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LIENS
XANTHE - ZYPOETAS


X

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

XANTHE : blond. Fleuve de Lycie, consacré à Apollon.

 

XANTHIPPE : fille de Doros. Elle épousa Pleuron et en eut quatre enfants : Agénor, Stérope, Stratonice et Laophonte.

 

XANTHIPPE : général athénien du Ve siècle av. J.-C. Il se distingua dans les guerres médiques. Avec le Spartiate Léotychide, il remporta la victoire navale de Mycale (479). Il prit Sestos dans la Chersonèse. Il fut le père de Périclès.

 

XANTHIPPE : femme de Socrate, tourmenta souvent le philosophe par son humeur acariâtre. À sa mort, elle témoigna une vive douleur.

 

XANTHIPPE : aventurier lacédémonien au service de Carthage, prit le commandement de l’armée, après la victoire de Régulus à Adys, le battit et le prit près de Tunis, 255 av. J.-C. Il périt au retour de cette expédition, peut-être victime des défiances de Carthage.

 

XANTHOS : historien grec, né en Lydie vers 500 av ; J ;-C. On lui attribue une Histoire de la Lydie » en quatre livres dont nous possédons quelques fragments.

 

XÉNOCLÉE : prêtresse de Delphes. Elle refusait de répondre à Héraclès qui était venu consulter l’oracle, couvert du sang d’Iphitos. Elle fut forcée de céder au héros qui avait enlevé le trépied sacré.

 

XÉNOCRATE : philosophe grec, né à Chalcédoine (405-314 av. J.-C.) Il s’attacha à Platon, fut envoyé plusieurs fois par les Athéniens auprès de Philippe et, vers 322, auprès d’Antipater. Il dirigea l’Académie après Speusippe en 339. Il résista aux avances de la courtisane Phryné et refusa les présents d’Alexandre le Grand. Il ne reste rien de ses ouvrages.

 

XÉNOPHANE : philosophe grec, né à Colophon (570-520 av. J.-C.). Il fut forcé de s’expatrier en Sicile. À la fin de sa vie, il s’installa à Élée. Adversaire du polythéisme, il croyait qu’il n’y avait qu’un seul dieu. Il expliquait la formation du monde matériel par l’action combinée des quatre éléments. Sceptique, il croyait peu au témoignage des sens et disait que, selon l’apparence, la terre était un cône tronqué, dont la base se perdait dans l’infini. Il avait composé 2 000 vers sur les origines de Colophon et d’Élée, des poésies élégiaques, des ïambes contre Hésiode et Homère, un poème en vers hexamètres sur la Nature. Nous ne possédons que quelques fragments de ses œuvres.

 

XÉNOPHON : historien, philosophe et général grec, né près d’Athènes (445-355 av. J.-C.). Socrate lui sauva la vie à la bataille de Délion en 424. Il faisait la guerre en amateur, par curiosité, par besoin d’action. Après la bataille de Cunaxa, sous les ordres de Cyrus le Jeune, et l’assassinat des généraux grecs par Tissapherne, il devint le véritable chef des Dix Mille, qu’il ramena en Grèce (399) après de nombreuses aventures. Ami d’Agésilas, il rejoignit ce dernier en Asie (395) et fut banni d’Athènes comme coupable de laconisme. Les Spartiates lui conférèrent la proxénie dans leur ville et lui donnèrent de vastes domaines à Scillonte, en Élide, où il s’établit en 392. C’est là qu’il écrivit ses ouvrages les plus importants. Vers la fin de sa vie, il fut forcé de fuir Scillonte occupée par les Éléens. Nous avons de lui quinze ouvrages : l’Apologie de Socrate, la Vie d’Agésilas, les Helléniques, histoire de la Grèce en sept livres, l’Anabase, la Cyropédie (« l’Enfance de Cyrus ») en huit livres, les Mémorables (entretiens avec Socrate), en quatre livres, l’Économique, le Banquet, l’Hiéron et divers traités.

 

XÉNOPHON d’Éphèse : romancier grec du IIe ou IIIe siècle de notre ère. Il nous a laissé les Ephésiaques ou les Amours d’Abrocome et d’Anthia, roman en cinq livres.

 

XERXÈS Ier : roi de Perse, succéda à son père Darius Ier, en 487 av. J.-C. Il pacifia l’Égypte révoltée, reprit Babylone qui s’était insurgée contre lui, puis, sur les instances de son beau-frère Mardonius, sur celles des Aleaudes de Thessalie, il renouvela la guerre contre la Grèce, 480. Les Grecs et surtout Hérotode ont donné des détails, à certains égards légendaires, sur son expédition. Son armée aurait compté plus de cinq millions d’hommes. Il aurait jeté un pont sur l’Hellespont, percé le mont Athos, et étonné le monde  par ses cruautés et ses folies. Il reçut la soumission de la Macédoine et de la Théssalie, et arriva aux Thermopyles. Sa flotte, qui comptait 1 200 vaisseaux et 3 000 bâtiments de transport, fut battue par la tempête à la hauteur de Sépias, en Magnésie. Léonidas, aux Thermopyles, lui fit perdre 20 000 hommes. Puis, la flotte perse éprouva encore un échec près du promontoire Artemisium. Xercès avait tout brûlé sur terre jusqu’à la citadelle d’Athènes, lorsque les Grecs, dirigés par Théomistocle, détruisirent sa flotte à Salamine, Xerxès s’empressa de regagner l’Asie oar la Thessalie, la Macédoine et la Thrace. Mais ses troupes de terre commandées par Mardonius, furent battues par les Grecs à Platée. Sa flotte fut défaite le même jour près du promontoire de Mycale, 479. Il essaya de corrompre le roi de Sparte, Pausanias, fut poursuivi par les troupes de Cimon, et fut assassiné, en 465, par l’Hyrcanien Artaban. Suivant Oppert, ce serait l’Assuérus du livre d’Esther.

 

XERXÈS II : roi de Perse, fils d’Artaxerxès Ier, fut assassiné par son frère Sogdien, 425 av. J.-C.

 

XOÏS : capitale de la XIVe dynastie, de 1660 à 1600.

 

XOUTHOS : fils d’Hellen et de la nymphe Orséis, roi du Péloponnèse. Deux traditions le concernent :

a)     À la mort d’Hellen, les trois frères Xouthos, Doros et Æolos se partagèrent l’Hellade. Le premier prit le Péloponnèse et épousa Créuse, fille d’Erechthée, dont il eut Achæos et Ion.

b)    Après la mort d’Hellen, chassé de Thessalie par ses frères, Xouthos se rendit à Athènes et y épousa la fille d’Érechthée, Créuse. Les fils du roi d’Athènes l’ayant pris pour arbitre au sujet du pouvoir souverain, il décida en faveur de Cécrops et fut obligé de quitter l’Attique. Il se retira à Égialée dans le Péloponnèse.

 

XYNÉCIES ou METŒCIES : fêtes instituées à Athènes par Thésée, pour rappeler la réunion des anciens dèmes de l’Attique en une seule ville. On les célébrait en juillet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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YEZDEGERD Ier ou YEZDEDGERD : roi de Perse, de la dynastie des Sassanides, fils de Sapor III, succéda à son frère Varanes IV, en 399, fut en paix avec l’empire romain et se montra tolérant envers les chrétiens. Mais il encourut la haine des mages. Il mourut d’une chute de cheval, en 420.

 

VEZDEGERD II : roi de Perse, petit-fils du précédent, succéda à Varanes V, son père, en 440. Il fut brave et généreux, mais persécuta les chrétiens. Il força Théodose II à lui céder la Persarménie, et eut à lutter contre kes Huns. Il mourut en 457.

 

VEZDEGERD III : roi de Perse, né en 617, petit-fils de Khosroës, fut proclamé roi le 16 juin 632. C’est le commencement d’une ère pour les Perse. Il repoussa le calife Omar, qui voulait lui imposer l’islamisme. Ses armées furent battues par les Arabes à Nehavend, à Kadésiah. Chassé de province en province, il implora l’appui des Tatares et des Chinois, reparut en 651 dans le Khoraçan. Mais il fut trahi, près de Mérou, par ses auxiliaires turcs et périt misérablement. Avec lui finit la dynastie des Sassanides.

 

YOUIA : père de la reine Tiyi, époux de Youya. Il devint trésorier du roi de Basse-Égypte, père divin, serviteur et intendant des troupeaux du dieu Min.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ZABULON : fils de Jacob et de Lia, donna son nom à l’une des douze tribus du peuple hébreu. La tribu de Zabulon était située entre la mer de Tibériade à l’Est et la Méditeranée à l’Ouest. Elle était bornée au Nord par les tribus d’Aser et de Nephtali aéu Sud, par celle d’Issachar et par la demi-tribu occidentale de Manassé. Elle correspondait à la partie Sud de la Galilée. Les villes principales étaient : Béthulie, Nazareth, Endor, Séphoris, Jezraël, Cana, Tibériade. Il y avait une ville de Zabulon dans la tribu d’Aser.

 

ZACHARIE : l’un des petits prophètes juifs, vivait au VIème siècle av. J.-C. Emmené captif à Babylone, il en revint avec     Zorobabel, et prophétisa sous le règne de Darius, fils d’Hystaspe. Il exhorta les Juifs à rebâtir le temple de Jérusalem.

 

ZACHARIE : roi d’Israël, succéda à son père Jéroboam II, en 767 av. J.-C. fut vicieux et impie, et fut tué par Sellum.

 

ZACHARIE : fils du grand prêtre des Juifs Joïada, fut mis à mort surl’ordre de Joas.

 

ZACHARIE : époux de sainte Élisabeth, prêtre du temple de Jérusalem, était déjà avancé en âge, quand l’ange Gabriel lui annonça qu’il avait un fils. Il ne voulut pas croire à la parole de l’ange, qui le rendit muet jusqu’à ce que la prédiction fut réalisée. Son fils fut saint Jean-Baptiste. On croit qu’Hérode le fit mourir. Les Grecs le fêtent le 5 septembre.

 

ZACYNTHoS : Béotien qui accompagna Héraclès en Espagne. Chargé de conduire les troupeaux de Géryon à Thèbes, il mourut des suites de la morsure d’un serpent.

 

ZAGREUS : nom du Dionysos mystique ou infernal. Il naquit de Zeus métamorphosé en serpent et de Perséphone avant que celle-ci fût enlevée par Hadès. Zeus lui permit de lancer la foudre, provoquant la jalousie des autres dieux. Les Titans, à l’instigation d’Héra, le tuèrent et jetèrent ses membres dans une chaudière. Athéna prit le cœur de Zagreus et le porta à Zeus. Celui-ci foudroya les Titans et ordonna d’ensevelir les restes du dieu au pied du Parnasse. Du cœur, il fit naître le jeune Dionysos.

 

ZALEUCOS : législateur grec du VIIe siècle av. J.-C. Quelques auteurs le font disciple de Pythagore. Il donna des lois aux Locriens Épizéphyriens d’Italie.

 

ZAMA : ancienne ville de Zeugitane, au Sud-Ouest de Carthage, près d’un affluent du Bagradas. Victoire de Scipion l’Africain sur Annibal, 202 av. J.-C. Cédée à la Numidie après la prise de Carthage, elle devint ville royale. Métellus ne put la prendre en 109. Elle fut détruite après la défaite de Juda par les Romains, en 46. Aujourd’hui Zouarim.

 

ZAMOLXIS : personnage fabuleux, qui, dit-on, enseigna aux Gètes de Thrace le dogme de l’immortalité de l’âme.

 

ZANANZA : fils du roi hittite Shuppiluliuma. Il fut assassiné alors qu’il se rendait en Égypte pour épouser l’une des deux veuves d’Akhénaton : Néfertiti ou Méryt-Aton (vers 1354 av. J.-C.).

 

ZAREX : héros auquel Apollon enseigna la musique. Il avait un héroon à Éleusis.

 

ZAT-SÉNI : seigneur d’Éléphantine sous le règne de Sésostris Ier (1961-1928).

 

ZÉBÉDÉE : mari de Salomé, était pêcheur sur la mer de Galilée, avec ses deux fils, saint Jacques et saint Jean l’Évangéliste, lorsqu’ils le quittèrent pour suivre J.-C.

 

ZÉKERBAAL : roi de Byblos vers 1080 av. J.-C. Il fut l’un des derniers souverains à commercer avec l’Égypte.

 

ZELA : aujourd’hui ZILÈH, ancienne ville du Pont (Asie Mineure). Mithridate y battit Triarus, lieutenant de Lucullus, 67 av. J.-C., et César y fut vainqueur de Pharnace, en 47. Il annonça cette victoire, en écrivant ces mots si connus : Veni, vidi, vici.

 

ZÉLATEURS : sectaires juifs du Ier siècle ap. J.-C., disciples de Judas de Galilée, entraînés par un patriotisme aveuglé et fougueux, et amenèrent la ruine de Jérusalem, en 70. Jean de Gischala était un de leurs chefs. On les appela aussi sicuires ou assassins.

 

ZÉNODORE : statuaire grec. Il vécut au Ier siècle de notre ère. Il fit pour les Arvernes de Gaule un Mercure colossal qu’on lui paya 40 000 000 de sesterces. Néron le chargea à Rome de l’élévation de sa statue.

 

ZÉNOBIE : fille de Mithridate, roi d’Arménie, et femme de Rhadamiste, roi d’Ibérie, fuiyait avec son époux devant les Arméniens soulevés contre Rhadamisie. Enceinte, accablée de fatigue, elle supplia son mari de la tuer, pour la soustraire aux outrages et à la captivité. Rhadamiste la poignarda etla précipita dans l’Araxe. Mais Zénobie fut recueillie, respirant encore, par des pâtres qui la firent reconduire en Arménie, 53 ap. J.-C. C’est le sujet d’une belle tragédie de Crébillon.

 

ZÉNOBIE (SEPTIMIA-ZENOBIA) : reine de Palmyre, fille d’un prince arabe de Mésopotamie, seconde femme d’Odenath, chef des tribus voisines de Palmyre, le seconda dans ses entreprises, et, après la mort de son mari, qu’on l’accusa d’avoir empoisonné, prit la pourpre impériale, 266. Établie à Palmyre, elle étendit son autorité sur la Syrie et la plus grande partie de l’Asie Mineure. Elle ajouta même un instant l’Égypte à ses  États. Elle aimait la civilisation grecque, tout en vivant comme une princesse orientale. Parmi ses ministres on comptait le célèbre rhéteur Longin. Palmyre, sous son administration, se couvrit de monuments magnifiques. Aurélien, après une victoire décisive à Emèse, l’assiégea dans Palmyre. Elle chercha à fuir chez les Perses, mais fut atteinte sur les bords de l’Euphrate. Pour obtenir la vie, elle sacrifia son ministre Longin, 273. L’empereur la conduisit à Rome, où elle précéda le char du triomphateur, chargée de joyaux et de chaînes d’or. Elle reçoit une villa à Tibur et y vécut avec ses enfants.

 

ZÉNODOTE D’ÉPHÈSE : critique grec. Il vécut au IIIe siècle av. J.-C. Sous Ptolémée Philadelphe, il dirigea la bibliothèque d’Alexandrie. Chargé de la révision des poètes grecs avec Alexandre d’Étolie et Lycophron de Chalcis, il s’occupa des poètes épiques et lyriques.

 

ZÉNODOTE D’ÉPHÈSE : poète épique, grammairien, élève de Philitas, chercheur à la Grande Bibliothèque. Il fut l’un des premiers à élaborer une version alexandrine d’Homère. Ami de Ptolémée Ier Soter (305-282), il devint le précepteur des enfants du roi à la mort de Philitas de Cos qui occupait ce poste. On lui doit aussi les éditions de la Théogonie d’Hésiodes, des Odes de Pindare et des poèmes d’Anacréon.

 

ZÉNON d’Élée : philosophe grec né à Élée. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Il vint à Athènes avec son maître Parménide vers 464. et fut, dit-on, le maître de Périclès. Zénon serait mort broyé dans un mortier. Tous ses écrits ont été perdus. Il a surtout lutté contre les philosophes naturalistes, et cherché à prouver par plusieurs arguments qu’il est tout aussi impossible d’expliquer les phénomènes physiques par le principe de la pluralité que par le principe de l’unité. On peut le considérer comme le créateur de la dialectique et le précurseur de Socrate. Nous avons recueilli une partie infime de ses écrits.

 

ZÉNON de Cition : fondateur de l’école stoïcienne, né à Cition dans l’île de Chypre (360-263 av. J.-C.). Il eut pour maître Cratès le Cynique et étudia pendant vingt ans sous la direction de Stilpon, Xénocrate, Polémon, à l’école de Mégare et à l’Académie, puis commença à enseigner en public à Athènes, surtout sous le Portique (stoa) d’où ses disciples prirent le nom de stoïciens. Il divisait la philosophie en trois parties : la logique, la physique et la morale. Dans leur physique, les stoïciens ramenaient tout à une substance unique et matérielle, qui a en elle un principe actif, le feu. Ils devaient aboutir au panthéisme. En morale, Zénon proclame Dieu la loi universelle ; l’homme ne peut posséder le bien ou le bonheur que s’il est en harmonie avec Dieu, c’est-à-dire la nature, par l’accord parfait de la raison individuelle avec la raison universelle.

 

ZÉPHYRE : vent d’ouest. Primitivement, il était regardé comme un vent funeste. Hésiode fait naître Zéphyre d’Astræos et de l’Aurore.

 

ZÉPHIRIN (SAINT) : pape, Romain de naissance, succéda à Victor Ier, en 262. On présume qu’il mourut en 218. On célèbre sa fête le 26 août.

 

ZÉTÈS et CALAÏS : frères jumeaux. Fils de Borée et d’Orithyie. On les désigne quelquefois par le nom de Boréades. Ils avaient des ailes aux épaules ou aux pieds, ou à la tête et aux pieds. Ils prirent part à l’expédition des Argonautes. Une tradition raconte que selon une prédiction, les Harpies ne pouvaient être tuées que par Zétès et Calaïs. Les jumeaux triomphèrent effectivement des Harpies. Selon quelques auteurs, ils périrent tués à coups de flèches par Héraclès après avoir vaincu ce dernier aux jeux funèbres en l’honneur de Tiphys.

 

ZÉTHOS : suivant Homère, roi de Thèbes et époux d’Aédon. Les traditions postérieures le font fils de Zeus, métamorphosé en satyre, et d’Antiope. Zéthos aida son frère Amphion à se venger de leur belle-mère Dircé et à élever une enceinte autour de Thèbes. Apollonios rapporte que, comme Zéthos soulevait un énorme rocher, Amphion en fit déplacer un deux fois plus lourd en jouant de la lyre. D’autres disent que les pierres se posaient d’elles-mêmes sur le mur au son mélodieux de la lyre. Zéthos épousa Thébé, fille d’Asopos.

 

ZEUGITES : troisième classe des citoyens d’Athènes dans la constitution de Solon. Ils devaient posséder un attelage de bœufs ou de chevaux et récolter 200 médimnes de blé ou de produits liquides.

 

ZEUS-AMMON : il s’agit du dieu Amon assimilé à Zeus par les Grecs. Amon possédait dans l’oasis de Siouah un oracle célèbre que venaient consulter de nombreux voyageurs. Les Cyrénéens finirent par l’appeler Zeus-Amon. Alexandre le Grand, se présentant à lui, reçut la confirmation de sa divinité.

 

ZEUXIPPE : naïade. Sœur de Pasithée. Fille de l’Éridan. Elle épousa Pandion et en eut Progné, Philomèle, Érechthée et Boutès.

 

ZEUXIS : peintre grec, né à Héraclée du Pont. Il vécut au Ve siècle av. J.-C. Il acquit une grande réputation à Athènes. Le roi de macédoine Archélaüs l’appela à sa cour et l’employa à décorer son palais de peintures. Zeuxis réussit surtout dans le jeu des ombres et des lumières. On citait de lui une Hippocentaure femelle, une Hélène courtisane, un Héraclès enfant étranglant les serpents etc.

 

ZIR : récipient dans lequel l’eau conservait sa fraîcheur.

 

ZOÏLE : grammairien et critique grec du IVe siècle av. J.-C., né à Amphipolis ou à Éphèse. Il attaqua Homère avec tant de sévérité qu’on le surnomma Homeromastix (le fouet d’Homère) ; il ne ménagea pas plus Isocrate et Platon. Aucun de ses ouvrages n’a été conservé.

 

ZOPYRE : fils de Mégabyze, seigneur persan, se dévoua pour donner à Darius Ier Babylone révoltée. Il se coupa le nez et les oreilles, se fit passer pour une victime de la cruauté du roi, parvint à se faire charger de la défense de la ville, et la livra au roi, vers 520 av. J.-C.

 

ZORGASTRE : législateur religieux des populations bactriennes et fondateur de la religion appelée parsisme et masdéisme. On ne sait quand et où il a vécu. Plusieurs même ont supposé l’existence de plusieurs Zoroastre. Il est probable que du XVII au XVème siècle av. J.-C., un législateur religieux, qu’on nomme Zoroastre, apparut chez les peuples Aryens, dans une tribu à demi nomade, qu’il conçut l’idée de simplifier le culte, de le ramener à une sorte de monothéisme, et de réunir tous les peuples Aryens par les liens d’une même religion, en les attachant à la vie agricole. Sa prédication devint surtout importante, quand il la porta dans la Bactriane, la plus riche et la plus belle partie de l’Aryane. Il rencontra de grands obstacles. Mais un chef puissant, Kara-Vistaçpa, se convertit. La Bactriane fut conquise à la loi de Zoroastre. Les tribus nomades résistèrent pluslongtemps, et, après une longue lutte, une partie des Aryens émigra peut-être vers l’Inde, les Daêvayaçnas ou adorateurs des Daêvas, qui ont leur livre sacré dans le Rig-Veda. Tandis que les sectateurs de Zoroastre, les Mazdayaçnas ou adorateurs de Mazda, se répandirent dans tous les pays de l’Iran, et eurent pour livres religieux les livres qui forment le Zend Avesia. La doctrine de Zoroastre repose sur l’existence de deux principes, le principe du bien, Ormuzd (ahoura-Mazda), et le principe du mal, Ahriman (Agra-Mainyou). Ormuzd a créé toutes les choses parfaitesn Abriman pénètre dans cette œuvre pour la bouleverser. De là une lutte qui doit se terminer par la victoire définitive d’Ormuzd. Celui-ci a pour auxiliaires les Izeds, ayant à leur tête les sept Amschaspands (les saints immortels), dont Ormuzd est le premier, et les Ferouers, esprits purs, qui sont les génies des hommes sages et des animaux utiles. Ils luttent contre l’armée du mal, contre les Daêvas ou Dews, contre tous les êtres malfaisants, enfants d’Abriman. La morale de Zoroastre est excellente. Il recommande aux hommes le travail de l’agriculture, la prière. Après le combat de la vie, ils trouveront le repos et la récompense auprès d’Ormuzd, tandis que le méchant est précipité dans les ténèbres. Le culte était simple. Pas de représentations figurées de la Divinité. Son principal symbole était le feu conservé au foyer de chaque maison, et aussi le feu du ciel, le soleil, Mithra. L’Iran, l’empire médo-bactrien, était l’image de l’empire d’Ormuzd, tandis que le Tourau, pays des nomades du nord, était l’image de l’empire d’Abrima. Le mazdéisme de Zoroastre devint la loi religieuse des Médo-Perses. Déjà profondément altéré sous les Achéménides, il subit les influences des peuples voisins de l’Euphrate. C’est la période du magisme. Il fut en partie restauré par le fondateur de la dynastie des Sassanides, et succomba devant l’islamime. Mais il garda encore quelques partisans, les Parsis, les Guèbres, en Perse et dans l’Inde. C’est par eux qu’Anquetil-Duperron a pu connaître et nous faire connaître l’une des plus pures religions de l’antiquité.

 

ZOROBABEL : Juif de la maison de David, ramena ses compatriotes dans leur pays en vertu de l’édit de Cyrus, 536 av. J.-C., rebâtit le temple de Jérusalem et rétablit le culte du vrai Dieu.

 

ZOSIME : historien grec de la seconde moitié du Vème siècle, fut avocat du fisc, et a composé une Histoire romaine, en 6 livres, commençant au règne d’Auguste et allant jusqu’à Théodose II. Le style est net, concis, agréable. L’historien est judicieux, animé d’un certain esprit phisosophique. Mais on lui reproche ses préventions contre le christianisme.

 

ZOSIME (SAINT) : pape, Grec de naissance, succéda à Innocent Ier, en 417. Après avoir approuvé Célestins et Pélagen que le clergé d’Afrique avait condamnés, il reconnut les erreurs des deux hérétiques et les dénonça au monde chrétien dans une sorte d’encyclique. On a de lui quatorze Lettres ou Décrets. Fête, le 26 décembre.

 

ZYPŒTAS : roi de Bithynie de 328 à 281 av. J.-C. Il se soumit à Alexandre le Grand et transmit le trône à son fils Nicomède.

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