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V
VACCA : ville de l’ancenne Afrique, dans la Zeugitane, et près de la frontière de Numidie, prise par Q. Métellus dans la guerre contre Jugurtha, et par Juba dans la guerre civile contre César.
VACCÉENS : ancien peuple d’Espagne (Tarraconaise), au Sud des Cantabres, chef lieu, Palentia. Conquis par Posthumois, en 178 av. J.-C., ils se révoltèrent et furent soumis définitivement vers l’an 100.
VACUNALES : fêtes en l’honneur de Vacune. Lors de leurs célébrations autour des foyers, les participants devaient rester parfaitement immobiles et silencieux.
VADIMON (LAC) : Vadimonius lacus, lac de l’ancienne Etrurie, au Nord. Victoire des Romains sur les Étrusques, en 310 av. J.-C., sur les Gaulois Senons, en 283. Aujourd’hui lac de Bassano.
VALENCE : Julia Valentia. Valence fut colonie romaine sous Auguste, puis fut soumise par les Burgondes et les Francs.
VALENTIA : déesse de la santé adorée parles Ocriculains d’Ombrie.
VALENTIA : la plus septentrionale des cinq provinces de la Bretagne romaine, entre les murailles de Septime Sévère au Nord et d’Adrien au Sud. Elle correspondait aux comtés actuels de Northumberland, Durham, Cumberland, Westmoreland, et au Nord de celui d’York. Elle tirait son nom de Valentinien Ier, sous lequel le général Théodose en acheva la conquête.
VALENTIEN Ier (FLAVIUS VALENTINIANUS) : empereur romain. Né en Pannonie (321). Fils aîné du comte d’Afrique Gratien et frère de Valens. Il exerça des commandements sous Constance II, Julien et Jovien. À la mort de Jovien, les soldats le proclamèrent empereur près de Nicée (364). Dans le partage, Valena hérita l’Orient. Valentinien se rendit à Lutèce (Paris), repoussa les Alamans, les Saxons et épousa Justine. En 374, il attaqua les Quades qui avaient envahi l’Illyrie et ravagea leur pays. Alors qu’il négociait les conditions de paix, il mourut d’une crise cardiaque (375). Cruel, il faisait dévorer les condamnés par des ourses encagées près de sa chambre.
VALENTIN (SAINT) : prêtre italien, martyrisé à Rome, en 270, ou à Terni, en 306. Fête le 14 février.
VALENTIN : hérésiaque du IIème siècle, né à Pharbé (Basse-Égypte), devint vers 140 le chef d’une secte des Gnostiques, les Valentiniens. Adoptant, à ce que l’on croit, les opinions de Basilide, il mêlait dans une sorte de syncrétisme peu compréhensible, quelques idées du platonisme et de Pythagore à quelques croyances orientales, à la théologie d’Hésiode et à l’Évangile de saint Jean. Il imaginait deux mondes, l’un visible, l’autre invisible. Dans celui-ci il mettait l’Etre incompréhensible et sa compagne, Ségé, le silence ou la pensée, d’où émanaient quinze couples d’Eons ou essences immortelles. Leur réunion constituait le Plérome ou la Plénitude invisible et spirituelle. Le monde visible avait été créé par un ouvrier de nature secondaire, par un Démiurge, seul coupable des imperfections qu’on y trouve. Il classait les hommes en spirituels et animaux ou psychiques ou charnels. Ceux-ci ne pouvaient être sauvés, les premiers l’étaient nécessairement, les psychiques seuls avaient besoin de la sanctification des bonnes œuvres. Au reste, les doctrines de Valentin sont fort mal connues. Il vint à Rome sous le pape Hygin, y fut excommunié, 143, et retourna plus tard en Orient, où il propagea sa doctrine. On a attribué à Valentin un livre la Foi, traduit en latin, Berlin, 1853.
VALENTINIEN II (FLAVIUS VALENTINIANUS) : fils du précédent et de Justine. Né en 371. Quand son frère Gratien fut assassiné (383), Théodose le protégea. Malgré cette protection, Valentinien mourut étranglé à Vienne sur l’ordre d’Arbogast (392).
VALENTINIEN III (FLAVIUS PLACIDUS VALENTINIANUS) : empereur romain. Né à Ravenne en 419. Fils du général Constance et de Galla Placidia. En 424, son cousin Théodose II le nomma empereur d’Occident sous la tutelle de sa mère Placidia. Pendant son règne, Attila, vaincu par Actius aux champs Catalauniques (451), se retourna contre l’Italie et la ravagea (452). Jaloux de la gloire d’Aetius, Valentinien le tua de ses propres mains avant d’être à son tour assassiné par Maxime Pétrone dont il avait enlevé la femme (455).
VALÈRE MAXIME (VALERIUS MAXIMUS) : historien latin qui vécut sous le règne de Tibère et publia après la mort de Séjan De dictis et factis memorabilibus.
VALERIA (GALERIA) : impératrice romaine. Fille de Dioclétien et de Prisca. Mariée à Maximin Galère en 292. À la mort de son mari, Maximien II la dépouilla de ses biens. Poursuivie par Licinus, elle fut prise à Thessalonique et eut la tête tranchée (315).
VALÉRIEN (PUBLIUS LICINIUS VALERIANUS) : empereur romain. Sénateur (238), censeur (251) ; les légions de Gaule et de Germanie le proclamèrent empereur à la mort de Gallus en 253. Attaquant les Perses, il reprit Antioche, mais dans une entrevue près d’Édesse, Sapor Ier s’empara de lui (260). Il passa le reste de ses jours à servir d’escabeau à son vainqueur avant d’être tué, empaillé et exposé au public.
VALERIUS CORVUS (MARCUS) : tribun des soldats sous Camille, il vainquit un colosse gaulois grâce, dit-on, à un corbeau qui vint se poser sur le casque ennemi, d’où son surnom Corvus. Six fois consul, six fois dictateur, six fois édile, six fois préteur, il battit les Samnites près du mont Gaurus en 341 av. J.-C., puis vainquit les Étrusques.
VALERIUS FLACCUS (CAIUS) : poète de la fin du Ier siècle. Né à Padoue, ami de Pline, de Quintilien et de Juvénal, il écrivit un poème épique en huit chants : Les Argonautiques ou la Conquête de la Toison d’or.
VALERIUS PUBLICOLA (PUBLIUS) : patricien romain. Consul avec Brutus en 509 av. J.-C. Très proche du peuple, il distribua aux pauvres les biens des Tarquins, donna à tout citoyen le droit de contester en appel devant le peuple les sentences des consuls et créa deux postes de questeurs pour la garde du Trésor.
VALLÉE DES REINES : les Égyptiens anciens l’appelaient : « La place de beauté ». Nécropole thébaine réservée aux femmes, on y trouve surtout les tombes des épouses et des filles des rois de XIXe et Xxe dynasties.
VALLÉE DES ROIS : nécropole du « Siège de Maât ». Dominé par la Cime, montagne pyramidale sacrée, ce site qui se trouve dans un ouadi desséché sur la rive gauche du Nil, face à Karnak, abrite soixante et une tombes des XVIIIe et XIXe dynasties (1580-1200 avant notre ère). Pour éviter les pillages, la plupart des momies furent cachées dans la tombe d’Aménophis II, découverte par le Français Loret en 1898, et dans la cachette royale de Deir el-Bahari. Seule la tombe de Toutânkhamon demeura inviolée jusqu’en 1922. Toutefois, la vallée n’a pas révélé tous ses mystères, et d’autres tombes restent à découvrir.
VALLONIA : nymphe latine, déesse des vallées.
VALLUM : palissade de troncs acérés autour d’un camp romain.
VANGA : bêche munie d’une barre transversale sur laquelle le paysan exerçait une pression du pied.
VANNE (SAINT) : évêque de Verdun, de 498 à 525, a donné son nom à une abbaye de Verdun, célèbre par une congrégation de Bénédictin, formé en 1600, et émule de celle de Saint-Maur.
VANNUS MYSTICA : van mustique de Bacchus. Il contenait les ustensiles servant au sacrifice et les prémices des fruits.
VANUCA : déesse romaine d’origine sabine. On lui offrait des sacrifices à la fin des travaux agricoles. Identifiée à Diane, à Bellone, à Cérès, elle avait son temple à Rome et un autre près des sources du Nar.
VARDANE ou BARDANE : roi des Parthes, succéda à son père Artaban III, 44-47, combattit son neveu Gotarsès, et fut assassiné par ses officiers.
VARDANE : prince d’Arménie, gouverna ce pays de 415 à 442, fut forcé de subir la domination et la religion des Perses, se souleva contre Yezdedgerd II, le battit sur les bords du Cyrus, mais fut tué dans l’Aderbaïdjan, 451.
VARIUS (LUCIUS) : poète latin du temps d’Auguste. Ami de Virgile et d’Horace, il écrivit une tragédie, Thyeste, et un Panégyrique d’Auguste. Auguste le chargea de corriger et de publier L’Énéide.
VARRON (CAIUS TERENTIUS VARRO) : fils d’un boucher, il devint consul en 216 av. J.-C. Malgré les conseils de prudence de Paul Émile, il livra et perdit la bataille de Cannes contre Annibal. Il se replia à Venusium, puis il organisa la défense à Canusium.
VARRON (MARCUS TERENTIUS VARRO) : polygraphe romain. Né en 116, mort en 26 av. J.-C. Avec Cicéron, il suivit les cours du philosophe Antiochus d’Ascalon. S’étant lié avec Pompée, il servit dans sa flotte pendant la guerre contre les pirates et remporta une victoire navale qui lui valut la couronne rostrale. Critiquant le premier triumvirat, il le décrivit comme « le monstre à trois têtes ». Lieutenant de Pompée en Espagne, mais abandonné par une partie de son armée, il fit sa soumission à César. Se retirant dans sa villa de Tusculum, il se consacra entièrement aux lettres, et César le chargea de réunir des livres pour les bibliothèques publiques. Quand César mourut, Antoine le proscrivit et s’empara de ses biens. Sous Auguste, il vécut enfin des jours tranquilles et écrivit soixante-dix ouvrages, dont il nous reste deux : De lingua latina et De re rustica, et quelques fragments.
VARRON (PUBLIUS TERANTIUS VARRO) : poète latin. Né à Narbonne en 82, mort en 37 av. J.-C. On ne possède qu’une infime partie de son œuvre.
VARUS (PUBLIUS QUINTILIUS) : général romain. Consul en 72 av. J.-C. Gouverneur de Syrie, puis de Germanie en 6 ap. J.-C. Il voulut imposer l’administration romaine aux Germains. Arminius Hermann, le chef des Chérusques, écrasa ses légions dans les défilés du Teutoburger Wald en 9 ap. J.-C. La tête de Varus, qui s’était suicidé, fut envoyée à Maroboduus, roi des Marcomans.
VASCONS : Vascones, peuple de l’ancienne Espagne, dans la Tarraconaise, entre l’Ebre et les Pyrénées (Navarre et Biscaye). Soumis aux Romains, puis aux Wisigoths, ils s’établirent au Nord des montagnes, au VIIème siècle de notre ère, et donnèrent à l’ancienne Novempopulanie le nom de Vasconie ou Gascogne.
VASES : seules les poteries à glaçure verte ou bleue du Moyen Empire (2120-1786), sont remarquables. Il semble que dans ce domaine, mis à part quelques beaux spécimens de la XVIIIe dynastie (1580-1314) et de l’époque saïte (666-524), les vases les plus originaux demeurèrent ceux tirés de la pierre : albâtre, granit, porphyre, diorite sous l’Ancien Empire. Les formes de ces vases produits par millions industriellement s’abâtardirent dès 1600 avant notre ère. On a aussi retrouvé des vases en argent, en cuivre et en or, tels ceux du trésor de Tôd (Moyen Empire), de l’ambassadeur Djéhouty, de Psoumènes et de Ramsès II, mais ils demeurent rares.
VATINIUS (PUBLIUS) : démagogue de Rome, questeur en 62 av. J.-C., par le crédit de César, puis tribun du peuple en 58, le seconda contre Bibulus, l’accompagna en Gaule, fut préteur en 53, se déclara pour César dès le début de la guerre civile, leva pour lui des troupes en Italie, battit le pompéien Octavius en Illyrie, fut consul en 46, et reçut le triomphe en 43. Il eut, à Rome, une triste réputation.
VAUTOUR : animal sacré associé à la déesse Nékhbet de Haute-Égypte.
VEAUX : la tradition voulait que le pharaon, à la saison des labours, conduise quatre veaux : un noir, un blanc, un rouge et un moucheté, tout en se livrant à des gestes incantatoires magiques destinés à protéger les troupeaux d’Égypte des serpents.
VÉGÈCE (VEGETIUS FLAVIUS RENATUS) : écrivain latin, vivait dans la 2ème moitié du IVème siècle. Il a dédié à Valentinien II son ouvrage, Rei militaris instituta ou Epitome rei militaris, en 5 livres qui traitent :
1. des levées, des exercices des jeunes soldats, des armes, de la fortification des camps ;
2. de l’organisation de l’ancienne légion ;
3. des opérations d’une armée en campagne ;
4. de l’attaque et de la défense des places fortes ;
5. de la tactique navale. C’est un compilateur qui n’a pas toujours fait bon usage des documents qu’il consultait, mais il est d’une grande utilité.
VEJOVIS ou VEIOVIS : certaines sources font de Vejovis un Jupiter enfant, alors que d’autres, l’identifient à Pluton. D’après Ammien Marcellin, c’était un dieu étrusque très redouté qui, avant de tuer ses victimes, les frappait de surdité. Romulus consacra deux bois de chêne à Vejovis, qui eut plus tard un temple sur le Capitole. Il était représenté sous les traits d’un jeune homme armé de flèches. Au nom de Mars, on lui sacrifiait des chèvres.
VELABRES : quartiers de Rome ancienne, Velabrum majus et Velabrum minus, allant de la rive gauche du Tibre au Forum. C’était jadis un ancien marais, où l’on allait en barques à voiles pendant les crues du Tibre.
VELARIUM : grande toile tendue au-dessus d’un théâtre ou d’un amphithéâtre.
VÉLITES : tirailleurs dans une armée. Ces fantassins légers appartenaient la plupart du temps à des troupes alliées, intervenant ponctuellement pour harceler l’ennemi.
VELLÉDA : prophétesse de la nation des Bructères (Germanie), vivait à la fin du Ier siècle. Elle habitait une tour élevée sur les bords de la Lippe. Elle prit une part active au soulèvement de la Gaule entre Rome, en 70. Puis, elle aida Céréalis à pacifier les nations révoltées. Sous domitien, vers 85, elle essaya d’exciter une nouvelle insurrection, fut prise par Rutilius Gallicus et menée à Rome en triomphe.
VENATIO :
1. Chasse aux bêtes fauves. Exercice favori des Romains.
2. Combat de bêtes ou entre bêtes et hommes dans les arènes.
VÉNILIE (VENILIA) : déesse latine du flux des vagues, Salacia symbolisant le reflux. Elle épouse Janus et mit au monde Picus et Canens. Virgile en fit une nymphe, sœur d’Amate, qui épousa Faune et enfanta Turnus.
VENTIDIUS BASSUS : général romain du Ier siècle av. J.-C., né dans le Picenum, fut réduit en esclavage, dans la Guerre Sociale, par Pompeius Strabon, 89 av. J.-C. Il fut d’abord muletier, s’éleva à force d’intelligence et d’énergie, accompagne César en Gaule, et lui rendit d’importants services. Préteur désigné en 44, il s’unit à Antoine pour combattre les meurtriers de César, fut nommé consul substitué, prit part à la guerre de Pérouse, alla combattre les Parthes et Labienus, soumis Antiochus, roi de Comagène, excita la jalousie d’Antoine, et reçut à Rome les honneurs du triomphe, 37.
VENTILABRUM : fourche à vanner que les paysans latins utilisaient pour séparer le grain, les fèves et divers légumes.
VENTS : dans l’Iliade et l’Odyssée ne sont nommés que quatre vents : le vent du nord Borée, le vent du sud Zéphyre, le vent de l’est Euros et le vent de l’ouest Notos. Aristote, dans sa table des vents, donne la liste suivante : Borée, Mésès, Cæcias, Apéliotès, Euros, Phœnicias, Notos, Lips, Zéphyre et Argestès. Chez les Orphiques les vents sont fils de Lithée. On sacrifiait aux vents funestes des agneaux noirs, aux autres des agneaux blancs.
VÉNUS : voir Aphrodite.
VÉNUS : Cicéron reconnaissait quatre Vénus différentes. La première était la fille du Ciel et du Jour ; la seconde était née de l’écume de la mer ; la troisième, fille de Jupiter et de Dioné, épousa Vulcain ; la quatrième était la Vénus Syrienne, désignée par le nom d’Astarté ou d’Achtoret. Les attributs de Vénus sont la ceinture brodée où se trouvent tous les attraits de l’amour, le désir et les paroles enjôleuses, la flèche. On lui consacrait le myrte, la rose, la pomme, le pavot (symbole de la fécondité), le tilleur dont l’écorce servait à tresser les couronnes, la colombe, le passereau, le cygne, l’hirondelle, le torcol (iynx) et le dauphin. À Rome, on lui éleva plusieurs temples.
VÉNUS : le coup de Vénus était le meilleur coup de dés. Il fallait pour cela aligner des chiffres différents.
VERANIA : l’une des quatre vestales choisies par Numa.
VERCINGÉTORIX : fils du chef gaulois averne Celtill, qui fut brûlé pour avoir voulu prendre le titre de roi à Gergovie, Vercingétorix naquit vers 75 av. J.-C. Comme la plupart des nobles guerriers, il s’illustra dans la cavalerie gauloise de César au début de la guerre contre le Barbare Ambiorix (54-53), puis il se révolta contre Rome, quand les légions massacrèrent ou réduisirent en esclavage les habitants de Genabum (Orléans). Nommé chef suprême des armées gauloises, il voulut affamer les légions en brûlant les villes et les récoltes. Quand il fallut détruire la cité sainte de la Gaule, Avaricum (Bourges), ses habitants (les Bituriges) refusèrent et préférèrent se défendre. Après un long siège et malgré l’appui des troupes de Vercingétorix, Avaricum tomba aux mains des Romains et fut rasée. Vercingétorix se replia alors sur sa capitale, Gergovie (Clermont-Ferrand), où il vainquit Jules César. Ce dernier fit retraite dans le pays des Lingons (région de Langres) alors que toute la Gaule se soulevait ; il y appela les cavaleries germaines et, fort de cet apport d’hommes, il livra une bataille décisive contre Vercingétorix sur les bords de la Saône. Battu, le chef des Gaulois alla s’enfermer dans Alésia où, après un long siège de près de deux mois, il se rendit vers le 8 septembre 52. Envoyé dans les prisons de Rome, il n’en sortit que pour la célébration du triomphe de César, en octobre 46. On l’étrangla le soir même du défilé et son corps fut exposé aux rostres.
VÉRONE : Vérona. Ville d’Italie. Probablement fondée par les Étrusques, colonisée par César, en 312. Stilicon y battit Alaric, 402. Elle fut la capitale de Théodoric, roi des Ostrogoths.
VERT : le vert symbolisait la vie végétale, la jeunesse et la santé.
VESTA : voir HESTIA
VÉTÉRANS : chez les anciens Romains on nommait ainsi les soldats qui avaient servi 10 ans dans la cavalerie ou 20 ans dans l’infanterie. Auguste fixa la vétérance à 16 ans pour les légionnaires, à 12 pour les prétoriens. On leur donnait des terres du domaine public. Ils formèrent, sous les empereurs, des colonies qui défendaient les frontières. On appela plus tard vétérans ou vexillaires les soldats libérés, qui rentraient sous les drapeaux pour quelques années. Ils étaient dispensés de tout service et devaient seulement combattre.
VETO : c’est-à-dire, en latin, j’empêche, je m’oppose, formule dont se servaient à Rome les tribuns du peuple pour s’opposer aux sénatus-consultes, aux plébiscites, ou pour arrêter l’action des autres magistrats et même les propositions d’un tribun.
VÉTRANIO : général romain, en Mésie, mort en 356, avait vieilli dans les armées, et commandait les légions d’Illyrie et de Pannonie, lorsque Magnence se révolta contre Constance, en 350. Il se laissa proclamer lui-même par les soldats qui le chérissaient, mais consentit peu après, dans l’entrevue de Sardique, à reconnaître Constance. On lui donna de grands biens et il vécut paisiblement à Pruse.
VICENCE : Vicenza, ville d’Italie. Fondée par les Étrusques, agrandie par les Sénons, possédée par les Romains, elle fut dévastée par les Wisigoths d’Alaric et par Attila.
VIENNE : capitale l’empire austro-hongroie. Vienne, qui existait déjà en l’an 180 de l’ère chrétienne, devint une station de la flotille romaine sur le Danube.
VIENNE : Vienne Allobrogum. Capitale des Allobroges, colonie romaine sous Tibère, elle reçut de Claude un Sénat et fut Viennaise. Elle fut l’une des premières villes de Gaule qui embrassèrent le christianisme.
VIN : connu dès l’époque prédynastique, il restera tout au long de l’histoire égyptienne un produit de luxe. Sous le Bas-Empire, les crus les plus célèbres proviennent de Bouto, du delta et des oasis. Le vin était offert aux dieux, mais son offrande revêtait un caractère extraordinaire lors de la fête de l’ivresse en l’honneur d’Hathor.
VINDÉLICIE : pays de l’ancienne Germanie, entre le Danube au Nord, la Gaule à l’Ouest, la Rhétie au Sud et le Norique à l’Est. Il tirait son nom de deux rivières : le Vindo (Wertach) et de Licus (Lech), ou des Vindelici, peuple belliqueux au Sud. Il renfermait encore les Licates, les Rucinates, les Catenates, les Consuanetes, les Brigantii, sur le lac de Constance, et les Brenni, dans le Tyrol actuel. La capitale était Augusta Vindelicorum (Augsbourg), qui fut fondée par Auguste, lorsque le pays eut été réduit en province, 15 ans av. J.-C. La Vindélicie fut d’abord unie à la Rhétie. Elle forma plus tard la Rhétie IIème.
VIRGINIE : jeune plébéienne de Rome, fut aimée par Appius Claudius, le plus influent des Décemvirs. Il aposta l’un de ses clients, qui la réclama comme son esclave.Vainement, le père de la jeune fille, Virginius, centurion dans l’armée romaine, accourut pour la sauver. Au moment où elle allait être adjugée à celui qui la réclamait, le malheureux père saisit un couteau à l’étal d’un boucher, et lui perça le sein, 449 av. J.-C. Cette légende a inspiré plusieurs poètes : Mairet, 1628, Campistron, 1683, La Harpe, 1786, Guiraud, 1827, Latour-Saint-Ybars, 1845, Alfieri, Lessing, etc.
VIRIATHE : chef lusitanien, pâtre, chasseur et brigand, échappa au massacre de ses compatriotes ordonné par Sulpicius Galba, 149 av. J.-C. Il réunit de nombreux compagnons qui le nommèrent leur chef, fit aux Romains, une guerre d’embuscades, battit successivement quatre préteurs, C. Vetilius, C. Plautius, Cl. Unimanus, C. Nigidius Figulus. On envoya alors contre ce redoutable ennemi le consul Q. Fabius Æmilianus, qui le vainquit en 144, et le força à abandonner les Celtibériens et à rentrer en Lusitanie. En 143, il battit encore le propréteur Pompéius, puis força le consul Q. Fabius Servilianus à traiter d’égal à égal avec lui, 141. Mais Servilius Cæpion, successeur de son frère, recommença les hostilités et fit assassiner Viriathe par deux de ses officiers, 140. Les Lusitaniens lui firent de magnifiques funérailles, mais furent bientôt forcés de se soumettre.
VITIGÈS : roi des Ostrogoths d’Italie, s’éleva par sa valeur sous Théodoric, et fut proclamé roi par les soldats, indignés de la lâcheté de Théodat, 536. Il fit tuer ce prince et épousa Matasonte, petite-fille de Théodoric. Il vint assiéger Bélisaire dans Rome, 537, maisne put triompher de la résistance héroïque du grand général. Il fut, à son tour, forcé de se renfermer dans Ravenne, et chercha vainement à susciter contre Justinien le roi de Perse Chosroès. Bélisaire entra dans Ravenne, et emmena Vitigès à Constantinople, 540. L’empereur le traita avec honneur, lui donna les titres de comte et de patrice, et lui assigna des terres sur les frontières de la Perse. Vitigès mourut en 543.
VIZIR : nom arabe donné au premier ministre du pharaon. Intermédiaire entre le roi et l’administration, il exerçait surtout son pouvoir dans le domaine de la justice. À partir du Nouvel Empire, cette lourde charge fut répartie entre le vizir du Nord et celui du Sud, puis elle perdit de son importance à partir de la XXIe dynastie (1070 avant notre ère).
VOIES ROMAINES : les plus importantes voies étaient les voies militaires, consulaires et prétoriennes. Elles étaient avant tout stratégiques et avaient été établies pour faciliter le mouvement des armées. Créées d’abord, en vertu de plébiscites, pa les consuls, elles furent plus tard construites ou entretenues par les édiles, par les censeurs, parles quatuorvirs et les viocures. Elles n’avaient pas plus de 3,50 m de largeeur, et étaient construites très solidement. Elles se composaient d’une couche de sable fin et de quatre couches de maçonnerie. La couche supérieure était formée par de béton de gros cailloux ou d’un pavage en pierre dure, en lave basaltique, etc. Le tout était encadré entre des marges en grosses pierres. Elles partaient généralement de Rome. Elles étaient droites, autant que possible, avec des chaussées, des viaducs et des ponts, pour traverser les marécages et les rivières. Les plus anciennes étaient les voies Latina, Salaria, Appia, Valeria, Flaminia, Cassia, Æmilia, Auretia, Ciminia, Claudia, Collatina, Domitia, Labicana, Laurentina, Laviniensis, Nomentana, Ostiensis, Portuensis, Prænestina, Setina, Severiana, Sablacensis, Tiburtina, Triumphalis, Tusculana, Vitellia. Les voies militaires se prolongèrent, hors de l’Italie, dans toutes les provinces romaines. Les légions travaillèrent à leur construction, sous la surveillance des gouverneurs. Il y avait en outre des voies vicinales, qui s’embrachaient sur les premières, unissaient les villes et les bourgs, dans l’intérêt du commerce.
VOLOGÈSE Ier : roi des Parthes, succéda à son père Vononès II, en 50, donna à ses frères Tridate et Pacorus l’Arménie et la Médie, lutta contre les Romains, qui voulaient mettre sur le trône d’Arménie leur protégé Tigrane, fut battu par Corbulon, mais finit par assurer le pays à son frère. Il mourut probablement vers 90 et eut son fils Pacorus pour successeur.
VOLOGÈSE II : roi des Parthes, succéda à son père Chosroès, régna probablement de 121 à 150, repoussa les Alains de l’Arménie et de la Cappadoce, et fut en rapport avec Antonin.
VOLOGÈSE III : fils du précédent, roi de 150 à 192, voulut, à la mort d’Antonin, reprendre l’Arménie, 161, eut d’abord quelques succès, puis fut battu par les lieutenants de Marc Aurèle, et perdit probablement la Mésopotamie.
VOLOGÈSE IV : 192-207, fils du précédent, soutint la cause de Pescennius Niger, mais fut battu par Septime Sévère, qui prit et pilla sa capitale.
VOLOGÈSE V : fils du précédent, eut à combattre ses frère, puis les Romains. Il dut souscrire à un partage avec son frère Arbatan IV et succomba vers 220, dans sa lutte contre les Sassanides.
VOLOSQUES : Volsci, peuple de l’Italie ancienne, dans le sud du Latium. Ils appartenaient à la race des Osques. Ils étaient divisés en un grand nombre de petits États, qui formaient une sorte de confédération mal unie. Les principales villes étaient : Antium, Anxur, Arpinum, Privernum, Vélitres. Les volsques de la côte avaient une petite marine marchande. Soumis, en partie, par Tarquin le Superbe, ils s’affranchirent après son expulsion, luttèrent contre Rome, surtout au temps de Coriolan, s’unirent souvent aux Eques et aux Étrusques, furent forcés de mettre bas les armes, après la prise d’Antium et d’Anxur, 406 av. J.-C., reprirent les armes, après l’invasion gauloise de 390, et finirent par être complètement domptés dans la grande insurrection latine de 341-338.
VONONES Ier : roi des Parthès, l’un des fils de Phraatès IV, fut envoyé à Rome comme otage, et devint véritablement romain de mœurs et d’habitudes. Aussi, quand ses compatriotes le réclamèrent comme souverain, après Orodès II, vers 14 ap. J.-C., Vonones leur déplut. Ils lui préférèrent Artaban, roi de Médie, qui le força à se réfugier en Syrie. Germanicus le fit transférer à Pompeiopolis, en Cilicie. Il voulut fuir et fut tué, 19.
VONONES II : roi des Parthès, régna quelques mois après Gotarzès,q en 50.
VOÛTE : la voûte égyptienne des origines, ou fausse voûte, est toujours employés en architecture de nos jours. Elle est formée de trois murs sur lesquels reposent des briques crues inclinées. La voûte à voussoirs (pierres taillées qui entrent dans la composition d’un arc ou d’une courbe), bien que connue par les architectes égyptiens dès 2800 avant notre ère, a été très peu employée, contrairement à la voûte à encorbellement, dont le plus bel exemple est visible dans les sept chapelles du sanctuaire d’Abydos.
VULCAIN : voir Héphaïstos. Zone éditable
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