrygons, sur la côte nord-ouest de Sicile, et ne put échapper à ce peuple qu’avec un seul de ses navires. Ce fut alors qu’il aborda l’île d’Æa où vivait la magicienne Circé qui changea une partie de l’équipage en pourceaux. Ulysse, qui avait reçu d’Hermès l’extraordinaire herbe moly, brava les enchantements de Circée et sauva ses compagnons. Il reçut d’elle le conseil de se rendre aux enfers et d’y consulter Tirésias. Poussé par Borée, Ulysse traversa l’océan et parvint aux limites occidentales du fleuve infernal. Débarquant sur la plage où se trouve le bois ténébreux de Perséphone, il offrit des sacrifices aux divinités des enfers et aux ombres. Tirésias se présenta enfin et lui apprit la cause de la colère de Poséidon ; il lui prédit qu’il pourrait revoir Ithaque si ses compagnons s’abstenaient de toucher aux bœufs du Soleil, dans l’île de Trinacrie. Ulysse revint à l’île d’Æa où Circée l’avertit des dangers à venir en lui donnant des vents favorables. Le navire d’Ulysse arriva d’abord à l’île des deux Sirènes qui attiraient les marins par leurs chants mélodieux, puis les faisaient périr. Ulysse boucha les oreilles de ses compagnons avec de la cire, puis il se fit attacher au mât de son navire, pour écouter sans risque les Sirènes. Echappant à la mort, il parvint aux deux dangers de Scylla et de Charybde. Évitant cette dernière, il ne put empêcher Scylla de dévorer six de ses compagnons. De là, il atteint l’île de Trinacrie où paissaient les bœufs du Soleil. Malgré leur serment de ne pas toucher les animaux sacrés, profitant du sommeil de leur chef, les hommes tuèrent le plus beau taureau du troupeau. Hélios invoqua alors la vengeance des dieux et lorsque les Grecs reprirent la mer sept jours plus tard, Zeus brisa le navire d’un coup de foudre et tua tous les marins sauf Ulysse. S’accrochant aux débris, poussé par le Notos, le héros parvint à nouveau devant  Scylla et Charybde à qui il échappa. La dixième nuit, il aborda l’île d’Ogygie où vivait la belle Calypso. Il resta huit ans avec elle et malgré la possibilité qu’elle lui offrait de devenir immortel, Ulysse quitta l’île au moyen d’un radeau. Poséidon le poursuivit encore de sa colère. Leucothoé et Athéna le sauvèrent. Il se réveilla sur une plage où il rencontra Nausicaa qui l’introduisit dans le palais de son père, le roi Alcinoüs. Les Phéaciens le comblèrent de richesses et le ramenèrent à Ithaque où ils le déposèrent sur un rivage désert. Il cacha ses riches présents dans la grotte des Nymphes et Athéna lui fournit les moyens d’exercer sa vengeance sur les prétendants qui étaient plus de cent installés dans son palais. Pénélope avait consenti à épouser celui qui tendrait l’arc d’Ulysse et traverserait d’un coup de flèche douze piliers de fer troués. Seul Ulysse, déguisé en mendiant, y parvint. Il tua ensuite tous les prétendants et les serviteurs secondé par Télémaque. Le chantre Phémios et le héraut Médon furent seuls épargnés. Les parents des prétendants fomentèrent une révolte mais furent apaisés par Athéna qui avait pris la figure de Mentor. Dans les traditions postérieures, Ulysse fut, tué par la lance de son fils Télégone, qu’il avait eu avec Circé. Suivant le scoliaste de Lycophron, Circé le ressuscita ; Ulysse se rendit en Tyrrhénie et fut brûlé sur le mont Pergé. Certains textes nous apprennent qu’il s’enfuit devant Pan, fils de Pénélope et des prétendants, puis qu’il souffrit aux enfers pour avoir tué Palamède. Une dernière version nous dit que Hals, enchanteresse et servante de Circé, le métamorphosa en cheval.

 

UMBELLA : parapluie ou ombrelle qu’une esclave portait pour protéger sa maîtresse de la pluie ou du soleil.

 

UNCTORIUM : pièce dans laquelle on gardait les parfums et où les baigneurs venaient se faire oindre le corps.

 

UNCUS : croc avec lequel le bourreau traînait le cadavre d’un condamné à l’intérieur des cachots.

 

UNGUENTARIUM :

1.     Parfumerie.

2.     Flacon à parfum ou petit vase contenant des pommades. Il était en albâtre ou en pierre semi-précieuse, en verre pour les plus tardifs.

 

UNGUENTARIUS : fabriquant et vendeur d’onguents et de pommades.

 

URÆUS : nom grec du cobra qui s’enroulait autour de la colonne royale et protégeait le roi. Il était aussi porté au front par les dieux à caractère royal, dont Horus. Redouté, il fut assimilé à la déesse Sekhmet et à l’œil de Rê. Au royaume de Napata, les pharaons portaient deux uræus.

 

URANIE : Muse de l’astronomie. Mère de Linos et d’Hyménée. Elle eut le premier d’Apollon. Primitivement, on la disait vierge comme ses sœurs.

 

URANIE : surnom de l’Aphrodite spirituelle, opposée à Aphrodite Pandémos. Chez Platon, née d’Ouranos, mais sans mère, elle représente l’amour divin. Sur un hermès d’Athènes, elle portait le titre de « la plus ancienne des Parques ». Le vin ne devait pas entrer dans les libations offertes à Aphrodite Uranie.

 

URINATOR : plongeur. On l’utilisait pour placer ou déplacer l’ancre sur les fonds et percer les coques ennemies pendant les batailles navales.

 

URNARIUM : table carrée, percée d’un trou, dans une cuisine. Elle correspondait à nos éviers actuels.

 

URSICIN ou URSIN : antipape qui s’opposa à Damase Ier en 366 et provoqua une bataille dans Rome. Deux fois exilé, il fut autorisé à revenir par Valentinien Ier. En 384, il disputa encore le trône pontifical à Sirice et on le condamna au bannissement perpétuel.

 

URSULE (SAINTE) : fille d’un prince de la Grande-Bretagne, fut, dit la tradition, martyrisée avec ses compagnes, près de Cologne, par les Huns, en 452. On l’honore le 21 octobre. Ses compagnes étaient au nombre de onze et non de onze mille, comme on l’a souvent répété, probablement d’après le dire d’un traducteur ignorant, qui aura mal lu l’inscription : vrsval et xi mm vv, Ursule et onze vierges martyres, prenant mm pour mille. Ursule était la patronne de l’ancienne sorbonne.

 

USTRINUM : espace public sur lequel on brûlait les corps des défuns des familles pauvres.

 

USTUR : employé des pompes funèbres qui avait pour tâche d’arranger le cadavre sur le bûcher avant d’allumer le feu.

 

UTER (OUTRE) : grand sac de peau servant à transporter les liquides.

 

 

 

 

 

Zone éditable
© 2010